L'Avenir du Nord, 11 juin 1937, vendredi 11 juin 1937
1897-1937 SEUL JOURNAL DU DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS II 1897-1937 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-ET-UNIEME ANNEE, NUMERO 24 JOURNAL HEBDÔMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 11 JUIN 1937 Un " " ^ ombrageux Dans un article.Intitulé : “Les Anglais des Insensés ?Et nous des dupes ?”, paru, 11 y a quelques jours, dans le Devoir, M.Georges Pelletier donne libre cours à son imagination et élève une pyramide de subtiles réflexions qui s'écroule au moindre souille d'un raisonnement sérieux et attentif.La rumeur a circulé que l’Angleterre avait l’idée d’installer au Canada des usines de matériel de guerre.Cette nouvelle, nullement1 confirmée d’ailleurs, n’est qu'une hypothèse sur laquelle M.Pelletier étaye toute une thèse où il développe cette idée que l'Angleterre cherche, par ce moyen, à entraîner le Canada dans l'engrenage de la défense de l'Empire.Que ce projet d’établissement d'usines de munitions au Canada par l’Angleterre se réalise ou non, Il nous parait que le raisonnement de M.Pelletier porte à faux.Le Canada entend organiser sa défense militaire, un point c’est tout.Et là-dessus, tout le monde est d’accord.M.Pelletier écrit lui-même : "S'il y a des divergences de vues sur la question de la défense impériale, 11 ne semble y avoir aucune divergence de fond quant à la défense du sol canadien contre l’ennemi, quel qu'il soit.De ce côté, c’est l'unanimité d'un bout à l’autre du Canada.” Puisqu'il en est ainsi, nous ne voyons pas comment l’existence d’usines britanniques de matériel de guerre dans notre pays ferait dévier le Canada de cette politique nationale, qui est celle de notre gouvernement et qui reflète l'opinion de la grande majorité des Canadiens.Quel avantage retirerait donc l'Angleterre à installer ici, à quatre ou cinq mille milles de chez elle, de telles usines ?Le danger d’une attaque du Canada, en cas d'une guerre anglaise, — danger décrit avec complaisance, sous les couleurs les plus sombres et les plus effrayantes, par M.Pelletier, — existe et existera toujours, qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas d'usines anglaises de munitions en notre pays.Nous admettons que la présence ici de telles usines accroîtrait la possibilité d’une attaque et notre obligation de nous défendre.Mais où serait le profit, l’intérêt de l’Angleterre d’étnblir ici des usines semblables, en dépit du bon sens, uniquement pour nous exposer davantage à être attaqués ?Les raisonnements subtils de l'auteur de l’article l'amènent à se contredire.Après avoir admis que nous devions organiser la défense du sol canadien en cas d'attaque, il sonne d'avance le tocsin et proteste contre l’obligation où nous serions de nous défendre.Sa conclusion est forcée, illogique et irrationnelle quand il affirme que l’existence d’usines de guerre anglaises au Canada nous entraînerait inévitablement et fatalement à la défense de l'Empire en dehors de notre pays.Il raisonne par l'absurde en disant que ces usines nous "annexeraient à l'Angleterre".Et pourquoi donc ?Nous repoussons au Canada l’obligation de prendre part aux guerres de l’Empire.M.Orner Héroux écrit lui-même dans le Devoir : "En quoi les intérêts de l’Empire, c’est-à-dire le maintien de sa domination sur les Indes, sur ses colonies d'Afrique et d'Asie, etc., intéressent-ils le Canada — ou, du moins, l’intéressent-ils au point qu'il soit obligé d’y sacrifier son bien propre ou d’y compromettre sa vie ?” Et M.Pelletier voudrait, lui, que nous allions nous faire éventrer pour Londres, (il écrit : "Le Canada ne veut pas aller au secours de Londres ?On mettra des intérêts de Londres ici.’’), parce que Londres agirait follement en établissant, à quatre ou cinq mille milles du Royaume-Uni.des usines de matériel de guerre ! Cette raison serait plus forte que tous les autres motifs que les impérialistes invoquent pour nous faire prendre part à toutes les guerres de l’Empire.En vertu d’un canadianisme bien compris, nous repoussons les motifs, les raisons, les arguments des impérialistes qui sont pourtant d’un ordre bien supérieur, et les usines de munitions imaginées et redoutées par M.Pelletier nous annexeraient à l'Empire ! Allons donc ! Ce qui est une réalité et non plus une hypothèse comme celle qui sert de tremplin à M.Pelletier pour argumenter contre un projet ima- ; glnaire, c’est que le Canada est un Dominion britannique.Que nous ayons ici des usines britanniques ou non, c’est ce qui nous expose à être , attaqués au cours d’une guerre de l’Angleterre.M.Georges Pelletier serait plus logique de conclure comme le rédacteur-en-chef du Devoir, M Orner Héroux : “L’heure est venue .de se demander si la rupture avec le Commonwealth n’est pas la vraie, l’unique garantie de la liberté, de la vie même du Canada.” Pour l’heure, le devoir unique et primordial du Canada est de prévoir et d’organiser la défense du sol canadien.Les usines qui effrayent M.Pelletier n’existeront probablement jamais car, comme il le dit lui-même, au point de vue anglais ce serait une aventure insensée.Toutefois, si jamais elles s'établissent au Canada, il est également j Insensé de conclure qu’elles auraient pour résultat de nous jeter dans la fournaise de toutes les guerres de l'Empire dans toutes les parties du monde.C’est un prétexte bien futil qui sert de base à l’article où M.Georges Pelletier laisse galoper, la bride sur le cou, un nationalisme exagéré et ombrageux.Sir Robert Borden meurt à Ottawa Sir Robert Borden, premier ministre du Canada de 1911 à 1920, est décédé hier matin, à 7 heures 30.à Ottawa.Il avait eu une attaque cardiaque, il y a une dizaine de jours, et.mercredi soir, une nouvelle attaque le terrassa qui ne laissa plus aucun espoir à son médecin.Sir Robert aurait eu 83 ans le 26 juin prochain.Les membres du cabinet fédéral ont décidé de lui faire des funérailles d’Etat.Elles auront lieu demain, après la cérémonie religieuse.Par Jean-Marie Nadeau LE PAPE ALLEMAND qui se recrutent dans les milieux Les événements d’Allemagne internationaux les plus divers, sont prennent une tournure qui n'a rien convaincus que ni un gouvernement d'inattendu.C’est avec la plus soviétique ni un gouvernement fas-grande brutalité que le ministre de ciste ne s’installera en Espagne, la Propagande, le Dr Goebbels, vient C'est là l’opinion d’hommes avertis de mettre en demeure les catholi- tels que MM.Eden, Churchill et, ques allemands de choisir entre tout probablement, M Delbos, mi-Hitler, nouveau pape allemand, et! nistre des Affaires étrangères de Sa Sainteté Pie XI.Hitler a même France.JEP.MELI- MELO LA NOTE DU VATICAN AU GOUVERNEMENT DE BERLIN A Rome, on sait garder son sangfroid et l'on est patient.Il n’était pas dans les intentions du Saint-Siège de répondre immédiatement à la protestation du gouvernement de Berlin à l'Encyclique.On voulait.avant de le faire, attendre les résultats des démarches faites à Berlin par le Nonce apostolique et de l’entrevue entre M.Hitler et l’évêque d'Osnabrück, Mgr Berning.On voulait aussi, sans doute, laisser à M.Mussolini, gêné par le Kultur-kampf dans sa politique appuyée sur l'axe Berlin-Rome, le temps de donner à Berlin des conseils de modération et de prudence.Bref, le Vatican s’est appliqué à ne pas entraver les interventions médiatrices qui seraient susceptibles de permettre une entrée en conversation pour la recherche d'un "modus vivendi” fondé sur le Concordat.Le discours du 1er mai.l’annonce publique de la vague de boue, la lutte persistante contre l’écoie confessionnelle, la venue de M.von Neurath à Rome, sans solliciter d'audience et avec la circonstance aggravante d’un déjeuner à Castel-Gandolfo, où ie Pape se trouve en résidence d’été, tous ces faits ont décidé le Vatican à répondre à la protestation de Berlin contre l’Encyclique, par une note qui fut remise.à Rome même, à l'ambassadeur allemand près le Saint-Siège.Elle se place sur le terrain juridique et détruit, de la façon la plus nette, la légende injurieuse d’une politique anti-allemande du Saint-Siège.• * * LE SORT OABERH4RT TOUJOURS INCERTAIN Les députés crédit-socialistes de l’Assemblée législative de l’Alberta se sont réunis' le 7 juin, quelques heures avant l’ouverture de la session provinciale.La Chambre se réunit de nouveau, après avoir suspendu ses débats pendant huit semaines.dans une atmosphère d’incertitude.Au moment de l’ajournement, le 14 avril dernier, les esprits étaient montés contre le premier ministre Aberhart et son cabinet.Aujourd'hui encore, les crédit-socialistes prétendent compter assez de votes dissidents pour renverser l’administration.Entre temps, il a été décidé à un ralliement du parti libéral provincial.de fusionner les associations fédérale et provinciale des libéraux albertains.* * * LA FABRICATION DU CIDRE DE POMME DANS LA PROVINCE Le débat sur la fabrication du cidre de pomme, provoqué par le notaire Emile Boiteau, député de Bellechasse, portera probablement ses fruits dans un avenir très rapproché.Le gouvernement provincial.en coopération avec le ministère de l’agriculture et la Commission des liqueurs, serait à étudier un projet suivant lequel des cidre-(Suite à la deuxième page) ordonné à ses lieutenants de discuter le bien-fondé de la mission spirituelle de l’Eglise dans le monde.Sous le couvert de procès dirigés contre des religieux allemands, Hitler cherche à démontrer que le clergé catholique faillit à sa tâche et qu’il ne saurait diriger l’éducation de la jeunesse.C’est surtout depuis 1935 que la situation est tendue entre l'Etat et le clergé.Toute une série de procès fut engagée contre des religieux sous les prétextes les plus divers tels que contrebande de capitaux, insoumission, immoralité.L’incident Mundelein fut l'occasion du conflit actuel.Tout indique que les nazistes n’attendaient que cela Il faut tout de même reconnaître que cette idée de médiation a beaucoup plus de partisans en dehors de l’Espagne qu’à l’intérieur.Nationaux et loyalistes veulent un règlement de compte définitif.D’un autre point de vue, les opérations militaires indiquent que les Espagnols en sont à ce que les experts militaires appellent une “guerre de positions” susceptible de durer fort longtemps.A cette affreuse guerre fratricide.L’abbé Stanislas¦ Alfred Lortie Initiateur et animateur du Congrès de la Langue française en 1912 Par l’abbé Elie-J.Auclair M.l'abbé Elie-J.Auclair consac re restés, je m'en flatte, de solides dans La voix Nationale du mois de amis.Les circonstances m’ayant juin, un article à l’abbé Stanislas- appelé à devenir chaque année, en Alfred Lortie, professeur de théolo- Juin, de 1897 à 1900, l’un des correc-gie à l’université Laval, de Québec, j leurs du discours du prix du prince né le 13 novembre 1869 et décédé le j de Galles, en même temps que pro-19 août 1912.|Iesseur agrégé à Laval de Mont- M.l’abbé Auclair rappelle les réal, j’eus l'occasion de le revoir principales étapes de la belle car- I régulièrement.En plus, nous nous rière de l’abbé Lortie : ' visitâmes assez souvent.J’ai vu Il parle de ce prêtre de valeur et grandir “son lierre" dans sa cham- de mérite comme étudiant à Rome, comme professeur à Québec, comme homme d’oeuvres.Nous détachons de l’article de M.l'abbé Auclair les passages suivants: Un apôtre des oeuvres d’action catholique L’on a raconté souvent comment bre du séminaire ! Ses confrères et condisciples devinrent, je me permets de le dire, de mes amis au moins un peu.Des noms se pressent sous ma plume, que je m'excuse de ne pas faire suivre de leurs titres d’ailleurs connus de tous : Adjutor Rivard, Jules Dorion, Cyrille Delâge, Camille Roy, Philéas Filion, Thomas Côté, dans la suite l’un des administrateurs de Montréal, et le cher Mgr Alfred Myrand, depuis trente-cinq ans curé de Sainte-Anne d'Ottawa.Chez lui il n’y a, apparemment, que deux ont commencé à Québec l’oeuvre solutions : celle qui peut naître au du Parler français en 1902, celle de dedans et une autre qui ne peut l’Action sociale catholique en 1908 venir que de l’extérieur, des gran- et, par suite, comment s’est préparé .des puissances.Quant à la premiè- le premier Congrès de la Langue pour persécuter l’Eglise et annihi-1 re.tout indique qu’elle ne se fera française en 1912.Sans doute, de • , t ¦ , , 1er sa puissance pour que reste seul i que lorsque les deux partis en pré- pareilles oeuvres ne pouvaient s’éta- egalement, je connus quelques plus l’Etat allemand.Uence seront épuisés et, quant a la blir sans l’approbation et même ' Cy1111® Gagnon et Arthur De nombreuses protestations s'é- j seconde, elle n’est guère possible sans l’action personnelle des repré- KoDeJt Par exemple, et je ne parie lèvent de partout dans le Reich.'dans l’état actuel des choses.Trop sentants autorisés de l'Eglise.Rien Pfs “.e nos âmes, Mgr Hamel, Mgr praticulièrement de Munich et des d'intérêts se heurtent: la France, de tout cela ne se serait fait, assu- jMatnleu.MSr Lanamme, Mgr Fa-anciennes provinces rhénanes.Hi- , l’Angleterre n’aspirent qu’à proté- rément, sans la paternelle bienveil- ! quet- tier s’attaque à forte partie en s’en ger la liberté de leurs communica- lance du cardinal Bégin, qui fut C'est à Çe temps-là, entre 1900 et t « 1 ft TD 11 f'f'i n 1 *Tf ft I î rv _ __^ __ _L _ _7 _ 1 ftftft JL prenant à cette fraction de la population qui est encore loin d’etre prête à subir l’esclavage auquel le maître actuel du Reich veut ré- _ _ duire tous ses sujets.Il n’est pas ’ du système politique de leur choix, du prêtre à'i’âme de feu qui allait sûr que sa victoire, apparente main- - - - -”=-=— —— tenant, soit définitive.tions tandis que la Russie, l’Italie archevêque de Québec de 1898 à et l'Allemagne, à part les nécessités 1324, ni non plus, dois-je ajouter, de leur politique extérieure, dési- sans la direction énergique, qui fut rent voir, en Espagne, le triomphe dans le temps sollicitée et obtenue, /-711 enefôwo nnHfimio Ha Tour* nViniv M,, A.1 *A fnn nui nllnil COURONNEMENT DES MATINEES SYMPHONIQUES >NCERT ET DISTRIBUTION DES RIX PAR M.WILFRID PELLETIER, AU PLATEAU Le deuxième congrès de la langue française au Canada Programme des fêtes du congrès, à Québec LA MEDIATION’ ET LE GENERAL MIAJA La guerre civile s’est définitivement installée en Espagne et quel que soit le parti qui remportera la victoire, ce pays en sortira ruiné >et amoindri.Une campagne internationale en faveur d'une médiation prend de plus en plus d’importance.Mais qui placer à la tête du nouveau gouvernement ?On prononce le nom du général Miaja, chef de la défense de Madrid et fidèle au gouvernement de Valence.Quand on le pressentit en haut lieu pour prendre la direction du nouveau gouver- devenir bientôt auxiliaire puis co-L’EGLISE CATHOLIQUE ET LES adjuteur et archevêque de Québec, DICTATURES Mgr Paul-Eugène Roy.Les fonda- Deux lettres encycliques sur le teurs officiels de l’Action catholique sujet passionnant des dictatures à Québec, ce sont eux.De même, méritent d'être lues, étudiées et ap- plusieurs autres membres mar-profondies.L’une dont le titre en auants du clergé et aussi des laï-allemand est MIT BRENNENDER dues éminents, dont M.le juge Ad-SORGE condamne l’Etat totalitaire jutor Rivard et M.le docteur Jules et l'autre DIVINI REDEMPTORIS Dorion pour ne nommer que deux montre sous son vrai jour, en le des rares survivants, ont eu leur condamnant, le communisme athée large part dans le travail de ces diet matérialiste.La lettre encyclique verses fondations de 1902, de 1908 qui condamne le communisme a eu et de 1912, qui se sont faites à Qué-une large diffusion dans notre pro- bec, mais dont tout le Canada fran-vince.Et c’est très bien.L'autre qui çais a hautement bénéficié, est la condamnation de la religion Quand même, il reste vrai, tout le nationaliste mérite, certes, autant monde l’admet, que l’initiateur et le ~ TT* 4- i V Ift ________ ____: z - ___ J _ LETTRE DE MONTREAL de diffusion.Et.fait singulier, le premier animateur à Québec de nement, le Général ne trouva d'au- point de vue du Vatican, sous l’an- tous ces “mouvements” du début du tre réponse que celle-ci : “Je ne 1 gle de la politique, n'est pas éloigné siècle, ce fut un simple jeune prê- suis pas un homme politique, je de la conception des pays qui n’ont tre du séminaire, l’abbé Stanislas-suis un soldat".! pas encore un dictateur à leur tête.Alfred Lortie, qui, tout en profes- Les partisans de la médiation, Jean-Marie NADEAU.sant la philosophie et la théologie, a donné, on peut l’écrire, ses vingt ____________________________________________________________________années de sacerdoce à ces oeuvres i alors naissantes, et qui en est mort ; à la peine, à 40 ans, au lendemain du Congrès de 1912.! Au moment où va s’ouvrir à la ;fin de ce mois de juin, à Québec - • encore, le deuxième Congrès de la Langue française en Amérique, as- Accalmie sur le front politique.- Ceux qui Sises renouvelées, après vingt-cinq ans, des éSats generaux, si j’ose chôment et ceux qui ne chôment malheur eu- de" langue, notTe sement pas-Constructions et démolitions.TenTT £*$££?àneconsac?er Ton article historique mensuel à la mé- - i moire de ce jeune prêtre d'alors, si j vraiment méritant, et, semble-t-il, Par X.Y.Z.i du point de vue humain, parti trop J tôt pour le grand voyage d'où l’on _________________________________________ iiie revient plus.Cet article, si in! complet qu'il sera peut-être à cause La succession des nombreux jours cacophonie par demi-heure.Ce sont de mes modestes moyens, je tiens a fériés de ces dernières semaines, le toujours quatre notes sur un saxo Tecnre jnoi-meme.parce que d a-couronnement, l’exposition de Pa- accompagné de trompettes ahuris- nord j ai ete a Rome, en 1891-1893, ris l’approche des vacances et la santés.Ou bien, c’est une atroce il y a près d un demi-siecle, le con- La dernière Matinée symphonique, samedi après-midi, à l'Auditorium du Plateau, possédait un intérêt inusité.C’était la remise par M.Wilfrid Pelletier, directeur de ces admirables séances de musique pour la Jeunesse, des prix offerts par de généreux amis de l’oeuvre.Le concert en lui-même était d'une haute tenue et les adultes encore plus émerveillés que les enfants, entendirent trois des solistes du Festival de Saint-Laurent, Mmes Rose Bampton et Hilda Burke, M.Hardesty Johnson, ainsi que le choeur de la Manécantcrle de la Nativité, en plus de l’orchestre sous la direction de M.Pelletier lui-même.Immédiatement après la distribution des prix, l'honorable Atha-tia.se David, président-fondateur de la Société des Concerts Symphoniques, exprima parfaitement le sentiment général en disant que M.Pelletier avait fait mentir l’adage qui veut que les Canadiens-français ne persévèrent guère dans leurs ent reprises.“Cette fois, Il semble bien | que les Matinées symphoniques i créées sous les meilleurs auspices, vont continuer de vivre”.L’honorable M.David remercia les donateurs de divers prix, exprima sa reconnaissance aux grands chanteurs qui avalent offert gratuitement leur concours a cette matinée et félicita vivement les lauréats.2 h.8 h.9 h.9 h.1 h.2 h.2 h.8.h 9 h.9 h.1 h.2 h.3 h.5 h.8 h DIMANCHE 27 JUIN Après-midi Inscription des congressistes à l'Université Laval.Soir 15 Séance d’ouverture du Congrès.* • • LUNDI 28 JUIN (Journée des enfants) Matin Messe pour les enfants.Séances des sections.Midi Déjeuner.Après-midi Démonstration des enfants, au Parc Victoria.30 Séances des sections.Soir 15 Séance publique au Colisée.* * * MARDI 29 JUIN (Journée des daines) Matin Messe pour les dames.Séance des sections.Midi Déjeuner.Après-midi 30 Séance de la section des daines, au Palais Montcalm.Séance publique à l’Université Laval.Visite au Jardin Zoologique.Soir 15 Séance publique nu Colisée.MERCREDI 30 JUIN (Journée des jeunes) Matin 8 h.Messe pour les jeunes.9 h.Séances des sections.9 h.30 Inscription des jeunes, au Bureau central.10 h.Séance de la section des jeunes, au Palais Montcalm.Midi 1 h.Déjeuner France - Amérique.Château Frontenac.1 h.Déjeuner des jeunes, Hôtel Saint-Louis.Après-midi 3 h.Séance de la section des jeunes, au Palais Montcalm.3 h.Séance publique à l'Université Laval.Soir 8 h.Démonstration des jeunes, au Colisée.8 li.Banquet, au Château Frontenac.* * ?JEUDI 1er JUILLET Matin 10 h 30 Messe du Congrès, à Sain- te-Anne de Beaupré.Après-midi Concert par la fanfare du Royal 22ème Régiment, sur la Terrasse.Soir 8.h.15 Séance de Clôture, au Colisée.i» .atmosphèiv « —-,—- ., ., .adoucir le climat politique québe- nuque, ou un miaulement féminin, ensuite, un peu plus tard, j ai vu se cois et montréalais.Nous sommes Bref, une horreur sur toute la ligne, dessiner en quelque sorte, dans sa en période d'accalmie, ce qui n’est sans oublier la commission de la chambre de professeur a Quebec, pas de trop après toutes les épreu- Radio qui fait piètre figure dans le les oeuvres que je viens de mention-ves des six derniers mois.— Cela ne paysage.ner Si je suis loin d etre mamte- veut certes pas dire que la Métro- .» » nant 1 un de ses témoins les plus pole s’est endormie du sommeil du Comme on peut le voir, il n’y a qualifies et les plus importants, je juste, mais que les nerfs de la po- pas que le problème des chômeurs suis sur du moins ci en etre un de la pulation sont heureusement moins qui se pose.Il y a aussi celui des premiere heure, tendus.— Depuis que Mossié le gens qui feraient bien mieux de L’homme d’oeuvres Maire est parti pour l’Europe, on chômer.Mais quand pourra-t-on Comment l’abbé Lortie a-t-il pu, respire un peu : les querelles mu- espérer que la Ville, qui régente sans négliger en rien ses devoirs de nicipales sont assoupies.tout, se décidera à jeter a l’égout les professeur, être l'homme d’oeuvres Quand elles recommenceront, les castrats qui nous assourdissent ?! qu'il a été ?Seul son labeur jamais mêmes problèmes se poseront, car il La municipalité a mieux à faire, lassé et de tous les instants le peut semble qu'on ne veuille à aucun Elle procède à des travaux de re- expliquer, comme aussi sans doute prix résoudre certaines questions, construction sur l'Ile Sainte-Hélène, son extraordinaire facilité.Revenus Votre correspondant pourra repar- Une photo récente montrait même au pays, lui à Québec, moi à Mont-ler des taudis qui ne disparaîtront William-Le Conquérant-qui-Trem- réal un peu plus tard, nous sommes qu'après un tremblement de terre blay, en bras de chemise, en train ______ analogue au moins à celui qui dé- de casser une pierre, ce qui est tout trulsit jadis Tokyo, du gangstéris- indiqué pour un ministre du travail, me qui fait des progrès inquiétants, On pourra ainsi se vanter de faire du scandale de la traite des viandes des travaux de construction au mo-qui ne sont pas des viandes de bou- ment même où des journalistes pro-cherie et, naturellement, du sort cèdent à des travaux contraires.Le festival de musique de Saint-Laurent i________________________ _______________ réservé aiix chômeurs de bonne foi.En effet, un journal, que votre l II y aurait sur ce dernier point, correspondant ne nommera pas tout, au chapitre édifiant à écrire, pour des raisons aussi nombreuses Pour aujourd'hui, nous nous con- que variées, passe en assises pour Hier soir se terminait le deuxiè-tenterons de parler des gens qui ne diffamation.Il y a des gens qui ai- me Festival de musique de Montréal chôment malheureusement pas.ment à démentir et qui risquent de Mardi dernier, l’orchestre de la * * ?se démolir eux-mêmes, dans leur Société des Concerts Symphoniques Si grâce à Wilfrid Pelletier, direc- beau zèle pour la défense hebdo- de Montréal, sous la direction de leur des Concerts Symphoniques de tnadaire de la Vertu (à la noix de Wilfrid Pelletier, et le choeur des Montréal tel du Metropolitan de coco).“Cathedral Singers”, dirigé par le New-York) une partie de la popu- i .Dr whitehead, ont donné la Messe lation a pu entendre un admirable I Le reste du front montréalais est en si mineur de Bach.Hier soir, ce programme supérieurement rendu calme : Les Eglises unies cessent furent les “Disciples de Massenet” au Festival de’ la musique, mardi de ne jurer que par le pacifisme, le dirigés par monsieur Charles Gou-soir, on ne peut que se réjouir d'ap- brigadier Smart est mort (Generals let, et le même orchestre qui nous prendre qu’une partie de nos con- die in bed .) Montreal attend avec donnèrent le Requiem de Manzoni temporains peut de temps à autres impatience l’ouverture de la ligne de Verdi, assister à une manifestation artis- aérienne Angleterre-Canada et de Ces deux concerts furent d’une tique véritable.|la ligne transcontinentale, les "ci- émouvante et grandiose beauté Mais, au demeurant, on ne peut l paux" se mordillent le nez en at- Nous en donnerons un compte-ren que plaindre les infortunés qui ne ' tendant de se manger le foie, les du la semaine prochaine, sauraient ouvrir leurs radios sans blind-pigs florissent toujours, la Plusieurs Jérômlens ont assisté à entendre des programmes qui de- j trésorerie de la Ville ne va pas ce Festival.Ce sont : MM.Joseph meurent de plus en plus affreux.t mieux et le consulat d’Allemagne a Fortier.Charles-Edouard et Jean-Annonceurs, annonciers, “souffleux jugé qu'il était inutile d’arborer son Charles Marchand et Gustave Léo-do saxo”, conférenciers, tous riva- drapeau, par courtoisie pour la fête nard ; Monsieur et Madame Anto-lisent de stupidité, de nasillement, du Roi.ny Lessard ; le Docteur et Madame de bafouillage, à de rarissimes ex- A part ça.Madame la Marquise, L.-R.Vézina ; le sénateur J.-E.ceptions près.On entend vingt mi- tout va très bien, tout va très bien.Prévost et ses deux fils Léandre et nutes d’àneries et dix minutes de X.Y.Z.Henri.1912, que j’ai vu naître en quelque sorte, dans la chambre d’étude de l’abbé Lortie, où tout était rangé et à sa place comme à Rome, les grandes oeuvres dont j’ai parlà : en 1902, celle du Bulletin du parler français, du futur Glossaire et des “fiches” à dresser pour ce colossal travail paru en 1930; en 1908 celle de l’Action sociale catholique et du journal qui serait son organe; dès 1910, la préparation du premier Congrès de la Langue française.Dans mie visite dont il a bien voulu m'honorer récemment.M.le chanoine Cyrille Gagnon me rappelait ce temps des "fiches" de l’abbe Lortie à cueillir d’abord ici ou là, à cataloguer et à étiqueter ensuite.“Mais l’abbé Lortie, me disait-il avait le secret de nous animer et de nous enthousiasmer.Avec lui, le travail meme en vacances ne coûtait pas.” Pour l’oeuvre de l’Action catholique, je crois bien — je ne puis l'affirmer nettement — que c’est l'abbé Lortie qui décida Mgr Paul-Eugène Roy à en accepter la direction de Mgr Bégin et qui amena aussi son confrère et ami le docteur Jules Dorion à assumer la dure tâche du journal à faire tous les jours, tâche qu’il accomplit sans faillir depuis trente ans.Quant au congrès de 1912, qui ne sait la part considérable que Lortie s’attribua, en s'effaçant toujours le plus possible, dans son organisation?Aussi, comme il était heureux et content d’y travailler! Comment, encore un coup, pouvait-il faire pour mener de front toutes ces besognes ?H se ruinait de santé, c’était évident ! "Il faudrait vous reposer un peu, lui disait-on.Ça n’a pas sens commun d’être ainsi toujours à la tâche.” — "Oui, oui, répondait-il, à son beau-frère le docteur Rodrigue, de La-chute, "un peu plus tard, pour le moment, je n'ai pas le temps.” Cela me rappelle le mot bien authentique de Mgr Plessis à M.Manseau, curé des Cèdres, vers 1822 ou 1824 : "On n’a pas le temps d’ètre malade, allez quand même où je vous envoie (en Haut-Canada).” La tâche suprême Je l’appelle ainsi, parce que l’abbé Lortie y est mort, à la lettre.Ce fut le congrès de 1912.Evidemment, il ne fut pas seul à y travailler, mais ce qu'il y travailla ! Je lisais, ces jours derniers, dans l'Action catholique, ie programme complet du congrès prochain de juin 1937.Dans les grandes lignes, on suit, il me semble, mais avec de nombreux perfectionnements, le programme de 1912, dont Lortie, je pense, fut le principal rédacteur.Je ne compare pas sans mélancolie les listes des discoureurs et rapporteurs des deux congrès.Vingt-cinq ans, dans la vie des hommes, c’est un large espace de temps.Que de disparus, par la mort, Page, les infirmités ou quelque autre cause qu’on n’ose pas juger.Pour la plupart, ce sont des hommes nouveaux qui seront à la charge et à l’honneur.Inclinons-nous et sachons être vieux, ce qui est un art difficile, mais un art quand même, au dire de Mgr Bau-nard.A l'oeuvre du congrès de 1912, l’abbé Lortie a donne son dernier effort et, à la vérité, comme l’a justement dit le vénéré cardinal Villeneuve, il y a sacrifié sa vie.Il est mort jeune, dépassant à peine la quarantaine.Mais il est mort à l’heure ou les oeuvres qu’il avait à coeur réussissaient pleinement.C’était mourir en beauté ! Il est peut-être moins à plaindre qu’on le penserait.Il n’aura pas connu, ou moins connu, certaines tristesses de la vie, les petites et grandes jalousies qu’on suscite, les abandons qu’impose le vieil âge.Toute sa période d’activité s’est dépensée en bonne partie pour les grandes oeuvres religieuses et nationales en lesquelles il avait foi.C’est beaucoup recevoir de la Providence.H a été magnifiquement et dans le meilleur sens des termes un prêtre et un patriote.On pourrait écrire avec justesse que tout le programme de sa courte vie se ramène au mot des Ecritures qui résume tout : Esto vlr! Sois un homme ! | L’abbé Elie-J.AUCLAIR, de la Société Royale du Canada B3-C BBfp ¦•VïK'SK'î' ç&x&âk fepv ; >'• mm im WMmm - praps : ïSS ' • • mm mm i -•^ïÿîÉ \ Ï&SS SSSÈSK .y • •; -;: Y-r < - IS?EEÉi ¦«nïnfriw, ¦, „f.7,',V£ 'Y,Ÿ" 1 •-: • ¦ * £ ^ ' ' ' ' ¦ À  >X*,.' ; ^________¦ ; WiSütSü Tirestone ~ GAGNE ENCORE Pag* deux L’AVENIR DV NORD Saint-Jérôme, le 11 juin 1,937 CE QUE DISENT LES JOURNAUX En marge ue la nouvelle loi des # écoles catholiques de Montréal Le régime du camouflage L’ingérence de la politique Tous se rappellent le premier pro- Dans la loi de l'instruction publi jet de loi préparé par" M.Maurice : que qui s'applique à toutes les cor-Duplessis, concernant la Commis- ! porations scolaires de la province.sion des Ecoles Catholiques de Montréal.Monsieur Orner Héroux a commenté.dans le Devoir du 13 mai 1937, ce projet de loi et a souligné : 1.Que la réforme faite par mon sieur Duplessis se résumait à une modification du personnel.— Nous sommes d’accord sur ce point avec monsieur Orner Héroux.car il est évident que monsieur Duplessis, dans ce projet comme dans l'autre qui lui fut subséquent, ne cherchait qu’un seul résultat, nommer des commissaires parmi ses partisans les plus ardents, dans l'espoir de faire de la Commission Scolaire une of ficine gouvernementale pour la distribution du patronage aux purs de l’Union Nationale (?!).2.'L'insistance que les autorités municipales ne devraient rien avoir à faire dans l'administration scolaire”.En effet, il arrive souvent que la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal et la Cité de Montréal elle-même aient entre elles des intérêts contradictoires.Nommer commissaires d'écoles, le maire et le président du Comité Exécutif ou des échevins, c'est les exposer par le fait même à prendre parfois des décisions qui seraient à l'encontre des intérêts bien compris de l'un des deux corps publics qu’ils seraient chargés de servir à la fois.Depuis, monsieur Duplessis a dû faire machine arrière et se soumettre aux représentations de monsieur Bouchard.3.“L’éclat avec lequel monsieur Duplessis a proclamé que l'éducation doit rester en dehors de la politique”.' Excellent principe que le premier ministre voudra sans doute appliquer dans la mise en oeuvre des droits — à notre avis excessif — que lui concède la loi nouvelle.” Notons, d'abord, que ce premier projet de loi soumis par monsieur Duplessis a été remplacé par un autre qui a pris la forme d’un amendement imposé par le Conseil législatif.En réalité, cet amendement a été préparé et rédigé en moitié par monsieur Maurice Duplessis lui-mème qui devait ravaler le projet originaire.Nous écrirons, un jour, les interventions.les protestations et les objections qui.une fois de plus, ont fait reculer monsieur Duplessis Pour le moment nous nous contentons de démontrer à nos lecteurs les manoeuvres du premier ministre pour établir sa dictature sur la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal et soumettre cette corporation â une ingérence politique qu'elle n'avait jamais connue jus-qu'icL Lorsque la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal a présenté le bill numéro 27 pour demander l'autorisation de faire les emprunts nécessaires à son administration, monsieur Duplessis, au Comité des qui ne possèdent pas une charte spéciale, aucune restriction de ce genre n'existe, il est imposé seulement à ces diverses commissions scolaires d'obtenir la permission du surintendant, lorsqu’elles veulent aliéner leurs terrains et leurs immeubles et encore pour fin de sécurité publique, de faire approuver par le surintendant les plans de construction de leurs écoles.Il s'ensuit donc que monsieur Duplessis.par son ministre du commerce.pourra imposer ses vues et ses volontés à la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal et faire de cette dernière un simple distributeur du patronage gouvernemental.Monsieur Orner Héroux a dû revenir de l'espoir qu'il exprimait le 13 mai 1937, et doit être "bien convaincu que l'éducation, au moins dans la cité de Montréal, loin de rester en dehors de la politique, comme elle l'a toujours été jusqu'ici.y entre cette fois et pour de bon sous la férule de Lenoblet Duplessis.D'ailleurs, cette main mise sur la Commission des Ecoles Catholiques n'est que la suite logique des différentes lois que monsieur Duplessis a passées pour établir une véritable" dictature et un patronage abusif dans tous les domaines qui ne relèvent même pas du gouvernement.Jacques LE VRAI S.L’aventure de M.Hepburn Nous détachons ce qui suit de la PROVINCE commentant les faits de la dernière session provinciale : Du camouflage.M.Maurice Duplessis en a mis dans la bouche même de sir Mathias Tellier.administrateur de la Province depuis le départ de l'honorable E.-L." Pate-naude.Le discours du "trône" que le premier minisire a fait prononcer par le représentant du Roi à la prorogation est une feuille de pu- blicité "nationale”.Le "cheuf" y a tepris ses thèmes et ses termes coutumiers.Il n'a pas même su observer la décence que tous ses prédécesseurs avaient observée : le respect de l'Opposition.Sans doute, le chef du gouvernement n'a pas attaqué ouvertement aucun de ses adversaires ; mais il répond de nouveau indirectement à toutes leurs critiques.Il semble que les provinces de l'Ouest, les plus radicales du Dominion pourtant, sont toutes disposées à faire confiance au gouvernement de M.King.C'est du moins l'impression qui se dégage de la victoire libérale en Colombie et du résultat de la récente convention provinciale en Alberta.En Alberta, la convention libérale a décidé de cimenter les deux organisations.provinciale et fédérale, en une seule qui portera le nom d’"Association libérale de l'Alberta".L'union Duplessis-Hepburn Comme par magie, il n'est plus question de cette union que plusieurs ont pourtant affirmée imminente entre M.Duplessis et M.Hep-bum.Bien que ces deux premiers ministres se complaisent à se lancer mutuellement des louanges, on n'attache dans les milieux politiques fédéraux pas grande importance à ce fait.Si l'on songe que M.Hepbum il y a encore peu de temps, ne tarissait pas d’éloges à l’égard de ses deux anciens collègues, MM.Roebuck et Croll, qui ont rompu avec lui sur cette question de liberté ouvrière, on ne peut naturellement pas en conclure que M Hepbum continuera à louanger M.Duplessis.Et si une réputation d'ètre inconstant, et l’on se souvient des louanges mielleuses que M.Duplessis adressait naguère à MM.Drouin.Hamel et M.Hepburn, premier ministre de l'Ontario, a des qualités, mais U est, avant tout, un impulsif dont les _ .paroles et les actes ne sont pas tou- Grégoire, et même a M.Pau.Gouin, jours frappés au coin de la sagesse ; on ne peut ariacher aucune im- et de la pondération.Il vient d'en 1 portance aux louanges qu il adres- donner une nouvelle preuve en se se aujourd'hui à M.Hepbum détachant du parti libéral d'Otta- ! Les observateurs avertis prétendu.dent que l'on ne peut pas baser un On dit dans les milieux avertis de parti politique sur des louanges muta capitale que le parti libéral fédé- tuelles.surtout quand on s est fait ral ne souffrira aucunement de une réputation d'ètre inconsam.et l'attitude hostile que vient d'affi- surtout quand il s'agit d'hommes qui cher M.Hepbum puisque la rupture ont répudié soit leur signature, soit s'est ouvertement consommée sur des contrats, et qui refusent aux une question de liberté ouvrière: le ouvriers la liberté d'association, parti libéral maintenant à l’ouvrier, .Hepbum6 se1 déclarant Contre ce ., PY.YYY jîYYL droit et cette liberté d'opinion que m/Hepbum 'se‘ fait .Le très honorable M.King, chef plus tort que de bien.D'abord, du parti liberal federal, a toujours au seul point de vue provincial, les e.e champion de la cause de la li- francs libéraux d'Ontario seront-ils berte a union pour l'ouvrier.Qu'un dlSDosés à le suivre sur le terrain de premier ministre de province decide l'miion nationale provinciale ?de rompre avec M.King sur cette ; ^ premier ministre d'Ontario question, ce nest pas celui qui de- s’est déjà mis à dos une importante îend 1 ouvrier qui en souffrira, di- section de l’électorat provincial avec bills privés, a’fait insérer une clause i6s observateurs avises.‘son traitement ce la question des additionnelle, — la clause 4.oui se : aJ°u-e Qu une autre cause de écoles séparées.Ceux de ses anciens; - .rrmivp nans la ___: ¦ :• •______i lisait comme suit : (cette rupture se trouve dans la ‘ministres libéraux qu'il a poliment • TOUS LES CONTRATS QUE LA j nouvelle législation sociale que pre COMMISSION DEVRA NEGO- P,art{ ie gouvernement King.M CIER DANS LE COURS DE SES Hepburn en serait mécontent.M.OPERATIONS DEVRONT ETRE I ?-n e YY ne v?ut pas mar" cher à l'aveuglette et risquer que ses lois soient déclarées ultra vires ou anticonstitutionnelles.Aussi, il ne congédiés, restent-ils l’appuyer ?disposés à Que fera >L King ?Sous le rapport fédéral, on ne se cache pas pour dire que le premier SOUMIS A L'APPROBATION DU MINISTERE DES AFFAIRES MUNICIPALES.DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE".Par cette clause, monsieur Duplessis subordonnait toutes les activités administratives de la Commission aux décisions du ministre du commerce, y compris, remar-cuons-le bien, l'engagement du personnel.Nous pouvons supposer ce qui se serait passé lorsque la Commission eut soumis la liste de son personnel et les nombreuses modifications qui eussent été apportées pour remplacer tel directeur ou tel principal par une créature politique au choix du ministre." De nouvelles protestations furent faites au premier ministre et le Conseil législatif amendait cette clause en exigeant l’approbation du ________ _ u ___ ministre du commerce, non Dlus ! gouvernement de M.King a Tin- paiX.Sound liberaT d’"excellente pour tous les contrats sans restric-.tention de promouvoir pour con- .réputation qui aurait eu la promes-tion, mais pour tous les contrats : cretiser le travail de la Commission • 5e d'un portefeuille fédéral qu’il d’acquisition de terrains et de cons- .nationale de l'emploiement.On Ya pas e,j a ja des dernieres traction.cependant, que plusieip pro- électkirm.C'est luiVui organisa et Bien que la main mise de 1 E:at jetsoni ete étudiés tant par la Com- jassura la victoire de M Hepburn en soit atténuée, elle existe encore et- mission elle-même que par la sec-jQntaGo Esfil aujourd'hui l'ami réduit considérablement la liberté tion des jeunes et que la plupart de • intime de M Hepbrun quü fut r?'or*Mrvn Ho rnmmicîirin Hpc roc nmiotc cnnt H'envprtnirp no tin, ___*.__ _ * -, .*, .’ veut pas aller trop vite ni adopter ministre actuel, le très honorable des mesures qui n'auraient pas i'ef- .Mackenzie King, a vu dans ses protêt voulu.Mais il tient à ce que les près rangs bien d'autres défaillan-ouvriers de tout le Dominion soient ; ces libérales.A la suite de la rné-protégés.qu'ils soient libres de se;sentante suscitée entre MM.King joindre à l’union de leur choix.! et Hepbum par la grève d'Oshawa M.Hepbum a toujours pratiqué et l'intervention de la "C.I.O.' dans une politique retentissante : répu- ce différend, M.King reste encore le : diation des contrats, appui ouvert pi us solide des deux hommes d'Etat > aux grosses compagnies contre l'ou- en gribouille.Que fera M.King à j vrier.Nul n’ignore qu’il y avait en- son retour de Londres ?tre M.Hepburn et la majorité des Si l'honorable M.Hepbum.dit-on! députés fédéraux un froid, causé ouvertement à Ottawa, persiste I par des divergences profondes d’o- dans son entêtement à rompre net I pinion sur les questions ouvrières, avec son ancien parti, au point de i ,vue fédéral et même provincial, il Le “New-Deal” faudra procéder sans tarder à trou- i „ .,,_____; ver pour l'Ontario un nouveau chef ; On ne sait pas encore quelle sera ubé£p On aurait les yeux sur M.1 la nature des projets de lois que le A .G siaght, député fédéral de onnvprnpm An t.Hp Tcincr o 'in- __ .____ d'action de la Commission des ces projets sont d’envergure natio-Ecoles Catholiques de Montréal.nale.pendant la campagne électorale qui assura la défaite de H.Henry ?Faut-il le redire ?.Le premier | ministre sort de l'épreuve session-nelle avec une reputation très j amoindrie, un prestige fortement ! entamé.Et c'est M.Duplessis lui-même ! qui s'est coulé dans l'opinion publi-| que.L'impartialité nous oblige à reconnaître que le gouvernement a adopté olusieurs lois intéressantes.Les meilleures mesures ont cependant été noyées dans une mer de petitesses dont le “cosaque national" est le premier coupable Le leader de la droite a permis des attaques calomniatrices d'ordre privé ; que dis-je ! il s'est lui-mé-me rabaissé jusqu'à ces tactiques jue les plus coupables de l'ancien régime avaient toujours dédaignées.Aussi, les journalistes, même les plus sympathiques au gouvernement, s'accordent à dire que le prestige du “cheuf” a pratiquement sombré.Et puisque nous sommes sur ce terrain, notons en passant que ni le premier ministre ni le ministre de la chasse n'ont répondu aux vigoureux discours prononcés a Radio-Etat.dimanche soir dernier, par MM.Grégoire et Chaloult.Cette attitude, la plus sage, n'a pas manqué de surprendre les observateurs.On croyait généralement que M.Onésige Gagnon à qui le député de Kamouraska avait administré une fessée bien conditionnée riposterait de quelque façon.Il a gardé le silence .pour ne pas attirer une fois de plus l'attention sur une erreur canitale que M Duplessis lui avait imposée lors de la discussion du bill de Québec.Nous disions plus haut que M.Duplessis sort de la session amoindri On pourrait en dire autant de ses collègues Et pourtant, si le prestige des ministres a souffert, ce n'est pas leur faute mais bien celle de leur "cheuf" qu'ils ont eu le grand tort d'écouter trop servilement.Le premier ministre est un orgueilleux qui ne prend conseil de personne, qui ne peut souffrir la présence à ses côtés d’un homme de valeur Dès la formation de son cabinet, il a manoeuvré de manière à écarter tous ceux dont le prestige et la réputation auraient probablement éclipsé son propre prestige.Tout de même, M.Duplessis ne pouvait écarter tous ses princlDaux lieutenants, il avait garde les moins tapageurs et les avait traités de manière à ne point leur permettre de monter.Voilà pourquoi l'honorable Onésime Gagnon n'eut que le ministère de la chasse et des mines et que le “cheuf" lui préféra sir Thomas Chapais comme leader lors de la démission de l'honorabie Drouin.Au cours de la session, pas un seul ministre n’eut la chance de percer, de se produire.Le premier ministre les a noyés sous les fleurs.Chaque fois que l'occasion s'en est offerte.M.Duplessis a enlevé la parole à ses collègues et s'est substitué à eux en leur faisant des éloges.Ceux qui furent parrains des bills n'eurent pas même l’avantage de défendre leurs mesures.A peine la présentation était-elle terminée que le “cheuf" prenait les devants, répondant aux demandes d'informations par des farces et aux objections par des discours échevelés à côté de la question.Il est bien évident que nous avons à Québec ie gouvernement d’un seul homme doué de grandes connaissances parlementaires mais dont le sens social et l'esprit national ne sont pas encore nés.Au moins la moitié des députés de l’Union Nationale se sont abstenus de dire un seul mot afin de sauver leur prestige dans leur circonspection respective.D'autres ont dit quelques mots pour revendiquer les La Bière 3VEOLSOM LA BIÈ RE QUE VOTRE ARRIERE GRAND-PÈRE BUVAIT droits de leurs électeurs sans se compromettre D'autres enfin, une dizaine environ, ont joué un rôle île roquets, de vulgaires aboyeurs.C'est peut-être à ces derniers que l’électorat devra le plus de reconnaissance.Grâce à eux, toute la Province aura appris, six mois après les élections, qu elle est gouvernée ; par un gouvernement dont le chef ; est un trustard qui ne fera pas de ! mal au plus petit des trusts.M.Grégoire le rappelait dimanche dernier : M.Duplessis a formé son cabinet sous la surveillance des trusts.Il gouverne d'ores et déjà pour plaire aux trusts.Pourquoi cette soumission ?M.Edouard Lacroix a accusé lUnion Nationale d’avoir fait ses élections avec au moins $150.000.des puissances financières, M Duplessis avait promis de le traduire devant ie Comité des Comptes Publics pour lui demander compte de ses paroles.M.Edouard LacroLx a écrit au Premier Ministre pour lui dire qu'il était à sa disposition .1 Le "cosaque national” n'a pas assigné le député de la Beauce.son ac- ; cusateur.Alors, que faut-il conclu- ¦ re ?Que faut-il penser des $150,- j 000 ?Le point d’interrogation subsiste.jusqu'à la prochaine session.Alors, on constatera qu’aucune des \ lois sur l'électricité n’a eu d'appli- ( cation pratique.Les adversaires du l gouvernement sont en droit de con- ! dure : l'Union Nationale, sans qu’elle s'en doutât, a été vendu aux trusts par son "cheuf".Maurice Duplessis MELI-MELO (Suite de la première pagei ries seraient établies dans ia province.pour alimenter la commission des liqueurs, qui seule aurait ie droit de distribuer au public ce breuvage.Ces cidreries permettraient aux pomiculteurs d'écouier plus facilement les produits de leurs vergers et elles fourniraient un débouché important pour le marché des pommes.RETARD INEVITABLE A LA CANALISATION Le président Pittman du comité sénatorial des relations étrangères, de Washington, a déclaré qu'il est peu probable que le Sénat américain puisse, au cours de la présente session, étudier le projet de la canalisation du Saint-Laurent.Soutenant qu'il faudrait apporter de légères modifications au projet afin de faire taire certaines objections qu'il a rencontrées, Pittman ajouta que c'était au Canada maintenant de s'y intéresser activement.Champion de la canalisation, Pittman a prédit que les modifications qu'il suggère auront comme résultat de faire de nouveaux amis au projet ce qui lai permettra d'obtenir au sénat un nombre de votes suffisants pour qu'il soit adopté.• • • MORT DE L'HONORABLE C.-A.SMART I.e brigadier-général Charles-Allan Smart, ancien député de Westmount à l'Assemblée législative qui venait tout récemment d'être nommé conseiller iégislaif pour la division d'inkerman, est décédé soudainement chez lui.à Westmount.hier après-midi, à l’âge de 69 ans.L honorable M.Smart qui comptait un grand nombre d'amis par toute la province, s'était distingué dans le monde militaire et politique autant que dans celui des affaires.Il avait été commandant du camp canadien établi à Shornciiffe, Angleterre, où des milliers de soldats du pays ont été sous ses ordres.LAROUSSE MENSUEL Sommaire du no 364.Juin 1937 Louis Binger.par M.Henri Frol-devaux — La Caricature en France sou- la Restauration, par Mlle Anne-Marie Rosset.— Numération de couleurs, par M.Jean Hesse.— Ai-bert Glatigny, par M.Claude Bar-Jac — Le Pont d'Iéna.par M Robert Lauian.— Lambliase.par le docteur Henri Bouquet.— Vie du générai Marchand, par le général P.Ibos.— Les Patines métalliques et le patinage des métaux, par M.A.Chaplet — Le Réseau français ra-dloteléphonique, par M.Roger Ri-gal.— La Troisième République, par M.Daniel Haiévy.— Les Maîtres de ia sensibilité" française au XVille siècle, par M.Roger Tisserand.Vllllers de ITsle-Adam ¦ l'homme et l’oeuvre >, par M Claude BarJac.— Le mois littéraire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâtral, musical.et artistique.40 gravures et 2 cartes - Mots croisés.Le numéro.4 fr 75; chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 à 21.rue Montparnasse.Paris i6e).C.-A.Lorrain & Fils Saint-Jérôme Grenon Automobile Reg'd Balnt-Jovite pour le transport économique C- 1878 F AUX COURSES D’INDIA NAPOLI 8 Voici une preuve évidente que les pneus Firestone se sont maintenus en tête de la demande pour la vitesse et la sûreté.Car cette course vertigineuse de 500 milles requiert autant de tension et d'endurence qu'un millage de 40,000 milles de route ordinaire.Quel remarquable tribut pour l'endurence et la sûreté de FIRESTONE.Suivez l'exemple des chauffeurs de courses qui connaissent les pneus et qui s'équipent avec les Firestone.voyez votre plus proche vendeur FIRESTONE aujourd'hui.Ti rest one Les pneus les plus sûrs jamais construits PNEUS DE GRANDE VITESSE pHEVROLET en a fait rie» progrès depuis le jour que vous avez acheté J votre auto—tout y est plus avancé sauf son coût cTachat et de fonctionne- lle Chevrolet d’aujourd’hui voua donne un plus long empattement, 112'_4 pouce» .de grosses carrosseries Fisher monacier attrayantes à toit-tourelle, les plus sûres connues .plu» de puissance, grâce à la perfection du fameux moteur Chevrolet à soupapes en tête .le roulement flottant amélioré des genoux mécaniques’ .des frein» hydrauliques perfectionnés .de la glace de sécurité dans toutes les fenêtres .la ventilation Fisher sans courants d’air.Et malgré sa dimension de grosse voiture et sa performance “accrue”,, le fonctionnement du Chevrolet coûte moins cher d’essence, d’huile et d’entretien! Vous voyez donc pourquoi le Chevrolet est l’auto qui se vend le plus au Canada.C est le seul auto complet à has prix.Le seul auto qui vous offre toutes les plus belles caractéristiques aux plus Las prix, et avec un maximum d’économie que vous voulez! mSur Ut modèles Matter dt luxe.PRIX DEPUIS $745 Coupé d'affcirM à 2 place* Irvrt é l’uttn*.Oihsu-m.Taxe i Ju gouverne ment, licence et fret à coût additionnel.'Prix lusett d changer jeni atir.) Paiement!.rnen imeli adepte i À to tre bonne autant le mode General Motoei de paiement! d ternie: CHEVROLET TOUTES LES PLUS .AVEC UN BELLES CARACTÉRISTIQUES MAXIMUM D’ÉCONOMIE! g Saint Jérôme, i/e 11 juin 1937 & ÏA UMÉS L’AVENIR DU NORD Paga trois J’ai trop pleuré Chronique féminine PARADOXE J’ai trop pleuré jadis pour des peines légères ! Mes douleurs aujourd’hui me sont des étrangères .Elles ont beau parler à mots mystérieux Et m’appeler dans l’ombre avec leur voix légère ; Pour elles je n’ai plus de larmes dans les yeux.Etre bon, c'est être en harmonie avec soi-même ; comme être mauvais, c’est être en tiarmonie avec les autres.Oscar WILDE.D'une lettre que Je reçois il n’est peut-être pas Indiscret de reproduire ce qui suit.Les idées sont des explos.fs.XI n’est pas bon de les laisser traîner.Une formule un peu lapidaire n’est souvent que trompe-l'oeil.Parfois c’est anodine causerie, et la chose n’a guère d’importance.Il arrive cependant que ce soit la présentation insidieuse de quelque dangereux sophisme.Et tel est bien le cas de cette assertion d’Oscar Wilde : .“Etre bon, c’est être en harmonie avec soi-même”.Et c’est vrai.Mais ce n'est là qu'une partie de la vérité.Qui la connaîtra jamais toute ?Ce qu'il y a de certain, c’est que la vie est de beaucoup plus vaste que nous, qu'elle ne commence, ni ne finit en nous, que nous ne la conte-lions pas.mais sommes plutôt traversés par elle ; que son passage en nous reste tumultueux, désordonné, chaotique, si nous ne nous adaptons pas aux lois immuables qui en font le rythme et peuvent seules lui donner un sens.“Etre bon, c'est être en harmonie avec soi-même”, oui, mais à la condition d'ètre soi-même en harmonie avec le grand tout qui nous anime et nous ment.L'antithèse de Wilde repose donc sur une faible part de vérité.Autrement elle est fausse.Il est faux d’affirmer qu’être en harmonie avec les autres, c'est être mauvais.La paix la plus merveilleuse deviendrait donc la pire des choses !.__ Ne nous bernons pas avec des mots.— Les autres, mais c'est encore nous-mêmes.Les autres, mais la raison même des sentiments les plus nobles que nous portons en nous : l’amitié, l'amour, le désintéressement.la générosité, le dévouement, l'abnégation, le don de soi, que sais-je encore ?Les autres, mais c’est tellement nous-mêmes, que nous ne pourrions même pas nous concevoir sans eux.Us sont l'écran qui nous révèle la lumière de notre âme, le prisme qui la décompose, l'infinie floraison qui s'en colore et s’en vivifie.Il est vrai que : l'envie, la jalousie, la haine, la révolte, les rancoeurs, la convoitise, s'éveillent en nous a l’occasion des autres.Ce n'est pas être en harmonie avec eux.Bien au contraire.C'est vouloir leur ravir leur bien ou leur imposer un mal.Il ne faut pas fuir les autres.Il ne faut pas les redouter non plus.Ce serait la rompre toute harmonie avec eux.C'est bien plutôt de nous-mêmes qu'il faut avoir peur.Aller vers les autres, c'est être bon.Qu’ajouter à cela ?La vérité bien souvent ne se démontre pas.On la respire, on la devine.Elle nous pénètre sans que nous y prenions garde.Ceux qui sont allés vers les autres, qui leur ont tendu la main, n'en ont été que grandis parce que meilleurs.Qu'il nous suflise donc, de nous en inspirer.MARYSE.Récréations Solutions aux problèmes posés dans l’Avcni: du Nord du 4 juin 1937 : INSTRUISONS-NOUS Quel est le gaz le plus difficilement liquéfiable ?C’est l’hélium, gaz rare de l’air, qui bout à — 267o centigrades, alors que l'hydrogène bout à — 253o.On voit que ces températures sont proches du zéro absolu (— 2730).Quelle est l’origine des “pots! de vin” ?Le vin était si considédé, il y a trois siècles, que tous les marchés étaient suivis d'une gratification, le pot de vin.Encore, au XVIIIe siècle, la coutume voulait que les fermiers (généraux offrissent un "pot de j vin” au contrôleur général des J finances (100,000 écus) au renou-| vehement des baux.Ct fut Tur-\got qui, le premier, voulut abolir (le honteux usage des pots de vin.*et condamna le contrôleur général Torray, à distribuer l'argent j reçu aux paroisses de Paris.ACROSTICHE DOUBLE Mes douleurs aujourd'hui me sont des inconnues ; Passantes du chemin qu’on eût peut-être aimées, Mais qu'on n'attendait plus quand elles sont venues Et qui s’en vont là-bas comme des Inconnues, Parce qu'il est trop tard, les âmes sont fermées.Fernand GREGH.S E P T E M B R E V E N D A N G E S i v t O t e u n a Les sont : r e s r s r e t i deux mots en acrostiche Septembre et Vendanges.ANAGRAMME-ENIGME Lin — Nil — La Maison de l’Enfance.Plan d’amélioration aux habitations L*art de moderniser une demeure NOUVEAUX PROBLEMES INSTRUISONS-NOUS 1.Quelle est l’origine du La-cryma Christi ?2.A quelle température l'air bout-il ?3.Depuis quand le blanc est-il couteur nationale en France ?MOTS EN LOSANGE Juin 1937 UN LAROUSSE CASTONOM1QUE Sous ia forme pratique d'un Larousse et avec un luxe merveilleux d'illustrations en noir et en couleurs.un maitre de la cuisine française.M Prosper Montagné.met aujourd'hui sa science à la portée des maîtresses de maison et leur montre comment l'art de bien manger peut être accessible à fous.Le Larousse Gastronomique, dont la Librairie Larousse commence la publication par fascicules, sera une encyclopédie complète des choses de ia table.Vous y trouverez.Mesdames.pour varier à l'infini le menu familial et assurer aux vôtres, sans dépenser plus, un ordinaire de choix, tout ce que vous pouvez désirer savoir sur les produits alimentaires.la cuisine, les vins, le service de table, etc., et une prodigieuse quantité de recettes (plus de 8000, y compris les plats régionaux, exotiques, etc.', qui feront du Larousse Gastronomique un ouvrage unique au point de vue pratique.Hâtez-vous d'y souscrire pour profiter des conditions de faveur.Vous pouvez voir chez tous les libraires les fascicules parus.La librairie Larousse.13-21.rue Montparnasse, Paris 6e, envoie gratuitement sur demande pages spécimens et rettseignements détaillés.1.Dans le journal.2.Accident géographique.Instrument de mort.Mois souvent froid.5.Fruit souvent juteux.6 Au monde.7.Dans le journal.i 3.4.Il y a plusieurs façons de moderniser une demeure.Certaines ménagères adoptent souvent comme point de départ un simple article, soit un meuble, un cadre, et même aussi une potiche.Une maîtresse de maison possédait une carpette chinoise dont le style était fort original.Elle décida de se baser sur ce tapis pour donner à son living-room un aspect tout nouveau et tout différent.Des portes vitrées, situées à l’un des angles de la pièce, conduisaient à une terrasse extérieure.De chaque côté, il y avait des étagères de la hauteur des portes.Il y avait aussi des colonnes de chaque côté du foyer.On les laissa telles quelles, car elles s'harmonisaient bien avec l’ameublement.Le foyer était en marbre.Trois grands panneaux de bois avaient été places au-dessus du foyer et le manteau de l'âtre, légèrement en saillie, permettait d’y placer quelques lampes.Le plancher était usé; on le recouvrit de bois dur.La tapisserie était blanche avec reliefs verts.En se procurant des tentures et quelques meubles nouveaux, la maitresse de maison se basa sur cette tapisserie pour faire son choix.La carpette sur laquelle elle s'était guidée pour moderniser cette pièce était de couleur beige et bordée de nuances plus pâles teintées de noir.Toutes les chaises et les sofas furent rembourés et recouverts d’un matériel de même ton.La ménagère y ajouta quelques lampes afin de rendre l’éclairage aussi parfait que possible.Il n’y avait pas de prise de courant cen’ froln moie rloc lomrrfsc rficçpminhPÇ Envoyez-leur des fleurs mm BÀBYi OWN Cf naillmApvuï tiibi it yiculVc/ui Il se peut que vous possédiez un jardin bien fleuri.N’avez-vous pas envie d'en adresser à vos amis ?Ali ! je sais.Vous avez été quel-jquefois maladroite et vos envois ar-i rivèrent en mauvais état.Peut-être ne les aviez-vous pas réglés, soignés, comme ils le méritent, et comme il est indispensable de le faire., .Voici donc quelques conseils très efficaces qui permettront à vos correspondants de recevoir les fleurs dans un état de fraichcr absolue.Utilisez pour le transport une boite de carton, assez plate et plus longue que large.si vous n ayez pas de boite en bois.Cette dernière es’ préférable.Vous la laissez donc tremper dans de l'eau fraîche pendant une nuit entière ; le matin, vous la retirez et la laisser égoutter.Rangez ensuite les fleurs, très a plat du moins autant que possible, en tète bêche, c'est-à-dire en faisant alterner les queues avec les corolles.LOGOGRIPHE On trouve dans mes quatre lettres Un mot connu des géomètres.Un patriarche, un ancien poids.Fête qui unit les familles, Qui les divise quelquefois Et fait danser garçons et filles.traie, mais des lampes disséminées ici et là.Comme résultat, cette pièce changea totalement d'aspect.Elle était des plus confortable et attrayante.Le Plan d'améliorations aux habitations du Gouvernement fédéral permet à toutes les ménagères d'embellir leurs maisons.Une famille avait beaucoup de plaisir à jouer le bridge, le monopole ou a employer ses loisirs à toutes sortes de récréations du genre.Comme elle n'avait pas tout l'espace à sa disposition, elle décida d’aménager un linving-room dans un coin du soubassement.On commença par le diviser afin de dissimuler la fournaise et l'on arrangea les choses de façon à ce qu’on put atteindre le soubassement, directement.de l'extérieur ou encore par l'escalier de la cuisine.I On fit poser des murs et un plafond de papier renforci, à l'épreuve du feu.On arriva ainsi à dissimuler .totalement tous les tuyaux ou autres accessoires attenant au système de chauffage.On fit poser un i nouveau plancher, pour remplacer le béton qui jusqu'ici avait servi de i pied à terre, puis, un foyer entouré j d'étagères.I La maitresse de maison profita de la circonstance pour acheter quel; ques nouveaux meubles.En choisissant ses meubles, elle eut soin de satisfaire à toutes les exigences du bon goût.Elle plaça une table tout 'près de l'une des chaises ce qui lui permettait d’y mettre au besoin soit une lampe soit des revues.Cette table avait en outre un autre objec tif : permettre aux amateurs de cartes de s’en servir quand bon il leur semblait.Ceux qui se plaisaient à jouer une bonne partie de solitaire la trouvaient ordinairement très convenable, et la “maman” ne l’appréciait pas moins lorsqu’elle voulait coudre ou faire d’autres menus travaux.Pour compléter cette jolie disposition, la maitresse de maison ajouta quelques chaises et d'autres tables de couleurs attrayantes ainsi que différents bibelots très originaux.Serrez les fleurs les unes contre les autres pour que le voyage ne les déplacé point.Vous les couvrez ensuite d'un papier blanc, préalablement trempé dans l'eau.Pour leur conserver une ambiance humide, quelques personnes disposent.à droite et à gauche des corolles, des petits tampons d'ouate gonflés d'eau pure Le procédé n'est pas mauvais non plus, mais il hâte un peu trop l’éclosion de la fleur si elle est en bouton.Accompagnez toujours votre envoi d'une lettre où vous expliquez à la personne qui déballera la caisse qu'elle doit tremper le bout des tiges dans un vase contenant de Peau chaude (pas bouillante), en même temps que vous les aspergez d'une petite pluie d'eau à la température de la pièce.Apres cette immersion dans l’eau chaude qui doit durer une heure ou deux, selon l’affaissement des pé taies, il est temps de disposer les tiges dans les vases à fleurs ordinaires.non sans avoir taillé leur extrémité en biseau.C’est tout.Aujourd'hui, il n'y a pratiquement aucune famille qui ne puisse trouver avantage à posséder un ¦ living-room additionnel.Les ré-jeeptions deviennent de plus en plus ; populaires ; les exigences sociales s'en ressentent et les propriétaires sont obligés de ménager à leurs invités, souvent fort nombreux, le plus d’espace possible.Dans bien des cas.on fait un living-room du soubassement et du grenier.On veut ainsi donner à ces derniers un caractère plus pratique.|On peut obtenir les fonds pour mo-'derniser l'intérieur de sa demeure sous le régime du Plan d’améliorations aux habitations.On a beaucoup parlé de la façon dont il faut procéder pour changer le soubassement ou le grenier en une salle de récréation.Les méthodes déjà suggérées ont pu paraître assez originales pour quelques-uns des propriétaires qui desiraient autre chose.Mais il y a toujours lieu d’aménager un living-room, en transformant soit le soubassement soit le grenier.Il y a sur le marché toutes sortes d’articles et de meubles qui permettent aux proprié-aires de transformer ces coins du logis, soit en une salle de récréation.soit en une salle de repos ou même en un endroit propre à y recevoir ses invités.La colonne de beauté dirigée par m# W Cousine Blanche Wm Diplômée de /’ Université de BcauU de Paris DEVELOPPEMENT EXAGERE DES POILS-FOLLETS Comme nous l’avons déjà dit, le : seul moyen vraiment radical de dé- • truire les poils follets, c’est le traitement électrolytique, qui décom- j pose la racine du poil.Ce moyen est assez DANGEREUX I quand ceux qui l’administrent n'ont pas la compétence voulue.Pour enlever les poils inopportuns, il faut atteindre le bulbe pi FAITES DE MOI VOTRE CONFIDENTE Dites-moi le problème de beauté dont la solution vous embarrasse et n’hésitez pas à demander mes feuillets sur l’excès de corpulence ou de maigreur, sur les soins du leux, la racine du ^poih B existe visage, des cheveux, des yeux, des toute une catégorie de cire_, qui re- mains, sur la suppression des poils posent sur un excellent principe, follets.Ces feuillets ne vous coû-celui d’occasionner, par la chaleur, tent rien et ne comportent pas l'ouverture du conduit pilifère et d'annonces, mais des conseils pré-d'en extirper le poil — opération cis dictés par l’expérience.Leur en-beaucoup moins pénible que le mot voi est fait discrètement, dans une "extirper” pourrait le faire croire ! enveloppe ne portant que le nom et Ces cires a base de résines, se po- l'adresse de la destinataire.Pour sent à chaud.Il faut dont les faire Se les procurer il suffit de spécifier chauffer jusqu'à ce qu’elles devien- quel sujet vous intéresse le plus et nent crémeuses.On applique alors ! d'inclure un timbre pour couvrir les une petite quantité sur surface h! frais de poste.Adressez simple-ètre traitée.La chaleur ouvre le ment vos demandes à Cousine conduit pilifère et la cire se refroidissant en quelques secondes, emprisonne les poils importuns et permet de les extirper sans douleur, puisque le conduit du poils est déjà ouvert.L'application subséquente d’un astringent quelconque resserre la peau et fait disparaître toute trace de cette petite opération simple et qu'on peut au besoin se faire soi-même chez soi, si l’on ne veut pas la subir aux mains de spécialistes en beauté.Une seule application de ces pili-cire ne suffit pas pour empêcher toute repousse, mais leur effet est nettement atrophiant.Chaque repousse, subséquene à la première application, sera de moins en moins vigoureuse, si bien qu’au bout d’un certain temps, toute repousse deviendra impossible.C'est là, à mon avis, le meilleur moyen pour celles qui sont affligées de cette disgrâce que sont les vilains poils follets, d’obtenir une satisfaction relative, si elles ne veulent pas risquer l’électrolj-se.Evidemment, la science n'a pas encore dit son dernier mot et l’avenir nous apportera probablement quelque découverte qui mettra nos théories actuelles à néant.En attendant n’oublions pas que la prudence est la mère de la sécurité et laissons à d'autres le risque des expériences.Blanche; 197 rue Sainte-Cainerine Ouest, Montréal.tuO Chaque Paquet / de 10 e de y WILSON TUERA PLUS DE MOUCHES QUE PLUSIEURS DOUARS EH ¦VALEUR DE TOUT AUTRE! ü ATTRAPE MOUCHE JÊ 10c.Le meilleur de tou* les attrape-mouche* Propre, rapide, *ûr POURQUOI Ct peu coûteux.Demandez - le chez PAYER votre Pharmacien, votre Epicier ou PLUS?votre Marchand Général.9 The WILSON FL Y PAD CO.Hamilton, Ont.r cccccccccosocccccosoooooscccocccocosccccocccccoos»: Recettes CONSTRUCTEURS ! S______________.CREPES AU RIZ 2 tasses de riz cuit, 2 tasses de farine, 2 tasses de lait, 2 oeufs, 2 c.à thé poudre à pâte, y2 c.à thé de sel, graisse et beurre.Mode de préparation : Verser le lait sur le riz chaud ; ajouter 2 jaunes d'oeufs battus, la farine tamisée avec la poudre à pâte et le sel.et les blancs d’oeufs bien fouettés.j Faire chauffer une poêle, y dé- ; poser une cuillerée à table de grais- j se et de beurre, y mettre la pâte par petites cuillerées.Faire dorer des deux côtés.Servir chaud.AVANT DE DONNER UNE COMMANDE POUR VOTRE BOIS DE CONSTRUCTION MAYONNAISE DE POISSON Préparer une mayonnaise très | relevee et y incorporer de la crème : fraîche, un peu de purée de toma-1 tes et, suivant le goût, une cuillère i de sauce anglaise et une pointé de : poivre de Cayenne.Mélanger à ! cette sauce du poisson cuit au court-bouillon et découpé en menus morceaux.On pourra employer à cet usage du poisson de desserte.Servir avec garniture de pommes de terre cuites à l'eau salée.Demandez nos prix Nous avons toujours en mains tout le matériel pour vos constructions SPECIALITES : Planchers en bois dur “PERFECTION” BOIS DE CHARPENTE, BARDEAUX, PIN ROUGE Planche isolante “DONNACONA” et “WALLBOARD” TOUT PAPIER A CONSTRUCTION | THE EAGLE LUMBER Co., Ltd | Téléphone 60 — SAINT-JEROME Sbcocccocccccccocooococccoccocccoccccccccccccocccc Précieux minéraux provenant des vaches Le loir que boivent les Cor:odicns.chaque année, renferme plus de 35 millions do livres des plus riches minéraux de la nature, mémo plus précieux que l'or.Chaque personne bénéficie ainsi d'environ trois livres de phosphore, calcium et outres minéraux indispensables à I organisme.Ces minéraux existent dans le lait en une combinaison harmonieuse ct en une proportion ossurant le développement parfait de l'organisme, la formation sité de ColumbiO.«¦sccococcoccccoo^ Femlles de carnet AU SOIR D’UNE PREMIERE MESSE n—o—o- Par CELIBER “Nous sommes les ambassadeurs de Jésus-Christ, comme si Dieu exhortait par nous”.(Saint Paul.II Corint.v.20) — Mère, vous pleurez ?Pourquoi donc ?Votre fils n'est-il point prêtre depuis hier ?Ne dira-t-il, dans deux heures, sa première messe ?Je passais, j’ai voulu vous saluer, vous féliciter .Vous n’êtes donc pas heureuse ?— Mais si !.Je suis maladroit, voyons ! Pardonnez-moi, Madame! Je vols, je comprends; ne me parlez pas, ne me repondez pas, je vous devine !.C’est le bonheur qui vous arrache ces larmes ! On pleure aussi bien de bonheur que de chagrin; on pleure d’être trop heureux comme on pleure d’être trop triste.Cet immense bonheur, je le partage avec vous, mère privilégiée, dont le fils est maintenant au service de Dieu.• • « — Madame, vous n’avez point vu votre fils, ce matin ?Il vous tarde de le voir et je comprends votre impatience.Il était à la fenêtre de sa chambre, tantôt.Je passais par le sentier qui longe votre maison du côté de la rivière quand je l’ai aperçu.Il m’a fait un grand signe de la main.Sous ce matin qui a l’éclat d’un satin frais, il contemplait, m’a-t-il dit.les maisons basses groupées comme un troupeau autour du clocher.Son regard par instants s’attardait sur les champs, sur la plaine, sur le ruban gris de la route qui s’allonge là-bas vers la montagne, sur les haies d’arbres qui s'alignent, droits, jusqu'au grand ruisseau.Juste sous sa fenêtre, des lilas embaumaient.Il m’a dit comme ça, l avec camaraderie : “Je me suis levé avec le soleil.Je ne pouvais plus dormir.Les émotions me venaient par centaines Alors, j’ai ouvert la j fenêtre et je me suis plu à contem-Ipier tout ce paysage familier.En ! beaucoup de circonstances, je l'a, vais trouvé beau, mais jamais aussi beau qu'il m'apparait ce matin, n jine semble que chaque arbre, chaque brisson, chaque parterre, me parient avec amitié.Elles ont certes des espèces d’àmes, ces choses, puisqu’on s'attache à elles.Et puis, ies souvenirs ! On les entasse les uns sur les autres, on les laisse dormir dans les replis de son cerveau; soudain, sous une émotion qui vous arrive brusquement, ils s’éveillent, ils s’agitent, se mettent en marche.Us vous arrivent tous à la fois D'ailleurs, le travail perpétuel de la nature et de la vie ne m'a jamais mieux proclamé que ce matin la grandeur et la beauté de la création.Tout est en fête, ce matin ! Ecoutez les oiseaux ! Regardez les fleurs ! L’émotion me gagne; tantôt, ma première messe ! Dans la petite église paroissiale ou je servais comme enfant ce choeur.Il y a treize ans passés ! Les rêves les plus beaux ne sont-ils pas ceux qui deviennent vrais?" U y avait du rayonnement sur tout son visage comme ii disait ces mots.Ii était si imposant dans sa soutane neuve ! Toute sa figure, imprégnée de la brise du large et des parfums du matin, semblait prier.• • e Mère, était-il splendide, votre fils, à l’autel ?L'église débordait de parures et de fidèles.Toute la paroisse s’y trouvait : ce n’est pas tous les jours qu’on assiste a une première messe ! Et.votre fils, tous ne le connaissaient-ils pas?J'ai vu, dans ie nef.de vieux paroissiens qui essuyaient des larmes furtives, des grand’mamaas qui le couvaient des yeux et appliquaient sur vous, comme des ventouses, leurs regards humides, des jeunes hommes, compagnons d’enfance de votre fiLs.des ecollers, au regard clair et rempli de grands rêves futurs.J’ai vu ie vieux curé, aux cheveux blanchis par les ans et les devoirs du ministère, monter en chaire et prononcer des mots si doux qu’on pleurait dans tous les bancs Vous pleuriez aussi, j vous ! Rien qu'à voir votre fils si majestueux sous les ornements sa-j cerdotaux ! Rien qu’à le savoir ému •au contact des grands rites sacrés ! j Rien qu'à remarquer sa ferveur an' gélique et sa piété profonde : Rien qu’à sentir son regard se poser sur vous, uniquement sur vous, quand 11 faisait face à la nef ! O mère, votre fils, 11 semblait une hostie vivante que la jeunesse offrait à Dieu ! * m m Etre prêtre ! Devenir un autre Christ ! Recevoir des pouvoirs célestes et, par ces pouvoirs, devenir le représentant divin auprès des âmes créées.Devenir sur la terre, auprès des humains qui.dans des sphères respectives, voguent vers des destinées diverses, la main qui bénit et le coeur qui console! Etre constamment, qu'il pleuve ou qu’il fasse beau, dans la guerre comme dans la paix, dans les périodes de crise comme dans les temps de progrès.le bon Samaritain qui relève • les âmes tombées, ranime les 1 coeurs défaillants, reconforte les énergies qui croulent ! Etre un por-, te-parole divin, prêcher la doctrine ; catholique, la seule vraie, la seule capable de susciter des martyrs et ! de satisfaire le coeur humain dans | ses aspirations .supérieures ! Etre le i missionnaire de Dieu, travailler à ; l'extension de son Régne, le faire ! aimer, aimer en son Nom tous les : êtres dont U confie la garde, guérir les consciences, assister les malades.orienter les petits, prier pour ceux qui ne prient plus .' Etre prêtre ! Chaque matin, monter a l autel ; pour effacer les péchés de l’hu-imanité orgueilleuse et perverse, reprendre le grand sacrifice, immoler : Dieu, le prendre dans ses mains, lui parler avec confiance, le presser de demandes, et chaque matin, recommencer ce solennel drame ! Etre prêtre : vocation sublime qui fait d’un homme un saint ! Etre prêtre: destinée à laquelle tous ne sont pas appelés.Dieu choisit lui-même ses âmes ; il les forge à son divin scr-vice ; il en fait des apôtres ! Heureuses les entrailles qui portent les élus de Dieu ! • • • Une première messe ! Que de douceurs, que de sentiments, que d'impressions, ce simple mot ne susclte-t-1! pas?Une première messe ! C'est l’effeuillalson d’un rêve longtemps caressé, c’est prendre contact avec le paradis même, c'est faire, en tremblant, ce que des milliers de fois on reprendra par la suite avec ferveur, mais Jamais avec la ferveur d’une première fols! Une première messe ! C'est le premier contact du nouveau prêtre avec Dieu, la présentation de ses lettres de créance, puisque l’évêque, la veille, l’a nommé représentant du ; ciel parmi les nations de la terre.Au matin de sa première messe, le I prêtre monte au ciel et en redes- monie au ciel pour recevoir le baiser de Dieu et en redescend pour diviser sur l'autel la chair même du Christ et pour teindre sa langue au sang redoutable du Sauveur du Monde Une premiere messe ! C'est pour le nouveau prêtre devenir, dans la religion catholique, le coassocié moral des apôtres, des martyr.;, des saints, de toute cette phalange de religieux qui.a travers le monde, depuis dix-neuf siècles, ont prêché e; prêchent encore une doctrine que ni la science ni l'évolution j ni les erreurs ne peuvent détruire, puisqu'elle est de Dieu même, Une première messe ! C'est toucher Dieu.Emotion suprême que le ! Christ donne à ceux qu'il s’est choisis ! * • • Mère heureuse, je ne vous al pas ¦ quittée des yeux de toute la messe.,Je devenais meilleur rien qu'à vous regarder.J’étais tout près de vous.Vous n'aviçz qu'un regard : c’était pour votre fils.Je vous comprends, 1 allez ! Devant vos yeux, à ce moment le plus solennel de votre vie, tout le passé revenait, tel un film] se dérouler devant votre regard attendri Dieu le voulait ainsi, pour que votre bonheur fût parfait 11 y a vingt-cinq ans, il n’était qu’un bébé, grelottant au premier contact do l’existence ; vous étiez près de lui.Vous le regardiez avec attendri., ement ce petit être fragile que Dieu vous avait donné et vous l'en; Uniriez de tout votre amour, de toutes vos attentions Vous teniez a sa vie comme à votre propre vie Des tendresses répétées, des soins constants, des veilles multipliées des sacrifices ignorés, ont permis fi cet enfant de vivre.A cotte besogne quotidienne soutenue des années et des années vous avez laissé votre santé et vos forces Ix> bambin a grandi.A son premier Jour de classe, vous le conduisiez a l’école et dès lors, chaque soir, vous l'aidiez dans ses leçons et ses devoirs II devint adolescent.Vous avez pleuré quitta le toit paternel pour le collège de la ville voisine.11 vous semblait.dans votre amour de mère, que vous ne pourriez supporter cette séparation ; vous avez, en priant, supporté l'absence.Et quelle joie de le recevoir aux vacances de la Noël et de fin d'année! Huit années passèrent : il termina son cours, et un soir, vous entourant de ses bras robustes, il vous annonça qu’il serait prêtre.Ce jour-là, vous avez pleuré.D'autres années passèrent Vous ne pouviez croire que Dieu vous accorderait cette faveur Insigne d'un fils qui, prêtre, égayerait vos vieux jours ( et bénirait vos cheveux blancs.Ce rêve vous semblait inaccessible par! Çe que trop beau, trop grand, trop : heureux.Ce rêve est devenu une : réalité : votre fils est à l’autel.Re-gardcz-le ! Le soleil, qui entre à pleines fenêtres et qui embrase le maître-autel, illumine sa figure et étincelle sur les broderies de l'aube ,des dimanches.Il se penche: c'est : le moment où 1! fera de Dieu qu’il ! tient dans scs mains sa vivante nourriture.Il parle à Dieu à qui il recommande scs parents.C'est l surtout vous qu'il recommande.Sur la patène, o mère, près de Dieu devenu son confident, votre fils a déposé votre nom.Vous êtes maintenant bien près de Dieu.Dieu aime toutes les mères : outre le fardeau de la vie qui écrase leurs épaules, n,ont-elles pas à subir, pour accomplir les desseins de la Providence, les douleurs de la maternité ?Et cette bénédiction spéciale qu'il vous demie ne devient-elle pas la plus grande preuve de sa reconnaissance et de son amour ?O mère, Je vous admire ! • • • Ce Jour, ô mère, a été le plus heureux de votre vie.Tout le Jour, vous avez éprouvé cet ultime besoin d'être près de lui, tout près do lui.Vous le trouviez si beat;, si grand; vous aviez pour lui des égards Infinis.- „Alr 'l!'.vous étiez toujours une I mère.Et vous étiez heureuse de ! voir que toute la population partageait votre bonheur, les parents, les amis, les voisins, tous sont venus i vous féliciter et s'agenouiller pour recevoir la bénédiction du nouveau prêtre Puis, le soir est venu, vous avez causé avec lui tout intimement De nouveau, vous lui avez dit tout votre bonheur Lui vous énumérait, comme autrefois, ses rêves d’avenir, et là.vous montrait le petit presbytère de campagne où paisiblement, plus tard, il vous amènerait finir votre vie.Vous lui avez conseille le sommeil ; il vous a écouté.Vous ne pouviez dormir.Votre cerveau débordait de trop de pensées; devant vos yeux grands ouverts passaient et repassaient en cortège fleuris les diverses phases de la Journée.Subitement sous songiez comme autrefois : “Manquerait-il de quelque chose ?A-t-il assez de couvertures.La fenêtre est peut-être trop grande ouverte ?” Il vous a fallu vous lever, aller voir.Il dormait.Vous êtes revenue, satisfaite.O mères, : où donc s'arrêtera votre dévouc-ment ! Le dévouement, vous ne connaissez donc que ça dans la vie.• • # Mère, un prêtre aujourd’hui est eniré dans votre vie, et ce prêtre c'est votre fils.Il vous comblera maintenant de toutes les attentions, de toutes les tendresses; vous ne pleurerez plus Jamais, pas même de bonheur, car le bonheur vous l’avez en entier; 11 vous aimera plus et mieux car l’amour qu’il possède ne vient pas des hommes, mais de Dieu dont il est maintenant si Pr^s- Plus tard, dans beaucoup d’années, les mores rajeunissent qui ont des fils en soutane ! après avoir été I» gaieté et la consolation de vos derniers Jours, 11 fermera vos yeux a cette vie terrestre.Mère, à cet enfant, un Jour, vous avez ouvert ies yeux ; n’est-il pas consolant P°llr vous de savoir que prêtre, demain, il fermera les vôtres ! Mère, je vous félicite ! MAI 1037 CELIBER- Droits réservés. Saint-Jérôme, le 11 juin 1837 L'AVENIR DU NORD Paga cinq NOW ELLES DE PARTOUT LE SEMINAIRE DE SAINTE-THERESE REÇOIT S.E.Mgr TRUDEL Le Séminaire a fait, samedi et.contestée, se termina de façon sen-dlmanche derniers, une émouvante rationnelle à la grande Joie de tous réception à Son Exc.Mgr Gulllau- les amateurs.Le club local jouera me Trudel, des Pères Blancs, vicaire en dehors dimanche prochain ; il apostolique de Tabora (Afrique), de rencontrera le Cherrler.à Montréal, passage au pays pour la première — Les élections municipales pour-fois depuis qu’il est missionnaire, le choix dans la paroisse de trois Mgr Trudel est un ancien élève de J conseillers et d’un maire auront notre séminaire, et à l’occasion de lieu, le mois prochain.Le maire Evariste Brosseau se norte de nou- son passage à son Alma Mater, un grand nombre d’amis et d’anciens élèves se sont réunis pour le saluer et le fêter.Samedi soir, dans la grande salle du séminaire, les élèves ont fêté Mgr Trudel.M.V.Décarie, président de l’Académie Saint-Charles lui lut une adresse au nom des élèves.Le distingué visiteur parla longuement de scs missions africaines.M.l'abbé Henri Lecompte, supérieur, prononça ensuite une allocution, et les élèves présentèrent alors à sa Grandeur un substantiel cadeau.Dimanche matin, Mgr Trudel officiait à une messe pontificale célébrée dans la chapelle du séminaire.M.i’abbé Henri Lecompte, supérieur, agissait comme prêtre-assistant ; MM.les chanoines D.Binette et Albert Valois, de l'archevêché de Montréal, comme diacres d'honneur ; MM.les abbés Emile Vail-lancourt et Donat Bourassa comme diacre et sous-diacre d'office ; M l'abbé J.-P.Giraideau était cérémo-niaire.Dans le choeur, on remarquait Mgr J.-C.Chaumont, vicaire général du diocèse de Montréal et directeur de l'Action catholique, ancien supérieur du séminaire, Mgr J -D.Nepveu.P.D., curé de la cathédrale de Valleyfield, M l'abbé Donat Chaumont, vice-supérieur des Missions étrangères.Le R.P.M-T Légaré, O.P., prêcha le sermon de circonstance.Parmi les anciens élèves, de passage au séminaire pour cette circonstance, notons MM.l’abbé S.Va-liquette, curé de Saint-Janvier, Syl-vio Cloutier, curé de Saint-Jean-Damascéne, J Léveillé, procureur de l'évêché de Valleyfield.Léon Vers-chelden, le chanoine Z.Alarie, directeur des Missionnaires-colonisateurs.Léon Barron, plusieurs laïques de marque.t.cs élèves ont été particulièrement heureux de recevoir et de fêter dignement cet ancien élève dont les activités missionnaires sont connues de tous.Mgr Trudel retourne bientôt dans ses missions lointaines.Nous nous joignons au personnel du séminaire de Sainte-Thérèse pour souhaiter à ce distingué missionnaire tous les meilleurs voeux de succès et de santé.AUTRES NOUVELLES — Les élèves du séminaire ont célébré avec le brio des années dernières la traditionnelle fête des Jeux.Iis ont paradé à travers ies rues de la ville avant de se rendre à l'Ile Ducharme, sur la rivière des Mille-Isles.où ils ont passé la journée.Ils ont été servis par une température idéale.Maintenant, les examens de fin d’année sont commencés; une semaine de gros travail, et la semaine prochaine, soit vendredi le 18.ils prendront congé de leur séminaire.Pour deux mois, le collège sera silencieux, presque triste.Mais comme les semaines passent vite, septembre nous ramènera les cris et la gaieté de notre gent écolière.— Il semble bien que les examens dans les diverses maisons d’éducation de notre ville et dans les écoles de la campagne auront lieu à la fin de la semiane prochaine, de sorte que tous les élèves seront en vacances le 20.osseau se porte de nou veau candidat, et les trois conseillers sortant de charge brigueront eux aussi les suffrages.— M.Gérard Desjardins s’est rendu acquéreur du restaurant Chartrand.M.Adonias Chartrand, qui depuis plusieurs années opérait un restaurant à l'intersection des rues Blainville et Turgeon, se retire des affaires pour raisons de santé.Nous souhaitons plein succès à notre très populaire concitoyen.A Ferme-Neuve L’Exposition internationale de Paris Culture générale à l’exposition de 1937 Le nouveau conseil de ville a jarvjs — De passage à Montréal dernièrement : M.et Mme Léonard Lafontaine, M.et Mme Aurèle Lafontaine, M.et Mme* Oscar Leblanc, MM.J.-E.Poirier, Isidore Prud'homme, Gérard Lafontaine, Mlles Marguerite Ouellette, Florida Prud'homme, Clarisse Godmer, Blanche et Gabrielle Lafontaine.- Mile Florentine Thomas, de Montréal, en vacances chez sa mère, Mme Octave Thomas.— Mlle Reine-Aimée Saint-Louis, de Mont-Laurier, a passé quelques jours l'invitée de Mlle Clarisse Godmer.M.et Mme Paul Cloutier, de Montréal M.et Mme Paul Piché, de Sainte-Agathe, chez M.Arthur Cloutier, dernièrement.Mme Emile Gibault, de Woonsocket, R.I., passe quelque temps chez son frère ; M.l’abbé J.-A.Gé-nier.— Mlles Germaine et Lucienne Charbonneau, en promenade à Montréal.— M.et Mme Firmin Lafontaine, de Valdor, Abitibi, en voyage de noce chez M.Léonard Lafontaine, ces jours derniers.— Mlle Germaine Baulne, de Saint-Jérôme, a passé quelques jours chez Mme J.-B Bohemier.— M.J.-B.Poirier, de Saint-Ti-mothé, passe quelque temps chez son fils.M.J.-E.Poirier.— M.et Mme Adonaï Therrien, M.A.Forget, et Mlle Marguerite Lauzon, de Sainte-Thérèse, chez M.Herménégilde Labelle, en fin de semaine., — Ces jours derniers.M l'abbe j.-A.Génier bénissait le mariage de M.Joseph-Isaïe Gervais avec Mlle Aurore Papineau.— Aussi celui de M.Edouard Thomas, de Mont-Laurier, avec Mlle Rosane Guénette, de Ferme-Neuve.— M.et Mme Arthur Lalande, née Gabrielle Lévesque, font part de la naissance d'une fille baptisée Marie-Monique ; Parrain et marraine, M.et Mme Isaïe Lévesque, grands-parents de l'enfant.— M.et Mme René Labelle et leurs fils Jacques et André, de Saint-Jovite.en promenade chez M.Aldéric Piché, dimanche.— M.et Mme Rolland Léonard, de Saint-Jovite, en fin de semaine chez M.Stanislas Léonard.— M.et Mme Henri Forget, M.et Mme Didace Laçasse, de Rouyn, de passage à Ferme-Neuve, ces jours derniers.— Mme René Lemieux et ses enfants.de Mont-Laurier, ont passé I quelques jours chez M.Thomas (Suite.) Une section spéciale de l’Exposl- personnel technique — parfois motion est affectée à la conservation me par des Maîtres illustres assistés des Monuments historiques, qui in- de leurs disciples —, permettront téressent à la fois la culture et le de se rendre compte des résultats tourisme français.Cette section d’expériences qui ont bouleversé les montre les progrès réalisés en notions traditionnelles de la Nature France et à l’Etranger, dans les et de la Vie.méthodes et les techniques de res- Grâce aux instruments d’optique tauration et de conservation des perfectionnés, mis à sa disposition, monumens du passe ; refection des u pii sera facile de surprendre les charpentes ; couvertures ; canali- mouvements des molécules, dans la sations ; dallages ; installations de nature, aussi bien que la gravita-nouveaux modes de chauffage; in- tion des mondes dans les espaces i?ns *?e clmen^ pour la conso- interstellaires.A cet égard, la Sec-1 lidation des murs; procédés de de- tion d'Astronomie présente un en-rense contre les maladies qui deli- semble d’appareils, d’une puissance tent les vieilles pierres, etc.et d’une precision encore Inégalées I Mais le présent et l’avenir l’em- dans les Observatoires, portent sur le passé à l’Exposition Le Palais de la Découverte a es-ide Paris 1937, éclatante affirmation sentiellement pour but d'initier un |de la vitalité de 1 art français mo- public intelligent aux préoccupa-;derne, dont les oeuvres les plus re- tions actuelles des Savants, dans presentatives occuperont l’enceinte tous ies domaines de la Science, des deux Palais des Beaux-Arts du Aussi a-t-on pu dire, avec raison Quai de Tokio.que ce Palais était le “Clou de l’Ex- Une rétrospective, partant du position”.Il réunira tous les suf-néo-impressionnisme de Seurat, en- frages de la jeunesse studieuse et, globera tout le mouvement symbo- peut-être, suscitera-t-il dans ses liste à la tête duquel se trouve Gau- rangs des vocations et les insjjira-guin.Elle montrera ce que fut le tions qui font les hommes de génie, mouvement des “Fauves”, illustré La PRESSE, instrument d’infor-par Matisse, Dufy.Friez, Marquet, niation, devenu, par la force des etc.Le mouvement cubiste sera choses, instrument de vulgarisation représente par Picasso, Leger, Met- littéraire, artistique, scientifique et zinger.Une large place sera faite a technique, devait logiquement avoir l'Ecole de sculpture française, de- une place d'honneur à l’Exposition puis Rodin, Bourdelle et Bernard, internationale de Paris 1937.Manol°' Hcman- C’est dans les Jardins du Champ dez, et Pimienta.de ^jars au pjeci de la Tour Eiffel, ’ La sculpture monumentale s’af- dans un des plus beaux sites de firme dans les oeuvres qui décorent l'Exposition, que s’élève le Palais de les deux nouveaux Musées perma- ]a presse.Peu de lecteurs conçoi-nents des Beaux-Arts, le nouveau vent la multiplicité des efforts dont Palais du Trocadéro et ses Jardins, ia coordination et la mise en oeu-peuplés de statues de Maillol, Jan- Vre immédiate sont indispensables niot, Dejean, Drivier.Popineau, a ]a confection d’un journal ou d’un Guenot, Dideron, Gaumont.Bau- périodique.dry, etc.Nulle oeuvre ne requiert plus Citons encore, parmi les sculp- d’activité de l’esprit, toujours en , leurs, chargés de la décoration in- éveil, de la sensibilité, toujours prê-i térieure du Trocadéro, Wlerick, ff, a s’émouvoir, de l’observation Bouchard, Costa, Arnold, Poisson, toujours sollicitée par les hommes Malfray.J.-J.Martel.Pommier, er 'jes faits.i Traverse, Affal Niclausse, Guyot, Le pavmon de la Presse initiera Saupique, Cornet.Martin, Zwobada.( qrand public à la vie du Journal.La Peinture murale réunit les noms depuis lap collecte des nouvelles et de Maurice Denis, Vuillard.Bon- - .ll%a««erS | > chronique ^ d'information économique présentée par le ^ Comptoir National de Placemen^ Montréal " , _ ., _ .des images de toutes sortes reçues î2allci.' Roussel.Luc-Albert Moreau, par téléphone, télégraphe, radio, Dufy Friez Billotey.de Waroquier, photographie, cinéma, belinagram-, Marchand Oudot, Bnanchon Cha- ‘me faction des articles, la pelain-Midy.Plansom Ceria.Char- composition, le clichage, et l’im-lemagne, Souvergie, Boussingault.preSsion, par de puissantes rotati-Cette nomenclature doit être com- ves, jusqu’au roulage et à la distri-plétée par celle de sculpteurs, com- button des feuilles, fleurant encore me Jean Boucher, Le Bourgeois, ]g papier neuf et l’encre fraîche.Quillivic.Bigot, Lipchitz et Mme Les vjs|feurs de l’Exposition ver-Bardey : de peintres, tels que d Es- ront sur un pianisphère de 19 m.pagnat, Girieud, ChasteL Brayer, de d'envergure, sillonné de signalisa-Botton, Du pas ^ Charmaison, _Quel- tions lumineuses, les grands itiné-’ v eil5"I?ussoTi1,r’ Lh9,to, raires mondiaux d'informations de Zingg, Charles Blanc, Sarrat , de ja presse, du siècle dernier à l'épo-decorateurs parmi lesquels Lalique, que actuelle.Ils pourront compa-Subes, Lenoble Lebasque Mavodon.?er au primitif matériel d’impres-Beyer, Dumoulin, Souobinm, Max s|on.du temps de Gutemberg et de Ingrand, etc., qui ont ete appelés Théophraste Renaudot, les plus ré-,a collaborer a la decoration des pa- cent£S machines, qui tirent en quel-yiilons et des palais des sections ques heures, les millions d'exem-françaises et étrangères.claires des grands journaux d’au- L’effort scientifique réalisé par jourd’hui.1 Exposition n est pas inférieur à ses l6 premier étage du Palais de la îealisations artistiques et techni- presse est consacré à l'Exposition £lues- .collective des grands quotidiens Revenons au Palais de la Décou- français qui doivent, dans un temps , verte, conçu par Le Professeur Jean minimum, doser de façon expressi-I Perrin, le savant scrutateur des ve, ]e texte, le titre et l'image.Les i Atomes.Rien de ce qui touche à la deux galeries de droite et de gauche recherche scientifique n'est étran- sont consacrées à la presse périodi- tenu sa première réunion, lundi soir, sous la présidence de M.Albert Fillatrauit.Des questions de routine ont été discutées.Trois nou- Agathe, ces jours derniers, velles figures dans 1 administration & .municipale : MM.A.Pelletier, Ro- j méo Marier et Armand Regtmbald.— Dans le domaine sportif, notre j équipe de base-bail est montée en j — M.et Mme Fortunat Meilleur, leur fils Marc-Antoine, leur fille Marie-Anna, en voyage à Sainte- A La Minerve troisième position, dimanche dernier, dans la Ligue Métropolitaine.Nous apprenons avec regret la en remportant une victoire sur le mort de M.W.Donat, magicien bien .‘ .‘ .) ^ .J A m.Villeray, par le score de 8 à 6.M Romuald Desjardins a été la grande étoile, non seulement de son connu, décédé la semaine dernière.M.Donat était âgé de 58 ans et demeurait au Lac Désert.Il laisse club, mais encore du base-bail dans le deuil son épouse et quelques amateur, en frappant deux coups parents en Belgique, de circuit, dont l’un à la neuvième Nous prions Mme Donat d'agreer manche.La joute, jusqu’alors très nos sincères sympathies.•/XSCOOSMOSCCOOSOCCCOOCCCOCCCOOCOOOOMOOeCOCCCCOMOCa EXPOSITION du PRINTEMPS ger à ce grand savant.Il a été l’animateur et l'organisateur de ce Palais, où sont présentés tous les progrès récents des Sciences pures, dont les applications industrielles ont si profondément transformé les sociétés humaines.Les Sections du Palais de la Découverte comprennent les Mathématiques.la Phs'sique.la Chimie.Des Laboratoires fonctionnant sous les yeux du public, et dirigés par un que et spécialiste.Le deuxième étage présente les stands de la presse étrangère et une documentation émouvante de dessins, photos, portraits.armes, vêtements, moyens de transports, etc., évoquant le souvenir de grands reportages, qui exigèrent toujours de l’audace, et.souvent de l'héroïsme de leurs auteurs.L’Exposition de 1937 s’est également préoccupé de favoriser, pour la jeunesse française le développe- Depuis que nous avons Inauguré cette chronique d’information économique, nous avons examiné à tour de rôle les différents aspects d'un problème d’importance vitale pour la province de Québec : l’industrialisation rationnelle de ses ressources naturelles.Après avoir démontré que la difficulté d’obtenir du crédit à long terme constitue, pour les chefs d’entreprises, une sérieuse difficulté, nous avons signalé la création récente de la “Société d'Entreprise du Canada”.Afin d’éclairer l’opinion publique sur le rôle primordial que cet organisme peut jouer dans l’économie de la province de Québec, nous reproduisons plus bas un extrait d’un discours prononcé à l’occasion du | centenaire de la “Société Générale de Belgique”, qui a réalisé dans ce pays le programme de développement économique que la “Société d’Entreprise du Canada” entreprendra sous peu dans notre province : “Forte des grandes leçons de son passé séculaire et de la confiance que le public belge a placée en elle, soucieuse de remplir toujours dignement le rôle important qui lui est dévolu dans la vie de la Nation, et consciente des grandes responsabilités qu’elle a assumées, la Société Générale de Belgique entend maintenir intactes les traditions qui ont fait sa force et sa prospérité, elle entend aussi continuer à collaborer ! étroitement, avec les nombreux i Etablissements financiers belges 1 qui, eux aussi, ont largement con; tribué au développement économi-i que du Pays.ment des Sports, de l’Education physique et des Loisirs de plein air.j Une Section spéciale a reçu mis- j sion de grouper dans l’Annexe ICel- j lermann, réservée aux Jeunes, toutes les organisations qui encouragent les exercices au grand air.On trouvera, dans cette annexe, une auberge de la Jeunesse qui pourra recevoir des écoliers et des Etudiants de tous les pays.Un camp permanent est spécialement affecté à la réception des Scouts du monde entier.De grandes manifestations d’Education physique et de Sports permettront o.I2.Jeunesse scolsire de s'initier aux différentes méthodes sportives modernes, et d’admirer les plus illustres champions de tous les sports.D’ailleurs, l’Exposition a organisé de nombreux championnats du monde, de Jeux Universitaires internationaux, des épreuves internationales de natation, d’aviron, de lutte, de boxe, de poids et haltères, de tennis, de hockey sur gazon, de football, etc.D’ores et déjà, nombre dissociations et de Fédérations de jeunesses sportives, se sont inscrites aux programmes des Sports de l’Exposition ; Fête Fédérale de l’Union de France de Gymnastique; Fédération Sportive et Gymnastique des Patronages de France; Fédération sportive du Travail; Union Française des oeuvres laïques d’éducation physique, etc., etc., Ainsi la jeunesse française, com: me ses devancières des grandes Ci-I vilisations grecque et latine, pourra se délasser de ses études dans les luttes loyales et pacifiques du Stade.des plus hautes : favoriser l'éclosion et le développement de toutes les branches d’activité industrielle ou commerciale, en excitant les énergies productives ; soutenir et conseiller 1; producteur dans les heures difficiles.“Puisse la Société Générale de Belgique, au cours de son second siècle d’existence, collaborer efficacement à l’expansion de l’industrie nationale, vivifiée par l'accord de toutes les énergies et de toutes les bonnes volontés !” De telles paroles, nous en sommes persuadés, trouveront un écho profond chez tous ceux qui s’intéressent au progrès du Québec: lors du lancement de la “Société d’Entreprise du Canada” dans quelques semaines il faudra que toutes les “Par l’extension toujours croissante de leur champ d’action, par l’étendue de leur credit et l’impor- , .tance des capitaux dont ils dispo- ; bonnes volontés s’unissent afin de sent, les grands établissements fi- I procurer rapidement à cette instl-nanciers on à remplir dans l’orga- tution le capital dont elle a besoin nisation économique une mission pour remplir pleinement son rôle.A l’occasion des distributions de prix dans les institutions scolaires donnez des volumes canadiens "LE FEU DE LA RIVIERE-DU-CHENE" par M.l'abbé E.Dubois étude historique sur le mouvement Insurrectionnel de 1837, au nord de Montréal, volume de plus de 350 pages, avec gravures et Illustrations du temps L'histoire de "SAINT-JEROME" par M.l'abbé Elie-J.Auclair L’histoire de notre ville, depuis sa fondation en 1834, Jusqu’à nos Jours Ces deux volumes ont été imprimés dans nos ateliers L’exemplaire : S1.50 — expédié franco par la malle (PRIX BPECIAL PAR QUANTITES i EN VENTE A ETABLIE EN 1905 Imprimés en tous genres Editeurs de "L'AVENIR DU NORD" 303 Avenue PARENT — Tél.12 — Voisins de la gare du Pacifique Canadien SAINT-JEROME A LICITE GRANDES ATTRACTIONS SUR L’ESTRADE L’APRES-MIDI ET LE SOIR les 16 - 11 - 18 - 19 juin La fanfare des Grenadiers Guards Les fameux Sims’ Midway Grand déploiement de feux d’artifice Les repas sont servis par tfLachute Women’s Institute” W.H.AYERS A- BOTHWELL président Secrétaire-gérant »oooeooooooe©osooocooooeoooooooccccoooccoooooeoooocoooooeoc DEMERS & RAYMOND AVOCAT8 Me Maurice Demers Me Raymand Raymond Tél.JH 306, Saint-George», S.-JKROMB Bureau à SAINTE-AGATHK 7 rue Albert — TéL 111 X3O0OOO00OPO0O0O0OOQOP00008 GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa Si Gibeault Tél.60 — 5 rue Préfontalnt SAINTE-AGATHE-DES-MONTS Dr Bruno Rochon MEDECIN-CHIRURGIEN Rayons X et traiter .nts électriques 307, S.-Georges Consultations : Saint-Jérôme 2 à 4 Ai 7 à 8 p.m.TeL 280 Excepté le dimanche Jules Jarry NOTAIRE 293 rue SAINT-GEORGES.Tél.53 SAINT-JEROME Décès d’une centenaire : Jeudi de la semaine dernière, est décédée, à la demeure de son petit-fils.M.Oscar Beauséjour.paroisse de Lesage, Mme veuve Félix Beau-séjour, née (Adéline* Chartier, âgée de 104 ans.Mme Beauséjour qui.tout dernièrement.donnait une entrevue aux journalistes, les émerveillant par sa verte vieillesse, sa bonne mine, ne s’est pas remise complètement d une chute qu'elle fit l'automne dernier, alors qu'elle se fractura une hanche.Après trois jours de maladie, elle expira.Née à Polnte-aux-Trembles, le 1.3 février 1833, Mme Beauséjour vint demeurer à Saint-Sauveur vers 1850.Son époux est mort il y a 20 ans.Depuis ce temps, elle demeurait à Lesage.Dans des entrevues qu'elle donnait, Mme Beauséjour attribuait sa longévité à sa frugalité, à sa bonne humeur et surtout au travail.De ! taille moyenne, les yeux vifs, "ayant bon pied, bon oeil”, elle avait vaqué a ses occupations favorites jusqu’à l’automne dernier.De nombreux descendants Décès de Mme Peter Baumgarten Ce matin est décédée Mme Peter j La benjamine d une nombreuse Baumgarten, née Wilhelmine Dros- famille, dont tous les membres sent Jdoski, à l’âge de 60 ans.Ses funé- morts à un âge très avancé, elle eut Bureau à Saint-Sauveur des Monts : rbc* M.Adolphe Bélanger.nef.-tréi, le Jeudi après-midi Jusqu'à 8 h.p.m.*o=occc/cococ>=coc=oc«coî>so: 4 fils et 5 filles.Trois fils lui survivent ; MM.Adolphe, de Sainte-Thérèse; Félix, de Saint-Sauveur, et Achille, de Lesage, ainsi qu'une fille, Mme Joseph Corbeil, de Montréal.Parmi ses 150 petits-enfants, on compte Soeur Marie-Alphonse, du pensionnat des Soeurs de Sainte-Anne, de Saint-Jérôme; le R P.Roméo Beauséjour, S.J., de l'immaculée - Conception, Montréal: M.l'abbé Achille Beauséjour.directeur du séminaire de Sainv-Jean d'Iberville, et M.Rodrigu; Beauséjour, employé du ministers des postes à Saint-Jérôme.Elle laisse également 73 arrière-petits-enfants et deux enfants de la 5e génération.Ses funérailles ont eu lieu à Lesage samedi dernier et la dépouille mortelle fut inhumée à Saint-Sauveur.Avec Mme Beauséjoim s’éteint la personne la plus âgée ne notre district.et certainement l'une des plus âfées du Canada La fuinilie Bcau-sejour a reçu d'innombrables témoignages de sympathies, car Mme Beauséjour jouissait d’une grande renommée.Fille demandée pour une maison privée, à Montréal.Bon salaire.Pas d’enfant.S’adresser à Boite Postale 62, Sainte-Thérèse.21-28-4—p.• • m ON DEMANDE A ACHETER une petite terre ou emplacement à louer à long bail avec option d’achat.A peu près 4 x 10 arpents, poulailler, bâtisse, bonne maison, 8 appartements, dans paroisse Saint-Jérôme, dans les hauteurs, si possible, et pas loin de la ville.Ecrire ou s’adresser à J .-L.Bourta, 32 boulevard Labelle, Sainte-Rose, Co.Laval.le professeur A.Renaud, qui s'était chargé de cette partie de l'organisation, enfin aux journaux locaux qui n'ont rien épargné pour aider au succès.A tous, le Directeur et les professeurs de l’institution disent un nouveau et bien cordial merci.(Communiqué* L'U.C.C.à Saint-Jérôme A une assemblée régulière du cer- .cle de l’U.C.C., tenue dernièrement et à laquelle étaient présents M.le t Président et les directeurs du Cer-„ .cle.M.Forget donna une intéres- MAISON A VENDRE ! santé causerie sur la culture de la avec terrain 50 x 100 pi.Maison \ pomme de terre.M.Alphonse La-6 appartements avec chambre de | trance, agronome, parla aussi de la bain, eau chaude et froide, 2 éta-.Coopérative.Puis M.le président ges, dans la ville de Saint-Jérôme.! remercia les deux conférenciers.A bon acheteur, conditions faciles.Il a été proposé par M.Joseph S’adresser à Rosario Desforges, 95 Touehette.secondé par M.Léon rue de Montigny, Saint-Jérôme.! Charbonneau que M.le curé Emile * * Dubois soit invité par l'U.C.C à SERVANTE DEMANDEE donner une conférence sur la Coo- Fille demandée pour service gé- pérative de l'Agriculture et que co-néral dans une maison privée à pie de la résolution soit envoyée à Montréal.Bon salaire pour person- “La Terre de Chez Nous" L.-Philippe GAUTHIER, secrétaire.(Communiqué* Une conférence à l'école Saint-Joseph L’Association Nationale de Bénéfices Mutuels a maintenant un rê- ne compétente.S'adresser à 5329 rue McKenna, Montréal.• « * SERVANTE DEMANDEE Servante demandée pour famille privée.S’adresser au No 395 avenue Parent, Saint-Jérôme.Protégez les votes par une Bonne Assurance sur la Vie Flo«ls,âgue Bélanger Assurances Générales FEU.VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE AS*." IM, S.-Georges — Tél.tt-J — Saiat-Jérém* C.-A.LORRAIN 312 rue Saint-Georges Tél.58 & FILS Saint-Jérôme C.-A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés de* Autos Buich - Pontiac - Chevrolet - Oldsmoblle Bureau existant TU.No 58 — Saint-Jérôme depul* 34 ans HENRI J.LEJOUR Optométriste-opticien EXAMEN DE LA VUE Téléphone 117 :U7 ru® SAINT-GEORGES, SAINT-JEROME
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.