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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
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  • Journaux
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chaque semaine
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L'Avenir du Nord, 1938-12-00, Collections de BAnQ.

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SDPPLtMENl NUMERO SPECIAL SEUL JOURNAL ou DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT I»! IM IS «|( AllANTK ÜKL'X SAINT JEROME.P Que* Abonnement $2 00 par innée Directeur et P'°P"'J"e IMPRIMERIE J T A LABELLE.L,mitée Honorable JULES EDOUARD PREVOjT Saint Jérome Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro i Décembre 1938 *v’> '.y .îH'ït £rK'Ztâ m m ! W& yîtM Kg m&Sm jwilljir le ¦> LA NAISSANCE DE JESUS Reproduit p.*r prix M - l lr ; • '* SERVICE DE PHOTOGRAV! Kr. «t IMPRIMERIE J -H -A LABELLE.SAINT-JEROME.P Que B J avec les encres LORLLLEUX vendues LEFEBVRE-SORNTN LlmllAe 970 rue DE BULLION.MONTREAL > l U L uni le i Lai ran con Un de d’h Jov dev exp reh in h ceti de ver déd voy à g guè ma: L’ei ccn té c où < COÏT celc ' La u s | me.H -1 r s e j - ia F pêc sa b N cha pou I un : la .1 : blâr Bar L' me UN O nerr péri Ass< ¦ roui ¦ vite • dur; e toui e La u e auti - L; >.par r débl - l'As; - surj '• reco quéi de t U e cess - blée e née t devi -s L A u - L( 'de J e dan; t.Moi: s Le a purs -¦ grar r, Si e ou ( ¦ | ses ¦ , cont I 1935 s, sca r • M s; le t ¦ leux r ; - PEN II est ¦ couc 1.gne 5 , ne i t ’ un r ¦ minalre de Satnte-Tncresp ou était son frère, monsieur l'abbé \ Nantel.pour y faire ses études etc longtemps le collaborateur assidu du curé Labelle dès 1880, et ceux écrits plus tard, è la fin de dans la presse, dans la Chambre et dans les divers cabinets dont il lit partie, de favoriser les pro- saine administration que notre vieille province s’était, gagné sur les - Nf ¦ j enfa .i-e prer du sttd, étant donné la susceptibilité Ce t des latins et leur grande, et pro- j eXer L'AVENIR DU NORD, Décembre 1938 t 42c ue vo ;uc •e.s, : rei irr c i an *oi; r i : n il i soi lét an ;er an de vo >n ou ne a c fui elite a hi ¦It: e ?s ir la di DU >P es ei Jo pu ai rn P ai Lin oi Nuit de Noël La cloche des beffrois sonne à toute volée.Sur le flanc des coteaux, au fond de la vallée.Brûle joyeusement, dans l'àtre des aïeux.La bûche de sapin.Les maisons s’illuminent.Courbés sur leur bâton, les vieillards s'acheminent.Evoquant tour à tour des souvenirs pieux.On entend tout à coup de glorieux cantiques.La terre parle au ciel.Et sous les hauts portiques Des temples merveilleux élevés par la foi, Et sous le frêle arceau de la pauvre chapelle, La foule émue accourt.Quel spectacle t'appelle, Etrange multitude, et d'où vient ton émoi ?C'est la nuit de Noël.Nuit calme et parfumée.Qui berce mollement la lande accoutumée Au murmure des eaux, au vol des papillons.C'est la nuit de Noël.Nuit glacée, éclatante.Qui s'ouvre sur nos champs comme une immense tente.Ou les ensevelit dans ses blancs tourbillons.La foule accourt.Des lieux où le soleil se lève Et des lieux où le vent transperce comme un glaive ; Du midi plein d'arome et du couchant obscur, La foule accourt, joyeuse en ses habits de fête, Sous les feux de l'étoile ou malgré la tempête.Par les chemins de neige où les clos de blés mûr.Elle vient saluer le plus grand des mystères, Dans leurs chants inspirés, les prophètes austères L’avaient promis.Et siècle après siècle s’en va Et, prosterne devant l'humble Vierge Marie.Tout le monde chrétien adore, chante et prie.Dans l'amour et la foi.le Fils de Jéhova.I I i s Pamphile LE.MAV.L JTï La Noël jadis et aujourd'hui "On a tant chanté, on a tant crié: Noël, qu'à la fin, il est venu" dit le vieux proverbe.En effet, il est venu le temps où l'on pourra se retremper dans l'ambiance chaleureuse de la famille, l'époque où il n v a qu'une chose qui importe : se rencontrer, être joyeux.Vieille coutume que celle-là ! Une qui a vécu a travers toutes les vicissitudes des temps, qui a passe à travers toutes les guerres religieuses, la réforme de tous les conflits terrestres pour vivre puissante jusqu'à nous.De tout temps depuis i’ère chrétienne, Noël a toujours été le jour des réjouissances pour les chrétiens.En 138, saint Telesphore le pape ordonna à ses ouailles de célébrer avec faste et religion l'anniversaire de la naissance du Christ-Roi.Mais chose inconcevable, il 'arriva que vers le quatrième siècle de décider la date précise de la fête Jusque-la.suivant les convenances de chaque pays, on célébrait Noël de la fin de janvier au début de décembre ce qui a fait dire à un auteur ironique du temps que celui qui aimait à célébrer la Naissance du Créateur pouvait donner libre cours à son zèle plusieurs fois par année.La fête fut au début strictement religieuse.Mais il faut s'entendre : a cette époque, religieux n'avait pas le sens aussi restreint que celui qu'on lui donne maintenant.Bien des fêtes religieuses du temps seraient aujourd'hui profanes.Le théâtre n'est-il pas né dans l'église ?La fête de Noël dans les églises était l’occasion d'une véritable représentation théâtrale.Il y avait dans une section du parvis une hutte où l'on voyait Saint Joseph, la Vierge, le Nouveau-Né, sans oublier l'Ane et le Boeuf qui ne manquaient pas de se mêler par leurs chants aux hymnes toujours très pieux du fidèle Heureux temps que celui-là ! Mais voilà que des abus se glissèrent, et il fut un jour décidé que ces manifestations n'avaient plus leur place à l'église.On se contenta de chanter des cantiques.Le prêtre chantait des versets et les fidèles répondaient pat le refrain.De là.la naissance de tous ces vieux Noéls que l'on chante encore dans les veillées à l'église.Puis les abus recommencèrent.on fit des processions où s'entremêlaient des danses et des festins.L'Eglise dut.encore une fois, intervenir.Cependant le peuple qui ne voyait Noël qu'entouré de joie, ne se plia que d'une façon mitigée aux règles plus sévères.Les danses se firent dans les familles.Les parents, les amis se réunis-aient après la messe et ils chantaient en choeur des chants naïfs dont ils appuyaient le rythme avec le pétillement du vin.Vers le Ve siècle les prêtres eurent le droit de chanter trois fols la messe, durant la même nuit.C'est alors que revinrent de mode ces chants simples et populaires qui saluaient l'anniversaire du Rédempteur.Les mots de ces chansons étaient simples et venaient du coeur, la musique était de source populaire et si l'on repasse le musique du temps l'on sera surpris de voir la mélodie de certaines chansons coïncider extraordinairement avec celles des cantiques.Et c'est ainsi que de siècle en siècle s'est prolongée la coutume de réjouissances en famille a l'occasion de Noël.La fête de Noël et ses anciennes coutumes LES BERGERS A BETHLEEM Chaque aimer, le -b décembre, les cloches de toutes lis églises de l'univers eathollqm huit entendre leurs Joyeux carlll inviter les fidèles à célébrer celte touchante et poétique fête de N : demeurée si .t ravers les siècles, paru .clics comme parmi les pauvtes Aussi là foule se pre ¦ e : ell d les sanctuaires les plus magnifiques ou les plus modestes pour assister à la messe de minuit et chanter avec la plus grande ferveur les louanges de TEnfanl-Jesus.Dans l'ancienne France, maigre ta neige qui tombait a grus flocons, en dépit de 1 âpre bise qui soufflait, u net.ut pas dans les campagnes de chaumière, voire de cabane perdue dans la montagne ou dans la forêt qui n'envoyât son contingent a 1 c-glise ou à la simple chapelle souvent fort éloignée.Si nous nous reportons au moyen âge et songeons aux dangers de toutes sortes que couraient les pèlerins, nous reconnaîtrons sans peine qu’il leur fallait un réel courage et surtout une foi profonde pour cheminer ainsi, parfois pendant plusieurs kilometres, avant d'atteindre le saint lieu, mystérieusement éclairé par la douce et vacillante lumière des cierges.Songeons à ces deux yeux qui.soudain, brillaient dans la nuit.C'était un loup aiïamé, caché derrière une haie ou ie tronc d'un arbre, qui guettait sa proie, car à cette epoque les lieutenants de louveterie n existaient pas, aussi ces carnassiers répandaient-ils 1 effroi dans les campagnes, ou ils faisaient malheureusement de nombreuses victimes.Nous citerons l'exemple de la mort tragique, en forêt d'Argonne, de ce braconnier et de sa femme assaillis au retour de la messe de minuit par des loups qui ies dévorèrent dans leur cabane dont un coup de vent avait ouvert la porte.Fort heureusement, à coté de ces sombres images, il y en a de plus douces, telle cette longue théorie de paroissiens, éclairés par les lueurs falotes de leurs lanternes, rentrant chez eux joyeusement après avoir accompli leurs dévotions et heureux a la pensée de retrouver la bonne chaleur de l'àtre.Car avant de partir la maîtresse du logis avait eu soin de placer sur ies chenets de l'immense cheminée la traditionnelle bûche de Noël, appelée trefois e;; Eourgogne et qui rappelait ces troncs d'arbres que les vassaux étaient tenus, à titre de redevan ce, de fournir â leur seigneur.Jeunes et vieux, parents et amis réveillonnaient alors, autour de la table hospitalière, en faisant honneur au poulet rôti et à des IX ipp nicules jui .XlIIe siècle, nous dit Saint-Sa-laye, étaient fort appréciés.En certains endroits, dans !a nuit du 25 décembre, des bandes d'enfants munis de cierges accompagnaient.en chantant à tue-tête des cantiques, une petite crèche que deux de leurs camarades portaient sur l'épaule, et s'arrêtaient a chaque porte pour récolter des sous.Ailleurs, on représentait dans l’église des mystères où figurait le roi Hérode assis sur un trône, ayant à ses côtés ses ministres, tous vêtus à l’orientale et coiffés de turban.Au-dessous du roi se tenaient autour d'une table trois légistes occupés â compulser les livres des prophètes.Soudain, au moyen d'un cordon.ia fameuse étoile descendait de la voûte du sanctuaire pour guider vers le divin Enfant les rois mages et les sages de la terre Au même instant, trois coups résonnaient à Ja porte de l'église Le bedeau allait ouvrir et les mages entraient habillés a l’orientale.des châles enroulés en guise de ceintures et de turbans t' était la nuit de Noel, une bel-1.nuit froide, mais scintillante d'étoiles.Sur la montagne voulut de Bethléem les bergers veillaient tour à tour pour garder leurs troupeaux.Tout a coup, ils entendirent de délicieuses harmonies qui semblaient venir des profondeurs du ciel F as les voix se rapprochèrent, empli sant les airs de leurs ac-enfin les bergers, étonnés ,¦ r.ivK distinguèrent les paroles .; ique “Gloire a Dieu au ., .eux, et paix sur la t :e aux hommes de bonne volonté !” Lu même temps, ils aperçurent, - ant ri - d pact s les anges qui leur dirent "N'ayez point p, ur Nous venons vous annoncer une grande i île Le Sauveur est ne 1 Allez a Bethléem, vous trouverez un petit Enfant couché dans une crèche D'est lui! adorez-le." La troupe céleste remonta vers les profondeurs étoilées, et les bt rgers, de plus en plus ravis, se dirent l'un a l'autre Allons a Bethléem.i ~+ Mais ne voulant p„ Dréspn 1er au Sauveur les mains vides ils se chargèrent ! unitaire ipostolique.Mais, sons mini it re et monseigneur, il resta officie! du mint de la 1 d’ensuitt Pèr< ment reste di belle, n illustre il y en mai nistre c te ans crée pri-pas qu'> de ¦ demand' de célét cas.et i îr tout le monde, et 11 ont l’histoire, le curé Lain qu'il a rendu à jamais a donc eu cinquante ans 1938 qu'il devint sous-mi-Etat et il y aura cinquan-en juillet 1939 qu'il fut •Lit de Rome.Je ne sache n ail célébré le premier inquantenaires.Je me s'il ne conviendrait pas rer le second ?En tout our répondre à l'invitation qui m'en a été faite, c'est de ces deux événements considérables dans la vl • du curé Labelle que je veux ici évoquer le souvenir en y ajoutant quelques considérations sur son oeuvre dans le nord de Montréal que d'aucuns semblent singulièrement méconnaître L’exé ¦ itlon à Régina.le 16 no- vembre 1885.du chef métis Louis Rlel, de >nt il sa rait trop long de rappelé r les cai ises — la prir îci- paie fui : le fanat isme tory de e er- tains i l émen Us c les provinces ; an- glaises - avilit suscité dans no- tre pr vince fri mçaise un ni DU- venu-nt ii itiona ! qui prit vite de l'en vi* ri: ;urc\ Gi *hco a lallia des conservateurs mécontents et des libéraux, tous unis sous l'étiquette de nationaux, Mercier balaya la province aux élections d octobre 1886 et, en janvier 1887, il prenait effectivement le pouvoir comme premier ministre à Quebec II créa aussitôt un nouveau ministère de l’agriculture et de la colonisation, dont il se réserva d’être le titulaire.A la session de l'année suivante, exactement le 16 mai 1888, il annonçait a la Chambre qu'il avait invité le curé Labelle à collaborer avec lui en qualité de sous-ministre et que celui-ci avait accepté.Le curé Labelle ne fut jamais un partisan politique.Il pensait, il vivait, il planait au-dessus des divisions des partis.Il ne cherchait en tout et partout que l'intérêt de la colonisation et des colons Mais, il lui fallait bien se mouvoir, comme tous les mortels, au milieu des contingences et des fluctuations humaines.Lui qui.sans cesse, avait besoin de subsides.i! était bien obligé de compter avec les puissants qui les octroyaient.Scs relations avec les chefs politiques de la province, et même de tout le pays, furent donc nécessairement constantes.Jusque-la.depuis la Confédération de 1807, c'était ie parti conservateur qui s'était maintenu au pouvoir Ses députés de Terrebonne, c’étaient deux "bleus”.Masson à Ottawa et Chapleau à Québec.C'était aux "bleus", par eonsé-quant.qu'il avait dû s’adresser Voici que la fortune avait maintenant souri aux "rouges".Mercier.par intérêt poliiique sans doute, mais aussi, je le crois, dans I'intérct public et pour l'avancement de la colonisation, venait à lui et lui disait : "Aidez-moi." Tout, simplement, le curé Labelle se rendit à sa demande Ce n’est pas moi qui accepte le programme de M* Mercier, écrivait-il à son ami le seigneur Globensky 'll mai 1888 >.e’est lui qui veut exécuter le mien " Et à ceux qui le blâmaient, i! répondait à sa manière originale "Que le cheval qui me mène soit rouge ou bleu, peu m'importe ! Moi, je ne change pas de voiture." Il entendait dire par là qu i) travaillait tou- Par l'abbé Elie-J.AUCLAIR jours pour la colonisation et rien que pour elle.Tout le monde, il faut en convenir, ne pensa pas de même.Il ne réussit pas sans doute à Québec tout ce qu'il aurait voulu.Les exigences politiques furent parfois plus fortes et le dominèrent jusqu’à un certain point.Les marchands de bois tenaient à leurs privilèges et ils étaient puissants.L’intention du curé n'en fut pas moins droite et désintéressée toujours.Le curé Labelle dans un bureau de sous-ministre, c'était bien un peu comme une gageure ! Pour qui connaissait ses habitudes de vie au grand air, son goût et son entrainement pour les courses dans les bois, son besoin constant d action extérieure et de mouvement au dehors, il était difficile de se figurer qu'il se sentirait à son aise rivé à un fauteuil de fonctionnaire, même si le fauteuil était ministériel et la fonction trè s élevée.Eh ! bien, pour son oeuvre, le brave curé s'imposa de s'y astreindre.Quelqu’un qui La vu à la tâche lui rendait jadis ce témoignage ."La vie monotone de bureau n'était guère faite pour cet enthousiaste de la belle nature Et pourtant, il s’y assujettit dés les premiers jours.Très a sidti à son poste, en lidèle rond de uir.il s'astreignait de bon gré à sa besogne quotidienne, signait lui-même tous les chèques du département recevait les quémandeurs de toutes sortes, avec généralement assez de patience, mais pas toujours, surtout lorsqu'il flairait l'exploitation derrière la demande apparemment raisonnable." • * • Au cours de leur voyage en Europe en 1885, le curé Labelle et son compagnon de route M Proulx.le futur vice-recteur de Lava! à Montréal, s’étaient rendus à Rome.Ils s’y trouvèrent, pour les derniers jours de la semaine sainte, du 4 au 9 avril.Ils n'eurent pas l'avantage d'être r> ¦ .i en audience auprès de Léon XIII.L pape se faisait vieux — i! avait 75 ans — et il devait se ménager D'autre part, nos voyageurs canadiens étaient, pressés • a.leurs affaires de rentrer à L AVENIR DU NORD, Décembre 193H et j sa 4 2 vu a \ >urq rain eurs >saii i ca uvre u arc B-tri enir icer ma lu X Qui Liara lu SI 5 Ca ot.c ré\ atio u je ne x) bs la ui f ue ( efle' ine.Il i arc! véri ndri ; de evoi ns I 3in e je te-o ir d< tervi os .in i ndr: nfor se ierr: et L n j« où lain vol ce ?nte >ut.* que ' po.JX ( val ue 1 non >, in ns li le c:pa: lais is d trai :ion otid doi ;hic ont: heb 'inf< s pi ui, t.d' ice i e y celu bre md< r a ce ma lu j« es g * lime 5Ut, .abl oeu ;eul er ou ! i rr\ 'h DEUX CINQUANTENAIRES (Suite de la troisième page) ain si cm fêta la prélaturc de Mgr Labelle, et ce fut son grand ami.le bon William Scott.Qui lui adressa les compliments de circonstance Au demeurant, le curé-prélat ne changea rien à ses habitudes, et il reprit sa vie en partie double de pasteur et de sous-ministre, revenant régulièrement.chaque quinzaine, à ses paroissiens de Saint-Jérôme, assidu le reste du temps à son bureau d'affaires à Québec Parce que la région de colonisation dont il s'est plus spécialement occupé s'est révélée moins propice que d’autres à l'exploitation agricole, on a souvent singulièrement méconnu l'importance et le mérite de l’oeuvre du curé La belle dans ce qu'il appelait "son nord".Récemment encore, le 8 octobre 1938.a Trois-Rivières, dans le substantiel discours qu'il prononçait en sa qualité de président sortant de charge au congrès de t'Associa' ion Canadienne-Française pour l’Avancement des Sciences — l'ACFAS.comme parle ce jargon des initiales qu’on peut déplorer nuis qu'il faut bien iublr — le Frère Marie-Victorin.dont j'admire le talent et les vas- k HOMMAGES DE I.i q Ecole Salabcrry ^ ^ rue MONTCALM ^ O MONTREAL S 8 S 8—.-.8 L Ecole Saint-Jacques rue DEMOXTIGNY MONTREAL - Académie Saint-Paul rue G ALT MONTREAL M aass> $ tes connaissances.exécutait en deux secs, avec la sérénité d'un pontife dogmatisant qui se croit tout permis, l'oeuvre du curé La-belle dans la région qui porte aujourd'hui son nom Parlant du problème d’ensemble de notre agriculture, lequel, disait-il.n'a jamais “té abordé ou formulé et encore moins résolu, le Frère Marie-Victorin ajoutait : "C’est pour l’avoir entièrement ignoré, ce problème, que le curé Labelle a commis cette épique folie de la colonisation du nord de Montréal." Euique folie ! c’est vite dit.Mais, est-ce bien justifié ?A ce propos.M.le sénateur Prévost m’écrit (19 novembre) : "Je suis surpris — il n’est pas le seul — de trouver chez le Frère Marie-Victorin une vision si incomplète et si courte de l'oeuvre du curé Labelle dans le nord de Montréal.Il serait certes opportun, et même nécessaire, de redresser cette fausse opinion." Ce redressement ou cette opinion mieux fondée en raison.M.le sénateur Prévost les a déjà formulés lui-même, et j'ai consigné son "jugement", beaucoup plus pondéré et au juste point que celui, trop bref et trop radical, du savant Marie-Victorin, dans mon livre Le curé Labelle, publié chez Beauchemin en 1930 (pages 183-1851 : ou cinquante ans.Sans le cui Labelle, le nord de Montreal m rait encore fermé et cette splendide région que l'on nomme a Suisse du Canada serait encon peu connue.Ceux qui indiquent son entreprise l'apprecii'in sur une mesure trop étroite Le curé Labelle a certainement pic-vu ce que “son noid" allait devenir au point de vue agricole, coin -mercial, industriel et touristique, et il a voulu que .os nôtres s'y implantent les premiers.11 savait bien, certes, que l’on ne pouvait > luire de lu colonisation sut un vaste plan, comme en certaines autres parties du pays dans notre province et surtout au Nord-Ouest.Mais il savait aussi que les familles qui s'y établiraient y seraient plus heureuses que dans les quartiers pauvres des grandes villes et dans les usines américaines.C'est pourquoi il a précité la croisade du sol dans "son nord "Depuis que le Nord-Ouest est ouvert à la colonisation avec ses vastes prairies, m’écrivait M.Prévost le 26 avril 1929, on se figure au Canada qu’aucune colonisation ne peut être faite avec profit pour l'ensemble du pays que dans d’immenses territoires propres à la culture de la terre.N est-il pas cependant dans l'intérêt national de tirer bon parti d’autres régions.moins vastes et moins riches sans doute, mais que l’on ne peut néglige”, abandonner et laisser à l’état sauvage ?Du reste.dans le nord de Montréal, il y avait et il y a encore de bonnes terres et de la place pour des milliers de familles qui peuvent y vivre dans un bien-être relatif.Assurément, l’oeuvre colonisatrice y était dure \ entreprendre et elle exigeait plus de travail et d’esprit de sacrifice que dans d'autres régions.Faut-il en conclure qu'on a eu tort (l'épique folie ! > d'ouvrir cette partie de notre province au progrès dont nous sommes aujourd'hui les témoins?Les colons héroïques qui ont pénétré les premiers dans ces montagnes ont été les précurseurs de la prospérité actuelle.Si le nord de Montréal est à l’heure présente peuplé de Canadiens français et de catholiques, c’est au curé Labelle qu'on le doit Ce qu'il a fait serait à faire de nos jours s'il ne l'avait accompli il y a quarante 1 uyj Meilleurs souhaits de Alex.Shatilla "D’ailleurs, continuait M Prévost.il convient de ne pas voir seulement et exclusivement, dans l’oeuvre du curé labelle.la colonisation du nord de Montreal 11 n'a jamais limité ses vues et son action à cet horizon restreint 11 a fait plus et mieux Pour le juger à son mérite il faut connaître et reconnaître sa vision générale et ses larges provisions sur toute la province de Québec et même sur tout le Canada Nous pourrions presque dire qu’aucun chemin de fer ne s’est construit chez nous de son temps, et depuis, qu il ne l'ait prévu, désiré et demande, qu'il n'en ait tracé la carte a l'avance.qu'il n'y ait travaillé avec intelligence, avec zèle et avec ardeur.soit directement, soit indirectement, par ses labeurs personnels.par ses nas et par ses demarches.par sa propagande par son ‘nfluence.Et que dire du prestige de ses relations ici au pays ou là-bas en Europe ?Que ne nous ont-elles pas valu ?Que dire de son action et de son rôle à Québec commf sous-ministre 1 Le nord de Montréal a été sans doute le théâtre immédiat de son oeuvre d’apôtre, mais il est loin d’avoir été le seul champ de ses rivités.de ses labeurs et de ses a Que voilà donc de bonnes lignes.vr;ies et justes, autant que vivantes et ardentes, tout à fait dans la manière de ces lions du nord élu milieu de l'autre siècle dont M Prévost est le fils ou le neveu.M.le sénateur a écrit bien des pages, lui qui est journaliste de carrière, depuis une quarantaine d’années.Je doute qu'il en ait jamais nroduit de plus émues et de plus forte ; que celles qu'on vient de lire En tout cas.on ferait bien de ici relire avant de traiter dédaigneusement d'épique folie l'oeuvre, tans "son nord" de l'incomparable prêtre patriote qui fut sur la fin de sa vie sous-ministre d'Etat et prélat de Rome.notre grand curé labelle L'abbé ELIE-J.A UC LAI K at* Yv\ * « t èi % Propriétaire du magasin “Regent” Saint-Jérôme Comté de Terrebonne n JOYEUX NOEL ET HEUREUSE ANNEE Av ‘¦¦À i 73 Dr PIERRE-A.LIBOÏRON CHIRURGIEN-DENTISTE SAINT JEROME, P.Q.¦ 7 ' * c • ?' ; v -?Ü V b *?Q Ÿ *7 i| b *7 u ^ >7 e> Meilleurs souhaits du ^ Dr A.-D.TESSIER g O NÛ i s 17 boulevard ROSEMONT MONTREAL Sfr 3 & Ï7 b
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