L'Avenir du Nord, 12 août 1938, vendredi 12 août 1938
9 1897-1938 SEUL JOURNAL du DISTRICT deI-ERRÉBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS ü 1897-1938 "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES EILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER S AI NT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-II.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-DEUXIEME ANNEE, NUMERO 32 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI.12 AOUT 1938 A propos d’instruction publique La compétence du corps enseignant Depuis quarante ans.l’Avenir du Nord prêche l'amélioration du personnel enseignant tant dans les écoles primaires que dans les écoles secondaires et supérieures.Sur toutes les autres réformes demandées à grands cris depuis si longtemps, nous avons donné à celle-ci la prédominance.Quelques pas en avant ont été faits.Des événements récents nous donnent pleinement raison et réalisent enfin quelques-uns de nos voeux.En ce qui concerne les écoles primaires, sur l’initiative du Conseil de 1 instruction publique, le recrutement du personnel enseignant a été modifié et amélioré, d’abord par l’abolition du Bureau central des examinateurs.par le stage obligatoire de nos Instituteurs et de nos institutrices dans une Ecole normale ; puis par la modification du programme de nos Ecoles normales en vue d’en faire de plus en plus des écoles de formation professionnelle et vraiment pedagogique ; enfin, par la création de scholasticats-écoles normales pour les religieux et les religieuses destinés à i’enseignement.Dans renseignement secondaire, le programme s’adapte graduellement aux besoins modernes, la qualité du corps- enseignant s’améliore quelque peu.Bref, on se rend mieux compte, dans tous les milieux, de la primordiale importance d’avoir des professeurs compétents.La fondation d’un collège français à Montréal, où les professeurs seront tous des agrégés de l’université de Paris, est un grand pas vers le but que nous désirons.Il est bon, tout en ne perdant pas de vue le chemin qui reste à parcourir, de regarder le bout de route que nous avons fait, depuis quelques années.Il y a dix-neuf ans, le directeur de l’Avenir du Nord, au cours d’une conférence prononcée à Montréal, faisait des réflexions qu’il est intéressant de relire aujourd’hui.Quelles que soient nos divergences d’opinion sur les autres réformes, dlsait-ll, nous sommes tous unanimes à désirer et à demander l’amélioration de notre corps enseignant."Tous les mirages, toutes les réformes suggérés (qui sont souvent dans les mots plus que dans les chosesi ne sont rien auprès des réalités que nous découvre l’examen judicieux et Impartial du personnel enseignant dans la province de Québec "Par exemple, en ce moment, où l’on remet sur le metier une refonte du programme d’études pour l’école primaire, que voyons-nous ?Pour les uns, tout est sauvé si l’on simplifie le programme : pour les autres, tout serait parfait si l’on ajoutait, au contraire, au programme.’Tl en arrive de même dans la discussion des autres lacunes, des autres causes supposées de tous nos maux.’Pendant ce temps-là.renseignement est donné dans nos milliers d’écoles par des professeurs incompétents."On a eu raison de dire que le recrutement du personnel enseignant est la question vitale autour de laquelle tous les programmes scolaires viennent se grouper."Tant vaut le professeur, tant vaut l’école Le certificat d’études primaires mccoosocosooso: xccooccoosccc ^SCCOCOMCOOOCOSOCOSt | Le procureur général de la | province de Québec sait-il : Nous croyons utile de rappeler o.ue le 11 mai 1938, le comité catholique du Conseil de l’instruction publique a modifié l’article 76a de ses Règlements concernant le certificat d’études des écoles primaires.Entre autres choses, nous lisons dans ces Règlements : 7.— Pour obtenir un certificat d’études, le candidat devra : a) Etablir qu’il a mérité, au cours ’ de l’année à la fin de laquelle il su- bira l’examen, au moins cinquante pour cent >50%) des points alloués pour l’assiduité, la conduite, le travail et le succès ; bi Avoir subi avec succès l’examen final de l’année pour laquelle il désire obtenir un certificat et avoir conservé au moins soixante pour cent 160% i des notes allouées pour cet examen.Lire MELI-MELO en deuxième page 1.Que, dans un certain district judiciaire de la province de Québec, le shérif fréquente parfois le Palais de Justice, au cours des nuits qui suivent les saisies de certaines machines automatiques?2.Qu'au cours de ces visites nocturnes, ce shérif est habituellement accompagné des propriétaires des machines saisies?3.Que ces machines sont ouvertes et que l'argent contenu est repris par le propriétaire et partagé par le shérif ?4.Que certains employés du Palais de Justice de ce district ont bénéficié, ayant été témoins, de certaines générosités du shérif, désireux d'obtenir par là leur silence ?5.Que les faits mentionnés se sont renouvelés à maintes reprises et qu'un employé de ce shérif a dû donner sa démission pour ne pas continuer à être complice des vols commis au détriment de la Couronne ?Nous attendons toujours la réponse du premier ministre-procureur-général.i>MS0CO0000COSCO5OCCO00OGCCO005«0C500»S0CCC0i COCOCCCnfi Barrette enseignant dans nos écoles rurales où se décide le sort des générations nouvelles.L’enseignement primaire me parait souverainement important pour deux principales raisons : "Premièrement.— Parce que une grande partie des milliers d’enfants qui fréquentent les écoles élémentaires ne recevront pas d’autre enseignement.Il importe donc que cet enseignement soit bon et mette la génération de demain en état de gagner sa vie facilement, sans être inférieure.Deuxièment.— Parce que, pour ceux qui veulent poursuivre leurs études, l’enseignement primaire est la base sur laquelle reposera tout enseignement supérieur, il constitue les fondements de l’instruction commerciale, ou technique, ou professionnelle, ou classique que l’enfant recevra dans la suite."Or, que vaut notre enseignement primaire ?Pour le savoir, demandons-nous ce que valent les instituteurs et les institutrices qui le donnent.“En matière d’enseignement comme en toutes choses, il y a des j principes primordiaux auxquels 11 faut nécessairement revenir pour faire oeuvre qui vaille.La constitution de notre personnel enseignant devrait découler de cette vérité d’expérience que l’enseignement est une science qui doit être acquise et un art dans lequel on n’excelle que par l’éducation et l’entrainement.Les exceptions, ici, confirment la règle générale.Il résulte de ce principe Indéfectible que le meilleur des instituteurs, à Tristesses et sourires Anniversaire du scandale du pit de sable Calvé-Barrette U y a eu un an le 9 août courant que M.Hernias Calvé.barbier-coiffeur.de Saint-Jérôme, ami et organisateur politique de M.Hermann Barrette, député de Terrebonne par accident, a acheté de Mme veuve André Guénette, de la paroisse de Saint-Jérôme, un banc de gravier, pour la somme de 8400.Il y aura un an le 9 septembre prochain, que le même M.Calvé a vendu le même banc de gravier au gouvernement de Québec pour le prix de 54,050., réalisant, en quatre semaines, un profit de S3.650.Vous verrez répondra pas.Pourtant, ses électeurs ont le droit de le savoir.Où sont allés les $35,ooo ?Les travaux de l’élargissement de la rue Labelle, dans la partie nord de la ville de Saint-Jérôme, commencés en 1935, ne sont pas encore terminés.C’est une véritable disgrâce.Ce chemin fait partie de la route Montréal—Mont-laurier, où passent, chaque semaine, des milliers et des milliers d’automobiles.Pourtant, un certain polichinelle politique s’est souvent vanté de Dimanche dernier, le chef du parti libéral provincial a tenu sa première assemblée dans le district de Montréal depuis son élection à la direction du parti.Il a parlé aii parc Marchand, a Saint-Jean, devant huit mille électeurs environ.Il a reçu un accueil réconfortant dans cette vieille forteresse libérale qui, avec quatorze autres comtés, n’a pas flanchée lors de la panique “nationale” de 1936.Outre M.Godbout, les orateurs étaient le Dr Alexis Bouthiller, Martial Rhéaume, député fédéral de Saint-Jean.Me Maurice Demers, de Saint-Jean, Me Victor Chabot, Me Fabio MPnet et M.Alcide Côté.L’assemblée était présidée par MM.J.-F.Mayrand, maire de Saint- vouloir faire de notre ville et du Nord “le paradis des touristes.” j Jean : Philippe Toupin, préfet du Ce qui est un comble, c’est qu’en comté de Saint-Jean : Joseph Hou-1936, S35.000 ont élé votés et pays *e’ préfet du comté d Iberville ; J.-par le gouvernement des Purs pour -Al- Pinsonnault, préfet du comté de compléter ces travaux et prolonger Mapierville ; Arthur Lanctôt, pré- la rue Saint-Georges.C’est l’information officielle que contiennent les procès verbaux de l’Assemblée législative, en date du 22 avril 1937.Or.les travaux de la rue Labelle sont toujours en panne et la rue Saint-Georges n’a pas été prolongée.Mais les PURS ont dépensé ailleurs S34.973.61 sur ies 535,000.votés, fet du comté de Laprairie, et Stanislas Poulin, avocat de Saint-Jean, qui agissait comme maitre de cérémonie.Sur l’estrade, on remarquait les députés fédéraux suivants : MM.Sarto Fournier, représentant ' de Maisonneuve ; F.-E.Ferron, député de Berthier : J.-A.Bonnier, député "Les autres réformes dont on programme, par exemple, est important, mais la compétence du proies seur prime tout."C'est le docteur Gustave LeBon qui a dit cette grande vérité : “Les programmes n’ont en eux-mêmes aucune vertu.Il n'y a pas de mauvais programmes avec de bons professeurs et il ne saurait exister de bons programn.es avec des maitres qui ne savent pas enseigner.' "L’enseignement public ne réclame pas que des aptitudes pédagogiques, il réclame aussi et nécessairement une formation a part “Il en a toujours été de même.” écrit l’abbé Laude dans le Bulletin de la Société cl'Kducation et d’Enscignenient", de Paris, pour toutes les carrières exigeant un esprit et des aptitudes professionnelles très spéciales.Dans l’armée, les différentes armes réclament, même chacune d'elles, une école particulière, de génie, de cavalerie, etc.E.pour les professions moins fermées, comme le commerce, les arts et métiers divers, le profssslonnel qui fait son apprentissage dans une école spéciale a toujours des vues plus larges, des données plus précises, pour conduire ses affaires.La profession d'instituteur serait-elle donc la seule à laquelle suffiraient les connaissances et les conseils que distribuent les pensionnats ordinaires, alors surtout que ce n'est pas seulement une aptitude, mais une mentalité supérieure et tout à fait à part qu’elle léclame ?"Permettcz-moi de vous rappeler comment on devient professeur en France.“Un jeune homme qui veut se livrer au professorat se fait inscrire à l’université dès qu’il a achevé ses études secondaires et obtertu le diplôme de bachelier ; ou bien il entre à 1 école normale."Après un an d'étude au minimum, généralement après deux ou tiois ans, il est en mesure de passer l’examen à la suite duquel les universités confèrent leurs diplômes du second degré, celui qui vient immédiatement au-dessus du baccalauréat, la licence.Les Facultés des Lettres délivrent la licence ès lettres ; les Facultés des Sciences, la licence ès sciences.La licence ès lettres comporte d’abord des épreuves générales, analogues à celles du baccalauréat, mais plus difficiles, et en outre des épreuves spéciales de belles-lettres, ou d histoires, ou de philosophie, ou d'allemand, ou d'anglais, le diplôme mentionnant la nature de ces épreuves spéciales.Le titre de licencié ne donne pas droit a une chaire de professeur.Beaucoup de jeunes gens préparent la licence poui s'instruire, sans se destiner au professorat."Mais l’Etat recrute parmi les licenciés qui lui offrent leurs services, les professeurs de collège dans la mesure de ses besoins Quelques chaires de collège, dites de second ordre, sont occupées par de simples bacheliers."Bien qu’une partie du personnel des lycées soit recrutée parmi les professeurs de collège licenciés, on les appelle chargés de cours — , 11 fout, en principe, pour devenir professeur de lycées, avoir obtenu le titre ci'“agrégé", L’agrégation ditlère profondément de la licence.Tandis que celle-ci est un grade universitaire, conféré après un examen par toutes les universités françaises, l’agrégation est un concours otganise annuellement à Paris par l’Etat pour recruter ses fonctionnaires.Chaque année, huit, dix quinze emplois de professeurs de grammaire, de lettres, de philosophie, d’histoire, d’allemand, d’anglais, de mathématiques, de sciences physiques, de sciences naturelles sont mis au concours ; un grand nombre de candidats, souvent plus d’une centaine, se présentent pour chaque agrégation, et les huit, dix ou quinze premiers classés ont droit à une chaire dans un lycée pour l’enseignement de la grammaire, des lettres ou de la philosophie, etc."Les candidats à l'agrégation ont d’abord passé la licence, puis se parle méritent d’être étudiées, le 1 école primaire aussi bien qu’à l’école supérieure, sera toujours celui qui M Hermaan Barrette, qui a char._ « ÀrlnootiiMi nolln oui fi fnit un «tnerp rifîns PPÎtf» ._ .détournant ainsi cette somme des Saint-Henri .Azellus Denis, défins pour lesquelles elle a été accor- 1 Puto de Saint-Denis ; Vincent Du-dée et payée ! ! puis, député de Chambly-Rouville; Admirez la belle administration Martial Rhéaume.député de Saint-des polichinelles du parti des Purs ! Jean-Iberviile.Il y avait aussi les • • .députés libéraux provinciaux sui- Député-robot ivants : MM.Félix Messier, député Il y a quelques jours, on voyait un .c*e Verchères .Cléophas Bastien, député de Berthier ; Charles-Au- député bleu agiter un drapeau rouge a reçu une éducation professionnelle, celui qui a fait un stage dans cette ^ sa conscience ce marché scan- j sur *a mute de Sainte-Thérèse .; » M 1 r-, nnrloiTcirrin nit’fm «îrmnlln l’ôpnlo nnrmtîlp i .: p-î-i t ' _ *.__ daleux en essayant de le justifier, .Saint-Jérôme, peut-il nous dire combien de VOYA- • Cette vue a GES de gravier provenant de ce PIT monde, enchanté ont élé utilisés pour les travaux de voirie depuis le jour où son ami et organisateur a empoché un profit de S3,650 à même les fonds de la province ?Pour faire le chemin qui conduit à ce fameux PIT de sable, n’a-t-on pas fait venir du gravier de Sainte-Thérèse.l'année dernière ?Et, cette année, ce banc de sable n’est-il pas par l'ami Calvé ?sont adonnés pendant doux, trois ou quatre ans a dos etudes approfondies conformément au programme spécial de l’agrégation qu ils ont en vue.“Que nous sommes loin, et qu'ils sont bien au-dessus de notre système du recrutement des professeurs de nos collèges classiques ! A peu d exceptions près, nos professeurs de renseignement secondaire sont encore des étudiants à qui l'on demande d’enseigner ce qu’ils n’ont pas fini d'apprendre et quelquefois même ce qu’ils ne savent pas du tout."Il ne faut, pas être surpris, après cela, d’entendre l'abbe Camille Roy avouer que : "L’Isolement des professeurs, l'éparpillement des Initiatives, l'absence d'études pédagogiques constituent des causes de faiblesse et des moyens certains de s'enliser dans la routine." sur l'incompétence du corps université de la pédagogie qu’on appelle l'école normale."Nos écoles normales, qui ne sont souvent que des pensionnats au lieu d'être des écoles vraiment professionnelles, ne pouvant nous fournir tous les instituteurs et toutes les institutrices nécessaires, nus sommes obligés de tolérer qu'un bureau d’examinateurs accorde chaque année à ries milliers de jeunes filles, dont la formation pédagogique est nulle, un diplôme, qui, à vrai dire, n’est qu'un simple certificat d'études et qui, cependant, est pour elles l’équivalent d'un diplôme d'école normale ! "Est-il besoin de prouver qu’un tel mode de recrutement est défectueux.préjudiciable aux intérêts de l'instruction publmue, injuste à l'égard des diplômés d'école normale ?"Est-il nécessaire de démontrer que.toutes choses égales d’ailleurs, 1." qualité de l’enseignement à l'école primaire comme dans les écoles supérieures, est proportionnée à la compétence, à l'éducation profession- j complètement abandonné ?nelle de celui qui enseigne : que la clarté, la précision, la variété, l’habi- | De ce PIT à jamais célèbre M.leté, la clairvoyance, la fermeté, les succès réels sont .le privilège des Barrette et SON gouvernement exprofesseurs longuement exercés et que l’instruction seule n’est rien si tra pur ont-ils extrait autre chose elle n’est appuyée et mise en action par les vertus de la science pédago- que les 53,650.de bénéfices réalisés gique."Or.savez-vous que sur les 9,222 instituteurs et institutrices laïques des écoles primaires de la province de Québec, il y en a 765 qui n'ont aucun diplôme, 5,792 qui ne détiennent qu'un brevet du bureau central des examinateurs, et que seulement 2665 (sur 9222) ont passé par une école normale ?"Chaque année, le bureau central des examinateurs donne à 1500 ou 1800 fillettes de 16 à 18 ans, d» sans s'être aucunement rendu compte de leurs aptitudes pédagogiques, l’investiture officielle qui les place sur le même pied que les diplômés d'écoles normales."Là est le mal, là est le problème.Là aussi est la raison de l'instruction défectueuse que l’on constate dans nos campagnes.Depuis longtemps.je considère cette grande lacune dans le recrutement de notre personnel enseignant comme l’un des plus grands vices de notre système et le point faible qui requiert une réforme immédiate.“Peu de temps après mon entrée dans le Conseil de l’instruction publique, je proposai ce qui suit (c’était le 10 mai 19111 : — “Que l'article 126 des règlements refondus du comité catholique soit amendé de manière à se lire comme suit : — Les brevets accordés par le bureau central des examinateurs seront de trois degrés, savoir : pour école élémentaires, pour école modèle et pour école académique.Le bureau central des examinateurs sera autorisé à faire subir aux aspirants à ces différents brevets un examen pratique ou d’aptitudes pédagogiques.Aux aspirants qui ne subiront pas cet examen, le bureau ne décernera qu’un brevet de capacité ou certificat d'études correspondant aux différents degrés du cours.Aux aspirants qui subiront avec succès et l'examen de capacité et l’examen d'aptitudes pédagogiques, le bureau décernera un diplôme d’enseignement.Le simple brevet de capacité ne constituera qu’un permis d'enseignement bon pour deux ans seulement.” “Un comité conjoint, chargé d'étudier ma proposition, fit un rapport favorable le 14 mai 1913, mais après une nouvelle discussion, le projet en est resté là."Le problème est donc toujours sans solution, et, pourtant, je crois que c’est le plus pressant.J’y reviens avec l’entêtement d'une conviction inébranlable (2).“Avant toutes choses, nous devons nous assurer des professeurs compétents si nous voulons élever le niveau de l’instruction publique.“Nous n’aurons de tels professeurs que si de vraies écoles normales leur procurent la formation et la science pédagogiques, et si nous payons ces professeurs convenablement, c'est-à-dire plus cher qu'un simple palefrenier ou qu’une fille de chambre.” fort amusé tout le Le drapeau rouge est précisément le signal des dangers où trébuchera inévitablement le député-robot PER \CCIDEXS.La Glaise-bleue réfection du chemin de la Grande Ligne, entre Sainte-Thérèse guste Bertrand, député de Montréal-Laurier : Georges Dansereau, député d’Argenteuil ; Frank Connors, député de Sainte-Anne ; Dr A.Bou-thillier.député de Saint-Jean.On y remarquait aussi plusieurs anciens députés : MM.Lucien Dugas.ex-député de Joliette ; W.-E.Lauriault.ex-député de Montréal-Saint-Henri : A.Farand, ancien député de Soulanges ; Cyrille Du-maine, ancien député de Bagot ; et Saint-Janvier, est sérieusement C.-J.Arcand.ancien député de Mai- compromise par une couche de glaise bleue qu'on y a mise avant d’y répandre l’amyésite de surface.La glaise bleue rend ee chemin très imparfait.Il (allait s'y attendre : de la glaise bleue ! ALTIY1R.»CCCCCOCOCOOMOOCOOOCOÎCOMCCOCOCOeOOCOCOCOCCOCCO(W5 sonneuve ; J.-A.Francoeur, ancien député de Montréal-Dorion.AUTRES QUESTIONS Le procureur général de la province de Québec saif°il M.Godbout plus violent Le chef libéral a fait preuve d'une violence inaccoutumée mais qui s'impose dans les circonstances actuelles.Toutefois, l'ex-premier ministre ne se rabaisse pas au niveau de ses adversaires et sait conserver, malgré les attaques sournoises dont “Souffrez que J’appuie davantage (1) Par la suite ce nombre s’éleva jusqu'à 4,000 par année.(2i Après vingt-cinq ans.le Bureau central des examinateurs a été non seulement modifié mais aboli.1.QUE dans un certain district judiciaire de la province de Québec, tous les officiers récemment nommés font partie de l'organisation politique active du député du comté ?2.QUE le shérif de ce district est le dispensateur des faveurs du député?3.QUE nul ne peut travailler aux routes, qui n'a pas obtenu, au préalable, une autorisation de ce shérif ?4.QUE ce shérif se fait donner, par les employés à b réfection des chemins, certains présents à l'occasion de certains anniversaires?5.QUE le percepteur du Revenu de ce district était et est encore l'organisateur politique du député du comté ?6.QUE le médecin de l'Unité Sanitaire de ce comté et le Coroner ne sont que rarement à leur bureau ?7.QUE jamais, dans l'histoire de ce district, la discipline n'a été aussi relâchée qu'elle l'est dans ce moment ?Le Premier Ministre-Procureur Général avait pourtant promis solennellement que sitôt arrivé au pouvoir, il enjoindrait aux officiers publics de s'abstenir de toute activité politique et que ceux qui enfreindraient ce règlement seraient incessamment demis de leurs fonctions.Le Premier Ministre-Procureur Général, se souvenant de ces paroles et connaissant les faits ci-haut mentionnes, agira-t-il ?Si oui, quand?i I ticccooococccccccoBccoooecccecoooocccccocccoccecccooc»'- § jeunesse et lui demande de s’intéresser à la politique de sa province et de son pays.La politique n’est pas une chose méprisable.Il faut que chacun prenne une part active à l’administration de la chose publique.Il faut eue chacun s’inteiesse de plus en plus à la politique, qu’il étudie les problèmes nouveaux qui se présentent à l’attention des hommes publics."Et si le parti libéral, par sa conduite passée, par ses dirigeants, par son programme, 11e vous semble pas une garantie suffisante de l’avenir, vous n’avez pas le droit d’être libéraux.Le programma du parti libéral, c’est votre programme à vous, c’est notre programme, c’est celui de tout le monde, de tous ceux qui aiment vivre dans cette province de Québec.” A propos tic M.Lucien Lamoureux M.Adélard Godbout parle ensuite, mais sans le nommer, de M.Lucien Lamoureux, député d’Iberville, qui s’est rallié au gouvernement Duplessis parce que ce dernier a accordé le crédit agricole."Deux ans, dit M.Godbout, se sont écoulés depuis le jour où j’avais l’insigne honneur de venir dans cette même ville vous adresser la4 parole à l’occasion des élections (Suite à la deuxième page) Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 12 août 193ÿ M.Codbout se montre.(Suite de la première page) provinciales qui approchaient.Il y avait alors un candidat libéral qui s'est fait élire.Je remarque une absence sur cette estrade et cela me laisse songeur.Je me .demande pourquoi le député du comté voisin n’est pas ici aujourd'hui au milieu de nous.Il y a deux ans, il promettait à l’électorat allégeance et fidélité au programme que nous prêchions.Il devait nous accorder son allégeance.Il y a des hommes publics qui peuvent de cette façon mentir à leurs électeurs.Il y a des hommes publics qui se servent du grand parti libéral pour se faire élire et qui, une fois éius.le méprisent parce qu'ils ont atteint leurs fins.Mais je les avertis qu'aux prochaines élections ils ne se serviront pas du parti libéral de le même façon.L'électorat n’aime pas qu'on lui mente de cette façon, et qu'il a la mémoire assez fidèle pour que.aux prochaines élections, U lui en tienne compte.” “Le rôle de la femme dans la société moderne n'est plu- confiné au foyer” Voici les principales idées de M.Godbout sur le suffrage féminin : "Les problèmes modernes, dit M.Godbout.sont d'une telle nature, que, très souvent, ils obligent la femme à aller travailler pour gagner sa subsistance, à quitter momentanément le foyer.C'est pourquoi un gouvemen ent démocratique — et l'idée libérale, c'est l'idée démocratique — doit tenir compte des aspirations, des besoins, des demandes.des nécessités, des responsabilités de l'homme °t de la femme, et c'est pourquoi le parti libéral a cru juste et raisonnable de se prononcer en faveur du suffrage féminin dans notre province.“Le rôle de la femme dans la société moderne n’est plus confiné au foyer.La femme, aujourd'hui, parfois gagne la vie et elle a le droit de s’occuper de la colitique et de se prononcer sur la politique.La politique n'est pas seulement une question de piastres et de cents, de voirie.C’est surtout et avant tout une question de justice sociale, et il faut qu'il y ait de la charité chrétienne.C'est la femme de la société, qui est la sauvegarde de cette charité pour l’avenir, et c'est à ce titre que je lui souhaite la bienvenue dans les rangs du parti libéral.” Le cultivateur : équilibre entre la vie rurale et la vie urbaine M.Godbout.agriculteur par profession et par principes, poursuit : •'L'agriculture est encore et toujours l'industrie à la base de notre société : c'est le cultivateur, s’il reste chez lui, qui va maintenir l'équilibre entre la vie rurale et la vie urbaine II nous faut cet équilibre dans la province.S'i1 faut encourager et aider le cultivateur, il ne faut pas, par contre, décourager le capital.“H ne faut pas que le cultivateur envahisse les villes, prenne la place des ouvriers, créant ainsi le chômage.qui devient rapidement un foyer de communisme.Il y a des gens, dans les villes, non seulement qui ne peuvent pas apporter le soir un rayon de soleil, mais qui ne peuvent pas apporter le pain que leurs enfants veulent manger."Cultivateurs de la province, di-tes-moi, y eut-il jamais un temps où les cultivateurs ont été bafoués comme aujourd'hui, surtout depuis deux ans ’ Vous avez entendu, il y a deux ans.les promesses .on vous promettait tout, même le soleil à la place de la nuit ! Qu’avez-vous aujourd'hui ?“Le parti libéral vous promettait une prime sur le beurre durant l'hiver .et le chef de l'Union nationale.ici même, sur une estrade, en présence de ses candidats, se moquait d’une prime d’hiver, promettant une prime tonte l'année durant.C’est tout le contraire qui se pratique aujourd’hui.” Défi à M.Duplessis Le chef libéral du que i'offre que lui a faite le Dr Bouthillier de lui céder son siège de député est un démenti donné à _\! Duplessis, “qui disait à Valleyfield que je ne pouvais Quelques opinions trouver un comté où me présenter".Puis M.Godbout réitère son invitation au premier ministre de tenir des élections générales et surtout de lui faire la lutte devant les cultivateurs."Vous payez plus cher pour vos titres que vous auriez à payer avec le prêt agricole fédéral.” Passant au crédit agricole, l'ancien ministre de l’agriculture déclare : “Le crédit agricole.Je la con- t nais cette question.Je n'ai jamais cessé d'être cultivateur, et je ne.connais que trop bien la situation j difficile dans laquelle se trouvent! les cultivateurs de cette province.\ En 1936, je savais fort bien que j’aurais été plus populaire si j’avais promis le crédit agricole.Je savais très bien que j’aurais été plus populaire si je vous avais promis, comme nos .adversaires, d'endetter la province.'* ennem* esl dans la place.Mais je n'ai pas voulu le faire.J'ai t">n aura^ cru Ûue Ie communis-vouiu être franc avec vous, afin de nie es^ un aôversaire plus sérieux.On ne sait plus .Il y a bien la loi du cadenas, loi que M.Duplessis fait appliquer aux organisations et aux groupes communistes.Mais, outre que les Chambres québécoises ont eu tort de voter à l’unanimité Sur le communisme et le fascisme "Chaque membre du gouvernement est opposé au communisme, tant au point de vue religieux qu'au point de vue social et politique.Tout ce qui sera possible d'être fait pour enrayer le communisme, nous le ferons”.* (Le très honorable Ernest Lapointe, le 11 février 1938, aux représentants de la Confédération des Travailleurs catholiques).• • • "Le fascisme, voilà l'ennemi le plus dangereux, le plus redoutable, le plus menaçant du Canada, présentement.Oui : le fascisme.Et MELI-MELO M.ESDRAS MIN VILLE SUCCEDE A M.HENRY LACKEYS AUX H.E C.M.Esdras Minville.professeur à l'Ecole des hautes études commerciales, de Montréal, devient directeur de cette institution, succédant à M.Henry Laurey:; qui prend sa retraite.M.Laureys dirigeait cette école depuis 1916 avec une compétence et un zèle que tous reconnaissent.On lui doit le développement et le succès de cette maison du haut enseignement commercial.On annonce aussi que M.Armand Circé a été nommé directeur de l'Ecole polytechnique.Il succède à I feu M Adhémar Mfiilhot.pouvoir revenir devant vous et vous parler les yeux dans les yeux."Et aujourd'hui, en 1938.je puis vous regarder dans les yeux.J'ai préféré en 1936 vous dire ce que je pensais et faire mon devoir.Je n'ai pas voulu vous tromper pour tenter cette loi.il se trouve que M.Duples- de capter des votes.Nous avons dit : a tort de ne Pas prendre le fas- alors que le gouvernement fédéral ! c*s:ne au sérieux, d y voir plutôt une avait son prêt agricole, qu'il était ; fumisterie de belle envergure, du prêt à fournir l'argent et payer l'ad- mcans P°ur ce qui regarde le fas- ministration.Nous avoirs promis que nous améliorerions le prêt agri cisme québécois.Tout le monde sait bien — des journaux sérieux tels cole fédéral, mais que nous en pro- ;a-ue_le GIobe & Mail, de Toronto, le fiterions.“Nos adversaires vous ont dit que les titres ne vous coûteraient rien, mais est-ce arrivé ?Au contraire, vous payez plus chpr pour vos titres que vous auriez à payer avec le prêt agricole fédéral.Nous voulions vous soulager de titres trop onéreux : nos adversaires vous les ont fait payer en entier.C’est encore un exemple du camouflage et de l'hypocrisie du régime actuel.” Après avoir dénoncé avec violence les abus que M.Duplessis a cora- Business Week, de New-York, l'ont dit — que M.Duplessis a un penchant pour le fascisme.Et même, selon le Business Week
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