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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 31 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1941-01-31, Collections de BAnQ.

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V ü 1 f 1897-1941 SEUL JOURNAL ou DISTRICT de ÎERRËBON NE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-QUATRE ANS U 1897-1941 CHENIER 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) îï4> 1U SAINT-JEROME, F.Que.Abonnement : $2.00 par année QUARANTE-CINQUIEME ANNEE, NUMERO 5 Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE LE VENDREDI, 31 JANVIER 1941 Colonnards inconscients L’Université de Montréal A côté des véritables colonnards.émissaires de Berlin rétribués par les nazis et dont les menées révolutionnaires et la propagande insidieuse ont été é tou fiées à temps par les gouvernements canadiens et américains, les Etats-Unis et le Canada sont infestés de colonnards inconscients : nationalistes, Isolationnistes, étatsunlcns, ultra-loyalistes, voire même, antlpapistos l>ps sottises de ces cnergumènes nullement afliliés au Reich, et.dans un grand nombre de cas.sympathiques aux Alliés, font souvent le Jeu de l’Axe, en jetant la confusion dans les esprits, en les endormant dans une fausse quiétude ou en les surexcitant par la vision de dangers Imaginaires, en soulevant, enfin, les éléments divers des deux démocraties nord-américaines les uns contre les autres.Nous ne considérerons, aujourd'hui, que deux cas typiques encore chauds d'une actualité renversante Au Canada, nous avons assiste a une explosion isolée et localisée, heureusement, de fanatisme britannique et religieux qui.s'il se propageait, aurait un effet préjudiciable aux intérêts britanniques C'est la récompense que réservait à la province de Québec pour son attitude conciliante et ouvertement canadienne à la conférence fédérale-provlnclale, une Infime minorité et nous le signalons avec plaisir de l'Ontario dont l'attitude intransigeante du premier ministre a provoqué l'échec de la discussion du rapport Slrois Entre parenthèses si par malheur la dissidence était venue de la province de Québec, ce qui ' se fût probablement produit avec un Duplessis, émule de Hepburn, on [ devine facilement les imprécations qu'auraient lancées contre nous la presse et l'opinion ontariennes Respectueux de l’opinion de nos associés ! dans la confédération et soucieux de ne pas saboter l'unité nationale, nous nous sommes gardés de toute violence au sujet de la sortie cavalière de troLs provinces de la conférence.Les honorables Couin et Perrier au cercle universitaire Les époques tragiques comme celle que nous vivons présentement sont propices à l'exploitation des préjugés et des antagonismes de race et de religion L'histoire canadienne de la première Grande Guerre, en particulier, déborde de sursauts d'intransigeance et de fanatisme qui atteignirent leur point culminant en 1917, alors que la conscription divisa le pays en deux faction cl provoqua l'émeute dans la province de Québec et surtout dans l'Ontario ou une populace ameutée vociféra contre le Bas-Canada et l’Eglise de Rome, en même temps qu'elle Insultait et rossait ses représentants anticonscriptionnistes.tel M Euler, ancien ministre dans le cabinet King, aujourd'hui sénateur.Depuis le debut du présent conflit, nous n'avons pas en à déplorer de telles scènes préjudiciables a l'union indispensable à l'effort commun Fort de l’expérience de 1917, fidèle à son canadianisme traditionnel, le gouvernement liberal a su adopter et faire accepter par la nation une politique de Juste milieu, de compromis, qui permet à chaque groupe ethnique de contribuer a la victoire selon ses sentiments et ses convictions.R sc sent appuyé par une nation déterminée à gagner la guerre dans l'harmonie, le calme et la paix intérieure Il fallait quelques ombres a ce tableau impressionnant Le Dr Shields, de Toronto, en est une entre plusieurs pas plus menaçantes, du reste, que le radoteur de la rue Jarvis, mais passablement provocantes Les Insultes gratuites du pasteur baptlste et la publicité que certains journaux torontonlens accordent à ses calomnies alarmistes sont une injure grossière a la province de Québec, a l'heure où elle se dresse de toute la hauteur de son patriotisme, sans arrière pensée et sans restriction, aux côtcV; de ses associés de la Confédération, devant l’invasion mondiale des Barbares ; au moment où la hiérarchie catholique romaine du Québec ordonne, de concert avec l'autorité civile, des prières publiques pour la victoire des armes britanniques contre la tyrannie nazie et fasciste Il est consolant de noter que l'Eglise anglicane fera monter avec nous vers le Ciel, le 9 février, ses ardentes suppliques.A remarquer que la plupart des manifestations antifrançaises et antipapistes ne viennent pas du clergé anglican, mais des sectes dissidentes, héritières d'une doctrine de contrainte, d'intolérance et de haine, quintessence du puritanisme agressif et ostentatoire qui fit passer plusieurs fols »ur l'Angleterre un souffle de démence qui renversa le Tronc et livra les catholiques et les anglicans au massacre.1-es "Saints” firent tomber la tète de Charles 1er.monarque anglican sympathique aux catholiques, pour confier le pouvoir à un monstre Oliver Cromwell ! Il ne faut donc pas trop s'étonner d'entendre le pasteur -Shields ergoter sur "'l'aspect religieux du rapport Sirots", et voir clans les catholiques romains des alliés de Mussolini, l'adversaire du Vatican, auquel il a plus d'une fols résisté, qu'il a fait servir, au moment psychologique, à ses ambitions politiques et qu'il combat aujourd'hui dans son assaut contre la civilisation chrétienne.Les bobards injurieux et les vitupérations oranglsti :.£• u c energumène ne sont rien auprès de son ignorance des faits et de l'histoire et de son absence totale de Jugement.Comment un ministre Impeccable de la religion réformée, laquelle "ne craint rien ni personne que Dieu", peut-il descendre â un tel degré d'aberration ! Scs supérieurs ecclésiastiques ne devraient-ils pas éloigner ce prédicateur de la chnltc qu'il prostitue ?Fit Anasthnsie ne pourrait-elle pas fermer son temple et saisir son Gospel Witness, réquisitoire odieux qui.s'il est lu par des esprits étroits comme celui de son nuteur, peut compromettre, un moment, l'unité nationale, et partant, le succès de la cause commune ?Nous avons la conviction, toutefois, que les rivalités de races sont choses du passe .que la virulence stérile et les luttes acrimonieuses d'hier ont fait place a la compréhension et a la concorde.M.Shields et ceux-là qui ont feint de découvrir dans le rapport SlroLs une tentative de M Lapointe d'lni|x>ser la volonté de sa province au reste du pays, n'expriment pas l’opinion de la majorité de nos compatriotes ontariens, pas plus que certaines déclarations ou certains écrits de nos faux nationalistes ne reflètent le sentiment général du Québec.On reconnaîtra cependant que nos colonnards Inconscients font preuve de plus de pondération et.de jugement que ceux du Haut-Canada.Ce qui ne veut pas dire que leur rôle soit moins néfaste.Les Insultes du révérend Shields, qui est allé Jusqu'à dire que la cinquième colonne c'était la hiérarchie catholique romaine, n’ont pas soulevé l'indignntion qu'elles auraient dû chez les rédacteurs papelards du Devoir.La feuille plus catholique que le pape a ù peine esquissé une protestation qui lui a servi de prétexte à réprimante!’ la censure Mais ne soyons pas trop exigeants.La bonne presse ne peut servir deux causes à lu fols : sa religion et son parti politique.Par le temps qui court, elle est absorbée par la "lâche désagréable et difficile" de dépecer le discours de M Godboul devant la conférence fédérale-provlnclale et d'y chercher à In loupe la |x’Ute bête.Elle abandonne l'épiscopat, aux pourceaux pour tresser une couronne d'épines à M Godboul et une couronne de fleurs à M.Hepburn ! Tout cela pour désapprouver le loyalisme du clergé, compromettre le chef libéral et tenter de refaire la popularité n Jamais flétrie de son maître Duplessis, dont elle regrette amèrement l'absence du picotin.Oospcl Witness, bonne presse.Quelle pitié ! Guillaume FREDERIC "Je n'ai aucune hésitation à dire ", déclarait samedi soir l'honorable Hector Perrier, "que mes collègues du cabinet 'sont en faveur, unanimement, d une solution complète et définitive du problème de l'université de Montréal.Je crois, ajoutait aussiôt le secrétaire nrovincial, que l'immeuble de la montagne sera complété bientôt, et quand Je dLs bientôt.J'entends très bientôt, bien aur- Je ne sache point si cela sera dans quatre mois, dans six mois ou dan .un mois.Il convient de ne pas oublier qu'il ne s'agit*pas d une affaire de centaine de mille dollars.1 mais de millions, de cinq millions au ! moins immédiatement, puis d'un octroi annuel, ensuite d'environ $1100,000.chlflres qui devraient aider a comprendre les difficultés d'ordre financier que comporte le problème ( auquel nous voulons apporter une j solution".• • • Samedi dernier, l'honorable Léon- ; Mercier Gouin.sénateur, et l'honorable Hector Perrier, secrétaire de la province de Québec et députe de | Terrebonne, étalent, a titre d'anciens professeurs de l'Ecole des J Sciences sociales, politiques et économiques.les hôtes d'honneur du Cercle Universitaire, à un diner de I l'Association générale des diplômés de l'université de Montréal A ia table d'honneur, outre Me Vallée, qui présidait, on remarquait: | Mgr Olivier Maurault.recteur de j l'Université; Mgr Philippe Perrier, j vicaire général du diocèse de Mont- i réal; S Exc.Jean Désy.ministre j plénipotentiaire du Canada en Bel- i glque.et Mme Désy; le juge Charles-Auguste Bertrand, de la cour supérii-ure.et Mme Bertrand, le sénateur Elie Beauregard, le vicepresident de la Société d'administration de l'Université, et Mme Beauregard; le sénateur Athanase David, ancien secrétaire provincial; M Victor Doré, surintendant de l'instruction publique, et Mme Dore; | Mmes Léon-Mercier Gouin et liée- | tor Perrier.Dans son allocution.Me Vallée a tenu à rappeler que l'association a pour habitude de convoquer ses membres en vue de rendre hommage aux anciens qui se sont signalés au cours de l'anncc écoulée.Elle a voulu, cependant, fêter tout particulièrement.dit-il.cette fois, les honorables Gouin et Perrier a Litre tous deux de professeurs de l'Université.S'il a accordé la préséance à l'honorable M.Perrier, trésorier honoraire de l'association "devenu l'un de nos protecteurs", en le mettant à sa droite, cela, révèle-t-il.est à la demande de l’honorable M.Gouin qui voulait ainsi rendre hommage aux mérites du nouveau ministre.M Vallée salue enfin individuellement chacun des autres invités d'honneur, puis il invite l'honorable M Gouin à prendre la parole.la- sénateur Leon-Mercier Gouin "Comme à ia radio, débuté l'honorable M, Gouin.je voudrais pouvoir dire Ici.le Canada français, en m’adressant à l'honorable secrétaire provincial.En désirant parler iu nom de mes compatriotes, dit-il.Je risque, je le sais, de passer pour présomptueux.Je n'ai reçu aucun mandat exprès pour plaider au nom de tous la cause de notre chère et infortunée Alma Mater.Cependant.M le secrétaire provincial, j'ai la certitude la plus absolue que j'interprète fidèlement la pensée de tous les Canadiens français vraiment dignes de ce nom en sollicitant votre intervention en faveur de notre malheureuse université de Montreal.Il s'agit là pour nous d'une oeuvre nationale dont on ne peut pas exagérer l'importance.Cette grande institution catholique et française est appelée à faire rayonner notre culture religieuse et ethnique dans toute 1 Amérique du Nord et même nu-deln.Institut où doit s'élaborer notre avenir national i i "Quelle que soit son allégeance politique.tout universitaire sait que vous êtes un intellectuel de valeur; après avoir été l'un de mes plus brillants élèves, vous êtes devenu mon successeur à notre chère Ecole des Sciences Sociales, le laboratoire ou.plutôt, l'institut ou doit s'élaborer notre avenir national.Dans votre enseignement.M.Perrier, vous avez mis tout votre coeur.Vous n'avez jamais oublié que la sociologie catholique permet non seulement rie résoudre nos problèmes ouvriers, mais aussi de définir et de développer une saine doctrine patriotique.Si J'entends limiter mes remarques à votre ancienne faculté, c'est d'abord j»arce qu’elle vous touche de plus près, mon cher ex-collègue, et ensuite parce qu'elle fait bien voir l'apport de l'Université au point de vue national." Héritage spirituel, catholique et français à défendre Parlant plus loin du "maintien' et de "l'épanouissement de notre culture catholique et française d'inspiration, c'est, dit l'honorable M Goulu, la première tâche qui vous Incombe, M.le secrétaire nrovincial.dans votre nouvelle carrière J'ai confiance que vous n'y faillirez pas et que vous réalisez que notre état de guerre ne saurait servir de prétexte à retarder notre nrogrès Intellectuel.Je ne méconnais nulle- ment l'obligation primordiale que nous avons de défendre l'Intégrité de notre territoire, mais au-dessus de notre patrimoine matériel.il y a notre héritage spirituel, catholique et français.Les dangers de la guerre présente ne pourraient nous justifier de négliger l ame même de notre race, en laissant notre Université Inachevée devenir pour nous un tombeau national Aucune nécessite actuelle d'ordre militaire n'excuserait de nouveaux retards a l'achèvement de notre immeuble universitaire.” Le français encure mieux parlé dans cinquante ans Les journaux, dit en terminant l'honorable M Gouin, rapportaient cette semaine "qu'en certains milieux.on croyait que, dans cinquante ans, le Québec serait une province de langue anglaise Puis les explications sont venues et on nous a déclaré qu'on n’avait pas voulu dire que nous ne parlerions plus français, loi phrase citee portait cependant à quelque malentendu.D une façon aussi calme que possible.je répondrai à tous ceux qui veulent jouer le rôle de prophètes jxiur l'avenir du français au Canada que dans cinquante ans.on le parlera davantage et mieux encore qu on ne le fait aujourd'hui Avec la grâce de Dieu et l'héroïsme de nos mères canadiennes-françaises.nous avons confiance que notre race est appelée, non pas à disparaître, mais a continuer a se multiplier comme le grain de sénevé.Nous n'avons pour cela qu'à rester fidèles à notre passé et.je le sais.M.le ministre, c'est là votre preoccupation constante." L'honorable Hector Perrier L'honorable M.Pc-.- ayant remercie les diplômes de leur delicate attention a son sujet, se dit heureux d'avoir entendu l'honorable M Gouin proclamer que l'université de Montreal est "pour nous une oeuvre nationale dont on ne peut exagérer I importance" et qu'il s'agit d'une inde Institution catholique et française appelée a faire rayonner notre culture religieuse et technique dans toute l'Amérique du Nord et même au-delà." il taut reconnaître.en effet, a notre université, ajoute le secretaire provincial."le mérite d'avoir su maintenir ici dans toute son intégrité l'esprit français.Tous réalisent que si nous perdions quelque chose de nos qualités de courage et de travail, apanage de belles qualités françaises, le Canada ne serait pas aussi beau qu'il l'est." L'honorable M Perrier rend hommage, en passant, à l'Angleterre "qui nous a permis d'être ce que nous sommes, c'est-à-dire des Canadiens et des patriotes convaincus." Eléments de moralité contre les idées subversives L'honorable M.Perrier rapjxffle.notamment, "la contribution apportée par les Canadiens d’expression française à la prospérité et à la gloire du pays, éléments de moralité contre les idées subversives.Nous sommes fiers, dit-il, d'être Canadiens et Canadiens français, et cela pour avoir enrichi le patriotisme national".Parlant de la mission française que l'université a à remplir, "c'est pour nous un devoir, un devoir plus impérieux que jamais, dit l'honorable M.Perrier, de faire tout ce que nous pouvons pour lui faciliter sa tâche en faveur de la civilisation française", étant donné la situation pénible dans laquelle se trouve présentement la F'rance."Je connais depuis longtemps le problème uni -vcrsltaire, poursuit-il un peu plus loin, cela pour avoir connu toutes ses misères et vécu toutes scs angoisses." Si une solution lui est enfin apportée sous peu, il ne veut nullement s'en attribuer le mérite, lequel devra en revenir à tous ceux-là qui s'en sont préoccupés avant lui.Ralliement dû aux difficultés d'autrefois L’honorable M.Perrier évoque les difficultés qu'a connues l’universl-te.mais il ne s'en plaint pas Grâce à elles, suivant lui.un ralliement de tous les éléments ethniques es, devenu possible alors qu'autrcîols, a-t- II constaté lui-mème, il se rencontrait même des anciens élèves indifférents envers leur Alma Mater quand ils ne lui étalent pas ouvertement hostiles."Les temps sont bien changés et les difficultés du problème ont fait ouvrir les yeux à tout le monde.Je ne ferai pas.à ce sujet, de déclara tion plus précise, je n'en ni pas le mandat, mais je puis bien dire tout haut ce que Je pense tout bas.Notre distingue président, M.Vallée, vous a rappelé les déclarations du premier ministre et de l'honorable M.Groulx lors de la visite, le 23 novembre dernier, de l'immeuble de la Montagne.On vous a également rappelé celle, ces Jours derniers, de l’honorable M.Mathewson disant avoir reçu de l'honorable M.Uodbout, l'ordre d'avoir â organiser les finances de façon â régler le plus tôt possible la question de l'université.Or, Je n'ai aucune hésitation â ajouter que c'est le désir unanime des membres du cabinet qu'il en soit ainsi", A ceux qui seraient portés â critiquer ce qui se fait dans ce sens et du retard apporté à la réalisation du grand rêve de l'université, l'ho norable M.Ferrlei demande de se LA MESSE POUR LA VICTOIRE 9 février 1941 Voici la version officielle de la prière publique pour la victoire, qui sera récitée dans toutes les églises et chapelles de la province de Québec.le 9 février prochain.Leurs Excellences Nosseigneurs archevêques et évêques y ont attaché une indulgence de 50 jours.CetU magnifique invocation exprime a ia fois la misère morale d'un peuple angoissé par la guerre, et sa confiance en l'aide divine pour obtenir la victoire "sur la haine, sur les entreprises odieuses de la force sur le droit." Prière pour la victoire et pour la paix DIEU tout-puissant et miséricordieux.daignez jeter un regard de bonté sur votre peuple, prosterné devant vous pour implorer votre clémence et demander votre secours.Nous déplorons, en présence de votre divine Majesté, toutes les fautes commises contre vos saintes lois.Nous vous en conjurons.Seigneur, vous qui manifestez votre toute-puissance en pardonnant, oubliez les crimes des nations chrétiennes, et inspirez aux individus et aux pieu-pies l'observance de vos commandements.la pratique de votre Evangile.Nous vous en supplions humblement, ô Dieu de bonté, ayez pitié de nous et donnez-nous la victoire.Donnez surtout à l'humanité la victoire du droit sur la violence, la victoire de la justice sur l'iniquité, la victoire de la charité sur l'egoïsme.la victoire de vos droits divins sur les usurpations sacrilèges O Marie, secours des chrétiens et reine de la paix, vous qui tant de fois avez accordé à notre pays votre protection maternelle, portez notre supplication jusqu'au trône de votre divin Fils.Saint Joseph, patron du Canada, glorieux Martyrs canadiens, intercédez pour nous auprès de Dieu.Obtenez de sa miséricorde qu'il daigne soulager la misère du peuple, qu'il ait pour agréable ses sacrifices et ses prières, et qu'il lui donne enfin, avec la paix du Christ dans la justice et dans la charité, le bonheur et la prospérité.R.— Ainsi soit-il.NOTE — Nosseigneurs les archevêques et évêques de la province de Québec, ont accordé une indulgence de 50 jours à la récitation de cette prière.MELI - MELO La mémoire du curé Labelle AU POSTE CJJ.DE RADIO-CANADA Emission du 6 (Suite) janvier 1941 (1) Cinquième et dernier tableau Mort et funérailles du cure Antoine I-abelIe Personnages : L'Aïeul.l'Enfant.Mercier, sir Wilfrid Laurier.Dr Jules.L'enfant.— A son retour d'Europe.l'a-t-ü revu sa vieille maman ?L'aïeul.— Bien sûr.même qu'elle est morte après son fils, au presbytère de Saint-Jérôme, en juillet 1891.L’enfant.— Mais, alors, lui.il est mort jeune ?L'Aïeul.— (Attristéi Oui.mon enfant, quelques mois après son triomphal retour d’Europe, au matin du 4 janvier 1891.à l'âge de 57 ans, dans un hôpital de Québec.L'enfant.— Les jérômiens et ses colons du Nord ont dû le pleurer ?L'aïeul.— Les regrets furent universels.mon cher enfant, à travers le Canada et même en Europe.La presse canadienne et la presse européenne ne ménagèrent pas leurs éloges à la mémoire du Roi du Nord! L'enfant.— 'Questionneur!.Roi du Nord, dities-vous ?mense aux gares.(Une pause).A la jonction de Saint-Martin, on attendit l'arrivée de l'honorable Mercier.qui venait en carriole de Montréal.' Arrêt du train — bruits des grelots.dans le lointain, qui vont se rapprochant — Brouhaha — Murmures de voix endeuillées».Dr Jules.— Bonjour.M.Mercier.Mercier.— Ah ! docteur, quelle perte pour ia provlr.ee de Québec, pour le Nord !.'Le train repart).Dr Jules.— (Sanglots dans la voix '.A Saint-Jérôme, c'est à cette heure douloureuse que nous comprenons tout ce qu'il était pour nous! M.le ministre.U n'y avait rien d’impossible pour le curé Labelle.Les plus vastes projets semblaient pour lui jeux d'enfants.Et Dieu sait ce qu'il possédait de ressources pour les mener à bien.(Arrêt lent de la locomotive — Brouhaha — Murmures de voix attristées '.Le j Mercier.— Nous voici à Sainte] Thérèse, le train de l'Ouest, qui ra- L'ENTRAINEMENT MI LIT Al K E Tout indique que la penode d'entrainement militaire au Canada sera étendue à quatre mois.Mais seuls les jeunes gens de vingt et un ans seront appelés.On estime qu'ils sont environ 90.000 â travers tout le pays, dont un tiers peut-être seront trouvés inaptes au service.De sorte que 60.000 recrues seront disponibles pour un entrainement militaire plus complet.Il est possible que le ministre de la défense nationale, après consultation avec le cabinet, annonce ce nouveau régime cette semaine.On remarquera qu'il ne s'agit pas d'un changement de politique, laquelle fut dûment approuvée par le parlement, mais d'un changement de méthode.Dans ces conditions, le ministre peut fort bien annoncer une décision d'ordre strictement départemental, sans attendre la rentrée du parlement.* • • L'HONORABLE M.HOWE DE RETOUR AU CANADA L'honorable M.Howe.ministre des munitions, est revenu d'Angleterre à bord du cuirassé Georges V.M Howe s'était rendu en Angleterre sur le Western Prince qui fut coulé, et son retour â bord d'un puissant cuirassé présente un grand contraste avec cette première traversée.Le paquebot Western Prince fut abandonné près des côtes de l’Irlande.vers la mi-décembre, après avoir été torpillé.M.Howe et deux de ses assistants, M E.-P.Taylor, de Toronto, et le colonel W.-C Woodward.de Vancouver, purent rejoindre un autre navire.Mais l'honorable Gordon Scott, de Montréal, le quatrième membre de la délégation perdit la vie.LE FEDERAL PAIERAIT LA MOITIE DU TRANSPORT Le ministère de l’agriculture d'Ottawa a annoncé one le gouvernement fédéral off re de payer la moitié (Suite à la deuxieme page) rendre compte qu'il ne s'agit pas de centaines de milliers de dollars, mais de millions, de cinq millions au moins immédiatement, puis, en suite d'un octroi annuel d environ $800,000.Je crois que ces chiffres dit-il.devraient démontrer quelles difficultés d'ordre financier compor te le problème.A tout événement conclut l'honorable Perrier, je crois que l'immeuble de la Montagne sera complété bientôt, et quand je dis bientôt j’entends très bientôt, bien que je ne sache point si ce sera dans quatre mois, dans six mois ou dans un mois.Les plus lents à promettre u-t-on dit, sont généralement les plus fidèles à leurs engagements.Or ia seule promesse formelle que j'adresse à mon Alma Mater, c'est de faire, en ce qui concerne mes responsabilités, tout mon possible et tout mon devoir." L'aïeul.— Oui, un roi comme on n'en avait jamais vu auparavant; un roi sans liste civile, pauvre et secourable.qui travaillait sans relâche ; un roi bûcheron, cultivateur.instituteur, curé, prélat ; un roi à ï’aise partout, qui entrait avec autant de plaisir dans la hutte du colon qu'au palais du Vatican.L'enfant.— Un rci sans blason!.L'aïeul.— ( Rêveur i.Il a vait pour domaine : une province ! pour sceptre ; une hache ! pour trône : une bûche ! pour héraut : une locomotive ! L'enfant.— (Etonné».Ah! c't'une belle idée, ça, grand-père ! (Musique de fan faT?j L aïeul.— Dans tout le pays on ne pouvait croire que le bon curé de Saint-Jérôme, le colosse taillé dans le granit des montagnes, avait été couché dans la tombe.Dire qu'on n'entendrait plus sa voix puissante prêcher l'ardeur au travail, la vaillance aux colons., tun temps).Quand on se rend à l’évidence du fait, à des milles et des milles à la ronde, les hommes échangeaient des poignées de main en une mutuelle offrande de sympathie ; les femmes pleuraient, sans cacher leurs larmes.Tout le vaste Nord se rendait compte quil venait de perdre son soutien, son ami.'Attristé).Et des jours durant, le deuil flotta sur l’immense région des Laurentides.L'enfant.— Comment est-il mort?L'aïeul.— Le père Turgeon, un jésuite qui l'assista dans ses derniers moments, disait : "Il est mort rondement comme il a vécu !".Son courage en face de la mort fut le couronnement de sa vie intrépide.Il ne s’attendrit qu'une fois en pensant à sa vieille mère qu’il ne reverrait pas.et c'est en pleurant qu'il murmura : Le cure Labelle.— (Très triste — faiblement).“Maman !" L'aïeul.— Sa nature exubérante conserva tout de même le dessus jusqu'à la fin.Ainsi, un père missionnaire voulant l'exhorter, lui dit: Le Père.— ".Monseigneur, vous avez choisi un bien beau jour pour mourir.C'est aujourd'hui l'Octave des Saints Innocents.” I.e cure Labelle.— ".En ce cas, j’atmerais mieux attendre à demain !.(Rire triste en descres-ccndoi.L'aïeul.— Et sa voix s'ételenit, parait-il.dans un éclat de rire tellement communicatif que les assistants ne purent réprimer leur hilarité.(Une pause i.Trois minutes après, le curé Labelle était mort.IGlas, musique funèbre en sourdine.bruit d'un train en marche].L’aïeul.— Un convoi spécial ramena les restes mortels du grand patriote, de Québec â Saint-Jérôme.Sur le parcours, on pleurait la mort du colonisateur et la foule était tm- ( 1 » Voir l’Avenir du Nord des 10, 17 et 24 Janvier 1941, mène sir Wilfrid Laurier, vient d’arriver.Laurier.— (Lentement et bas).Messieurs ! Messieurs ! Ne ’ vous dérangez pas.je vais m’asseoir ici.Merci.(Le train repart).Quel deuil national ! Le Canada tout entier pleure le curé Labelle.Son oeuvre était vaste comme son coeur !.” » Le train file — puis nouvel arrêt a Saint-Jérôme — murmure grossissant de la foule sur le quai de la gare — des femmes pleurent — bruit de grelots des attelages.Musique funèbre — en sourdine).L'aïeul.— (Voix grave).— On fit des funérailles royales à l’Apôtre du Nord ’ Environ 10,000 personnes suivirent le cortège funèbre.Tous les magasins et les industries locales étaient fermés.Chaque maison était drapée de tentures noires.Sur la route du cimetière, à 1% mille du centre de la petite ville, on avait planté de cinquante pieds en cinquante pieds des sa oins ornés de crêpes avec des boucles violettes.On avait élevé des arcs, dans les rues, tous ornés de banderolles noires.Le catafalque avait trois étages surmontés d’un baldaquin à crépines d'or.L’enfant.— (Extasié).— Comme ça devait être impressionnant ! L'aïeul.— Si je te disais que sur le parcours funèbre, le monde s'agenouillait dans la neige, au passage du corbillard, tête nue, en plein mois de janvier.L’enfant.— (Emu).Comme on l'aimait, pour tant le regretter ! (Murmures de la fouie — prières marmottées — des pas crissant sur la neige — accords d'une marche funèbre).Voix.— Not’ pauvre curé ! Oh ! regarde donc, il y a huit chevaux qui traînent le chariot !.Voix.— Comme il y en a des belles fleurs ! Et du beau monde de la ville !.Voix.— C'est-y pas triste de voir c'pauvre Isidore ! Y est ailé à Québec.le curé l'a fait demander avant de mourir.Il m’a raconté que dans ses souffrances not’ curé disait sans arrêt : “Dieu ! — la.vérité ! — L'obéissance ! Maman !” (Musique funèbre, plus forte — on entend la cloche qui tinte le glas — arrêt des voitures au cimetière].Panégyrique.— (Ton grandiose et triste, tout de même).Mes frères."A mesure que les générations s’éloigneront de la grande figure du curé Labelle, elle prendra des proportions de plus en plus colossales ; il entrera de platn-pled dans la légende et.quelques Jours, les vieillards diront à leurs enfants : — L’aïeul.— (Grandiose’/.N’oubliez jamais son nom I Honorez sa nsé-moire d’une impérissable vénération 1 Car, il ne fut pas seulanumt un prêtre admirable, il fut un incomparable patriote !.(Cette reproduction a été autariaéa) Pag* deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 31 janvier 1941 ROUTE OUVERTE DE MONTREAL AU MONT-TREMBLANT Crû ce à la collaboration de l'honorable Hector Perrier et à l'initiative de deux Laurentiens, cette artère est entretenue tout l'hiver.ORATEUR, QUE PREEÈRES-TU ?La route nationale entre Montréal et le Nftrnt-TTembJant est maintenant ouverte à la circula:.des automobiles sur tout son parcours grâce à Initiative de deux Laurentiens.MM.K.-W.Harr: et F.-W Wheeler, fondateurs de la Laurentian Winter Hoads Association et propriétaires respectifs des hôtels Laurentide Inn et Gray Rocks Inn.La route sera entretenue tout l'hiver par un chasse-neige du modèle Walter, dont le coût, de $13.000 egalement muni d'un appareil à sa- i oler la route lorsqu'elle est glissante I L'"Hector” fait la navette quoti- ; -.bonnement entre Saint-Jérôme et j le Mont-Tremblant et voit à tenir la ! route parfaitement libre même dans ] les plus fortes tempêtes de neige Les journalistes prirent le lunch I au Laurentide Inn pour se rendre j ensuite à Saint-Jovite où ils furent i les invités de M.F.-W.Wheeler.Le depart s'effectua de l’aérodro- j me de Saint-Jovite.sis à un demi- i mille du Gray Rocks Inn.à quatre i a ete partiellement défrayé par des i heures 45 contributions directes et le reste par I Réalisation d'un orojet le ministère provincial de la voirie L'on entr< tiendra cette route sait-qui s'est engage a effectuer trois j.iar.nf remuneration, en vue d* versements de $3.000 chacun.procurer à l'automobiliste .'avant.!- Le trajet, entre Montréal et Saint- :0 visite r les Laurentide.- sur un-Jovite, Soit une distance de 81 milles .urface d.n- .dv : que peut être parcouru en deux heures „ .adam < : de lui procure! la lamelles touristes ou les skieurs qui pre- ;; r;t.se ;ivrer ,.ux spi, :- d'hiv, r fèrent revenir par la voie des airs .peuvent monter à bord d'un avion ! ' ® prt^auenn.-' ou, laart-Cff 4*™^.i^bï^dc-teuVrT^er ! QUI QUltt6 Silin v - JOV lt6 tOUi* »t!I - g .• • ., après-midis à quatre heures 45 pour*::.:t.d chm^è-?e‘vc3 Hecv- a atterrir à Saint-Hubert a cinq heu- fès^jec^ns dU p, -s.- res JU' Imistes, puisque le trajet entre j I Montréal et Saint-Jovite s'effectue maintenant aussi rapidement qu'en | lonial Airways dans un auto conduit ;; i" u ' -*x ‘-euit ^ par M.K.-W.Harrison, ont fait Tins- *** ®ur vfttc route roulent mainte- ; pection de la route qui est entrete- nar-'; ¦- P*-' camions tout coinnue sut une largeur de 26 pieds et |me -aut
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