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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 11 décembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1936-12-11, Collections de BAnQ.

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CHENIER 1897-1936 SEUL JOURNAL ou DISTRICT ot TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOU8 VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.60 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABKLLE, Limitée Salot-Jéréme QUARANTIEME ANNEE.NUMERO 50 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOCS LE NUMERO I.AWKT.T.F LE VENDREDI, 11 DECEMBRE i.3 Le libéralisme canadien Le roi Edouard VIII a abdiqué Tristesses et sourires PEDAGOGIE Défini par l'honorable Adélard Codbout Le déjeuner-causerie du club libéral de Québec-Est.réhaussé par la présence de l’honorable Adélard Godbout, ancien premier ministre de la province de Québec, de l'honorable T.-D.Bouchard, chef parlementaire de l’opposition, et de M.Gérard Cournoyer, gagnant du concours d’éloquence à Washington, qui était le conférencier invité à cette réunion de libéraux, a remporté un franc succès lundi soir dernier.Les honorables Adélard Godbout et T.-D.Bouchard, ainsi que M.Gérard Cournoyer.ont prononcé en cette circonstance des discours remarquables qui ont soulevé l'enthousiasme des nombreux libéraux réunis à l'hôtel Saint-Roch, et qui ont créé une profonde impression chez les nombreux radiophilcs qui ont eu l’occasion d'entendre les remarques de ces orateurs distingués.Dans un grand discours que les convives ont fort apprécié, l'honorable Adélard Godbout a exposé notamment la nature du libéralisme canadien, souligné les différences qui le séparent du libéralisme économique, et résumé à grands traits la situation politique de l'heure présente dans la province de Québec, L'honorable Adélard Godbout Après avoir remercié les organisateurs de cette fête libérale et les convives qui lui avaient fait un accueil cordial, l'honorable M.Godbout félicite le conférencier M.Cournoyer et les nouveaux officiers de la Jeunesse libérale.“Je sais, continue-t-il, que vous n'attendez pas de moi un discours.Je voudrais seulement en quelques mots, sur le ton du calme et de la dignité, dissiper l'équivoque que l’on entretient au sujet du libéralisme en notre province et au Canada.Je fais allusion à la campagne conduite par certaine presse dont je ne veux pas douter des bonnes intentions et au fait que l’on confond volontiers le libéralisme canadien avec le libéralisme européen qui est une doctrine condamnable.“Le principe de base du parti libéral, en notre pays, dit-il, c’est le soutien et la revendication des libertés populaires.Le principe du libéralisme québécois repose sur la protection des classes populaires, ce n’est pas la liberté pour le puissant d’exploiter le faible, mais l’aide apportée aux individus pour l'emploi de son activité avec le maximum de bienfait pour la collectivité, “protection qu’on lui accorde selon la valeur de l'effort qu’il donne pour sa patrie.“Le colon, l’agriculteur, ont droit, chez-nous, à la protection de la province qui doit prendre toutes les mesures en vue du développement de son patrimoine agricole."Dans le cours de la campagne électorale, ajoute M.Godbout, nous nous en sommes soucié avant tout et nous continuerons de prêcher cette protection, non seulement la protection matérielle, mais aussi intellectuelle et morale.En ce faisant, nous ne croyons pas faire acte de charité, nous ne croyons pas avoir droit à la reconnaissance, nous pensons simplement que c’est la justice chrétienne à laquelle nous croyons, nous, même si nous ne portons pas nos scapulaires sur nos pardessus.“Encore une fois, nous voulons la liberté des individus, le libre développement de leur initiative, mais nous ne permettons pas, sous prétexte de force, que le fort opprime le faible, que la personne humaine soit méprisée, nous voulons pour le colon, l'agriculteur et l'ouvrier des conditions de vie convenables à chacun des citoyens canadiens.C’est cela le libéralisme canadien ! “Je voulais dissiper une équivoque, dit-il encore ; nous croyons qu'il faut introduire la doctrine chrétienne dans la politique québécoise et dans notre vie économique.Il me semble qu'il n'est pas nécessaire pour cela de les prôner tous les jours, ces principes pourvu qu'on les applique dans la vie de tous les jours.Dans l'ordre "Le libéralisme tel que nous l’entendons ne veut pas tuer toute initiative pour enlever la responsabilité ou le mérite de l’effort personnel dans l’avancement de son pays.Nous voulons la protection des individus, mais aussi une certaine marge de liberté nécessaire à l'activité humaine.“Cette liberté, expose M.Godbout, doit s’exercer dans l’ordre.Aussi le parti libéral s’oppose-t-il à ceux qui comme les bolchévistes travaillent à saper l'autorité.Ce respect de l’autorité, les libéraux le maintiennent à l’égard du gouvernement des adversaires constitués en autorité : "Us y sont pour quatre ans, dit M.Godbout, parce que le peuple a besoin de les connaître".Ici, l’orateur étudie et critique le gouvernement Duplessis, il parle des contrats sans soumission, de l'emploi de jeunes filles au Parlement, des affaires enlevées à la banque Canadienne-Nationalc en faveur d'une banque “qui n’est pas annoncée comme devant faire affaires dans une province catholique et canadienne-française”.M.Godbout termine en faisant appel à la jeunesse et en réclamant avec chaleur la politique de sincérité et de vérité dont la province a besoin.L'honorable T.-D.Bouchard M.Bouchard, chef de l’opposition parlementaire, a fortement critiqué le travail sessionnel du gouvernement Duplessis et, après un long discours qui touchait à peu près à tous nos problèmes provinciaux, il termine en s’étonnant de "l’éclipse du premier ministre sans précédent dans notre histoire”, du voyage incognito de M.Duplessis, pendant que la population est dans la misère".“Cette éclipse, dit-il, est un mauvais présage, elle annonce l’éclipse finale du gouvernement actuel”.Selon M.Bouchard, depuis qu’il est au pouvoir, le gouvernement a fait perdre près d’un million à la province.Il établit ces pertes, entr’autres choses, sur le $200,000.qu'a coûté le prolongement de la session d’urgence pour le vote de la loi électorale, qui ne pressait d’ailleurs point ; la réduction des droits de coupe, qui fait perdre $665,000 ; enfin la commission de $540.000.sur l’emprunt de $51,000,000 qui a été payée Inutilement.M.Bouchard dit que des centaines de mille dollars ont été versés par le trust de l’électricité pour l’élection du gouvernement Duplessis.Ce qui explique que le gouvernement n'a pas voulu ou pu prendre des mesures efficaces pour contrôler les activités de ces trusts ou des grandes compagnies de bois.Par contre, l’orateur soutient, que la politique libérale a toujours été de protéger les classes laborieuses contre les abus et l’exploitation.Il reprit une attaque détaillée de l’Union Nationale sur la question de l’électricité et du salaire minimum des bûcherons.A ce sujet, il déclare que l'ordre en Conseil fixant le salaire minimum à $40.00 par mois, n’est pas tel que MM.Duplessis et Drouin l’ont affirmé et qu’il n'accorde pas $40.00 aux bûcherons.M.Bouchard termine en parlant Ironiquement du voyage de M.Duplessis.?* * M.Gérard Cournoyer, le conférencier invité du club, soutient en commençant que le gouvernement n’a pas tenu ses promesses ou qu’il s’en est tiré par des lois de camouflage.A ce sujet, il dit que le présent gouvernement est le plus dépensier que nous ayons eu ; par exemple, après que M.Duplessis eut réduit le salaire des députés, il augmenta le nombre des ministres.Il critique ensuite les mesures prises par le gouvernement lors de la dernière session et 11 termine en félicitant l’honorable Bouchard de sa combativité au Parlement et en disant la confiance que la Jeunesse nvalt en leur chef, M.Godbout, et que les libéraux grandis par l’épreuve retrouvent l'enthousiasme des vieux Jours.L'abdication du roi Edouard VIII, annoncée hier, e(t un évènement considérable.On sait que le roi n'a pas voulu renoncer à épouser Mme Wallis Warfield Simpson et qu’il a sacrifié sa couronne & la réalisation Uc ce projet.L'hsitoire dévoilera peut-être que ce mariage n’est pas la seule raison de cette abdication.Le duc d'York, fère d'Edouard VIII lui succède sous le nom de George VI.Le premier ministre, l'honorable Mackenzie King a fait à la radio, hier, une déclaration répétée en français par l'honorable Ernest Lapointe, ministre de la justice donnant l'attitude prise par le gouvernement canadien et la procédure qu’il suivra dans les circonstances, en conformité avec le statut de Westminster.* * « Voici le texte de l'abdication du roi : Je soussigné, Edouard VIII, de Grande-Bretagne.d’Irlande et des Dominions Britanniques au-delà des mers.Roi et Empereur des Indes, déclare par la présente, de détermination irrévocable, renoncer au trône pour ce qui me concerne et quant à mes descendants et exprimer mon désir qu'une application immédiate soit donnée à cet acte d'abdication.En foi de quoi j’appose derechef ma signature, ce dixième jour de décembre 1936, en présence des témoins dont les signatures suivent Signé : EDOUARD, R.I.* * * Le couronnement de George VI aura lieu le 12 mai 1937.LETTRE D’OTTAWA La protection des petits épargnants.— Nouveau pian de colonisation.— Réunion des premiers ministres provinciaux.L’honorable C.-D.Howe, ministre des transports, a déclaré que les placements des particuliers dans les nouvelles compagnies d’aviation doivent être protégés par une action du gouvernement contre le développement trop intense de ces services, comme ce fut le cas dans les affaires des chemins de fer.Intrigué par les rumeurs voulant que des compagnies d'aviation soient formées dans une proportion qui ne serait pas justifiée par le trafic aérien, et par des gens qui seraient surtout intéressés à voir monter les stocks de ces entreprises, le ministre du transport a donné un avertissement spécial afin de mettre le public en garde contre les vendeurs à haute pression qui seraient intéressés dans de telles entreprises.Le ministre des transports a fait remarquer ensuite dans sa déclaration que les nouvelles compagnies qui se formeront n’ont aucunement la garantie qu’elles recevront des contrats pour la malle aérienne, ou qu’elles pourront même recevoir une licence pour opérer tel ou tel service.On sait que le ministre des transports est dans une position qui lui permettra de contrôler le développement de l’aviation, vu que l’émission des licences à cette fin tombera sous sa juridiction.“J'userai de toute mon influence, a déclaré le ministre des transports, pour assurer le développement des services aériens dans les domaines qui ne sont pas affectés par une grande concurrence et par une duplication d'exploitation trop souvent constatée sous l'ancien système”.Cette déclaration de l’honorable C.-D.Howe n’a toutefois amené aucun développement sur les dispositions prises par le gouvernement fédéral pour assurer l’établissement de la route aérienne trans-Canada, que l’on a annoncé récemment comme devant être une réalité dans un avenir rapproché.Le ministre a cependant ajouté que les négociations progressaient rapidement en vue du service trans-canadien, et que le gouvernement fournirait les facilités d'atterrissage.• * • Le plan de colonisation Rogers sera appliqué dans la province de Québec, l’an prochain.L’honorable Henry-L.Auger, ministre de la colonisation.a signé l’entente fédé-rale-provinciale, la semaine dernière, et l’honorable M.Rogers la signera à son tour, au commencement de cette semaine, au nom du gouvernement d’Ottawa.En vertu de ce plan, les colons recevront $1,000.pour la première année, au lieu de $600, puis, $820, la “Les Pamphlets de Valdombre” La première livraison des "Pamphlets de Valdombre" a paru le 1er décembre.Nous l’avons reçue et lue.Sa lecture nous a fait tantôt frissonner d'aise ou de malaise, tantôt ravi de joie, tantôt Jeté dans l'émoi et l'incertitude, mais, du commencement à la fin, elle nous a Intéressés.L’auteur d’"Un homme et son péché”, semble 11 est vrai, s'acharner à critiquer les péchés divers des hommes et des femmes da;rs la vie littéraire, politique et au'res.C'est son métier de pamphlétaire.Il l'aime et le fait bien.Llsez-moi ça.et vous y trouverez votre profit.Sans doute, Claude-Henri Grignon a un genre nerveux, rude, truculent.Mais sa franchise, faite de sincérité et de courage, met en relief son opinion.Un tel écrivain aide à penser.Ce qui n'est pas banal.deuxième année; $100, la troisième année, et $80, la quatrième.Soit en tout $2,000.Les colons déjà établis pourront bénéficier du plan Rogers, du moment qu’ils seront établis depuis moins de quatre ans, et en tenant compte de l’échelle adoptée.De tous ces montants, le gouvernement fédéral payera un tiers, ie gouvernement provincial un tiers et les municipalités, un tiers.Rien n’empcche le gouvernement provincial, cependant, de payer la part des municipalités.En plus de cette somme de $1,000.destinée à leur établissement, les colons pourront recevoir du ministre provincial de la colonisation des primes de labour, de défrichement ou autres ; ils pourront aussi faire les chemins pour le compte du département de la voirie et être payés en conséquence.Comme on le voit, ce plan est le plus considérable qui ait été préparé depuis plusieurs années pour accentuer le mouvement de retour à la terre et absorber les chômeurs des villes.Il a été rendu possible par la loi adoptée à Ottawa, au cours de la dernière session, loi qui permet au pouvoir central de dépenser de fortes sommes pour le chômage.Il fait suite au plan Gordon, établi en 1932 et qui a pris fin en décembre 1935.Mais il offre beaucoup plus d’avatages.Les octrois considérables des deux premières années permettront aux colons d’acheter des animaux et des instruments aratoires, de se faire aider dans le défrichement et de meubler leurs maisons.Dans la province de Québec, ce sont encore les sociétés diocésaines de colonisation qui seront chargées du choix des colons.Elles n’auront qu'à continuer le travail déjà commencé.* m 0 Les premiers ministres provinciaux sont réunis à Ottawa, sous la présidence de l’honorable M.Dunning, ministre des finances.Par cette réunion, le pouvoir central compte provoquer l’uniformisation générale et des opérations financières des provinces, ainsi qu'améliorer le prélèvement des impôts et le fonctionnement de la Banque du Canada.IGNOTUS.MELI - MELO LA BATAILLE ELECTORALE A MONTREAL La campagne électorale bat son plein dans la métropole.Les trois candidats à la mairie qui sont par ordre alphabétique, l'ancien maire Camllllen Houde, M.Adhémar Ray-nault, ex-conseiller municipal et conseiller municipal et député de l'Assomption à l'Assemblée législative, et M.Candide Rochefort, député de Sainte-Marie à f Assemblée législative, tiennent des assemblées régulièrement et se dénoncent mutuellement.La votation aura lieu le 14 décembre.• • • CONGRES D’EDUCATION Le grand congrès d’éducation, organisé par l'Alliance catholique des rofcsscurs de Montréal, s’est tenu Montréal, de samedi à mardi.Il a donné lieu à de fructueuses études et des conférences d’une haute portée ont été faites par des hommes très distingués qui ont abordé les problèmes de notre éducation religieuse, nationale et sociale.Nous reviendrons sur ces études, ces problèmes et les résolutions adoptées, l’espace nous manquant pour le faire aujourd’hui.(Suite à la cinquième page) ILS NE PAYENT PAS VITE, LES “HOMMES NOUVEAUX" Les élections ont eu lieu le 17 août 1936.Or, deux mois après l’officier rapporteur du comté de Terrebonne, les sous-officiers rapporteurs, les greffiers, les constables spéciaux, les propriétaires qui ont loué les bureaux de votation, en tout, deux cent cinquante personnes, n'étalent pas encore payes.Il parait que ces Jours-ci, quelques-uns ont reçu leur chèque, directement et non par l’intermédiaire de i’officler rapporteur comme cela se fait toujours tant pour les élections fédérales que pour le3 élections provinciales.Il est mystérieusement lent l’“Or-dre Nouveau” dont les surhommes surfaits étaient si prompts à critiquer leurs devanciers.UN ABUS DE PATRONAGE On nous Informe que tous les détenteurs de permis pour la vente de la bière dans le comté de Terrebonne ont été requis par M.Ernest Simard, l’investigateur du gouvernement extra pur de l'Actlon-na-tlonale-castor-tory, de se rendre à la Commission des liqueurs.M.Simard leur aurait enjoint l'ordre, s'ils désiraient le renouvellement de leur permis, d’obtenir l’approbation du député de Terrebonne.Si cette nouvelle est exacte, nous tenons à protester contre un patronage aussi excessif et abusif.N’est-il pas humiliant pour les détenteurs de permis de passer par les Fourches Caudines de l’empereur Ernest Simard et du petit-duc de paille Hermann Barrette ?Comprend-on, de plus, les ennuis et les démarches inutiles occasionnés à tous ces détenteurs qui devront partir de tous les coins du comté pour venir attendre à la porte déjà encommbrée d’un député enfargé dans ses promesses.Saluez ; L’Ordre Nouveau est en marche .LA VIGIE.Bureau centrai.tcoies normales.jcoioni’ cats.— Ecoles normales pour les religieuses.— Programme d'études.les nombreuses demandes que nous recevons au sujet des modifications et projets de modifications concernant le Bureau central, les Ecoles normales, les Scolasticats-Ecoles normales pour les religieuses et les Programmes d’études nous font un devoir de fournir à nos lecteurs les précisions nécessaires.I.—Le Bureau central n’est pas aboli, mais ses attributions ont été restreintes au seul brevet complémentaire, temporaire.A sa session de mal 1936, le Comité catholique du Conseil de l'Instruction publique a adopté le voeu suivant : a) "QUE le dit Bureau central soit maintenu, mais ne délivre, après septembre 1930, que des brevets complémentaires permettant l’admission au cours professionnel de l’école normale ; b) QUE les brevets complémentaires émis en 1937, 1938 et 1939 comporteront, en outre, un permis d’enseignement valable pour une durée respective de 3 ans, 2 ans et 1 an.Au cour de la même session, il a été décidé par le Comité : "QUE les aspirants et les aspirantes qui subiront, en Juin 1930, les examens pour le brevet élémentaire ou le certificat, pourront revenir devant le dit Bureau central, au mois de juin 1937 — en Jouissant des exemptions prévues par l’article 83a des Règlements du Comité catholique — pour l'obtention du brevet complémentaire, mais ce brevet ne sera valable que pour 3 ans."QUE les Brevets accordés en Juin 1936 — élémentaires et complémentaires — seront permanents.Dans une circulaire en date du 16 octobre et publiée par l’Ensei- Notre problème national Nous regrettons de recevoir trop tard l’article de notre collaborateur Ajax sur cette importante étude qu’il poursuit avec une si grande compétence dans notre journal.Nous sommes donc forcés de le remettre à la semaine prochaine.LETTRE DE QUEBEC La Voirie n'a pas de programme bien défini.Sous Vordre nouveau.Les projets du ministère de la voirie sont assez vagues.Dans la région de Québec il était question de construire un tunnel à la.Côte du Roi, sur la route de Charles-bourg.mais rien n'est décidé à ce propos.Interrogé hier là-dessus, le ministre de la Voirie, l’honorable François-J.Leduc a déclaré que les ingénieurs préparent un grand nombre de plans pour bien des endroits de la province, et que ces plans sont “mis en filière".M.Leduc a expliqué : "Nous ne voulons pas être pris au dépourvu ; quand nous prendrons une décision, quand une amélioration s’imposera, les plans seront prêts”.Par ailleurs, on sait que le ministère de la voirie prépare un plan d’ensemble d’améliorations et de construction de routes pour toute la province.Ce plan serait exécuté au cours de plusieurs années, et graduellement.En attendant, les travaux sont plutôt rares et l’estimation officielle du nombre d'employés aux travaux de chômage semble un peu exagérée.Interrogé aussi à propos de la route trans-Canada dans le comté de Portneuf, M.Leduc a déclaré que plusieurs projets sont à l'étude et que le gouvernement fera exécuter le plus pratique.On sait que la route, suivant certain projet, doit passer en deçà des villages, tandis que les citoyens du comté souhaitent qu’elle traverse les villages de Portneuf.• • • SOUS L’ORDRE NOUVEAU ! M.Maurice Duplessis est revenu .l’on ne sait d’où.Pendant .-.,n absence, il s’est passé des évènements qu'il ne doit pas ignorer."L'Ordre Nouveau” s’est agité et reste agité.Relisons ce que M.René Cha-loult, député de l’Union Nationale ( ?! ), de Kamouraska a dit, le 25 novembre, au banquet du docteur Philippe Hamel, député du même parti : La jeunesse attend beaucoup de l’Union nationale, qu’elle a portée au pouvoir.Elle ne se contentera certes pas de promesses, de vains mots, de poudre aux yeux.Elle a faim, et, je le regrette, mais les calembours, si nourris fussent-ils, ne lui paraissent pas un aliment substantiel.Les scandales à répétition, squelettiques ou engraisses, à la longue prennent une saveur âcre dont on finit par se rassassler.Que voulez-vous, on se lasse de tout.Non, ce que veut la Jeunesse, ce qu’elle exige, ce sont des actes énergiques et- décisifs ; c’est une révoUitlon, au bon sens du mot.Nous ne nous sommes pas battus pour des demi-mesures, pour un ordre ancien bonifié, — pour des cataplasmes, comme disait fort bien M.Oscar Drouin — mais pour un ordre nouveau, pour une politique nettement nationale, c'est-à-dire canadienne-française.Si la société a besoin d’une intervention chirurgicale, qu’on la pratique, quelque douloureuse qu'elle soit.S’il faut couper les membres, qu’on n’heslte pas.La vie du corps social est en danger.Ce que veut la jeunesse, c’est d’abord une politique agressive et intransigeante contre les monopoles, contre tous les monopoles qui maintiennent notre peuple dans un demi-esclavage.Pas de faiblesse envers eux, s’il vous plaît, surtout s’ils sont puissants et riches.Qu’ils remboursent et qu’ils cessent de voler.Ce que veut la Jeunesse, messieurs, c'est que l’on combatte au moins avec la même vigueur, avec la même détermination les abus du capitalisme que ceux du communisme.Il faut s’attaquer à la cause, si l’on veut supprimer l'effet.Qu’on réprime le capitalisme excessif et il ne restera plus un communisme canadien-français.Mais, combien je comprends alors le pauvre gueux qui n’a pas une bouchée de pain à donner à ses petits enfants et qui réalise les Injustices révoltantes et cyniques de notre système capitaliste ! Si ses vêtements sont sales, le malheureux, son coeur reste celui d'un père ; U ne soufïre pas moins devant cette “misère imméritée” des siens que les riches et les aritocrates .Ce que veut encore la jeunesse, messieurs, c’est que la politique du Québec devienne avant tout canadienne-français.Certes les minorités, toutes les minorités doivent obtenir une pleine mesure de Justice.Personne n’y contredit.Et puis n’ont-elles pas toujours été traitées avec prodigalité chez nous’ Mais, il faudrait s’aviser, je pense, que la majorité a peut-être aussi quelque droit dans cette province.En terminant, M.Drouin, puis-je vous assurer que la Jeunesse a encore confiance en vous ?Elle croit que vous resterez fidèle à vous-même et au docteur Hamel, sans le concours duquel, croyez-m’en, TOUTE L’UNION NATIONALE N'EST QU’UNE TROMPEUSE ILLUSION.J’ose espérer, pour ma part, que tous les hommes de bonne volonté sauront s’unir bientôt pour sauver notre pauvre petit peuple canadien-français.Dltes-moi, messieurs, n'en vaut-il pas la peine ?" garment Primaire de novembre dernier, page 192, l'honorable Cy-rllle-F.Delàge, Surintendant de l'Instruction publique, a précisé comme suit, les attributions actuelles du Bureau central : "a) Le brevet élémentaire est supprimé ; b) Le brevet complémentaire sera désormais temporaire ; c) Les personnes qui ont subi un échec pour l’un ou l'autre brevet POURRONT se présenter de nouveau en 1937 et, si elles passent avec succès, obtenir un brevet non permanent ; d) Les personnes qui ont obtenu un certificat élémentaire en juin 1936 pourront bénéficier des exemptions prévues par l’article 83-a si elles reviennent pour le brevet complémentaire au mois de juin prochain ; e) Le Bureau central continuera Jusqu'à nouvel ordre à faire subir cet examen du certificat élémentaire et les personnes qui passeront cet examen avec succès bénéficieront des exemptions prévues par l’article 83-a comine par le passé".En résumé, le Bureau central pourra délivrer des brevets complémentaires non permanents en 1937, 1938 et 1939.Après cette date, c’est-à-dire à compter de 1940, à moins de modifications nouvelles, le Bureau central ne délivrera que des certificats permettant l’admission aux écoles normales réorganisées.A noter que les brevets ou diplômes accordés dans le passé par le dit Bureau, ceux de 1936 compris, demeurent permanents et donnent le droit d’enseigner dans toutes les écoles primaires sous contrôle des commissions scolaires Et comme le dit M.le Surintendant dans la circulaire citée précédemment, le Bureau continuera à faire subir l’examen du certificat élémentaire et les porteurs de ce certificat pourront revenir l’année suivante et se présenter aux examens du brevet complémentaire, et bénéficieront des exemptions prévues par l'article 83-a des Reglements du Comité catholique.II.—a) Les Ecoles normales de filles sont encore, jusqu’à nouvel ordre, soumises aux règlements et aux programmes en vigueur depuis plusieurs années.Le Comité catholique à sa session de mal 1936 a bien adooté la décision suivante ; "Les écoles normales de filles sont des écoles de formation professionnelle, adaptant leurs programmes et leurs méthodes à cette destination et ayant droit d'accorder des brevets élémentaires, complémentaires et supérieurs.Les brevets accordés par les écoles normales seront les seuls brevets légaux qui, à l’avenir, classeront les brevetées dans la catégorie des titulaires.Les règlements actuels pour l’octroi des diplômes sont remplacés par des nouveaux règlements qui se conformeront à ces dispositions et prendront force à une date que le Comité voudra bien fixer.” Et, à la même session, pour faire suite à la décision précédente, un sous-comité a été nommé pour étudier les moyens propres d'adanter le programme, les méthodes cï les règlements des écoles normales de filles en vue d’en faire des écoles de formation professionnelle.Ce sous-comité s’est déjà réuni une fois et il a présenté un rapport inséré dans le procès-verbal de septembre 1936, publié dans l’Enseignement Primaire de novembre dernier, page 175.Le Comité a reçu ce rapport et "continué le sous-comité dans ses fonctions”.La tâche de ce sous-comité est donc “d’étudier les moyens de modifier le programme, les méthodes et les règlements des écoles normales de filles de manière à en faire des écoles normales professionnelles”.Quand le sous-comité aura terminé son travail, travail considérable, il soumettra un rapport au Comité catholique, qui statuera définitivement sur le rôle des futures écoles normales professionnelles.Pour que les nouveaux règlements et programmes deviennent en vigueur, il faudra ensuite l’autorisation du Lieutenant-Gouverneur en Conseil et faire amender la loi de l’Instruction publique au chapitre des écoles normales.En attendant cette réforme importante, les écoles normales de filles restent soumises aux règlements et programmes actuels.b) Les programmes et les règlements des Ecoles normales de garçons, programmes et règlements en vigueur depuis quelques années seulement, restent ce qu’il sont.(1) III.—Les Scolasticats-Ecoles normales pour les Religieuses.La création de ces écoles normales a été autorisée à la dernière réunion du Comité catholique (session de septembre 1936).Voici la résolution adoptée à ce sujet sur proposition de Son Eminence le cardinal Villeneuve, secondé par Son Excellence Mgr l’Evêque de Nicoiet : ¦*•»*.a) “QUE l’article 478a de la loi de l’Instruction publique soit modifié en ajoutant aux mots “reconnaître les scolasticats de Frères enseignants” — dans la quatrième ligne — les mots "et de religieuses ensei-gantes.” b) “QUE M.Magnan, inspecteur général des écoles normales, soit (Suite à la deuxième page) L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 11 décembre 1936 Page deux PEDAGOGIE.(Suite de la première page) autorisé à visiter las scolast.lcnt.s-écoles normales de soeur» en préparation et à taire rapport au Comité catholique du Conseil de l'Instruction publique." Lorsque l'article 478a de la lot de l'Instruction publique aura été amendé dans le sens de la résolution qui précède — ce qui ne saurait tarder — les Malsons-Mères et les Maisons-Provinciales des communautés religieuses enseignantes de femmes qui désirent organiser une Ecole normale pour leurs religieuses professes (elles n’y sont pas obligées! devront en faire la demande à M.le Surintendant de l'Instruction publique, après quoi l'Inspecteur général des écoles normales devra faire la visite mentionnée dans la résolution de Son Eminence le Cardinal Villeneuve et faire rapport au Comité catholique.IV.—Le Programme d'études desécoles primaires complémentaire) subit actuellement.une refonte complète.A sa session de février 1936.le Comité catholique a nommé un sous-comité pour étudier entre autres questions, les deux points suivants : a) Etudier, sur demande de la Commission des Ecoles catholiques Un banquet offert à l’honorable Paul Sauvé Dimanche dernier, à Salnl-Eus-tache, les électeurs de Deux-Montagnes banquetaient l'honorable Paul Sauvé, président de l’Assemblée législative.En plus des maires de la plupart des municipalités du comté et des deux présidents de la fête, MM.J.-A.Chaurette, maire de la ville, et Elzéar Leduc, de Saint-Benoît, préfet du comte, présidents conjoints de la fête, on remarquait à la table d'honneur deux sénateurs, les honorables Arthur Sauvé, père du héros de la soirée, et André Fauteux ; cinq ministres, les honorables Oscar Drouin, des terres et forets ; Françols-J.Leduc, de la voirie ; Bona Dussault, de l'agriculture ; Dr J.-H.-Alblnl Paquette, secrétaire de la province et mlnls- t élémentaire “et llre de la sant®* et oilbert Layton ; (eiemeniaue ei MM Auguste Boyer, Gérard Thibault et J.-Grégoire Bélanger, collègues de l'honorable M.Sauvé a l'Assemblée législative ; M.l’abbé Bruno Pressault, un ancien professeur du collège de Sainte-Thérèse, aujourd'hui curé de la paroisse de Salnt-Colomban ; MM.Antonio Smith, secrétaire de l'honorable .» Henry-L.Auger, ministre de la co- de Montréal, le programme des eco- ionisation, et J.-E.Laforce, sous-les primaires élémentaires et corn- ministre, représentant olllclclle-R^n^entaires de la Province de menj ce dernier ; le docteur Sylvio Québec en vue dune meilleure1 Lafortune, représentant le club adaptatlon aux besoins particuliers confédération qui coopéra à ,'or- de la dite Commission ; b) Considérer l'opportunité d'amender le programme des écoles élémentaires en tenant compte des besoins et intérêts particuliers des populations rurales.Ce sous-comite présenta un premier rapport à la session de mol 1936.Ce rapport suggérait ce qui suit, sur proposition de Son Excellence Mgr Papineau, appuyé par Son Excellence Mgr Courchesne : “QU’EN vue d’étudier les rapports faits sur le programme d'études de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, de les condenser et de faire rapport uu sous-comlté avec suggestions opportunes, le tout devant amener une proposition au Comité catholique en février 1937.1.— De nommer une commission spéciale formée de MM.Labarre, Doré, Magnan, Miller, Manning, du Révérend Père A.DeGrandpré, du Révérend Frère Anatole, de M.l'abbé O.Maurice, des Révérendes Soeurs Sainte-Anne-Marie et Sain-te-Catherine-de-Suède ; 2.— De nommer M.C.-J.Magnan président et M.Roméo Desjardins secrétaire de cette commission ; 3.— De déposer immédiatement les dits rapports entre les mains du secrétaire pour polycopie et envol à qui de droit ; 4.— De fixer la date de lu première réunion de cette commission spéciale au 16 mai 1936”.Depuis mai 1936, la Commission s’est réunie plusieurs fois au bureau de la Commission scolaire catholique de Montréal et, à la date ou nous écrivons le présent article, elle achève l'étude des six années du programme des écoles primaires élémentaires, après quoi, elle abordera la refonte des 7e et 8e années de l’école primaire complémentaire.La Commission espère terminer son travail assez tôt pour que le sous-comité, dont elle relève, puisse transmettre un rapport au Comité catholique à sa session de février 1937.Le nouveau programme des écoles primaires ne sera certainement pas mis en vigueur avant septembre 1937.Au cours de la présente année scolaire 1936-1937, c'est le programme actuel qui doit être suivi dans les écoles primaires élémentaires et complémentaires.Voici donc, en résumé, la situation scolaire en notre province relativement au Bureau central, aux Ecoles normales, aux Scolasticats-Ecoles normales pour les religieuses-professes et aux Programmes des écoles primaires élémentaires et complémentaires.C.-J.MAGNAN.L’Enseignement Primaire.(1) Les programmes des écoles normales de garçons sont les mêmes pour les deux anciennes-écoles normales.Laval et Jacques-Cartier, et pour les éccies normales des Frères.Seuls les règlements diffèrent, ainsi que le mode des examens.ganisatlon et au succès de la fête ; Olier Renaud, avocat, qui présenta les orateurs, et autres personnalités connues du comté.En plus de l'honorable Paul Sauvé, ceux qui prirent la parole à ce banquet lurent : le sénateur Ar- thur Sauvé, les honorables Drouin, Paquette, Layton, M.Gérard Thibault.Nous voulons retenir les passages suivants du discours du sénateur Sauvé.Après avoir fait l’éloge de M Maurice Duplessis et de son gouvernement, et avoir parlé de l’épidémie mondiale de la crise, l'orateur dit : "Les partis politiques sont un peu comme la société qui, pour éviter la dégénérescence, ont le besoin de se fortifier par des mariages de con -sangulnltés dillérentes.Le travail de salut est pour le présent et l'avenir, non pour le passé."Mais cela ne signifie pas que le passé doive être rejeté avec mépris.Le passé, c’est le sous-sol du présent.Car on l'a dit, et enseigné, "le sol géologique est avant tout un produit de tous les événements dont U porte l’empreinte.Il est composé de débris accumulés qui, à travers des milliers de siècles, ont peuple les mers, les lacs et les continents." C'est ainsi, que les hommes, quel que soit leur génie, bénéficient du passé.Il ne faut point s'en plaindre.C'est une loi de la nature qui fait que l'histoire se répété."Nous avons de gros problèmes a résoudre.Problèmes d’ordre national, économique, social et politique.Et dans quel temps d’affolement ! Aiors que l’on ne parle que de guerre, sous les lueurs des feux de la vieille Europe en révolte contre elle-même.Quelle situation ellrayante! "Ah ! Mesdames, Messieurs, vous rendez-vous bien compte des difficultés déprimantes auxquelles se heurtent les gouvernants du jour dans cette anarchie de structure et dans cette guerre d'idéologie effrénées qui, selon une expression empruntée, nous fait entrer dans un nouveau moyen âge, l’histoire tournant en rond comme un globe."La jeunesse réclame sa part d'héritage dans le domaine national.Elle en a le droit et elle l'aura d'autant plus qu'elle s’aidera sérieusement par un bon esprit de travail opiniâtre et une bonne conduite."Le devoir de la jeunesse n'est pas de vivre d’utopies puisées dans les magazines ou dans les cham-pionneries d’exploiteurs, mais de vivre du travail, et vivre de l’emploi convenable qui lui sera opportunément offert.Labor omnia vincit.“Des honneurs particuliers qui vont à un membre de la jeunesse ce soir, découlent aussi d'autres réflexions.Les honneurs s'envolent vite comme des paroles, mais les actes restent comme des écrits.Je rendrai à l'hôte filial, le témoignage paternel que les honneurs ne le grisent pas, f-rce que, probablement, d'un i ,up d'oeil Juste, il y aperçoit les ombres de la précarité.Il est entré dans la politique à un âge où le risque de son avenir était très grand, et j'en prenais moi-même une responsabilité inquiétante.Il est heu: eux qu’il soit resté dans un milieu ou la Jeunesse, avec de la volonté, peut solidement grandir.C’est qu'il a appris que la terre ne représente de vie que dans une zone extrêmement restreinte de son rayon, quelques centaines de mètres en hauteur et en profondeur.C'est quand on monte trop haut dans les airs qu’on descend plus vite â la fatalité.Le géologue conseilla de ne pas monter jusqu'à l'air inhabité.Combien de Jeunes talents, s’ils suivaient cet enseignement, seraient plus utiles à leur province, à leur race et à leurs gouvernements, au lieu de chercher à planer trop haut au delà de ce que le géologue appelle la pellicule accessible aux travaux humains”.Après avoir parlé de l’agriculture, de la colonisation et de l'industrie, le sénateur Sauvé ajouta : “Et que d'autres espoirs à réaliser ! Que chacun se rende compétent selon ses aptitudes.Cela n'est pas la tâche du gouvernement, mais celle d'un chacun et de nos éducateurs L’éducateur ! que dira-t-on de lui s’il n’aide pas à la restauration par une formation populaire, dirigée à la lumière d'une saine compréhension de notre situation, de nos besoins et d'une juste conception de l'avenir.“Courage et au travail !” 2e CONGRES DE LA LANGUE FRANÇAISE A QUEBEC, EN 1937 Enquête sur ta langue CONSERVONS NOTRE HERITAGE FRANÇAIS Après avoir recueilli des informations suffisantes, le comité régional devra faire un rapport sur la langue parlée dans sa region.1.Quels sont les anglicismes a) de construction, b) de mots dont on abuse dans : 1.l'automobile, 2.la mécanique, 3.le bâtiment, 4.les industries particulières à la région, 5.les chemins de fer.6.le commerce, 7.le langage populaire.7.le langage de la classe bourgeoise.2.Quels sont les défauts marquants de la prononciation ?3.Quels sont les archaïsmes qu'il faut bannir dans votre région, quels sont ceux qu’il faut conserver ?4.Quels sont les canadianismes de votre région qu’il faut conserver?5.Quels sont les vices de construction que vous remarquez chez la : a) classe bourgeoise, bi classe populaire.6.Quelles sont les principales impropriétés de te.'mes employées par la : ai classe bourgeoise, b i classe populaire.7.Y a-t-il de façon générale amélioration ou recul depuis 1912 ?Prouver vos conclusions.Cadeau du Club de Noël, Legaré à tout acheteur d’une de ces laveuses BLACKSTONE Modèle “4-E” Telle qu'illustrée :— Laveuse électrique d’un nouveau dessin moderne, avec cuve obus en porcelaine brillante et blanche avec décorations en noir.Essoreuse très sûre avec dégagement de sûreté instantané, levier semi-automatique se replaçant de lui-même .0 GRATIS Avec l’achat de l’une de ces laveuses “BLACKSTONE” Luxueux Service à Diner, 52 morceaux, en semi-porcelaine anglaise, artistiquement décorée de couleurs multicolores.Huit couverts : 8 As- siettes à soupe, 8 Assiettes à dîner, 8 Assiettes à dessert, 8 Assiettes à fruits, 8 Bols, 8 Soucoupes, 1 Sucrier, 1 Crémier, 1 Plat à salade et 1 grand Plat.DONNEZ jJQjjjjj* MAISON a COMPAGNIE _ ClG BLACKSTONE Modèle “S-65” Cette laveuse aux lignes modernes est vraiment la “Reine des Laveuses Electriques”.Cuve en porcelaine (sun-tan) de grande capacité.Modèle très silencieux, nouvelle essoreuse à rouleaux ballons avec arrêt automatique.Ne manquez pas de U voir en déznonjtra-tion à notre magasin le plus près de rhw vous .*11452 Québec (3 magasins.Montréal (8 magasins), Drummondville, Hull, Jonqulère, Lévis, Louise ville, Plesslsviile, Rivière-du-Loup, Shawlnigan-Falls, Saint-Jérôme.les Trois-Rivières.VictoriavUle, Hébertvllle, La Tuque, Roberval, Bagot-vllle, Chicoutimi, Granby, Joliette.Lac-Mégantlc, Lorctteville, Mont-Laurier, Rl-mouski.Baie-Saint-Paul, Thetford-les-MIncs, Valleyfield, Grand’Mère, La Malbaie, Mont-Joli, Broughton-Est, Coaticook, Donnacona, Ste-Anne-de-la-Poca-tière, Saint-Grégoire et plus de 1000 agents dans la province.Laveuse à Gazoline “BLACKSTONE” Voici la laveuse ideale pour la maison sans électricité.La laveuse à gazoline “Blackstone” comporte toutes les grandes caractéristiques des laveuses électriques “Blackstone”, elle est pourvue du célèbre moteur a gazoline "Briggs & Statton ’ 4 cycles, refroidi à l’air.Cuve en porcelaine Voyez notre représentant le plus près de chez vous et faites-vous donner une démonstration gratuite.Cette laveuse vous sera livrée avec un joli service de vaisselle, si vous la commandez d’ici Noël, à n’importe quel magasin Legaré.Compagnie LEGARE Limitée — Tel.223 — 236, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme Lettre de France LES DIRECTIVES DES EVEQUES DE FRANCE Les bûcherons Trois piastres de plus et ils travaillent comme des chevaux Les bûcherons se sont enfoncés dans la forêt 11 y a déjà plusieurs semaines.C’est le temps pour eux de travailler dans les bols.Ce n’est certainement pas le temps d’en revenir.Il y en a pourtant qui en reviennent.Ils en reviennent pour deux raisons : soit parce qu’ils se sont blessés à faire un travail au-delà de leurs forces, soit parce qu’ils se sont fatigués de travailler dans des conditions impossibles et ont préféré partir avant d’être victimes d’un accident.Mais, direz-vous, le gouvernement Duplessis a passé une loi pour améliorer le sort des bûcherons.Il leur a fait obtenir une augmentation de salaire.M.Duplessis lui-même ne nous a-t-il pas dit que sous son régime, le travailleur des bols serait bien traité ?Allez-y voir ! répond le bûcheron.Nous avons pu causer ces Jours derniers avec un homme qui est “revenu du bols”.Il boitait.Il nous a dit que sa claudication résultait d’un accident dont il a été victime quand on l’a forcé avec des camarades à faire une besogne exécutée Jusque-là par des chevaux.Il a déroulé sous nos yeux un contrat long comme d’ici à demain, qu’il a dû signer en s’engageant pour le compte d’un sons-contracteur.On lui a dit, en effet, qu’il recevrait trois dollars par mois de plus qu’au-trefols, le gouvernement de la province ayant lui-même fixé la somme de ses gages, mais on n’a pas manqué de l’avertir que ces trois belles piastres, il aurait à les gagner.Il les a gagnées, parce qu’on l’a fait travailler comme un cheval.Les arbres une fols abattus, dans la forêt, 11 s’agit d’amener les troncs Jusqu’au bord de la route, où on les charge sur des traîneaux.C’est ce qui s'appelle : “skldder”.En d’autres termes, on tire ou on pousse les énormes pièces de bois sur des glissoires naturelles ou autres, jusqu'à la route.C’est un travail pour lequel les hommes des bois ont toujours eu l’aide de chevaux, mais si nous en croyons notre bûcheron, cette année, on s’est dispensé, du moins en partie, de bêtes de somme.Ou plutôt, ce sont les bûcherons qui sont devenus les bêtes de sommes.Là où les hommes faisaient le travail avec un cheval, on a envoyé quatre ou cinq bûcherons armés de "cant-hooks” ou gaffes à crochet et on leur a dit de se débrouiller.Notre homme a voulu se débrouiller et 11 s’esi blessé.Il n'est pas le seul, nous oit-il.D’autres se sont éreintés ce terrible travail.Naturellement, nous ne sommes pas allés voir, dans la forêt, mais nous avons raison de croire que notre interlocuteur nous disait la vérité.Il nous a raconté qu’il avait été employé tout près de deux mois et n'avait été payé que pour 37 jours de travail.Les jours de pluie, il ne travaillait pas et cela était déduit de son salaire.De plus, lorsqu’il s’est blessé, il n'a rien retiré de la compagnie d'assurance, parce que celle-ci refuse de payer lorsqu'il est établi qu’un homme a été blessé en faisant un travail au-delà tie ses forces.En d’autres termes, un homme qui se blesse quand 11 force trop ne reçoit rien.Notre bûcheron est donc revenu du bois pauvre jean comme devant et boiteux par-dessus le marché.Il n’a pas une bien grande opinion de la nouvelle loi des bûcherons adoptée par le gouvernement Duplessis.“Ce sont des farceurs ! dit-il.Ils nous donnent trois piastres de plus par mois, mais nous devons faire le travail des chevaux et, croyez-moi, nous travaillons comme des chevaux”.“Le Clairon”.En France, l'Eglise a jugé l'heure venue de parler.Elle l’a fait en des termes auxquels plusieurs ne semblaient pas s'attendre, n’ayant guère pris garde à des avertissements pourtant multipliés dont nos évêques n’avaient qu’a reprendre les termes.Elle l’a fait avec une mesure, une Impartialité, une force et une tranquille audace dont nous avons été justement fiers : n’a- vions-nous pas très nette l'impression qu'en face d’un Etat qui n’essayait même pas de dominer les événements, nos chefs spirituels étaient seuls à ne pas perdre la tête ?Ils nous conviaient tous à nous frapper la poitrine, au lieu de jeter la pierre à d'autres, à prendre plus nettement conscience du devoir qu incombe à chacun de payer de sa personne pour remédier a une situation devenue intenable, à créer l'atmosphère de paix et de fraternité dans laquelle seule les hommes compétents peuvent étudier un problème si épineux, à laisser à nos instiutions normales le soin de prendre les mesures effectives et justes, à travailler courageusement à la constitution de cet ordre nouveau que tous appellent.Nous aurions pu faire faire à la France l'économie d’une révolution si nous avions tenu meilleur compte des enseignements et des consignes de Léon XIII et de tous ses successeurs ; c'est un fait sur lequel il serait stérile de gémir quand le devoir est d'aller de l’avant.Dans son Immense majorité, le peuple de France veut du nouveau, et nous seuls avons, avec des principes Inen-tamés, l’expérience que rien ne remplace de magnifiques réussites sociales.Car enfin, même quand on fait du neuf, 11 est bon de pouvoir se souvenir.Nos évêques ont mis l'accent sur la nécessité de pousser activement le mouvement syndical chrétien, hier encore si mal vu de beaucoup.Mais ne nous y trompons pas : dans leur pensée comme dans celle de Léon XIII, les syndicats chrétiens animés d’un esprit de collaboration dans la Justice et la charité, et non de lutte de classes, sont une étape dans la voie d’une restauration corporative adaptée aux conditions nouvelles de notre vie sociale et économique.L’Ami du Clergé.* * * LE CARDINAL VERDIER PRECHE L’OPTIMISME Son Eminence le cardinal Verdier a présidé, le 6 décembre, dans la sa,lie des fêtes du collège Stanislas, l’assemblée de l'union paroissiale et a prononcé à cette occasion de3 paroles réconfortantes pour les fidèles.Jecaze et Charles et François Hé-brard, président de la fédération sportive des patronages, entouraient le cardinal.Le député Jean Lerolle, déclara que l’optimisme chrétien devait triompher de la crise actuelle issue du machinisme et du matérialisme.Il en appela aux catholiques les priant d’intensifier leur action et propagande au moment où la propagande des communistes s’avère si ardente "car ce n'est pas la providence qui dort ; c’est nous à certaines heures qui dormons." Le cardinal Verdier prit alors la parole et énuméra les motifs d’espoir pour les catholiques.Il rappela l’accueil du pays à son appel à l’union au mois de juin puis cita les fortes paroles que lui adressa récemment le Souverain Pontife qui à l’âge de 79 ans se disait heureux de vibre dans la période actuelle quand des problèmes majeurs se posent partout et où se livre un duel formidable entre le mal et le bien et où chacun doit servir la bonne cause parce qu'on doit croire à la victoire.Après avoir rappelé ces consignes d’optimisme religieux données par le Souverain oPntife, le cardinal Verdier rappela d’autres paroles d’optimisme, les paroles d’optimisme démocratique du président Roosevelt.Le cardinal exhorta ses diocésains à s’inspirer de ces deux grands exemples.Il dit alors sa douleur de voir les petits enfants obligés de saluer en fermant le poing : "Ce n’est pas la vraie France, cela”, puis 11 Invita les diocésains à s’unir et obéir aux chefs : “Au service de la vraie France qui est l’amour dans le Christ et la fraternelle lumière." Lettre sur Boileau au profane.Dans le monde, le beau monde littéraire, l'âcre odeur du fromage savoureux que l'on sait passe en saveur le fumet déliquescent de nos poésies par trop féminines.Et, vous vous souvenez, mon cher directeur, nous avons tous lu ça au temps de nos humanités, Boileau ne prisait guère le bas-bleu, et sa mauvaise humeur touchait parfois la grossièreté : il est vrai qu’en 1936, nos chroniqueuses portent des dessous parfumés un peu plus savamment que ceux de Mlle de Scudary.Alors, je veux dire, mon cher directeur, au temps de Nicolas.les femmes de lettres Jouaient à l'homme, tandis que de nos jours, ces messieurs jouent à la demoiselle, cher Maurice.Voire en notre Laurentie.Boileau, mon cher directeur, est un saint qu’il ne faut jamais chômer.Du critique, il possède à merveille les deux principales qualités: animé d’une haine sacrée à l’endroit de la sottise, il reste toujours maître de lui.Piquez-le fje parie au figuré — une figure anachronique) piquez-le, et Nicolas sourira d’abord ( fesse, fesse donc, dirait l’un de nos boules), 11 prendra son temps, et voilà que la fléchette est lancée, qu’elle entre profondément dans la chair.l’on accepte encore sa leçon, em-1 autre.C’est bien le cas de dire pêchera plus d'un petit jeune homme, plus d'une petite jeune fille de sonnettiser, de madrlgaliser à tard et à travers.Quel service il aura rendu à ses confrères de la critique ! Berthelot Brunet.CE QUE DISENT LES JOURNAUX LA DOMINION TEXTILE AUGMENTE SES GENS qu’ils sont payés pour savoir la signification réelle de la haute protection douanière et de la fameuse muraille tarifaire.” « * « UN CONSERVATEUR REPUDIE SON PARTI Nous lisons dans le Canada : “D’après une dépêche de la Canadian Press, Me Lorenzo Lafleur, qui était jusqu’ici organisateur du parti conservateur pour le comté d’Ottawa-Est, c’est-à-dire président de A ce propos, M.Henri Girard TAssociaUun conservatrice de ce écrit dans le Canada : I comté, s’est démis de sa charge “N’est-il pas intéressant de cons- : mercredi dernier.Le geste de Me tater que la Dominion Textile a dû ! Lafleur n’aurit rien de remarqua’- ¦ - ble si l’ex-président de ce groupe- dimlnuer l'échelle des salaires au moment où la politique tarifaire de M.Bennett battait son plein et qu’elle se trouve en mesure de hausser l'échelle des salaires au moment où la politique tarifaire de M.King — directement opposée a la précédente — commence à produire les heureux résultats que l’on sait ?“On voit bien là que la haute protection douanière n’améliore pas la condition de l’ouvrier, mais aussi que la politique de libre échange, telle que pratiquée par le gouver- ment conservateur n'avait eu soin d'exprimer très clairement le motif de sa démission : Je répudie le parti conservateur et ses chefs, a déclaré M.Lafleur, parce qu’il est prouvé qu'il est un foyer de fanatisme.Je n’appartiendrai pas plus longtemps à un parti politique qui foule aux pieds ce que nous avons de plus sacré.“Cela se passe de commentaires.Nous croyons pourtant que Me Lafleur, comme beaucoup de conservateurs canadlens-françals, a mis bien du temps à comprendre le sens particulier du mot tory qui se résume en trois peints : fanatisme, intransigeance, réaction.C’est l'an- nement libéral de M.King, ne ruine 1 pas les Industries du pays.Deux Chez nous, mon cher directeur, faits évidents qui contredisent net-nos Journalistes ne prennent-ils pas tement les affirmations des tories _ trop vite la manche ?Avant de du Canada et des Etats-Unis.tithèse meme de l’esprit libéral qui s'élancer, ils ne mesurent pas le “Il Importe que les ouvriers ca- se définit exactement par ces mots: terrain.C’est que Nicolas, s'il nous nadiens n’oublient pas cette dé-! Altruisme, tolérance, progrès, enseigne le bon sens, qui ne court monstration dans leur propre Inté- i "Après cela on comprend de ni les rues ni les venelles de nos rét et dans l’Intérêt de tout le Ca- mieux en mieux pourquoi le parti lettres, nous donne aussi la plus nada.Ils sauront maintenant com- conservateur dans la province de pertinente leçon de sang-froid que ment recevoir les politiciens qui Québec veut absolument être con- oseront leur chanter les bienfaits nu comme le parti d'Unlon natlo-du protectionnisme bennettiste ou nale.” — II.G.Mon cher directeur, Non, 11 ne sera pas dit, voulez-vous, que le robuste pays du non moins robuste curé Labelle n'aura vous puissiez trouver.Et quelle poésie ! Je le dis sans le moindre sourire, et après d’autres au surplus.On tient trop le lyrisme une Ivresse véritable : pour Nicolas, ivresse poétique, ce n'etalt qu'une image.Despréaux, rlmait-il, n’était soûl qu’au figuré.Et pour, riui la raison pouvait montrer au- jtant d’attraits que la folle.____ 1 Mon cher directeur, j’ai sur ma PRIX D’UN BILLET SIMPLE PLUS 25% POUR ALLER - RETOUR ! table un tas de bouquins Indigènes-———— - que jedédierais volontiers à Nico- FETE DE NOEL : Départ à l’aller du 23 déc.jusqu'à 2 00 p m le 27 déc mieux que rnoi.Le voyage de retour devra commencer avant minuit, lundi, 28 déc.1936.PRIX REDUITS NOEL ET LE JOUR DE L’AN ______Entre tous les points au Canada las ! Despréaux _ _ _ .^ ^ saurait faire le tri.Du talent, sans FETE DU JOUR DE L’AN : Départ à l’aller du So' déc^ïusqü’à^ 00 *d fsz aœ »>*%.&,«»«• * t pas fete a sa maniéré le plus ro- : poèmes en prose de Jeannine La-i J ’ buste, et encore le plus vivant des ; vall£e (îïroswitha.nar excmolc) PRIX D’UN BILLET SIMPLE PLUS UN TIERS POUR critiques français.C’est que le retiendraient un Instant son atten-j .[ TT ~ " Nord, pas plus que des coups, n’a jamais eu peur de la critique.Et, mon cher directeur, pour un instant, laissez là et votre musique et votre politique, et.retournez aux bons jours du collège, aux bons jours du vieux Nicolas.Comme ce cher Despréaux nous manque, dont on célèbre cette année le tricentenaire ! Comme nous fait défaut cette rudesse loyale et bon enfant ! •Je vous le juiè, mon cher directeur, Nicolas eût-U vécu de nos jours, en nos campagnes, qu’à tous nos poètes et autres romanciers il aurait préféié, par exemple, cet ____ humble traplste, le père Louis- Le général Castelnau, le vicaire Marie, qui vient de nous donner ce général Sudour, les chanoines Me-bouquin.Hérédité, accessible même .m.lundi, ALLER - RETOUR tlon, tout mlsagyne qu’il fût, et Je I PéPart à l’aller¦ : du dimanche, 20 déc.au vendredi, 1er Janv.inclus, crois bien qu'il m'empêcherait de Le voyage de retour uevra commencer avant minuit.qu’il m’empêcherait orocaiûei de nouveau cette Jovette Bernier, qui vient de recueillir de ses chroniques qu’il n’almeralt pas trop : ses derniers poèmes, 11 ne pourrait faire qu’il ne 1er.admirât, comme 11 se doit.Boileau, mon cher directeur, me permettez-vous de dire toute ma pensée, c’est le bovri! de nos convalescents littéraires, et c’est le petit coup, le caribou des estomacs plus virils de nos prosateurs, qui n’ont pas subi encore d'ablation Incongrue.Et ce bon critique, cet ouvrier consciencieux est chez lui même au milieu cie vos sapins, mon cher directeur.Son ombre menaçante, si ven., le 8 Janv.1937.Faites venir un parent ou un ami en lui faisant délivrer son billet — C’est un radeau nouveau genre LES ROIS — 6 janvier Entre tous les endroits, Ottawa et à l’est dans les prov.Ontario et Québec PRIX D’UN BILLET SIMPLE PLUS 25% POUR ALLER - RETOUR Départ à l’aller de mardi, le 5 janv.jusqu’à 2.00 p.m.mercredi 6 Janv.Le voyage de retour devra commencer avant minuit, jeudi, 7 Janv.1937.PRIX REDUIT MINIMUM : 25c Billets et renseignements de tout ngent.PACIFIQUE CANADIEN Saint-Jérôme, le 11 décembre 1936 L’AVENIR DU NORD Page trou H IA Causerie féminine LA DISTINCTION La distinction résulte d'un emploi rationnel de belles manières.Elle n’a pas de loi, elle est originale, en ce sens qu'elle se trouve innée chez certaines personnes — ce qui d’ailleurs en fait la valeur.Dans la haute société elle est une puissance ; parmi les gens un peu incultes, cette puissance est parfois considérable.Nous ne devons nullement nous en étonner : la distinction est la forme de l’esprit, du coeur et du caractère de l’homme ; elle est la résultante des sentiments de la classe élevée, dirigeante, donnant le ton à la société moderne.C'est par elle que l’esprit parle aux yeux, ce qui explique l'Influence de ce dehors, dont la perception est l’indice d'un esprit cultivé et ami des bonnes manières.Les personnes distinguées, les seules que nous devrions raisonnablement fréquenter, ont une puissance qui n’a rien de frivole.Elles forment par leurs rapports et les liens qui les constituent ce que nous appelons la bonne société.Le signe de reconnaissance nous sera fourni par le degré d'élévation des sentiments, le tact des relations.Il existe des lois pour le savoir-vivre, l'étiquette : il n’en est pas pour la vraie distinction.Celui qui la possède parle ou se tait, accepte ou refuse, agit selon les règles mondaines, mais en toute occasion fera preuve d’un tact exquis, qui lui imprime un certain cachet que nous ne saurions trop envier.j L’esprit, plus que le talent, est le générateur de la distinction.le talent s'acquiert par l'étude, tandis que les effluves de l'esprit sont ! spontanés, et dans les rapports de société, la spontanéité est de tous les 1 instants.L'expression “comme il faut” est la meilleure définition du ‘ genre distinctif.De tout temps, le monde s’est incliné devant la ; supériorité des manières qui sont une force à laquelle les puissants ; eux-mêmes rendent hommage, aussi bien dans la classe pauvre comme I dans la classe riche, dans le peuple comme dans les sphères privilégiées.On ne fait preuve de véritable distinction que lorsque l’on sait agir à l’égard de tous avec la même aisance, que l'entretien ait lieu avec un homme du peuple ou un personnage haut placé.On aime à rencontrer dans une personne cette distinction vraie qui commande le respect et l'admiration.La base primordiale est la vérité et la sincérité.Ce sont les premières choses qu’une personne qui se respecte demande d’une autre personne.La sotte vanité ne parvient à tromper personne.Le bruit et la pose n’indiquent pas la supériorité.Qui se laisse prendre aux vains étalages de richesses, de puissance ou de considération ?On ne distingue jamais que le vrai et nous ne nous inclinons que devant une valeur réelle.Le luxe même n'est pas un voile suffisant pour cacher la nullité.Ces tendances à dissimuler la réalité ne peuvent avoir de prise que sur les esprits peu développés.La déférence, le respect que nous nous devons, à nous-mêmes comme aux autres, est un autre point essentiel.Quelque tendance à la hauteur d'esprit vaudra mieux qu'un excès de familiarité.Aujourd'hui, la familiarité règne trop maîtresse.Nous nous laissons aller à un sans-gêne qui nous amoindrit autant que ceux qui en sont l’objet.Nous devons toujours conserver quelque nuance de "respectability”.Pour éviter de nous abandonner à la vulgarité, il faut souvent nous rappeler que nous sommes des êtres créés raisonnables et munis d’un esprit destiné à être cultivé et à grandir toujours.Méritons la déférence d’autrui par notre montre de dignité.Soyons calmes, les intempérances d’idées, l’exubérance sont mal vues dans les relations.Le monde n’apprécie que les caractères modérés.Peu de bruit, nule zèle exagéré, inutile souvent.Evitons les verbiages, les superlatifs, les récriminations.Sachons respecter ce qui est de convention en songeant que la société elle-même est toute conventionnelle.Appliquons-nous à lui plaire et à la satisfaire en devenant un de ses ornements.Ayons l’intuition de ce qu’il faut observer dans les diverses circonstances où nous sommes appelés à figurer.Faisons preuve de mesure, évitons d'être trop exclusifs.Le monde déteste les gens anguleux, querelleurs, les égoites, tout ce qui est dissolvant ou peut produire la division entre ses éléments.La bonne société attire vers elle ce qui contribue à sa cohésion et ajoute à son éclat en la rendant plus attrayante et plus aimable.Le tact est un élément puissant de succès dans le monde.Nous devons abandonner tous les extrêmes par trop rigoristes.On est souvent trop ponctuel, trop précis, et pour les convenances : C’est avoir déjà tort que d’avoir “trop” raison.La générosité est un autre point essentiel à nos succès.Elle a tous ses degrés, depuis l’obligeance jusqu’à la magnanimité.On peut l’exercer à tout propos, soit en aidant matériellement, en cédant dans les discussions, en prenant la défense de l’absent ou du faible.La société déclare comme ses favoris ceux chez lesquels le bon sens l’emporte parfois sur l’esprit, qui savent se contenter facilement et contenter les autres.Etant la splendeur d'une nation, elle répond à une nécessité.Le respect qu’elle inspire au vulgaire en est la preuve.Les esprits les moins affinés se montrent curieux de connaître ce qui s’y passe et désireux d’en faire partie.Le besoin d'acquérir des manières cultivées est universel, et leur culture est une garantie de succès pour tous.Efforçons-nous donc d’acquérir, non seulement les vertus solides, mais aussi les accessoires qui les font ressortir.LUCIE.DE L’INFECTION FOCALE Les microbes offensifs, une fois pénétrés dans l’organisme peuvent agir de plusieurs façons différentes.Il y a ceux, par exemple, qui font évoluer rapidement une maladie comme la pneumonie bu la diphtérie ; d'autres produisent une in- SOUVENT NOS REPAS NE STIMULENT PAS ASSEZ L’ORGANISME Le Son Kellopg’s ALI.-LI RAN Soulage la Constipation* Ordinaire La pénurie de “matières inns-BÎmfialiIes” dans les repas est un mal commun à toute l’Amérique.Il vii résulte deshabitudes irréfjuiii res.La constipation due au defaut de "matièr-.'s inussimilables”en est souvent la conséquence.Cet état cause des malaises,des maux de tête et perte de l’appétit, ce qui permet à desmaladiesgruvesde se développer.Bannissez le danger d’un régime pauvre en “matières inassimilablcs” et mangez régulièrement du Son Kellogg’s Ai.i.-Bran.Cette savoureuse céréale est une source abondante de “matières inassimilnblcs’’, inoflensives.Le Son Kellogg’s Aix-Bran absorbe l’humidité de l’organisme et bc forme en mnsse molle qui stimule et fortifie les muscles intestinaux et nettoie le système.11 fournit aussi des vitamines H et contient du fer.Deux cuillerées à soupe par jour, servies avec de la crème ou du lait, suffisent ordinairement.Si vous n’etes pas soulagé par ce traitement, consultez votre médecin.N’cst-ce pas plus agréable de sa régaler de cet aliment naturel nue d’absorber des nilulcs et des drogues?On sert le Son Kellogg’s All-Bran comme céréale, ou cuisiné dans des muffins, des petits puimr, etc.Prenoz-en régulièrement nour acquérir des habitudes régulières.Lo Son Kellogg’s Aix-Buan est vendu dans toutes les épiceries.Fabriqué par Kellogg, à London, Ont.•La comtlp.rlon du.au liéjaul àl "malUrta luoMlmllabUl", fiammation aiguë avec formation de pus qui pourra se manifester par un furoncle ou aller se localiser j secrètement dans l’appendice.H y ! a aussi le microbes qui, une fois introduits dans l’organisme, font leur oeuvre d’une façon insidieuse sans causer de dérangement soudain ni de manifestation aiguë : c’est de ce nid de microbes, que l’on nomme infection focale, qui peut avoir pour effet d’altérer la santé générale d’un individu ou contribuer au développement d’une maladie provenant d’une source secondaire.Les endroits les plus communs de localisation de l’infection focale sont les dents, les sinus, les amygdales et les voies génito-urinaires.Quelquefois les microbes produisent un mal assez marqué pour attirer l’attention de ceux qui les hébergent ; dans ces cas, le foyer peut être dépisté et détruit, prévenant ainsi un mal plus grand.Malheureusement, la réaction locale est souvent si légère, qu’elle passe inaperçue ; les microbes se multiplient, produisent des toxines ou poisons qui se déversent dans le sang et qui viennent en contact avec toutes les parties de l’organis me formant souvent un second foyer d’infection dans les parties affaiblies qu’ils rencontrent sur leur parcours.Ce second foyer peut naître dans n’importe quelle partie du corps mais certaines régions sont plus aptes à en favoriser le développement telles que les valvules du coeur, les tissus qui entourent les Jointures et la vésicule biliaire.La gravité de cette seconde infection focale dépend naturellement de sa localisation et de l’étendue de l’inflammation dont elle est la cause; elle produit toutefois généralement une réaction plus sensible que l’infection première qui en est la source.La suppression d’un foyer d’infection prévient tous lès inconvénients qui pourraient en découler et qui peuvent être plus ou moins graves.Dans certains cas, on verra une amélioration notable si ce foyer était la cause principale du malal-isc; d’un autre côté, s’il ne consti-I tuait qu’un; partie de la cause du Récréations J Solutions aux problèmes posés J dans l’Avenir du Nord du 4 dé! cembre 1936 : ACROSTICHE DOUBLE C e C 1 O N T H k e e e O b N o F e E r Soin S i T e Iris O d O n N 1 N 1 Les mots lus verticalement sont : confession et contrition.j | Gaule l CHARADE — oie — Gaulois.NOUVEAUX PROBLEMES INSTRUISONS-NOUS 1.Depuis quand compte-t-on les années bissextiles ?2.Quel est le plus long tunnel du monde ?MOTS EN CROIX LATINE Horizontalement : 1.Possessif.j — 2.Pronom et préposition.— J3 Se fait à l’américaine.— 4.1 Princesse athénienne qui fut é-j pousée par Hippolyte.— 5.Dou-' ble dans sa rareté.— 6.Initiales |de l’auteur des fresques du Cam-po-Santo de Pise (1308-1369).— 7.Lettre grecque — 8.Canton.— 9.Réfléchi.j Verticalement : 1.Exclamation.— 2.Riche conjonction.— Reine légendaire de Babylone.— 4.Notes initiales d’un rythme.— 5.D’un verbe gai.— 6.Pour le travail ou le jeu.CHARADE Pour indiquer la possession De mon premier on fait usage ; JDe mon second on fait mention (Dans notre musical langage, t Mon troisième sert de logis }Aux moineaux, pinsons, canaris.] Et mon entier pour habitantes JA les grenouilles coassantes.J LOGOGRIPHE (Sans moi l’homme ici-bas ne serait pas heureux , (Je déride son fro ’anime ( une fête, [Mais je deviens, lecteur, si vous m’ôtez la tête, Un être sot, lourd, ennuyeux.Et cependant, c’est à ma vigilance Que les Romains durent leur délivrance.NOS PRODUITS PHARMACEUTIQUES Saviez-vous que le Canada français produio à peu près tous les remèdes nécessaires pour traiter la plupart des maladies ?Nombre de nos gens se laissent influencer exclusivement par la publicité faite par des compagnies étrangères, et ne savent pas que dans la plupart des cas ils pourraient trouver des produits canadiens-français d’une valeur égale, sinon supérieure, aux produits annoncés à coût de millions de dollars.Nous avons plusieurs établissements canadiens-français qui produisent des remèdes de toute première valeur.Nombre de médecins ne recommandent plus que ces remèdes de chez nous, la plupart fabriqués suivant les formules les plus modernes de la pharmacopée.Certains diront qu’on ne trouve pas toujours facilement les remèdes canadiens-français chez nos pharmaciens et dans les magasins généraux de nos centres ruraux.C’est que dans la plupart des cas, ces produits ne sont pas demandés par ies clients, parce que ceux-ci, habitués à voir des marques annoncées partout, demandent ces noms au lieu d’exiger un produit canadien-français similaire.Exigez de votre médecin qu’il prescrive, autant que possible, des produits pharmaceutiques de chez nous ; exigez de votre pharmacien qu’il vous les livre.Nous dépensons des montants considérables, chaque année, pour nous soigner, et la grosse part de ces montants va à l’étranger, alors que nous pourrions la faire servir, chez nous, dans l’intérêt de notre groupe ethnique.Sur demande, la ligue de l’Achat Chez Nous se fera un plaisir de vous donner la liste des entreprises de chez nous qui fabriquent ou préparent les produits pharmaceutiques.Adressez vos communications à la Chambre 805, — 4 est, rue Notre-Dame, Montréal.Communiqué de La Ligue de l’Achat Chez Nous.mal existant, on ne doit pas s’attendre à une guérison complète.La disparition d’un premier foyer n’est pas suffisante si un second foyer est déjà installé.Il semble utile de donner ces explications car il arrive assez souvent qu’après la suppression d’un foyer d’infection, les gens s’attendent à un rétablissement complet et soudain des fonctions normales de leur organisme.Il est maintenant reconnu de plus en plus qu’il existe des relations très étroites entre les maladies les plus diverses et les infections focales ; il ne faut toutefois pas perdre de vue que ce n’est pas tant l’infection focale que l’individu qui est traité et que le succès du traitement dépend aussi, en grande partie, do l’état général du malade.Pour questions au sujet de l’hygiène, écrire à l’Association Médl-cnle du Canada.184 rue Collège, Toronto, Ont.Une réponse Individuelle sera envoyée par écrit.LA PLAINTE DU BOIS O bols, tu n’es pas sage et tu te plains à tort.Nos mains en te coupant ne sont pas assassines.Enchaîné, subissant l'entrave des racines.Tu végétais au même endroit sans mouvement, Et conjoint à la terre inséparablement, Toi qui veux être libre et qui proclame l’arbre Vivant, tu demeurais planté là, comme un mabrre, Captif en ton écorce ainct qu’en un réseau, E't tu ne devinais l’essor que par l'oiseau.Nous t’avons délivré du sol où tu te rives, Et te voilà flottant sur l’eau, voyant des rives Avec leurs bateliers, leurs maisons, leurs chevaux.Oh ! les deux différents ! les horizons nouveaux ! Que de biens Inconnus tu vas enfin connaître ! Quel souffle d’aventure étrange te pénètre ! Mais tout cela n’est rien.Car tu rampes encor.Qu’on le fende t».le brûle et qu'il prenne l’essor ! Et le feu furieux te dévore la fibre Ah ! tu vis maintenant, tu vis, te voilà libre ! Plus haut que les parfums printaniers de tes fleurs.Plus haut que tes soupirs, plus haut que mes paroles.Dans la nue et l'espace infini tu t'envoles ! Jean RICHEPIN.Des légumes d’hiver dans votre menu Par John L.Xice, M.D.Commissaire du Service d'Ilygiène de la ville ce New-York La ménagère moyenne peut toujours se procurer des légumes, car ils ne coûtent pas cher.Elle devrait donner à sa famille un grand nombre de ces "protecteurs de ia santé”.Chaque repas principal devrait comprendre au moins deux légumes à feuilles cuits, et une salade de légumes crus.Un repas consistant seulement en viande et en pommes de terre, ne suffit pas à la conservation de la santé.Mais si l’on ajoute à cela les deux légumes cuits et la salade de légumes crus ainsi qu’un verre de lait, non seulement le corps recevra les protéines et les amidons dont il a besoin, mais il aura la quantité nécessaire de vitamines et de sels minéraux.A ce temps-ci de l’année, les choux ordinaires, les choux frises, les tomates et le céleri sont en grand nombre et ils sont à bon compte.Si les épinards frais sont trop chers, on peut toujours se procurer des épinards en conserve.Ceux-ci sont tout aussi bons que les frais.Même chose au sujet des choux : S'ils sont chers, on pourra leur substituer la choucroute en conserve.Un plat où entre de la choucroute est ordinairement apprécié par tous.Les navets, les carottes, les betteraves et les choux-raves sont encore de saison, et la ménagère peut s'en procurer, pour varier ses menus.C’est aussi le temps des ragoûts de viande où l’on fera entrer beaucoup de légumes.Les pâtés de viande ne reviennent pas cher.On aura soin de les accompagner de légumes eux aussi.Ces pâtés sont un régal.Qui n’alme pas un morceau de pâté de viande ?Pendant les mois d'hiver, il nous faut prendre plus de nourriture qu’en été.Les aliments constituent le combustible du corps ; or l’organisme a besoin de plus de combustible lorsqu’il fait froid, si l’on veut qu'il puisse conserver sa chaleur.Nous avons besoin, pour la plupart, de manger plus de viande, de pain et de pommes de terre en hiver qu’en d'autres saisons, mais il nous faut aussi manger beaucoup de légumes afin de prévenir la constipation, et pour que l’organisme reçoive la quantité requise de vitamines et de sels minéraux.On a une tendance à boire moins d’eau l’hiver.Cependant, si l’on veut jouir d'une bonne santé, il faut boire beaucoup d’eau tous les Jours.Les adultes feraient bien de boire un verre de lait à chaque repas et de manger un morceau de fromage par jour.Le lait et ses dérivés sont riches en calcium, et il nous faut du calcium pour garder nos dents et nos os forts.Si certains fruits d’été tels que i fraises, framboises, etc., sont hors! de saison, il y a, par contre, une grande quantité de pommes, de bananes et d’oranges.Le jus d’orange, outre qu’il flatte le palais, est très bon pour la santé.Il en est ainsi des pamplemousses et de tous les fruits acides, genre orange.Manger une pomme par jour est chose recommandable.Le jus de tomate est à recommander lui aussi, car il est riche en vitamines.Enfin, les pruneaux et autres fruits séchés, méritent de figurer au menu des repas pendant la saison froide.Recettes éprouvées LA VALEUR DU FOIE Le foie, que l’on considérait avec indifférence autrefois, est devenu très apprécié à la lumière de découvertes récentes et le prix auquel il se vend est monté en conséquence.Ces découvertes ont démontré la valeur du foie dans le traitement de l’anémie pernicieuse et d'autres maladies.On emploie actuellement un extrait de foie pour le traitement des malades et l'on recoin mande d'ajouter de temps à autre au régime des personnes en bonne santé du foie sous une forme ou sous une autre.Outre les nombreu ses façons de l’apprêter, le foie se combine bien avec d’autres viandes, et une petite quantité de foie ajoutée au hachis en rehaussse beaucoup le goût.Il existe beaucoup de recettes ; en voici quelques-unes : • • • FOIE DE VEAU BRAISE Essuyez le foie et llez-le avec des brochettes si c’est nécessaire.Piquez des petits lardons dans le foie en rangs parallèles, laissant chaque lardon dépasser la surface de *4 pouce.Mettez le foie dans une casserole ou une rôtissoire et entourez-le de restes de lardons.Saupoudrez de sel et de poivre et saupoudrez de farine.Entourez de carottes, d’oignons et de céleri, coupés en petits dés, 1 /3 de tasse de chacun ; ajou tez cuillerée à thé de grains de poivre, 6 clous de girofle, 1 brin de persil, un petit morceau de feuille de laurier et 2 tasses de bouillon brun chaud ou d’eau chaude.Recouvrez bien et faites cuire au four à un feu lent pendant 2 heures.Découvrez pendant la dernière demi-heure de la cuisson pour que le foie soit bien doré.Dressez le foie sur un plat de service et mettez dans un endroit chaud.Passez le liquide qui est dans la casserole et servez-vous en pour en faire une sauce brune.Versez la sauce autour du foie et servez.Le foie braisé peut être servi froid, en tranches minces.• • • FOIE EN PAIN Recouvrez le foie tranché avec de l'eau bouillante et laissez reposer pendant quelques minutes.Essuyez à sec, enlevez les parties fibreuses et passez à travers le hachoir.A chaque tasse de foie haché, ajoutez 1 tasse de miettes d?pain, 1 oeuf, 1 cuillerée à thé de sel, >4 cuillerée à thé de sel de céleri, Vi cuillerée à thé de poivre.Mélangez bien et faites cuire au four pendant une heure dans un moule graissé mis dans une casserole d’eau.Servez chaud ou froid.FOIE BRAISE LARDE Liez avec des brochettes (si c’est nécessaire) et lardez le dessus d'un foie de veau.Mettez dans une poêle profonde avec les restes des lardons, assaisonnez de sel et de poivre ; saupoudrez de farine.Entourez de V2 carotte.y2 oignon, y2 céleri, coupés en dés ; y2 cuillerée à thé de grains de poivre, 6 clous de girofle, un morceau de feuille de laurier et 2 tasses de bouillon brun ou d’eau.Recouvrez bien et faites cuire lentement au four pendant 2 heures ; ôtez le couvercle pendant les 20 dernières minutes de la cuisson.Enlevez de la poêle et servez avec des oignons ou versez autour une sauce brune.• * • BANANES POMMEES Epluchez et coupez en menus morceaux 5 bananes et 5 pommes bien mûres.Mélangez le tout et placez sur un plat à gratin.Recouvrez très largement de sucre en poudre, arrosez avec le jus de 2 citrons.Faites cuire une demi-heure à four doux et laissez refroidir avant de servir.• • • SALADE ET HARICOTS PANACHES Mettez par parties égales dans le saladier des haricots verts et des haricots blancs cuits récemment et qui ne soient pas desséchés.Ajoutez une échalote et du persil hachés finement, 2 cuillerées de la cuisson des haricots, tournez et versez dessus une sauce battue et composée de vinaigre, sel, poivre.Servez et tournez à table.40 ONCES ET PLUS DE MÉLANQE - EXT C.-'.ITS OU S1EOPS 3?CHEZ LES PRINCIPAUX ÉPICIERS.PHARMACIENS ET MAQÀS01S A EAljONS ‘RAixm.- Pftnhfnm.A-bu- 'Ow.A&Cà 'Uunt>x>U€ OFFRE SPECIALE d'ici au 17 décembre 1936 Economisez 10c.Découpez coite annonce rl commandez la saveur de votre choix.Peu Importe où vous demeurez votre fournisseur peut vous servir promptement ou mallez-noua 25c avec son nom à 21, rue Saint-Paul Est, Montréal.Nom Adresse Nom du marchand Vendu par les principaux Grossistes de la Province ou d» Montréal.(Ce coupon de 10c e«t remboursable en marchandises chez votre (rosslste ou directement).La colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômée (U l'Université de Beauté dp Paris LA BEAUTE DES LEVRES C’est souvent par l’apparence de la bouche (donc- des lèvres) que l’on Juge une femme.Lavater a dit à son sujet : “Tout ce que l’esprit humain renferme est placé sur la bouche ; à l’état de repos comme dans la variété infinie de ses mouvements elle contient un monde de caractères”.Il importe donc de soigner l’apparence de ses lèvres puisqu'elles jouent un grand rôle dans l’impression que crée notre visage.Or le moyen de donner à nos lèvres les "lignes” voulues, c’est la pommade .le "lipstick” comme on dit aujourd’hui.Ah, Je sais — toutes les femmes se servent de lipstick et, par conséquent, toutes savent comment l’employer.N'en soyez pas si certaine.Il n’y a qu’à regarder la binette de certaines femmes que l’on croise dans la rue pour se rendre compte que toutes les femmes ne savent pas comment employer à mon escient leur lipstick.Comme question de fait, nombre de femmes se servent machinalement de leur lipstick que, sans s’en douter, elles ajoutent des années à leur ftge apparent.Tout d’abord il faut savoir choisir un lipstick d’une bonne marque, car il en existe bien des sortes.Naturellement, il faut éviter comme la peste, les lipstick contenant des substances nocives ou Irritantes.Quant à la nuance à choisir, il y en a tellement que l'on serait porté à croire que l’on a que l'embarras du choix.Pourtant, la seule manière de trouver la nuance qui nous convient, c'est par des expériences répétées.Vous ferez l'essai de trois, quatre, et même six nuances avant de trouver celle qui vous convient parfaitement.Le but d'un lipstick est d'enjoliver votre visage et non de lui faire prendre son aspect naturel.Une bouche qui a trop l’apparence d'être peinte est plus repoussante qu’attirante, qu’on ne l’oubic pas.Qu'on apprenne à SE SERVIR du lipstick et non à EN ABUSER.IJCS HOMMES SONT LES MEILLEURS JUGES Votre mari, votre fiancé, est un meilleur juge de la nuance qui vous convient le mieux, nue ne s’aurait l'être une autre femme, qui se fichera pas mal si vos lèvres sont cerises, écarlates ou rose-foncé pourvu que les courbes décrivent un parfait arc d’Eros I Admettant que vous ayez trouvé la nuance qui vous convient le mieux, qui semble avoir été faite exprès pour vous, il faut vous assurer que la surface délicate des lèvres soit bien unie, avant d'y appliquer la pommade.Vous ne sauriez obtenir un bon effet si vous ne suivez pas ce conseil ou si vos lèvres sont sèches et gercées.L’application d'un peu de glycerine ou de pommade neutre, le soir au coucher, maintiendra en très bon état pour 1 application du lipstick.LA LEVRE SUPERIEURE D’ABORD Commencez par appliquer le lipstick au centre de la lèvre supérieure et étendez la couleur avec le bout des doigts jusqu'aux coins des lèvres.Un moyen facile de nuancer la lèvre inférieure c’est dy presser la lèvre supérieure (après maquillage bien entendu).Si la nuance n’est pas aussi foncée que vous le désirez, il suffira d’une légère retouche avec le lipstick.IME RECETTE DE >2-A%y GATEAU A L'ORANGE IM taiio Fa* lc.àthiécor-îin* Préparée ce d'orsag* XXX Brodio tâpâo Lftae»e]uM H*1»»•• s d'orange» ‘shortsning* 1 oeuf $4 tau* sucre Défaite* on crème '«hoHening* •t »u.cxo «ensemble, Jr.equ'k complète dissolution des aranulea de sucre.Ajoutez l'oeuf.Bette* Jusqu'à ce quo le tout soit bien xmUcngè.Ajoutez alternativement la farine ot la juad'orang», Çuis ajoutas I'd cor ce d'orange.erses dans un moula A qMeau enfariné ot graissé, et cuises à fou* modéré (350* F.).Lorsque refroidi, couvres d'un glaçage k l'orange.see Voue pauses améliorer n*lm* ports quelle recette on rem* pis4tnt la fcvlno ordinaire per le mime quantité de Fer* ins Préparée Brodio.Area •lie, vous n'evse pee A vous Inquiéter de le poudre à pâte* du sodé et du sel.cor «lis contient oee troie ingrédients sxectoment de ns lse proportions rêquieee pour assurer une cruiseon parfaite.Pour mieux réussir, employe* “M’M*1" R0D1 mn H TTC* Dorant cliSc.nv I dan X XO” ""br., un m.gni- I iiqfu.pial à sandwich.Mxa donni gratuit.m.nt, .n plu.d.« prün.ordlnair.i, «n écnnnÿo d.cou.I I pou.promut du produit, du qtudiiu Brodlu.TT | EMPLOYEZ LES ETUIS-MINIATURES POUR VOS EXPERIENCES Fort heureusement ces essais de nuances diverses ne vous coûteront pas très cher, parce que la plupart des fabriquants de lipstick offrent des étuis-miniatures qui se vendent à très bas prix.Il arrive parfois qu’une personne doive utiliser deux nuances différentes pour obtenir l’effet voulu, ceci grâce à un mélange habile des nuances.Mais c’est là l’exception.Règle générale la femme brune doit utiliser une nuance plus foncée qu’une femme blonde, sur les lèvres de laquelle une nuance rouge vif sera d’un très bel effet, tandis que sur les lèvres d’une brune, cette même nuance aura pour effet de rendre ses traits durs et peu attrayants.Le principal grief que les jeunes femmes ont contre le lipstick c’est qu’il leur semble Impossible de s’en procurer qui soit réellement imperméable au thé.café, et aux cocktails ! Allons, donc ! La plupart des lipstick résistent aux breuvages, pourvu qu’on donne une chance de fixer les nuances sur les lèvres.Pour cela 11 suffit que dix ou quinze minutes s'écoulent entre la pose de la pommade et la consommation des liquides chauds ou glacés.Une habitude qu’il faut perdre c'est celle de se "retoucher” les lèvres à tout moment, même quand on peut le faire sans attirer l’attention sur sol.On ne devrait jamais se refaire les lèvres avant d’avoir enlevé la couche primitive de pommade.Si vous désirez des renseignements, sur l’obésité, la maigreur, le développement du buste, l’enlèvement des poils follets, votre poids normal, les mesures proportionnelles à votre grandeur, les soins du visage, les soins des mains, ou autres questions de ce genre n’hésitez pas d’écrire en Incluant un timbre de 3c pour frais de poste et Je vous ferai parvenir, dans le plus bref délai possible, la réponse que comporte votre question ou l’Imprimé qui vous intéresse.Notez bien que ce service ne coûte rien aux lectrices de ce journal, ni ne les oblige en rien.Adressez simplement vos lettres à “Cousine Blanche” 197 rue Sainte-Catherine, ouest, Montréal.LES MINUTIES QUI ASSURENT LA PERFECTION Certaines femmes, habiles au maquillage, obtiennent un très bel effet en passant un soupçon de poudre sur les lèvres après application de la pommade colorante.C’est là un autre cas où seule l’expérience personnelle vous guidera.D’autres constatent que leurs lèvres paraissent mieux lorsqu’elles sont lustrées et posent un tout petit peu de vaseline ou de cold cream après l'application du lipstick.Il est toujours préférable d’acheter le lipstick et le rouge d’une même marque afin d’être certaine que les nuances sont Identiques.Il n’est pas deux marques qui aient des nuances absolument semblables.Savoir appliquer le lipstick comme il devrait l’être, afin d’assurer l’effet désiré (au lieu d’enlaidir) est un art qui mérite d’être cultivé.Vous pouvez le maîtriser sans difficultés si vous avez la patience d’expérimenter de pratiquer Jusqu’à ce que vous ayez atteint la perfection.GRATIS Vm MiiniM oto> «ai T £ LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.Sequeatie officiel du District de Terrebonne AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACHUTE Rafle de dindes Samedi soir prochain, 19 décembre, à 8.30 heures, également au profit de l'oeuvre des Paniers de Noël, aura lieu à la salle du Marché, la grande rafle annuelle de dindes, organisée par la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme aidée d'un groupe de citoyens.Allons en foule nous y amuser tout en contribuant à une bonne oeuvre.* * * Bingo ce soir, aux salles des Chevaliers de Colomb N'oubliez pas, que tous se donnent rendez-vous ce soir, au local des Chevaliers de Colomb, coin Avenue Parent et rue Labelle, pour la grande partie de Bingo.Tout le monde est cordialement invité et les gagnants recevront comme prix une valeur intéressante.L’entrée est gratuite.• * • Naissance M.et Mme Sylvio Alary, (née Fleurette Bureau, fille adoptive de M.et Mme Arthur Beauchamp), ont le plaisir de faire part à leurs parents et amis de la naissance d'un garçon qui a reçu au baptême les noms de Joseph - Arthur - Sylvio -Pierre.Parrain et marraine, M.et Mme Joseph Alary, grands-parents de l’enfant, porteuse, Mme Arthur Beauchamp, grand'mère de l’enfant.Paul Larose L.LJ3.AVOCAT 128 rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 “Ballets artistiques” Le public de Saint-Jérôme a assisté, nombreux, à une “première", événement peu ordinaire chez nous.En effet, le 3 décembre, au théâtre Rex, Mme Morin-Labrecque, docteur en musique, nous procurait l’avantage d’entendre pour la première fois une oeuvre musicale de sa composition.Musique variée, d’un style sûr et plein de charme, dénotant une imagination fertile aussi bien qu’une remarquable aisance dans l'art de la composition.Un orchestre, quoique forcément restreint, exécuta avec entrain valses.menuets, thèmes russes et tzi-gannes que comportaient les "Ballets Artistiques".A cette audition vraiment intéressante, s’ajoutaient des chants et un brillant spectacle de danses fournies par une troupe d’amateurs qui, dans l’ensemble, ont obtenu un réel succès.Les décors, et surtout les costumes étaient artistiques et fort bien appropriés aux différents tableaux: Bohémien, Russe, de Versailles, du Danube.Nous ne pouvons mentionner les noms des nombreus interprètes, figurantes, danseuses et chanteuses.Quelques-uns parurent parfois timides et sans une expérience suffisante de la scène, mais tous et toutes ont contribué au succès de cette représentation.Mesdames Claire Magnan, Mag-delen Aubert, Mlle Rose-Marie Blanc, M.Wm Gendron ont tout particulièrement excellé soit dans le chant, soit dans la danse.La mise en scène était sous la direction du professeur Crevier avec le concours de Mme Jeanne Mau-bourg.En vérité, Saint-Jérôme a rarement eu l’aubaine d’assister à une soirée aussi gracieuse et aussi agréable.Nous félicitons chaleureusement Mme Morin-Labrecque de la nouvelle preuve qu’elie vient de donner de son beau talent, ainsi que les amateurs de mérite qui ont donné à ces “Ballets Artistiques” une agréable interprétation.Spectator.DEMERS & RAYMOND AVOCATS Me Maurice Demers Me Raymand Raymond Tél.310 306, Saint-Georges, S.-JEROME Bureau à SAINTE-AGATHE 7 rue Albert — Tél.1S5 «ocoooooooooooooooooooooot GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa Si Glbeault Tél.60 — 5 rue Préfontainc SAINTE-AGATHE-DES-MONTS RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EX PE RT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles usagés, demande d'emploi, objets perdus, etc., etc.NOUVEAU TARIF 2 sous le mot, minimum 40c, ou 3 insertions pour $1.00."Hommes ambitieux et qui désirent une position stable et bien ré-numérée trouveront l'occasion qu’ils recherchent en faisant application immédiatement.Profits de $25.00 à $35.00 par semaine en commençant.Travail facile.— Ecrivez à la Compagnie J.-R.Watkins, 2177 Masson, Montréal.Qué.C — 215: 20-27-4-11.HOMMES DEMANDES pour territoire Rawlcigli de 800 familles.Homme actif et fiable devrait gagner $25 par semaine au début et augmenter rapidement.Ecrivez aujourd’hui.Rawleigh, Dept.ML-605-S-L.Montréal.MEDECINS Docteur Lamontagne : peau, reins, voies urinaires, vénériennes ; méthode moderne.1444 Saint-Denis, près Sainte-Catherine, Montréal.4-11-18-25-1-8.Confiez le soin de votre coiffure a Madame Hamelin experte du SALON MADELEINE Tél.341 364 rue Saint-Anne, Saint-Jérôme Près de l'Imprimerie J -H -A Labelle.Limitée LA DOUELLE QUI MANQUE, c'est celle de la rerV’ viagère.Avec elle, u-.jS pourraient se suffire: nous en avons 24 sortes.Sans elle, impossible de combler tous les besoins de la société: ceux qui consomment sans produire grugent trop le pain de ceux qui peinent.Les faire nourrir par l’Etat?Bêtise : lorsque chacun n’aura plus le souci de son avenir, l'avenir de tous sera la gêne.* CAISSE * NATIONALE D’ÉCONOMIE ARMAND DESJARDINS 768, Labelle - S.-Jérôme Tél.177 VENDREDI ET SAMEDI 11 et 12 décembre The Gay Desparado avec Nino Martini ; Remember Last Night avec Sally Eilers et Robert Young.DIMANCHE ET LUNDI 13 et 14 décembre La Joueuse d'Orgue avec Marcelle I Permanentes gttranlles.ondulation, à reau.au Geniat et Pierre Larquez , Le Chen papieri Komoi, shampoo, manieur», maasagos de la Concierge avec Fernandel.MARI, MERCREDI, JEUDI 15, 16, 17 décembre r.odsworth avec Walter Huston et Ruth Chatterton et Programme double.^jesosooosccooco&soosooscecoosioosoooseeooococoosoou Surveillez notre NUMERO SPECIAL DE NOEL 18 décembre 1936 ‘«seseccoeccoscoôsaccccoccisoscoooGcosoogosccosflsoecc' PROPRIETAIRES Profitez de Vaide que le gouvernement fédérai vous offre pour embellir ou remodeler votre propriété à des conditions faciles.VENEZ ME VOIR POUR VOS MATERIAUX J'aurai des prix tout à fait spéciaux à vous offrir ALFRED LANGLOIS successeur de C.-E.Laflamme Si Léopold Richei Marchand de Ferronneries — Peintures, etc.437 rue LABELLE — Tél.54 — ?,-JEnGraE Protégez les votes par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS.” 169, S.-Georges Tél.60-J — Saint-Jérôme
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