L'Avenir du Nord, 21 janvier 1938, vendredi 21 janvier 1938
CHENIER St M 1897-1938 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS 1897-1938 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : S2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Public par IMPRIMERIE J.-H.-A.L AB ELLE, Limitée Saint-Jérôme labeixe QUARANTE-DEUXIEME ANNEE, NUMERO 3 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 21 JANVIER 1938 Une hécatombe à Saint=Hyacinthe Dans la nuit du 17 au 18 janvier, le feu a détruit le collège des Frères du Sacré-Coeur, à Saint-Hyacinthe.Cet Incendie a coûté la vie à 39 élèves et à 5 religieux.Plusieurs blessés sont en danger de mort.C'est donc une véritable hécatombe que nous avons à enregistrer.Nous déplorons profondément cette catastrophe et nous exprimons notre vive sympathie aux Frères, aux parents des victimes et à la ville de Saint-Hyacinthe.Nous renonçons à décrire les scènes lamentables de ce désastre.L'enquête n'a pas encore établi la cause de l’incendie.Mais quelle que soit cette cause, nous croyons que tous les moyens doivent être pris et même imposés pour que de tels malheurs soient évités.Des réformes et des précautions nouvelles s’imposent dans nos pensionnats, dans nos maisons d’enseignement comme dans tous les édifices publics qui abritent un grand nombre de personnes.Une loi devrait ordonner une inspection plus fréquente et plus parfaite des installations électriques, des systèmes de chauiTage, des appareils de sauvetage.Une surveillance nocturne devrait être obligatoire et strictement observée.Nous ne faisons que signaler les principales mesures que la prudence exige et qui devraient faire l’objet d'une loi comportant des sanctions sévères contre ceux qui ne l’observeraient pas.Que de maisons où vivent des milliers de personnes sont exposées à une catastrophe comme celle qui endeuille notre province aujourd'hui ! Qu'on nous permette de formuler un désir que nous avons plusieurs fois exprimé : les dortoirs de nos pensionnats devraient être installés au rez-de-chaussée ou au premier étage, nlutôt qu'à l'étage supérieur de 1 immeuble.S'il en avait été ainsi au collège de Saint-Hyacinthe le sauvetage aurait été plus facile et plusieurs vies auraient été épargnées.Nous sommes certains que les autorités de nos nombreuses maisons d'éducation auxquelles les parents confient leurs enfants, sont désireuses d assurer la sécurité de îeur personnel et de leurs élèves.Des réformes et des moyens nouveaux s imposent en vue de cette sécurité.Nous savons bien qu'il y a des malheurs inévitables.Mais il y en a qui peuvent et doivent etre évités.La loi doit.Ici, guider et renforcer l'initiative privée en la tenant continuellement en alerte.Qu'il s'agisse des églises, des collèges, des couvents, des hôtels, des théâtres, etc.des lois et des règlements existent pour la protection du pub.tc et surtout des enfants ; d'autres lois et d'autres reglements deviennent nécessaires.Qu’on n'hésite pas à les adopter, après une étude immédiate et serieuse.Tous les désirent, les attendent et s'v soumettront de bon gré, comme tous doivent observer les lois et Jes réglements actuels qui.quoiquincompiets, ont pour but la protection du public.Ne laissons pas l'oubli tomber sur l'effroyable désastre de Saint-Hyacinthe sans chercher et trouver les mesures capables de rendre plus complète et plus parfaite la sécurité dont dépend la vie de nos enfants.LE FRANC La grève de l’Ecole normale Jacques-Cartier LETTRE D’OTTAWA Débats importants à la prochaine session.— Une déclaration du premier ministre à propos des élections générales.La question constitutionnelle, sous différents aspects, figurera largement au programme de la députation fédérale, à la prochaine session.On y parlera entre autres de l'exportation de l’électricité aux Etats-Unis, de l’assurance-chômage, de l’enquête de la commission Rowell et des sujets soumis à la considération de la cour suprême du Canada.Rien ne pourra détourner l’attention de nos parlementaires de l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord, sujet qui sera discuté pro-jbablement comme il ne l’a pas enI core été depuis la Confédération.! Le nouveau traité de commerce avec les Etats-Unis, les concessions à la préférence britannique qu’il faudra faire pour faciliter l’entente commerciale entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, les crédits de la défense nationale, retiendront aussi l’attention des députés.Ces questions et d’autres assurent une session longue et d’une importance exceptionnelle.Sans l’attitude des honorables Mitchell Hepburn et Maurice Duplessis et la répudiation des contrats d’éiectricité par le gouvernement d'Ontario, la question d’éiectricité n’aurait pas pris l'importance nationale qu’elle a atteinte aujourd'hui.Tel que promis par le très honorable Mackenzie King, toute la question sera discutée en Parlement, car le gouvernement fédéral veut s’assurer de nouveau des dispositions de la Chambre des communes au sujet de l’exportation de l’énergie électrique aux Etats-Unis.On ne croit pas que le Parlement ait changé d’opinion à ce sujet et qu’il favorise plus, aujourd’hui, ce genre d’exportation qu’il a défendu, dans le passé.Afin que la discussion soit libre, il faudra qu'elle soit soulevée par une résolution ou par un bill proposé par un député.On croit que c'est cette derniere procédure qui sera suivie.Les relations du Canada avec la Société des Nations, l'embargo sur l'exportation des munitions et des armes, les exportations du Canada au Japon sont autant de questions qui ajouteront au caractère international d’une grande partie de la prochaine session.Ainsi, les deux principaux débats de la session porteront sur les questions suivantes : la Constitution actuelle répond-elle aux besoins du Canada, et quels peuvent être les effets de notre politique étrangère.L'aide aux belligérants espagnols Comme on le sait, à l'heure actuelle.il est illégal d'envoyer des sommes d’argent à l’Espagne, par La grève des élèves de l’Ecole normale Jacques-Cartier, de Montréal, qui commença le 12 janvier, s'est terminée, le 14 au soir, à la suite d'un long entretien de l’honorable Cyrille Delâge, surintendant de l'instruction publique, avec les huit représentants des grévistes Les élèves avalent déclaré la grève pour protester contre le renvoi d’un certain nombre de leurs camarades et l'attitude de deux professeurs.L'honorable M.Delâge a déclaré que tous les élèves, y compris ceux qui furent renvoyés de l’école, retourneront dès !e 17 janvier à la classe."Une enquête, minutieuse sera menée sur les motifs de la grève," a déclaré M.Delâge, "et des punitions seront imposées a ceux qui en auront mérité".M.Delâge a annoncé également que les deux professeurs mis en cause dans cette alfaire reprendront leurs fonctions en attendant l'issue de l’enquête.- L’instruction publique Vendredi dernier, la commission des Programmes et des Manuels, du Conseil de l’instruction publique, a siégé à Montréal sous la présidence de S.E.Mgr Forbes, archevêque d'Ottawa., On y a étudié la coordination des programmes de l'école primaire élémentaire et de la première année du cours classique.Il est question que tout élève, pour être admis dans nn collège classique, devra être porteur d’un certificat d’étude attestant qu'il a fait sa sixième année a l’école primaire.Dans ce but, l’examen pour l’obtention de ce certificat d'étude deviendrait obligatoire dans nos écoles primaires an lieu d’être facultatifs comme à présent.Etalent présents à cette réunion : S.E.Mgr Forbes.d'Ottawa, Mgr Langlois, de Valleyfield, Mgr Comtois, de Trois-Rivières, Mgr Ross, de Gaspé, Mgr Nelligan, de Pembrooke, l'honorable Cyrille Delâge, surintendant.de l'instruction publique, Mrt Camille Roy, recteur de l’université Laval, Mgr Olivier Mauruult, recteur de l’université de Montréal, M* 1.l’abbé Allard, supérieur de l'externat classique des Sulpi riens, M.l’abbé Beaudry, préfet des études au séminaire de Québec.M.Victor Doré, le sénateur Jules-Edouard Prévost, M.J.-P.Labarre, M.O.Filteau.secrétaire.REPONSE DES GREVISTES Les grévistes ont répondu, vendredi dernier, à la déclaration de M.l’abbé Desrosiers, principal de l'Ecole normale Jacques-Cartier.Dans cette réponse, nous lisons : "Selon un sous-titre d'un journal du matin, l’autorité religieuse serait eu cause, dans notre mouvement.Nous tenons â le proclamer : Notre mouvement n'est nullement dirigé contre l’autorité religieuse ; il vise seulement des fonctionnaires de l’enseignement, comme tels."On nous accuse de vouloir juger ces fonctionnaires de notre propre autorité.Ce n’est pas nous qui les jugerons, mais l’autorité compétente, d’après les témoignages fournis par une enquête sérieuse et menée par un homme désintéressé.” L’ENQUETE OUVERTE A L'ECOLE NORMALE L’enquête sur la grève des élèves de l’Ecole Normale Jacques-Cartier et sur les motifs qui l'ont amenée s'est, ouverte, hier, sous la présidence de l’honorable Cyrille-F.Delâge, surintendant de l’instruction publique.Parmi les enquêteurs on remarque M.C.-J.Magnan.inspecteur général des écoles normales de la province, et Mgr Conrad Chaumont, vicaire général du diocèse, représentant l’archevêché.La plupart des professeurs et un bon nombre d'élèves ont témoigné.Une fois l’enquête terminée, rapport sera immédiatement fait au Comité catholique du Conseil de l'instruction publique qui doit se réunir au début de février.voie directe ou par des moyens détournés.Au département des affaires extérieures, toutefois, on ne doute pas que la chose se pratique d’une façon générale et que des sommes d'argent sont expédiées aux beliigé-rents en territoire espagnol, via les pays neutres.Le gouvernement canadien, qui a l’autorité d’empêcher l'enrôlement ainsi que les envois directs d'armes et de fonds en Espagne, est néanmoins impuissant, lorsqu'il s'agit de moyens détournés du genre de ceux indiqués plus haut.C’est une question qui pourrait bien capter l'attention du Parlement, à la prochaine session.Il existe un arrêté ministériel défendant l'envoi d’argent ;en Espagne, tânt aux armés loya-j listes qu’aux troupes nationalistes.Cette défense d’envoi d’argent existe depuis plusieurs mois.Les partis au Sénat I Lors les six vacances qui existent au Sénat auront été remplies, le gouvernement sera en minorité de douze voix.Lorsque l’administration actuelle Vint au pouvoir, les conservateurs jouissaient à la Chambre haute d'une majorité de 28 voix.Les vacances actuelles remplies, les conservateurs compteront 54 des leurs au Sénat, alors que les libéraux en auront 42, comparativement à 62 conservateurs et 34 libéraux, lorsque le gouvernement Bennett fut défait, à l’automne de 1935 J.! ‘ * * Il n'y aura pas d’elections generales fédérales avant deux ans parce que le gouvernement libéral a la confiance du peuple” a déclaré, mardi dernier, le premier ministre King quand on l’interrogea sur la rumeur voulant qu’un appel au peuple soit lancé à brève échéance.Le premier ministre a ajouté : "Je ne veux pas que le peuple ait l’impression qu’il y a la moindre incertitude sur ce point".| Aucun gouvernement depuis la Confédération n’a joui d’un tel appui en Chambre des Communes en entrant au pouvoir, a dit M.King, aux nombreux journalistes réunis autour de lui après le conseil du cabinet.Je ne crois pas”, poursuivit-il.qu'aucun gouvernement depuis la Confédération ait aussi complètement joui de la confiance du peuple et je parle en connaissance de cause”.! M.King a cité comme preuve les résultats des élections complémentaires de Victoria, de Lotbinière et de Saint-Henri.M.DUPLESSIS ET LE “CANADA” L’ACTION EN DOMMAGES DE Me HECTOR PERRIER CONTRE M.ARTHUR LAURENDEAU M.Arthur Laurendeau, maître de chapelle à la cathédrale de Montréal et, par surcroit, membre d'une société secrète qui compterait des affiliés dans toutes les classes de la société, a produit une défense de justification â l'action en dommages pour diffamation que lui a intentée ''un des avocats les plus en vue du Barreau, Me Hector Perrier, conseil du Roi.membre du comité catholique du Conseil de l'instruction publique, autrefois membre de la commission des Ecoles Catholiques de Montréal, et membre actif de plusieurs sociétés et organisations sociales, politiques, charitables, patriotiques et religieuses.On sait que Me Perrier, qui a toujours joui d'une grande estime et d’une haute considération au Barreau et dans le public en général, accuse Arthur Laurendeau de s'être évertué depuis un an à détruire sa réputation et d'avoir entrepris dans ce but une campagne systématique de diffamation.Me Perrier allègue particuliérement que le ou vers le 16 décembre 1936.à Outremont, au cours d'une réunion de quelque 500 membres rie la société secrète sous la présidence d’un certain docteur Donatien Marion, Arthur Lauren-Ideau l’aurait violemment attaqué, le ' vilipendant d'une façon oillcusc en prononçant à son égard ries paroles fausses, calomniatrices, et diffamatoires.Me Perrier, qui veut mettre fin à ces prétendues calomnies, demande à la cour supérieure de condamner M.Duplessis a fait grand état, samedi, de l'inexactitude de l’information publiée ces jours derniers dans le Canada, 111 annonçant la fermeture de la pulperie de Chandler.De fait, une usine du comté de Gaspé a fermé ses portes, mais ce n’est pas celle dont le gouvernement avait obtenu, il y a quelques mois, la mise en marche.Dans la région, les deux établissements portent cependant le même nom de "moulin de Chandler”.De là l’erreur du Canada.Et M.Duplessis jubile, et se trémousse, et recourt à son sarcasme des grands jours, et — ô cruauté ! — croit nous pulvériser en disant de nous : "Je ne nommerai pas ce journal car je ne veux pas déshonorer mon auditoire." Voilà un accès de délicatesse bien étonnant chez le démagogue mal engueulé qui a déshonoré, l'autre jour, à Shawinigan Falls, la personne du premier ministre de la province de Québec, par sa tenue à table et par ses propos."Je dois admettre que Duplessis a fait un fou de lui”, ne put s'empêcher de dire de son chef, ce soir-là, un député de l'Union nationale que ce spectacle avait scandalisé.La politesse et le respect du prochain le Canada a contribué plus que tout autre à les restaurer dans notre vie politique provinciale, en faisant remettre à sa place, par un jury, celui qui avait fait entrer le mot voyou dans le langage parlementaire : nous voulons parler du misérable avorton politique qui a nom René La Belle.Que M.Duplessis ait compris la leçon, tant mieux ! Le jour où lui et la bande de hurleurs que dirigeaient, au parlement.les glapissements d'un Hor-tensius Béique, auront appris qu’il faut en effet respectetr les auditoires, le Canada, que M.Duplessis se refuse à nommer, aura eu le dernier mot.Dans son édition de mardi dernier, notre confère écrit : "La nouvelle de la fermeture du "moulin de Chandler” se répandit, rue Saint-Jacques, au début de la semaine dernière.Elle nous fut confirmée, après enquête, par une de ces "grosses compagnies” dont parle souvent M, Duplessis.Nous n'avions aucune raison de mettre en doute la sincérité de notre informateur.non plus que l’excellence de ses moyens d’information.La nouvelle publiée, on apprit qu’il ne s'agissait pas de l’usine dont le gouvernement a obtenu ia réouverture, à Chandler, mais d'un établissement de l'International Paper, à quelque distance du village de Chandler.Nos lecteurs auront pris note de ce que nous avons écrit hier à ce sujet.” (Le Canada) (li Information que l’Avenir du Nord a reproduite la semaine dernière.AMELIORATION DE LA CINEMATOGRAPHIE Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec et Nosseigneurs les Archevêques et Evêques de la province civile de Québec ayant jugé bon de constituer un Centre Catholique (l'Action cinématographique, ils ont appelé les personnes dont les noms suivent à siéger au Conseil di-reeteur de ce Centre catholique.Aviseurs spirituels : Le Révérend Père J.-P.Archambault, t.j.Montréal ; Le T.R.M.le Chan.J.-Alfred Chnmberland, Québec ; Conseillers : M le Colonel Henri DesRoslers, Montréal.M.Oscar Hamel, N.P.Québec.M Léo Pelland.avocat, Québec.M.Arthur Laratnée, avocat, Montréal.M.C.-J.Magnan.Québec.M.Ernest Moreau.Québec.M.J.-B.Lanctôt, Montréal.M.Thomas Moncion.Hull.' M.Adélard Provencher, Trois-Rivières.M.Joseph Sylvestre, Joüette.! M.Jacques Cartier, Saint-Jean, P, Q.M, Cyrille Vaillancourt, Levis, P.Q.M.Frédéric Pelletier, Montreal.M.Georges Bélanger, Montréal.M.Antonio Barbeau, M.D., Montréal M.Joseph Dansereau, Montréal.Mme Edouard Brossard, Montréal.I.e rôle du Conseil directeur sera d’abord d'étudier la question du cinéma sous ses divers angles, religieux, moral et culturel, afin de diriger ensuite avec convergence ! toutes les forces et toute l’armée de l'Action Catholique vers l'améliora-Itlon générale du cinéma.M.Laurendeau à lui payer une indemnité de S999 et, à défaut, à ce qu’il soit emprisonné dans la prison commune jusqu’au paiement, si ju-, gement intervient.M.Laurendeau, représenté par Me ; Antonio Perrault, de l'étude Perrault et Perrault, se défend avec ardeur.| Il nie la plupart des allégations de l'action mais il admet avoir parlé du demandeur au cours de la réunion | de l'assemblée secrète en décembre 1936, à Outremont.Toutefois, il ; s'excuse en disant qu’il n'a parlé qu'en des termes qui ne dépassaient pas la critique permise en raison des charges publiques occupées par M, Perrier et de ses attitudes politiques comme chef et partisan du parti libéral.Dans sa défense, M.Laurendeau affirme qu’il n'a pas parlé de la vie privée ou professionnelle de M.Perrier qui est irréprochable II n'aurait fait que discuter certaines remarques faites par le demandeur sur la participation de certains membres du clergé aux luttes électorales.et n'aurait pas que critiquer les opinions émises par Me Perrier ce.faveur de l'enseignement de l'anglais dans nos écoles.D’après M.Laurendeau, ce sont des opinions discutables émises publiquement par M.Perrier et qui, comme telles, étalent soumises à la critique mibli-; que.A tout événement, la défense ! affirme que M.Laurendeau n’a pas voulu nuire à M.Perrier et que ses paroles ont été prononcées sans malice et de bonne foi.| Mardi dernier, devant le juge Alphonse Décary, de la cour superieu-re.siégeant fi la division de pratique, Mes Beaudoin et Lebel, qui ‘ agissent comme procureurs du de! mandeur.ont adressé au tribunal i une motion pour détails afin d'ob-, tenir certaines particularités sur les allégations de la défense.Mes Beaudoin et Lebel plaidant que ces allé- 1 gâtions sont Insuffisamment libellées et de nature à prendre le demandeur par surprise, veulent savoir, tout, particulièrement, quelles : sont, les opinions et les déclarations , publiques de M.Perrier que M.Lau-rondeau a voulu discuter et critiquer; en quelles circonstances, où I et quand ont-elles été prononcées, etc.Après argumentation sur la motion nour détails, le tribunal a pris la chose en délibéré et rendra jugement Incessamment.L’enquête et l’audition au mérite dans cette affaire n auront lieu que plus tard a'ors que les parties en causes tenteront de prouver les allégations de i leurs procédures respectives.Le parti libéral triomphe dans Saint-Henri MELI-MELO EN FRANCE Le 14 janvier, le cabinet Chau-temps a donné sa démission.Après avoir invité plusieurs autres hommes politiques à lormer un nouveau cabinet, et ce sans succès, M.Lebrun, président de la république, a dù demander à M.Chautemps d’assumer cette tâche.Le 18 janvier on a annoncé que M.Chautemps avait réussi à donner à la France un nouveau cabinet qui ne compte aucun socialiste et aucun communiste.Le président du Conseil a laissé prévoir des réformes importantes et affirmé sa détermination de ne s’en laissé imposer par personne.A deux exceptions près, tous les ministres sont des membres du parti radical-socialiste, le groupe politique le plus modéré des trois qui, depuis dix-neuf mois, constituaient la coalition de gauche, connue sous le nom de Front populaire.Que ce succès qui met fin à la crise sociale et financière très grave, précipitée par la démission du premier gouvernement Chautemps, soit interprété comme marquant le commencement de la débâcle du Front populaire lui-même, c’est là ce qu’il a été impossible de déterminer jusqu’ici.• * « A QUEBEC M.Jean-Louis Baribeau, maire de Sainte-Geneviève de Batiscan et préfet du comté de Champlain, a été nommé conseiller législatif pour succédera feu M.Némèse Garneau.Il représente au conseil législatif la division de Shawinigan.• • • La date de l’élection complémentaire dans Bagot n’a pas encore été fixée.Comme nous l’avions prédit, M.Camilien Houde, ce chevalier errant de la politique, a été désarçonné dans l’élection de lundi dernier à Montréal.Un nouveau vote de confiance a été donné, au très hoorable William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada, et par conséquent à l’administration libérale actuelle, par suite de l’éclatante victoire de M.J.-A.Bonnier, libéral, qui a été élu député de Saint-Henri aux communes en remplacement de SI.Paul Mercier, récemment nommé juge à la Cour de Circuit à Montréal.L’élection de Saint-Henri a suscité un vif intérêt dans tout le Canada, parce que l’adversaire du candidat libéral, M.Camiliien Houde, fut l’un des hommes politiques les plus populaires à Montréal.De meme que dans Lotbinière, où l’honorable J.-N.Francoeur, C.R., remporta dernièrement une brillante victoire, la campagne dans Saint-Henri s’est faite sur la question de la défense nationale.Une fois de plus le parti libéral a expliqué à l’électorat pourquoi les credits militaires avaient été portés, l’an dernier, de 520,000,000 à 535,000,000, et une fois de plus, l’électorat lui a donné raison.Bien que le vote n’ait pas été très considérable, puisque 28,736 votants seulement sur environ 43,000 se sont rendus aux bureaux de votation, le candidat du parti libéral a été élu par une majorité de 4,523 voix sur son plus proche adversaire, et par une majorité de 16,137 sur l’autre.Deux ministres du cabinet King, les honorables Arthur Cardin et Fernand Rinfret, ont pris une part très active à cette lutte.Ils ont fait des declarations franches et précises sur la politique du gouvernement libéral.L’éïectorat les a compris et leur a donné raison une fois de plus.Voici quelle est maintenant la répartition des sièges en Chambre des Communes : libéraux.178 ; conservateurs, 38 ; Crédit social, 17 ; C.C.F., 7 ; indépendant, I ; restauration, 1 ; Fermier Uni de l’Ontario, 1 ; vacants, 2 ; total 245.Les deux vacances sont dans Ar; gcnteuil, qui était représenté par | sir George Perly, un conservateur, et dans Saint-Jean-Albert, N.-B.qui I était représenté par W.-M.Ryan, un libcial.Ces deux députés sont décédés le 4 janvier dernier.Les élections complémentaires dans ces deux comtés auront lieu le 28 février.• • • Après l’heureux issue de l’élection de Saint-Henri, le très honorable Mackenzie King, le chef du parti libéral et le premier ministre du Canada, a fait les commentaires suivants : “Le résultat de l’élection partielle dans le comté de Saint-Henri est une nouvelle manifestation de la faveur que les électeurs accordent à la politique de l’administration libérale actuelle.“Les appels aux préjugés lancés par M.Houde ont été rejetés à bon droit.I a population de Saint-Henri a répudié sa campagne sans scrupules où il s’est efforcé de fausser et de dénaturer le problème de la défense nationale.De même que dans Lotbinière, les efforts que l’on a tentés dans le but d’isoler l’historique province de Québec dans des questions d’une souveraine importance pour le bien commun du Dominion.ont été voués à une faillite complète.“Dans les récentes élections de Victoria et de Lotbinière, et dans celle de Saint-Henri, le débat porta surtout sur la politique de développement du commerce international de l’administration fédérale, et sur les moyens dont cette administration doit nécessairement se munir afin de pourvoir à la défense nationale, de même que sur d’étroites considérations de clocher.Le résultat de ces débats indique que le peuple a pris la ferme resolution de travailler à rendre plus forte l’unité nationale, de pourvoir aux moyens d’une adéquate protection contre les dangers du dehors, et d’assurer au pays une mesure toujours croissante de prospérité, grâce aux débouchés plus nombreux du commerce international”.Chronique ouvrière LA FEDERATION CANADIENNE DU TRAVAIL APPUIE LE PROGRAMME DE DEFENSE NATIONALE D'OTTAWA Dans son mémoire au gouvernement canadien, elle recommande que Von protège le pays contre une agression militaire étrangère Une alliance militaire avec les Etats-Unis La Fédération canadienne du travail a appuyé le programme de défense nationale appliqué par le gouvernement du Canada, au cours de l'entretien annuel qu'elle eut avec les ministres fédéraux.Le ministre de la justice, l’honorable Ernest Lapointe, présidait ia séance en l’absence du premier ministre, l'honorable M.King.La Fédération, dans son mémoire, est non seulement d’accord avec la politique actuelle du gouvernement canadien, mais elle recommande que l'on protège le Canada contre toute agression militaire étrangère.Elle insiste encore sur l'application d’un programme de défense aérienne, par terre et par mer, d’après une méthode volontaire de recrutement.La Fédération canadienne du Travail admet qu’il faut à tout prix protéger nos institutions démocratiques oui valent la peine d'être préservées.de même que nos richesses naturelles que d'autres pays convoitent ardemment.Elle va même jusqu’à réclamer une alliance défensive anglo-américaine qui consisterait à étendre à l’autre nation l’entente mutuelle qui existe parmi les nations du commonwealth britannique.On verra d’ailleurs plus bas la résolution que la Fédération a formulée au gouvernement canadien.A l’issue de l’entretien, le ministre Amendements projetés à la constitution Une copie des amendements projetés à l’Acte de l’Amérique britannique du nord a été envoyée le 19 janvier par le premier ministre King à chaque gouvernement provincial au Canada.On sait qu’il s’agit de donner au gouvernement fédéral le pouvoir d’établir et d’administrer un plan d'assurance-chômage.L’amendement sera simple de termes et il sera contenu dans une requête qu'adresseront conjointement la Chambre des communes et le Sénat au Parlement du Royaume-Uni pour lui demander son adoption.La requête sera présentée sous forme de motion aux deux Chambres peu après l’ouverture de la session le 27 i janvier.Le gouvernement projette de faire amender la constitution de manière à ce que le Parlement fédéral ait juridiction pour adopter la législation nécessaire à l’établissement du système désiré.Le texte du projet d'amendement sera publié dès que les premiers ministres provinciaux l’auront reçu.Le 5 novembre dernier, M.King écrivit aux premiers ministres des provinces pour leur demander d’approuver le projet.Tous, à l’exception de ceux de l’Alberta, du Nou-, veau-Brunswick et du Québec répondirent que leurs gouvernements consentaient à se dépouiller de leurs prérogatives dans ce domaine bien défini afin de permettre au gouvernement fédéral de mettre son projet à exécution.L’Alberta demanda plus de détails.le Québec approuva le principe de l'assurance, mais déclara qu’il ne céderait pas la moindre parcelle de son autonomie.Le Nouveau-Brunswick demanda plus de détails lui aussi et ajouta que la décision serait laissée à la Législature provinciale.Les détails du projet seront présentés au Parlement, a dit M.King.D'Ici là, les provinces ne connaîtront que le texte de l’amendement projeté.de la justice et le ministre du travail, les honorables Ernest Lapointe et Norman-McL.Rogers, ont félicité les représentants de la Fédération canadienne du travail sur la façon dont leur mémoire au gouvernement a été préparé.Ils ont promis aux ouvriers que chacun des problèmes soumis sera étudié par les ministres intéressés.Relativement au droit d’association, M.Rogers a fait observer que la politique du ministère du travail sur ce point est bien connue.“Le gouvernement traitera toujours les questions intéressant les ouvriers avec impartialité et justice, dit-il.Le chômage reste encore un problème sérieux, mais beaucoup moins au Canada que dans plusieurs autres pays.Ici, on a fait des progrès bien définis et dans la construction seulement, il y a une amélioration de quarante pour cent.” Le mémoire soumis par la Fédération canadienne du travail au gouvernement fédéral traite, cette année, de questions particulières.La Fédération y appuie le travail de la Commission nationale du placement et croit qu'un vaste programme de travaux publics serait efficace pour diminuer le chômage.Elle approuve l'application du projet d’assurance-chômage et réclame encore une assurance maladie et contre l’Invalidité.Les ouvriers affirment également que la semaine de 40 heures devrait être généralisée dans tout le pays.La paix entre les nations La Fédération s’est déclarée d’accord avec la politique du gouvernement, une politique de paix développée au moyen d’ententes économiques, mais sans Ignorer la responsabilité de la défense des Intérêts canadiens contre des actes de bri-bandage, tels que Ton en a vu commettre dans d'autres pays du monde.Reconnaissant qu'il est impossible pour le Canada, avec les moyens de défense actuelle, de protéger le Canada contre une agression militaire étrangère, et convaincue que nos Institutions démocratiques valent la peine d’être préservées, la Fédération insiste auprès du gouvernement sur la désirabilité d’un programme étendu de défense aérienne par terre et par mer, d’après une méthode volontaire de recrutement.Ba Fédération recommande de plus une enquête sur la possibilité d’une alliance défensive anglo-américaine qui consisterait en une extension a l’autre nation de langue anglaise de l'entente d'assistance mutuelle qui existe parmi les nations du commonwealth britannique. Page deax L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 21 janvier 1938 Les imprimeurs de Montréal 37* assemblée générale annuelle r .„ .; de la Banque Provinciale veulent centraliser l’imprimerie de Canada Indications sur la loi des salaires raisonnables Une mise au point du président de Vassociation des journaux hebdomadaires Désireux de rétablir les faits, Aï-Edouard Hains.président de i'"As-sociation des journaux hebdomadaires canadiens-français", corrige certaines affirmations inexactes publiées par quelques journaux, à propos du nouveau contrat d'imprimerie qui aurait dû entrer en vigueur le 3 janvier courant et que le gouvernement de la province de Québec a remis à l’étude.M.Hams rappelle les considérations suivantes contenues dans le mémoire adressé au premier ministre par l’exécutif de l’Association : lo Des journaux hebdomadaires de la province de Québec, reconnaissant le droit de l’ouvrier à un salaire viable, ne sont pas opposés au principe du contrat collectif dans les métiers de l'imprimerie ; 2o.Us tiennent cependant à exprimer leur opposition a un contrat collectif prépare par les maitres-imprimeurs et les associations ouvrières de Montréal, — iequeï doit s'appliquer et avoir force de loi dans L’ENFER ANNEE TRES SATISFAISANTE EN PROGRESSION MARQUEE Allocution du president et commentaires du gerant général Poursuivant sa série d’articles qu’il intitule : “L’Enfer” et où il traite de la colonisation.Valdombre écrit dans ses PAMPHLETS de décembre 1937 des pages d'un piquant intérêt dont nous extrayons ce qui suit : En 1923.un ministre, touché par la grâce, décide de secourir le défricheur, de le récompenser d'une façon intelligente et franchement morale, c'est-à-dire que l'homme devra gagner son pain à la sueur de son front, et parce que la terre neuve ne donnera pas de pain avant trois ou même quatre ans, il est juste et raisonnable que le gouvernement intervienne directement.H intervint.Sur la voie des générosités on alla même plus loin.Le ministère Perrault donna, en outre, des graines de semences.Jamais encore un tel bonheur n'avait rayonné dans la chaumme du défricheur.Il est vrai qu’en 1826, le gouvernement faisait distribuer des graines de semences, mais le colcn devait rembourser ia valeur, soit en argent, soit par des travaux ce terrassement dans les chemins et il signait même une formule de billet à cet effet (l.i.Horreur ! On lugera tout de suite que la politique de if.Perrault parait plus humaine.Au début, en 1923.les primes étaient de S4 de l’acre.Par ia suite, on augmenta les rations jusqu'à S10 et $12 de i'acre.C'était le Pactole.Ainsi, de 1923 à 1933, le ministère de la Colonisation paya, en primes, la somme de $2,320,038.45 et pour la même période de temps, il fit distribuer des graines de semences pour un montant de Soi (.253.11.Pas trop rogne pour un gouvernement rouge.On se garde bien de parier de ça dans les milieux conservateurs, tellement qu'on tient à conserver la légende que "tout allait pour le pire sous le gouvernement Taschereau.” Cette politique du ministre Perrault eut pour effet excellent de relever le moral du colon, de lui faire comprendre la grandeur de sa mis- j sion et l’amour d'un travail sacré j entre tous.Et puis, le gouvernement n’est là que pour diriger et gouverner.non pas pour entretenir dans la paresse telle ou telle classe de la société.Cette politique des primes attachées aux travaux de défrichement et de la terre empêchera le co,or, de compter exclusivement sur l'épierrement des chemins et le.creusage des embas.H faut iire les rapports des missionnaires colonisateurs de ce temps-ià.les lettres d'un grand nombre de curés et de maires de paroisses pour comprendre combien s'imposai’, la loi des primes et quel service immense elle’aura rendu à la patrie.Hector Laferté, qui succéda à M.Perrault, poursuivit avec une énergie inlassable la politique de son prédécesseur.Le malheur voulut qu’il arriva à un moment extrêmement difficile, alors que le chômage sévissait à ia campagne, comme dans les villes.Avec les moyens mis à sa disposition, il n’en accomplit pas moins de véritables prodiges et il établit près de quatre mille colons.Sur ce nombre, deux mille sont demeurés sur leurs lois et c’est le chiffre le plus considérable jamais enregistré dans l’histoire de la colonisation.M.Laferté vous dira que c’est encore ia politique des primes qui a contribué a faire aimer le sol et à donner au colon le goût des choses de la terre en lui assurant son pain.C’est tellement le cas que le gouvernement actuel, qui s’évertue à juger mauvais ou criminel toute l’oeuvre du gouvernement libéral, se garde bien de toucher a ia politique des primes.M.Auger continue à marcher dans la voie tracée par ses prédécesseurs.Il est difficile de rentre un plus beau témoignage à l’ignoble Taschereau qui doit tout de même rire un peu.lorsque remontant ia Grande Allée, il jette un coup d’oeil scrutateur sur le Parlement, dans le voisinage des pièces qu’occupe le ministre actuel de la Colonisation.Seulement.M.Auger, c’est M.Auger.Sa gloire déjà ancienne n’est pas étrangère au passé du Parc de Maisonneuve.De plus, il appartient à un parti brouillon qui s’est donné pour rôie d'affirmer sa puissance sur des emprunts.L'argent ne pèse pas sur le bout du pouce de ces gens-là, même “qu’il coule comme du sable entre leurs doigts” pour employer une image qu'utilisait, il n'y a pas longtemps, l’Avenir du Nord au sujet d’une transaction scandaleuse qui fit le tour du comté de Terrebonne et de la province de Québec.M.Auger s’est dit 'il me semble le voir avec sa longue figure de saint triste ou de triste saint) : "-J’sus ministre ; j’sus pour les primes (je vous prie de croire que ce n’est pas lui qui sue le plus) ; si la politique des primes était bonne du temps des rouges, pourquoi pas la garder?Seulement, je vais y ajouter d'autres primes Ça fait que de même je passerai moé itou pour un grand ^colonisateur pis j’aurai mon portrait dans le bureau.Envoyons fort pour des primes”., , Et voyez ce qu’on nous sert.(à suivre) La Banque Provinciale du Canada Les revenus de la Banque se sont toutes les villes situées dans un'a tenu jeudi.13 janvier courant, à accrus très sensiblement au cours de rayon de 100 milles de ladite ville son siège social, 221 rue Saint-Jac- l’exercice 1936-1937, et ses profits, de Montréal : jques ouest, à Montréal, la 37ème durant:la même période, atteignent 3o.Ils voient dans un contrat de assemblée générale annuelle de ses la somme de S444 410.01 après qu'il cette sorte une tentative de centra- actionnaires ait été pourvu a tous les comptes de lisation des métiers de l’imprimerie.1 Au cours de cette assemblée.Mon- contingences, à comparer avec $402,-centrahsation qui porte en germe sieur Chs.-A.Roy, président de ia 678.14 l’an dernier Ils équivalent à un arret de mort pour les ateliers Banque, a prononcé une allocution un revenu net de $7.25 par action en d’imprimerie relativement petits qui a été suivie de brefs common- 1936-1937.après les paiments des qui impriment leurs journaux et.taires de Monsieur J.-U.Boyer, ge- taxes de toutes sortes, contre $6.60 dans une large mesure, font vivre j rant général, sur les opérations de en 1935-1936 ceux-ci : lia Banque au cours de 1936-1937 j Les bénéfices de cette année ajou- 4o.Us sont d’avis que 1ère est! ,ITnr,vmv r»r- oprcmrvT ' tés au solde créditeur du compte plus que jamais a la décentralisa- I alluli nu.\ ut ikl>idlnt Profits et Pertes de l’an dernier lion economique, et ils demandent I M.Chs.-A.Roy fait remarquer que donnent un total de $676.347.37 au gouvernement de la province de les volumes de production de Pin- Sur cette somme les taxes iédé-les soutenir dans leur opposition au dustrie manufacturière et de l'in- taies et provinciales ont été payées, contrat sus-mentiormé.laquelle op- ; dustrie minière se sont fortement pour $103.440.au total, les dividen-position n'a en vue que la decentra- accrus en 1937.leur remarquable lisation bien comprise et des condi- essor paraissant être la caractéris-tions de vie acceptables dans leurs j tique principale de la situation éco-divers établissements.j nomique actuelle du pays.Si la ré- Avant d ailer plus loin ait M coite de blé fut inférieur?dans les Hains, une précision importante provinces de l’ouest, les autres pro :?3 pour $240,000.un montant de $50.000.a été applique au compte d'amortissement" des immeubles, et une provision de S50.000.transférée au ' fonds contingent”.Le surplus reporté au crédit du compte Profits s’impose.On se sert, dans la pré- vinees ont, par contre, enregistré ' et Pertes s’élève, cette aimée, à sente controverse, du mot "hebdo- des récoltes satisfaisantes et les prix $232.907.37 en progression sur i'an pots.Une main-d'œuvre compé- - i - qu’il faudrait surtout dire puisque hausse Le tourisme est en progres- notre Association demande qu’on, sion et le commerce de détail s'est écarte du contrat de Aîontréal non 1 considérablement amélioré, seulement ies hebdos mais tout îm- 1 Les conditions économiques de primeur de campagne, possédant ou : l'heure actuelle, ainsi que lès possi-nou un journal.! billtés naturelles du Canada, per- Les imprimeurs ruraux opèrent i metten- d'envisager l'avenir avec dans des conditions economiques assurance, malgré que quelques pro-difîérentes de celles de File de blêmes réclament une solution ur-Montréal et qui leur sont desavan- genre, tels ceux des chemins de fer tageuses.et de l’allègement des taxes et imA l'encontre de l’assertion du " Canada • dans sa chronique ouvrière).imprimeur métropolitan ne doit pas.ne peut pas craindre la concurrence rurale puisqu'il affirme ali-même, à un autre endroit, que .'atelier rural n'emploie que QUATRE POUR CENT des ouvriers de .imprimerie dans cette province ! Cet état d'infériorité ne peut que s'aggraver du fait, pour nous, d'ètre sotîmis à un contrat collectif de travail métropolitain, centrai.Et.la.qui dit "central'’ dit "centralisateur”.Nous, ruraux, sommes favorables au principe du contrat collectif.Nous’ avons même collaboré personnellement à l'organisation de certains syndicats, chez-nous.Nous acceptons volontiers de faire partie ' d'un contrat, mais pas de celui de Montréal.Nous avons souffert déjà trop longtemps l’ingérence métropolitaine.Nous voulons voir nous- Le portefeuille-placement de la Banque enregistre, au cours du dernier exercice, une augmentation de $1 669.306.22.s’élevant à $26.427.571.57.comparativement à $24.753.265.35 l'an dernier.En augmentation de près de deux millions ies prêts de la Banque, au cou:- ae l’année fiscale 1937.se sont élevés à $13.730.073 70 contre $11,966.364.20 en 1936.Les dépôts atteignent, au 30 no- tente est nécessaire et il faut se féli- vembre 1937.un montant total de citer de la création récente par les S48.434 032 68 en augmentation de gouvernemnts de centres d’ensei- $5.734.901.55 sur i année dernière, gnement et d'entrainement pour la Les billets de la Banque en circula-jeunesse tion reDrésentent.au 30 novembre Mais la prudence est indispensable 1937, uhe somme de $3.055 226.50 dans 1 administration generale du La Banque Provinciale du Canada pays, comme dans les affaires privées.Il ne faut pas que des législations collectives puissent bouleverser la stabilité dès affaires, qu'une nouvelle augmentation du coût de production, de distribution et d’administration retarde le recouvre- ;, possède actuellement 135 su:cursa-les et 179 agences au Canada ELECTION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Les actionnaires, aorès avoir en- tendu ensuite !e rapport des Com L'Office des Salaires Raisonnables a rendu, la veille de Noël, une ordonnance qui établit des salaires raisonnables pour tous les travailleurs de la province.On calcule que cette ordonnance s’appliquera à au moins 670,000 salaries, hommes ou femmes, et que l’augmentation de salaires qu’elle décrété sera d'au moins 25 millions de piastres pour une année.La première catégorie de travailleurs qui bénéficieront de cette nouvelle charte de travail sont : les ouvriers, commis, chefs de service, vendeurs, solliciteurs d'abonnements ou d’autres contrats, colporteurs ou préposés à quelque emploi et qui travaillent à l’intérieur ou a l'extérieur d'une fabrique, manufacture.usine, boutique, moulin, chantier, atelier, scierie, carrière, magasin.salle de vente ou d'échantillons, cour, marché, étalage, éventaire, taverne ou étab.issement quelconque tenu pour fin de toute industrie, de tout métier ou occupation, et de tout commerce et ses dépendances — à l'exception de ceux des employés et etablissements spécialement mentionnés ou décrits dans une autre catégorie.Pour les villes de 5000 âmes et plus, (à l'exception de Montréal) les employés de la classe A (60*0 du nombre des employés d'un établissement' recevront 24 sous de l'heure ; ceux de la classe B (25fé des employés d’un établissement' recevront 20 sous ; et ceux de la classe C il5%) recevront 15 sous.Ce taux est basé sur la semaine de 48 heutes.à l’exception des établissements commerciaux de vente au détail, cil la semaine sera de 54 heures.Passé cette limite, le travail devient au temps supplémentaire à taux et demi.La deuxième catégorie comprend les employés de bureau, soit : Tous les salariés commis aux écritures, à la comptabilité, tenue des livres, dans un établissement industriel, commeicial ou financier, institution de banque, courtage, d'assurance, garage, bureau d'affaires, agences de perception ou autres, études ou cabinets professionnels, quelque soit la nature ou l'importance de l'industrie ou commerce, de l’entreprise, de la profession, du metier qu'exerce le patron, comptables, caissiers, teneurs de livres, commis de bureau, sténographes, dactyios, et autres, de travail analogue, infirmiers.garde-malades de clinique ou laboratoires autres que ceux des hôpitaux publics Ces employés verront augmenter leurs traitements.Le salaire minimum est fixé à 20 sous de l’heure dans les petits centres, à 22.5 sous dans ies centres moyens (Quebec et les villes de pi us de 5.000 âmes' et à 25 sous dans la zone de Montréal.Pour cette catégorie d’employés, la semaine sera de 40 heures.Passé cette limite, les taux seront majorés d'une demie.La troisième catégorie d’employés est celle des conducteurs de voiture ou d'automobile, les employés de garage : puis les livreurs 'à pieds ou à bicyclette', les messagers de toutes sortes, les porteurs, etc.La catégorie quatre est celle des employes d'hôteis, de restaurants, de bateaux, de chemins de fer: garçons ou filles de table, ceux qui lavent la vaisselle, femmes de chambres.etc.Tous ces employés sont divisés par classe, et pour chacune, 11 y a un salaire minimum de fixé.Ce qu'il y a d'important dans cetfe ordonnance, c'est d’abord qu'e.ie étab.it la semaine de 40 ou de 48 heures, se.on le genre de travail, et qu’elle fixe un saiaire minimum pour I tous les genres d emplois Bien entendu, les patrons n'auront pas le droit de baisser ceux qui reçoivent actuellement plus que ce minimum.De même, on a pris toutes les dispositions nécessaires pour que cette, ordonnance ne nuise pas aux con- | | trats collectifs de travail.1 M.le Juge Ferdinand Roy a ex-piiqué dans une déclaration que l'Office a voulu s'occuper d’abord de tous ceux qui reçoivent des petits salaires et qui ne sont pas protégés par l’association professionnelle, par les conventions collectives ou par d’autres législations.il yoton dessa/t/e KRUSCHEN • Procuroz-vous-on un I Demande! cher votre pharmacien | I le "flrru* paquet” da Kruachen à 75c.contenant un flacon oïdinai-re et un flacon d'eaaai.Km- .ployez d'abord celui-ci et.«i voua n'éte-> pfti satisfait, renvoyez le flacon régulier non ouvert.Vo- | I -r© argent voua zera remboursé ment economique actuel, qu'aucune conditions economiques et que pie: CERTAINS GRIEFS DES OUVRIERS CONTRE LA LOI DES S.VLA I RES R AI S O N N A B LES En prétextant que ia loi des salaires raisonnables fut adoptee, lors de la dernière session de la Législature provinciale, sans que les principaux intéressés, les ouvriers, eussent été consultés, une délégation des unions internationales demande au gouvernement provincial de modifier cette législation afin de la rendre plus souple et moins arbitraire.La délégation se plaint également "que la loi semble enlever aux unions ouvrières le droit de conclure des ententes avec les employeurs sans demander l'extension des contrats en cours ; qu’elle prélève une taxe de un pour cent sur toute l'industrie et le commerce de cette province, taxe que paieront les ouvriers comme consommateurs, voire même aussi sous forme de réduction des salaires payés actuellement, et aussi avec la perspective de non augmentation de ces salaires.” | Dans le mémoire qu'elle soumet aux ministres de la province, la délégation se plaint de nombreux auI très griefs dont !e gouvernement est : responsable et réclame une loi spéciale nour reconnaître légalement aux ouvriers le droit de s'organiser en association pour promouvoir leurs intérêts légitimes.AU PREMIER FRISSON ___ PRENEZ ‘PainkiWôY ,run boir, PPEVIZNT RHUMES, GRIPPE.BRONCHITE leurs responsabilités envers le pu- ,, T„„ e.,,, ._ blic comme envers leurs actionnai- lîo^»S*f07s’ A|f5ed „-.- res.Les placements doivent être v "nV.fnîhfr'l " h?fR0Iabpe mêmes a nos propres affaires.Nous faits avec discernement et la spécu- fi; u .-it ,V ‘fi ’ ' ' la tion soigneusement évitée" La lDet Tos.nancour et M.Jean Ro land.constitution de réserves, l'amortis- Bureau des Commissaires Cen- sement des engagements s’imposent ¦?eurs pb’^r 1 annee courante, fut pour tous, collectivités comme par- egalement e‘u Teî men\hres sont : • : 1 honorable E -L.Patenaude.i hono- jrable Cvrüle-F.Delâee.N P.M.J - CO.MMENTA1RES DU GERANT GENERAL La situation commentée par Mon__________ __________________ ^____ sieur J.-U*.Boyer, gérant général de une contribution intelligente dont |-a Banque, est vraiment ‘rès sa Usions ses confreres lui savent gré.i faisante et montre une situation en Elle suffisait pour indiquer l’hono- ’ progrès marqué rabie Giroux à notre Association en : °''’’’ nous objectons a ia main mise pratiquée chez-nous sans vergogne par Montréal, désireux que nous sommes d'une autonomie bien imprescriptible.à l'instar, en cela, du barreau rurai qui dut.un jour, s'arracher de vive lutte à l'ogre de la centralisation.A ce sauvetage du barreau rural, l'honorable Giroux avait apporté s fûlHcrûrifo H rvr» t , i L.Fortin, i’honorable Louis Côté.CR.?.Edouard Labelle.C.R, et M Cecil Carsley.A une séance spécia'e du Conseil d’Adm;ni"tration tenue immédiatement après l'assemblée des actionnaires.M.Charles-A Roy a été réélu „ ___ ,, .L'actif immédiatement réalisable président de la Banque, l’honorable d’un conseiller pour traiter est de s39.912,0: (.31, en augmenta— Nf- A phonoe Raymond, C U .ier vi— avec le ministère *du travail.En tiQrl de S3.554.S35.95 sur Tar.dernier, ce-prés.dent et M Geo.-.A Savoy, outre.1 Association savait T'honora- correspondant a .ilT de liquidité 2ème vice-président, ble Giroux bien au courant de la des engagements de la Banque vis- Une autre réunion également du ment au réglement heureux de cer- progression de plus d un million C.R .président, et l’honorable Cy-tains différends ouvriers, notam- .comparativement à 1936 riile-F Delâge.vice-président, ment dans l'industrie du vêtement.¦ M.Hains ajoute que l’honorabie.Giroux dans ses plaidoyers auprès | du ministère du travail ne fit que j défendre les intérêts de ['Associa- ; tion sans mobiles politiques.Et il j - le fit sans un sou d honoraire.| La pr: chaîne assemblée de l’Asso- a accordée dans l’entretien des rou-M- Hains termine sa mise au point ciatior, ces chemins d'hiver de la tes en consentant à ne demande: REUNION DE L’ASSOCIATION DES CHEMINS D’HIVER en affirmant que le premier ministre a promis aux imprimeurs ruraux province de Québec aura lieu à que $75.du mille au lieu de $125 l'hôtel Mont-Royal, à Montréal, le du mille comme l’an dernier a été .seront exemptés du contrat, mardi, 1er février.Les membres de vivement apprériée par tous les j.— — ¦' *-~i .son hnn-ouet-sauterie du 13 novembre 1937, à Sainte-Marguerite, assurait que la route serait entretenue JUSQU’A S UNT-JOVITE ! Encore une promesse écrite sur le sable .POLLUX Chronique judiciaire L'honorable juge Joseph Demers , vient de communiquer au protono-I taire trots jugements dans les causes entendues lors des termes de novembre et décembre.CARL SMITH VS GILBERT E ARNOLD.En cette cause, le demandeur.fermier de la Nouvelle-Ecosse, réclame du défendeur, éleveur e' importateur de chevaux de Grenville, province de Québec, la somme de $236.16 et en outre, la résiliation de la vente intervenue entre eux.d'une jument Clyde, âgée de sept ans.Le jugement déclare : L'analyse des faits de la cause constate que.après différents échanges de lettres et télégrammes, le demandeur aurait consenti à acheter pour la somme de $180.00 une jument Clyde de sept ans.d'environ 1400 livres, saine et très belle et qui ne devait pas pouliner et que le défendeur recommandait au demandeur pour l'élevage.Après rechange de ces correspondances et messages, le défendeur, sur réception de la somme de $180.00.le 15 avril écrivait au demandeur pour lui dire qu'il lui expédiait une jument Clyde de neuf ans.Le demandeur recevait cette lettre environ une demi-heure avant d'être informé par l'agent de chemin de fer, qu'une jument était arrivée à son adresse à la gare.On constata alors que la jument était détachée, n'avait rien sur le dos et ne pesait pas plus que 1200 livres.Le demandeur écrivit immédiatement au défendeur, lui disant son désappointement et qu'i refusait de donner suite à son contrat, lui demandant de retourner son argent en même temps que ses instructions au sujet de cette Jument qu'il n'avait pas achetée Il est évident que le défendeur, au I lieu d'envoyer la jument dont on avait convenu, lui en envoya une autre plus âgée et qui devait pouliner.On ne peut accuser le demandeur de mauvaise volonté, il a donné les soins voulus à la jument qui, après avoir pouliné, mourut chez le demandeur.Comme le demandeur n'a jamais accepte livraison, a toujours protesté il n'est que justice et équité que de faire remettre au demandeur, non seulement le montant de $180 00 payé pour l'achat de la jument, mais aussi les dépenses encourues pour la garde et les soins portés à la jument malade En consequence, jugement pour 236.16.• • • Dans une autre cause de Charles Cazelais contre Donat Lapointe.Le demandeur représentant Dame Alphonse Cazelais.autrefois de Saint-Janvier.poursuit le défendeur en reddition de compte et à défaut par lui de ce faire, reclame une somme de $2400 00 pour tenir lieu de reliquat de compte.En analysant la preuve faite, l'honorable juge constate que la défunte avait un compte à la banque Canadienne Nationale a Saint-Janvier où elle avait déposé une procuration en faveur du défendeur et que le dit compte de banque a été administré par le défendeur : que.en plus, différentes propriétés de Montréal ont été administrées par le défendeur qui en percevait les loyers et malgré le plaidoyer produit à’ l'encontre de la demande, la cour déclare le défendeur coupable envers le demandeur et le condame à rendre compte, tel que susdit.• * • JOSEPHINE BLAIS vs Albert Grenier.La demanderesse procédant par voie de saisie revendication a saisi à la banque de Mont] réal de Sainte-Agathe, un billet de [ $750.00 fait à son ordre et qu’elle aurait mis en dépôt entre les mains du défendeur qui l'aurait lui-mème déposé au bureau de la banque de Montréal à Sainte-Agathe.Dans ’a suite, le défendeur aurait promis remettre le billet mais subséquemment a refusé, d'oii la saisie.revendication.I La preuve a démontré, contraire-jment aux prétentions du défendeur | qui plaida transport régulier du bil-1 let.que la demanderesse a simplement déposé le billet entre les mains du défendeur parce qu'elle craignait de le perdre et elle nie avoir endossé le billet en faveur du défendeur et explique comment le billet a été endossé par érreur.La cour a maintenu les prétentions de la demanderesse en son entier avec dépens.• • • L’honorable juge Cousineau a aussi communiqué deux jugements importants au protonotaire de cette cour.Joseph Nepthalie Poirier réclame 'de Azélie Meunier $100 de dommages accompagné d’une action pos-sessoire en réintégrande.; Les parties occupent des proprié-I tés voisines dans la ville de Terre, bonne Après un bornage fait par deux arpenteurs, accepté par les parties, la défenderesse fait démolir une vieille clôture qui existait et qui devait disparaître d’après le borna-:ge, cette conduite donna origine à des discussions acerbes, à des disputes et même à un assaut.La preuve a démontré que l'arpentage a été légalement fait et vu le manque de preuve apporté par le demandeur au soutien de sa déclaration.l’action du demandeur a été l renvoyée.• • • Une autre action de Clara Meunier contre le même Poirier pour assaut dans les circonstances ci-dessus relatées a aussi été renvoyée • • • Edward Archer Fryer a poursuivi lia corporation de la paroisse de Sainte-Thérèse au montant de $1575.pour dommages qu'il aurait subis, à la suite de certains travaux d'un fossé, ordonné par un procès verbal cle la municipalité, alléguant que des arbres d’ornement et qui constituaient un embellissement pour sa propriété auraient été détruits eu sérieusement endommagés par l’incurie des employés de la défenderesse.Dans son plaidoyer la défenderesse s’en rapporte au procès verbal et dit que les travaux étalent Justifiés et n’ont pas causé les dommages réclamés.L’honorable juge déclare que la preuve, même celle des experts, est très contradictoire et que l’évaluation des dommages à $75.00 par l’un KS3QBKHI LEGAULT « LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.Séquestre otttclel du District de Terrebonne AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACHUTE Paul Larose L.L.B.AVOCAT 128 rue Blainville SAINTE-TIIERESE Téléphone 50 >000000000» J.-A.Beaulieu, c.r.AVOCAT 80 avenue Legault SAINT-JEROME Tel.187 (Hôtel PloulTei «OOOOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOC JOSEPH FORTIER AVOCAT 349 rue LABELLE SAINT-JEROME Tél.258 & 201 — Case postale 538 GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa & Glbeault Tél.60 — 5 rue Préfontaine SAINTE-AGATHE-DES-MONTS - >ocooooooooooooooooooooooot DEMERS ii RAYMOND AVOCATS Me Maurice Demers Me Raymond Raymond Tél.310 !606, Saint-Georges, S.-JEROME RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant> CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger.Montréal «OK>=CCOCOC05CCCCCCCCOCCC
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