L'Avenir du Nord, 21 février 1936, vendredi 21 février 1936
CHENIER 1897-1936 SEUL JOURNAL ou DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOS2 Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE.Limitée Saint-Jérôme IABELLE QUARANTIEME ANNEE.NUMERO 8 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI.21 FEVRIER 1936 A propos de l’orphelinat de Montfort RECTIFICATION DES FAITS Le journal conservateur de Saint-Jérôme reproduit avec délectation un article de LA PROVINCE, i’organe du parti des purs.Avec son confrère et compère, l’organe bleu de Saint-Jérôme affecte de se scandaliser à propos de l’orphelinat de Montfort.Ces pharisiens ont le scandale facile.Il convient de rassurer leur conscience effarouchée.Nous sommes donc heureux de mettre sous les yeux du public les deux lettres suivantes qui rétablissent les faits sous leur vrai jour.Nous remercions l’honorable Athanase David de sa lettre et de nous avoir communiqué celle du docteur Hector Desloges.Montréal, le 18 février 1936.Honorable Sénateur J.-E.Prévost."L’Avenir du Nord", Saint-Jérôme, (Terrebonne).Mon cher sénateur, J’ai pris connaissance de l’article publie dans L’Echo du Nord de vendredi, 14 février, intitulé : “L’Orphelinat de Montfort" et en gros titre, naturellement, “UN SCANDALE".J’ai appris depuis longtemps, de mon vieux père qui était un journaliste, à ne jamais entreprendre avec un Journal, une polémique ; aussi bien ce que l’on a pu dire de moi, dans le passé, m'a toujours laissé fort calme, conscient que je suis que dans chacune de mes initiatives, j’ai tâché à respecter ce qui avait droit à mon respect.Dans la décision qui fut prise vis-à-vis Montfort, dont les détails exigeraient une longue lettre, je ne fus animé que du seul sentiment que, d’ailleurs, le docteur Desloges, dans la lettre ci-contre que je vous adresse, expose parfaitement.Nous sommes ici en présence de tout jeunes enfants à qui l'éloignement de ce qui reste de leur famille, peut faire du mal.Ne croyez-vous pas, mon cher Sénateur, que ces tout petits enfants qui, certes, ont été gardés avec beaucoup de dévouement jusqu'ici par les Pères de Montfort, se sentiront tout de même plus à leur aise lorsque sur eux, veilleront ces bonnes religieuses de Notre-Dame de Liesse, les Soeurs Grises, qui prendront la place de leur maman ec leur manifesteront l’attachement et l’affection que ces pauvres petits ont droit d’attendre.De plus, et je crois que ce point de vue fut laissé de côté dans la lettre du docteur Desloges et mérite qu’on le souligne : A Notre-Dame de Liesse, ces petits enfants confiés aux religieuses, seront hébergés dans une maison entièrement à l’épreuve du feu.Je ne pourrais en dire autant de l'endroit où ils étaient avant.S'il eut fallu qu’un incendie se déclarât à Montfort, et que des pertes de vie en eussent résulté, ceux-là qui, aujourd’hui, protestent contre leur transfèrement, eussent été les premiers à nous blâmer de les y avoir gardés.On veut bien reprendre dans cet article de monsieur Fontaine, la même vieille ritournelle : l’anticléricalisme.— Je me rappelle trop les conversations que nous avons eues ensemble, et combien de fois, tous deux, nous avons convenu que le clergé est une force chez nous, dont le peuple ne peut se passer, du respect conséquemment qui lui est dû, pour que je prenne même la peine de relever l’attaque.Cependant j’ajouterai qu’à force de répéter que tout le monde est anticlérical, un jour, peut-être, le peuple de chez nous se souviendra de cette fable de Lafontaine : Un berger, pour s'amuser, un soir, cria : Au Loup.Tous les bergers du voisinage vinrent et constatèrent qu’il n'y en avait pas.Plus tard, alors qu’il y avait des loups, le berger appela, mais les autres ne vinrent pas.Croyez-moi, mon cher sénateur, Votre bien dévoué, ATHANASE DAVID.Montréal, le 18 février 1930.% Honorable Athanase David, .Secrétaire de la province, Québec.Monsieur le Ministre, Mon attention est attirée sur un article publié dans l’Echo du Nord, numéro du 14 février 1936, intitulé : “L’Orphelinat de Montfort, un Scandale”, et signé Jules Fontaine.En ma qualité de directeur général des écoles de réforme et d'industrie de la province de Québec, je crois qu’il est de mon devoir de corriger certaines allégations de monsieur Fontaine au sujet de ce prétendu scandale.L’on plaçait à l’Orphelinat de Montfort les enfants âgés de 6 à 10 ans, orphelins, miséreux, abandonnés et ceux dont les parents étalent incapables de prendre soin.L’institution était sous la direction des Pères de la Compagnie de Marie, communauté venant, je crois, de Belgique.Les religieuses à cette institution étaient à l’emploi des Pères de la Compagnie de Marie, elles donnaient leurs soins aux enfants et je ne sais à quel salaire les Pères rétribuaient leurs services.Le Gouvernement n’a Jamais eu à intervenir dans cette question.Il ne faut pas assimiler l’Orphelinat de Montfort avec l’Ecole de Shawbrldge qui est une école d’industrie et de réforme et qui reçoit les enfants venant des cours de justice.Les Jeunes garçons sont admis dans cette institution Jusqu’à l’âge de 16 ans et peuvent y demeurer jusqu’à vingt-et-un ans, tout dépend de la sentence.Nous avons une institution Identique dans la province pour les garçons catholiques, le Mont Saint-Antoine (Ecole de réforme certifiée de Montréal).Ces deux institutions reçoivent le même prix de pension pour l’entretien, l’éducation et la formation des enfants, soit $200.par année par enfant.Dans son article, monsieur Fontaine mentionne que le Gouvernement paie $2.50 par Jour par enfant à l'Ecole de Shawbrldge, c’est-à-dire “sept fols plus cher que pour les orphelins catholiques”.Cette assertion est absolument fausse.Au taux de $2.50 par jour, le prix de pension annuel serait de $912.50, montant exorbitant et qui excède de $712.50 le prix de pension réel, $200.par année.Ce sont de tels chiffres erronés qui mettent le Gouvernement en mauvaise lumière auprès de la population.J’ajouterai que l’Orphelinat Protestant de Shawbrldge, pour me servir de l’expression de monsieur Fontaine, est dû à l’initiative de nos concitoyens protestants qui continuent à souscrire annuellement des montants considérables pour faire progresser cette institution qui rivalise BILLET D’OTTAWA Par PERTINAX Une révélation assez piquante est cette note en souffrance à la commission de la radio.Il s'agit, dit-on, d'une somme de plus de vingt mille dollars qui est due à la commission pour l'irradiation de discours au cours de la dernière campagne électorale.La note est au nom de M.Bennett.Celui-ci dit que l’organisation conservatrice s'est servi de son nom à son insu.Quoi qu’il en soit, à ia suite d’un caucus agité, M.Lawson, qui fut l'organisateur en chef du parti avec le succès que l'on sait, déclara qu’il s’agissait d'un malentendu et que la note serait payée.L’intéressant, dans tout cela, est d'apprendre qu'il y ait eu un passe-droit.Car la règle absolue, au cours de la campagne, fut de faire payer d'avance la location de la radio pour fins électorales.L'organisation libérale dut toujours payer argent comptant.Evidemment le nom de M.Bennett est une excellente garantie.Son crédit est d'or.Mais pourquoi ce traitement de faveur pour son parti ?On découvre ainsi beaucoup de choses par de simples questions posées en chambre.Sait-on, par exemple, que sous le régime Bennett, depuis soüt 1930 à octobre 1935, il est entré au Canada plus de cent mille immigrants Cela en un temps où nombre de gens ne pouvaient même trouver leur subsistance, et alors que les conservateurs critiquaient avec éclat la politique d'immigration du régime précédent.Une motion d'un député conservateur, M.Church, posa devant la chambre la question du chômage.Car, sous prétexte de se limiter au problème du logement, la proposition de M.Chruch souleva un débat t qui s’étendit vite à la situation éco- | nomique et sociale de l’heure pré- 1 sente.C’est ainsi que l’aborda le ministre du travail, M.Rogers, dont le premier discours en chambre fit la plus grande impression.Le ministre explique qu’il ne suffit pas dépenser pour retrouver la prospérité.Le gouvernement libéral procède logiquement.Dès qu'il aura toutes les données au sujet du chômage, il s'appliquera à trouver une solution en tablant sur les faits.Une commission nationale vraiment représentative servira de truchement.Le gouvernement, par ce moyen, ne cherche pas à échapper à ses responsabilités.Au contraire, il sollicite l’avis et le conseil de tous les intérêts du pays.Dès que la lumière complete sera faite sur une situation complexe et difficile, dès que la visibilité sera rétablie, sui- vant une image heureuse du ministre.il s’agira alors de trouver une direction.D'ici là, le gouvernement s’accorde en principe sur la nécessité de trouver de l'ouvrage.La construe tion de logements est l'un de ces moyens.Mais est-il loisible au gouvernement de s'engager dans une entreprise vaste et coûteuse sans aussi faire l’Inventaire des ressources financières ?La dette qui s’accumule, dit M.Rogers, et un budget qui ne s’équilibre toujours pas : voilà qui ne saurait jamais quitter notre pensée quand nous considérons des projets qui comportent des dépenses considérables.Certes le crédit national ne doit pas nous paraître plus important que les besoins humains.Ce serait une conception fausse de la responsabilité du gouvernement.Mais, d'autre part, l’Administration ne peut ignorer l’étroite relation qui existe entre les finances publiques et le placement.L’épargne se terre dès que le crédit national est menacé.Et c’est l’assèchement de la source qui alimente l’entreprise privée.Dans un projet de construction de logements tel que celui qui est devant la Chambre, le gouvernement requiert la coopération de l’entreprise privée.Il faut aussi la coopération des administrations provinciales et municipales.Et les mêmes considérations de prudence qui règlent l’action du gouvernement fédéral ne sauraient, non plus, être ignorées des gouvernements provinciaux et municipaux.Le premier ministre, M.King, intervint dans le débat pour donner un avertissement d'importance à tout le pays.Le gouvernement, dit-il, s'efforce de découvrir exactement l’état de nos finances et la somme de nos engagements.Mais chaque jour apparaît quelque chose de nouveau.A tel point que nous ne savons plus où nous en sommes.Le gouvernement, toutefois, se fera un devoir, d’ici lajÇn de la session, de révéler au pa'ÿs l’étendue de ses obligations par suite de l’irresponsabilité et de l’extravagance du régime précédent.Après quoi, avant de nous engager dans de nouvelles aventures, il importera de demander au pays jusqu'à quel point il acceptera d’approuver de nouvelles dépenses d’envergure et d’être taxé en conséquence.Entretemps, M.Dunning annonce que c’est l'intention du gouvernement de mettre à l’essai le plan adopté au cours de la session précédente pour la construction de logements.PERTINAX.MELI-MELO La session provinciale s’ouvrira le 24 mars prochain.• * • UN JOURNAL HOSTILE AUX LIBERAUX DEVRA RETABLIR Lui VERITE L'Illustration du 7 courant publiait un entrefilet intitule "Un caucus au Windsor cet après-midi on y usait que 1 ingénieur en clief du département de la Voirie, M.Paradis, avait convoque pour le mercredi 12 février une reunion secrete de tous les entrepreneurs qui souscrivent à la caisse électorale du parti.Naturellement, comme ia plupart des nouvelles politiques qu imprime actuellement ia presse uppositionniste, ces lignes ne contenaient pas un mot de vérité.M.Paradis a donc adresse au directeur de 1 illustration une lettre ou il écrit ia dénégation suivante : "Je dois vous dire que tout ce qui est cent dans cet entrefilet est faux, et je vous demandé de publier dans votre prochain numéro cette mise au point, et de faire en sorte que cette publication soit aussi en evidence que l’articie qui l'a motivé".M.Paradis nous prie de reproduire la lettre qu’il a envoyée au journal oppositionniste.Nous le faisons avec la certitude d’eclairer un peu plus nos lecteurs, libéraux ou conservateurs, sur la malveillance avec laquelle l’opposition essaie de saper le gouvernement pro-vmcial.* * * HEPBURN FERA DROIT AUX RECLAMATIONS DE L'ECOLE SEPAREE avec les plus belles de toute l’Amérique du Nord, le Canada et les Etats-Unis.A part du prix de pension des enfants, le Gouvernement ne contribue aucun autre montant à l'Ecole de Shawbridge.A l’Orphelinat de Montfort, les Pères recevaient en effet $130.par année pour chaque enfant.Ce prix de pension est celui qui est payé aux autres institutions identiques (écoles d’industrie) de la province.Pour l’information de monsieur Fontaine et des lecteurs de l’Echo du Nord, ce n’est pas par un sentiment anticlérical que l’honorable M.David a jugé à propos de déplacer les enfants de Montfort et de les confier aux Soeurs Grises de Montréal, à leur institution de la Côte de Liesse, mais bien plutôt par un sentiment tout humain.La religion catholique nous enseigne de conserver intact autant que possible, le lien familial.C’est ce qu'a compris l’honorable M.David lorsqu’il a voulu rapprocher tous ces petits de leur famille afin que demeure vivace l’attachement qui doit exister entre eux et leurs parents.Lorsqu’un père, une mère, un frère ou une soeur, ou même un parent plus éloigné, est forcé par les circonstances de confier un enfant au Gouvernement, il désire quand même continuer à le voir et à lui porter de l’intérêt.Comment mettre à effet ces bons sentiments lorsque les enfants sont placés dans une institution aussi éloignée que celle de Montfort ?Le voyage est trop coûteux et entraîne une trop grande perte de temps pour permettre à un journalier ou à une femme de peine de l’entreprendre.Il s’ensuit que les enfants sont séparés de leurs parents durant toute la durée de leur séjour à Montfort et aussi pendant tout le temps qu’ils sont à Huberdeau, où ils sont transférés lorsqu’ils atteignent l’âge de 12 ans.Il en résulte un détachement mutuel dont les enfants sont destinés à souffrir de toute manière, car à leur sortie de l'école d’industrie ils ne retrouvent plus personne pour s’occuper d’eux.Depuis longtemps, le Gouvernement demande aux Pères de la Compagnie de Marie d'ouvrir une école dans un endroit plus rapproché de Montréal, attendu que 90% des enfants viennent de la métropole.Tous les ans.dans mes rapports officiels, j'ai mentionné l'à-propos d’avoir une institution à proximité de Montréal et j’ai insisté sur le fait qu'il était immoral de favoriser la désunion entre les enfants et leurs proches.Que monsieur Fontaine ne s'inquiète pas, les enfants placés chez les Soeurs Grises jouissent de tout l’espace voulu, l’institution n'est pas encombrée et l’hygiène y est rigoureusement observée.L’Ecole Notre-Dame de Liesse est située dans un endroit sain et les enfants bénéficient amplement de l'air pur et du soleil.De plus, ils ont l’avantage de s’initier à la culture, les religieuses possédant une des plus belles fermes de la province d'une grandeur de 600 acres.Il est à noter qu'à Montfort ce ne sont que des roches, il ne se faisait donc pas de culture et il y était impossible de donner aux enfants des notions des travaux de la terre.La santé des enfants sera aussi bonne à la Côte de Liesse qu’à Montfort.Cependant s’il leur arrive d’être malades, le médecin ne sera pas à douze milles de l’institution, comme à Montfort, et il sera facile aux religieuses d'avoir Immédiatement le secours nécessaire.A la Côte de Liesse, les enfants reçoivent régulièrement l’attention médicale voulue et, encore une fois, l'hygiène la plus rigoureuse y est suivie.Pour ce qui est de l’enseignement religieux, il me semble que les enfants n’y perdront pas, les Soeurs Grises de Montréal étant aussi catholiques et aussi charitablement chrétiennes que les Pères de la Compagnie de Marie ou les Filles de la Sagesse.Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les plus distingués et l'assurance de mon entier dévouement.HECTOR DESLOGES, Directeur général des écoles de reforme et d’industrie de la province de Québec La session de la Législature de l'Ontario est commencée.Le discours du trône, dont a donné lecture le lieutenant-gouverneur Herhert A.Bruce, contient deux phrases laissant entendre que le gouvernement a l’intention d'accorder aux écoles séparées une part plus large de la taxe sur les corporations.L’avant-dernier paragraphe annonce une loi "pour une distribution plus équitable des taxes pour fins éducationnelles”.Dans le meme paragraphe, on dit que le gouvernement soumettra un projet de loi concernant la taxe municipale sur le revenu des corporations.Le discours du trône annonce aussi que l’on améliorera l’organisation des ecoles rurales de la province, que l'on modifiera la taxe sur la gazoline, réglementera la fumigation et que les lois du salaire minimum, de l’apprentissage et des municipalités seront amendées.Le discours rappelle la rupture des contrats de 1 Hydro et laisse entendre que l’Assemblée législative sera saisie de nouveaux projets de contrats avec les compagnies d’é-iectricité.PROGRAMME FEDERAL DE TRAVAUX PUBUCS COMME MESURE REMEDIATRICE AU CHOMAGE Au Conseil de l’instruction publique Le comité catholique prie le .gouvernement de porter à $300.00 le salaire minimum des institutrices.Le comité catholique du Conseil tion faite par le comité catholique de l'instruction publique s’est reuni au gouvernement provincial sur à Québec le mercredi 12 février.proposition de S.E.Mgr Forbes et Plusieurs importantes questions > de M.Antonio Perrault : ont été étudiées."Le Comité, On dit à Ottawa que le gouvernement est à preparer un programme étendu de travaux publics pour remédier au chômage.Les prévisions budgétaires présentées aux communes, la semaine dernière, ne concernent que les dépenses ordinaires du gouvernement.Pour les dépenses extraordinaires, nécessitées par les circonstances présentes, le gouvernement procédera autrement.Le gouvernement étudie surtout les projets de travaux qui se-sont directement ou indirectement productifs.On ne croit que le gouvernement accorde des contrats pour des travaux non-productifs, comme des édifices publics.Les travaux qui sont surtout en faveur sont les améliorations aux ports de mer, la construction des routes et l’aide aux chemins de fer pour leur permettre d’augmenter leurs revenus.A la récente conférence fédérale-provinciale, on a suggéré au Dominion de s’entendre avec les provinces pour construire la grande route trans-Canada et les chemins qui débouchent sur cette grande route.On s’attend à ce que le gouvernement mette cette suggestion en pratique.• • • ‘LES FUREURS D’UN PURISTE” "Les fureurs d’un puriste”, ce sont celles qu’exhale aux postes de Radio-Canada, l’auteur du "Paon d’Email", M.Paul Morin, quand il entend les barbarismes, les anglicismes et tant de fautes qui déparent et torturent notre langage.La causerie de M.Morin, — à 6 h.15 p.m., le samedi, — est un examen de conscience en commun de nos incorrections.Ceux et celles qui ont le souci du parler français en profiteront : instituteurs, collégiens.parents, secrétaires, etc.• • • COURONNES PAR L'ACADEMIE L'Académie française vient de couronner, pour son oeuvre littéraire, M.Leopold Houlé, publiciste français de la Commission de la Radio.Elle a également couronné M.Robert Rumllly pour ses travaux d’histoire.“Le Soleil", de Québec, en parlant de ces deux écrivains, écrit en éditorial le passage suivant : La réunion était présidée par i hon.Cyrine-F.Delàge, surintendant de i instruction PuDlique et 23 membres uu comité y assistaient, m.nionei uergeron agissait comme secretaire, un remarquait : Bon eminence le cardinal Vuteneuvv, Leurs Excellences Nos Seigneurs u.Forbes, J.-h.Brunuun, J.-E.Limoges, A.Forget, A.-U.Comtois.J.-A.Papineau, ueorges C'ourcliesne, a.Lamaiche, J.-Alfred Langlois, A.Desmarais, Klieaume, et F.-a.Ross, les non.juges H.-A.Fortier et Wil-lnd Mercier, ilion.M.Hector Champagne, Mgr /.epliirin Lorrain, Mgr Vincent, MM.Antonio Perrault, Victor Dore, Hector Perrier, Napoléon Bnsebots, J.-P.Labarre, mm.les abbes J.-E.Dube et L.-A.Desrosiers.On a suggéré de porter a $30U, au minimum, le salaire des mstitutn-ces.La resolution, acceptée par le comité, qui sera transmise au gouvernement, a ete proposée par S.E.Mgr Guillaume Forbes, archevêque d’Ottawa, et eue a été appuyée par M.Antonio Perrault, C.rt., oe Montreal.Le comité a considéré que, pour porter a $300 le salaire minimum des institutrices, le gouvernement devrait augmenter de $175,000 par annee sa contribution a renseignement primaire.Cette contribution s'établit actuellement à $425,000.Le comité a aussi recommande un nouveau mode de repartition de ia contribution, afin de favoriser les municipalités moins riches.On sait qu’il y a actuellement devant le cornue une proposition des principaux d’Ecoies normales fortement appuyee par Mgr Ross et dont l'Avenir du Nord a déjà parlé.En vertu de cette résolution, toutes les institutrices devraient passer par une ecole normale lorsqu’elles voudraient obtenir un certificat de permanence dans l’enseignement.D’après le rapport paru dans les journaux quotidiens, Bon éminence ie cardmal Villeneuve a demandé si l’heure n’est pas venue d’avoir pour les religieuses des écoles normales analogues à celles des scolasticats-ecoles normales des Frères enseignants.Le rapport des principaux des Ecoles normales dont la conclusion avait été adoptée par un sous-comité, sera de nouveau étudié a la prochaine réunion du mois de mai, nous apprennent, les journaux.Voici le texte de la recommanda- "Aprcs avoir pris connaissance des états préparés par le Surintendant de l'Instruction publique et entendu les explications de M.B.-O.Filteau relativement à l'établissement d'un nouveau mode de répartition des subventions scolaires annuelles, exception faite du fonds des écoles publiques.“Considérant que d'après le mode actuellement en vigueur, le montant de $425,000.00, distribué en "primes de traitement” n'est pas toujours réparti proportionnellement aux sacrifices que s'imposent les municipalités ; "Considérant que, dans le nouveau mode proposé, on tiendrait compte non seulement du salaire accordé mais aussi du taux de la taxe à prélever pour payer ce salaire, ce qui semble beaucoup plus équitable ; "Considérant qu’en adoptant ce nouveau mode et en fixant à deux cent cinquante piastres ($250.00) le salaire minimum obligatoire, 11 suffirait.d'après les états soumis par le Surintendant, d’ajouter environ soixante mille piastres ($60,000.00) a montant de $425,000.00 actuellement distribué en primes de traitement ; "Considérant qu’en suivant le même mode et en fixant à $300.00 le salaire minimum obligatoire, il suffirait d'augmenter d’environ $175,000.00 .'e montant de $425,000.00 mentionné ci-dessus ; "Considérant qu’il y avait en 1934-35 2,840 institutrices dont le salaire ne dépassait pas $200.00, 4,711 dont le salaire variait de $200.00 a $250,00, et plus de 5,000 recevant un salaire inférieur à $300.00 ; "Considérant que ces faibles salaires ne constituent pas une rémunération raisonnable du travail important accompli par les institutrices et que cet état de choses nuit grandement au progrès de l’éducation populaire ; “Se prononce en faveur de l’établissement par la Législature d’un traitement minimum de $300,00 pour les institutrices de cette province ; "Se déclare en même temps favorable à l’approbation du nouveau mode de répartition préconisé dans le rapport ci-annexé et prie le Comité catholique d’en recommander l’adoption par.la Législature de cette province”."L'Académie Française vient de décerner sa grande médaille de vermeil à deux Montréalais, M.Robert Rumilly, pour son oeuvre littéraire et pour la maîtrise avec laquelle il fait revivre l’histoire canadienne dans ses livres : et M.Léopold Hou-lé, pour sa pièce "Le Presbytère en Fleurs” et pour les services qu’il rend à la culture française au théâtre et à la radio.Tous deux sont aussi des journalistes distingues ; nous nous réjouissons de cette belle distinction qui leur est accordée, et nous les félicitons.” "La Patrie” écrit à son tour .“L'Académie française vient de proclamer lauréat M.Léopold Houlé et d’attribuer une médaillé en vermeil à sa comédie "Le Presbytère en Fleurs”.Le théâtre n’occupe pas une grande place dans les lettres canadiennes-françaises, et si nous ne faisons erreur, la pièce de M.Houlé est la première qui ait obtenu une pareille distinction.Nous n'avons pas besoin de louer ici le "Presbytère en Fleurs”.La plus belie attestation de sa valeur, c’est que la pièce a été recherchée pour la scène, qu’elle a été jouée dans toutes les régions de la province, dans la Nouvelle-Angleterre et jusque dans nos lointaines provinces occidentales.On en a donné plus de cent représentations et partout le public lui a fait un très bel accueil” SUITE D’ORCHESTRE D’ARTHUR LETONDAL AU PROCHAIN “CONCERT SYMPHONIQUE” Wilfrid Pelletier dirigera cette oeuvre, le 28 février prochain, à l'Auditorium du Plateau Le prochain “Concert Symphonique de Montréal” aura lieu le vendredi 28 février, à l’Auditorium du Plateau et sera dirigé par notre distingué compatriote Wilfrid Pelletier, du Metropolitan Opera de New-York.En venant une fois de plus conduire l’orchestre des "Concerts Symphoniques de Montréal", Wilfrid Pelletier montre tout l’intérêt qu’il porte à notre organisation musicale.Le soliste du concert du 28 février sera Paul Doyon, pianiste et Prix d’Europe.Au programme figure une “Suite d’Orchestre” d'Arthur Letondal, organiste de la Basilique de Montréal.Cette “Suite d’orchestre” est en cinq parties, formées de diverses pièces de genre qui offrent une intéressante variété de thèmes et de coloris orchestral.M.le notaire NARCISSE FOREST M.Narcisse Forest, de Sainte-Scholastique, vient de célébrer le 50e anniversaire de son admission à la pratique du notariat.Un groupe de confrères et d’amis lui ont offert, à cette occasion, leurs félicitations.Nous y joignons les nôtres et nos meilleurs voeux.M.Narcisse Forest, qui jouit d’une verte vieillesse, est universellement estimé dans tout le district de Terrebonne.“LES ANNALES” Les grands souvenirs de Verdun sont évoqués dans les Annales du 10 février par le général Mangin.On lira, dans ce même numéro, une captivante page africaine : “A l'affût des grands lions”; des anecdotes sur la vie du roi d’Angleterre ; des souvenirs historiques sur la duchesse de Berry, fille ainée du Régent, d’une part, et, d’autre part, sur le maréchal Bertrand.Il est question encore, dans le brillant fascicule, du dernier roman de Mauriac, du roman qui est le plus lu actuellement en Italie.Il contient en outre le 1er acte du Faiseur, célèbre comédie de Balzac donnée au théâtre de l’Atelier.En vente partout : 2 francs. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 21 février 1936 NOTES de la ' Peur Louis Peliand L'INDIVIDU CONTRE L’ETAT Cette querelle qui dure depuis toujours û pris en ces dernières années une telle ampleur que toutes les questions qui se débattent actuellement s'y rattachent puis ou moms étroitement.La crise que traverse en ce moment, sous diverses appellations, l'individualisme, a porte i Etat a sortir de son role de gardien de 1 ordre et a s'immiscer dans les affaires personnelles de chacun.Ce moyen ne tend pas à guéilr le régime malade mais bien a le tuer pour le remplacer par un système encore plus défectueux .l'étatisme.• • • C'est donc une question d'intérêt vital que vient de soulever sir Edward Beatty dans un discours qu on a très Justement loué pour son courage et sa franchise et qui Invite "a mieux faire sans plus compter sur le seul gouvernement”.Sir Edward défend le système économique actuel mais ne veut pas laisser croire qu'il soit parfait el qu’il ait un passe sans tache.Bien au contraire, il faut reconnaître les lourdes fautes qui ont été commises sous ce régime.Sous le couvert de a liberté que le libéralisme préconise, on a été Jusqu'à la license.Dolt-on pour cela condamner le régime ?n'est-11 p.is plus Juste de condamner les individus qui ont abusé ?C'est a ce moment, mais à ce moment seulement que commence le ro.’e de l'Etat, rôle de second plan, de caractère négatif, qui est de maintenir dans les limites de la liberté permise les Individus qui tentent de les dépasser.• ?• On s'est inquiété du rôle que l’Etat entendait Jouer, au Canada, dans les tentatives que l'on fait pour remédier au malaise actuel.Sacrifiant aux dieux de la démagogie, le gouvernement de M.Bennett s'étalt rendu aux voeux de quelques mécontents et n'avalt pas craint de pousser l’Intervention de l’Etat Jusque dans les recoms de l’activité privée.I.e résultat fut ce que l’on sait : bien vite on préféra en revenir au libéralisme plutôt que de demeurer sous le Joug d'une dictature brouillonne.Le discours du trône par lequel vient de s'ouvrlr la session fédérale établit suns équivoque et de la façon la plus Judicieuse la nature des rapports que le gouvernement entend entretenir avec les individus.L'abolition de l’Etat totalitaire est faite pour réjouir chacun à condition qu’elle ne permette pas l'instauration d’un Etat purement représentatif, laissant libre cours à tous les abus.Le gouvernement King le comprend admirablement et s'apprête à permettre au système liberal de fonctionner librement mais dans des cadres fermes qu'il s'engage à maintenir.Un paragraphe du discours dit textuellement : "Là où il est impossible d’y parvenir avec le concours spontané de tous les Intéressés, l’Etat a les meilleures raisons du monde d’intervenir." Voilà la question réglée d'excellente façon : l'Individu retrouve ses droits et l’Etat reprend son rôle de gardien de l’ordre, de la Justice.• • • SUR UNE PROTESTATION L’automne dernier, fut conclue une entente Internationale en vue de l’établissement d'un service aérien transatlantique dont les lieux d’atterrissage seraient situés en Angleterre et aux Etats-Unis.Une dépêche nous apprend que l’Irish Transatlantic Corporation et certains Canadiens protestent contre ce projet.La compagnie irlandaise appuie son opposition sur une déclaration où le Colonel A.-E.Mas-sie, commissaire des Havres et Aéroports de Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, exprime l’avis que "le Canada devrait être considéré comme un terminus important dans ce projet de transport aérien car si le LETTRE DE QUEBEC Quebec, le 18 février ltKiU Plusieurs événements intéressants se soin succédés a Quebec depuis le uebut de iu semaine dermere.Pui-nu ics principaux, nous commente runs Duevcment i élection annuelle ues oliiciers de l'Institut Canadien de QucOtc, i apparition au tournai séparatiste im N A i ION, i impressionnante conference de M.i aooe Lionel Urouix devant les membres ou Jeune Barreau, ennn i erection de Bon Honneur ic maue j.-tL,.Utegoire.i,'institut Canadien de Québec ne lundi, 11 février, avait lieu, uu P mais rvtomcuiin, l'élecuon ues ot-nciers cte i institut Canadien ue vvueOec M.K.-A.Benoit, qui en eai ,e si aevoue president depuis moz, a oté rcciu a son poste, qu u remplit, ue i avis unanime oes mem-ore* ao i institut, u une luçon pui-luite.Les éventualités lniiereni.es a unite election lui ont adjoint, tomme nouveau vice-president conjoint, Monsieur le Commandeur J.-E.Coru veil u, ue reputation internationale, et dont nous ne pouvons enume-rer ici tous les titres, les coioanes qui nous sont réservées n ayant que vmgt-acux pouces de longueur.M.n.-A Richard, sous-imnisue de iu colonisation, conserve son title device-president conjoint.MM.ueor-ges 'fessier, J.-A Fugerc et Alphonse Deailéts ont ete réélus respectivement trésorier, assistant-tresorier et secrétaire-archiviste.Le lieutenant-colonel Ernest Legaré devient assistant-secretaire-trésorier, conjointement avec M.Lorenzo Masson, rcêiu a ce poste.M.le L>r Ali red Morisset demeure le directeu1- de iu bibliothèque.M.Horace Phllip-pon est élu secrétaire-correspondant, et son assistant est élu dans ia personne de M.L.-P.Morin.Tous les directeurs ont été reélus en bloc.Au grand contentement des membres et des amis de l'Institut Canadien de Quebec, M.K.-A.Benoit a tures , enfin recueillir ies documents reiatils a notre histoire et former un musée a Histoire naturelle et ue curiosités, tel était le programme vaste, patriotique, que s euuent trace tes lonuatcurs.on voulait inspirer a iu jeunesse l'a-tnour des etudes seneuses et la rendre pi us apte a remplir ses devoirs envers la société.Luojet de la société a quelque peu évolué, ainsi que les moyens ue .atteindre.Mais eue n en reste pas moins uu centre intellectuel qui réunit prés de mluo membres, u Quebec meme, et gtace a laquelle une quarantaine Ue mule ouviages sont u la disposition des lecteurs, ainsi que les périodiques les pius intéressants pu unes au pays ou a i etranger.u iii.viii.ul Canadien de Québec est alluic a i Alliance française, qui compte, dans imonde, iuo cornues groupant pius de üou.uuo adherents.• • • i.c premier numéro de LA NA'llON Un groupe de jeunes Intellectuels viennent uo donner le jour a un nouveau périodique dont le premier numéro jiromet, bien que su tonei-te lypogiapmquy et su mise en page n atteignent pas lu perfection ut-sou Here uiunucaïuis LLNgepKN-JJANCE.La redaction de LA NA-i iuN comptera parmi ses collaborateurs réguliers : MM.Paul Bou-enard, directeur, Pierre diaioult, rédacteur en eiief, Jean-Louis ua-gnon, ue la Voix de J Est, Pierre uetuite, Roger vezlna, Paul Talbot cl Albert Pelletier.Voici la formule de LA NATION : "Lieux sections absolument inue-ptndanies, l'une politique, l'autre littéraire.Dans la section politique, nous traiterons des problèmes sociaux et economiques qui intéressent particulièrement le peuple ca-nadien-françals.Nous serons nationalistes et séparatistes.Dans la section littéraire, nous publierons des articles d'intérêt générai sur Lettre de France annonce, dans son rapport anuel, la i art, la littérature, l’histoire et les publication do l’histoire de cette sciences" société, fondée en 1847, et qui est , une des plus intéressantes du Canada français.Réunir la jeunesse canadienne, ml fournir les facilités de passer d’une manière ugréable et utile ses moments de loisir, de s'instruire par .e moyen d'une bibliothèque composée do livres choisis et d’une salle de lecture contenant le plus de périodiques possible ; ollrlr aux membres l'avantage de discussions hebdomadaires et donner au public une série de conferences ou de lec- D'autrc part les dernières nouvelles nous apprennent que l’Italie ne soulirira pas autant qu’on i espérait d'un embargo sur le petiole, car si la Roumanie et l’Iran se voient forcer comme membres de la B.d.N.de souspendre leurs exportations de pétrole en Italie, les Etats-unis demeurent libres de continuer ies leurs dans les limites prescrites par la loi de neutralité.Au pétrole .mértcain s'ajoutent les réserves que i Italie possède actuellement et les achats qu elle effectuera incessamment en U.R.S.S.Ainsi cette nouvelle sanction ne serait plus efficace que celles qui sont actuellement en oeuvre et c'est sans protlt que l’Angleterre risque de mettre le feu aux poudres.• • • EN ALLEMAGNE Plus encore que le conflit anglo-italo-étliioplen, les événements qui se déroulent sur les bords du Rhin apparaissent comme un grand danger pour la paix.Les récentes protestations d’amitié du gouvernement hitlérien envers la France et l'expression de supposés désirs de paix ont pu tromper un moment mais les derniers événements empêchent de croire plus longtemps au sommeil du bellicisme germanique.L'Allemagne entend reprendre ses anciennes possessions et ne s’en cache pas.Aujourd’hui c’est la Silésie polonaise qu’elle convoite sous certains prétexte d'ordre économique.Or l’Allemagne a bel et bien perdu la Silésie polonaise depuis le plébiscite tenu conformément au traité de Versailles et, à aucun titre, ne peut en revendiquer la possession.Que l'Allemagne mette le grappin sur la Silésie polonaise ce ne sera terminus américain est place en qU Une nouvelle violation du traité dehors de notre territoire il en résultera un effet nuisible au développement de l’Empire.” Le colonel Massle a parfaitement raison et ses observations doivent rappeler à l’Angleterre que le Commonwealth n’est pas à sens unique et que, lorsque l’occasion s'en présente, il doit être permis aux dominions d’en tirer profit, ne serait-ce qu'en compensation des sacrifices qu’ils s’imposent pour le plus grand bien de l’Eplre.L’Angleterre refuse de se rendre à nos justes revendications, nous ne voyons pas pourquoi nous déviions réserver un fraternel accueil aux émigrés britanniques et toute notre préférence aux marchandises made in England.• * • EN ITALIE Connaissant mal les causes du conflit Italo-éthlopien et les circonstances exactes au milieu desquelles 11 a éclaté, l’opinion publique a été longue à admettre que Mussolini n’avait peut-être pas tous les torts.L’Italie a-t-elle le droit d'agir comme elle le fait V 11 est certain que les massacres d’Itaüens et les nombreux manquements du Négus à la parole donnée sont de sérieux arguments en faveur de l’Italie.Mais la question de l’heure est moins d’établir si Mussolini est dans son droit ou non que de juger s’il y a lieu d’ajouter aux sanctions édictées contre l’Italie par l’Angleterre sous le couvert de la Société des Nations, (car personne n’ignore que l’institution de Genève n'est autre chose qu’un truchement du ministère anglais des affaires étrangères, où se laissent mystifier les représentants des autres nations!.En s'opposant à la campagne Italienne en Ethiopie, l’Angleterre ne vise qu’un but : sauvegarder ses intérêts, en l’occurrence tenir libre J a très célèbre route des Indes.' Si l’on admet que ses Intérêts soient vraiment en danger, on ne peut blâmer l’Angleterre d'agir ainsi, mais là n’est pas le seul aspect de la question.Des sanctions plus fortes finiront bien par forcer l’Italie à user de représailles et Mussolini ne cache pas son intention de répondre par un blocus à l’embargo sur le pétrole dont il est en ce-moment question.de Versailles qu'il faudra ajouter au réarmement qui se poursuit sur une haute échelle en Allemagne toujours à l'encontre de clauses formelles du traité qui mit fin à la guerre rie 1914.Quant à l’occupation par des troupes allemandes de la zone dé-mélitarisée de la Rhénanie, on s’attend à ce que la France y réponde par un renforcement de ses positions de la frontière.Inutile d’insister sur les dangers ___________ _____ d'une telle situation qui de toute notre peuple LA VIE INTERNATIONALE Le coup bas Par GEORGES LANGLOiS évidence ne peut se régler de façon i pacifique • • • LA PROPAGANDE COMMUNISTE On a eu maintes fois l’occasion de constater que le gouvernement de l’U.R.S.S.a plus d'un tour dans son sac.Une des mesures les plus .subtiles qu’il ait prises est la distinction qu'il Impose entre le gouvernement officiel de la Russie et la IHe internationale.Il est reconnu que l’un et l’autre ne font qu’un, mais allez donc le prouver et surtout le faire admettre aux Soviets ! Aussi lorsqu'un pays se voit l'objet de propagande communiste, il n’a aucun recours contre qui ce soit, le gouvernement soviétique déclinant toute responsabilité.On en a eu la preuve — une nouvelle preuve — récemment alors que le gouvernement soviétique refusa de s’avouer responsable de la propagande communiste dont l’Amérique du Sud est l’objet.On connaît les faits : le gouvernement du Paraguay pria le gouvernement de !’U.R.S.S.de lui acheter du fromage sans quoi il se verrait forcé d'arrêter la propagande communiste.La Russie cria au chantage.Elle avait raison.Et elle ajouta qu’elle n’avait rien à voir avec la propagande ce en quoi elle avait moins raison.Devant le refus du gouvernement soviétique de se rendre à sa demande le Paraguay vient de mettre son projet à exécution et on apprend que la lutte anti-communiste vient d'être inaugurée par la destituiion du Colonel Rafael Franco, héros de la guerre du Chaco, qui est accusé de menées communistes.Le procédé du gouvernement paraguayen est certainement malhonnête mais n’enlève rien aux torts 1 du gouvernement soviétique qui de- Mademolselle Hélène Jobidon est chargee de la page feminine ; M.Lucien Lottie, ae lu chronique musicale ; le Dr Antonio Martel, de la chronique medicale ; M.Marcel Hamel, de la chronique littéraire.L'extrait suivant du programme rédige par Paul Bouchard donne une idée de la tâche herculéenne a laquelle se prétendent décides u s'attaquer ces Jeunes gens : "Puur nous, ia nécessité impérieuse et l'urgence de la secession ne missent aucun doute.Nous croyons fermement que le vieux reve des ancêtres, celui d’une Nou-veUe-Franee, d'un état français sur les rives du Saint-Laurent, doit etre realise parce que iu société politique dont nous faisons partie est uatarde et hybride, nous maintenant dans un état d'infériorité qui entrave le libre épanouissement de nos facultés nationales.Nous nous efforcerons de démontrer tous les avantages ethniques, culturels et econonvques d un état libre français en Amérique.Que le lecteur remarque en passant que nous parions d un état libre par analogie avec l’etat libre d’Irlande, car il il est pas question de rompre les liens qui nous unissent a 1 Empire britannique.C'est une rupture qui surviendra fatalement d'ene-meme, puis tard."Cet autre corollaire de l'idéal fédératif qu est le oninguisme, nous ie démolirons parce que corrupteur ue ia langue, source d infériorité intellectuelle dans 1 expression de la pensee.Nous ne croyons pas pour .es peupies d Amérique a i utilité ae *u Ouiie a surprises ae Geneve.Nous sommes en faveur uu panaméricanisme, défenseurs d’une soudante ues peuples de notre continent a i écart oes querelles de l'Europe et ae i Asie.Nous diffuserons la connaissance de l’Amérique latine, car e est notre opinion qu eue est vouee a un grand avenir et qu'il ne nous est pas permis d'ignorer les grandes démocraties progressives du Brésil et de l'Argentine."Corporatistes et antiparlementaires, ennemis de la machine con-icderataire parce qu elle nous écrase et nous empeche de doter la nation des institutions modernes et nouvelles dont eue a besoin, nous resterons indépendants de tous les parus politiques existants, de tous ios groupements affilies a ces partis et susceptibles d'amocher leur laéal, car nous voulons conserver à tout prix notre liberté de paroie et de pensée, exposer sans flancher notre programme qui s'oppose diamétralement aux iaees politiques en cours.'Vis-à-vis de la jeunesse, différente sera notre attitude.Nous irons a eue les bras ouverts parce qu en elle, en sa compréhension de notre epoque et de ses besoins, en son patriotisme repose l'avenir de Mais nous irons à Un boxeur franco-américain u récemment soulevé l'indignation des Ransiens en se faisant disquaiihcr pour avoir, dit-on, porte un "coup uas au cnampion irançais 'Hun, idole ae son puouc.J avoue lie pas m y connaître en fan de boxe et ne pouvoir juger la disqualification qu a encourue Lou Brouillara.ce n est a ardeurs pas de sport que j’ai a traiter ici.Mais ce terme de coup bas’ qui sest étalé pendant plusieurs jours et en gros caractères aans les journaux irançais m’a pat u convenir tout aussi bien u un autre combat qui sest aussi derouie a Pans vers le meme temps, mais dans une autrs arene.Car c est Dien par un "coup bas” que M.Pierre Lavai a ete renversé et ses aaversaues, au neu d etre clisqua-nnes, ont reçu les honneurs du combat.* il n est pas trop tard pour revenir sur ni chute ue M.Laval; et il convient d apporter a cet événement des explications qu on n’aura sûrement pas trouvées dans les de-peenex ues quotidiens, car les agences ue presse renseignent seulement, eues ne commentent pas leurs iniormauons.Ces explications sont necessaires parce que la enute ue M.Lavai présente un caractère particulier et ne ressemble aucunement aux renversements de ministères si frequents en France.Rappelons d’abord brièvement comment et pourquoi les cabinets tombent st souvent et si rapidement.On sait qu’il y a, en France, trop de parus politiques pour qu aucun ü eux puisse avoir une majorité pur-ementaire qui le soutienne et lui permette de gouverner seul.Le president de la République doit donc designer comme président du Conseil (premier ministre! un homme qui ait des chances de rallier nans son cabinet et autour de son gouvernement plusieurs partis ou groupes dont les idees sont assez voisines ; mais des qu’il survient une question sur laquelle ces groupes ne sont pas d’accord, une parue ue celte instable majorité vole contre le gouvernement qui se trouve ainsi lins en minorité et doit démissionner.Telles sont les grandes lignes d une chute ordinaire.Chez nous, cela se produit rarement et donne généralement lieu à de nouvelles elections , on l’a vu en 1926 lorsque MM.Kmg et Meighen ont etc successivement mis en minorité par les Progressistes qui tenaient, comme on dit, la balance du pouvoir.En France, cela ne donne pas lieu à de nouvelles élections, mais a une nouvelle "combinaison” ministerielle, à une nouvelle coalition de parus ou de groupes.Cette succession de ministères étonne l’étranger.Elle est pourtant conforme à i esprit du parlementarisme puisque députés et sénateurs, représentant théoriquement te peuple souverain, prétenaent exprimer la volonté populaire en soutenant ou en renversant tel ou tel cabinet.Dans la pratique il en va tout autrement, mats cela est une autre histoire.a»* Mais la chute de Laval ne s’est pas du tout produite selon ces regies.Laval n a pas ete renversé par le Parlement.Au contraire il a reuni de substantielles majorités ciiuque fois qu’il a pose la question de contiance, il a réussi a conserver l'appui du Parlement maigre les manoeuvres d'adversaires haDiies et puissants.Pour le renverser, ceux-ci ont donc dù recourir à une manoeuvre extra-parlementaire, a un moyen en somme inconstitutionnel: le parti radical, assez important Et c'est ainsi que l’Angleterre sous ; vant l’opposition que rencontre en prétexte d’humanité et en réalité1 Europe le mouvement communiste pour garder ses Intérêts commer- fait porter ses efforts sur l'Amérique claux d'un péril hypothétique pour- latine.ralt bien être la cause d’une guerre LOUIS PELLAND.mondiale.Montréal, 9 février 1936 pour déplacer la majorité des députés en s.; jetant d'un cotu ou d'un autre, s’est réuni hors du Parlement et a déterminé la démission des quatre ministres radicaux que comptait le cabinet Laval.Ceux-ci ont en effet remis leur démission au président du Conseil.M.Laval ne se trouvait pas renversé selon les règles parlementaires et 11 aurait pu replâtrer son cabin ît, mais avec de bien petites chances de survivre à ce coup bas que venaient de lui porter Edouard Herriot et le parti radical.Aussi a-t-il trouvé plus simple de démissionner, dissipant ainsi ce qu'on pourrait appeler l'équivoque constitutionnelle.Pas plus que le boxeur Thill, Pierre Laval n'a été mis hors de combat selon les regies du jeu ; seulement c'est lui qui s'est trouvé le perdant au lieu que l’adversaire Inélégant de Thill a été disqualifié.Ajoutons que dans les conditions actuelles de la politique française et avec la perspective d’élections prochaines, l'étrange combinaison ministérielle qu'a mise sur pied M.Albert Sarruult pourrait bien tomber de la même façon puisque c'est un affreux mélange de toutes les nuances politiques depuis les conservateurs jusqu'aux socialistes, le tout appuyé par les communistes.Mais il semble bien qu'à moins d'un imprévu toujours possible ce cabinet se maintienne jusqu'aux élections en vue desquelles 11 a été constitué.Car quoi qu'il arrive, radicaux, socialistes de diverses nuances et communistes, dont l'alliance peut déterminer la majorité au parlement actuel, s'uniront pour soutenir ce gouvernement qui leur est dévoué et qui tiendra à leur avantage les leviers électoraux en faisant jouer aux quatre ou cinq ministres conservateurs le rôle de paratonnerre.Tel qu'il est constitué le cabinet Sarraut, le centième de la Troisième République, est l'un des moins viables qu'on ait vus depuis longtemps; mais c’est une combinaison purement électorale et.à ce titre, 11 est tout disposé à faire au Parlement toutes les concessions qu'il faudra pour se maintenir.De la ses chances de durer jusquaux élections du printemps.Pour reprendre la comparaison du début, on pourrait dire que c’est un champion qui a gagné son titre par uxr coup bas, qui se protège ensuite de son mieux contre de tels coups et qui s'entraîne surtout à “encaisser" pour pouvoir durer jusqu'à la fin des combats qu’il aura maintenant à soutenir.Georges LANGLOIS.( Reproduction interdite par l'Agence littéraire franco-canadienne) LE QUEBEC Pays des séjours heureux Cette aimée — “visitons notre province d'abord” Bien peu de personnes ignorent le magmnque essor qu a pris, au cours ae la derniere belle saison, l'industrie touristique dans notre province.Tout le monde sait que i année derniere les dépensés des touristes, chez nous, ont dépassé de 2àL/i, celles de 1 annee précédente et que l'alliuence des visiteurs, en certains districts, a atteint des chiffres que Ton peut comparer, avec satisfaction, à ceux de lannee 1929.On n’ignore pas, généralement, que plus u nous viendra de visiteurs plus n se dépensera d'argent chez nous et que toute notre population, directement ou indirectement, a largement bénéficié des quelque 35 mimons ce dollars que nous a rapportés le tourisme en 1935, mais combien y en a-t-il qui comprennent leur obligation et la nécessité de collaborer etroitement avec nos organismes dont la mission est d'assurer le retour a son niveau normal de cette industrie atteinte, elle aussi, par les méfaits de la crise economique ?Certes, on est optimiste, on voudrait assister au développement et à la réussite de notre entreprise touristique, mais du moment qu'il s'agit d'y collaborer on ne sait plus en quoi consiste et doit consister cette collaboration que notre administration provinciale et nos divers organismes ne cessent de réclamer de la population de notre province.Un des meilleurs moyens de collaborer a notre industrie touristique, cette annee, serait de "rester chez nous”, de visiter “notre province d'abord”, notre provinque que la nature a comblée de ses dons les plus précieux, et donc chacune des flets dorés cinq régions touristiques est un chapitre captivant du plus beau livre d'images que Ton puisse feuilleter.Ce livre a pour titre ; “La province de Québec”.Et pourtant, constatation douloureuse, c’est le petit nombre qui est épris de ses beautés qui a cette propension à s’arrêter aux endroits propres à faire apprécier pleinement la oou-ceur du ciel natal ! C’est un fait reconnu que le nombre est considérable de ceux qui méconnaissent le caractère original et le charme pittoresque de notre province, les beautés naturelles qui lui font un admirable décor, pour ne pas l’avoir feuilleté ce livre d'images unique au monde.On ne saurait trop rappeler que des aspects inattendus, absolument neufs, on enrichira ses impressions.Pour l'amateur de randonnées automobiles.le Québec est un véritable paradis, et on ne le sait pas assez ! Souvent, on est perplexe, on cherche un endroit reposant où, cependant.on pourra se distraire, mais on Ignore de quel côté se diriger ; on a peine a se décider à choisir le coin où Ton ira se détendre, se reposer, dans cette province suprêmement pittoresque ! Ou bien, on dit : "Je veux faire un beau voyage”, et on ne le fait pas ou, si on le fait, on croit qu'il est nécessaire, comme certains le supposent, d'aller en dehors du Québec.Et voilà pourquoi on ne connaît pas sa propre province ! Et l’étranger épris des beautés incomparables de cnez nous ne parvient pas à comprendre pourquoi tant des nôtres courent ailleurs à la recherche de ce qu'ils ont en abondance chez eux.Partons donc, cette année, à la découverte” de notre province avec un itinéraire tout tracé d'avance, non plus au petit bonheur.Apprenons à rester chez nous, sachant que plus nous y resterons plus nous éveillerons la curiosité des étrangers.Ceux-ci se demanderont ce qui peut bien nous retenir ici.Ils viendront plus nombreux, assurés d'avance qu'ils trouveront satisfaction chez un peuple heureux et satisfait, fier des dons si merveilleux dont la nature a comblé sa province.En effet, nous sommes-nous déjà demandé ce que doivent bien penser les étrangers quand ils nous volent arriver en grand nombre parmi eux ?N'est-ce pas qu'ils doi-vet, de prime abord, avoir l’impression que notre province n’est pas INTERESSANTE, puisque nous la fuyons, les beaux jours venus, en si grand nombre ?Et c'est, pourtant, l'impression que nous leur donnons et qui les fait se diriger ailleurs.Voilà donc un excellent moyen de collaborer à l’industrie du tourisme dans notre province.Cette année, visitons "notre province d’abord”.Allons à sa découverte ! Vallées accueillantes et idylliques, bocages qui chantant à la moindre brise, montagnes invitantes aux re’ gracieux villages aux coquettes maisonnettes blanches où les aïeules filent et tissent les étoffes du pays, où les traditions se sont conservées en coutumes charmantes, paysages sans cesse renouvelés, horizons saisissants, contrastes merveilleux entre les lignes de la nature et les sites, toute une fantasmagorie de couchers de soleil aux changements de coloris qui tiennent du prodige — QUEL SPECTACLE plus propre à convaincre que le Québec, que chez nous est véritablement le pays des séjours heureux où tout est facile sans complications.où Ton rencontre une hospitalité plus adaptée aux ressources et aux goûts de chacun de nous ! Feuilleter avec méditation ce beau la prédilection manifestée par les livre d'images qu’est notre province touristes étrangers pour le Québec en empruntant le magnifique réest un signe de la qualité de ses seau routier à notre disposition, paysages.Répétons-le : du Québec c’est offrir à nos yeux un régal qu'on on ne connaîtra tout le charme que ne trouve nulle part ailleurs, c’est si Ton en visite, à plusieurs repri- communier aux souvenirs de notre ses, les cinq grandes divisions tou- histoire, c’est apprendre à aimer ristiques.Chaque fois on y verra davantage la patrie canadienne.elle sans flagornerie des chefs de partis qui veulent exploiter sa force a leurs tins, nous réservant le aroit de lui dire quelques dures vérités.Nous pourenasserons l'arrivisme partout ou il niche.Si nous vouions l’autonomie, c'est pour un peuple rénové, digne de la liberté et de parfaire sa destinée.Nous ne vouions pas d'une mocheté de peuple comme aujourd'hui.Il faut qu'un nouvel esprit d’ordre, de progrès et de discipline nous anime.Et cet esprit, nous l’aurons."Partisans d'une action constructive et ordonnée, adversaire du ¦Aiint-jean-baptisme, de la rhétorique piate et vide et de la parlote, nous tenterons d’apporter dans la discussion des idées toute la précision et l'objectivité dont nous sommes capables.Nous éviterons les personnalités et toute mesquinerie.Toutefois, à ceux qui nous attaqueront bêtement et mesquinement, nous répondrons pur des éreinte-ments définitifs dont les victimes conserveront longtemps le souvenir." Comme on le voit, ces jeunes gens ne doutent de rien : il est bien difficile de prévoir où cela les mènera.L’abbé Lionel Groulx Ce n’est pas dans d’aussi brefs commentaires que Ton peut rendre justice à un conférencier de la valeur de l’abbé Lionel Groulx.La doctrine qu’il a prèchée aux membres du Jeune Barreau, samedi midi.le 15, au Château Frontenac, est bien conforme à l’idéal qu’il a toujours défendu, mais on peut dire que l’élaboration en est de plus en plus précise et que les conclusions et les applications qui en découlent se rapprochent davantage des laits, sans pour cela tomber dans le domaine propre de la politique, même de la grande politique.C’est à la fois un mérite et un danger.Il est vrai que l’étoile polaire a dirigé et orienté bien des voyageurs, mais, sans le capitaine et l’équipage de chaque navire, les passagers auraient difficilement pu arriver a bon port.Bien des navigateurs, avec la meilleure volonté du monde, ont fait naufrage : il ne faut pas tous les condamner sans tenir compte de leurs bonnes intentions.M.l'abbé Groulx plane dans des sphères très élevées et risque, en demeurant au-dessus des tentatives, des responsabilités, des initiatives de nos chefs d Etat, présents et passés, de les voir de trop haut pour en avoir une idée absolument exacte.Mais on peut dire que son souci d’impartialité et son grand coeur d’apotre et de patriote le rendent étranger à tout sentiment mesquin : de là le mysticisme conquérant de sa paroie, qui n'aura pas peu contribué à reveiller la nerté des Canadiens-français.On se demande, toutefois, tout en se laissant prendre par la puissance de sa vibrante éloquence, s’il sera jamais possible de trouver une echelle assez longue et assez solide pour faire grimper tout un peuple, déshabitué de l’effort, jusqu’à l’idéal qu'il préconise sans sinquiéter outre mesrue des conditions matérielles dans lesquelles nous avons été a tort ou à raison, amenés à vivre.La magistrale conference de l’abbé Groulx sera publiée, et nul doute que chacun pourra y retrouver des sources précieuses d'inspiration et des vérités de nature a nous faire faire un fécond examen de conscience.On ne peut reprocher au bon chasseur de viser un peu plus naut que la cible à atteindre.• • • L’élection de Son Honneur le maire Grégoire La ville de Québec s’est enfin choisi un maire soutenu par un conseil homogène d'échevins.Après une lutte très chaude de part et d'autre, M.J.-E.Grégoire l’a emporté sur son adversaire, M.Lucien Borne, par une majorité de 2,366 voix sur 14,294 voteurs.Sur les treize échevins qui font partie du conseil municipal, les Québécois en ont élu onze qui avaient promis leur entier appui au maire Grégoire.C’est dire qu’a Québec la politique municipale devra désormais produire des fruits meilleurs que partout ailleurs, au dire même des orateurs qui défendaient la cause du maire Grégoire.Attendons les résultats pour nous engager davantage dans ie domaine des prédictions.Reconnaissons au maire Grégoire un esprit chevaleresque : il terminait son discours, le soir du triomphe, par ces mots : "Il n'y a plus d'amis ni d’ennemis : il n'y a que des citoyens de Québec.J’oublie même les injures de certains jeunes confrères du Barreau.Je n’al plus devant mol que des citoyens en faveur de qui Je veux travailler en coopération avec les échevins que vous m’avez donnés.” JEROME POUR LÉCONOMIE L B Considérez In comjtognip.l'appui do.l'ai auto Voulant faire de l’Oldamobile 1936 une voiture vraiment économique, nous Pavons doté (le nombreuses caractéristiques qui vous épargneront de l’argent de jour en jour—d’année en année.Ces caractère _ s modernes comprennent: • L’éronomiseu r ù vide «l’essence assure plus de millet* au gallon.• Ia'h pistons Anolite élcctrodurcis.• Ia:h culmines d liante eompresaion.• L’étrangleur automatique épargne de l’csscnce.• La carburation descendante avancée.• Le système de huilage sous pression entière.• I.a carrosserie Fisher à toit-tourelle en acier solide.Nous vous invitons i\ conduire un Oldsmobile Six ou Huit afin que vous puissiez mieux juger de tout ce qu’il vous cio nue eu fait de style et de confort—de sécurité et d’iudéfeetibilité.Comparez ensuite les bas prix sur livraison de l'OIdsinohile .et le mode GMAC canadien à 7% qui vous offre des paiements ù tempérament très réduits.Syntonisez le samedi soir, à 9 p.m.JI.N.E., le Radio-Hockey General Motors, PRIX t 4 Ofttï (C«upé 6 ejl.) *ur livraiton i l'mirn», 0«h*wa, Onl.DEPUIS tool romprii nul U fr»t U lk«nc«.Modèles 8 cylindres depuis $1298 à l'usine, üshawa.|C.-A.Lorrain & Fils SAINT-JEROME Grenon Automobile Reg’d SAINT-JOVITE U caossi VOITURE MOIimiE «Mil A loin 76 1 Saint-Jérôme, le 21 février 1936 L'AVENIR DU NORD Page trou H IA Chronique féminine La recherche de l'inspiration Faut-il attendre l’Inspiration, ou t'aller prendre chez elle ?La question se pose facilement mais pour y répondre, c’est autre chose ! Cherchons-la : pas l'inspiration, la réponse plutôt.Procédons par élimination, comme dans les romans policiers.Qu'est-ce que l'Inspiration ?Si vous consultez un dictionnaire anglais, vous trouverez, en tête des différentes définitions : — Action de souffler dans quelque chose.— Celle-là nous convient mal, à moins qu’Albion ait voulu dire : — S'enfler, avec une paille, jusqu’au génie.— Ce ne doit pas être cela.J’aime mieux l'exposé suivant : — Action de faire naître dans l'esprit des idées, des sentiments.— Sans intervention, naturellement, de paille ou de chalumeau.Enfin, nous y sommes ! Faire naître ! C’est donc une nativité ! Quand on habite les bois, on naît seul.Dans les milieux civilisés, le médecin s'amène, ou la sage-femme, ou la belle-maman.Si le médecin, la sage-femme ou la belle-maman sont occupés quelque part ; si ces savantes personnes sont en retard, on vient au monde tout seul avec, dans la pièce voisine, un tas de parents ou d’amis venus, le plus souvent, de loin : on dirait une journée de funérailles.En effet, l’Inspiration, c'est exactement comme cela que ça se passe : elle vient seule, ou l’on s'aide, ou l’on se fait aider.Vous constatez, mes chères lectrices, ou lecteurs, que je procède toujours par élimination.Eliminons encore .L’Inspiration qui vient seule, nous la négligerons aujourd'hui.Elle est d'un domaine mystérieux qui se définit avec des donnés obscures.Et je veux être claire.D’où vient qu’un poète entre en transe sans préambule ?L'encre mouille la plume, la plume mouille le papier, le papier mouille la paupière du poète qui se relit, son capital s’en trouve mouillé.Il a attrapé du génie comme on attrape un rhume.Ou il ne l'a pas attrapé, le rhume ou le génie.Je parlerai de celui qui cherche l'Inspiration, en me servant d’exemples, puisque les définitions me font défaut.Une nuit, raconte quelqu'un, Jules Renard, encore jeune homme, se tenait à sa table de nuit, naturellement, la tète dans les mains, et les coudes sur la table, naturellement.De minuit à l'aube, il avait poussé des soupirs, des jurons, il avait poussé sa chaise, puis sa table, puis des bruits nocturnes.Avant de gagner le lit, en définitive, celui qui raconte ce fait mémorable voit Renard qui trempe enfin sa plume dans l'encrier.L’auteur de “Poil de Carotte" avait écrit enfin sur son fameux papier : — Que c’est beau du caca de cheval.* — Plus tard.Renard aimait à proclamer que l'Inspiration consiste à tremper sa plume dans l'encre ! Francis Carco expliquait dernièrement qu'il n'est pas de ceux qui “s’enferment dans une crèche et n’en sortent que leur bouquin terminé.Il pose un mot, une phrase, un chapitre.Puis il sort, ayant remis au lendemain.On le rencontre dans des cabarets.On dit même qu'il se fait entendre sur la scène de ces lieux d’amusements.Lit-il son dernier chapitre à la canaille, ou joue-t-il de l’accordéon ?Comme il le dit lui-même, Carco est toujours “dans le bain".Il faut comprendre que s’il trouve une baignoire, c’est qu’il l’a cherchée ! J’ai connu un poète bien singulier.Il n’a pas de table de travail, ni de table de nuit.Son clavigraphe ne se fait jamais entendre.Il vaque à ses occupations, les yeux bien droits devant lui.ou ailleurs, tout naturellement.Il ne porte pas de feutre noir aux larges bords, ni de lavallière.Aucun bouquin ne défonce scs goussets.Quelque fois, il sort un petit calepin, y pose une note, comme on prend un numéro.C'est ainsi qu'il écrit mentalement.Joseph Conrad, ancien marin, ne faisait habituellement rien.Sa femme raconte que “ça le prenait subitement".L’inspiration s'emparait de lui comme une colique.Il fallait alors lui apporter “du papier" où qu’il soit, et il écrivait, sans changer de place, jusqu'à ce qu’il eût “fini”.Conrad avait déjà passé trois jours et trois nuits dans son vestibule.C’est là que ça l’avait “pris" soudainement.Un poète assez distingué, tellement fermé que personne ne le connaît, aime à composer avec un air de jazz venu d’un poste de T.S.F.Cette musique, qui n’a aucun rapport avec ce qu’il écrit, ne lui sert pas moins de paravent.Elle distrait, fixe une fleur du tapis ou du papier peint de la muraille.Les plus distraits ne regardent nulle part.Je termine sur un cas particulier.Le poète en question, l’avenir dira ce qu’il vaut, ou ce que vaut sa manière de s’inspirer, cherche Les soins des parents Deux facteurs sont en jeu dans le fonctionnement de l'organisme humain : i'anabolisme, ou accroissement de l'individu vivant, et le catabolisme, ou dégénérescence de 1 individu.• Une quantité suffisante d’aliments appropriés est essentielle à la nutrition, ou, en d’autres termes, un régime alimentaire convenable est a la base même de la santé.Il faut toutefois ajouter que le budget familial est en relation directe avec la santé des membres de la famitle car comment une alimentation convenable peut leur être assurée si l'on ne dispose pas des ressources nécessaires pour acheter les aliments ?Cependant, tel n'est pas toujours le cas et dans nombre de familles qui ont pourtant des revenus suffisants, on rencontre une alimentation bien mal ordonnée.Certaines personnes ne savent pas acheter la nourriture et font une mauvaise application de leurs ressources ; elles ne savent pas choisir les aliments ou encore elles les apprêtent mal.La conduite intelligente des pa rents joue un encore plus grand rôle dans la question de la santé des membres de la famille que les ressources dont ils peuvent disposer car, après tout, bien que l’alimentation soit un facteur important, elle ne constitue pas toute la question à elle seule ; les enfants qui, faute de surveillance de la part de leurs parents, ne prennent pas la quantité de sommeil dont ils ont besoin, ne peuvent jouir d’une santé parfaite C'est durant le sommeil, alors que tout l'organisme est au repos, que l’anabolisme entre en fonction et que se fait la restauration des forces ; c’est pourquoi les périodes de repos doivent alterner avec les périodes d'àctivité.Les enfants requièrent plus de sommeil que les adultes parce qu'ils dépensent une plus grande somme d'energie lorsqu’ils sont éveillés.La santé physique de l’enfant dépend donc des soins qu’il reçoit et il en est ainsi de son développement mental auquel il faut attacher une grande importance ; il faut assurer à l’enfant une vie régulière et bien ordonnée.Les désordres d’ordre mental n’éclosent pas tout d’un coup ; ils sont la répercussion lente de mauvaises habitudes de vie que les parents ont inculquées aux enfants.L’enfant a besoin d'affection mais avant tout il doit être compris.L'affection que certains parents prodiguent à leurs enfants n’est souvent qu'un sentiment égoïste qui entrave chez ces derniers le développement graduel d'un certaine indépendance et d'esprit d'initiative nécessaire à une saine formation physique et morale.Pour questions au sujet de la santé en général, écrire à l'Association Médicale Canadienne, 184 rue Collège, Toronto.Une réponse personnelle sera envoyée par écrit.Votre beauté .SE POUDRER Geste de femmes ?Geste puéril, conventionnel, le plus souvent machinal, qu'elle fait pour cacher un embarras, une timidité, pour masquer une émotion profonde, ou seulement parce qu'elle est femme ! Geste de coquetterie .ou simplement de bonne tenue, car il n’est pas bien porté d'avoir le nez brillant.Qu’elle se trouve dans un salon, au restaurant ou dans le tramway, elle opère avec la même méthode elle ouvre son sac.Elle en retire la l’inspiration sans idée ni sujet préconçu.Il est à zéro.Il ouvre alors boite ou le sachet, prend la petite un livre, n’importe lequel, que ce soit un recueil de poèmes, un almanach, des recettes de cuisine, un horaire de chemin de fer.Puis il laisse son regard errer sur les mots, errer à ce point qu’il ignore le sens des phrases.Les mots, ainsi isolés, gardent leurs significations intrinsèques et leur abondance l’inspire.Sans recourir au dictionnaire, cet amateur de mots se trouve parmi les mots.Ces mots s'enchevêtrent, comme les couleurs d’un caléidoscope, jusqu’à ce qu’une idée se montre le bout du nez.Cette idée, il s’en empare et la garde avec bonheur.Elle lui sert de point d’attaque.Notre poète est alors en pleine inspiration.L’on peut être parmi les mots ainsi que dans la rue parmi la foule.MARYSE.Février 1936 Faits et glanes La reine Elisabeth de Roumanie “Carmen Sylva”, fut également musicienne.poète et peintre.On a d’elle de merveilleux missels, un Evangile délicieusement orné et dans la manière archaïque.Elle a traduit en allemand des oeuvres de Leconte de Lisle, de Hérédia et de Richepin.Elle lisait les classiques italiens et anglais.Mais c’est en français qu’elle a écrit son bel ouvrage : “Pensées d’une Reine".• * * L’amour des bêtes est très développé en Suisse.A Genève on offre des arbres de Noël aux oiseaux.On place sur le bord des fenêtres de minuscules sapins auxquels on attache des noix et des biscuits.Les becs affamés par l’hiver savent bien les trouver parait-il.* * * VRAIE PREUVE D’AMITIE Le duc d'Orléans, qui devait devenir Louis-Philippe, demanda, un jour, au banquier Laffite, pour qui il avait beaucoup d’amitié : — Si j’étais roi, que pourrais-je faire pour vous ?— Monseigneur, répondit Laffite, vous me nommeriez votre fou.afin que je puisse vous dire la vérité.EXACTITUDE ET CONCISION Sous ce titre une revue anglaise pour enfants a organisé un concours à l’usage de ses lecteurs.Ceux-ci devaient répondre a la question suivante : "Comment faudralt-U appeler un négrillon affamé qui aurait mangé son père et sa mère." La plupart des réponses furent exprimées par les mots : parlcide, assassin, canibale, anthropophage, monstre, gredin, etc.Mais, le jeune Mac Grlmsly, qui obtint le prix, avnlt expliqué simplement : „ ., , "Le négrillon affamé qui a mangé son père et sa mere doit être appelé : orphelin." Voilà au moins un petit gars qui ne se pale point de mots ! Pensées “Les bons mouvements ne sont rien, s'ils ne deviennent des bonnes actions.” Joubert.* * * “Soyons comme l’oiseau posé pour un instant Sur des rameaux trop frêles qui sent plier la branche et qui chante pourtant.Sachant qu’il a des ailes” .Victor Hugo.* * * Le courage a plus de ressources contre les disgrâces que la raison.Vauvcnargucs.• • * La raillerie est un discours en faveur de son esprit contre son bon naturel.Montesquieu.houppette de cygne avec sa main droite et tient, de sa main gauche, à la hauteur de son nez, la glace ordinairement accrochée à l'intérieur de son sac.La position prise, il s'agit de “s’enfariner” le minois sans enfa-riner sa toilette.Alors, elle secoue légèrement la houppette : l’excès de poudre tombe sur le tapis du salon ou elle est en visite, ou bien, si elle est en autobus, tramway ou train, le nuage parfumé s’en vient blanchir le veston du monsieur assis à côté d'elle.Et maintenant, elle peut, sans crainte, se refaire un teint lisse.Adroitement, comme une chatte qui se débarbouille, elle glisse, en un geste qui caresse, le tampon léger sur les ailes palpitantes du nez .puis sur les joues, le menton.Un peu sur le front.Elle penche la tète a droite, à gauche, lève légèrement le menton : la glace n'est pas grande et ne permet pas de voir tout le visage à la fois ! Là voilà qui est fait.Il ne lui reste qu'à enlever, du bout du petit doigt, la poudre qui, chemin faisant, s’est accrochée aux cils et aux sourcils, qu'à tirer un peu sur les mèches de cheveux frisés qui sortent du chapeau en avant des oreilles, et la femme peut relever le front.EU remet le sachet dans son sac, ferme ce dernier.Une chiqueijaude sur la blouse et le revers de ia jaquette.C’est fait.Une femme, deux femmes.vingt femmes.Toutes les femmes se poudrent de la même façon, avec les mêmes gestes, les mêmes attitudes.et, il faut le dire, le même charme !.JAMAIS TROP JEUNE POUR APPRENDRE S plustaro.toi aussi TU £N FERAS.SIfUTE.SOUVIENS TOUJOURS laMAGIC H AM AN, PUIS-JE T'AIDER?'y ru FAIS DE SI SONS GATEAUX, MAMAN.OUI.MIGNONNE PASSE-MOI CITTE BOÎTE DE POUDRE À PATE MAGIC’ Fabripfe tu Ciuëi NE RISQUEZ PAS D’INSUCCES .• Suivez les conseils des chefs experts en pAtisseric au Canada, et servez-vous de la "Magic”; on est toujours certain d’un bon résultat avec ccttc fa- meuse poudre A pâte, les gAtcaux sont délicieux, légers et levés A IKiint."Magic” est très économique, il en entre pour moins de dans un gâtcuu.Ajoutez-cn une Initie il votre commande d’épico-ric»—aujourd’hui.BRIOCHES AUX RAISINS PAIN BLANC GATEAU A CAFE , : g : ¦ 5 III ill üiü 40 WAir w wn Fabriquées au Canada ELECTRIC CO., Limited POWER pany ¦.-V ’ « STANDARD BRANDS LIMITED Fraser Ave.Sc Liberty St., Toronto.Ont.Veuillez m'envoyer tftatultcmcnt le “Llrre Culinaire du Levaiu Royal**.Nom.Ville ProY.VIEILLIR Vieillir, se l’avouer à soi-même et le dire, Tout haut, non pas pour voir protester les amis, Mais pour y conformer ses goûts et s'interdire Ce que la veille encore on se croyait permis ; Avec sincérité, des que l'aube se lève, Se bien persuader, qu'on est plus vieux d’un Jour.A chaque cheveu blanc se séparer d’un rêve Et lui dire tout bas un adieu sans retour : Quand l'amour fuit devant nos hivers et nos rides Comme un oiseau frileux, ne nas s'en désoler ; Et même s'il revient en des retours rapides Et nous sourit encor le laisser s'en aller ; Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame, Frier et faire un peu de bien autour de soi ; Sans négliger son corps, parer surtout son âme, Chauffant '’un aux tisons, l’autre à l’ancienne foi ; Puis, un soir, s'en aller sans trop causer d’alarmes.Discrètement, mourir un peu comme on s'endort.Et qu'ils ne sachent que plus tard ce qu'est la mort ! Pour que les tout petits ne versent pas de larmes.Recettes éprouvées FEVES Les fèves sèches sont une source bon marché et appétissante de protéine et devraient être employées comme le mets principal d'un repas pour remplacer la viande plutôt que pour remplacer les pommes de terre.• • * TIMBALE I)E FEVES 1 tasse de fèves, 3 cuillerées à soupe de beurre, 1 boite No 2>/2 de tomates de qualité régulière, 2 tasses de flocons de maïs (corn flakes), l'/a cuillerée à thé de sel.Faites tremper une tasse de fèves toute la nuit.Faites-les cuire jusqu'à ce qu elles soient tendres.Ajoutez le beurre fondu, les tomates et les assaisonnements.Incorporez les flocons de maïs.Versez dans une tourtière beurrée et faites cuire dans un four à feu modéré jusqu'à ce que ce soit doré.Suffisamment pour 4.CIIAUDRONNEE DE FEVES 2 tasses de feves, 2 carottes coupées en dés, 2 petits oignons, en dés, 2 pommes de terre de grosseur moyennes, en dés, 3 cuillerées à thé de sel, 1 boite No 2*.^ de tomates de qualité régulière, > 2 tasse de lard gras de porc salé en dés ou 2 cuillerées à soupe de graisse de baeen.Poivre, sel de céleri.Faites tremper les fèves toute la nuit dans deux pintes d'eau.Faites-les cuire avec le lard salé jusqu’à ce qu'elles soient presque tendres.Ajoutez les légumes et les assaisonnements une demi-heure avant le temps de servir.On peut se servir de légumes cuits ; dans ce cas on ne doit les ajouter que juste le temps de les faire chauffer avant de servir.Suffisamment pour 6.PAIN DE FEVES 4 tasses de fèves cuites, 1 tasse de chapelure de pain, 1 cuil'erée à thé de sel, 2 cuillerées à soupe de catsup aux tomates, 1 oeuf (bien battu), Un peu de poivre.Ecrasez les fèves.Ajoutez les autres ingrédients dans l'ordre énuméré.Faites cuire dans une poêle graissée pendant 30 minutes.Servez chaud avec de la sauce aux tomates.Suffisamment pour 6.TIMBALE DE FEVES ET MAIS 1 tasse de fèves, 1 petit oignon.2 tasses de maïs en boite, >/2 piment vert.Triez les fèves, lavez, couvrez-les d'eau froide et faites-les tremper toute ia nuit.Faites mijoter jusqu’à ce qu elles soient tendres.Remplissez une tourtière de couches alternatives de fèves et de maïs.Saupoudrez chaque couche de sel, d’oignon et de poivre.Couvrez le dessus avec une chapelure de miettes de pain beurrées et faites cuiro au four pendant '2 heure à une température de 325 degrés F.Suffisamment pour 6.RIEN NE REMPLACE LES “MATIÈRES INASSIMILABLES” NATURELLES Indispensables pour corriger la constipation* On reconnaît généralement la gravité de la constipation Mais trop souvent on se drogue avec des cathartiques violents qui engendrent la constipation chronique.Le moyen naturel de corriger la corv Mipation ordinaire, c'est de s'attaquer à la cause du mal, qui est généralement le défaut de “matières inassimilablcs'* dans les repas.Comment absorber ces "matières inas-similablcs"?Les fruits et les légumes en contiennent, le son en a davantage.Le produit le plus demandé dans ce genre, c'est le Son Ali.-Bran Kellogg.Les “matières inassimilablcs” du Son Au.-Bran agissent doucement.Le Son All-Bran renferme aussi des vitamines B et du fer.Cette savoureuse céréale est un aliment salutaire.Serves quotidiennement du Son Ai.l-Bran, avec du lait ou de la crème, ou encore cuisiné dans les mets.Deux cuillerées à soupe de Son AllBran, tous les jours, corrigent ordinairement la constipation causée par le défaut de “matières inassimilablcs”.Si ce traitement ne réussit pas, consultez votre médecin.I.c Son All-Bran stimule doucement l'organisme interne.Dans toutes épiceries.Fabriqué par Kellogg, à London, Ontario •Lu constipation — Saint-Jérôme depuis 34 ans COIN DES PROFESSIONNELS AVCXAI AVOUAI
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