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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 29 mai 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1936-05-29, Collections de BAnQ.

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CHKNIKR WJ 1897-1936 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS G 1897-1936 “LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : S2.0Q par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié IMPRIMERIE J.-H.-A.i.amt.i.*, Limitée Saint-Jérôme iJHii.i.a QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 22 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI.29 MAI 1936 Le Canada et l’immigration Cette question est d'une perpétuelle actualité et, dans le moment, d’une gravité qui ne doit pas nous laisser Indifférents.L’honorable Arthur Sauvé a prononcé au Sénat, le 12 mai, un discours sérieux sur ce sujet important.Il a même proposé la motion suivante : Le Sénat, tout en reconnaissant la nécessité d'utiliser notre immense territoire suivant un plan d'exploitation et de peuplement rationnel, est d’avis que : (a) l’Immigration au Canada doit se faire avec la plus grande prudence, de façon à protéger nos traditions, à fortifier nos Institutions et aussi à ne pas compliquer nos problèmes nationaux ni aggraver particulièrement ceux de l'agriculture et du chômage ; (b) le rapatriement des Canadiens émigrés devrait être efficacement encouragé avant toute autre immigration ; (c) l'émigration des Canadiens naturalisés devrait être régie de façon à la réduire le plus possible, sinon à la prohiber.” Que l'immigration ait été justifiable et utile à notre pays, c'est admis, mais nous disons que, de notre temps, elle n’est plus désirable et pourrait même créer chez nous une situation inquiétante.En principe, nous croyons que le Canada a besoin du concours de l'immigration pour prospérer, exploiter ses grandes ressources naturelles et travailler à l'accroissement de la richesse nationale ; pour, aussi, nous aider à porter le poids de la dette et des lourdes obligations d’un pauvre budget, conséquences de la guerre.D’un autre côté, ce qui n’est pas moins évident, c'est que l’immigration comporte plusieurs dangers pour notre pays.En effet, si nous n’y prenons garde, le Canada peut être facilement envahi par des individus peu désirables et au point de vue moral et au point de vue physique.Combien de rebuts des autres pays, combien de rastaquouères, d'hommes et de femmes tarés, portant dans leur corps et leur esprit la trace ineffaçable de vices incurables, combien de ces gens sans aveu ne demandent pas mieux que de fuir la loi de leur pays aussi bien que le mépris de leurs concitoyens pour venir tenter fortune en Amérique, notamment au Canada où ils espèrent cacher leurs souillures, voiler leur passé et se refaire une réputation superficielle.Nous voulons bien aider à la réhabilitation des malheureux et des misérables du genre humain, mais non pas au détriment de la nation canadienne.Or, c’est un danger sérieux qui menace notre population si nous ouvrons les bras à une telle immigration.Les Etal.-: Unis, qui en ont souffert, l’ont enfin compris et sont maintenant d'une extrême sévérité dans le choix des immigrants qui veulent pénétrer chez eux.Le devoir de notre gouvernement est donc de trier sur le volet les étrangers qui entrent chez nous dans l'idée d’y rester.Mais cette question a un aspect nouveau et devient un grave problème à cause de la pénible situation où la crise économique nous a jetés : le Canada compte un million de chômeurs ! Ne serait-il pas insensé d'ouvrir toutes grandes nos portes à des milliers d’étrangers qui viendraient accroître le nombre de nos sans travail ?Il y en a pourtant qui, tout en reconnaissant que le gouvernement doit restreindre le courant immigrateur, se montrent favorables à la venue de nombreux sujets britanniques dans notre pays.Du point dç vue anglais cela se comprend, mais du point de vue canadien l’immigration britannique en masse n'est ni souhaitable ni défendable actuellement.Nous lisions dans les journaux quotidiens, ces jours-cl, que le président de l’Empire Migration Settlement Group, M.Schonegevel, arrivera au pays bientôt.Il viendrait étudier un projet d’établissement de 500 familles anglaises au Manitoba.Nous croyons le gouvernement King assez clairvoyant et national pour ne pas sacrifier les intérêts canadiens aux intérêts de l'Angleterre.Parlant de l'Empire britannique et de l’émigration, un journaliste français écrit que comme moyen d’atténuer le chômage, les Anglais ont naturellement envisagé la reprise de l’émigration, qui avait eu autrefois une si heureuse influence sur le développement industriel de la Grande-Bretagne et sa prospérité.Ce sont, en effet, des colons anglais qui ont peuplé le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, et qui, en même temps qu’ils allégeaient le marché du travail dans la métropole, devenaient, au delà des mers, ses meilleurs clients.Mais ce temps est fini.Serait-il possible de le faire revivre ?C’est pour cela que le gouvernement britannique vient de créer une Commission de l’émigration chargée d’étudier toutes les questions relatives à l’établissement des colons anglais dans les possessions et Dominions britanniques.En plus des fonctionnaires et des personnalités parlementaires, elle comprend des représentants du monde universitaire, diplomatique et militaire, spécialisés dans les questions coloniales ; enfin, un représentant au Conseil général du Congrès des Trade Unions et un représentant d’une grande industrie impériale, l’industrie chimique.Le problème est complexe.Si l’on réussit à faire revivre l’immigration dans les terres d'empire, elle se fera dans des conditions toutes différentes de celles d’avant 1929.Les Dominions n'ouvrent pas volontiers leurs portes à de nouveaux venus, d'autant plus qu'ils souffrent de la crise.Ce n'est pas le moment de demander de la main-d'oeuvre et des colons, alors que ceux qui sont sur place ne peuvent pas vivre.Ce que veulent les promoteurs d’une politique énergique de l'émigration, ce n’est pas susciter des vocations coloniales ; il faudrait trouver le moyen de réaliser un programme définitif pour des transferts de populations.En somme, “Ils conçoivent l’émigration, non pas comme une infiltration lente et sûre d'individus Isolés, mas comme l'établissement au loin de nouvelles communautés complètes.La réalLsatlon d’un tel projet envahisseur ne peut nous être imposé.LETTRE DE QUEBEC Ils ont tiré les marrons du feu S’il est vrai que toute maison divisée contre elle-même périra, l'alliance, ou plutôt la mésalliance, jJupiessis-Gouin ne saurait durer longtemps.Alors que la droite fait bioc solide sans aucune défaillance, la gauene esi soumise à des tiraii-lemenis qui sont 1 indice d'une dissolution certaine.Des scènes de famine ont donné lieu au fameux article de la ’’Province’’ et conduisent le couple hybride vers une rupture définitive.Et cela ne va pas sans qu'il y ait de la casse.Les jeunes huitiuberius qui ont nom jeunes Patriotes et qui font le dia-Die pour nous prouver qu’lis sont »es seuis a aimer la patrie et se rendre intéressants, en tiennent mordicus pour la fidélité conjugale, meme en politique.Leur reunion recente au Parc Lafontaine, où ils ont vide leur sac et soulagé leur démangeaison de paroles et d'actions pseuao-patnotiques, n’avait uautre but qu'une tentative de cfiantage contre l’aile libérale de l'actionnisme, et les libéraux qui, pour un succès passager, se sont lourvoyes dans la mare au toris-me, commencent a se rendre compte qu’ils se sont mis dans de bien mauvais draps.seraient, prêts à le jeter par dessus bord, lui et les quelques égarés qui l’ont suivi.Dès que se fit la fameuse alliance, tous les hommes d’expérience sans exception dirent qu’il faisait le jeu des conservateurs sans savoir que cette prédiction se réaliserait à la lettre.Il doit en avoir l’âme remplie d’amertume.Ce n’est sûrement par M.Paul Gouin qui se t.-ouvera enchanté d’avoir aidé à fortifier l’esprit tory dans la province de Québec.Cet esprit tory, il le sait fort bien, c’est l’esprit d’étroitesse, c’est la constipation du coeur, c’est l’exploitation du préjugé, c’est la peur de l’idée et de ta pensée, c’est le recul, la marche en arrière.Le tory est un naïf ou un hypocrite-né, c’est-à-dire ou un imbécile ou un fourbe politique.Chaque fois qu’un pays a été dominé par cet esprit, il s’est enfoncé dans une sorte de bourbier économique, social ou moral.Dieu garde un jeune pays de cette attitude réactionnaire qui paralyse ses meilleurs moyens d’action et le rejette dans la catégorie des arriérés ! Lettre de Montréal CEUX QUI PIEUSEMENT.De Jeanne d’Arc à Dollard Des Ormeaux — Le vrai patriotisme et le patriotisme idiot •— Un article qui a fait son chemin — La guerre et la paix — Les lions marins — Le Kano Maru — Le castel de Colleen Moore — Le supplice de la “Trépaniération” — Mesure à notre taille (2) — L'indianisme renaissant.M.Gouin, qui a des qualités de penseur, sait fort bien ce que nous _ voulons dire.Quand nous lui disons M.Paul Gouin.qui n’est pas bète’que M.Duplessis le tient à sa merci, et qui répugné a certaines roueries que M.Duplessis veut faire de lui sa conjugales, a sûrement eu, depuis xe aeout ae ia session, des mouve menis ae repentir.S il en est un aont la bonne loi a été surprise, c est bien lui.Imbu de la these nationaliste, 11 s’était imagine, dans sa candeur de jeunesse, que les nommes auxquels il liait son sort mettraient le pays avant le parti, il s'aperçoit maintenant que les bleus camoufles, qui se sont lait enre à son ombre, .avec son nom et avec son programme, tendent de tout leur coeur et ae toute leur ame à castoriser la colline parlementaire.Avec quelques fidèles compagnons qui ont été récemment en uutte aux injures des veaux et moutons bêlants de la jeunesse patriote, il voudrait revenir en arriéré, reprendre sa liberté perdue, afin de mieux travailler à la caqse qu'il avait embrassée d’enthousiasme.Mais ce retour est difficile.A peine son groupe montre-t-il quelque vel-leite d'indépendance, que la section tory du parti convoque des assem-olees, lance des cris, fait du tapage, menace, hurle, fait des colères.Les Jeunesses Patriotes, qui ne sont pas pius patriotes que vous et moi et qui ont d'excellents poumons, ont été creees pour ça.On n'a donc pas fini de s’engueuler dans la galère ! Ce qui inquiète le plus le parti Gouin, c’est que Dupiessis et ses ianatiques lieutenants bleus, les Grégoire et les Hamel, qui sont de faux nationaux et des sectaires par dessus le marché, manoeuvrent de tout leur pouvoir pour provoquer de nouvelles elections et lancer dans la mêlée des bleus authentiques qui, softs des noms d’emprunt, se présenteraient dans tous les comtes et pourraient, dans l’espoir du chef de l'Opposition, déborder complètement l'aile libérale et former une majorité conservatrice.C’est le rêve de M.Duplessis de réaliser ce mouvement tournant.Jamais tactique ne fut plus hypocrite.C’est surtout la partie tory de l’Opposition qui a exploité de façon dégoûtante les préjugés religieux, nationaux et autres, et qui a entraîné les bonnes âmes et le clergé dans les compromissions politiques.C'est elle encore qui a ressuscité chez nous les Ignobles procédés de la lutte démagogique, procédés qui ne sont ni dans l’esprit ni dans l’attitude libérales.C’est elle qui conduit le bal depuis le début de la session et qui laisse dans l'ombre les libéraux auxquels elle doit la force numérique de la gauche.Et c’est elle, enfin, qui tient toutes les ficelles par lesquelles elle entend faire mouvoir les actlonnistes sincères comme de simples polichinelles.Notre pays est un pays britannique, c’est vrai, niais il est aussi et avant tout le CANADA.Il ne faut pas oublier que c’est de notre Dominion lui-même que doit venir toute initiative à cet égard.Jusqu’à présent tous les programmes financés par l’Etat, en Angleterre, pour établir à grands frais des colonies d’émlgrants ont échoué complètement.Des projets dans le même dessein, émis parfois au Canada ___ rappelons-nous le gigantesque scheme du général McRea, alors député conservateur aux communes — sont restés caducs et sans suite, même au temps de la prospérité.L’Angleterre comprendra sans doute qu’il vaut mieux renoncer à son programme d’émigration en masse et compter sur le retour, dans les pays d'empire, de meilleures conditions économiques.Le gouvernement canadien saura protéger notre pays contre une Immigration, d’où qu’elle vienne, qui ne pourrnit qu’agraver le malnlsc économique dont nous souffrons et compromettre la vie même de la nation canadienne.JEP.Dès lors, il arrivera ceci que, dans une prochaine lutte électorale, que ce soit dans deux ans, ou dans trois ans ou dans quatre ans, c’est encore le clan tory qui tiendra le levier de commande de l’Opposition, qui disposera des fonds du parti et qui sc Jouera des plans de M.Gouin comme un chat jouant avec une souris.M.Gouin, plus profond, plus sérieux, plus foncièrement consciencieux que M.Duplessis, plus intelligent probablement, ne peut, pas s'astreindre à toutes les petites manigances d'un parlementaire rompu à la tactique partisane.Il sent bien que pour lui la lutte est inégale ; il n’est pas sur son terrain.Il ne peut que constater que c’est lui qui n tiré les marrons du feu.Fils et petits-fils de grands libéraux, entré dans la politique pour rellbérallser le parti, disait-il, lui qui n’avalt cessé d'être libéral et qui, un jour, fit des démarches pour se présenter dans le comté de Portncuf comme candldnt de M.Taschereau, il se sent évidemment humilié de compter pour si peu, après avoir déclanché lui-même un mouvement et avoir conduit à la Chambre des hommes qui n'auraient Jamais été élus sans lui et qui, aujourd'hui, chose, que M.Duplessis ne veut les élections que pour faire élire des tories, il sait encore ce que nous voulons dire, et les autres libéraux qui l’accompagnent le savent aussi.Par bonheur, le fossé se creuse de plus en plus entre les deux groupes qui composent l'actionisme, et ces deux groupes, s’ils continuent, tomberont ensemble dans ce fossé ou plutôt cette fosse, qui n'est pas une fausse d'aisance.A.K.T.Par André-R.BOWMAN Ce joli mois de mai nous apporte sur ses vagues de chaleur tempérée des effluves de patriotisme.La France a célébré dimanche la fête de Jeanne d’Arc, avec ou sans Plum-Pudding et le Canada l’anniversaire de Dollard.Les querelles intestines n’ont pas empeché les vrais patriotes de communier ensemble devant les statues de ces grandes figures nationales.L'abondance des discours a été Impuissante à noyer le petit frisson de fierté nationale qui a passé dans le coeur.On a le droit d’etre fiers de grands ancêtres, mais à condition d’essayer, dans la mesure du possible, de s’élever à leur niveau.Et le patriotisme qui rafraîchit les coeurs n’a rien de commun avec les passions à bon marché qui sont l’apanage de quelques hurluberlus.Il faut savoir distinguer le mai patriotisme du faux, et le sain, du mauvais.Il est inutile de s’étendre à perte de vue sur ce deuxième sentiment.Qu'il suffise de dire qu’il a généralement les effets contraires de ceux qu’on attend.C’est ainsi qu'un article Idiot d'une feuille éphémère qui est censée représenter des super-quel-que chose, a donné matière à des critiques' acerbes d'une revue de Toronto.L’article périodique a été reproduit dans une des premières revues de Londres qui se borne à reproduire les commentaires de son confrère ontarien.Et les lecteurs peuvent être certains qu’un tort Immense a été ainsi causé à l’idée BILLET D’OTTAWA Par PERTINAX Qui aura un pleur pour la coin mission canadienne de la radio ?Car elle disparaîtra.Le rapport de la commission parlementaire qui vient d'être déposé en chambre lui donne le coup de grâce.Une législation sera présentée Incontinent qui donnera suite aux recommandations du rapport.Une corporation sera constituée qui se composera d’un conseil de régie de neuf membres, d’un gérant général et d’un gérant général adjoint.Les membres du conseil de régie, — ou gouverneurs ainsi qu'on se plaira à les désigner, — représenteront les diverses parties du Canada.Ils seront choisis, sans doute, en des occupations différentes.Le rapport précise qu’ils devront être larges d'esprit et aptes à aborder avec intelligence et compréhension le problème de la radiodiffusion au Canada.Le gérant général devra posséder la plus grande expérience possible au point de vue technique.Mais ses qualités personnelles ne sont pas moins importantes, car le succès dépend d'abord du courant qu’il saura établir entre lui et le public.Il ne sera pas moins exigé du gérant général adjoint car on suppose que celui-ci aura la haute main sur le réseau français.Et là, plus encore que les connaissances techniques, il faudra du jugement, du tact et une parfaite compréhension.Sans compter que le titulaire devra, à l’occasion, user de poigne.On note, incidemment, que le gérant général sera nommé par ordre en conseil.Rien n'est spécifié dans le rapport au sujet de l’adjoint.Matsuos représentants devront insister pour qu’il soit sur le même pied que le gérant général et qu’il ait la même liberté d’action.Sans quoi sa position serait vite intenable.La nouvelle corporation est pratiquement calquée sur la British Broadcasting Corporation et jura les mêmes pouvoirs.Outre ce qui concerne la radiodiffusion, elle aura les droits et privilèges d’une personnes légale.C'est-à-dire qu’elle pourra, par exemple, acquérir des propriétés.L’intention, éventuellement, est de créer un réseau strictement national.Mais cela prendra du temps et de l’argent.La commission reprend Ici a son compte la conclusion de l'an dernier.Mais, entretemps.les postes privés sont tolérés.La nouvelle corporation, toutefois, aura pleine autorité sur eux.Il lui sera loisible de contrôler les émissions, de nature politique ou autre, les annonces qui accompagnent les divers programmes.Et s’il convient à la corporation de prendre possession de tel poste privé, elle ne sera tenue à aucune compensation sauf le juste prix d’achat.De même dans le cas d’un changement de fréquence.Les postes privés, strictement, n'ont aucun droit exclusif.Pour toutes ces fins, il sera loisible à la corporation d'emprunter de l'état une somme ne dépassant pas un demi-million de dollars.Tous les efforts devront tendre à agran dir le rayonnement du réseau actuel.Le ministre, en l’occurrence M C.-D.Howe, devra prendre conseil de la corporation dans toute mesure concernant la radio.Et il est prévu que le contact le plus étroit sera maintenu entre le ministère et la corporation.Une attention spéciale est portée aux émissions de nature politique.Ceci à la suite du scandale de ”M.Sage", un programme injurieux qui n’aida en rien la cause conservar-trice au cours des dernières élections.Certaines émissions de ce programme, on ne l’ignore pas, parvinrent des studios de la commission à Toronto.De ce fait, et des divers témoignages entendus, le rapport conclut qu’il y eut relâchement dans l’administration des affaires de la commission.C’est le moins qu'on puisse dire.De nouveaux règlements seront institués pour l’émisson de discours politiques.Il sera désormais loisible à la commission de répartir les heures entre les divers partis et les divers candidats.Et plus d’émission, dorénavant, le jour même d'une élection, non plus que durant les deux jours qui précèdent.Il ne sera plus permis, non plus, de présenter une opinion politique sous forme dramatisée.Et chaque parti devra prendre entière responsabilité des émissions faites en son nom.Incidemment aussi, les émissons politiques devront être payées d’avance.On sait que le parti conservateur et M.Bennett obtinrent facilement crédit de la commission.Il fut révélé devant la commission parlementaire qu'il y eut pendant plusieurs mois une note de vingt mille dollars en souffrance au nom même de M.Bennett.Pour faire droit à une demande qui semble fort justifiable de la part des compagnies de téléphone, le rapport recommande qu’une part des émissions leur soit réservés de même qu'aux compagnies de télégraphe.L'entente sera établie de façon encore plus étroite entre la corporation et la Presse Canadienne pour la radiodiffusion des nouvelles.La presse Canadienne proposa à la commission parlementaire de fournir gratuitement des nouvelles pour diffusion quatre fols le jour.Ceci pour faire contrepoids aux émissions de postes américains qui se font de plus en plus fréquentes.On cite divers noms pour le poste de gérant général de la nouvelle corporation.Parmi les plus en vedette, toutefois, il y a le nom du major Gladstone Murray, un Canadien qui organisa la British Broadcasting Corporaton, et le nom de M.Brophy, autrefois gérant de Marconi à Montréal et qui s'est fait une belle réputation à New-York comme gérant de la National Broadcasting Company, l’ortinax.eanadlenne-françalse, modérée ou pas.C’est la un exempie éclatant ues meiaits du patriotisme "a la noix de coco".SI, au dire de quelques-uns, ce ‘ stupiue XiXième siecie n'a pas lait progresser d un pas i numamte on peut être certain par ailleurs que 1e "brillant XXlème” a tait progresser 1 mnumunlté de plusieurs pas.Témoins : la guerre de 1914 et la course aux inventions destructives.pour ne parler que de ceux-là.La prochaine guerre sera si ter noie qu u faut 1 éviter à tout prix, u aeclare le general Pouüeroux, an cien commandant des defenses ae Tiennes ae Pans.Comme de juste, îes paroles au general ont ete plus ou moins lnflaelement rapportées par les journaux.On a voulu voir uans cet ancien combattant un pa-cinste, sinon un deiaiUste.Pourtant le général Pouderoux, que votre correspondant a longuement interviewe, n a rien de l’iaea-nste bêlant.C'est au contraire un réaliste.Et s’il a fait à Toronto, a Ottawa et a Montreal une tournée de propagande avant d’aller aux Etats-Unis, c'est pour tâcher de ré veiner l'opinion publique, afin de pouvoir appliquer, le cas échéant, ues sanctions totales seules capables de prévenir un conflit.Lopinion de certaines feuilles n'a pas empeché plus de 6000 personnes üe se rendre au Marché Saint-Jacques pour entendre le général Pouüeroux, dimanche après-midi.La guerre en dentelles est une chose au passé.La guerre moderne est a la fois technique, militaire et économique.Poursuivie jusqu'au bout, elle aDoutirait au désastre, au suicide.C'est pourquoi, on ne saurait négliger la puissante arme des sanctions et du blocus.Mais chose curieuse, les mêmes feuilles qui affectent de tourner en.ridicule le général “pacifiste et homme de gauche”, sont les premières à s’élever contre l’idée des sanctions économiques.Le vieux dicton reste vrai : on donne plus facilement le sang.des autres que son propre argent.Ce qui est une façon malpropre de faire Hara-Kiri.• • • Le sujet est inépuisable : Au XXième siècle on passe sans transition de l’aéroplane au lion marin.Le lecteur se demandera peut-être à quoi peut servir cet amphibie, si ce n’est à fournir une fourrure.Erreur, trois fois erreur.Et pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire l'histoire ahurissante que votre correspondant.va vous conter.Au moment le plus grave du péril sous-marin allemand, les autorités britanniques ne savaient plus à quels saints se vouer, quand un jour entra dans les bureaux du N.I.S.un zoologiste distingué.Il apportait un plan de repérage des submersibles ennemis.L’Amirauté resta quelques instants sidérée.Le zoologiste proposait simplement de se servir de lions marins pour repérer les sous-marins.Et la chose la plus curieuse est que l’Amirauté accepta de tenter l’expérience et que celle-ci eut des résultats supérieurs à tous ceux atteints précédemment par des instruments de précision.La nature avait battu l'homme ou l’homme l’avait battue.Comme on voudra.Le sens auditif des lions marins est, parait-il, extraordinaire.Votre correspondant ne demande pas aux lecteurs de Saint-Jérôme de le croire, mais il assure que l'histoire est authentique.Elle est officielle, depuis quelques jours.Mais elle n’a pas encore transpiré jusqu’au Canada.Le lion britannique utilisant des lions marins ! C'est bien le comble du comique, n’est-ce pas ?• • • Madame Chrysanthème existe peut-être encore, mais certainement "les petits nains japonais, carricatures jaunes des Européens", comme disait si intelligemment feu Pierre Loti, ont cédé la place à des gens qu’il serait dangereux et bête de mépriser.Les dernières traces de médiéva-lisme n’empêchent pas les japonais de construire des cargos qui font "la pipe" aux plus rapides bateaux à voyageurs.C'est ainsi que le Kano Maru, premier navire japonais qui ait touché Montréal depuis un quart de siècle a mis 16 heures et y2 au lieu de 19 pour se rendre du port de la Métropole jusqu’à Pointe au Père, ce qui est évidemment un record.Presque 18 noeuds et pour un cargo ! • • • Colleen Moore l’ancienne artiste bien connue de cinéma a prêté son merveilleux castel miniature à un groupe montréalais pour des fins charitables.Cette oeuvre d'art unique, ce chateau Uliputlen sera exposé à partir de mercredi chez Morgan.On peut être sûr que tout Montréal versera son obole pour admirer ce chcf-d’oeuvre.Et si Colleen Moore a beaucoup péché, il lui sera certainement NOS COLLABORATEURS L'Avenir du Nord s'efforce de fournir, chaque semaine, à ses lecteurs une lecture variée et instructive.On saura gre à la direction de faire de notre Journal un organe sérieux et bien renseigné.Nous sommes fiers d’avoir comme collaborateurs des journalistes de valeur tels que MM.Jean-Marie Nadeau.Andre-R.Bowman, Pertlnax, Maryse.Céliber ; de plus une lettre hebdomadaire de Québec complète l'information politique de l’Avenir du Nord.Les rubriques de chacun de nos numéros couvrent des sujets divers: littérature, politique Intérieure, politique étrangère.Information religieuse.chronique féminine, chronique agricole, hygiène, beaux-arts, sports, nouvelles générales, etc.Nous ne nous arrêterons pas dans la vole du progrès et nous continueront, avec l'appui et le concours de nos ubonnês, d’ajouter sans cesse à l’Intérêt de notre Journal qui, après quarante ans d'existence, est plus vigoureux que Juniuls.La direction.MELI - MELO M.RENE TIIEHEKGE PRESIDENT DU CLUB DE REFORME Me René Théberge a été élu président du Club de Réforme, à l’assemblée annuelle marquée par le plus grand enthousiasme.Il succède à Me G.-Gordon Hyde et son terme coïncide avec le début du 2e quart de siècle d’existence du club aans l'immeuble qu’il occupe actuellement rue Sherbrooke ouest, Montréal.Les autres officiers choisis sont : MM.D.-A.Campbell, 1er vice-président ; Charles David, 2e vice-président ; Pierre Décary et John-W.Long, secrétaires, et Philippe Brais, trésorier.Le bureau des directeurs se compose du président, des deux vice-présidente, du trésorier et des hon.Victor Marchand et Gordon Scott et de MM.R.-A.Brock, S.Ogulnick et Fred-T.Collins.M.Maurice Cas-teran est maintenu dans ses fonctions dt gérant.Le Club de Réforme fut fondé en 1896 et son premier président fut l’honorable Raoul Dandurand, sénateur.0 0 0 LA SOCIETE ROYALE DU CANADA Cette importante Société a tenu à Ottawa, la semaine dernière, sa 55e réunion annuelle.A un déjeuner offert au Château Laurier et auquel prirent part 2,300 convives, le Dr H.-R.Buller, de l’université du Manitoba, a fait une conférence où il a suggéré la fondation d'une bibliothèque nationale et d’un jardin botanique national.Au cours d’une communication à la section française d’histoire et de littérature, M.Gustave Lanctôt, des archives du Dominion, corrigea une fausse conception historique.Il signala que le vice-roi de la Roche, que l'on supposait avoir laissé 50 criminels sur l’ile au Sable, y avait en réalité établi une colonie bien organisée.Il ajouta que les Canadiens qui quittèrent le Canada après la cession ne désertèrent pas.Seuls des fonctionnaires français et leurs familles regagnèrent la France.Du (Suite à la dernière page) beaucoup pardonné, puisqu’elle contribuera à soulager maintes souffrances.Ne crions plus trop contre Hollywood ! Colleen Moore emplira les caisses de quelques oeuvres de charité pour les enfants infirmes.Que n’en fait-elle autant pour la caisse de la cité .0 0 0 Mais enfin, Montréal se sauvera bien lui-même.Si l’on accepte le plan Bouchard-Gouin, si l’on nomme 100 échevins sans traitement (et qui se paieront comme ils pourront), si l’on singe le système italien, on est sûr de s’en sortir.Et avec enthousiasme, par dessus le marché.C'est du moins ce que prétend l’échevin Trépanier.Allons ! allons ! nous aurons enocre à subir quelques autres “Trépaniération”.Arriverons-nous à en survivre, ce coup-ci ?Ce n’est pas le nombre d’échevins qui compte, c’est leur qualité.Avant de se lancer dans une aventure, il iaut prendre la mesure de sa taille.C’est une chose dont M.Trépanier ferait bien de se souvenir.Mesure à notre «aille .mais, mais il existe un livre qui vient de paraître et qui porte ce titre ou à peu près.Cela ressemble fort à une autobiographie de l'auteur, à moins que ce soit un simple passetemps mathématique : La recherche du résultat d'une série divergente dont les termes tendent vers le zéro.• • • Le Dr J.Q.Bridges, professeur de médecine au McGill revient d’Amérique Centrale avec la conviction d’une naissance de l’indianisme et des races indiennes du continent.Il constate la victoire du rouge sur le blanc.Il prédit la renaissance des nations iroquolses.L’illustre professeur est tout à fait d’accord avec votre correspondant qui a puissamment contribué a la littérature indienne en signant pendant un an et demi les incomparables Billets du Huron, dans le journal L’Ordre, aujourd’hui défunt.André R.BOWMAN. Pege deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 29 mai 1936 A L’ETRANGER Par Jean-Marie Nadeau L'ITALIE FAIT FACE AUX SANCTIONS Quelles ont été les conséquences de la politique sanctioniste de Geneve sur ln vie économique Italienne ?A l'encontre de ce qu'en attendaient les augures de Oenève, elles n'ont pas empêché l’Italie de conquérir l’Ethiopie.Au Heu d’ètrc un instrument de paix, elles ne font maintenant que prolonger l'état de guerre Bleu mieux, elles conduiront tout droit, à la guerre si Genève ne se décide pas à les lever Lcr.sanctions n’ont pas empêché les Italiens d’eltectuer leur ravitaillement puisque de grands pays tels que l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon r.< sont pas sanctionlstes n'appartenant pas à la 3.D.N.Bien que l'Italie ne publie plus de statistiques de son commerce extérieur.11 est possible d'établir le bilan de sa balance commerciale.La revue Business Conditions Weekly, publiée a New-York, reproduit des statistiques de la 3.D.N.qui montrent à quoi aboutirent les sanctions.Depuis le mois de novembre 1034.le commerce extérieur de l'Italie a diminué de façon considérable.Voici les chillies établis par les services de la S.D.N Commerce extérieur de l'Italie (eu millions de dollars-orI Impor- Expor- tations tations Novembre 1934 $28,578 $20,872 Décembre 1934 27,549 20,972 Janvier 1935 22,899 17,600 Février 1935 14,650 10,775 Novembre 1935 29.817 25.230 Décembre J 935 21,441 16,739 Janvier 193G 13,884 9,505 Février 193(i 8,239 5,666 Des chlflres pareils se passent de commentaires.Nous avons dit ailleurs, pour notre part, que la politique sanctioniste de Genève allait dérégler pour longtemps le mécanisme d.es échanges Internationaux.Grâce aux sanctions, l'Italie constituera de plus en plus une unité economique fermée.L'appoint nécessaire à son approvisionnement en matières premieres lui vient surtout des Etats-Unis pour les huiles et le coton et de la Hongrie pour les denrées.Le plus grand danger qui menace l’Italie est la diltlculté croissante pour elle de payer ses importations.Seul un accroissement de la balance invisible de son commerce peut aplanier les dillicultés de règlement des dettes de son commerce extérieur.Mais 11 reste toujours ceci de l'expérience sanctioniste, c'est qu'elle n’a pas réussi à alîamer l'Italie.Des sanctions économiques, en effet, seront toujours inefficaces tant que de grands pays tels que le Japon, l'Allemagne et les Etats-Unis n’y participeront pas.Pour imposer un blocus complet, l’Angleterre et Genève devraient faire, comme au XVIIIième siècle, la police de tous les ports italiens.11 est certains que Mussolini et les Etats non membres de la S.D.N.ne l'entendraient pas de la même oreille.A l'heure actuelle, les tenants de la politique sanctioniste ne tablent que sur l’épuisement des réserves d'or de l’Italie.Ces messieurs n’oublient-ils pas la part énorme que joue le troc dans les échanges internationaux ?L’Allemagne ne maintient-elle pas son approvisionnement en matières premières avec des réserves d’or depuis longtemps déficitaires ?Rien n’indique que l’Italie ne fera par la même chose d'autant que ses principaux fournisseurs lui en donneront les moyens.Une autre conséquence de la politique sanctioniste sera de faire de l'Italie une unité économique fermée.L'Ethiopie est riche en matières premières et l’Italie est assez forte pour empêcher au besoin que Genève, c’est-à-dire l’Angleterre, coupe les communications qui relient Rome à Addis-Abeba.Les Anglais d’ailleurs savent à quoi s'en tenir sur le chapitre.*» • • LE FRONT POPULAIRE EN BELGIQUE Les Belges, comme les Français, ont voté à gauche.Tout indique que les socialistes dirigeront bientôt les destinées politiques de la Belgique.M.Emile Vandervelde, vieux militant socialiste et ami de Léo Blum.prendra probablement la succession du premier ministre actuel, M.Paul van Zeeland.L’emprLse de l'Internationale existe donc en Espagne, en France et en Belgique.Le Front commun de chacun de ces pays dépend, comme nous l’avons dit, du Komintern de Moscou et du Secours rouge international.Lhomme qui en a fait la plus forte démonstration est Jacques Doriot, ancien communiste mocoutaire, qui vient de triompher contre le Front Commun dans la circonscription de Saint-Denis.Doriot, expression du sursaut français aux heures graves, a dit à.ses électeurs quel prix il donnait à sa victoire : "Cette bataille pour la paix, camarades travailleurs de Saint-Denis, dit-il, nous l’avons gagnée contre l’or de Moscou, contre les outrages de ses domestiques, contre cette vaste et perfide mystification qui s’appelle le Front populaire" .Doriot ajoute : “Pour unir les forces populaires, pour briser les féodalités, pour débarrasser notre pays de l’engeance soviétique, pour faire de la natioi.française une grande maison sociale, nous livrerons encore bataille et nous vaincrons" .Doriot est homme a tenir parole et avec lui ie peuple de Saint-Denis sur lequel, jadis, loin dans l'histoire de France, la dynastie capétienne naissante s’est appuyée.Ce sursaut de la France contre le système inhumain du marxisme judéo-allemand partira du coeur de Paris, de Saint-Denis.L’élection d’un Doriot Indigue que ia France saura un jour se débarrasser de l’autocratie orientale d’un Staline et se libérer des loùrdes idéologies marxistes dont les Allemands eux-mêmes ne veulent plus.La France, pays de Proudhon et de Sorel, ne peut tolérer la dictature idéologique d’un Karl.Marx et encore moins celle d'un despote oriental tel que Staline, Proudhon et Sorel sauront bien faire, en France, leur patrie, ce qu’ils ont fait en Italie et ailleurs .Et la Belgique, terre iati -he et à demi-nordique n’est pas éloigne, .des destins traditionnels frèu^a.’ jiîooa .» .* * LARGO CABELLERO, LE LENINE ESPAGNOL ÇabaUero est le chef de la gauche socialiste, communiste et antichrétienne qui met actuellement, l’Espagne à feu et a sang.Le chef communiste espagnol qui reçoit ses consignes du Komintern a la tâche de constituer des Soviets semblables à ceux de la Russie.Largo Caballero doit lutter contre la droite, battue aux élections, et qui groupe les catholiques.Quant a Azana, chef radical, Il veut faire de l’Espagne un pays de petits possédants sur le modèle de la France.SI, comme il est probable, Largo Caballero, oragnise une république soviétique, la France devra prendre parti pour ou contre la révolution communiste.Les événements d’Espagne, comme on le voit, sont gros de conséquences.Qui sait s’ils n’annoncent pas un destin nouveau, chargé de dangers et de guerres civiles, pour l’Europe et le monde occidental ?Jean-Marie NADEAU.(Reproduction interdite par l’Agence littéraire franco-canadienne) Le député de Labelle aux commu-nés.Me Maurice Lalonde.a été l’obJet d’une belle démonstration de la part de ses électeurs, mercredi soir de lu semaine dernière, au "log Château" du Seigniory Club à Lu cerne en Québec Environ trois cent cinquante convives ont assisté â ce banquet présidé par MM.Henri Thomas et le Dr Louis-M.Grignon.Au nombre des invités, on remarquait MM Llguorl Lacombe.députe de Laval-Deux-Montagnes ; A.Fournier, député de Hull ; Elie Bertrand.député de Prescott, et E.Fer-ion.député de Berthler-Maskinon-gé ; Mes Wilfrid Lalonde, de Mont-Laurier.M.Alcide Côté, de Saint-Jean ; MM.P.Bonhomme et G.Moran, membres du Seigniory Club.Le comité d’organisation se composait de MM H.Thomas, président ; Dr L.-M.Grignon, président-adjoint : J.-A.Lufleur.secrétaire ; E.Dufort, trésorier ; B.Lanlel, organisateur ; B.Laurin, organisateur-adjoint ; R Deschamps, C.Kemp, P.Lafieur, A Lavoie et W.Poirier.Télégramme du premier ministre Le premier ministre du Canada, MORT DU SENATEUR FORTIN Son éloge au Sénat la1 sénateur Emile Fortin, représentant ia division l)e La Duran-taye, est mort le 15 mai.Son éloge a été fait au Sénat par l’honorable Dandurant, leader du gouvernement, l’honorable M.Meig-hen, sir Thomas Chapais et l'honorable M.Bourgeois.Ces deux derniers parlèrent en français et voici le texte de leurs remarques.L’honorable Sir THOMAS CHAPAIS : Honorables membres du Sénat, la mort, dont la funeste activité ne se ralentit Jamais, vient encore de se choisir une victime dans nos rangs.Au moment où notre collègue et ami, M.le docteur Emile Fortm, semblait avoir triomphé, temporairement au moins, de ia maladie redoutable qui l'avait terrassé au debut de cette session, nous apprenions soudain que son coeur généreux avait cessé de battre.Après les justes éloges que lui out décerné si élogieusement les leaders de cette Chambre, qu'il me soit permis spécialement, au nom de ceux qui furent de plus près mêlés a sa carrière, de venir déposer sur sa tombe entre ouverte, 1 hommage de nos douloureux regrets.Notre collègue disparu avait reçu de Dieu les plus beaux dons de l’Intelligence et du coeur.Après de brillantes études, il avait embrassé ia profession medicale, où le portaient ses aptitudes et ses goûts.Et pendant de longues années, pendant près de trente ans, dans sa ville natale.Lévis, il se donna tout entier a cette noble carrière, avec une haute maîtrise, avec un inlassable dévouement, avec le plus admirable sens du devoir professionnel.Bientôt, dans tous les foyers, le nom du Dr Fortin devint entouré d’honneur, d'absolue confiance et, mieux encore, de profonde affection.Ces sentiments étaient déterminés sans doute par le talent, par la science, par ce que j’appellerais le don médical qui brillaient chez le docteur Fortin.Mais ils l’étaient peut-être davantage par cet autre don, plus magnifique encore : la bonté.Le docteur Emile Fortin était bon, et cela dit tout.Me serait-il permis de citer ici la grande parole d’un homme illustre, dont le nom n'est pas souvent évoqué dans les enceintes parlementaires, Bossuet, faisant l'éloge d’un héros, s’écrie : "Lorsque Dieu créa ie coeur et les entrailles de l’homme, il y mit premièrement la bonté pour être comme la marque de cette main bienfaisante dont nous sortons.” La bonté elle se manifestait chez le docteur Fortin à un degré suréminent.Elle était la maitresse et la directrice de sa vie.Elle faisait bénir son nom surtout dans les humbles foyers, demeures de la gêne et du dénuement.Couronnant ses autres dons, elle lui conférait une auréole de sympathie.Ce fut, sans doute, une des rai-,ons déterminantes qui induisirent ses amis politiques à le pousser, maigre lui.dans l'arène électorale et parlementaire.Après un premier échec, il devenait membre de la Chambre des Communes aux élections de 1930.C'était pour lui un sacrifice, et peut-être un sacrifice fatal.On serait tenté de se dire qu’à ce moment, sa bonté devint un écueil.Investi d’un mandat populaire, il eut voulu y trouver le moyen d'atténuer tous les maux, de secourir toutes les détresses.Tâche Ingrate et ardue dans les sombres jours que nous traversons.Notre ami s’y brisa.Sentant son impuissance à continuer son effort, il aurait conçu le désir légitime d’entrer dans une sphère plus calme, où ses énergies vitales pourraient se reconstituer.Ce désir, très naturel, et très intense, nous le savons, avait été réalisé.Au début de la session actuelle de notre parlement, monsieur le docteur Fortin, devenu l’un des nôtres, prêtait le serment d’office en face de ce trône, et prenait son siège au sénat canadien.Heureux couronnement d’une noble carrière ! Jour de joie, jour de satisfaction intime, assurément, pour notre collègue, pour sa famille et ses amis.Hélas ! ce jour devait être à la fois le premier et le dernier Ce siège, il ne devait l’occuper qu'un instant.Nou3 apprenions bientôt que notre collègue avait dû s’hospitaliser, et aujourd’hui, nous nous inclinons sur sa tombe.Dérision des espoirs, fragilité des honneurs humains ! Une consolation, la meilleure, reste à sa famille et à ses amis.Et elle doit être aussi pour nous un réconfortant enseignement.Chrétien convaincu et fervent, M.le sénateur Fortin a dit adieu aux honneurs de ce monde pour aller recevoir dans une autre patrie, la patrie éternelle, la récompense de sa noble vie, récompense impérissable et immortelle.L’honorable CHARLES BOURGEOIS : Honorables membres du Sénat, je voudrais, rnol aussi, ajouter quelques mots de français à la mémoire de notre regretté collègue de la province de Québec.Je n’entreprendrai pas de rappeler les activités de l'homme public.Les collègues qui m’ont, précédé l’ont fait de façon très complète, en des termes éloquemment sympathiques.Mais J’entends évoquer brièvement le souvenir si vivace de l'excellent ami que fut pour mol le sénateur Fortin, mon compagnon de chambre et mon voisin de banquette en cette enceinte.Il y a quelques semaines à peine, Je quittais la grande chambre du sous-sol, où tous deux nous avions séjourne au début de cette session.C'est là que nous avions eu de ces bonnes conversations, de ces entretiens familiers, au cours desquels se révèle l'homme véritable.Le sénateur Fortin était un bon camarade, toujours sincère et dévoué.C’était un beau caractère.Il eut jusqu’au bout le courage de la gaieté.Avant la crise qui l'a terrassé, je doutais encore de la gravité de son mal et cela parce que lui-méme en faisait le sujet de ses plaisanteries.Pourtant son flair médical ne devait pas le tromper.Il sentait sa fin prochaine, mais 11 ne la craignait pas.Le sénateur Fortin était un honnête homme dans toute la force du terme, un bon médecin aimant ses malades et ne craignant pas de leur procurer, en môme temps que les soins corporels.le réconfort moral que provoquent de bonnes paroles.C'était un excellent père de famille.Dans sa conversation il évoquait souvent les visages sympathiques de ses enfants.On sentait que son grand souci était leur bien-être présent et futur.Notre confrère disparu était enfin un grand croyant.Il avait, solidement ancrée en lui, les principes religieux que l'on se passe d une génération à l’autre dans le vieux Québec Ces principes, il les mettait en pratique dans sa vie publique comme dans sa vie privée.Oh! vraiment, il a eu raison de sourire et de sourire jusqu’à la fin, car il était de ceux qui "ont combattu le bon combat" et qui peuvent, avec une sereine quiétude, attendre “leur couronne de justice”.le très hou.W.-Lyon Mackenzie King, a adressé un télégramme à M.J.-S.Lafieur secrétaire de l’Association libérale du comté de Labelle, durant la soirée.Le premier ministre se déclarait heureux de se joindre aux amis et aux admirateurs de M.Maurice Lalonde."Cette réunon, disait-il, constitue franchement un tribut bien mérité à l'esprit civique de M.Lalonde er.même temps qu’un beau témoignage d'estime que tous les électeurs de Labelle devaient de lui offrir." Le premier ministre, regrettant de ne pouvoir assister au banquet, a présenté à tous ses meilleurs souhaits de succès et 11 se joignit aux convives pour assurer M.Maurice Lalonde d'un brillant avenir.Les honorables E Laponte, J,-A.Cardin, C.Dunning et M.Edouard Tellier, organisateur en chef du parti libéral, envoyèrent également des télégrammes de félicitation."Je ne suis pas étonné, a dit le Dr Grignon en proposant la santé du Roi, que ce banquet ait réunit un si grand nombre d'admirateurs et qu’il ait remporté un succès aussi éclatant, puisqu’il est offert au brillant député de Labelle.Il faut ajouter que l'Association libérale du comté de Papineau a eu choisir un vaillant lutteur et un grand libéral dans la personne do M.Lalonde et le banquet offert par les électeurs de Labelle en restera longtemps un mémorable témoignage”.Me l.iguori I/2 cuillerée à thé de soda pour chaque tasse de miel : (5) augmenter la quantité de sel de 'B à L de cuillerée à thé; (6» quand le miel remplace le sucre dans un gâteau, réduire de un-cinquième la quantité de liquide demandée dans la recette et employer moitié miel et moitié sucre.Le gâteau de fruits fait exception à la règle et on peut n'y mettre que du miel ; dans les poudings et les abaisses de tarte, employer le miel avec un agent épaississant comme la farine ou la fécule de maïs.Plus de soixante recettes pour l'emploi du miel dans le pain et les brioches, les gâteaux et poudings, bonbons, sucreries et crème à la glace sont données dans le bulletin "Le miel et comment l’utiliser”, publié par le Bureau de publicité et d'extension du Ministère fédéral de l'Agriculture, à Ottawa.Toutes les recettes ont été essayées dans la cuisine de la Ferme expérimentale centrale à Ottawa.Une des recettes données pour une tarte au citron et au miel est la suivante • — TARTE AU MIEL ET AU CITRON 1 citron, jus et zeste.4 ou 5 cuillerées à soupe de fécule de maïs, Vz tasse d’eau froide, 1 tasse d’eau bouillante, 34 tasse de miel, V* cuillerée à thé de sel, 1 cuillerée à soupe de beurre, 2 oeufs.Mélanger la fécule et le sel avec l’eau froide, ajouter le miel, remuer bien.Ajouter l'eau bouillante et faire cuire dans un bain-marie jusqu'à ce que le goût de fécule crue ait disparu.Oter du bain-marie et ajouter le jus et le zeste du citron, ajouter une partie du mélange aux deux jaunes d’oeufs, puis combiner le tout.Remettre au bain-marie pour faire cuire les oeufs.Oter du feu et ajouter le beurre.Mettre dans une abaisse à tarte.Recouvrir de meringue faite en ajoutant lentement une demi-tasse de sucre fin granulé à deux blancs d’oeufs bien battus.Faire cuire dans un four lent.250 à 275 degrés F., jusqu'à ce que ce soit doré.COMME VN BATEAU QUI PASSE.L'appétit de Victor Hugo L'éditeur Lacroix qui publia les "Misérables” fut stupéfait, disait-il, par l’appétit de Victor Hugo à Guernesey.Le grand poète prenait une orange, la mettait dans sa bouche et on ne la revoyait plus.D'autres affirment qu’il ajoutait à l’orange plusieurs morceaux de sucre et croquait le tout, non sans ingurgiter, pendant l'opération, deux verres de kirsch.Camille Pelletan, quelques jours après la mort de Victor Hugo, racontait dans les couloirs de la Chambre, que le maitre avait l’habitude, quand il mangeait de la langouste ou du homard, de broyer la carapace et la chair et d’avaler cet étonnant mélange.— La carapace, disait-il, aide à faire passer la chair et facilite la digestion.Pelletan ajoutait ; “il avait des dents superbes.Il parait même qu’il c-n avait deux de plus que le commun des mortels.” Où sont-elles J’ai un ami qui constamment cherche la nouveauté.Il lit beaucoup.se renseigne sur tout, observe ce qui l'entoure.Malgré ses recherches, il n’a pu encore découvrir les raretés suivantes : Le mari qui dit tout à sa femme.La mère de famille qui aime à rester chez elle ; Le médecin qui ne dit pas "Je reviendrai” ; L’épouse qui ne dit pas : "Mon mari ne me comprend pas" ; La mère qui ne dit pas : “Mon enfant n’est pas comme les autres”; La servante qui ne méprise pas ses anciens maîtres ; Le vieillard qui ne dit pas ; "Quand j’étais à son âge .” Le jeune homme qui ne dit pas à son amie : “C'est toi la première femme que j’aime” ; L’écrivain qui ne dit pas : “Le public n’apprécie pas mes ouvrages” ; _ Le marchand qui ne dit pas : "Le commerce est bien mauvais cette année”.Ne désespère pas.cher ami, continue tes recherches.Le temps voit, entend et dévoile tout.C.RIEN.Ma jeunesse n’est plus ; elle vient de s'éteindre.En vain je l'appelai de mes cris superflus ; Elle est comme l’oiseau que nul ne peut atteindre.Comme un bateau qui passe et qu'on ne revoit plus ! Elle est morte.Les lys des plaines reverdies Pour elle n’auront plus ni charmes ni parfums.Son rire s’est éteint, ses mains se sont raidies ; Elle dort maintenant du sommeil des défunts.Son pas qui résonnait dans les forêts secrètes.Son sourire, sa voix, tout est mort pour toujours ; Ses mains sont jointes, et ses lèvres sont muettes Comme les morts qu'on garde et qu'on veille trois jours.Ses beaux yeux en riant se ferment à l’aurore.Son ombre s'engloutit dans le jour parfumé.Comme le clair vaisseau qu'un crépuscule dore Et qui sombre soudain dans le soir enflammé.Elle est morte.Un dernier rayon ornait sa robe .Le soir chantait au sein des radieux décors.La nuit passait — la nuit en qui tout se dérobe — Elle l’a prise et l'a couchée avec les morts.Elle a fui pour toujours.Il ne me reste d'elle Que les débris qui couvrent le front des vaincus ; Elle est comme l'oiseau qui vole à tire d’aile.Comme un bateau qui passe et qu'on ne revoit plus ! Blanche LAMONTAGNE-BEAUREGARD.TOURISTES ETRANGERS ET TOURISTES DE CHEZ NOUS Chaque année, dès que quelques i , .voitures automobiles munies de .d identité qui n’est pas celle de no plaques d'identité étrangères font leur apparition sur nos routes, dans nos villes et villages, aussitôt on entend cette exclamation : "Les touristes sont arrivés!" Quatre mots qui disent tant de choses à la fois et que l'on peut interpréter de tant de façons : "Les touristes sont arrivés!" Quelque temps après, quand en effet les visiteurs étrangers, toujours faciles à reconnaître par les plaques d'identité de leurs voitures, se sont fait plus ou moins nombreux, on entend : "Il y a beaucoup de touristes, cette année" ou "TVn’y a pas beaucoup de touristes, cette année, en tout cas moins que l’année dernière" et combien d'autres affirmations dans lesquelles enlre, à coup sûr, le mot "touriste” toujours appliqué aux touristes étrangers, nombreux ou non, plus nombreux que par le passé ou non qui nous visitent On ne voit et on ne comprend l’industrie touristique, en cette province, qu’en fonction du touriste étranger Parce qu’une voiture automobile porte une plaque La plantation des rosiers (Notes des fermes expérimentales) Pour que le rosier ait des chances de reprendre dans l’endroit où il est planté, certains soins, tous très importants, sont nécessaires.La plupart des catalogues de rosiers contiennent des instructions pour la gouverne des acheteurs, mais ces conseils ne sont pas généralement donnés à ceux qui achètent leurs plants dans les magasins des grandes villes.La vue de quelques rosiers mal plantés nous a inspiré l’idée d’écrire cet article.En premier lieu, dès que vous recevez vos plants, et surtout ceux qui viennent des pépinières éloignées, plongez-les dans de l'eau profonde et laissez-les-y de 12 à 24 heures ; cette immersion leur fait un bien immense.Si la terre n’est pas prête à les recevoir, mettez-les dans des tranchées peu profondes et recouvrez-les complètement de terre humide, bien tassée autour des racines, et laissée relativement ouverte autour des branches.Sans doute la plantation doit toujours se faire aussitôt que possible, mais pas avant que la terre soit débarrassée de la gelée à une profondeur considérable et qu'elle ait cessé d’être collante.Pendant la plantation et en tout temps, il est nécessaire de protéger les racines contre une longue exposition au soleil et à l’air.A la station expérimentale de Morden, les plants sont déposés dans un grand baquet d’eau, tenu dans un endroit central, et portés, quelques-uns à la fois, dans un seau, à l’endroit qui leur est réservé.Le trou préparé pour recevoir les racines doit etre assez large pour qu’elles puissent être étalées le plus possible, et un peu plus profond qu’il ne parait necessaire.Ce supplément de profondeur permet au planteur de mettre le rosier dans la position qu'il doit occuper en le secouant pendant qu'il l’introduit dans le trou, laissant la terre couler par-dessous et parmi les racines, jusqu’à ce que l’arbuste repose au niveau rejuis.Lorsque le trou est rempli de terre et que celle-ci est bien tassée, le collet, ou ce point du plan d'où naissent toutes les branches.doit se trouver à deux pouces au-dessous de la surface.On taille alors le rosier en supprimant toutes les tiges faibles et en raccourcissant les branches plus fortes jusqu’à 6 pouces du sol.Ce sectionnement dès branches se fait à Vz pouce au-dessus d’un bouton pointant vers l'extérieur, c’est-à-dire loin du centre de la plante.EVA EST MAINTENANT RENSEIGNEE .JEAN ETAIT HORS DE LUI CE MATIN-MES BISCUITS ETAIENT RASSIS ET DURS COMME DO PLOMB ÉVA.TU DEVRAIS ESSAYER Ça'MACIC?ELLE REUSSIT TOUJOURS tre province, tout de suite, on est fixé et on s’exclame.On juge de l’ampleur du tourisme par le nombre des voitures à plaques étrangères.Mais le tourisme, ce n’est pas cela et tout cela.Il y a aussi les touristes de chez nous qui apportent leur part de revenu à l’oeuvre collective qu’est chez nous l’industrie du tourisme, il y a les touristes de chez nous qui, au lieu de s’en aller faire des randonnées ailleurs, les fonts tout simplement “chez nous", aidant .en cela l’oeuvre entreprise par le ministère de la Voirie, nos organismes touristiques et nos syndicats d’initiative en vue d'assurer le plein épanouissement du tourisme.Tout cela pour dire que s’il est vrai qu’il faut, toujours et partout, traiter les "oyageurs étrangers, avec qui nous venons en contact chaque année, avec délicatesse, politesse, prévenance et même empressement il n’est pas moins vrai qu'il faut agir de même envers les touristes de chez nous.On a vu des gens se mettre aux pieds de touristes étrangers qu'ils avaient reconnus tels par la plaque d'identité de leurs voitures tandis que, le moment d’après, ils manquaient tout à fait de tact traitaient si non impoliment, du moins négligemment, d’autres touristes tout aussi intéressants que les premiers et étrangers comme eux à l’endroit où ils s’étaient arrêtés parce que ces touristes qui avaient le malheur d'être des touristes de chez nous n’avaient pas l’avantage d’une plaque qui les eût fait reconnaître comme tels.Il importe donc de se rappeler qu’il n’y a pas que des touristes étrangers qui durant la belle saison, parcourent notre province, et qu’ii y a aussi le touriste de chez nous qui mérite, et au même titre, autant d'égards que ceux d'ailleurs.Sachons donc reconnaître les nôtres et n’avoir pas un traitement pour les uns et un pour les autres.Il en résultera que ceux qui veulent prendre la bonne habitude de rester "dans notre province” ne seront plus tentés d’aller passer leurs vacances en dehors ou de faire des randonnées ailleurs croyant y trouver l’accueil qu’ils désirent ici et ne trouvent pas.Ne serait-ce pas l'une des causes, peut-être la cause, de l'exode de nos concitoyens vers l’étranger en période de vacances ?Il serait bon d’y réfléchir.L'horticulture EVITEZ LES NON-REUSSITES .Los ménagères qui cuisent à la maison savent qu’elles peuvent toujours compter sur la "Magic".Et c’est pourquoi les cuisinières cx|>crtc8 du Ciuuuin recommandent et 013 DONre VA-CE3 BISCUITS SONT EXOUIS-PASSE-M'fN UN AUTRE» MARIE M’A CONSEILLÉ LA POUDRE PÂTE MAGIC emploient la "Magie" pour faire des muffins, biscuits et gâteaux délicieux.La "Magic” est si peu coûtcuso -il en faut ;wur moins de /ff pour réussir un gros gâteau.Commandcz-cn une buito aujourd'hui même! FitxRuM au Canada BONNES SEMENCES : La location, le terrain et la température sont essentiels pour obtenir de bons résultats, mais l'emploi de semences qui ne conviennent pas au climat canadien, n'ajoutera rien aux premiers éléments.Rien n’as sure en effet qu’une fleur qui a donné de merveilleux résultats outre-mer fera de même ici.Voilà pourquoi les jardiniers sont bien avisés de se procurer semences et arbustes d’une maison Canadienne responsable.SIMPLES FLEURS : Plusieurs personnes croient qu'il est plus difficile de cultiver de ma gnifiques fleurs que tout autres légumes.Il y a certains genres, c’est-à-dire quelques variétés de roses, d’iris, de lis.qui souffriront de toute négligence, mais il y en a beaucoup d’autres, qui ne demandent presque pas d'attention.Prenons l'Alyssum, pour bordure.Cette plante qui atteint 6 à 8 pouces de hauteur, fleurira partout et tous les ans, si on a soin d'enlever les tiger mortes deux ou trois fois ce qu'il faut surtout, un site bien ensoleillé et pas trop d’humidité.PORTULAGA fleurira tout l’été.CALENDULA poussera n'importe où lorsqu’il n'aura pas trop d’ombre.Les MARIGOLD français, coqueli cots de Californie et Cosmos, de i manderont aussi des attentions 1 particulières.BONS RENDEMENTS : Le jardinage doit donner 10 fois la production attendue dans un coin de terrain.Lorsque le terrain est restreint, il est possible d'avoir 2 récoltes, même dans certaines contrées du Canada, où la saison d'été est plutôt courte.Ceci est rendu possible en faisant des rangs de légumes à production hâtive tels que laitue, radis, épinards entre les rangs de légumes à production tardive, tels que blé d’Inde, tomate, panais, bettes à carde.Pour ces derniers, de 8 à 15 pouces d’espace entre les rangs est suffisant ou mieux serait d’allouer la même distance entre les rangs.Lorsque le tracteur est employé, la plus étroite largeur requise pour les légumes sera de 30 pouces, mais si le travail est fait à la main, les largeurs suivantes seront suffisantes.Laitue, épinards, carottes, betteraves ou tout autres légumes à production hâtive : 12 pouces.Fèves, pois, patates, plants de Le dessin à l’école primaire L’honorable Athanase David, secrétaire d’Etat provincial, et 1 honorable Cyrille Delâge, surintendant.de l'Instruction publique, ont agi selon l’intérêt supérieur du peuple de Québec, lorsqu'ils ont confié a M.Gérard Morlsset la mission de diriger renseignement du dessin dans les écoles primaires de la province.On ne saurait en effet mettre en doute la très grande valeur pédagogique du dessin d’après nature dans un milieu où le manque de sens pratique est notoire, où l'à-peu-près fait loi dans presque tous les domaines où la plupart des gens sont distraits et insoucieux des détails.Obliger les enfants à dessiner ce qu’ils voient, c’est prendre le meilleur moyen de leur donner l'habitude de l’observation exacte, c'est les forcer à prendre des notions précises des choses, c’est encore les entrainer à travailler proprement et méthodiquement.A Montréal, l'enseignement du dessin avait déjà été organisé avec autant do dévouement que d’intelligence et de savoir faire par M.J.-B.Lagacé.professeur d’histoire de l’art a l'Université de Montréal et —- disons-le en toute honnêteté — l’homme qui a révélé aux Montréalais le sens et la valeur des Beaux-Arts, lorsque les artistes étaient encore considérés parmi nous comme des inutiles ou des parasites.L'hon.M.David, sans doute parce qu’il reconnaissait l'excellence de l’oeuvre accomplie à Montréal par M.Lagacé malgré les entraves de piteux intrigants, eut la généreuse idée d'étendre l’enseignement ordonné du dessin à toutes les écoles primaires du Québec.D’où la nomination de M.Gérard Morlsset à la direction générale de renseignement du dessin.Est-il besoin de dire à quel point le choix de M.David fut heureux ?Liclenclé de l'Ecole du Louvre, attaché honoraire mix Musées nationaux de France, ayant le premier et le seul fait un sérieux Inventaire Récréations Charade Le mois des fleurs embellit mon premier.Un doux sourire embellit mon dernier.Un prêtre à l’office lit mon entier.Enigme Je viens sans qu'on y pense ; Je meurs en ma naissance ; Et celui qui me suit Ne vient jamais sans bruit.Anagramme Je suis la terre après labour Sur le point d’ètre ensemencée ; Et moi.par votre main placée.De vos mollets je fais le tour.Conseil pratique Cristaux brisés.— Certaines personnes ne sont pas partisanes de recoller les objets cassés.Cependant, quand un accident survient à un bibelot qui constitue un souvenir précieux, il est pénible de s’en séparer définitivement.On peut prolonger sa "survie” en le recollant de la sorte : Dans une chambre obscure, éclairée par une lampe à vitre rouge, on prépare une solution concentrée de cinq parties de gélatine pour une partie de bichromate de potasse.On enduit les fragments de l'objet brisé de cette préparation, et on les maintient en contact jusqu’à ce qu'ils adhèrent.On les expose alors à la lumière.Cette ! colle présente l’avantage d’être insoluble dans l'eau, ce qui permet de nettoyer les objets réparés, sans risquer qu'ils tombent en morceaux.tomates, blé d’inde : 20 pouces.Melons, concombres, tomates : 24 à 30 pouces.SUGGESTIONS POUR TERRAIN : L'emploi de fumier déssèché.récoltes vertes d'avoine, de trèfle ou tout autres mauvaises herbes, donneront de bons résultats pour un train sableux ou argileux, surtout lorsqu’ils sont à un degré de pourriture.Si l’argile est très épaisse et la surface du jardin plutôt petite, cendres ou sable peuvent être ajoutés.des oeuvres d'art canadiennes (sa collection de fiches est d’une valeur inestimable), homme de goût et habile dessinateur, doué en outre d’un esprit clair et ordonné.M.Gérard Morisset méritait une situation qui lui permit d’exercer dans notre province une influence exceptionnellement avantageuse à notre peuple.Les faits prouvent que M.David et M.Delâge ont eu raison d'avoir confiance dans le savoir et les aptitudes de M.Morisset.Nous avons eu l’occasion d’examiner les envois au concours de dessin Institué par M.Morlsset dans les écoles primaires de la province, et nous avons pu constater de visu les résultats étonnants obtenus grâce au dévouement des instituteurs d'une part et des bonnes directives de M.Morisset d’autre part.Le jury du concours a attribué nlus de cinq cents prix.Il aurait pu en donner cinq mille, tant furent nombreux les dessins Intéressants.Que d'intelligence, d’aptitudes, de goût naturel chez les gens du Québec ! Les élèves devaient, selon les conditions du concours, dessiner un Jouet ou un cadeau.Le rapport des membres du jury précise que la plupart des élèves "ont bien vu” l'objet ou les objets dessinés Plusieurs "les ont analysés avec amour : ils en ont scruté les formes et les couleurs ; ils les ont dessinés avec émotion et.en bien des cas, avec spontanéité." Le rapport du Jury exprime encore le souhait que les dessins primés “fassent l’objet d’une exposition" à' Québec et puis à Montréal.Nous demandons instamment que ce souhait se réalise, afin que le public puisse se rendre compte des avantages de l’enseignement du dessin dans les écoles primaires, afin qu’il ait.l’occasion d’apprécier les vertus de la formation intellectuelle acqul.se par le dessin lorsque l’enseignement cherche à donner aux élèves, comme le veut M.Morisset.l’esprit d’observation, non le goût du trompe-l’oeil.Henri GIRARD.(lur livraison laies du gouvernement Modèles 8 cylindres depui Grenon Automobile Reg’d SAINT-JOVITE ~ ainsi les étudiants et les médecins prolonger Indéfiniment, n'est sûre- peuvené suivre sur l'écran les différents temps d'une opération effcc-I uée pav tel ou te! chirurgien.On peut apprécier de la sorte les différentes techniques des maîtres de la chirurgie.Cette méthode d'enseignements par le cinéma rend également de grands services en médecine générale.C'est une amélioration considérable qui rend les études plus agréables qu’autrefois.Tout cela prouve que l'organisation d’un congrès médical est la résultante d'une longue et patiente préparation.Les médecins de langue française de l’Amérique du Nord, sous la présidence du Dr J -A.Jarry, tiennent à honneur de servir deux belles causes : la médecine canadienne-française et la langue française; ils savent que leur congrès sera comme le ralliement de toutes les bonnes volontés, de toutes les intelligences, de toutes les énergies d'un groupe utile à la société, voilà pourquoi les assises qu'ils tiendront en septembre, à Montréal, méritent les encouragements de tous ceux qui s’intéressent à l'avancement de sciences dans notre pays et à la renommée de notre chère province de Québec.Le Secrétaire.Dr Adrien PLOUFFE.Tribune libre Temps difficiles Chaque jour, nous entendons des gens se lamenter : ils se plaignent que tout va de mal en pis ; que l'argent est archi-rare ; que le travail fait défaut.Dans des milliers de familles on connaît la faim, la vraie faim.Le moral n'est quère meilleur qu’aux temps froids de'l'hiver.Et cette situation qui semble vouloir se ment pas bénéficiable au développement de la morale dans les familles.Au pays de Québec, nous avons bien quelque dix ou douze millions d'acres de terre arable où ces gens, ou du moins une partie de ces gens, pourraient produire les principales nécessités de la vie.Alors, direz-vous, pourquoi ceux qui prévoient avoir faim, ne vont-ils pas ensemencer une pièce de terre qui leur rapportera des patates.du blé, des pois, aussi bien que de l'herbe et du foin pour nourrir des animaux qui, à leur tour, fourniront la famille de lait, de beurre, de viande ?Interrogés, la plupart de ces gens répondent ; "nous le voudrions bien, mais nous n'avons pas d'argent pour payer notre transport de la ville ou des vieilles paroisses jusque dans les centres nouveaux.En aurions-nous pour cela, que nous n'en aurions pas pour acheter les nécessités de la vie, pendant que nous ferions les premiers défrichements ; pas plus que pour défrayer le coût de construction des bâtisses nécessaires afin d'abriter la famille, les animaux et les premières récoltes, toutes rudimentaires que puissent être ces installations”.Il est vrai que, pour la plupart, ces gens n'ont pas les ressources nécessaires pour attendre les premières récoltes.Alors, il est du devoir de l’Etat d'intervenir.C'est ce qui arrive, mais c’est ce qu'on semble ignorer dans trop de milieux.Des Sociétés de Colonisation ont été fondées.A ces bureaux, ou à ceux des comité;: paroissiaux de ces diverses Sociétés de Colonisation, tous ceux qui veulent s’établir peuvent s’inscrire.Si les inscriptions sont nombreuses —si le peuple veut réellement se tirer d'affaire par lui- ’ ?n.développant le pays à son paie des primes d'établissement, profit, il ira s'inscrire, il y ira par qu'il construit les écoles, les écoles-üouzaines de milliers — alors, en chapelles, qu'il distribue des grains Haut lieu on saura que nos gens de semence, ceux des nôtres qui veulent s'établir au cela, c'est sérieux pays, et que Comme le gouvernement paie aux colons des primes de défrichement, de labour, qu'il aide pour les transports, pour les constructions, qu'il veulent s’établir, apprendront qu’ils pourront réussir ces établissements, s'ils font leur part de travail.Et pour des milliers de familles les temps difficiles' disparaîtraient.J.-Emest LAFORCE.5COOOK ’SSCCCOCCOOCCCOOOOOCCOOOSCOSCOOÎOCCOICODOOOOOK CONSTRUCTEURS ! AVANT DE DONNER UNE COMMANDE POUR VOTRE BOIS DE CONSTRUCTION, Demandez nos prix Nous avons toujours en mains à de très bas prix tout le matériel pour une construction SPECIALITES : ROIS DE CHARPENTE, BARDEAU EN CEDRE, PIN ROUGE, Planche brute à 18.00 le mille pieds Planche embouvêtée à 22.00 le mille pieds Planche isolante “DONNACONA” et “WALL BOARDS” Moulures, Planchers en bois dur, etc.§ THE EAGLE LUMBER Co.Ltd Tél.60-W Saint-Jérôme '^SOBCOCCCCCCiOOOOOOOOCCCOCOOOOOOOCOCCOOOOOOOOOC En marge des avocats Consultation écrite -a-0-n- Par CELIBER On dit que ies femmes sont bavardes.Les hommes le sont aussi, sinon plus.De quoi causeront dix hommes réunis dans un vivoir ?Quatre-vingt-trois fois sur cent, la politique fera les frais de la conversation.Et comme les opinions sont souventes fois partagées, Wallons pas nous étonner si la discussion prend parfois des allures brûlantes et se termine assez fréquemment par de gros mots.L’autre soir, une dizaine d'hommes causaient ensemble et naturellement, de politique.A un moment de la discussion, orageuse depuis quelques minutes.Jules, dont la promptitude est aussi stupide que brutale, entra dans le conflit.Jacques, probablement pour se venger d’une récente discussion au cours de laquelle Jules le roula de façon peu banale, ne tarda pas à faire valoir ses plus solides arguments et tenta par des paroles sarcastiques à désarmer, à humilier même, l’adversaire de la veille.Or, il arriva qu'on se piqua assez durement et Jules, probablement sous le coup d’une violente colère, décerna à l'ami Jacques un épithète qu’il ne serait guère galant de répéter ici.Jacques se leva et d’un ton grave, fait avec un sang-froid consternant cette sinistre déclaration : — Je vous laisse.Je consulterai mon avocat dès demain matin.Cette aflaire-là n’est pas finie.Je ne permettrai pas que Jules m’insulte plus longtemps.Nous irons devant les tribunaux.Voilà ce que je veux vous dire.— En voilà un, me disais-je, oui a confiance aux avocats.I! me fait penser à ce bon habitant qui alla, quelque jours, visiter un avocat pour obtenir une consultation écrite.• • * Un humoriste dont le nom m'échappe a écrit quelque part que pas un avocat n’entrerait au paradis.! La Fontaine dans ses Fables, n’a | pas manqué de maltraiter les disciples de Thémis et de déclarer bien ouvertement que le meilleur des procès ne valait pas le pire des ar- ; rangements.La profession d'avocat ne date pas d’aujourd'hui : elle existait, il , y a vingt siècles.Elle existe encore ! de nos jours et pour le même but.Et je me demande pourquoi les écrivains n’ont pas daigné écrire le moindre bout de prose galante sur les avocats.Un auteur contemporain ur.peu sarcastique a écrit : “On dit ordinairement tant de mal des avocats qu'il serait à peu près impossible de dire d’eux la moindre parcelle de bien”.Est-ce?vrai Est-ce faux ?Ce sont des gens comme les autres.Ils travaillent pour gagner leur, vie, ont leurs responsabilités, leurs soucis Ils connaissent les lois, les discutent, les, commentent : voilà pourquoi ils nous sont utiles.Mais on ne doit pas s’attendre — c’est le reproche qu'on leur fait ! — à ce qu'ils gagnent tous les procès qu’ils conduisent.Vous croyez que je vais écrire un article sur les avocats, et dire ce que je pense d'eux, en mal comme en bien.Nenni ! Si je dis du bien, les personnes qui jadis ont perdu des procès et depuis portent aux avocats une haine jurée, diront que je mens effrontément ; si je dis du mal, les avocats ne tarderont pas à m’adresser de petites notes, très peu agréables à recevoir et qui exigeront de moi des excuses.Je ne puis donc contenter tout le monde.Mais tant que le monde sera monde, il y aura toujours quelqu'un qui voudra défendre en cour son orgueil blessé, des héritiers en brouille, des disputes de famille à tirer au clair, des fortunes a partager, des revendications à plaider.Plus ces cas seront nombreux, plus les avocats exerceront avec succès leur profession.Ils en seront même contents, à la ma-nère des entrepreneurs de pompes funèbres qui adorent les épidémies.Le malheur de l'un fait le bonheur de l’autre.Je vous parlais tantôt d'un brave i cultivateur qui alla chercher chez un avocat une consultation écrite.C'est une histoire que j’ai lue quelque part et qui m’avait particulièrement intéressé.Elle m’est revenue à la mémoire quand j’ai vu, l'autre soir, Jacques faire appel aux services d’un avocat pour défendre son nom "horriblement outragé".Je vous la donne telle qu’elle me vient à la pensée.Il s'agit d'un bon cultivateur de campagne qui se rendit un jour au village voisin pour y faire des emplettes.Comme il avait quelques heures de loisir il pensa qu’il ferait bien de consulter un avocat.Il y avait dans ce village, un homme de loi dont la réputation était si grande qu’elle en était célèbre dans toute la région.Il n’avait jamais perdu un seul procès, ce qui n’était pas banal.Il se rendit donc chez l'avocat, mais comme les clients étaient nombreux, notre homme ne fut Introduit dans le bureau de l'éminent jurisconsulte que quelques heures plus tard.Un peu gêné, il s’assit, regarda longuement l'avocat, puis dit : — Monsieur l’avocat, je passais par le village aujourd’hui.On dit tant de bien de vous que j’ai tenu à vous consulter avant de retourner.Ce n’est pas tous les jours que je viens au village .— De quoi s'agit-il ?D'un procès sans doute ?— Ne me parlez jamais de procès, monsieur ! Je n’ai jamais été en brouille avec personne, et je ne tiens pas à aller en cour .— Il s’agirait alors d’une succession ?D'une fortune à partager ?— On a juste assez d'argent pour vivre, monsieur l'avocat.Ne me pariez pas de fortunes ! Ah ! ah ! — C'est donc un contrat ?— Pas de contrat.Je n’ai rien à vendre, rien à acheter .— Mais pourquoi, diable ! venez-vous me voir ?— Voici, monsieur.Je voudrais avoir une consultation écrite.Vous savez ce que Je veux dire .Vous êtes instruit, vous.Et vous pouvez m'arranger ça en un rien de temps.L’avocat ne dit pas un mot et intérieurement sourit.Il prit sa plume, tira de son tiroir une grande feuille blanche et questionna : Sans attendre les questions, notre cultivateur déclina son nom, son prénom, le nom de son village, le rang où il demeurait, son âge et le reste.Vous êtes marié ?dit l’avocat.• Depuis vingt ans.Je me suis marié quand j'avais dix-huit ans.— Une grosse famille, mon ami ?— Treize seulement.Huit garçons.cinq filles.C'est bien assez ; ça fait un train dans la maison tout ce monde-là.— Très bien ! dit l'avocat sévèrement, voulant interrompre au plus tôt cette confession d’un caractère domestique.L’homme de loi écrivit trois lignes sur le grand papier blanc, plia la feuille en trois, la glissa dans une enveloppe de grand format, et remit le tout à son client.Le cultivateur riait largement.Il mit le tout dans la poche intérieure de son veston, puis avec solennité : — Je suis content, monsieur l'avocat Une consultation écrite !.Ça fait longtemps que je pensais à cela ! Ah ! Je puis dormir tranquille maintenant !.Comment est-ce que je vous dois ?— Deux dollars, dit l’avocat.— C'est bon marché.On dit que les avocats chargent cher.Vous n’étes pas “chérant", vous ?On reviendra encore, monsieur l'avocat.Et puis, j’ai pas mal d'influence dans le "bout” : je vous enverrai des clients .Puis ayant salué à plusieurs reprises, il s’en retourna chez lui.Il arriva à la maison vers les quatre heures et comme le voyage l’avait pas mal fatigué, il était bien décidé a se reposer.Mais comme les foins étaient coupés depuis plusieurs jours, l'un des garçons vint lui dire qu’il vaudrait peut-être mieux commencer immédiatement à les rentrer., La fermière déclarait que c’était une folie.Il valait mieux, selon elle, attendre au lendemain.Il était déjà tard, et la nuit viendrait dans quelques heures.Vous commencerez demain matin.Mais la température peut changer d'ici demain, reprenait i l'ainé des garçons.Les hommes j n'ont rien à faire dans le moment.Et d'ici huit heures, nous avons amplement le temps de faire la grande prairie qui longe la rivière.— La température est au beau, reprenait la fermière.Demain matin, nous y verrons .Le cultivateur écoutait cette discussion avec un très vif intérêt.Et comme le fils insistait de nouveau et que la mère semblait vouloir ne pas céder, il dit ; — Ne vous emballez pas.J’ai dans ma poche une consultation écrite que m'a donné cet après-midi, l'avocat X .Elle m’a coûté deux dollars, et je sais qu'elle nous tirera d’embarras.Les consultations écrites !.C’est presque de l’or, ça.la mère !.Il sortit la lettre et la tendit à une de ses filles ; — Tiens.Louison.Tu es Instruite, toi.Dis-nous ce qui est écrit là-dessus.Il y en a pas mal long, mais je suis certain que c’est bien.La jeune fille prit la grande feuille de papier blanc et à haute voix, lut : “Jean Duvent, ne remettez jamais au lendemain ce que vous pouvez faire le jour meme ." —- C’en est une bonne ! de s’écrier le brave cultivateur.Vous avez écouté, vous autres ?Tu as compris, la petite mère ?C’est un avertissement.Allons ! Les cha-rettes dehors ! Les gars à l'ouvrage ! Rentrons le foin ! Nous devrions faire les deux prairies sur le bord de ia rivière, avant la bru-mante.A l'oeuvre! Ce que c’est, que les consultations écrites !.Ce qui fut dit fut fait.Le dernier voyage entrait dans la grange à la tombée du Jour.Jean Duvent riait largement et vantait les mérites de son avocat.Le temps changea pendant la nuit.Un orage violent éclata, et la pluie fut si dense qu'elle gonfla les eaux de la rivière.Lu rivière dé- j borda, entra dans les champs, char-roya les foins coupés et le matin, tous les voisins déploraient des pertes considérables.Seul, Duvent n’avait rien perdu.Cette expérience lut donna une telle confiance dans l’avocat qu’il ne passait jamais par le village sans aller demander à l’avocat une consultation écrite.On dit qu’il devint ainsi un des plus riches cultivateurs de la région, qu’il se présenta à la mairie, fut élu et réélu plusieurs fois.Tous les ans à la Noël, il allait chez l'avocat, non pour le consulter, mais pour lui apporter une i couple de ses plus beaux poulets.Et dans toute la région, le nom de l’avocat fut plus que jamais connu.Et Duvent disait : "Après les commandements de Dieu et de l’Eglise, vient la consultation d'un bon avocat”.“En voilà un qui aime les avocats !" a dû penser intérieurement l’avocat X .quand il remit à Duvent la consultation écrite.Deux dollars pour écrire un proverbe ! C'était très largement payé.Les événements ont été heureux, et pour l'avocat et pour le cultivateur.C'est un cas sur dix mille.Et le proverbe était si bien dans les circonstances ! Je sais bien que de nos jours, si un avocat remettait à un client une telle lettre au coût de deux dollars, il se produirait quelque chose de grave .Il nous faudra toujours admettre que les services des avocats, même bien rémunérés, sont parfois dans la vie d’un homme de quelque utilité.Il y a des menuisiers qui ne valent rien.Dans le corps des avocats, il en est de bons et de médiocres.Il vous appartiendra de bien choisir si, un Jour ou l’autre, les circonstances vous obligent à obtenir .des consultations écrites.CELIBER. Saint-Jérôme, le 29 mai 1936 L'AVENIR DU NORD Page cinq NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse Demain matin, dans l’église paroissiale sera célébré le mariage conjoint dç Mlles Laurette et Gil-berte Labreche de notre ville qui épousent respectivement MM.Rou-ville Pigeon et Raoul Robert, aussi de Sainte-Thérèse.Nos félicitations et nos meilleurs voeux de bonheur accompagnent les deux couples.— Mardi dernier, congé du mois des élèves du Séminaire, le dernier avant la période des vacances.La sortie des élèves aura lieu le 19 juin.Les épreuves du baccalauréat en lettres et en sciences auront lieu les 16.17 et 18 Juin.— La rivière des Mille-Iles, qui.la semaine dernière, avait inondé plusieurs rives aux environs de Ro-semere et Pont-David, a commencé à rentrer dans son lit.— L’exécutif de la Chambre de Commerce aura une réunion de ses membres mardi soir prochain, pour discuter les suggestions que la Chambre de Commerce présentera au congrès des Chambres de Commerce du District de Terrebonne, qui se tiendra à Saint-Jérôme, le lundi, 8 juin prochain.THEATRE, GEQ'RGES Sainte-Thérèse "* * Jusqu'à vendredi soir, programme anglais et présentation du film américain : The farmer who wants a wife avec Janet Gaynor, comme vedette.Samedi et dimanche, ce dernier jour en matinée et en soirée, un programme totalement français de vues parlants.A part de plusieurs sujets courts, films d’actualités, comédie.caricatures, un grand film qui a obtenu les plus grands éloges de la presse universelle, avec des acteurs français de premier ordre, un film que tous aimeront : Juanita.C’est une histoire sentimentale de premier choix, avec des sentiments élevés et nobles, et qui nous met en présence de circonstances réelles de la vie.Pour bientôt : Maternité”.Les représentations du soir commencent à 8.30 heures.Grande séance à Anciens de Mont-Laurier invités à leur Alma Mater Les rhétoriciens de 1923-24 tiendront leur “réunion du souvenir" au séminaire Saint-Joseph de Mont-Laurier, les 30.31 mai et 1er juin.Us invitent cordialement à cette réunion leurs confrères de quelque autre classe du cours, en particulier les méthodistes de 1920-21.Voici le programme des “journées du souvenir" : 30 mai — Arrivée à 5 heures, visite à Mgr le supérieur et souper au collège.31 mai — Messe de communauté par l’abbé Louis Bérubé, grand'mes-se par l’abbé Edmond Guay.assemblée dans le salon du collège, diner au collège, visites à Mgr l’Evêque et à M.le maire, souper au sous-sol de l'hospice Sainte-Anne et récréation.1er juin — Départ le matin.Tous sont priés de répondre à l’appel et de communiquer le plus tôt possible par lettre ou par télégramme avec le secrétaire.M Roméo Ouellette.A Ferme-Neuve Saint-Janvier Le samedi soir, 6 juin prochain, à 8 heure.-;, (heure solairei sera donnée dans la salle paroissiale, à Saint-Janvier, une grande séance interprétée par les “Amateurs du Terroir” Cette soirée est sous le patronage de M.le curé S.Valiquet.II y aura musique, chant, déclamation et interprétation de drame et comédie.Tous sont invités à participer à cette bonne oeuvre, tout en se récréant.Le Base-bail LIGUE INDEPENDANTE DU DISTRICT DE TERREBONNE Le mardi, 19 mai dernier, les gérants des clubs de base-bail des paroisses Sainte-Monique, Saint-Augustin, Sainte-Scholastique et Saint-Janvier, se réunissaient dans l’une des salles de l’hôtel Longtin, à Sainte-Scholastique, pour former la ligue qui sera connue sous le nom de ligue indépendante du district de Terrebonne.Elle comprendra les clubs Sainte-Anne Senior, Sainte-Anne Junior, Saint-Janvier, Sainte-Monique, Saint-Augustin et Sainte-Scholastique.M.Edouard Léonard a été nommé président, M.Edmond Renaud, de Saint-Augustin, vice-président et M.Lucien Forget, de Saint-Janvier, secrétaire-trésorier.Dimanche prochain, 31 mai aura lieu l’ouverture de cette ligue.Le Sainte-Scholastique jouera à Sainte-Monique: le Sainte-Anne Senior à Saint-Janvier; le Saint-Augustin, à Sainte-Anne Junior.Tous sont invités à aller acclamer leur club préféré.La rencontre entre le Saint-Janvier et le Sainte-Anne Senior sera l'une des plus redoutables, d’après les prévisions.(Communiqué) • — Ces jours derniers, M.le curé Génier bénissait le mariage de M.Gérard Doré avec Mlle Bernadette Aubin.— Monsieur le vicaire, bénissait également le mariage de M.Eucllde Grand'maison et de Mlle Délia Doré.— Mile Marguerite Courtemanche a passé la fin de semaine à Mont-Laurier.— Etaient de passage à Montréal dernièrement : MM Sam et Jack Matts, Jos.Raymond.Lucien Etliier, Mlles Anne-Marie Lachance.Marguerite et Simone Ouellette.Thérèse Etliier, Simone Gibault, Florida Prud’homme.— M.Gérard Beauchamp est de retour chez ses parents après avoir fini son cours à l’Institut Agricole d’Oka.A ce jeune agronome nos félicitations et voeux de succès.— Mme Isidore Prud'homme, était de passage à La Conception ces jours derniers.— M.et Mme René Lemieux, de Pérodeau, étaient chez M.Tom Jarvis, dimanche.— M.Orner oPirier, étudiant au Séminaire de Mont-Laurier, a passé quelques jours chez son père M.Euclide Poirier.— Mlle Lucienne Charbonneau nous quittait ces jours derniers pour aller travailler à Nominingue.—• M.et Mme Joseph Poirier et Mlle Hélène La belle, de Montréal, chez M.Herménégilde Labelle pour quelque temps.— La famille Victor Jarry, de Montréal, est arrivée à Ferme-Neuve pour y passer l'été.— MM.Albert Nadon, Joseph Lafontaine, Isaïe Godmer, Félix Cla-velle, Israël Lapointe, Daniel Brunet et Alexandre Lapointe assistaient au banquet offert au député de Labelle.à Lucerne-en-Quebec, mercredi dernier.— M.et Mme Arthur Cloutier, de Montréal, sont arrivés à Ferme-Neuve pour y demeurer.— M.le curé J.-A.Génier assistait aux fêtes de Sainte-Agathe, dimanche dernier.— Mlle Cécile Ethier passe quelques jours à Mont-Laurier.— Mlle Bernadette Forget, de Saint-Jérôme, était de passage à Ferme-Neuve ces jours derniers.— La séance organisée sous les auspices des Fermières, qui devait avoir lieu le 12 mai a été remise au 21 à cause de la crue des eaux; elle, a remporté un grand succès, les recettes claires sont de $200.00.• • • A Mont-Rolland A Prévost — Ces jours derniers, à M.et Mme Victor Morin, née Marguerite Chapleau.est née une fille baptisée Marie-Victoire-Cécile.Parrain, M.Alexis Chapleau, oncle de l'enfant, marraine, Mlle Victoire Chapleau.tante de l'enfant, porteuse Mlle Marie-Marthe Chapleau.tante de l'enfant.• • ?A Brébeuf Son Excellence Mgr Limoges est venu confirmer 30 enfants.Il était assisté de MM.les abbés Dumouchel.Mercure, Thibeault.Bazin et Allard.— Mlle Lucienne Berger, d'Iberville, est en visite chez sa soeur Mme Jean Coupai.— M.et Mme Joseph Bélisle et leurs enfants, M.et Mme Liguori Louis-Seize et leur fille Lorraine.M.et Mme L.-J.Labonté et leurs enfants Jean et Berthiaume, M.et Mme Eugène Côté, M et Mme Ernest Forest.Oliva Brochu.Laurette Campeau.Reine-Aimée Laurence.Lucille Giroux, étaient parmi nous à l’occasion de la fête de la Reine.- M.Wilfrid Thunsdall était en visite chez son amie Mlle Olivette Carrière.— Mlle Fiorina Racette est l'invité de la famille Joseph Coupai.— M.le curé I.Perreault, de Saint-Marc de Montréal, est dans son chalet pour une semaine.— M.Joseph Coupai, M.Claude et Mlles Reine-Emma et Alberte Coupai, sont allés à Ottawa, dernièrement.Ils ont visité les RR.SS.Marie-Emma et Adolphe, chez les Filles de la Sagesse et R.S.Marie du Rosaire, chez les Soeurs du Précieux-Sang.A VAnnonciation — Mme Carier est allée passer une fin de semaine à Montréal.— Mlle Dolorès Godmer passera I quelques jours à Montréal M.et Mme Bélisle.de Labelle, sont en promenade chez M.Pacifi-1 que Labelle.i — MM.Marcel Piché et Roger Taillon de l'Université viendront passer les vacances dans leurs familles.— M.le curé Cousineau et Mlle Adrienne Morency, de Saint-Jean-sur-le-Lac sont venus passer quelques jours à l’Annonciation.— Le 14 mai dernier, eut lieu à notre église paroissiale, les funérailles de Mme Joseph Pharand, née Exilda Lavigne.décédée à l’âge de 70 ans et G mois.Elle laisse dans le deuil son époux et 6 filles.Mme O.Ostiguy (Orise), Mme Gérard Desilets (Ida), Mme P.-E.Taillon (Isma), Mme Liguori Gervais (Simone) et Maria, ainsi que 16 petits-enfants.Le service fut chanté par M.le curé Allard, assisté par M.le curé Noiseux et M.l’abbé Thibault, comme diacre et sous-diacre.Des messes basses aux deux petits autels étaient chantés par M.le curé Ar-pin et M.le curé Bélanger.Nos plus sincères sympathies à la famille énrouvée.A La Macaxa — L’école ménagère de Mont-Rolland a été très bien encouragée cette année, sous la direction des RR.SS.de la Providence avec mention toute spéciale à la Révérende Soeur Joseph-Avila.L’exposition des travaux en couture.tricot, tissage aura lieu le samedi.30 mai.de 3 heures après-midi à 9 heures du soir ainsi que le 31 mai et le 1er juin toute la journée.• • • • A Sainte-Adèle Mlles Fernande Cloutier et Juliette Latreille, de Saint-Jérôme, ont passé une semaine chez leurs parents à Sainte-Adèle.— Mlle Bernadette Desjardins, de Sainte-Adèle, est en visite chez M.D.Desjardins, maire.— Nous offrons nos sincères sympathies à la famille de M.D.Desjardins, à l'occasion de la mort de M.Alex Tremblay, son gendre, âgé de 34 ans.Il laisse dans le deuil son épouse (Annette Desjardins), son fils Gonzague et autres parents.— Vendredi, 22 mai, à l’église paroissiale ont eu lieu, au milieu d’un grand nombre d'amis et de parents, les funérailles de M.Charles Pitre, âgé de 75 ans.Le défut laisse pour pleurer sa perte, son épouse (Odile Hogues) et 10 enfants : Mme Sam Charette (Marie) Mme Trefflé Nantel (Emilia), de Montréal, Mme Paul Savard (Présidé).Mme Donat Miljous (Anna).Mme Sigefroid Desjardins (Al-bertine).Mme Octave Desjardins (Alexinai.Mme Georges Desjardins (Emirilda), 3 garçons, Charles, Napoléon.Ant.hime.ses gendres et belles-filles, 62 petits-enfants et 14 arrière-petits enfants.Outre ces personnes aux funérailles, on remarquait M.et Mme Alphonse Chénier, M.et Mme Pierre Paul, ses beaux-frères et belles-soeurs, de Bourget, son frère Napo- vj&m/sf&mm' ™ '- — ri i i» la g 1 .
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