L'Avenir du Nord, 11 octobre 1940, vendredi 11 octobre 1940
m •s 1897-1940 - h - 91 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-TROIS ANS U 1897-1940 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) i CHENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-QUATRIEME ANNEE, NUMERO 41 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI.II OCTOBRE 194Ü Apologie et défense de la paysannerie Griefs de la glèbe Hommage à Monsieur Godbout Depuis qu’il tient une plume, et surtout depuis la naissance de ses Pamphlets, il y a quatre ans, Vâldombre s’est imposé la noble et courageuse mission de défendre la paysannerie et de l’élever au rang qu’elle doit occuper dans une société bien organisée : le premier après l’Eglise.Tâche aussi pénible et ingrate que celle du paysan de nos Laurentides, lequel doit dompter une terre sablonneuse et pierreuse avant de la féconder et de lui arracher ses fruits.Avec une patience et un entêtement de défricheur, Grignon s'enfonce de temps en temps dans la forêt littéraire du Québec — encore plus en friche que l'autre, — armé de sa plume aussi incisive sur les esprits que la cognée du bûcheron tranchante dans les érables et les bouleaux de nos vastes solitudes.Pionnier de la littérature paysanne, il essouche, il épierre et se fraie un chemin droit comme le sillon tracé par la charrue du laboureur, chemin qui conduit à son but et à la raison d'étre de sa vie d'écrivain : le triomphe de la paysannerie.Tout écrivain pour qui l’art d’écrire ne consiste pas dans la satisfaction vaine et stérile de la forme, qui n'est que la matière première d'une oeuvre, se trace une lin, se choisit une doctrine, se découvre un champ de bataille.Il traitera différents sujets selon l’étendue de sa culture et de ses goûts, mais toujours il reviendra â l’objet premier, déterminant de son oeuvre, à sa mission.C’est pourquoi l'auteur d’Un homme et son péché revient si souvent avec un acharnement et une fougue admirables à sa doctrine dont il a fait le leitmotiv de son oeuvre.Dans ses cahiers d’août, il affirme une fois de plus sa profession de foi paysanne.C’est le développement de sa Lettre aux paysannes publiée dans Paysana de mars.Dans un article enflammé, oû il exclut à dessein le genre bucolique pour mieux faire appel à la raison, il s'adresse directement au paysan et â la société, et pose à l’un et à l'autre la question qui résume les griefs de la glèbe, l’indifférence de la société en même temps que l'ingratitude et la trahison d'une partie de la classe terrienne : “Laisserons-nous mourir la paysannerie" ?Dans cette apologie et cette défense de la paysannerie, Grignon traite, avec la rigueur qui convient, de l'exploitation du cultivateur.Cette exploitation a engendré la misère de l'agriculteur et une certaine désorganisation de la société, qui peut la conduire à une ruine rapide et certaine si on n'y porte pas remède à temps.On n'a qu’à s'arrêter à cette vérité qui est devenue une tradition économique, que “de tous les producteurs, le Paysan est le seul qui ne fixe pas ses prix de vente", pour se convaincre de la gravité du problème et de l'injustice d'une telle situation envers la classe qui domine, par l’indispensabllité de sa production, l'économie d'une nation.Les peuples ont pu se passer des métaux précieux, du numéraire, des étoffes luxueuses, des habitations ultraconfortables, des moyens de communications rapides, enfin de toutes les raffineries d’une civilisation dont les progrès étourdissants ont souvent provoqué la décadence, mais jamais ils n'ont pu se dispenser des produits du sol.On peut vivre sans l'industrie ; on ne peut pas vivre sans la terre.L’industrie et le commerce de leur côté ne peuvent exister sans l'agriculture.Aucune civilisation n’a pu se développer sans l'agriculture pas plus que sans la religion.L’ami et ministre de Henri IV, qui fut un soldat doublé d'un économiste et un adminlstratçur dont l’habileté, l'économie et la sagesse permirent à la France de se relever rapidement de trente ans de guerres civiles, Sully, avait coutume de dire : "Le labourage et le pastourage, voilà les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou.” Le secret de Sully tenait dans celte phrase.Le grand ministre fit reposer sa politique sur le facteur agricole.Ce fut la clef de son succès.A la mort d’Henri IV, en effet, le budget était équilibré et les caves de la Bastille renfermaient une réserve de quarante-trois millions.L'agriculture venait de sauver la France une fois de plus.Aujourd’hui, dans la plupart des pays civilisés, le sort matériel de cette paysannerie indispensable est entre les mains des intermédiaires qui fricotent à leur aise.Le seul remède à ces maux, ce sont les lois agricoles chargées de promouvoir l'épanouissement des coopératives, et de réglementer le prix de tous les produits du sol.Nos statuts regorgent de lois ouvrières en comparaison d'une législation agricole presque nulle.Valdombre insiste pour la centième fois peut-être sur le fait que la démocratie, depuis la révolution française, par opportunisme ou incompréhension, s'est détournée du paysan pour mettre toutes ses complaisances dans l'ouvrier que cette libéralité rend de plus en plus exigeant.Telles sont quelques-unes des causes profondes de la désertion des campagnes, qu'une étude des statistiques démographiques de notre province rend navrante.Ilonunagc à Godbout : homme d'Etat paysan Après avoir exposé les griefs de la glèbe en des accents d'une sincérité persuasive, Grignon, le poet.e paysan, s'adresse a la raison et au courage de l’homme du sol.le suppliant de s'accrocher au dernier lambeau de terre qui lui reste, avec la certitude qu’après la tourmente la paysannerie échappera au naufrage et dominera de sa puissance et de sa noblesse un monde désorganisé.Alors que le commerce, l'industrie, la finance et les carrières libérales voisineront la ruine, "vous autres, Paysans, vous aurez encore vos terres et vous serez libres", clame le pamphlétaire qui termine son article sur un hommage mérité de l'homme d'Etat paysan qui fait revivre la politique de Sully : Adélard Godbout.L'administration réaliste et progressive, parce que basée sur la renaissance agricole, du premier ministre québécois a déjà produit des fruits qui laissent entrevoir le salut par la paysannerie.Novateur courageux.M.Godbout fait marcher la législation agricole au pas de la législation ouvrière.Agriculteur par atavisme et par amour, mais nullement réactionnaire.il comprend qu"‘à conditions nouvelles, il faut moyens nouveaux", et que pour conserver des bras à la terre, il faut armer ces bras des Instruments rendus indispensables par le progrès moderne.Il faut également donner à l'ouvrier du sol un confort relatif et des avantages qu'il va chercher à la ville si on ne les lui procure pas à la campagne.Avec un sens administratif dont il a le secret, il fait pivoter sa politique agricole sur ln classification des terres arables, sur le retour des déserteurs du sol au bercail, et surtout sur l'établissement avantageux des fils de cultivateurs à proximité de la terre paternelle.A l’occasion de l’anniversaire de la victoire du parti libéral, je développera! dans scs grandes lignes l’oeuvre de ce gentilhomme campagnard.Dans le gouvernement Godbout, mon cher Valdombre, vous avez votre parti politique agraire.A la cocarde tricolore du farceur Duplessis, qui ne signifiait rien hors la défroque, Godbout a substitué le drapeau libéral uni au drapeau paysan.• Des plis du rouge et du vert sortira le salut et le triomphe de la paysannerie I Guillaume FREDERIC Aux Etats-Unis L’ETAT DES ESPRITS A une lettre que nous avons écrite à un ami qui vit depuis longtemps aux Etats- Unis nous recevons une réponse qui intéressera nos lecteurs: • * * “Vous me demandez quel est l'état d'esprit du peuple américain.Il est décidément hostile à l’hitlérisme ; on peut dire qu'il en a horreur.Même les Allemands d’origine (et ils sont loin, à ce que j’en puis savoir, d'être 30 millionsi sont très divisés là-dessus, et les prosélytes du Nazisme ne forment qu'une insignifiante minorité.Les citoyens, pour la plupart, sont en faveur d'aider l'Angleterre jusqu’à la limite d’hostilités ouvertes contre l'Allemagne ou l’Italie.Et ne croyez-vous pas que cette réserve est sage ?Faudrait-il qu'une fois encore, comme il y a vingt ans, le monde entier fût à feu et à sang, sans une nation à conserver le bienfait de la paix et la sanité de sa vie normale ?Même le Canada, à mon avis, fait preuve de grand bon sens t d’un louable souci de l'avenir du monde civilisé, en restreignant son aide à des troupes volontaires et refusant de se plonger par-dessus tête dans ce maëlstram.Après tout, les menaces qu'une victoire de Hitler apporterait à l'Amérique sont toutes problématiques et en tout cas nullement prochaines.Que l’Amérique se prépare, le cas échéant, à les repousser : elle aura fait tout son devoir envers ses citoyens, et c'est là le suprême de ses devoirs!.Dans un esprit semblable, les Etats-Unis voient de très mauvais oeil les empiètements du Japon, mais ne semblent nullement portés à leur résister par la force, à moins qu'ils ne se changent en attaques directes.Je crains, pour ma part, qu'on n’en vienne là un de ces jours; et ce danger me parait même plus pressant que celui d’Hitler.Mais les Etats-Unis attendront qu'on les provoque et n'iront pas au-devant d'un conflit.Et Roosevelt ?Eh bien, malgré l’opposition presque unanime du capital, de la grande industrie ; malgré l'hostilité sourde ou avouée de la presse ; malgré le préjugé attaché à un troisième terme pour un président des Etats-Unis, je crois que Roosevelt a une excellente chance d'être réélu.Qui s’en étonnerait quand on entend son adversaire approuver, accepter presque intact ce qu'il a accompli, et se prétendre seulement capable de le poursuivre mieux que lui ?Car c’est là l'élément curieux de cette campagne.Les républicains savent si bien que le New Deal a été bienfaisant, nécessaire, qu’il a l’appui de la nation, qu'ils n’osent s’attaquer de front à presque aucune de ses mesures.Ils déclament contre son exécution, son esprit, veulent nous persuader qu'il a fait de nous une nation d'esclaves.Mais comme chacun se sent les pieds, les mains, l'esprit, la langue même parfaitement libres, il ne prête guère d'attention à ces propos en l'air, et voudra très probablement continuer la direction du New Deal à ceux qui l'ont conçu et mis en acte, non à ceux qui se sont montrés de tout temps ses irréconciliables ennemis.Et il rit d’entendre les industriels, les banques, lamenter leur ruine prochaine.quand leurs profits de cette année dépassent les records de leurs années les plus prospères sept ans après que le New Deal les eut sauvés de la plus complète faillite.Voilà pourquoi Wilkie sera battu, à moins que d'ici un mois les signes présents ne se transforment totalement U D.Le parlement fédéral se réunira le 5 novembre Déclaration du premier ministre Le très honorable Mackenzie King, premier ministre, a annoncé que les Chambres se réuniront à Ottawa, le 5 novembre prochain.Il est probable que les Chambres seront de nouveau ajournées jusqu’à la mi-janvier.M.King a aussi annoncé le départ prochain pour l'Angleterre de l'honorable J.-L.Ralston, ministre de la défense natinoale, et de l'honorable M.Gardiner, ministre des services nationaux de guerre et aussi ministre de l’agriculture.Le voyage de M.Gardiner a trait évidemment à l’approvisionnement.Le ministre ira exposer l'aspect canadien de la question aux autorités de Londres, et s’informera du même coup de la situation là-bas.Le ministre de la défense nationale tient naturellement à se rendre compte sur les lieux de la condition de nos troupes.Il sera en mesure, dès la reprise de la session, de donner les informations complètes au parlement.M.King rappelle que le voyage de M.Rogers, au début de la guerre, fut de la plus grande utilité uT!’S !e îuCi'ïc sctîs Le nouveau sous-ministre du travail M.Bryce M.Stewart, un économiste de renom, est le nouveau sous-ministre du travail.Il succède à M.Dickson qui est mis à sa retraite.M.Stewart est un Canadien qui.depuis plusieurs années, poursuit une carrière remarquable aux Etats-Unis.Il est particulièrement au fait du fonctionnement de l'assistance-chômage.et c'est sans doute à ce titre que ses services seront grandement utilisés.M.Stewart n’accepte le poste que temporairement et pour la durée de la guerre.Le rapport de la Commission Sirois En réponse à une question, le premier ministre fit une allusion significative au rapport de la Commission royale des relations entre le Dominion et les provinces.Le gouvernement.dit M.King, ne songe aucunement à reléguer ce rapport aux oubliettes.Au contraire, il se peut que certaines pièces de législation au cours de la prochaine session, comme ce fut le cas de la dernière, soient basées sur les recommandations de la commission.Mais le premier ministre ne croit pas le temps opportun de convoquer une conférence des provinces pour étudier de façon générale les conclusions de ce rapport.Ce qui n’empêche pas, toutefois, le ministre des finances, par exemple, de s'aboucher avec les trésoriers provinciaux.Ou encore tel ou tel ministre de conférer avec les représentants des provinces.M.James Duncan Le sous-ministre de l'air.M.James S.Duncan qui n’avait accepté ce poste que pour trois mois tout d'abord, puis pour un autre trimestre qui expirait aujourd'hui même, a accepté de rester en fonctions quatre autres mois.Le centenaire de la naissance de Mercier On célébrera ce centenaire par une démonstration patriotique qui aura lieu, dimanche prochain, à Saint-Hyacinthe où Mercier fut élevé et vécut une grande partie de sa vie.Il y aura une parade et discours politiques dimanche après-midi, les automobiles devant se rendre aux portes de la ville de Saint-Hyacinthe pour deux heures précises, heure avancée de l'est.La délégation de la ville de Montréal doit se rencontrer à l'entrée nord du pont Jncques-Cnrtior le dimanche 13 du cournnt à une heure moins quart précise et de là se rendre à Saint-Hyacinthe en groupe passant par Chambly, Richelieu et Saint-Hilaire pour, là.bénéficier de la nouvelle route directe à Saint-Hyacinthe qui sera ouverte pour l'occasion.L’honorable Adélard Godbout, premier ministre de la province de Québec ; l'honorable Damien Bouchard, ministre de la voirie, et député et maire de Saint-Hyacinthe, Mc Léon-Mercier Gouin seront les orateurs à cette fête commémorative.L'honorable J.-E.PERRAULT membre de la commission conjointe internationale Instruction publique Le gouvernement King a nommé l’honorable J.-E.Perrault membre de la commission conjointe internationale.M.Perrault succède à sir William Hearst qui faisait partie de cette commission depuis 1920 et qui a démissionné pour cause de santé.La nomination de l’honorable J.-E.Perrault a été fort bien accueillie par toute la presse.Le choix du gouvernement King est heureux, car M.Perrault est éminemment qualifié pour le poste qu'on lui confie.L’honorable J.-E.Perrault, c.r., d'Arthabaska.est membre du barreau de Québec depuis 1898 ; il fut bâtonnier général du barreau de la province de Québec, en 1921, et membre de l’Assemblée législative à Québec de 1916 à 1935.Il y fut ministre de la colonisation et des mines et pêcheries, de 1919 à 1929 ; ministre des mines et de la voirie, de 1929 à 1936, et procureur général de la province pour quelques mois, en 1936.Le choix de M Perrault est doublement heureux, car il rend aux Canadiens-français la représentation que sir Wilfrid Laurier leur avait donnée à la commission conjointe et qu'ils avaient perdue il y a vingt-deux ans.La commission conjointe internationale fut créée en 1911 par le gouvernement de sir Wilfrid Laurier à la suite de la signature d'un traité entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis concernant les eaux limitrophes canadiennes et américaines.Le nouvel organisme devait se composer de trois Américains et de trois Canadiens.Pour y représenter l’élément canadien-français, sir Wilfrid Laurier avait choisi Me Aimé Geoffrion, mais cette nomination ne fut pas ratifiée par le gouvernement Borden qui, ayant pris le pouvoir en 1911, désigna M.Torn Chase Casgrain pour remplacer M.Geoffrion.M.Casgrain conserva ce poste jusqu’à son entrée dans le cabinet Borden, en 1914.Il eut pour successeur Me P.-B.Mi-gault.qui démissionna à son tour, quatre ans plus tard, en 1918, pour devenir juge de la cour supérieure.C'est à ce moment que l’élément canadien-français perdit son représentant au sein de la commission conjointe internationale.Le gouvernement Borden nomma comme successeur à M.Mignault un Canadien de langue anglaise, ancien premier ministre de l'Ontario, sir William Hearst, qui vient de démissionner et auquel succède M.Perrault.Le film à l'école.— Une initiative du départe-ment de l'instruction publique.Une des initiatives les plus Importantes prises en ces derniers temps par le département de l’instruction publique est l’organisation d’une cinémathèque pédagogique.C’est M.Gaudry Delisle qui en a la direction.Lors de la dernière réunion du sous-comité de la cinémathèque, il a exprimé l'avis que le département possède maintenant un nombre suffisant de films pour répondre à la plupart des demandes.A sa séance du 25 septembre, le comité catholique a décidé que le moment était venu de les mettre en circulation.D'après le dernier M.Robert LAURIER ministre dans l'Ontario M.Robert Laurier, avocat, d'Ottawa, et neveu de sir Wilfrid Laurier.succède, comme ministre des mines dans le cabinet provincial d'Ontario, à l'honorable Paul Leduc nommé greffier de la cour suprême.L'honorable Robert Laurier est né à Arthabaska, dans la province de Québec, le 31 mars 1892, fils de feu Me Henri Laurier, avocat, protonotaire de la cour supérieure pour le comté de Drummond-Arthabaska et frère de sir Wilfrid Laurier.Il commença ses études au collège des FF.du Sacré-Coeur d'Arthabaska.Plus tard, il vint à Montréal poursuivre ses études classiques au collège Loyola.Son cours terminé, il entra à l’Université McGill, pour un an d’études à la faculté de droit.Puis il quitta Montréal pour aller habiter chez son oncle et sa tante, sir Wilfrid et lady Laurier.Il termina ses études de droit à Osgoode Hall, à Toronto.Il s'enrôla comme lieutenant pendant la guerre de 1914.dans le corps canadien d’aviation.à Toronto.Après la guerre, il fut admis au Barreau d'Ontario, vers 1921.Il épousa à Ottawa Mlle Gabrielle Parent, fille de l'honorable S.-N.Parent, ancien premier ministre de la province de Québec, et de Mme S.-N.Parent.Ses deux fils, MM.Henri Laurier, 17 ans, et Cari Laurier, 16 ans.poursuivent en ce moment leurs études à l'Université d'Ottawa.L’honorable Robert Laurier est le fils de Mme Alphonse Brodeur, présidente du club Wilfrid-Laurier des femmes libérales de Montréal, et le frère de Mme St.George Harvey.Dans la pratique du droit, l’honorable M.Laurier fit partie de l’étude légale Belcourt, Chevrier et Leduc.M.Chevrier est devenu juge de la Cour suprême d'Ontario.L'honorable Paul Leduc fut ministre des mines d'Ontario.MELI-MELO LA PROVINCE S’OCCUPE DE LA SANTE DE SES ENFANTS C'est en prenant soin de l'enfant que l'on forme une génération saine, robuste, pleine de santé et de vigueur et si les générations nouvelles bénéficient de ces qualités, la nation tout entière en profitera.Voilà pourquoi il importe à l'Etat de surveiller tout particulièrement l'hygiène de la première enfance.C'est à ce travail que s'appliquent les médecins et les infirmières de nos unités sanitaires.Au cours des mois de juillet et d'août, plus de 113,000 enfants et bébés ont profité des examens et des visites de nos techniciens.C'est ce que déclarait le ministre provincial de la santé, l'honorable Henri Groulx, en remettant aux Journalistes le rapport des unités sanitaires pour le mois d'août.Il y a eu en effet 825 cliniques de première enfance en août ; 15,194 bébés de moins de 2 ans et 11,671 enfants d'âge préscolaire furent examinés ; 13,764 bébés et 16,986 enfants d’àge pré-scolaire furent vus à domicile.8,225 enfants furent immunisés contre la diphtérie, tandis que les visiteuses se sont rendues dans 17,609 familles .' On a tenu 163 cliniques anti-tu-berculeusos réparties dans les 43 unités sanitaires et 4,762 personnes furent examinées par nos cliniciens ambulants.Nos techniciens du ministère de la santé ont visité à domicile 1175 personnes.On a découvert 402 cas de maladies contagieuses dans la province en août.Une quarantaine de maisons sur 430 visitées furent affichées.L'ensemble des recherches épidémiologiques atteint 182 et le nombre des contacts et cas suspects examinés, 59.• * * LE CANADA POURRA DISPOSER BIENTOT DE 500,000 HOMMES Dans quelques mois, le Canada pourra disposer d’une armée permanente et non-permanente de 500,000 hommes.Au Canada et à l'étranger il y a actuellement 287,000 hommes sous les armes.On compte de plus, 36,000 aviateurs et environ 10,000 marins.Avant la guerre le Canada avait une milice de 4,409 hommes ; une aviation de 1.500 hommes et un service naval de 1.700 hommes.Le nombre total d’un demi-million d'hommes dans les divers services de la défense nationale sera atteint d’ici l'été prochain.Mercredi, 29,750 jeune gens ont commencé leur entrainement militaire, et leur nombre atteindra 240,000 dans les prochains douze mois, en vertu de la loi de la mobilisation.Dans l’armée active il y a environ 165,000 hommes, dont 52,000 outre-mer.Dans la milice non-active il y a près de 112.000 hommes, dont 65,000 ont pris part aux camps d’été.En cas d’urgence, tous ces hommes peuvent être appelés en service actif au Canada.(Suite à la deuxième page) inventaire, le département de l’instruction publique possède plus d’un millier de films de toutes sortes, parmi lesquels les films sonores sont nombreux.Les films anglais sont traduits par le directeur de la cinémathèque et le R.P.Alcantara en fait la revision.Le film pédagogique n’est pas fait seulement pour amuser les élèves, mais pour les éduquer.Voilà pourquoi le département de l’instruction publique s’est occupé de la préparation du personnel enseignant à l'utilisation du film éducateur.Un cours d’au moins cinq heures devra être donné dans les écoles nonnales et les seolasticats-écoles normales en vue d’initier les futurs éducateurs à l’enseignement par le film.C’est le R.P.Alcantara et M.l’abbé Albert Tessier qui seront chargés de ce cours.Des cours analogues seront aussi donnés aux inspecteurs d’écoles.Les films sont prêtés aux établissements d’enseignement ou d'éducation, publics ou privés, sous contrôle ou indépendants, ainsi qu’aux oeuvres postscolaires ou préscolaires, approuvées par le département de l’instruction publique.Il est interdit de projeter les films où un droit d’entrée est exigé.On demande aux professeurs de familiariser leurs élèves avec la projection, à tel point que l’annonce d’une vue ne soit plus un événement et que devant l’écran, comme devant le tableau noir ou au laboratoire, ils gardent la même attention.Les films cinématographiques muets et sonores sont sur format de 16 mm.Les films à vues fixer sont sur format de 35 mm.On trouve actuellement dans la cinémathèque pédagogique 33 films sonores avec une moyenne de 3 copies de 21 films muets avec une moyenne de 4 copies.Dans les films à vues fixes 451 à 5 copies et 615 à 1 copie Ils portent sur les sujets les plus variés.Au nombre des films parlants se trouve celui du congrès eucharis ci-que de Québec en 1938, et celui de la visite de Leurs Majestés au Canada en 1939.Dans le catalogue des films muets, signalons, entre autres : L’industrie du bois ; de l’oeuf au poussin ; la soie ; extraction du minerai de fer ; fabrication de la fonte ; l'enseignement simpliste du dessin ; le travail du potier ; le squelette ; le tissage domestique ; l'énergie des plantes ; la cité des fourmis ; l’air liquide ; le savon ; etc.Dans le catalogue des films parlants, signalons ; La province de Québec ; Rome moderne ; le Sahara ; air, source de la vie ; savoir se nourrir ; paysages de la Nouvelle France ; les leviers ; comment fonctionne une machine à vapeur ; les quatre saisons ; le travail du verrier ; la pression atmosphérique; dans une mine de houille ; les ailes de l'homme ; féerie de la lumière ; le tournage ; les maîtres de la musique ; etc.Le catalogue des vues fixes contient une grande variété de sujets : géographie, histoire, scien.-es, architecture ; beaux arts ; instruction religieuse ; les Missions ; l’Evangile ; etc.* • • Le directeur d’une maison d’enseignement, qui désire faire usage des films de la cinémathèque pédagogique, doit en faire la demande au surintendant de l’instruction publique et se soumettre aux règlements établis par le département.Dans ces règlements nous remarquons que l’on doit procéder à l’inspection de l’appareil, de l’installation et des conditions de projection.De plus, la projection ne sera fait que par une personne habituée à la manipulation des appareils de projection.On sait que la loi défend aux mineurs âgés de moins de seize ans d’entrer dans les salles où il est donné des spectacles au moyen du cinématographe.Mais cette disposition ne s’applique pas aux représentatlons cinématographiques données gratuitement dans des collèges, couvents ou institutions éducationnelles qui se soumettent aux règlements du département de l'instruction publique.r-Ai.t'à.' Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 11 octobre 1940 La colonisation POLITIQUE MODERNE Les idées de l’honorable Adélard Codbout Dans sen récent voyage dans l'Abitibi, l’honorable Adélard God-bout, premier ministre de la province de Québec, a exposé sa politique de colonisation.A Rouyn.il a dit que la nouvelle route de Mont-Laurier—Senneterre allait permettre un échange plus facile entre l’Abitibi et le reste de la province, et notamment détourner vers cette dernière le commerce qui auparavant se fait par l'Ontario.“Elle permettra en outre aux habitants du comté de devenir des clients de Québec et de Montréal”, ajouta M.Godbout.“Le progrès de l’Abitibi avance à une allure gigantesque.Nous recevons de toutes parts des suggestions que nous écoutons avec attention.D'aucuns voudraient que le développement du comté commence à 100 milles au nord d'Amos ; c’est certainement vouloir aller trop vite.D'autres suggèrent au contraire de remplir d'abord les vides paroisses avant d'aller de l'avant.Ceux-la encore ont tort.Pour l'instant, nous nous contentons d'observer les résultats de la politique que nous avons suivie jusqu’à maintenant."La mécanisation de la colonisation dans l'Abitibi est un premier pas et constitue déjà un progrès énorme.Vous savez que le gouvernement a mis cette année à la disposition des colons plusieurs tracteurs qui font en une journée le travail d’une famille pendant plusieurs semaines.“Les conditions de vie actuelles ne permettent plus le défrichement selon les méthodes anciennes, c’est pourquoi la mécanisation s'impose comme moyen d'aider le colon dans l'accomplissement de durs labeurs."Nous ne pouvons maintenant admettre que le colon soit obligé d'abattre le premier arbre pour construire sa maison.Désormais, nous lui offrirons des lots défrichés.” Les taxes Parlant ensuite des taxes, le premier ministre déclara qu'il les avait imposées pour ne pas endetter la province et charger les générations futures d'un fardeau qui viendrait s'ajouter à.leurs propres problèmes.D'où également la nécessité de ne se lancer dans aucune entreprise improductive.Le développement de l'Abitibi M.Godbout aborda alors la question du développement de l'Abitibi."Nous veillerons avant tout au balancement équitable de la population urbaine et rurale."Il est indispensable de conserver sur la terre une importante proportion de la population.Le genre de vie des cultivateurs les porte à se stabiliser.Leur caractère s'en ressent.et c’est un fait qu'ils se montrent plus réfractaires aux idées subversives de notre époque troublée que l’ouvrier des villes, hélas si prompt à s'emballer.“Nous veillerons donc à procurer au cultivateur une situation assez confortable pour qu'il ait l’ambition de demeurer sur la terre et d'y installer ses enfants.“En agissant ainsi, nous ne travaillons pas seulement pour eux.mais dans l'intérêt général du pays."Quant au développement de la colonisation, il faudra attendre au moins vingt ou vingt-cinq ans avant de s'attaquer plus au nord.“En ce qui regarde le peuplement des paroisses, nous sommes d avis qu'au lieu de les compléter en comblant les espaces vides, il conviien-drait au contraire de laisser de nombreux espaces libres, afin de permettre aux fils des cultivateurs de s'installer à côté de la terre paternelle, sous la surveillance et l'aide paternelle du chef de famille."Cette méthode me semble la seule normale et la seule qui permette un développement rapide de l'agriculture.” Au Canada cette semaine Quels que soient les événements des prochaines années, les historiens des décades à venir discuteront et glosseront longuement sur les causes réelles de la défaite de la France devant la terrible poussée des Nazis, au printemps de 1939.Aujourd’hui, dans les grands journaux et magazines des Etats-Unis et des autres pays encore libres, de même aussi que dans le flot des livres écrits sur la guerre, les affaires de France donnent un sujet de polémique sans fin ni résultat.Il faudra sans doute que la guerre s’achève et que les années passent sur une génération pour qu'en-fin l'on puisse connaître la vérité essentielle sur l'histoire de la France malheureuse.Toutefois, il existe actuellement assez de détails précis et confirmés pourqu'ils soient jugés authentiques et servent d'avertissement sérieux aux autres nations restées libres.Parce qu'au Canada on estime à haut prix la valeur de la liberté, il est encore temps pour les Canadiens de considérer l’exemple de la France pour apprendre où mènent la licence et la liberté de tout et de tous sans limites ni contraintes d'aucune sorte.La France était proverbialement la terre de la liberté et le refuge des persécutés, l’asile de la démocratie et de ses lubies, le temple de toutes les cultures.Sa liberté et son intégrité n’étaient déjà plus des plus saines.Elles souffraient de blessures et d’accrocs dont aujourd’hui souffrent nombre de nations également libres, ou à peu près.Quand l’épreuve de la résistance finale fut venue, il était trop tard ; on était trop faible et trop divisé.La plus grande déchirure à la liberté de mouvement de la France lui venait du communisme et le radicalisme qui s'enchaînent nécessairement d'une foule de maux et de faiblesses.En plus de tromper radicalement les gens qui s’y adonnent, le communisme maintient, à l'intérieur du pays qui le subit une guerre des classes continuelle et épuisante comme une hémorragie.Ses chefs et ses prédicants n’étaient pas responsables ni soucieux du sort des Français, ni de la justice, ni de la valeur du bien sur le mal : on n’avait qu’un évangile, celui de Staline, qu’une mission, la Haine.Il ne serait pas juste d'attribuer à cette seule cause l'étendue des malheurs de la France.Le danger serait d'y croire et de penser qu'en évitant ou en chassant le communisme, on peut se prémunir contre tous les maux.Le poison vient de la haine et du mécontentement qui se propagent toujours à la faveur du communisme et qui entachent graduellement des peuples entiers et des multitudes de gens qui pour rien au monde ne voudraient se dire ou devenir communistes.Cependant ils sont des mécontents, et c’est sur eux qui compte les ennemis de nos libertés pour atteindre leurs buts de conquête et de domination.Notre situation au Canada, même dans le vieux Québec, si conservateur et paisible dans ses opinions et ses traditions, en dépit même de ses allégeances politiques, doit s’en- visager à regard de ces faits et constations.On ne trouve que peu de communistes, véritables ou avoués.Ils se terrent ou disparaissent sous la surveillance de la loi et de l'ordre établi.Mais on peut trouver une quantité innombrable de gens, honnêtes et soumis, qui par leur mécontentement et récrémina-tions continuelles suivent par erreur et inadvertance le même chemin qui conduit au désordre, à l’effondrement et au désastre final.En somme, ce sont des destructeurs in-consicents de leur oeuvre : ils vont par le doute, les théories, les rêves patriotiques, le désenchantement, la critique, les faux idéals et les demi-vérités, ils vont directement au suicide national collectif : la raine par l'affaiblissement du mora.et de la confiance.Leur loyauté ne peut» certes pas se discuter : ils sont loyaux, ils veulent l’être, mais leur liberté et celles des autres les a rendus victimes d’un malaise qu’ils ne réalisent pas eux-mêmes On trouve de ces gens dans ces nouvelles associations qui surgissent à toute heure dans le but d'abattre ou de combattre un état de choses dans le seul but de le remplacer par un autre dont on ignore les résultats véritables.Tous ces mouvements se ressemblent et s'affilient en fin de compte puisqu’ils aboutissent toujours au même résultat.Il y a quelques années, on pouvait distinguer entre le communisme et le nazisme ; aujourd’hui, il n’y a pas à différencier ; les deux sont aussi brutales et d structifs de l’homme et de ses droits d’homme.Aujourd’hui, on peut encore trouver à séparer le communisme de tous ces autres mouvemer.'1' qui mettent l'Etat avant tout et tens pour l’Etat.Dans quelques armé s on ne pourra plus les distinguer : ce sera du même au pareil.La France sans doute considérait le communisme comme une barrière de résistance au nazisme.Et la faiblesse de ce rampart s'est révélé d'elie-méme aiors quelle faisait d'abord sauter les cadres mêmes de la nation qui s'est par la suite effritée, faute de soutien.Au Canada, les avocats mielleux ou tempèteux des “mouvements avancés” ou des groupes de gauche proclament leurs théories ou leurs associations comme les ramparts défensifs contre le communisme et demandent à tour de céder peu à peu afin de sauver le tout.Quand on cède, même pouce par pouce, on en vient à tout perdre.Le Canada ne saurait faire mieux que la France sur ce chemin Un mouvement ou un glissement vers les groupes de gauche est une victoire par pouces aux communistes, un affaiblissement hémorragique de nos institutions et de nos résistances naturelles contre les maux de l’extérieur.Que les malheurs de la France servent de leçon de choses aux peuples, de l’univers.L’histoire, même incomplète, de ses plus tristes heures, est une traînée de flammes et de ruines qui doit prémunir et retenir le reste du monde qui thésaurise encore la liberté, le plus grand bien de l'homme humain, de l'homme tel que créé par Dieu.• E.A.M E LI « ME LO (Suite de la première page) CHAUFFONS AU BOIS PENDANT LA GUERRE En employant plus de bois pour le chauffage de leurs maisons, les citoyens canadiens aideraient à conserver le change étranger pour les achats de guerre et feraient en même temps des économies sur l'achat de leur combustible, annonce le Laboratoire des produits forestiers du ministère fédéral des mines et des ressources.On importe chaque année pour la seule consommation domestique canadienne environ 3.400,000 tonnes d'anthracite et 1.800,000 tonnes de houille bitumineuse, sans compter la quantité considérable de pétrole brut acheté à l'extérieur et raffiné pour le chauffage des maisons.Dans les circonstances actuelles, alors qu'on s'efforce par tous les moyens de ménager le change étranger, il est important que le Canada réduise ses importations de combustible et emploie autant que possible les réserves abondantes de bois de seconde qualité, de déchets de scieries, de sciure de bois, etc., dont il dispose.On consomme environ 10 millions de cordes de bois de chauffage par année au Canada.C'est plus que le total des billots et du bois à pâte qu’on tire de nos forêts, et cela représente quelque 6,600,000 tonnes d'anthracite en unités calorifiques.Une corde et quart de bon bois dur fournit en effet autant de chaleur qu'une tonne d'anthracite.Bien que l'emploi du bois puisse exiger plus de travail et comporter plus d’ennuis que celui d'autres combustibles, il est toutefois le plus économique dans la plupart des cas.surtout avec les perfectionnements apportés depuis quelques années aux fournaises et aux poêles à bois, de même qu'aux fournaises à sciure de bois.Pour le moment, c'est en outre une mesure d'économie nationale importante qui met à la portée de tous un moyen de seconder l'effort de guerre du Canada.CONTRATS DE CONSTRUCTION A la fin de septembre, le ministère des approvisionnements avait accordé 479 contrats de construction d’une somme globale de $62,900.000.De cette somme, environ $50,000,000 ont été affectés à la Force aérienne et au Plan Coinjoint d’Entrainement Aérien.• • • L'ENTRETIEN DES ROUTES CET HIVER Le ministère de la voirie a reçu un grand nombre de demandes relativement à l'entretien des routes d'hiver.On a reçu une requête pour l'ouverture de la route Lévis-Jack-man dans toute sa longueur.Elle est déjà entretenue par des particuliers dans la plus grande partie de la Beauce.Cette artère permettrait aux automobilistes de circuler entre Québec et les Etats-Unis en tout temps de l'année, car nos voisins enlèvent la neige, même sur la route qui traverse les bois du Maine.Toute la question de l'entretien des routes d'hiver est actuellement étudiée par le ministère de la voirie.Une décision sera prise dans un avenir assez rapproché.jWort be jüï.Sfosiepïj Pélatr, * aboeat On célèbre la mémoire du JUGE ROUTHIER Auteur des paroles de l’hymne national canadien A la dernière minute, nous apprenons la triste nouvelle de la mort de Me Joseph Bélair, qui a pratiqué sa profession pendant plusieurs années dans notre ville qu'il quittait, il y a trois ans, pour aller habiter Montréal.Depuis deux semaines, M.Bélair était à l'Hôtel-Dieu où il est mort ce matin.Ses obsèques auront lieu, lundi prochain, à 9 heures du matin, en l’église Saint-Viateur d'Outrcmout.Le convoi funèbre partira du No 5310, avenue du Parc.Nous offrons nos profondes condoléances à Madame Bélair et à ses enfants, ainsi qu'au père du défunt, M, Bélair, de Saint-Eustache, et à sa famille.A SAINT-PLACIDE les Ce qu’on fera dans centres d’entraînements Environ sept heures de “travail” par jour.— Exercices les plus divers.— Notions générales de tout l’art militaire.Ottawa prohibe l’exportation du cuivre Le Canada met l’embargo sur le cuivre.Aucun permis d'exportation ne sera désormais accordé, sauf pour les pays du Commonwealth britanniques, et aussi pour les Etats-Unis où le cuivre est requis pour l'exécution des contrats de guerre.La majeure partie de notre production sera utilisée au pays, dans la fabrication des armements et des munitions.Depuis les débuts de la guerre, le gouvernement canadien a exercé un contrôle direct sur toutes les exportations de nos produits, afin que nos entreprises commerciales ne se trouvent pas à ravitailler des pays ennemis ou qui peuvent éventuellement le devenir.Il a veillé particulièrement a ce que le Royaume-Uni ne soit en aucune façon privé de nos richessés en métaux.Aussi, dès octobre 1939, y avait-il interdiction d'exporter le fer et l’acier , depuis février dernier, le zinc et le nickel ne parviennent qu’à la Grande-Bretagne et à ses alliés, parmi lesquels il est juste de considérer les Etats-Unis.Le même régime s'applique pour l'aluminium depuis le mois d’avril, et pour le cobalt, depuis le mois d'août.Restait le cuivre, qui attire l'attention actuelle du public, du fait que le Japon est un client Important de notre Industrie cuprifère.Le Japon achète chaque année près de 250,000 tonnes de cuivre.La Colombie canadienne lui vend la moitié de sa production, soit environ 13.000 tonnes.Dans l'ensemble, ce trafic n'était pas considérable, mais il convenait, dans l’état présent des relations du Japon avec les pays d'Amérique, qu’il fût complètement interrompu.C’est la décision à laquelle en est venu le cabinet King, en décrétant que “le Canada ne pourra plus exporter de cuivre, excepté aux pays de l'Empire britannique et aussi probablement aux Etats-Unis où il servira à compléter des contrats de guerre des Alliés.” 1 Les recrues ne perdront pas leur temps dans les centres d'entrainement.C'est ce qu’on constate en prenant connaissance du syllabus de l'entrainement dans les huit camps de Montréal, qui s'ouvriront mercredi prochain, le 9 octobre.Voici, en résumé, quel sera le programme d'une journée : 8 h.à 8 h.45 — Marches sur le terrain.8 h.45 à 9 h.30 — Culture physique.9 h.30 à 10 h.15 — Exercices sur le terrain, marche, formations.10 h.15 à 11 h.— Leçons théoriques.11 h.à 11 h.45 — Exercices divers sur le terrain.11 h.45 à 1 h.— Lunch et repos.1 h.à 1 h.45 — Exercices de marche.1 h.45 à 2 h.30 — Maniement du fusil.2 h.30 — à 3 h.15 — Exercices de formation.3 h.15 à 4 h.— Leçon de tir.4 h.à 4 h.45 — A choisir : conférence ou démonstration.220 séances Les mobilisés, durant leurs trente jours de camp, participeront à 220 séances d’exercices.Les premiers jours, les exercices sur place seront nombreux, mais ils diminueront ensuite graduellement.Par contre, les longueurs des marches augmenteront chaque semaine.Les mobilisés auront 55 périodes d'entrainement chaque semaine, ce qui.en comptant 45 minutes par période.fait une “semaine de travail" de 41 heures environ.L'entrainement commencera à huit heures du matin pour finir à 4 h.45 l’après-midi.Les séances d’exercices proprement dits seront au nombre de 48 ; il y en aura plus au commencement.Il y aura de la culture physique six jours par semaine ; elle comprendra la marche, la course, les exercices d’assouplissement, la boxe, la lutte, les différents jeux.Il y aura en tout 32 leçons sur la manière de porter un fusil, sept leçons sur le tir contre avions.12 leçons sur le maniement de la baïonnette.Les séances de tir auront lieu dans une salle ; il y aura place pour six tireurs à la fois et le temps de tir maximum pour chaque homme sera d'une heure.Il y aura 20 séances de protection contre les gaz.comprenant les exercices du respirateur et le séjour dans la chambre spéciale aux gaz Gn leur apprendra à se protéger eux-mêmes et aussi à protéger leurs armes et leur équipement.Les exercices de marche se feront progressivement ; en tout, il y en aura 25.La première semaine, les marches seront de trois milles ; la deuxième semaine, de quatre milles; la troisième, de six milles et la dernière, de huit milles.Manoeuvres de campagne 35 périodes seront consacrées aux manoeuvres de campagne, c’est-à-dire au travail de reconnaissance, de patrouille, au creusage de tranchées et à la pose de fils barbelés, aux fortifications, à la défense du terrain, etc.De plus, plusieurs conférences seront données, d'abord sur l’organisation générale des régiments d'infanterie, puis sur les antres formes de combat, notamment l'artillerie, la cavalerie, le génie, le ravitaillement, etc.Avant que les hommes quittent le camp, des conférences leur seront ‘ données sur l’historique du régi-jment qui aura été plus particuliè-| rement attaché à ce camp .De cette j façon, les mobilisés connaîtront | quelque chose de cette unité s'ils veulent en faire partie, ou ils pourront continuer à servir dans la “non-permanente” s’ils le désirent.Outre ces différents stages de l'entrainement, les mobilisés assisteront à des démonstrations spéciales sur certaines formes de patrouille et sur l'utilisation d'armes telles que la mitrailleuse Bren, le fusil anti-tank, etc.29,750 hommes mobilisés Le major général L.-R.LaFlèche, sous-ministre conjoint aux services nationaux de guerre, a exprimé sa satisfaction de l'aisance et de la rapidité avec laquelle fut accomplie la mobilisation des hommes en vertu de la loi du service militaire obligatoire."Nous sommes très reconnaissants aux présidents des bureaux de district et à leurs aides, pour avoir mis sur pied 29,750 hommes en 17 jours," a dit le major-générai La Flèche.Les hommes appelés doivent se rapporter dès mercredi à 39 centres d'entrainement installés dans tout le Canada.Ils y passeront 30 jours sous l’uniforme, recevant l’instruction militaire et l'entrainement Après quoi ils retourneront chez eux nantis du titre de membre de telle ou telle unité de la milice active non permanente.Tous ont 21 ans, célibataires ou mariés sans enfants.Par exception, dans certaines localités, des Jeunes gens de 22 ou 23 ans ont cté appelés pour compléter le nombre insuffisant des Jeunes gens de 21 ans.Au cours de la fin de semaine, les officiers et le personnel des camps au nombre de 5,538 hommes, sont Installés sur place afin de préparer l'arrivée des recrues.Le rassemblement et la préparation de ce personnel a été fait sous-la direction du ministère de la défense nationale.La sélection des officiers fut faite selon les aptitudes de chacun dans l'art de commander les Jeunes recrues.Les principaux officiers ont reçu un cours spécial en vue de leurs nouvelles fonctions.La fête organisée par M.l'abbé Laurent Charron, curé de Saint-Placide.et le préfet du comté de Deux-Montagnes, M.Ophnl Lalande, maire de Saint-Placide, en commémoration de la naissance de sir Basile-Adolphe Routhler, auteur de 1"'0 ! Canada", et du solxantenalre de la composition de l’hymne national.a remporté le plus franc succès, dimanche dernier.Une foule de plusieurs milliers de personnes s'était réunie devant le presbytère pour entendre les discours de M.Charron, qui souhaita la bienvenue aux visiteurs et à ses paroissiens ; l'abbé Elie Auclair, qui retraça la carrière de sir Adolphe depuis sa naissance en 1839 jusqu’à sa mort (l’auteur des strophes d'"0! Canada” est né au rang des Eboulls de Saint-Benoît, lequel fait aujourd'hui partie de Saint-Placide); M.Liguori Lacombe, député de Deux-Montagnes—Laval à Ottawa et maire de Sainte-Scholastique ; le sénateur Arthur Sauvé, qui parla au nom de son fils enrôlé et en son nom personnel ; Me L.-A.Fréchette, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et Me Alphonse de la Rochelle, qui représentait le comité permanent de la survivance française en Amérique à son titre de premier vice-président, et qui apporta à la foule le salut de toute l'Amérique française.On notait à cette fête la présence de pas moins de dix-sept maires du comté de Deux-Montagnes.NI.l’abbé Elie Auclair M.l’abbé Elie Auclair, membre de la Société Royale du Canada, a rappelé les circonstances entourant la composition de notre hymne nationale.“C'était à Québec, au mois de juin de l'année 1880.à l'occasion de la célébration de la fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste.Durant une réunion du comité d’organlsa-tiion de la fête, chez le musicien Ernest Gagnon, quelqu'un fit l'observation que “nous devrions avoir un vrai chant national”.Ernest Gagnon suggéra alors que cette tâche devait Incomber à M.le Juge Routhler et à M.Calixa Lavallée, l'un poète, l'autre musicien.Cette proposition fut accueillie d’emblée.“Routhier avait alors 40 ans et Lavallée en avait 38.Tous deux se concertèrent et se mirent à l'oeuvre.Ce ne fut pas long.Routhier écrivit des strophes en vers, vibrantes de patriotisme ; Lavallée trouva une musique vivante et vraiment enlevante.Le lendemain, notre "O Canada” était né et c’était un bel hymne à la patrie et à nos vieux souvenirs.“O Canada, terre de nos aïeux”, qu’on a aussi traduit en anglais, est maintenant, sans conteste, et depuis longtemps, notre chant national.On le chante partout au Canada, les jours de fête, et à l’étranger quand on veut nous faire honneur.Grave et digne, solennel et palpitant, ce chant national est l'un des plus beaux du monde.Il suffirait à lui seul pour immortaliser les noms de Routhier et de Lavallée, s’ils n’avaient par ailleurs, tous les deux, maints autres titres à la survie et à la gloire."J'ai eu l'honneur, continue M l'abbé Auclair, de succéder à M.le juge Routhier à la Société Royale du Canada, où j'ai pris séance en 1920, l'année même de sa mort et juste un mois auparavant.Je suis particulièrement heureux d'avoir une occasion de rendre hommage à son souvenir.Je le suis d'autant plus que je le fais devant vous qui êtes, à Saint-Placide, par droit de naissance, ses premiers co-parols-siens".La prévention des incendies CE QUE DISENT LES JOURNAUX NOTRE EFFORT DE GUERRE Parlant de notre effort de guerre, le Canada dit : “Ce ne sont plus des manifestations localisées ou spasmodiques des tentatives haletantes et passagères, mais une poussée d’énergie immense et soutenue à travers tout le pays.“La production est pléthorique.Le mouvement de notre vie économique est accéléré de façon vertigineuse.Là où passaient 800 wagons par jour, durant l’autre guerre, se succèdent maintenant plus de 2.000 wagons chargés de munitions, de vivres, d'avions, et qui se dirigent en une procession stridente et interminable vers un port de l’Atlantique.De là, ce sont surtout des navires canadiens qui transportent cette substantifique moelle et des moyens de protection à ceux qui subissent sans répit les raids aériens.Ces navires sont escortés par des destroyers canadiens dont l’équipage se compose fie marins du Canada.D'autres attendent et se préparent à monter les corvettes, les balayeurs de mines, les bateaux a moteur qui font la chasse à une vitesse inouïe.Des croiseurs auxiliaires sillonnent aussi les mers et ont déjà effectué des prises de choix."Là-bas.nos aviateurs se couvrent de gloire.Us font partie de la défense essentielle et sont la pointe du glaive flamboyant qui défend l'Angleterre.Au Canada, des milliers s'entraînent dont plusieurs ont déjà des ailes.Ils seront pilotes, ou navigateurs, ou observateurs, ou bombardiers de l’air.Us nous défendront, s'il le faut.Us défendent déjà le reste du monde."En Angleterre, le Canada a deux divisions pleinement outillées et motorisées, avec tous les renforts nécessaires.D'autres troupes canadiennes sont en Islande, a Terre-Neuve, aux Antilles."Une troisième division est pratiquement au complet quelque part dans les provinces maritimes où elle poursuit un entrainement intense et scientifique moderne.Une quatrième division sera bientôt sur pied.“Entre temps, la jeunesse canadienne se prépare à faire ses trente jours d’entrainement militaire.Le premier groupe de 30,000 hommes sera au camp dès le 9 octobre.D'autres suivront jusqu’à concurrence de 300,000 hommes d’ici douze mois.La loi de mobilisation des ressources nationales pourvoit aussi à la réintégration des chômeurs, au remplacement de la maln-d'oeuvre spécialisée, à l'entrainement des ouvriers à l’usine même, et au maintien de l’agriculture à un rythme qui s'accorde à l’activité de guerre."Tout cela, qui tient à vrai dire du miracle, est devenu comme le rythme normal du pays.A tel point que peu de Canadiens réalisent a heure actuelle le changement qui s’est opéré chez eux.Nous venons d'avancer de cinquante ans dans la vole de notre développement national.” Son Excellence le gouverneur gé -néral du Canada a désigné, par proclamation, la semaine du 6 au 12 octobre comme semaine de prévention des incendies.Cette semaine fournit tous les ans l’occasion d'attirer l’attention du public sur les pertes énormes que causent les incendies, afin que l'on puisse améliorer les conditions et supprimer les causes d’incendies.Le monde vient de traverser une année de la deuxième Grande Guerre, et nous avons tous lu les comptes-rendus des dégâts et de la dévastation causés par les bombes incendiaires et explosives, et ces récits nous ont frappés d'horreur et d’indignation.Pourtant, au cours des vingt années qui se sont écoulées depuis l’inauguration de la semaine de prévention des incendies au Canada, on a enregistré plus de 800.000 incendies qui ont causé 7.700 pertes de vie ainsi que des dégâts matériels pour une valeur dépassant $726.000,000.Notre attitude à cet égard ne peut être comparée qu'à l’indifférence béate avec laquelle nous avons assisté à l’avènement d’Hitler.Le feu n'épargne personne.Chacun est responsable envers scs voisins, et cette responsabilité devrait porter toutes les personnes bien pensantes à réfléchir et à considérer ce qu'elles doivent au groupement où elles demeurent Dans notre propre intérêt, et dans celui de nos concitoyens il ne faut tolér 1 sur notre propriété aucune condition qui soit de nature à causer un incendie.La plupart des Incendies sont si faciles à prévenir que c'est certainement un crime moral qçp de tolérer les conditions qui y contribuent De même que les particuliers, les villes et les villages récoltent ce qu'ils sèment.En permettant la construction de "nids à feu”, en négligeant de pourvoir un approvisionnement abondant et infaillible d'eau, ainsi que les moyens nécessaires pour l'utiliser efficacement, ou en négligeant d'observer les règles élémentaires de la préven*"on des incendies, on s’expose const initient à des incendies désastreux et à des conflagrations funestes Pourquoi tolérer des conditions qui non seulement prélèvent une lourde taxe sur la vie et la p-opriété, mais qui, en réalité, augmentent les frais d'exploitation de tous Fs gi lires d’entreprises commerciales et ajoutent aux difficultés que le peuple doit surmonter afin d’obtenir les nécessités de l’existence ?Nous ne pouvons rester plus longtemps indifférents à cette situation.La semaine de préventiion des incendies est une semaine spécialement choisie pour appeler l’attention sur opposer de toutes nos forces à ces puissances qui tentent de nous ravir notre liberté, devons-nous être prêts à combattre cet autre terrible fléau — le feu.L’Association fédérale de prévention des Incendies, ainsi que les prévôts provinciaux des incendies, les chefs de pompiers loc.iu.:, les compagnies d'assurance et les autres organisations nationales travaillent constamment dans l'intérêt de la prévention des incendies.Faites-vous votre part ?COMMISSAIRE FEDERAL DES INCENDIES OTTAWA EXCURSION A MONTREAL Samedi, 19 octobre et dimanche matin, 20 octobre 1910 Retour jusqu'au 21 octobre Voitures ordinaires seulement Aiipim Kr gage enregistre cosccoccca»', I The EAGLE LUMBER Co.Ltd.MANUFACTURIERS DE PLANCHERS EN BOIS DURS Spécialité : ^ PLANCHE MURALE“DONNACONA” PAPIER A LAMBRIS IMITATION DE BRIQUE “BRANTFORD” b PORTES INTERIEURES EN PIN ROUGE 8 BOIS IMITATION DE BILLOT, DE TOUTES EPAISSEURS b BOIS CARRE EN PIN ROUGE DE 18 A 10 PDS ;¦! BARDEAUX, MOULURES, ETC.^ 300, rue Saint-Janvier — Téléphone 60 | SAINT-JEROME Saint-Jérôme, le 11 octobre 1940 U AVENIR DU NORD Page trois Octobre Octobre est doux.L’hiver pèlerin s'achemine Au ciel où la dernière hirondelle s’étonne Rêvons.le feu s'allume et la bise chantonne.Rêvons.le feu s’endort sous sa cendre d'hermine.L’abat-jour transparent de rose s'illumine.La vitre est noire sous l’averse monotone.Oh ! le doux "remember” en la chambre d'automne, Où dans l’air parfumé, l'âme se dissémine.La ville est loin.Plus rien qu’un bruit sourd de voitures Qui meurt, mélancolique, aux plis lourds des tentures.Formons des rêves fins sur des miniatures Vers de mauves lointains d’une douceur fanée Mon âme s’est perdue ; et l'heure enrubannée Sonne cent ans à la pendule surannée.Albert SAMAIN LIVRES - JOURNAUX - REVUES “LE RECUEIL” D’OCTOBRE 1910 Avec sa livraison d'octobre, "LE RECUEIL est au seuil de sa quatrième année.C’est en novembre 1937 que parut l’unique Digest français d’alors ; il fut accueilli avec une sympathie qui n’a fait que grandir et que le numéro courant va contribuer à augmenter encore.Pour octobre, "LE RECUEIL" vous offre : Au siècle prochain, condensé des "Annales” ; Les chiffres, soldats de l’Empire, condensé de T'Empire Review”; La Grotte des Bohémiens, du “Samedi"; Les yeux de la science, de “Science & You”; Le rôle de l’eau, de "La Voix d’Evangeline"; Je préfère les femmes de 40 ans, d'"Everywoman”: Les Hapsbourg, de "Rob"; Vengeance de momies, de "L’Oeuvre" ; La couleur de la nuit, du "Larousse Mensuel Illustré”; Mystiques totalitaires, de “Dictature et Liberté”; La couleur de la mer, de J.Rouch ; Le pacte germano-soviétique, des “Annales"; Le plus ancien des sports, de "La Vie au Grand Air"; L'espionne de Fontainebleau, de "La Voix d'Evan-geline": César Franck, du “Temps"; Singularité du langage maritime, de "Yacht"; Caractère et prestige, de "Le fil de l'Epée’’; Le pétrole allemand.de “Voici"; Propos sur l'enfance, de "Préliminaires à l'Esthétique”; La science du sable, de "Sciences et Voyages"; Hitler historien, de “Marianne"; La congélation des aliments, de "L'Ovale C-I-L"; Les plantes qui tuent la volonté, de "La Revue Belge": La fraude d'un parieur, de “Not Guilty, M'Lord"; Le coeur blessé, de "La Revue Belge" ; Notre commère la tortue, de "L'Almanach Vermot” : George V et son peuple, de Raymond Recouly — le tout formant 96 pages débordantes d’intérêt."LE RECUEIL" se vend 25c dans tous les dépôts.Abonnement annuel S3.Numéro spécimen contre 3c en timbres.Case postale 100, station "B".Québec.___1 çrçm.“JE VOUS DONNERAI UN PAIN QUI VOUS VAUDRA DES ÉLOGES” lltN*1 LA FAMILLE Revue d’action familiale publiée par les Franciscains du Canada, 2010 ouest, Dorchester, Montréal ; chèques payables au pair à Montréal.Abonnement : 50 sous.Sommaire octobre 1940 Yolande.apprend., par Marie-Paule ; Voulez-vous divorcer?.Editorial par G.L.; La fidélité, par Ferdinand Coiteux, O.F M.; Le rôle de la femme, Il — La femme dans la société, par P.Perrier, ptre; Que votre lumière luise, par Jean Mag-delaine; Le Chaperon, Nouvelle par Guillaume Lavallée, O.F.M.; Ce qui ne s'apprend pas à la maison, par Albert Tessier, ptre ; Le problème de l'éducation, par Marcel-Marie, O.F.M.; On demande, par Françoise Gaudet-Smet; Vers le bonheur, par Marguerite St-Germain-Lefebvre; Le "mouton noir" et le "chou-chou" dans le foyer, par l'Oncle Tobie; L'amour conjugal et l'amour de Dieu, par Bernardin Verville, O.F.M.; Clubs familiaux; Occupons nos loisirs, par Monique Bureau; La course à la mort, par Romain Légaré, O.F.M.; Bibliographie familiale ; Deuxième semaine familiale.* * * “REVUE DOMINICAINE” Sommaire octobre 1910 R.P.Antonin Papillon.O.P.; Saint François au Canada ; R.P.Gérard Paré, O.P.; L'enseignement de la littérature française; M.Louis Chatel : L'éducation musicale de l'enfance.Le Sens des Faits : L'Heure Mariale dans nos journées, par le R.P.M.-V.Masson, O.P.— Pie XII à la Minerve — U.J.C.C., par le R.P.A.Papillon, O.P.— Allemands “nazis” et Allemands tout.court, par le R P.A.-M.Richer, O.P.L’Esprit des Livres : Simard : Maux présents et foi chrétienne (A.P.) Baudrillart : Saint Philippe Néri.fondateur de l’Oratoire romain (B.-M.L.» Walz : Chronotaxis vitae et operum Sancti Thomae de Aquino (A.P.i Accusés de réception.• • • L’ECOLE CANADIENNE Revue pédagogique de la Com-i mission des écoles catholiques de Montréal.SOMMAIRE d’octobre 1940 Son Excellence Mgr Georges Gauthier.René Guénette ; Bonne prononciation.La Direction des études: Le bulletin mensuel.La Direction : Chez nous, R.G.; Calendrier religieux, R.G.; Première et deuxième années.Une institutrice ; Bonne prononciation, La Direction des études ; Langue française : a> Exercices, R.G.et R.D.; bi Le Journal: Arithmétique.Gérard Péri- gny, Gérard Lapointe et Léopold Vcilleux ; Langue seconde ; Géographie, Alidc Paradis.* * • “AUJOURD’HUI" Voici le sommaire de l’édition d’octobre du "digest” français "AUJOURD’HUI”.PETAIN, VAINQUEUR DE VERDUN, "Jean Guyon-Cesbrom”; LES CANADIENS VUS DE L’ETRAN GER."John MacCormack" ; UNE REINE EN EXIL."Journal de la Femme” ; LE MARECHAL CHA-POCHINIKOV, "Notre Combat CARACTERE DE LA CULTURE AMERICAINE."The Saturday Re view of Literature" ; L’ECOLE LITTERAIRE DE MONTREAL.“Revue Populaire” ; DU CARACTERE ET DU PRESTIGE, "Charles de Gaulle” ; COMMENT MARQUER SES LIVRES, "The Saturday Review of Literature” ; RELIEURS CANADIENS, "Revue Populaire" ; L’ERREUR DE TROTSKY."Alec Dyer" ; M A D A M E BERNADOTTE, “Le Temps" ; L’ANGLETERRE EST UNE ILE, "Revue Moderne" ; FIN DE L’ANCIEN REGIME II.Recette éprouvée L’époque des condiments ou marinades Les condiments ou marinades relèvent le goût des mets II y a bien des façons régulières de les préparer, mais les combinaisons nouvelles sont toujours Intéressentes.Les recettes suivantes ont été éprouvées par la section des consommateurs, du ministère fédéral de l’agriculture : * • • Tomates vertes entières 1 gallon de petites tomates vertes 2 tasses de vinaigre de cidre 4 tasses de sucre brun 1 cuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de d’épices i marinades mélangées 1 cuil.à thé de graine de céleri 10 clous de girofle entiiers Faites cuire les tomates perdant douze minutes dans l’eau bouillante, quelques-unes à la fois Otez chaque tomate soigneusement, égouttez parfaitement et mettez en bocaux.Faites un sirop des autres ingrédients.Faites bouillir pendant cinq minutes.Coulez par-dessu.: les tomates.Bouchez hermétiquement.Marinade de légumes crus en salade ! 4 boisseau < 1 peck i de tomates mûres 2 gros piments rouges doux 2 piments verts doux 4 tasses d’oignons hachés 4 tiges de céleri 2 tasses de sel 2 cuil.àsoupe de clous de girofle 2 cuil.à soupe de grains de poivre 1 cuil.à thé d’épices à marinades mélangées 1 cuil.à thé de graine de céleri 2 pintes de vinaigre 4 tasses de sucre Pelez et hachez les tomates Hachez les piments, le céleri et l’oignon grossièrement.Mélangez les légumes, ajoutez le sel et laissez reposer toute la nuit.Faites bouillir le'vinaigre, le sucre et les ép ees pendant cinq minutes.Laissez reposer toute la nuit Egouttez pi, -faitement les légumes.Mélangez avec le sirop de vinaigre coulé.Versez dans des boucaux stéri'isés et bouchez.Ceci fait une salade excellente pour l'hiver lorsqu’on la tartine avec de la gélatine ordinaire.Employé en guise de condiment, on peut enlever l'excès de jus et c’en servir comme assaisonnement pour le cocktail aux tomates.Marinades glacés 4 pintes de concombres finement tranchés 1 piment vert coupé en petits morceaux 1 tasse de petits oignons finement tranchés 11 tasse de sel Mélange de marinades 2 tasses de sucre 13 cuil.à thé de curcuma 1 cuil.à thé de graine de céleri 1 cuil.à thé de graine de moutarde 1 bâton de cannelle 10 clous de girofle 2'2 tasses de vinaigre Mélangez les légumes.Disposez en couches, en saupoudrant chaque couche de sel et de glace concassée ou de cubes de glace.Laissez reposer pendant trois heures.Egouttez parfaitement.Faites bouillir le sirop pendant cinq minutes.Enlevez la cannelle et les clous de girofle.Ajoutez les légumes et faites chauffer (ne faites pas bouillir).Versez dans des bocaux stérilisés et bouchez immédiatement.• • • Salade d’hiver 1 chou-fleu Vh chou 1 concombre (gros) .y, y, ., La colonne de beauté % dirigée par !§$yHL Cousine Blanche Diplômée de F Université de Beauté de Paris m # Pour les “plus de quarante” double menton et obésité Les femmes qui dépassent la quarantaine ont à redouter, en plus des rides, l'obésité, qui se manifeste d’abord par le "double menton".Si ce "double menton” ne fait que commencer à se manifester, on le fera disparaître en pratiquant chaque jour le petit exercice suivant : envoyer énergiquement la tête en arrière de manière à ce que la peau du cou soit bien tendue.Cet exercice fait dix fois consécutives chaque soir au coucher, fera des merveilles.En plus, massager le cou avec de la crème aux vitamines F, puis alors que la peau du cou est bien tendue par le mouvement arrière de la tête, tapoter fermement le dessous du menton avec le dos de vos mains.Evidemment, si le double menton est trop prononcé, il faudra recourir à une de ces gelées dites “réduisantes”, dont l’effet est de faire résorber les chairs.Les rides du tour de la bouche se corrigent de la façon suivante ; massager le tour des lèvres avec une crème vitaminée, puis ouvrir la bouche assez grande pour découvrir les dents, fermer la bouche en raidis- 1 pinte d'oignons 1 pinte de tomates vertes 2 pieds de céleri 2 pintes de vinaigre 1 tasse de farine 3 tasses de sucre brun 1 cuil.à thé de curcuma 1 cuil.à thé de graine de céleri \-4 tasse de moutarde Préparez tous les légumes en les passant par le hachoir.Laissez reposer dans la saumure toute la nuit, puis faites bouillir pendant dix minutes dans la saumure et coulez.Faites bouillir le vinaigre, et mélangez la farine, le sucre brun, la moutarde, le curcuma et les graines de céleri dans une quantité suffisante de vinaigre froid pour faire une pâte.Ajoutez au vinaigre chaud et faites bouillir jusqu’à ce que le mélange commence à épaissir.Versez par-dessus les légumes.Mélangez bien et embouteillez.SIROP de BLE-U INDE m m %; % Pour ««Incro d*n» lo» Joui.Il «oui «nut do I onorglo ot do In r6»l«t«ncn.Le» molllour» ontrnlncur» .Io«otollr«du «port .dl«ont «ou»: Mongol Crown Ornnd lo producteur ropldo d'ftnorglo.The CANADA STAUCH COMPANY Llm.lod.Montreal PEUT-ON REMPLACER L'ESSEN CE."La Science et la Vie" ; POUR DECOUVRIR LE FUTUR, "Sciences et Voyages” ; LE SOJA, PLANTE AUX CENT USAGES, “La Science e la Vie" ; DEUX CORDES A SON ARC, "Man” ; UNE TENTATIVE D'HABITATION EN COM M L1 N.“Sciences et Voyages"."AUJOUR D'HUI”, est en vente dans tous les kioskes.Pour abonnement s'adresser à 31, ouest rue Saint-Jacques, Montréal.Billets à prix réduits Jous* d9Actions de Grâces Tarif Simple plus Un Quart POUR BILLET ALLER ET RETOUR Entre toutes les stations au Canada et pour certains endroits aux Etats-Unis.ALLER : depuis midi, ’vendredi.Il oct„ jusqu’à 2.00 p.m., lundi 14 oeto bre 1940, ’Où il n’y a pas de train l'après-midi du 11 octobre, billets valables sur train de l'avant-midi.RETOUR : départ jusqu'à minuit, mardi.15 octobre 1940.MINIMUM DES PRIX REDUITS : • Adultes ou Enfants - 25c a Renseignements supplémentaires de tout agent.cfeb.ufi QomûSIbm sant lentement la mâchoire inférieure jusqu’à ce que vous ressentiez la tension des chairs.Faire cet exercice dix fois le soir au coucher.Quant à l’obésité, maintenant que la vente de drogues amaigrissantes a été défendue par le ministère de la santé.non sans raison, soit dit en passant — il faut avoir recours à des diètes, dont celle au lait est, à mon avis, la meilleure.A suivre cette diète, préconisée d’abord par le chanoine Kneipp, on peut perdre jusqu’à 15 livres en 21 jours.Aprèi la quarantaine — surtout si l'on est grosse — se méfier des exercices physiques violents, car ils peuvent avoir des effets néfastes.Le coeur étant entouré d’une couche graisseuse ne bat plus avec la même énergie que lors de notre jeunesse et si, à la suite de violents exercices, on occasionne des battements anormaux, on court fort le risque de provoquer des accidents graves.Si vous êtes au nombre des “plus de quarante”, n'hésitez pas à me soumettre vos petits et gros problèmes de beauté.J'ai moi-même, depuis peu il est vrai, dépassé cet âge, donc je vous comprends et je saurai vous conseiller utilement.Le fait de m’écrire ne vous oblige en rien puisque ce journal a retenu mes services tout exprès pour vous renseigner.Profitez de votre lettre pour me demander ceux des feuillets publiés à l’intention de mes lectrices qui sont aptes à vous intéresser.Ces feuillets traitent des soins du visage, des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, le développement normal du buste, la maigreur, l’obésité, l'enlèvement des poils follets, la transpiration excessive et les poids et mesures normaux.Adressez vos lettres tout simplement à Cousine Blanche.197 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, en ayant soin d'inclure un timbre de 3c pour frais de poste.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Spécialité : EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL "/té/REGARDE CE QVE J'At—DE LA MELASSE SEMA/' ELLE GOÛTE BONNE ET EST BONNE! • La saveur de la Mêlasse BEMA possède un goût délicieux qui dénote immédiatement sa pureté.Et c’est un produit Pur Ie îus Pur tie la célèbre canne à sucre Barbade—riche en vitamines fortifiantes si nécessaires aux enfants.La BEMA est aussi une source précieuse de fer—une matière alimentaire essentielle.Les adultes aussi aiment la Mélasse BEMA.Elle est délicieuse sur une beurrée .un régale sur des crêpes ; 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Sainte-Marguerite : par M.Charles Black ¦ Sainte-Adèle-en-haut : par M.Charles Black : Sainte-Adèle-en-bas : par M.Charles Black Domaine d'Esterel : par M.Charles Black Chalet Cochand : par Mme Léa Cochand $1820.28 387.28 54.05 61.15 26.48 110.50 S 639.46 Ivry-sur-le-lac : par M.Walter Whelan 140.44 S.-Faustin, S.-Jovite et Lac Mercier : par M.Armand Bussières 478.78 Vai Morin : Organisations diverses (journées hippiques, concerts, etc.) S 619.22 49.59 917.89 S 967.43 BROCHURETTE GRATUrTE — L.hro-churette de le Leadve Gillett explique cannent ce puiwant nettoyeur dégage le* renvoi* d'eau bouché*.gtrde le* cabinet* extérieur* propre» et inodore* en en détruisant le contenu .et sert à toute* •orte* d’autre* usages.Demand ex-en trru?copie gratuite à la Stsuvdard Brands Ltd., Fraser Ave.& Liberty St., Toronto.Ont.Grand total $4055.44 Les noms, en regard de chaque j chiffre, sont les présidents ou les | capitaines de chaque section.Beaucoup de personnes, qui ont aidé à j cette campagne, ne paraissent pas Soyez Bons Pour Vos Veu* Ll'JkL'J MAZDA CANADIAN GENERAL ELECTRIC FABIICATION CANADIlNNf sur cette liste.et pour cause, nous n'aurions pas assez d'espace pour les citer.Par, dans Sainte-Agathe seulement, ont prêté leur concours à Mme Maillé : Mgr Jean-Baptiste Bazinet, Mme Zéphirin Raymond.Mme Euclide Forget, Mme Louts-Etienne Parent.Mme J.-A.Bacon Mme Isidore Guindon.Mme Ernest Piché.Mme Michel Bellerose, Mine Jean-Paul Riopelel.etc.— Parmi celles qui ont puissamment aidé à la confection des quelque 5.000 articles, soit de couture ou de tricot, pour la Croix Rouge, citons : Mmes Georges Liboiron, Moïse Laçasse, Esdras Maillé, Ho-norius Desjardins, Honorius Vanier.Joseph Lupien, Arthur Pellerin.Demers, Léonidas Legault.Ovila Massé.Alfred Massé, O.Tremblay, Eu-clide Forget, Wilfrid Provost.Oscar Legault.Dominique Doré, Maxime Valiquette.D'Assise Bélisle.Napoléon Boisclair, Folycarpe Dufour, Wilfrid Miron.Abundiuas Lortie, Albert Lortie.Stanley Cole.Zéphirin Raymond, Léo Desjardins.Nadeau, V.Charbonneau, Pierre Bra-zeau, Larché, Shannon, Donner, Major.Télesphore Charbonneau.Michel Bellerose, Joseph Juteau, Brassard.Paul-Emile Raymond, J Doré.Hasting, Adélard Courcelles, Elie Charbonneau.Henri Saint-Aubin, Lallier, V.Bazinet, Philippe Benoit.Ludger Lacase, Ménésippe Piché.Simoneau, Orner Boisclair, Orner Legault.les RR.SS.Grises, les RR.SS.de la Sagesse.Mme Lionel Deslauriers, etc.: Mlles Yvette Lortie.Yvonne Louiseize.Marguerite Desjardins.Anita Giroux.Germaine Chaussé, Pauline Labadie, Lucille Longpré, Alice Grignon, Agathe Pellerin.Françoise Roberge.Juteau, Potvin.Cécile Lajeunesse, Alice Cyr, L.-P.Provost.Blanche Quesnel, g.m., Lallier.etc.; aussi Mines Edouard Renaud, Henry B.Davis, L Bélisle.Guy Lefort.Jean-Marie David, Léa Cochand, etc.Nos visiteurs — A l’hôtel Raymond : M.et Mme S.Hunt, de Gatineau.M.et Mme A.-S.Beattie et leurs enfants, de Brantford.Mme O.de Beaujeu, de Montréal.M.J.-G.Beattie, de Fergus, Ont., M.Rod.Rivard, de Trois-Rivières, M.Jules Trudel.de Trois-Rivières.M.et Mme J.-E.Solis, de Montréal.M.et Mme J.-J.Brignall, de Toronto.M.et Mme Roy Donaldson, d'Ottawa, MM.Paul et Daniel Barrias.de Montréal, M.Fernand Boverat, de Montréal.M.et Mme Stanley S.Murray et leur fils Peter, de Gananoque, M et Mme E.-B.Rogers, de Gananoque, Mlle M.Cummings.d'Ottawa, Mlle E Perrault, d'Ottawa.Mlle K McLaughlin, d'Ottawa, M.-D.O’-Donnels O'Higgins.de Gananoque, M.E.O'Neill O’Higgins, de Gananoque, M.et Mme Georges Benoit, de Chambly.M.et Mme Rolland Le-beau.de Saint-Jean, M.P.-H.Wong, soeur et mère, de Montréal.M.et Mme Léo Tourigny, Trois-Rivières, M.et Mme C.Jeson, de Montréal, M.J.-A.-P.Ethier.de Vaudreuil, M.J.-A.-D.Pilon, de Vaudreuil, M.Henri Hébert, de Trois-Rivières, M.J-L.Godbout, de Saint-Hyacinthe, M.L.-P.Desbiens, de Lévis.M.et Mme R.Vincent.d'Ottawa.M.J.-O.Summers, de La-chine, M.et Mme M.-R.-S.Cassel, de Kitchener, Ont., M.Napoléon Gauvin, de Québec.M.Maurice Gauvin, de Québec.M.Tully Norter.de Lake George.N.-Y.M.H.Alden.de Lake George, N.-Y., M.H.Wilkins.de Lake George, N.-Y., etc., etc.Mariage — En notre église paroissiale, a eu lieu, le 5 octobre, le mariage de M.Jean-Paul Campeau, fils de M.Alexandre Campeau, de Jogue, Ont., avec Mlle Oiiva Legault.fille de M.et Mme Anthime Leroux.Nos souhaits de bonheur aux nouveaux époux.Naissance — A M.et Mme Alfred Prévost 11 Marie-Anne Huneauiti.est née, le 11er octobre, une fille, baptisée le 6 !et nommée Marie-Marguerite-Georgette.Parrain, Eugène Laroc-! que ; marraine, Béatrice Berthe-reau.M.JULES BELISLE JUGE DE PAIX M.Jules Bélisle.de Sainte-Thérèse, que le gouvernement provincial vient de nommer juge de paix a Juridiction dans tout le comté de Terrebonne.M.Jules Bélisle, fils de feu Eugène Bélisle et de Rose Gagné, est né à Sainte-Agathe-des-Monts, le 19 avril 1895.Il est le petit-fils de feu Joseph Bélisle.pionnier du Nord et premier maire de la paroisse de Sainte-Agathe.A sa sortie des cours, il entra au service de la scierie de Sainte-Agathe, aujourd'hui la Sainte-Agathe Lumber, pour laquelle il travailla quelques mois.Plus tard.il fut au service de la Montreal Tramways, département de l'express dont le gérant général était M.Kennedy, le fondateur par la suite de la Kennedy Taxi De 1913 à 1917, il s'occupa de commerce à Sainte-Agathe ; à l'automne de 1917.il séjourna à Montréal, occupa un emploi chez Goodwin's (aujourd'hui Eaton Co.), et le soir prenait des leçons de télégraphie au collège Elie.Le 26 mai 1918, 11 entrait au Canadien-Pacifique comme assistant-agent à Pont-Rouge : trois mois plus tard il subissait avec suce ès ses examens de télégraphiste-opérateur.Après quinze mois de service ici et là dans la province, il était nommé télégraphiste régulier à La-belle où il demeura quelques années.Il fit du service sept ans durant à Lennoxville, puis fut deux ans agent à Saint-Augustin, et deux années à Québec même.En 1933, M.Bélisle obtenait le poste de télégraphiste à Sainte-Thérèse, poste qu’il détient encore.Il est membre de la Chambre de commerce et fait partie de l'Ur.;on des Télégraphistes depuis vingt-deux ans.En 1935.il prenait l'initiative, avec quelques employés de la compagnie, de fonder la “Canadian Benefit Society Inc.”, compagnie d'assurances exclusivement réservée aux employés de chemins de fer et à leurs familles.Le siège-social de cette compagnie, qui groupe près de 1,000 assurés, est à Farnham, et M.Bélisle en est un des directeurs depuis 1935.M.Bélisle a ce joli record d'avoir fourni plus de 300 assurés à cette importante compagnie d'assurance mutuelle.Reconnu par son dévouement, son esprit d’initiative et ses brillantes qualités, il n'a pas tardé à se mettre en évidence dans les sociétés auxquelles il appartient.Nous lui réitérons nos félicitations à l'occasion de sa nomination comme juge de paix.A Saint-Sauveur — Malgré les temps difficiles que nous traversons, rien n’a empêché les touristes de visiter les Lauren-tiides en fin de semaine.Plusieurs d'entre eux se sont rendus à Saint-Sauveur pour retenir leurs places pour la prochaine saison du ski.L'hiver s’annonce prospère, car toutes les maisons y sont déjà louées.Une telle ruée du tourisme vers Saint-Sauveur nécessite des constructions nouvelles, et c’est avec plaisir que les citoyens de ce village voient élargir les cadres.Nous invitons cordialement l'étranger à se joindre à nous sur le chemin du progrès.— Etait de passage en fin de semaine.Monsieur Gaston Léonard, pour y rejoindre son épouse et son fils Raymond.— A M.et Mme Marcel Chartier est née le 4 octobre, une fille baptisée Marie - Marguerite - Micheline-Nicole.Parrain et marraine.M.et Mme Edouard Desjardins.Nos félicitations.A l'occasion de cette première naissance, Mme Sydney James et M.et Mme Wilfrid Cloutier étaient de passage â Saint-Sauveur pour féliciter leur soeur, Mme Chartier.Il n'y a pas seulement LES GRANDES ENTREPRISES A m m êssî&*
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