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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 12 janvier 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Avenir du Nord, 1940-01-12, Collections de BAnQ.

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If 1897-1940 SEUL JOURNAL du DISTRICT deÎERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-TROIS ANS 1897-1940 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) • ;'•* ’¦ CHENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE viÇ QUARANTE-QUATRIEME ANNEE, NUMERO 2 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 12 JANVIER 1940 Notre participation à la guerre doit être! A ridré libre, raisonnable et raisonnée Mathieu a Saint=Jérôme On suit avec quelle constance et quelle conviction nous avons toujours combattu la conscription militaire durant la guerre de 1914-1918 et depuis le commencement de la présente guerre En 1914 comme en 1939, nous avons approuvé la participation du Canada à la défense de principes qui sont la sauvegarde de nos droits, de notre liberté et de la civilisation chrétienne.Participation libre, volontaire, au point de vue militaire : participation mesurée, raisonnable et rationnelle sur le terrain économique.En cela nous étions d’accord avec la majorité des Canadiens qui ne se laissaient pas troubler l'esprit par l’impérialisme.Nous pensions comme tous les hommes modérés et prévoyants, unis aux autorités civiles et religieuses les plus hautes.Nous pensons encore de même.La politique canadienne en ce qui concerne la participation à la guerre a été sanctionnée par les représentants les plus autorisés de la nation.Personne ne peut nier que le Canada est intéresse dans le présent conflit et qu'il doit contribuer a la victoire de l'Angleterre et de la France pour assurer la paix et la liberté dans le monde.Mais notre contribution militaire doit être et rester volontaire ; notre effort économique doit être et rester raisonnable et rationnel.De 1914 à 1917.alors que la conscription nous lut imposée, nous avions fourni à notre armée 420,090 hommes enrôlés VOLONTAIREMENT.C'était raisonnable et suffisant.La conscription, regime de coercition, n’était nullement nécessaire.En 1940, le Canada, plus populeux, pourra recruter plus de 420.000 hommes qui s'enrôleront volontairement, si c'est nécessaire.Il ne peut et il ne doit pas être question de conscription au Canada De meme, notre concours, dans le domaine économique, non moins important et sûrement plus utile, ne doit pas dépasser la mesure imposée par la raison.Agir autrement serait compromettre nos intérêts nationaux et même ceux des alliés que nous voulons aider.Si donc le Canada doit poursuivre une politique de guerre basée sur la liberté de l’enrôlement et sur une quote-part économique raisonnable et raisonnée, le gouvernement King ( coûtera d'une oreille favorable la demande que lui lait M.Adélard Godbout, premier ministre de la province de Québec Celui-ci déclarait, récemment, qu'il demanderait au gouvernement fédéral de faire cesser autant que possible la propagande de recrutement dans nos campagnes.Le premier ministre, soucieux déjà du problème que pourrait creer dans Québec le chômage d après-guerre, veut garder les cultivateurs et les fils de cultivateurs sur la terre.•Je suis absolument convaincu, dit-il.que la solution du problème du chômage est dans le développement de l’agriculture, tant pour y maintenir les agriculteurs, y établir leurs fils, que pour rendre la vie agricole assez intéressante pour garder et attirer des agriculteurs.” M.Godbout.qui est en même temps que premier ministre, ministre de l'agriculture et de la colonisation, estime qu'une fois déracinés, soit par l'enrôlement, soit par l'embauchage dans les Industries de guerre, les cultivateurs constitueront, une fois la guerre terminée, dis chômeurs pour les grandes villes.Actuellement, si on laisse chez eux les cultivateurs.ils seront plus en mesure d'aider à la production de guerre.Cette supplique adressée aux autorités fédérales a déjà été éloquemment formulée, dans le comté de Terrebonne, par l'honorable Athanase David, durant la dernière campagne électorale.Dès son premier discours, après avoir été choisi comme candidat libéral le 4 octobre 1939, M.Athanase David, précisant sa pensée sur le problème de la guerre, déclara qu’il était depuis toujours opposé à la conscription, qu'il approuvait le principe d'une participation raisonnable et raisonnée a la présente guerre, mais que.tout en étant pour l'enrôlement volontaire, il demandait à l’honorable Rogers,ministre de la defense Pour le plaisir de nos lecteurs, voici le texte de l'interview accordée par le petit André Mathieu à Madame Jeanne Fre.v et publié dans la livraison de décembre de “LA FEMME DE CHEZ NOUS".Nous avons aujourd'hui un invité, un invité de marque, dont tous les journaux ont parlé.On n'écrit plus son nom sans y joindre les qualificatifs "génial", "prodigieux" ou “merveilleux"'.U a écrit plusieurs pièces musicales et a donné de nombreux concerts, ici et en Europe ; — son portrait a orné tour à tour les premières pages des quotidiens et des magazines de France et du Canada.Il est assis en face de moi chers lecteurs, il a de beaux yeux bruns, une magnifique toison de cheveux noirs et un petit air sérieux qui ne manque pas de charme.L’avez-vous reconnu .?Vous avez bien deviné, je vais avoir le plaisir de vous présenter le jeune pianiste-compositeur canadien André Mathieu.Bonjour André.Vous me permettrez bien de ne pas dire "Monsieur".?André.— Oh 1 certainement.Madame, c’est tellement plus gentil.Vous voulez bien répondre à quelques questions.?André.— Avec plaisir Madame Frey.que voulez-vous savoir.?Tout d'abord, je voudrais que vous disiez à nos auditeurs où et quand vous êtes né.?André.— Je suis né à Montréal le 18 février 1930 Au théâtre Rex, te 18 janvier m Le “Charles Lecoq” de M.Henri Gauthier ¦Ecrit pour "L'AVENIR DU NORD" Par Vabbé Elie-J.Auclair s.»*- André MATHIEU, le jeune pianiste-compositeur âgé de 9 ans Vous avez donc environ 9 ans et demi.Vos parents sont tous deux musiciens je crois.André.— Oui Madame, mon père, que vous connaissez, est professeur de musique et ma mère joue du vio- sommes arrivés à Paris, mes parents LE PREMIER MINIS- TRE A.GODBOUT A L’ESTEREL, DEMAIN nationale, de refuser d’enrôler pour tout service militaire même volon-'lon.taire les fils de cultivateurs.La terre du Québec," a-t-il dit et répété au cours de sa campagne électorale, "a besoin de tous ses bras ; ceux-là qui la quittent sont souvent exposés à n'y jamais retourner ' S'adressant aux jeunes cultivateurs.M.David leur disait Restez attachés au .sillon, enfants de la natrie canadienne, vous li rez ainsi tout votre devoir parce que les soldats dans les tranchées auront besoin de pain et que c'est vous qui le leur donnerez.' Cet appel que M.Adélard Godbout adresse a s ment d'Ottawa sera sans doute écouté.Il est conforme a notre pensée et a la politique de guerre suivie par le gouvernement canadien, pour la protection solidaire des peuples ailles et de la population canadienne.Quand avez-vous commencé à Sous les auspices l'association Belgique-Canada de son tour au gouverne- .1 El’ MELI-MELO CE QUE LE VATICAN PENSE DE On ail que le jeune et célébré L’ARMEE DE JOSEPH STALINE musicien.Andre Mathieu, donnera L’armée russe n’a aucune initia- un récital a Saint-Jérôme, au théa-tive parce qu’elle est l'esclave de la tre Rex.le jeudi soir 18 janvier dictature et parce qu’elle est guidée Les billets sont en vente a la phar-par des incompétents.C’est ce que marie Landry, dit.dans un long ariiele.le journal * ’ ’ du Saint-Siège, POsscrvatorc Ko- M.ROLAND KOI K ma il o : "Le prestige de la Russie Nos felicitations a M.Roland Bock soviétique sera dorénavant discré- qui a été élu.il y a quelques jouis, dite sur 1 échiquier européen, après président de 1 Association des maria série d’insuccès éclatants que ses chauds de bois en gros de la protroupes ont essuyés en Finlande." vince de Quebec.ajoute-t-il i M.Roland Bock est vu de nos L'Osscrvalorc attribue aux fae- compatriotes les plus estimés dans leurs suivants les échecs russes le monde dos affaires 1 Les soldats soviétiques ne sont pas des patriotes ; 2 La Rassie manque de bons of liciers et ses états-majors man quent de spécialistes ; 3 L'Armce rouge manque de pro visions de bouche et de munitions 4 L'Armée rouge manque de li gnes de communications et ' moyens d'approvisionnement J'ai écrit environ trente- ; "Derrière tout cela, ajoute le lour- des frais de défense LES CREDITS DE I.A DEFENSE NATIONALES AUX ETATS-UNIS Le président Roosevelt a demandé au Congrès de voter pour la défense nationale des crédits de $2,- 248,12(5,509.les crédits les plus éle- cinq pieces dont plusieurs sont pu vés depuis vingt ans.en suggérant bliées de!que l'on Impose des taxes spéciales pour défrayer une partie au coût Comme on le sait, il y aura, le et moi, en décembre 1936 Voulez-vous nous dire vous-mè-me, André, avec quels professeurs vous avez étudié en France ?.André.— Certainement, Madame.Tout d'abord, dès mon arrivée, j’ai donné un récital à la Salle Chopin-montrer des dispositions pour le P’eyel.a Paris.Piano .?Où vous avez fait sensation.samedi 13 janvier courant- réunion André.— On me dit que.à trois Andre.— Les journaux me donne- a l'Estérel, d'un groupe d’hommes ans je m'intéressais déjà au piano ronl d’excellentes critiques.J'en- d'affaires, économistes, savants et et que J’étais porté à reproduire les irai alors chez Monsieur Yves Nat.““ *“_£££§£ on’âff bruits que j'entendais.— Je ne m'en pianiste et professeur au Conserva- que ^honorable Adélard Godbout a souviens pas d'ailleurs.foire de Paris.J'étudiai ensuite avec confirmé, lundi, lors de son passage Quelle fut votre première coin- Madame Giraud-Latarse.première à Montréal, y avoir été invité et nn,i(inn 9 Icollaboratrice d'Alfred Cortot et de ajouté qu'il y assisterait.Ministre 1 " .1 de l'agriculture en meme temps que Andre.— La premiere de toutes Lazaie Le\.v Lest Monsieur Jac- ministre de la coionisation et pre- fut "Sur les touches blanches" ; j clues de *a Presle.jnremier Grand niier ministre, celui-ci profitera de puis "Sur les touches noires" puis Prix de Rome et professeur au Con- l'occasion, a-t-il révélé, pour discu- ¦s,,; (ce.« «-i*™,»; M.Henri Gauthier, prêtre de Saint-Sulpice, vient de publier, en fin d’octobre, un nouveau livre, et un beau livre, qui s’ajoute a la liste de ceux que nous lui devons déjà sur Saint-Sulpice et les sulpiciens de Montréal.Il a pour titre : “Charles Lecoq, prêtre de Saint-Sulpice (1846-1926».” j En un peu moins de deux cents pages de belle tenue typographique et avec quelques gravures hors texte bien choisies, M.Gauthier peint au naturel et fait superbement revivre la noble figure sacerdotale — erat enim sacerdos — du directeur tant admiré et vénéré qu'ont connu, au grand séminaire de Montréal, de 1880 à 1903.les nombreuses générations d'étudiants qui s'y sont succédé.Il l’appelle le plus souvent, tout simplement "Monsieur Lecoq".et c’est heureux, car c’est ainsi qu'on disait toujours naguère, et.quelque simple que ce soit, on ne saurait rien trouver de plus singulièrement évocateur.I Le grand mérite de ce livre, d'ailleurs écrit d'une plume aierte et nuancée, avec conviction, avec chaleur, avec émotion parfois, c’est qu'il est évidemment sincère.M.Gauthier a parfaitement conscience que l'éminent directeur d ames dont il parle n'a pas besoin d'être surfait.Il le raconte sans plus.Il montre excellemment, sans doute, que Monsieur Lecoq était doué des plus belles qualités de l’esprit et du coeur, que ses talents naturels étaient vraiment hors ligne, qu'il vibrait à tout ce qui est grand et beau, à ce qui est de Dieu d'abord qu'il parlait d'abondance, merveilleusement, sans aucun effort, qu'il savait tout, ou paraissait tout savoir, et le communiquait à l’aise, qu'il enchantait et subjuguait sans le chercher et qu'au surplus il était un vrai saint vivant.Mais M.Gauthier est sobre d éloges directs, peut-être trop même, et il n'ignore pas.il les expose nettement, les faiblesses et les naïvetés qui furent aussi le lot de Monsieur Lecoq.Aux yeux du lecteur, le savant et saint sulpicien qu'il met en scène dame.On m'a quantes".que ?.André.ans.parlé des "Abeilles pi-Est-ce de la même épo- ne de lumière et d’ordre, à laquelle il sera fidèle toute sa vie.” — “Au lycée, avait déjà écrit un autre sulpicien, M.Hector Filiatrault, Monsieur Lecoq lut une histoire de France qui n'était pas celle des petits séminaires, ou du moins il ne la lut pas avec les mêmes yeux.Cela lui a fait une âme un peu différente.Très respectueux du passé, il se tenait par sa sympathie plus près de la société moderne que ne le font souvent les prêtres.Il aima la France d'une manière absolue.” Voilà qui est à retenir pour bien comprendre l’ancien supérieur.Avant tout, Monsieur Lecoq fut prêtre du Christ.M.Gauthier l’expose avec une belle clarté dans son deuxième chapitre, le prêtre (25-61).'Uni a Dieu par ses études, il l'était davantage par sa vertu.Celui qui a dit de lui : “Des pieds à la tête et de !a tête au delà, il était prêtre”, celui-là le connaissait ' Il était éminemment humble et charitable.Dès l'enfance naturellement et spontanément, il aima ces vertus et il les pratiqua.Elles sont, dans son âme sensible et affamée d’un bien supérieur, comme le jour est dans l'aurore, comme l’épi est dans la semence.Puis, à mesure que le jeune homme grandit, elles deviennent le fil d'or que l'on découvre sans peine à travers ia trame, toute la trame de son existence.L'humilité descendait dans sa vie spirituelle à des profondeurs étonnantes.Il était convaincu qu'il n'avait, ne pouvait et ne \alait rien.Comment, en plus, peindre sa charité ?Comment en décrire les manifestations multiples et incessantes ?C’était chez lui un besoin d'aimer, de donner, de faire du bien.Besoin naturel, habitude et tendance d'une âme aimante ?Oui Mais surtout pensée de Dieu, dont le reflet de majesté et de gloire resplendit sur ses créatures.Ce reflet, cette image divine, il les voyait, il ne voyait qu'eux.” C'est tout le chapitre qu'il me faudrait citer et je ne saurais le faire en cette brève recension.J'y relève en- reste un homme tout de même, qui core seulement quelques lignes, qui a pu souffrir, et qui a souffert, de en disent long, et fort joliment, sur l'aisance à s’exprimer du jeune pro- ses incompréhensions et de ses pro- fesseur dTssy _ qui fut au reste_ près mécomptes.Et c’est mieux ain- dire que.à vouloir être de la sorte sincère.M.Gauthier est allé loin dans lesjdétails intimes de la vie de son héros ?Peut-être Nous le ver- Ua peu plus tard, à cinq ; .nos compatriotes d'origine belge Quel âge aviez-vous alors?.> c'est avec Mlle Simonne Fegara, s'intéressent en grand nombre, pos- .^luirp _ J'avais quatre ans Ma- ! premier prix de fugue du Conser- sédant à Oka un vaste domaine agri- 1 .vatoire, que j'ai fait mon solfège- cole ainsi qu’un domaine forestier ' j, .• dans une autre partie de la province alcltfc , , .et ayant laissé entendre qu'ils sont Et quel est le meilleur souvenir que on ne peut plus désireux de coopérer, vous ayez gardé de votre séjour à sous ce raoport, avec les autorités | rons plus loin II n'empêche que Paris ?.Provinciales et autres intéresés.; dans l'ensemble, le livre reste pro- , André- ~ C esl dimcile ;1 dlre7 Outre l'honorable M.Godbout.on fondément édifiant, tout autant que Qu'est-ce qui vous avait inspiré C'est probablement mon concert a remarque dans la liste des invités d'une rare valeur historique et lit-cetto composition ° la Salle Gaveau.le 26 mars 1939.— d'honneur, M.Georges Theunis, an- Itéraire Mwiré oh Madame ion ris'Je crois que tous les musiciens et cien premier ministre de Belgique Amin.- Oh Madame, j en ns eriüoues de Paris «'étaient ct ministre d Etat actuellement en maintenant, mais, a ce moment-la, tous ‘J-s critiques de pans s étaient mission en Amérique du Nord, le ce n’était pas drôle.J'avais été at- ! donné rendez-vous.Jetais très baron Silvercruys, ministre de Bel-tnqué par des abeilles qui m'avaient content.gique au Canada l'honorable séna- et C'est à la suite de cette Depuis combien de temps êtes- leur Raoul Dandurand, M.Victor ct c est a fa sum at cent 1 ., , K Doré, surintendant de Instruction vous rentre au Canada ?.publique.Mgr Olivier Maurault, rec- Andre.— Depuis le 15 juillet de lcur de l'Université de Montréal, M.cette année.F.-Cyril James, principal de l’uni- Avez-vous paru en public depuis versi'té McGill, le colonel Wilfrid o Bovey, et Me Léon Mercier Gouin.\oiu inouï .vice-présidents de l’association Bel- Andre.— Oui.j ai donné 6 con- gique-Canada.M.Maurice Heyne, plus tard, celle du directeur de si.parce que c'est plus humain.Plus Montréal langue était limpi- vrai et plus accessible Oserai-je d(?et c[aire comme une source de composé "Les pique aventure que j'ai abeilles piquantes".Vous avez écrit autre chose depuis ?.André Le volume se divise en sept chapitres ou parties assez inégales portant chacune sa désignation : L'enfant et le jeune homme — Le prêtre montagne.Le professeur ne connaissait pas les hésitations.Le flot coulait facile, spontané, un peu chantant.L'eau vive glissait sur son lit de sable et de cailloux.Tous comprenaient-ils ?Le croire serait erreur.Mais tous jouissaient.” Le chapitre sur l'homme 163-78> est pareillement une peinture prise sur le vif du tempérament de Monsieur Lecoq.de ses goûts, de ses répulsions, de sa facilité à écrire et à parler, de ses vertus déjà solides.L'homme - la- supérieur - Le ! ave= Ùuelcïues Portraits bien vivants père — Izi victime — Le vivant.Monsieur Lecoq est né à Nantes, en Bretagne, le 4 novembre 1846.Il a suivi son cours secondaire huit années durant au lycée impérial de sa ville natale, de 1855 à 1863.A 17 t _______ _____ ______- .La Pal't de nal^U **v â le liïveliënicnt de l'iffdl- ‘ i'armée serait de $1.007.356.596 et An vidii et la lutte dos classes, les deux celle de la marine de $1.224,521,833.je ne certs à Québec et je dois en donner consul de Belgique.M.Pierre Ro s On me dit que votre musique est j ""ea Mc,ntr0ttI' a DoddsMM.^'.’NbbVeHM.rXnnstrong“L ans, en 1863, il entrait au séminaire plutôt .descriptive.est-ce exact?.j1‘'^ono'nnn au l iait, ii.J.-H Donnay, professeur à la fa- de philosophie de la même ville, d'où l'Auditorium du Plateau.\ n il ré.- Je ne sais pas, Madame, I Alors, demain, jeudi 23 novembre.-uité des sciences de l'Université p passa en 1865 au séminaire de pourrais pas vous expliquer : h’ ne manquerai pas d allci vous Laval.le colonel W.-P.O'Brien, M.théologie voisin, l'un et l’autre sous objectifs essentiels du communisme.En plus des 120 vaisseaux déjà en mais je cherche toujours à traduire applaudir et je ciois bien que bon Leon l upaiiiei, M.Emili^ \ aillan .J • .¦ .1 :.: «.* i .• V In «irncirlonf rnPHlri - ' .de ses confrères d'Issy .M.Lafuge, M Hogan.M.Vigourel, M.de Foville, M Many, et.pour finir, quelques anecdotes sur son patriotisme français, de haute qualité, parfois peut-être voisinant à l’outrance, par exemple, vers 1917 ou 1918, son fameux éloge de la révolution devant une société française de Montréal.Le chapitre sur le supérieur (79- ':,1Ü Le communisme a fait disparaître construction, le président recom-l'héroï.sme individuel et il a éteint mande la construction de 24 nou-l idêe même de la nation" veaux navires de guerre au cours de .la nouvelle année fiscale, soit 2 cui- 1VDKF MATHIEU DEBUTERA lasses I porto-avion.2 croiseuts 8 "\ u iv viiiiic ! F‘i FEVRIER contre-torpilleurs.8 sous-matins, cl A NEW-lORlv.LE : ÎIAKII.K (]UcltllK.s vaisseaux auxiliaires Les I.imprésario Louis-H Bouidon.de (.mra.s.srs porteraient à dix le nom-Montrcal.a signe un connut 1V> bre dt.vaisseaux de ligne construits lequel il présentera notre jeune (j(• 9\icinq ans : on ne sait pas s’il compatriote^ Andre Matlnci^ au pu- s’;lg|rn d(.gigantesques cuirasses de .~ .65,000 tonnes comme il en a été en musique ce que je vois ou ce que j'entends.Vous avi concerts ?.André.— ; ‘ , V ' , nnHitenrs voudront court.M.Lionei Leroux.M.A.La- la direction sulpicienne.En octobre 123> est celui, je pense, qui retien-nom tu 01 ' ‘ gacé.M.G Pichc, M.Georges Le- 1869.il était admis à la "solitude”, le dra davantage l'attention des an- donné déjà plusieurs en faire autant.Etes-vous parmi Cnrt, M.Jean Derenne, M Arthur noviciat de Saint-Sulpice.à Issy.ciens.Que de fidèles descriptions nous pour longtemps.?fhnoorômeGpéRann^' TrpmHivprès Paris.A cause de son jeune âge, 0n trouve là des “maisons de la André.-Je ne sais pas Madame, ^honorable P-R Du Tremblay et J, n.étalt encore que diacre.ce qu„ a montagne” en 1876 et plus tard! Avant mon départ pour >! était entendu que nous étions un train spécial été d’ailleurs pendant vingt-deux Que de beaux portraits, saisissants mais, malheureusement, a un train snécial oui nartira de la ^ „ t h ¦., ?t „ ; a v., uaito ,.( „ ,, admire des sulpiciens Montréal : M.Orban, enseignait avec lui et M.Many .philosophie, M.Baile, l’ancien su- Un déjeuner sera servi a Phôtel de un moment ferma ses portes et l'on périeur.M.Colin, le supérieur du M.Rouxel, M.Troie, M.Le-landais.M.Dupret, M.Thibault, M.Le retour s’effectuera à six heures Paris et.jusqu’en 1876.il enseigna Trémolet, M.Parent.M.Sérieys, M.folie newyorkuis le samedi 3 février 55 qqq tonnes comme il en au.solr.au Town HaL de New-York, question en certains milieux, la deuxième, par ses dimensions, 1 .après Carnegie Hall, parmi les salles Mo j,.; heaUKEGAR1) d
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