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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 16 janvier 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-01-16, Collections de BAnQ.

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CHEN ! FR Société Jiiilmtlfkf 1897-1942 m w w ^ SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) SAINT JEROME, P.Que Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme QUARANTE-SIXIEME ANNEE.NUMERO 3 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABELLE LE VENDREDI.16 JANVIER 1942 De Charybde en Scylla C’est la situation du parti conservateur fédéral.Pour avoir substitué M.Melghen à M.Hanson, il vient de tomber de Charybde en Scylla.L’attitude presque platonique de M.Hanson en face de la politique de guerre canadienne du gouvernement faisait croupir le parti conservateur dans une Inaction voisine de la léthargie ; l’attitude emportée et imprégnée des principes de 1917 et du ’’Aye.Aye.Ready” de 1922.de M.Melghen provoquera la mort du parti conservateur.Et c’est le dernier homme d’Etat qui reste au parti de MacDonald, qu’un simulacre de convention, qui avait l’air d’une ’veillée au corps”, a chargé d’exhaler le dernier soupir.Tristesse et misère des grandeurs de la politique ! Après une cure dans l’opposition et au sénat d’où il sort passablement éraflé, l’ancien premier ministre éphémère fait de son mieux pour voiler les signes de décrépitude de son parti et simule un renouveau de vigueur qui ne résisterait pas à une consultation populaire.Et M Meighcn semble le comprendre puisqu’il n’a pas encore jugé bon d’en réclamer une.Ce qui ne l’empeche pas de défier l’opinion publique dans ses harangues qui n’ont que le mérite de démasquer la pensée véritable du parti conservateur et d’exposer au grand jour la vétusté de sa façade branlante qui ne cache que des ruines.M.Melghen revendique la souveraineté du parlement et du peuple, et demande à tous les partis de ‘ faire confiance a la conscience de la nation" Cette conscience de la nation s’est pourtant manifestée d’une façon peremptoire en mars 1940, a une élection en temps de guerre, et le gouvernement de parti choisi par la nation qui rejetait du même coup, par un verdict sans appel, toute idée de gouvernement d’union, a poursuivi avec énergie et des résultats splendides une politique de guerre conforme à la volonté du peuple, et se montre déterminé à continuer dans cette voie tant que l'électorat ne lui confiera pas un mandat différent.Ce qui semble improbable."La conscience de la nation" ! M Meighen s'en moque et la défie lorsqu’il enfourche l'haridelle de bataille du gouvernement national, qu’il abouche la trompette pour sonner la trêve entre les partis et qu'il réclame une place pour lui et les siens au sein du cabinet avec, le cas échéant, de plantureux contrats pour les bailleurs de fonds électoraux du parti conservateur.Grâce à la politique énergique et honnête du gouvernement King, les scandales de la dernière guerre ne se sont pas répétés dans le présent conflit les charges ont été distribuées avec équité et les profits exorbitants empêchés.C'est ce qui désole M.Meighen et ses amis qui tâchent, par tous les moyens mis à leur portée grâce à la liberté de parole, a soulever une vague de fond en leur faveur.Le vent démagogique qu ils soulèvent ne contribue qu’a secouer le temple de l'impérialisme exacerbé qu'ils s'obstinent à prcner contre la volonté populaire.La souveraineté du peuple et les prérogatives du parlement ! M Meighen s'en est moque et les a défiées lorsqu'en 1917 il a inscrit dans nos statuts les trois “bills” impopulaires et iniques de conscription pour outre-mer.des élections en temps dr guerie et de l'achat du Canadien-Nord.chemin de fer déficitaire mais dont les propriétaires.MM.Mackenzie et Mann, avaient le mérite de compter parmi les principaux pourvoyeurs de la caisse électorale tory.En vertu de la loi Meighen des élections en temps de guerre, le gouvernement Borden attribuait aux comtés les plus exposés à la défaite le vote des soldats outre-mer sans égard à leur circonscription électorale respective, et àmème des soldats d'Angleterre qui n’avaient jamais mis les pieds au Canada ! Il avait, de plus, défranchisé un grand nombre d’électeurs dont il redoutait le verdict.Et c'est le même homme qui parle de "honteuse méconnaissance des droits démocratiques de nos soldats” parce que la loi électorale du pays, pour éviter des complications et des délais, ne contient pas de dispositions concernant le vote des citoyens, soldats ou civils, absents d’un comté où se tient une élection partielle ! M.Meighen sait pourtant qu'à l’élection générale de 1940.tous les soldats au pays et outre-mer ont pu voter librement et pour les candidats de leur division électorale, cette fois.Quant a son élection de 1917.si elle ne fut pas partielle, elle fut partiale.* * * Les comparaisons sont ordinairement boiteuses : celles de M.Meighen sont paralytiques.Il procède d’abord par élimination : il ne dit pas un mot des membres du Commonwealth dont l'efTort de guerre est inférieur au nôtre du point de vue des effectifs militaires.Car pour cet esprit tardigrade, il n’y a que cela qui compte : "Do not forget, it is effectives who count." a-t-il précisé, dernièrement.Oubliant tous les autres facteurs que le facteur strictement militaire, il établit une comparaison entre la contribution en hommes de la Nouvelle-Zélande et la nôtre La Nouvelle-Zélande est plus pauvre que nous en ressources naturelles ; elle ne produit ni fer ni acier.Sa contribution doit donc se traduire en effectifs militaires plutôt qu'en matériel de guerre.C'est le contraire qui se produit pour nous.La nature l'a voulu ainsi.M.Meighen ne peut rien changer aux phénomènes géologiques et démographiques.Le Canada est.de tout l’Empire, le pays le plus vaste, le mieux pourvu en richesses de toutes sortes et le moins peuplé comparativement à son étendue.Il doit donc fournir un effort de guerre en rapport avec ses ressources.M.Meighen, ce champion d’un impérialisme désuet, n'entend rien à l'organisation rationnelle d’un empire, ignore tout du sens véritable de ce mot.de son objet et des moyens à prendre pour l'atteindre.Le progrès d'une telle organisation politique, économique et militaire, de même que le succès de sa cause dans tous les domaines, exigent de la part de chacun de ses membres librement associés — c’est notre cas — une contribution proportionnée a la nature et a l'abondance de ses ressources, à sa capacité de production et au chitfre de sa population, et selon la forme qu'il choisit par la voix du scrutin lorsqu'il charge un parti politique en qui il a confiance dexprimer et d’interpréter sa volonté au parlement.M.Meighen restera toujours étranger à cette conception réaliste do l'empire.Pour lui.le Canada n’accomplit son devoii en temps de guerre que lorsque tous ses hommes valides, revêtus de l'uniforme militaire, quittent le pays, n’y laissant que M.Meighen et sa troupe d'écumeurs fricoter à leur aise dans le picotin des plantureux contrats de guerre.M Meighen a qualifié de "tradition sinistre" la politique de guerre courageuse du gouvernement et conforme a la volonté du peuple.La "tradition sinistre", c'est lui et ses acolytes qui la perpétuent par leur obstination à vouloir former un cabinet d’union et imposer la conscription pour service outre-mer, deux mesures qui désuniraient la nation et sèmeraient la panique et l'émeute, comme en 1917.*- * * Citons, à l'intention de M.Meighen les chiffres révélés par l’enquête conduite par Orant Dexter, de la Winnipeg Free Press.Ils semblent conformes à la réalité et n’ont pas encore été contredits.En résumé, il y a actuellement 1,800,000 hommes au Canada de 20 à 39 ans, soit d'âge militaire.Environ un tiers, soit 600,000, sont inaptes au service militaire 220,000 sont déjà dans l'armée, 62.000 font partie de l’aviation et 20.000 de la marine.Sur les 894.000 hommes qui restent, il faut soustraire ceux qui travaillent dans les industries de guerre, les sujets étrangers non naturalisés, les objecteurs de conscience, les hommes mariés dont les charges familiales les écartent immédiatement de songer à s’enrôler, et quelques autres.Nous pouvons donc dès lors calculer sur un ensemble de 500,000 hommes disponibles.De ce nombre, l’armée en requiert chaque année 90,000.l’aviation, 35,000, et la marine, 7,000, soit un total de 132,000 hommes.D'autre part, d’après les Informations du ministère du travail, les'usines de guerre exigeront 200,000 travailleurs.11 ne reste plus que 162,000 hommes pour subvenir aux nécessités créées par l’expansion de notre organisation militaire.Avouons que c’est très peu et que la conscription souhaitée avec véhémence par le chef conservateur ne modifierait, pas beaucoup la situation.L’étude de M, Dexter va plus loin.Il envisage le cas particulier des 91.175 célibataires et veufs qui atteignent l’âge de 21 ans cette année.De ce nombre, l’aviation n’obtiendra pas plus de 15,000 recrues, en raison de l’examen médical extrêmement rigoureux auquel sont soumis nos aspirants-aviateurs et du degré d’instruction exige.Lit marine trouvera parmi eux les 6,000 hommes dont elle a besoin.De son côté, l’armée peut compter sur 30,784 d entre eux pour remplir ses cadres actuels.Les autres, soit 30,391, pourront être versés dans les services industriels de guerre, qui exigent pourtant dans les 200,000 hommes.Nous sommes donc loin du compte.A la suite de cette étude, la Winnipeg Free l’ress faisait les commentaires suivants : "L’industrie de guerre va continuer son expansion illimitée et nécessitera de plus en plus d’ouvriers.Sans le travail, cette expansion est impossible.Il n’est que de jeter un regard sur le fameux rapport MacMillan du 27 janvier 1911 pour constater jusqu’à quel degré, meme alors, la pénurie d’ouvriers paralysait la production.M.MacMillan signalait qu’au sujet des navires, c'était un problème de “trouver un personnel entraîné sans nuire aux chantiers de réparations nécessaires pour éviter des retards aux vaisseaux et aux cargos qui parcourent actuellement l’Atlantique." lavs industries chimiques, les explosifs, le remplissage des obus, disait-il.toute cette production était sujette au fait "d'obtenir assez de techniciens", "d’ouvriers spécialisés” et “un supplément d'experts qui pourraient être enlevés à des industries moins essentielles.” Et eoelera.Le Canada en guerre Recrutement d'officiers ea nadir ns-français Une nouvelle décision des quartiers généraux de la défense nationale, en ce qui concerne la préparation et l’Instruction de candidats-officiers canadiens-français, vient s'ajouter à de nombreuses mesures déjà mises en application et qui font suite au discours que prononçait feu le très honorable Ernest Lapointe, le 2* septembre 1941.dans le but d'augmenter la représentation canadienne-française dans l’Armée.Cela permettra aux Canadiens-français d'atteindre au plus tôt lu proportion de candidats à laquelle ils ont droit, à l’Ecole d’of-liciers de Brockville.(Ont.i Jusqu'à date.l’Armée active et la Réserve iy compris les C.E.O.Cj.n’ont pas été en mesure de fournir le nombre requis de candidats, et il faudra trouver dans la population civile les éléments dont on a besoin pour remplir les cadres canadiens-français de Brockville.On procédera à un recrutement spécial dans ce but dans les rangs des civils.Ceux qui auront été choisis suivront un cours d’instruction p ’liminaire de huit semaines au Centre élémentaire no 44, à Saint-Jérôme, P.Q.Ces cours commenceront le 2 février prochain.Secours aux familles des soldats Le ministre de la défense nationale.l'honorable M.Ralston, a annoncé la formation du comité des administrateurs des allocations familiales dont la fonction sera d'assurer aux personnes qui sont à la charge des soldats canadiens, les secours financiers supplémentaires qui seront jugés nécessaires.Ce bureau administrera un fonds spécial qui sera connu sous le nom de Crédit supplémentaire d’allocations familiales.Il mettra sur pied, aussi L'honorable Séverin Letourneau juge en chef de la cour d'appel L'honorable Séverin Létourneau vient d’être nommé juge en chef de la cour d'appel de la province de Québec II succède à sir Mathias Tellier.qui a démissionné à cause de sa santé.Cette nomination est bien vue de tous, car elle est le couronnement d'une belle carrière au barreau et à la magistrature.Né en 1871, le juge Létourneau fut admis au barreau en 1895.Il s’occupa activement de politique tout en pratiquant constamment sa profession.Député d'Hochelaga à l'Assemblée législative de Québec, de mai 1912 à juin 1919, il fut appelé au Conseil législatif pour la division de Rigaud.le 27 juin 1919.Le 25 janvier 1922.l’honorable M.Létourneau remplaçait le juge Joseph Lavergne à la cour du banc du roi.division des appels.Le juge Létourneau est membre à vie de l'A.A.A.Nationale, membre fondateur de l'hôpital Notre-Dame, membre à vie et ancien directeur du club Chapleau, membre du Cercle Universitaire et de France-Amérique.Nous félicitons l'honorable Létourneau du haut poste qu'on vient de lui confier et dont il est éminemment digne.rapidement que possible, des comités consultatifs régionaux qui seront chargés de recevoir les demandes des personnes à charge en difficultés financières sans qu'il y ait de leur faute, et de faire enquête sur les cas soumis.Ces comités régionaux coopéreront avec les organismes de secours locaux, de façon à se servir autant que possible des facilités déjà existantes.Canons allemands à la fonte M.Gustave Lanctôt, archiviste du Dominion et président de la Commission du Musée militaire, a annoncé récemment que depuis le commencement de la guerre.97 canons de campagne, 63 mitrailleuses et 22 mortiers de tranchée allemands.tous provenant de trophées de la première grande guerre, ont été fondus pour être convertis en de nouvelles armes et munitions.En juillet 1940, M.Lanctôt obtenait du gouvernement fédéral l'autorisation de disposer des trophées de guerre allemands : immédiate- ment.22 tonnes d'acier et huit tonnes de cuivre étaient vendues aux industries de guerre.Depuis lors, on a autorisé la vente de tous les trophées de guerre reçus à cette fin.de villes, bourgades et villages de j toutes les parties du Canada Les lièvres font leur part.La chasse aux lièvres, dans les provinces des Prairies, a été remarI quablement abondante cet automne.On estime que quatre millions de ces rongeurs environ ont été capturés, représentant une valeur approximative de $320,000.Une grande partie de leurs peaux entrera dans la confection des uniformes militaires, principalement ceux des aviateurs.Les cadets de la Marine L’honorable Angus-L.Macdonald, ministre des Services navals, a annoncé la nomination de M.R.-C.Stevenson.C.A., de Montréal, au poste de coordinateur des activités des groupes de cadets de la Marine.Le but de cette nomination est d'aider à augmenter la liste des membres du Corps des Cadets de ia Marine par la coopération de différents comités canadiens, entre autres "The Navy League of Canada”, comité qui déjà s’occupe de cette formation d'une façon plus générale.Conférence de l'honorable Athanase David au club Letellier de Saint-Just M.le sénateur Athanase David sera le prochain conférencier au club Letellier-de-Saint-Just.le soir du 19 janvier.L'honorable David a choisi un sujet de grande actualité et d'un intérêt vital pour les Canadiens-français : "Fumées de guerre”.Les sections Saint-Denis-Dorion, Saint-Picrrc-pia ver, Saint-Stanislas.Marie-Iminaculée, Saint-Jérôme, Sainte-Thérèse, Terrebonne et nombre d'autres ont promis d’envoyer des délégations.L’entrée est libre et le public est cordialement invité.Pour renseignements, s'adresser à M.P.-N.Carie, vice-président du club Letellier de Saint-Just, Cher-rier 2041.En examinant le problème de nos ressources en hommes, il ne faut donc pas oublier que l'industrie de guerre exige beaucoup plus que les forces armées.Dans une longue guerre, le gouvernement devra décider si c'est l'armée ou l’industrie de guerre qui aura la préférence.” + * ?"Aucun non-sens n'a Jamais égalé celui qui veut que la conscription ait donné peu ou point de résultats lors de l’autre guerre.Elle pourrait réussir encore mieux aujourd'hui." déclare M.Meighen, l’oracle tory.Le Toronto Daily Star, qui ne dissimule pas ses attaches conscrlptton-nlStes, mais qui n'en sait pas moins envisager les faits froidement, a fait depuis longtemps justice de ectte affirmation fausse.Voici ce que la feuille torontoi.se écrivait il y a quelques mois : "Combien d’hommes seront vraisemblablement nécessaires, plus utiles au front que dans l'industrie de guerre ou dans l'agriculture ?Pour répondre à cette demande, la conscription en fournirait-elle beaucoup plus, comme on le pense parfois, que le recrutement volontaire, stimulé par les exigences pressantes de renforts pour les troupes canadiennes?En 1918, la loi du service militaire, qui atteignait 600,000 hommes, était censée en procurer 100,000.En fait, il n'y en eut que 84,000, parmi lesquels beaucoup furent temporairement exemptés, et 47,500 traversèrent outre-mer.On prétend qii'cnviron 10,000 se rendirent au front.“Ijt loi de conscription de 1917-18 provoqua des désordres au Canada, l’opposition et l'antipathie qu'elle engendra ne furent pas confinées à la seule province de Québec.Ce serait sans aucun doute une cause de désunion si la conscription était de nouveau mise en vigueur et il y a de plus ce fait que le gouvernement actuel s'est engagé à ne pas l'adopter," En présence de tels témoignages irréfutables et de faits indéniables, les conservateurs prennent de plus en plus figure d’ilotes dans lu politique canadienne.Quant, à M.Melghen, il n'est plus que le publiciste de merenntis ténébreux, qui s'évertue à vanter les soi-disant qualités d'une camelote dont la clientèle se fait de plus en plus rare, Guillaume FREDERIC La situation internationale (Par la British United Press) Les troupes britanniques qui se battent dans la péninsule de Malacca se sont de nouveau repliées sur d’autres positions.Les Japonais continuent d’avancer vers le sud en direction de Singapour, la grande base britannique dans le Pacifique-sud.On éprouve la certitude que l'envahisseur va converger une grande partie de ses forces sur Kuala Lumpour, la ville la plus importante de la Malaisie, après Singapour On sait que Kuala Lumpour est aussi ia capitale des Etats fédérés malais.Il ne faut pas se leurrer ni attendre un miracle.L’ennemi exécute un plan longuement préparé.La capture de Tile Panang lui a donné un immense avantage et lui a permis de mettre la main sur de grosses quantités de caoutchouc et d’étain.Penang est de plus un port de premier ordre.Quatre-vingt-quinze pour cent du caoutchouc qui se consommait jusqu’ici dans le monde provenait du port de Penang.On peut par là se rendre compte du coup que les Japonais ont réussi en s'emparant de Panang.Puis ce fut Kouatan.La perte de Kouatan.base d’aviation fortifiée, située à 175 milles de Singapour, n’a pas été une perte aussi importante au point de vue économique.Mais du point de vue stratégique, la perte de cette base ajoute aux problèmes de la défense de Singapour.La grande base navale se trouve maintenant plus exposée que jamais aux raids aériens de l'ennemi.Les observateurs constatent que tout en attaquant dans le secteur vital qu'est celui de Kouala Lumpour.située à 200 milles au nord-ouest de Singapour, l'ennemi qui veut parvenir le plus rapidement possible à la forteresse avant que les Britanniques organisent solidement leur défense, attaquent aussi en venant de Kouatan.Officiellement on dit que les troupes britanniques tentaient de défendre leurs lignes contre un ennemi très supérieur en nombre.On craint que les troupes japonaises prennent à revers leurs positions dans ce secteur en débarquant derrière leurs lignes à Swettenham.un port de mer situé non loin de là.Si l'ennemi parvenait à débarquer derrière leurs lignes, les Britanniques pour ne pas être pris à revers seraient forcé de retraiter encore plus près de Singapour.C’est de cette façon d’ailleurs que jusqu’ici les Britanniques ont perdu 13 aérodromes à la suite de leur retraite dans la presqu’ile malaise.Ces aérodromes n'ont pas été perdus à la suite d’attaques directes des Japonais : ils ont été tout simple- ment abandonnés par les Britanniques contraints de retraiter pour maintenir une ligne de défense continue.Il est certain que les Nippons vont continuer la tactique qui leur a réussi jusqu'ici à cause de leur supériorité en hommes et en avions particulièrement.A Londres, on dit que les Japonais ont quelque 2.500 avions de combat seulement en Malaisie sans tenir compte peut-être des bombardiers.Il est surprenant même que les Britanniques puissent avoir le nombre d’avions qu’ils ont à Singapour après tous les renforts envoyés en Libye et en Russie.Mais ce n'est malheureusement pas suffisant et leur aviation est encore numériquement inférieure à celle des Nippons.Et ces derniers utilisent à fond cet avantage.Leurs avions pillonnent abondamment les côtes orientale et occidentale, c’est-à-dire les deux extrémités du front britannique, et c’est ce qui fait croire que le haut-commandement nippon va tenter de nouveaux débarquements derrière les lignes britanniques.Les Nippons se préparent aussi à attaquer le centre de la ligne de défense britannique en suivant la ligne de chemin de fer qui descend vers Singapour.Dans leur attaque effectuée vers Singapour en utilisant la base de Kouatan, il est possible quo les Japonais tentent de débarquer à Mcrslng, qui n’est située qu’à 75 milles au nord-est de Singapour.Mcrslng est le principal port entre Kouatan, occupé par les Nippons, et la base de Singapour.Les champs qui entourent ce port constitueraient un excellent ter- L'instruction publique Enquête scolaire Nous lisons dans la livraison de janvier 1942 dp L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE.la lettre suivante que M.Victor Doré, surintendant de l'instruction publique, adresse aux instituteurs et institutrices, aux curés, aux inspecteurs d’écoles, aux secrétaires des commissions scolaires : Une enquête très importante vient d’étre décidée par l'honorable secrétaire de la province avec l’assentiment du comité catholique du Conseil de l’instruction publique.Cette enquête a trait au rendement de notre organisation scolaire.1° — La fréquentation Déjà, en 1940-41, lors de l’enquête confiée à MM.les inspecteurs d’écoles, nous avons sollicité votre concours pour nous aider à faire la lumière sur cette question.Les statistiques recueillies alors ont jeté l'alarme chez tous ceux qui s'intéressent à l’avenir des nôtres.Elles indiquaient que des milliers d'enfants de cette province n'étaient pas inscrits à l’école, même dans la catégorie de 7 à 14 ans.Elles révélaient, en outre, que l'assiduité laissait fort à désirer et qu'un grand nombre d'enfants quittaient définitivement l'école avant d’avoir terminé le cours élémentaire.Un des buts de la présente enquête est donc de vérifier les chiffres obtenus dans la première et de fournir des données plus précises sur lesquelles le comité catholique pourra s’appuyer pour prendre les mesures qui s’imposeront.2 — Nos Inscrits A quel âge nos enfants sont-ils inscrits dans tel ou tel degré ?dans quelles conditions ?après quels succès ou quels revers ?Ce questionnaire, en plus d’établir la situation de nos inscrits vise par plusieurs autres questions à apprécier le rendement de nos élèves dans l’organisation actuelle, tout comme le rendement de cette organisation elle-même.3* — Personnel enseignant Un dernier questionnaire s'adresse à chaque membre du * personnel enseignant.Ce questionnaire n'a d'autre motif que l'intérêt des instituteurs et des institutrices ; c’est pourquoi iis voudront y répondre avec exactitude et sincérité.Les professeurs auront parfois quelque difficulté à fournir certains renseignements demandés, surtout s'ils en sont à leur première année dans la classe ou l’école qu'ils dirigent.H faudra alors qu'ils (ou qu'elles) prennent les moyens de se renseigner soit auprès des élèves eux-mêmes, soit chez les parents, chez monsieur le curé ou chez le secrétaire-trésorier.En aucun cas, ils ne devront risquer des réponses qui ne sont pas absolument conformes à la vérité.En outre, ils voudront bien agir promptement, afin de ne pas retarder la compilation des renseignements ainsi fournis, renseignements dont nous avons un pressant besoin pour le grand congrès d’éducation qui aura lieu sous le patronage du comité catholique, probablement au début du printemps prochain.Nous insistons donc pour que les instituteurs et les institutrices répondent, avec tout le soin dont iis sont capables, aux questionnaires qui leur seront adressés à la fin du mois de janvier.Nous comptons aussi sur la collaboration de MM.les curés et de MM les secrétaires-trésoriers pour faciliter la tâche des instituteurs et des institutrices relativement à cette enquête.On voudra bien comprendre qu'il s’agit d'un travail des plus importants.Il doit servir de base aux délibérations d’un congrès, où l’économie de notre système scolaire sera discutée, où l'on avisera aux moyens de procurer à nos enfants l’éducation la mieux adaptée au rôle économique et social qu’ils auront à remplir dans cette province.(Signé) VICTOR DORE, surintendant de l'Instruction publique.DECLARATIONS DE L'HONORABLE GODBOUT Pas de nouveaux impôts — Le Conseil législatif — Une entente avec Ottawa "Nous n’entrevoyons pas que de nouvelles taxes soient votées au cours de la prochaine session provinciale".a déclaré l'honorable Adélard Godbout.pendant une courte interview à des journalistes de la métropole, comme on lui demandait s'il était possible que son gouvernement impose de nouvelles taxes provinciales durant les prochaines séances de la législature.Le premier ministre du Québec avait, quelques moments plus tôt, annoncé aux journalistes que l’entente entre les autorités provinciales et les autorités fédérales au sujet de la remise au fédéral de la taxe sur les corporations et de l’impôt provincial du revenu, est conclue.Nous aurons une compensation rain d’atterrissage.Les observateurs sont peu optimistes au sujet des chances qu’auraient les Britanniques de repousser une tentative d’invasion dans ce secteur.Ce port de Mersing serait difficile à défendre En fait il en est de même de la capitale de la Malaisie.Kouala Lumpur.Heureusement que les troupes phiüppo- américaines tiennent encore une partie des Philippines et occupent un grand nombre de troupes nipponnes, cela permet aux défenseurs de Singapour de tenir tête de meilleure façon aux envahisseurs.Mais il est probable que la chute des Philippines permettra aux Japonais d’intensifier encore leur offensive dans la presqu’ile malaise.On peut s’attendre que pendant les semaines qui vont suivre Singapour ne connaîtra pas une vie bien rose.Il est à peu près certain que cette place forte sera conti-i Suite à la deuxième page) basée sur les revenus que nous avons perçus durant les douze mois se terminant le plus près du premier janvier 1940.En somme, il s’agit des revenus des douze mois se terminant le 30 juin 1941.Il s’agit aussi d'un chiffre défini qui est, je crois, d'environ $21.000,000.Il y aura, d’autre part, une compensation fédérale aux provinces par suite des restrictions sur la consommation de la gazoline".L’honorable M.Godbout en est ensuite venu à parler du Conseil législatif, au cours de l’entretien.On sait que la Chambre haute de la vieille capitale compte actuellement six vacances.La dernière en date est celle créée par la mort de M.M.-B.Fisher, représentant de la division d’Inkerman.Les sièges des divisions des Miile-Isles.de DeLa-naudière, du Golfe, de Rougemont et de Victoria, sont aussi vacants."Je pense que nous allons faire des nominations, a dit l’honorable M.Godbout.parce que je pense que nous ne devons pas nous livrer à des entreprises hardies, dans le temps présent", niant ainsi les rumeurs qui veulent que le gouvernement abolisse incessamment le Conseil législatif.L’honorable Godbout a terminé en rappelant que tous les fonctionnaires de la province qui ont le droit de recevoir le boni de vie chère mais ne le reçoivent pas, obtiendront justice.Il a ajouté qu’il avait personnellement demandé qu’on étudie les plaintes formulées et que l’on corrige s’il y a lieu les erreurs de comptabilité.MELI MELO A lire en 6e page Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 16 janvier 1942 Mise au point et précision Enseignement rationnel de Vanglais dans nos écoles publiques Défense de l'attitude d'un Canadien-français de petite ville par l’honorable Damien Bouchard L'honorable Damien Bouchard, ministre des travaux publics et de la voirie, maire de Saint-Hyacinthe, nous a communiqué l'article ci-dessous dans lequel il apporte certaines précisions touchant le discours qu’il a récemment prononcé à Montréal sous les auspices du club Kiwanis-Saint-Laurent.M.Bouchard, qui traita alors de l’enseignement de l'anglais dans nos écoles publiques, écrit Il me faut donc me remettre à mon ancien métier.Depuis quelques années, mes charges publiques m’ont imposé tant de travail et de préoccupations diverses que j'ai dû forcément abandonner mon pupitre de rédaction de modestes feuilles de campagne et cesser de me complaire à entretenir mes indulgents lecteurs des idées que les hommes et les choses de ma province et de mon pays m'inspiraient au jour le jour.Les plumes mises au rancart se rouillaient assez tôt.anciennement: mais, heureusement, les pointes d'iridium inoxydable sont venues remplacer les antiques becs d'acier et je me risque à reprendre celle que mon désir de bien remplir mes devoirs de serviteur public me faisait mettre dans l'inactivité, il y a maintenant au-delà de deux ans.J'admets que c'était une plume de peu de valeur ; mais, au moins, elle était moderne et j'espère qu'elle se sera assez bien conservée pour pouvoir glisser sur le papier sans trop écorcher les oreilles de ceux qui seront appelés à lire les répon- 1 ses qu’on m'a invité à donner au j sujet du discours que je viens de prononcer devant le club Kiwants.; Au moment où j'écris ces lignes, j’entre dans ma soixantième an-1 née et j’ai eu une vie tellement mouvementée que.comparant ma J carrière avec celle d’un homme ordinaire.j'en ai peut-être vécu cent C'est dire que.pour moi.le moment de me reposer, de m'éloigner de toute activité de nature à me créer des ; ennuis devrait être arrivé.Mais les heures tragiques que nous traversons demandent le concours ! î le plus entier de tous ceux qui j>eu- j vent être utiles dans la grande tà-che incombant à notre patrie et à la civilisation chrétienne, si humble que puisse être ce concours L'unité de notre pays devant l'agression de la barbarie dissimulée sous le masque d'un prétendu ordre nouveau < masque devenu grotesque.il est vrai, mais de plus en plus menaçant pour nous par l'entrée du Japon dans le conflit mondial1 est un des objectifs essentiels à l'efficacité de notre effort national pour la poursuite victorieuse de la guerre.J'ai cru pouvoir servir en prêchant cette unité et en dénonçant les théories de ceux travaillant.consciemment ou inconsciemment.à la détruire : c'est pour faire ma petite part que.malgré mes nombreuses occupations, malgré mon âge avancé, et.en dépit de tous les ennuis que cela pouvait m'attirer, j'ai décidé de prononcer le discours du Ritz-carlton.J'ai souvent, au cours de ma vie publique, accepté de lourdes tâches, couru des risques graves, exposé ma carrière, pour être utile à mes concitoyens : je n'ai pas toujours réussi et souvent j'ai connu l’amertume des échecs, mordu la poussière de la défaite ; mais jamais, cependant, je n'ai regretté d'avoir voulu servir.Connaissant bien la mentalité et le bon coeur de la grande masse de mes concitoyens, je savais que ces accidents de la route ne pouvaient avoir que des suites temporaires et que.tôt ou tard, la lumière de-la vérité finirait par faire triompher le progrès et l'intérêt générai.Il n'y a guère rien de changé depuis trente ans, c'est-à-dire depuis l'époque où je prononçais mon premier discours en Chambre sur l’instruction publique, dans ies méthodes de lutte de ceux qui veulent s’en tenir sur cette question aux idées désuètes du passé.On a employé, en 1941, les mêmes menaces et les mêmes procédés d'intimida-tio que ceux dont j'étais l'objet en 1912, aux jours qui précédèrent immédiatement mon allocution à l’Assemblée législative On a tout fait, dans le temps, pour me dissuader de la prononcer et surtout l'empêcher d'etre publiée dans la.province."Si Je prononçais ce discours, Confiez vos travaux d*impressions à une maison connue depuis plus de 33 ans Imprimerie -H^ïÉâ'belle] mmme ^TP' 303 ave PARENT Tel.12 SAINT-JEROME ¦8000000000000000008000090' "me disaient ceux qui m’approchè-"rent.c'en était fait de ma carrière "politique.Tous les journaux réactionnaires et même les modérés feraient de moi leur cible journalière "et auraient tôt fait de me ruiner "dans l'estime de la masse de mes "concitoyens de langue française." En décembre 1941.la même chose s'est répétée Avant de prononcer mon discours, on m'a fait tenir par un messager l'avertissement suivant "Je ne sais ce que vous direz ce midi.Ceux qui vous haïssent et que vous haïssez vont trouver tellement de mauvaises choses que ce ^era votre perte." D'abord, il me faut dire que je ne hais personne parce que je n'en veux à personne Ceux qui ne partaient pas mes idées sur l'instruction des Canadiens-français sont pour la plupart des gens sincères qui ont été privés des sources d'informations que l'expérience de la vie pratique a mises à ma disposition et que mon esprit, avide de recherches.m'a fait découvrir.Quant à ceux qui peuvent me haïr, n'ayant jamais fait intentionnellement de mal à personne, je n'en connais pas.S’il en existe, ils ont tout simplement tort et je ne leur en veux pas plus qu'aux autres qui combattent les idées que je crois mon devoir de défendre, bien qu'il y ait quelque chose a reprocher aux tactiques que certains d'entre eux emploient.La lettre d'intimidation que l’on m'a fait parvenir ne m'a aucunement impressionné et si je la mentionne c'ert tout simplement pour donner une idée de la façon d'agir de quelques-uns de mes contradicteurs.Comme dans le passé, on tente d'empêcher les hommes publics de manifester ouvertement leur opinion sur les questions de l'instruction populaire, si cette opinion n’est pas celle de la petite chapelle qui veut s'arroger le privilège exclusif de discuter des choses de l'éducation.Non seulement on a essayé de faire modifier mon texte que je n'ai pas changé d'un iota, mais on a tenté de me priver de la radiodiffusion pour faire connaître mes vues au peuple de la province et.cette tentative d'etouffement de mon discours pour le grand public de la radio ayant échoué, on tente de chercher noise à la direction du poste de Radio-Etat parce qu’on a laissé radiodiffuser mon discours.On me dira : “Mais comment se fait-il que l'on vous ait fait des menaces et que l'on ait fait des tentatives pour supprimer la radiodiffusion d un discours avant qu'il n'ait été prononcé ?" Voilà ! Dans le but de faciliter à mes confrères, ies journalistes, leur tâche de rédaction du compte-rendu qu'ils devaient faire de mon discours, trois ou quatre jours avant celui de ma conférence, je leur ai fait tenir une copie de ce que je devais dire.Et j’ai adressé cette copie à tous les journaux importants, sans me soucier de leur opinion sur la question II n'est donc pas étonnant que mon texte soit tombé dans les mains des chefs de ceux qui sont contre l'enseignement rationnel de l'anglais dans nas écoles publiques et contre les principales réformes suggérées en ces derniers temps dans notre enseignement primaire et secondaire.Et je dois dire que je n'ai jamais eu d'objection à ce qu'ils fussent mis au courant de mon texte avant que je n’en donne connaissance au public.Je m'attendais à ce qu'on ferait une pression pour m’empêcher de prononcer mon discours, d’abord, sur moi personnellement et.ensuite, sur ceux qui me fournissaient la tribune et la radio ; mais j'était convaincu que ces procédés moyen-àgeux pour étouffer la liberté de parole n'auraient aucun succès à notre époque, ce qui s'est produit.' Tempora mu-tantur.Les temps sont changés.' Je répondrai ici à une question touchant la publicité qu'a obtenue mon discours.On veut savoir si c’est le gouvernement Godbout qui a fait les frais des émissions radiophoniques.Le gouvernement, dont j'ai l'honneur et le grand plaisir de faire partie, n’a eu rien à faire avec cette dépense et, d'ailleurs, ce n'est pas en ma qualité de ministre que j'ai parlé mais en ma qualité de maire d'une petite ville canadienne-française qui désirait protester contre les propos de défaitiste d'un conférencier de Québec dont Je n'ai pas mentionné le nom.Nous ne croyons pas, chez nous, que.citant mot pour mot.les paroles de Me Antoine Rivard : "Nous devons continuer à marcher “dans la voie dure, pénible et douloureuse que nos aïeux ont choisie “et où ils se sont engagés”.Le service de Radio-Etat a été demandé par le membre distingué du Kiwanis-Saint-Laurent qui m'a fait l'honneur de m'inviter et personne ne saurait blâmer la direction de ce paste d'avoir permis rémission de ce discours qui devait être et qui a été.dans son ensemble, un appel en faveur de l’unité nationale et une condamnation de tout ce qui peut tendre à diviser les Canadiens en ce moment où toutes les bonnes volontés doivent s'unir pour assurer la victoire qui, seule, nous délivrera de l'asservissement germano-japonais T.-D.BOLCI1AKD Montréal, 22 décembre, 1941.Toutes nos écoles seront pourvues de bibliothèques On annonce de Québec que le gouvernement organisera des bibliothèques dans les écoles de la province.Pour commencer le gouvernement va donner 40 volumes à chaque classe de nos écoles.Ainsi, une école qui compte sept classes aura dès le début une bibliothèque de 280 volumes.Ensuite le gouvernement donnera $5 par année à chaque classe pour aider à l'achat de livres.La municipalité dans laquelle se trouve l'école va contribuer pour une égale somme Cet arrangement doit durer dix ans et les municipalités devront construire les locaux nécessaires pour classer les livres.L'honorable secrétaire de la province va aussi ouvrir une librairie de documentation qui sera réservée exclusivement aux instituteurs.On ne sait pas encore à quel endroit sera située cette bibliothèque des professeurs.C'est le désir du gouvernement d'établir une bibliothèque dans chaque école et le plan prévoit l’ouverture de 1.000 bibliothèques dans les municipalités de notre province II faut, toutefois, que les municipalités consentent à faire leur part, avant que l'on puisse ouvrir ces bibliothèques.Si ce plan de 1.000 bibliothèques ne couvre pas toutes les écoles de la province, on verra à ce qu'il soit augmenté.Chronique militaire La situation .i Suite de la première page » nuellement assujettie aux bombardements aériens On pourra se consoler de la perte de territoires très importants en pensant que ce qui compte dans la guerre moderne c'est de maintenir intact la puissance de combat.C'est ce qu'essaient de faire les forces britanniques en retraitant vers Singapour La campagne en Malaisie n'est plus maintenant qu'une opération pour gagner du temps.Les défenseurs de Singapour attendent des renforts et espèrent être capables de tenir jusqu'à ce que les Alliés puissent lancer une offensive de la Birmanie En retraitant, les Britannique^ détruisent tout ce qui pourrait être de quelque utilité à l'adversaire Partout les mines d’étain sont inondées dit-on.La mine de Penang.la plus riche du inonde, a été inondée.Les plantations de caoutchouc seraient incendiées.On dit à Londres que la retraite des Britanniques aurait été beaucoup moins rapide si les membres de la cinquième colonne n'avaient grandement aidé l'envahisseur.Certains indigènes se sont chargés de guider partout T ennemi.Des hommes qui occupaient d'importantes fonctions auraient trahi Des administrateurs de mines dans plusieurs localités stratégiques seraient passés à l'ennemi Ces défections ont permis l'avance rapide de l’ennemi.Néanmoins en dépit de toutes les difficultés, les soldats britanniques luttent vaillamment contre l'envahisseur.La bataille importante qui s’annonce, dans le secteur de Koua la Lumpour en particulier, dira par son résultat si les Impériaux devront retraiter encore.Mais on est un peu pessimiste à ce sujet car les Japonais sont partout très supérieurs et ils ont la suprématie dans l'air et sur mer.Advenant le pire, les troupes britanniques pourraient se réfugier dans Singapour même et continuer leur action défensive en aidant la garnison de la grande base.Car Singapour extérieurement reste une forteresse formidable.Du côté de la mer surtout, la place est formidable.C'est d'ailleurs pourquoi les Nippons ne l'attaquent actuellement que de dos, par terre.Cependant on ignore quel sera le comportement de la population renfermée dans les murs de la forteresse si l'ennemi attaquait a la fois par terre, par mer et par air.La loi martiale sous une forme modifiée est actuellement en force dans la colonie.Le parti communiste a été mis hors la loi par le gouvernement mais il peut exister encore de ses chefs en liberté.Il y a peut-être des traîtres dans la place malgré toutes les précautions prises.Néanmoins si la population de Singapour qui est au trois-quarts chinoise peut tenir aussi bien le coup que celle de Londres, si tous les traîtres ou ceux dont la fidélité est Incertaine sont mis hors d'état de nuire, on ne voit pas pourquoi la forteresse ne pourrait pas résister aux assauts même les plus furieux.Il faut d'ailleurs que Singapour soit tenue coûte que coûte.C’est l’ancre de la défense du Pacifique-sud.Si Singapour tombait, ce qui parait invraisemblable actuellement, les riches territoires des Indes néerlandaises et des Indes britanniques seraient la proie des Nippons.Et la guerre pourrait durer des années parce que les Nippons trouveraient là toutes les matières premières qu'ils pourraient désirer pour la poursuivre Mais si Singapour tient contre toutes les attaques, les Alliés pourront espérer le succès d’une contre-offensive pour reprendre la Malaisie et porter ensuite la guerre Jusqu’en territoire ennemi.Jusqu'à ce jour, il faut tenir malgré tout, avec tout ce que Ion a.1 II faut surtout ne jamais perdre Mise à l’étude du plan de mobilisation nationale la- ministre des services nationaux do guerre l’honorable Thor-son, s’attend à présenter au cabinet.cette semaine, ses recommandations en vue de résoudre le problème des ressources humaines au Canada.C'est que l'on a appris de source autorisée.On a pris en considération les besoins des forces armées et de l'industrie et l'on a étudié la disette de la main d'oeuvre pour le travail de ferme Les mots "ressources humaines" comprennent les femmes, a-t-on ajouté.Il n'est pas question que l'on remplace massivement les hommes par des femmes dans l'industrie.Mais le plan à l'étude verra à faire collaborer les femmes.Quelques-uns des problèmes à l'étude ent trait au transfert possible de certaines personnes, d'une sphère d'activité à une autre.D'autres problèmes ont trait à l'organisation du plan de mobilisation D'après des statistiques accumulées par les différents ministères à la suite de l'enregistrement national de 1940 et du recensement de 1941 un inventaire a été fait des ressources humaines disponibles pour chacun des services essentiels.Les services des différents ministères seront coordonnés en vue d'une plus parfaite administration du plan de mobilisation.On croit que les bureaux qui s'occupent actuellement de l'appel au service militaire seront augmentés et qu'ils tiendront compte des données du ministère du travail, en même temps que du ministère des services nationaux de guerre.Il est possible que tous les célibataires et les veufs jusqu'à 45 ans soient appelés à comparaître devant les bureaux.On fera enquête sur les capacités de chacun On pourra alors déterminer à quel genre de travail chacun est le plus apte.Ensuite, les bureaux procéderont de la même manière avec les femmes célibataires, les hommes mariés sans enfant, les femmes mariées sans enfant, les personnes mariées ayant charge d’un ou deux enfants, et ainsi de suite selon un plan déterminé La main d'oeuvre pour le travail de la terre sera très rare au printemps prochain, si l'on ne fait rien à ce sujet, apprend-on du ministère de l'agriculture.La confiance de M.Saint-Laurent en son chef M.King "Je sais que la façon de M King d'envisager notre contribution à cette guerre que nous devons gagner est celle qui convient le mieux à la majorité raisonnable du pays et je ne crois pas qu'il existe au pays un seul homme de langue anglaise qui offre plus de garantie par sa vie politique, ses convictions et ses déclarations de respecter les aspirations et les droits des Canadiens-français.C'est pour cette raison que j'ai accepté de devenir le collègue du premier ministre du Canada " Telle est la profession de confiance que l'honorable Louis Saint! Laurent, ministre de la Justice du I Canada, est allé répéter dans les | différents clubs politiques du comté j de Québec-Est, au cours d'une tour-{ née qui le mit en contact avec une | grande partie des électeurs dont il i briguera les suffrages, le 2 février I prochain.Mort de M.Arthur Flanagan Commissaire censeur Nous regrettons d'apprendre la mort de M.Arthur Flanagan décède à Montréal, la semaine dernière.M Flanagan vécut plusieurs année-; a Saint-Jérôme où il était à l'emploi de la Dominion Rubber Co Il est décédé à l'âge de 50 an.Il naquit à Granby et avait été employé de la compagnie Dominion Rubber, à Saint-Jérôme, à Port-Dalhousie et à Montréal.Au temps de sa mort.M Flanagan j était gérant de l'usine de Saint-Laurent de la British Rubber Company of Canada M.Flanagan laisse son*épouse.née Yvonne Gougeon, une fille Patricia : un fils, Robert, quatre soeurs.Gertrude.Mary Catherine et Agnes, de Montréal, et un frère.Albert.d'Orillia.Ontario.M Flanagan était le gendre de M Benjamin Gougeon.citoyen bien conu de Saint-Jérôme.Nos sincères condoléances à la famille.l'espoir de vaincre.A ce sujet, il convient de penser à ce qui s’est produit en Russie alors que le , Allemands n'étaient plus qu'à 30 milles de Moscou.La situation a changé subitement avec la venue des grands froids.L'ennemi a été obligé de se replier sur des lignes que la contre-offensive de l'armée Rouge est en train de leur faire abandonner si ce que l'on dit officiellement.n'est pas exagéré.En Crimée, autour de Leningrad et dans la baie de Finlande, il ne fait pas de doute que les troupes soviétiques ont réalisé certaines avances et pénétré dans certains secteurs autrefois occupés par l'ennemi.En Libye, les troupes impériales ont prouvé, qu à armes égales, elles étaient capables de vaincre l'ennemi.Les succès remportés en Cyrénaïque.s'ils ont été un excellent traitement contre le pessimisme, ne doivent pas par contre nous faire verser dans un optimisme exagéré.Le général Rommel qui commande les troupes ennemies sur ce front a montré à maintes reprises — et encore tout dernièrement à Ageda-bia où il a évité l’encerclement — qu'il était très habile stratège.Les forces de l'Axe en Libye gardent encore leur puissance de combat.Il faut s'attendre a du nouveau sur ce front.Hitler concentre des forces le long des côtes européennes de la Méditerranée, particulièrement le long du littoral de l’Italie, de la Grèce et de la Bulgarie.La base britannique de Malte subit de., raids incessants et des patrouilles de sous-marins ennemi ; ont été signalées au large des côtes de la Libye.C'e sont des signes évidents d'une tentative de la part de l'ennemi pour affaiblir la puissance de la Grande-Bretagne sur ce front.Il va tenter de conquérir la suprématie dans l'air et sur la mer.Cependant, d'après certains observateurs, les préparatifs de l'ennemi ont tant d'ampleur que l'on peut croire que le haut-commandement allemand prépare quelque chose de beaucoup plu» Important que ce que l'on pense.Mais quoi que puisse faire l'ennemi en mettant à profit sa supériorité en matériel de guerre, il n'abattra pas la volonté qu'ont les nations coalisées de combattre Jusqu'au bout.M.VICTOR MORIN.N.I*.Monsieur Victor Morin, de Montréal.a été élu Commissaire Censeur de la Banque Provinciale du Canada à l'assemblée annuelle des actionnaires tenue à Montréal le 8 janvier Monsieur Morin est notaire et docteur en droit, président de la Société Nationale de Fiducie.Chef Suprême de l'Ordre Indépendant des Forestiers, ancien président-général de la Société Saint-Jean-Baptiste, de l'Ordre des Notaires et de la Société Royale du Canada.Administrateur M.Alfred-H.MARDIS, B.Sc.A., I.C.Monsieur Alfred-E.Marois, B.Sc.A., I.C., de Québe.i.a été élu Administrateur de la Banque Provinciale du Canada à l'Assemblée annuelle des actionnaires de la Banque, tenue à Montréal le 8 janvier.Monsieur Marois est natif de Québec et fit ses études commerciales à Québec Il est diplômé du cours scientifique du collège Mont Saint-Louis, de Montréal, et détient le grade de Bachelier ès-Sclenccs Appliquées de l'université Laval de Québec.Il est ingénieur civil, étant diplômé de l'Ecole Polytechnique de Montréal.Monsieur Marois est gérant et vice-président de A.-E.Marois Ltéc, manufacturiers de chaussures.Québec ; vice-président, Abattoir de Québec Inc.Québec ; directeur, comité exécutif.Price Bros., Québec ; président, Ass.des Manufacturiers de chaussures, Québec.SWEET CAPORAL .,11 LA fOftMt LA PLUS PUAI SOUS >1 y IACUULI LE TABAC PtUT fTRI JUM< 100,000 Juifs prêts à mourir pour la bonne cause Le rabbin Wise, «le New-York, parle de la formation d’une armée juive "Plus de 10.000 Juifs de Palestine font partie actuellement des forces militaires britanniques et plus de 100,000 Jeunes et héroïques Juifs sont prêts à verser leur sang pour la cause de la démocratie sous le drapeau anglais".C'est ce qu'a déclaré M Stephen Wise, président du congres juif américain.en lançant un appel en faveur de la formation d'une armée Juive en Palestine.Le rabbin Wise parlait devant une foule de 750 personnes qui assistaient.lundi soir, en l'hôtel Mont-Royal, au banquet de clôture du 5e congrès plénier du groupement juif canadien.Le banquet était preside par M Samuel Bronfman, qui avait etc réélu à l'unanimité, au cours de l'après-midi, président du congrès pour la troisième fois consécutive.Il a rappelé que les délibérations de la réunion des délégués venant de toutes les parties du Canada étaient un exemple illustrant l'unité que les Juifs du Canada avaient réussi a j maintenir dans leurs rangs Churchill et Roosevelt les déclarations de M.Wise sur la ! Des applaudissements ont salué | situation de la guerre II a rappelé j l'incident de Pearl Harbour qui a ! amené les Etats-Unis dans les rangs des nations combattant activement la tyrannie nazie.11 a évoqué également la grande figure de Winston Churchill, ce grand homme du peuple de l'Empire britannique, et du président Roose- La provision de caoutchouc Harvey-S Fir°stone, junior.suggéré les arbres à caoutchouc | sauvages de la région de l'Amazone comme source temporaire d’approvisionnement de caoutchouc brut pour les Etats-Unis.Il a dit dans une émission radiophonique qu'on évaluait à 300 millions le quantité d'arbres à caoutchouc perdus dans la région de l'Amazone.Ces arbres, dit-il.peu- .vent être utilisés pour remplacer les sources d'approvisionnement de l'Extrême-Orient maintenant menacées par le Japon Les experts en caoutchouc rapportent que la Vallée de l Amazone .fut durant un temps la seule source de caoutchouc brut Cette industrie atteignit son sommet en 1912 avec une production de 45 mille tonnes.Les expéditions descendirent a zéro .lorsqu'on eut développé la culture ] du caoutchouc à Sumatra, à Java I et en Malaisie.LE CAOUTCHOUC SYNTHETIQUE M Jesse Jones, administrateur du prêt fédérai, a annoncé un programme de $400.000.000 pour la fa- j brication du caoutchouc synthétique, lequel a-t-il dit devrait mettre , fin à la disette de caoutchouc aux Etats-Unis en 18 mois environ.M.Joncs a dit aux journalistes que le président l'a autorisé à mettre à exécution un plan pour cons- ! truire suffisamment d'usines afin de fabriquer 400,000 tonnes de ' caoutchouc synthétique par an.I! | estime que les usines pourraient ! être prêtes pour le milieu de 1943 ¦ et.ajoutées à d’autres sources d'ap- : provlsionnement, suffiraient non : seulement à répondre aux exigences ! militaires, mais à une partie des besoins de la consommation civile, y compris les pneus d'automobile: D'ailleurs, a dit M.Jones, il y a suffisamment de caoutchouc pour rencontrer tous les besoins essentiels des Etats-Unis jusqu'à ce que les usines soient complétées.velt, un autre "grand homme du peuple”, dont les efforts conjugués finiront par avoir raison du militarisme et dont l'union devra être continuée dans la paix.La plus grande partie du discours de M Wise a été en faveur de la formation d'une armée Juive distincte en Palestine sous le commandement britannique.11 parla de l'hésitation du gouvernement anglais à permettre aux Juifs de s'enrôler comme groupe distinct dans l'armée anglaise.D’après lui, les Juifs ne demandent pas d'avoir une armée séparée, mais plutôt de combattre aux côtés des Alliés afin de défendre lu démocratie.La régie des véhicules-moteurs Pourvu que les automobilistes canadiens emploient toutes les précautions voulues contre les accidents.conduisent leurs voitures le moins possible et les con:«rvent dans un bon état mécanique, il y aura suffisamment d'automobiles pour ceux qui en ont un réel besoin, peu importe la durée de la guerre", a déclaré M.J.-H.Berry, régisseur des véhicules-moteurs.Elaborant sa déclaration que la fabrication des voitures de tourisme destinées à des fins civiles serait discontinuée dès l'épuisement du présent stock de pièces, le régisseur a dit clairement que la vente des 6.000 voitures entre les mains des marchands d'automobiles ne serait pas prohibée pour le moment.Les marchands eux-mêmes ont convenu d'agir au meilleur de leur Jugement dans la distribution de ces voitures”, dit M Berry."Nous avons rencontré les marchands a Ottawa la semaine dernière, et nous en sommes venus a une entente satisfaisante Les marchands eux-mèmes décideront qui doit obtenir une voiture, mais il est bien compris que les médecins, les services de police et d'incendie et les autres services publics et les personnes a l'emploi de ces derniers auront la préférence".Le régisseur a souligné le fait que même en discontinuant la fabrication il n'y a pas à craindre une pénurie aigue "Il y a un si grand nombre d’automobiles au Canada", dit-ii."que nous pourrions facilement transporter simultanément dans toutes les voitures et camions du Canada les hommes, les femmes et les enfants du pays.U existe plus de 1.200.000 automobiles et plus de 250.000 camions.Ce total de 1.450,000 véhicules-moteurs, en regard de notre population de 11,000,000 veut dire une voiture pour chaque sept personnes".Dans les parcs d'automobiles usagées au Canada, il y a quelque 22,500 voitures usagées qui peuvent servir encore plusieurs milliers de milles.Tant qu’il existera une voiture usagée offerte en vente, tant qu’il y aura une voiture de tourisme utilisée pour le seul plaisir de son propriétaire, on ne peut dire qu'il y a pénurie", ajoute M.Berry.I* régisseur a signalé qu'on ne permettrait pas aux marchands de voitures usagées de télescoper leurs prix "I! est illégal", a-t-il déclaré, "de vendre une automobile usagée à un prix plus élevé que celui demandé durant la période de base du 15 septembre au 11 octobre, 1941.déterminée par la Commission des prix et du commerce en temps de guerre”.Comparé aux 1,200.000 voitures de promenade actuellement en usage au Canada, la production annuelle de l'industrie de l'automobile n'est pas considérable.En 1937, elle s’est élevée à 107,000 voitures, plus 17.000 importées.En 1938, 85,000 ont été fabriquées ici et environ 13.500.im-fSuite à la Ce page» sMf?LEVER BROTHERS LIMITED vous Invitent cordialement à assister à La Revue Rinso qui sera présentée à la salle paroissiale SAINT-JEROME mercredi le 14 Janvier à 8 h.30 p.m.et Jeudi et vendredi les 15 et 16 janvier à 2 h.30 et 8 h.30 p.m.Vues Animées - Vaudeville - Démonstrations - l’rlx H Cadeaux Echangez cette Invitation pour vos billets d’entrée GRATUITS, à la salle du spectacle, aux Jours ci-haut mentionnés, entre il h.a.m.et 8 h.30 p.m, TOUTES LES DAMES AU-DESSUS DE 1C ANS SONT INVITEES Saint-Jérôme, le 16 janvier 1942 L’AVENIR DU NORD Page trot» Quand je serai, plus tard.2 t ï Quand je serai plus tard le grand-père chenu, Que mes cheveux vieillis seront poudrés de neige, Que mes pas alanguis iront lents et menus.J'aurai des pettts-iils qui me feront cortège.Lorsque dans ma pensée je me sentirai seul, Le,s rides de mon front vers leur minois de rose Se pencheront alors pour un baiser d'aïeul, Baiser réconfortant ma vieillesse morose.Je les verrai grimper sur mes genoux osseux, Fourrager dans ma barbe et se pendre à mes manches Je les menacerai leur faisant de grands yeux.Et.je leur donnerai dix sous chaque dimanche.Je leur raconterai des choses d'autrefois, Les malheurs de Peau d'Ane et de belles histoires.Mais, quand ils seront las, je laisserai leurs doigts Fouiller les souvenirs au fond de mes armoires.Puis.je serai pour eux le grand-papa tampon Amortissant souvent les vertes réprimandes.Obtenant bien des fois les paternels pardons Et ramenant les ris sur leur lèvre gourmande.Je les verrai, le soir, à l'heure du coucher.Présenter leur front pur à ma peau qui se fripe ; Lors, les ayant bénis, je m'en irai chercher.Pour rêver au passé, ma vieille et bonne pipe.Maurice CORDIKR l\ ijSrün l.d colonne de hcitulé dirigée par Cousine Blanehe Diplômée de V Université de Beauté de Paris Chronique féminine La mode est aux cheveux longs ! Les idées de madame Voiclair On sait que c’est la guerre de 14-18 qui nous a valu les chevelures "à la garçonne” et voici que la guerre actuelle nous ramène les cheveux longs, si l’on en croit les revues consacrées à la coiffure féminine.Comment concillier ce fait avec Mme Grondin a beau être portée au découragement systématique, ce n'en est pas moins une excellente personne, qui comprend le travail des autres et le respecte.Comme cette journée-là il avait neigé dru et qu’elle savait bien que Mme Voiclair avait fait son grand ménage des fêtes, elle décida, pour aller lui rendre sa petite visite quotidienne c*.e "passer par en arrière".Le logis de Mme Voiclair comporte évidemment une galerie fraîchement repeinte du printemps dernier et toujours soigneusement entretenue par Mme Voiclair qui ne néglige rien.Et Mme Grondin fut fort surprise de voir, sur ladite galerie, non pas une, mais plusieurs poubelles, soigneusement étiquetées et deux ou trois caisses de bols, munies d'un couvercle.— Bon.se dit Mme Grondin, voilà encore une attrappe Qu'est-ce que Mme Voirclair peut bien faire avec toutes ces poubelles et avec ces caisses ?Je crois que le plus simple, c'est encore de le lui demander Aussi, en arrivant, dans la cuisine claire qui sentait bon le café frais.Mme Grondin ne put y tenir Dites-inoi don.-.Mme Voiclair.Vous faites bien des déchets que vous avez besoin de tant de poubelles que ça.Pourtant, vous n’avez pas un régiment à nourrir ?— Un régiment, oh non.Seulement, chère Mme Grondin, je récupère.— Vous récupérez! qu'est-ce que c'est encore que cette affaire-là?Eh ! que vous aimez ça les choses compliquées, vous ! — Comment, les choses compliquées ?Mais c'est la chose la plus simple du monde.Si vous préférez, je ne jette rien puisqu'à l'heure actuelle tout peut servir.— Tout de môme, Mme Voiclair, les déchets sont les déchets.— C’est encore drôle.— Dites-moi pas que vous gardez vos déchets!.Pour l’amour!.— Mais, Mme Grondin, il y a des déchets qui sont excellents et qui sont très utiles à la défense nationale.Faites-moi pas rire !.Ecoutez, Mme Grondin, et vous rirez après.Tenez, venez ici.- Dans cette première poubelle.Je mets soigneusement tous les os.même ceux que Médor a grugés.Crus ou cuits, je les garde tous.Ici.Je jette les graisses qui ne peuvent réellement pas me servir pour la cuisine.Dans cette boite, j'entasse le papier (et Dieu sait si on en recueille dans une journée i ici.les boites de métal là les vieux chiffons.tous les rebuts et les retailles.Et je ne perds pas mon temps ni ma peine.Voyons expliquez-moi cela.Je n'ai jamais vu une femme comme vous.Mais alors, vous ne donnez rien aux "vidanges" ?Mais si, tout ce qui ne peut réellement pas servir.Le reste, je le trie, comme vous voyez et je rends service au pays .C'est ça que je voudrais savoir.Comment, avec de vieux os qui ne sentent pas très bon, avec un tas de guenilles et de vieilles “cans” de tomates, vous pouvez rendre service a la nation.C'est bien simple, Mme Grondin Rentrons, je vous expliquerai cela devant une bonne tasse de café Voilà Vous savez que, pour faire les avions, il faut du métal.I! en faut aussi pour les tanks, les canons et les obus.Il y en a dans les boites de ferblanc que je conserve.— Oui, cela, c'est encore compréhensible.mais les os ?— Les os ?On s'en sert pour faire de la glycérine pour les explosifs et de la colle, pour les avions aussi.Et je vous dirai mieux, Mme Gron-drin.Si toutes, tant que nous sommes.nous, les ménagères canadiennes.nous pouvions donner deux onces d’os par semaine, nous épargnerions au pays l'achat annuel de 10.000,000 de livres d'os.— Bateau ! c'est un chiffre ! — Et ce n'est pas tout.Le papier.Les journaux, les enveloppes des lettres, le papier d'emballage de nos commandes, tout cela vaut de l'or aussi On en fait toutes sortes de choses, à commencer par des boites et enveloppes pour la nourriture des Çqtreztfeo PHOTOS EN COULEURS ! GRATIS EN ÉCHANGE D'ÉTIQUETTES DE SIROP "CROWN BRAND" soldats pour finir pour la bourre des cartouches.— Oui !.J'avais pas pensé à cela.— Il y en a malheureusement bien d'autres, Mme Grondin, qui n'y pensent pas.— Oh ! c'est parce que c'est du trouble !.— Mme Grondin, en Allemagne, une ménagère qui ne garde pas tous ses déchets métalliques et ses graisses, son papier et ses retailles passe devant les tribunaux qui ne sont pas tendres, je vous assure.Et n'oubliez pas qu'à nous, on ne nous IMPOSE pas la récupération, on nous la DEMANDE * — Comment vous y prenez-vous?Mais je vous l'ai montré J'ai un récipient pour chaque sorte de rebut Les os, qui vous faisaient si peur, je les mets dans une poubelle qui ferme bien, et où.l'été, les mouches ne peuvent venir rôder, les retailles de tissus et les guenilles, dans un sac ou dans une boite de bois, qui ferme, pour éviter la visite des souris, et le métal, je le dépose dans une autre caisse.J'ai même demandé à mon mari de vider son atelier icelui qu'il s'est installé dans le hangar i de tout ce qui ne pouvait lui servir.— Je crois bien que si j'en faisais autant, j'en récupérerais, moi aussi, des choses ! .— Faites donc cela.Mme Grondin .Vous verrez comme c'est facile d'en prendre l'habitude.On se dirige de soi-même vers la boite ou la poubelle qu'il faut.— Je vais dire à mes petits gars d'aller au papier.— Pour en récolter, les petits gars n'ont pas leurs pareils.— Eh ! bien j'aurais jamais cru que de si petites choses pouvaient en faire de si grandes.Il me semblait que ce que j'aurais pu mettre de côté n'aurait servi à rien.— Mme Grondin, oubliez-vous que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières?.— Non.mais ça m'aurait semblé fou de garder deux ou trois boites et quelques morceaux de graisse.— Dans tout le pays, pensez-vous au nombre de boites et à la quantité de graisse ?— Bien sûr.si on regarde ça.Bon, ben, c'est correct ! Je vais garder tout ça, moi aussi.— Et quand vous verrez passer un bel avion, vous aurez le droit de vous dire qu'avec un tout petit peu de soin, vous avez aidé à le construire, vous aussi.— A cela non plus je n'avais pas l pensé.Mais je ne l'oublierai plus, c'est certain.la décision prise par le gouvernement de restreindre la fabrication des épingles à cheveux sous prétexte qu’elles occasionnent la consommation d'acier nécessaire à l'effort de guerre ?Mystère ! On arrivera probablement à substituer à l’acier des matières plastiques pour fabriquer "bobettes” et épingles à cheveux.L’avenir seul nous renseignera sur ce point.Mais revenons à notre sujet.Au récent salon de la coiffure, à New-York, on a surtout montré des coiffures nécessitant des chevelures longues — mais comme les modèles n'avaient pu laisser pousser leurs chevelures tout exprès pour cet événement, on a substitué le sythétique au naturel Ces demoiselles avaient fait usage tout simplement des "couettes" artificielles d'autrefois ! Il nous faudra probablement y revenir, nous aussi, en attendant que nos cheveux aient atteint la longueur voulue.Evidemment pour hâter la pousse des cheveux, il va nous falloir nous procurer des toniques capillaires.et l'alcool (encore une nécessité de guerre i entre pour une forte proportion dans la fabrication de ces toniques ! Vraiment, la mode des longs cheveux choisit mal son temps pour faire sa réapparition.Et, cette mode n'aidera pas à l’hygiène de la tête.Au moins avec les cheveux courts la peau qu'ils recouvraient pouvait respirer.Les longues tresses vont l'étouffer.Il va falloir prendre les soins voulus pour ne pas voir se multiplier les pellicules qui occasionnent la chute des cheveux.A ce sujet, je vous recommande particulièrement la lecture attentive de mon feuillet sur les soins des cheveux, qui est à la fois simple et fort explicite et vous évitera l'achat de maintes drogues de toutes sortes au sujet desquelles la radio nous corne constamment les oreilles.Faites m’en la demande (accompagnée d'un timbre de 3c pour la réponse', adressant cette lettre tout simplement à Cousine Blanche.197 ouest, rue Sainte-Catherine.Montréal et je me ferai un plaisir de vous l'adresser par retour du courrier.N'oubliez pas que toute ma série de feuillets est à votre disposition, pour chacun.Cette série comporte contre l'envoi d'un timbre de 3c des feuillets traitant des soins du visage, des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, du développement normal du buste, de la maigreur, de l'enlèvement des enlaidissants poils follets, de la transpiration excessive, des poids et mesures normaux.Le fait de m’écrire n’entraine aucune obligation de votre part puisque ce journal a retenu mes services tout exprès pour vous renseigner et que mon principal souci est de vous être utile.L’amour des héros pour leur mère line phrase caractéristique de M.Winston Churchill — Histoire de madame Elizabeth Plumb, héroïne, mère de quatre héros.— Vos fils seront, dans cette guerre, ce que vous les aurez faits.___Ju.Lorsque le grand Winston Churchill se rendit compte de la réception que lui faisait l'Amérique, il eut cette réflexion splendide : “J'aurais bien voulu que ma mère eût vu cela.” C'est le résumé en quelques mots, du culte que paya toujours à sa mère ce lutteur farouche et tenace, champion depuis son adolescence de la liberté contre la tyrannie.Churchill fut élevé par une femme qui lui enseigna le respect des droits d'autrui ; qui lui apprit à ne jamais jouer au plus fin avec l'honneur, fût-ce au prix de la vie qu'elle lui avait donnée ; qui lui inculqua la grandeur des institutions parlementaires, grandes même dans leurs défauts, puisqu’elles sont humaines.Et quand des parlements semblables l'honorent comme il le mérite, Churchill pense à celle qui façonna son caractère, après lui avoir donné le jour.Ce ne sont pas les professeurs qui font les héros : ce sont les mères.Cette vérité se retrouve dans toute l'histoire de i'humanitc, et du haut en bas de l'échelle sociale.C'est pourquoi la tâche des femmes est si lourde, qu’elle peut faire pencher à elle seule la balance dans laquelle Dieu règle le sort des continents.Les mères et leurs enfants Ainsi, dans Londres bombardée, les enfants acceptent l'héroïsme quotidiennement.Les citoyens qu'ils deviendront dans quinze ou vingt ans.de quoi pourront-ils avoir peur, eux qui auront entendu et vécu ies paroies de Churchill : "Je n'ai rien à vous offrir sauf du sang, du labeur, des larmes et des sueurs' Etonnement germanique — Les femmes de votre espèce ne pleurent donc jamais ?Ainsi s'exclamait, avec une admiration mêlée de colère, un médecin allemand qui pansait les blessures d'une humble femme de chambre, à bord d'un raider dans le Pacifique, après que ce navire pirate eût repéché les survivants du bateau "Rangitane” qu'il venait de couler.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME DE L UXIVERStTK DE MONTREAL Spécialité.EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-HUBERT.MONTREAL Devant assister à l'exposition des modes à Toronto, je me permets d'aviser ma clientèle que mon magasin sera fermé de mardi 20 à jeudi midi 22 janvier.MADEMOISELLE JEANNE 182, rue Labelle Saint-Jérôme Un héroïsme tranquille Le médecin allemand avait découvert que la patiente, madame Elizabeth Plumb, originaire de Londres, avait une partie de l'abdomen ouvert depuis neuf heures, alors qu’un obus du raider avait éclaté devant elle, comme elle quittait sa cabine.Madame Plumb avait gravi en chancelant l'échelle menant au pont, puis elle avait guidé elle-même les passagers jusqu'à leurs places dans les canots de sauvetage.Elle avait refusé toute aide médicale.tant que le dernier des voyageurs sous sa garde n'eût pas été soigné à bord du raider.Après quoi elle daigna se laisser examiner sans gémir, sans parler et sans faiblir, par le chirurgien que cet héroïsme tranquille médusait, lui qui en avait pourtant vu d'autres.Pour ajouter à ses souffrances, madame Plumb contracta des ulcères tropicaux dus aux blessures antérieures qu'elle avait reçues.Ce fut sur File d'Emiru.où les nazis avaient abandonné leurs captifs, qu’elle fut frappée de cette dernière affliction.Quatre fils, quatre héros Or, cette femme héroïque est la mère de quatre fils, qui sont à leur tour quatre héros.C'est en écrivant à l'un d'eux qu'elle narra sa terrible aventure, ainsi que l’exclamation adinirative du médecin allemand.Elle ajouta du reste, avec désinvolture, qu'elle était rétablie et prête encore à servir ses concitoyens ; mais cette fois devant la face jaune des Japonais.Car madame Plumb est actuellement à Auckland, en Nouvelle-Zé- lande.auprès de l'un de ses fils, blessé deux fois dans le désert de Libye, au début de l’année dernière, et qui s'est rengagé pour défendre sa patrie contre les Nippons.Celui qui reçut la lettre est son second fils, travailleur dans les munitions à Londres ; il avait eu une partie de la main gauche arrachée lors d'un sauvetage exécuté sous un bombardement nocturne.Il a appris.le mois dernier, que sa mère avait obtenu une citation émise du palais de Buckingham, ainsi que la médaille de l’Empire britannique.Le troisième fils de madame Plumb était pilote aviateur.U fut tué au-dessus de la mer du Nord, après avoir descendu un bimoteur nazi.Son quatrième fils est mitrailleur aérien.Il est en Iraq.Voilà ce que madame Churchill et madame Plumb, chacune selon ses moyens, ont fait de leurs fils ; de ces fils qui à leur tour, chacun dans sa sphère et d'après des talents inégaux mais une bonne volonté égale, gagneront la guerre.Les hommes de demain, femmes qui défendez au même titre que vos époux la civilisation et votre patrie; les hommes de demain seront ce que vous les aurez faits.n t i s Vobi* CUùi*.PARMI 150 tELLES Pt!MES (1(111-11 IM N pk- imrt t» vatdaat in ruin It IctiMt «t ie Hurt i 7c la pi'att.Itaasdaz SI PMUli pair «taira a« «tire L’UNION DES JARDINIERS , EArg*- d'avions de combat et de navires de guerre britanniques Chaque photo est montre sur un cadre de H" x 10” et porte la description complète tie l’avion ou du navire représenté.Chaque foyer canadien les voudra Bombardier “Beaufort” • “Fortareata Volante” • Hawker “Hurricane” Bombardior “Skua” • Curtie “Tomahawk” • Bombardier “Hudson” Consolidated -“Liberator” • Bell “Airacobra” • “Harvard” • “Spitfire” H.M S.“Rodney” • “Kina Georso V” • “Ark Royal” “Warsplte” • “Ropulse” • H.M.C.S.“Safuenay” H.M S.Hood • H.M.Submersible (classe Shark) Vous n’ftvrx qu'A Inscrire votre nom ri votre «tireuse ainsi que les nom* il, Montréal.Un sirop do table délicieux et nourrissant Le sirop “CROWN BRAND" est depuis des années le sucré favori au Canada, célèbre pour son goût délicieux, sa pureté et sa qualité supérieure.LE SIROP CROWN BRAND ÎMI CANADA.STA»ÇH C O M P A NT"l iM lit I D • MONTAIAl SIROP Of BU D INDE *H£/REGARDE C£ QC/E J'A/-DE LA MELASSE SEMA/" ELLE GOUTE BONNE ET EST BONNE ! • La saveur de la Mélasse BEMA possède un goût délicieux qui dénote immédiatement sa pureté.Et c'est un produit pur—le jus pur de la célèbre cnnne à sucre Barbade—riche en vitamines fortifiantes si nécessaires aux enfants.La BEMA est aussi une source précieuse de fer — une matière alimentaire essentielle.Les adultes aussi aiment la Mélasse BEMA.Elle est délicieuse sur une beurrée .un régale sur des crêpes .excellente dans la cuisson de gâteaux, biscuits, poudings ec autres desserts.Employez la Mélasse BEMA souvent—elle est bonne pour vous I MARQUE BEMA M E LASSE BARB AD E S “UN PRODUIT >UR — SANS MELANGE” Pour les faire ramasser, téléphone! à 160 NC ICS JCrtZ PAS AU RtêUT jerez-tes à hitler ; Le Ministère des Services Nationaux de Guerre Ott a wa L'honorable J.T.Thorson Mlnlêtr• L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 16 janvier 1942 Page quatre Contrôle des gages en temps de Guerre Instructions a ux Employeurs et Employés canadiens relatives au.r Gapes en Temps de Guerre et à COrdonnance du Boni du Coût de La Vie, P.C.9255 L’ORDONNANCE du Gouvernement fédéral —qui, en vertu de la Loi des Mesures de Guerre, stabilise l’échelle des gages et commande aux employeurs de payer un boni du coût de la vie — pourvoie à l’établissement de Conseils Nationaux et Régionaux du Travail de Guerre pour administrer la loi du Gouvernement.Employeurs nationaux Les communications des employeurs et des employés Hâm le* emplois suivants devront être adressées au Secrétaire.Conseil National du Travail de Guerre, Ottawa: (1) l’exploitation des lignes de bateaux à vapeur ou d’autres genres, de chemine de fer, de canaux ou de services télégraphiques, comprenant tous les services connexes raccordant toute province avec une ou plusieurs autres ou s’étendant au delà des limites d’icelle: (2) l’exploitation de tout système de transport par air, autobus ou camion raccordant toute province avec une ou plusieurs autres ou s’étendant au delà des limites d’icelle.(3) l’exploitation de tous travaux d’énergie ou de transmission électriques raccordant toute province avec une ou plusieurs autres ou s’étendant au delà des limites d’icelle, ou servant deux provinces ou plus; (4) travaux nùniers; (5) l'exploitation de tout chantier maritime: (6) toutes les entreprises situées dans le Yukon ou las Territoires du Nord-Ouest.Employeurs régionaux Les employeurs et les employés non-mentionnés ci-haut devront adresser leurs communications au Conseil du Travail de Guerre au soin de leurs gouvernements provinciaux respectifs.L’ORDONNANCE STIPULE QU’AUCUNE AUGMENTATION OU DIMINUTION D EL’-ECHELLE BASIQUE DES GAGES NE PEUT ETRE EFFECTUEE PAR AUCUN EMPLOYEUR.TOUTE CONTRAVENTIONS A CETTE ORDONNANCE EST PASSIBLE DE PENALITE, Des extraits de l’Ordonnance et des décisions interprétatives du Conseil sont donnés dans le bulletin No.1 du Conseil National du Travail de Guerre, que l’on peut se procurer sur demande à tout Conseil Régional du Travail de Guerre HUMPHREY MITCHELL.Ministre du Travail et Président du Conseil National du Travail de Guerre.Ottawa.Canada, 12 janvier.1942.A Saint-Canut — M.le curé J Pigeon bénissait, dernièrement, le mariage de Mlle Agnès Huot.fille de M.Irénée Huot, marchand, et de Mme Huot.avec M.Kenzie Reed Cowan, de Lachute.Pendant la messe, un programme de chant fut exécuté par la chorale des jeunes filles.Après la cérémonie ii y eut réception chez M.et Mme Irénée Huot, après quoi, les nouveaux époux partirent pour un voyage en automobile.M.et Mme Kenzie R Cowan habitent Lachute.— M.Henri Labelle a été élu mar-guillier pour remplacer M.Xavier Labelle.— Mlle Fleurette Lajeunesse à: Saint-Jérôme.— M.et Mme Olivier Huot.de Saint-Jérôme, et leur fils.Marc- ! Olivier, ont visité la famille Ferdi- j nand Lajeunesse.— Mlle Thérèse Legault recevait, samedi soir dernier, à une soirée intime.Etaient présents : Mlles Jeanne Cousineau.Yvonne Saint-Vincent.Monique DesLauriers.Eglantine Proulx.Magdeleine Lamarche.Jeanne Proulx.Glovina et Rose Paquette.Michelle Courches-ne ; MM.Roger Oligny, Elzéar et Lucien Proulx.Marcel et Gérard Saint-Vincent, Jean-Ls Laurin.Gé-rald Robert.Me Guy Robert.Armand Morin.Joseph et Léo Lajeunesse.Léopold Paquette et W Parslow.Le goûter fut servi par Mlles Yvette Legault.Jeanne Proulx et Yvonne Vincent.Lisez et faites lire L’AVENIR DU NORD Lettre à Prosper Mon cher Prosper.Que me dis-tu là ?Ton ami Jules Lambert a eu son quatrième enfant.et il se lamente au lieu d'en être heureux ?Il prétend que ïa guerre n’est pas un temps pour avoir des enfants, et que le monde qui s’en vient les rendra malheureux ?Non, mais il a dû se geler le cerveau.ton ami Lambert ?Pourquoi se lamenter au nom de ce nouveau-né ?Sous prétexté que l’univers s'écroule autour de lui ?C’est de la bouillie pour les chats.Le monde qui est nôtre ne s'écroulera pas.si nous avons les épaules assez solides pour le soutenir et rien ne les rend soldies comme lorsqu'on a des enfants qui se tient à leur force.En dépit de la guerre, ce petit gars-là est né dans le meilleur pays, et à la meilleure époque jamais vue sur la terre.Supposons qu'il ait vu le jour il y a un siècle.Tout de suite, ü aurait été destiné à vivre vingt-cinq ans de moins : car la science medicale.depuis cent ans.a ajouté un quart de siècle à l'existence humaine.En 1842, la moyenne de la vie était de quarante ans.au lieu de soixante-cinq, comme maintenant.Toute sa vie.il aurait été destiné à une existence fruste, et son dur travail ne lui aurait apporté que les premières nécessités de l'existence.Evidemment, il ne s'en serait pas rendu compte : mais nous savons tous deux.Prosper, que toutes les machines soulageant ton labeur : que l'électricité, le téléphone, la radio, le cinéma, les appareils frigorifiques qui conservent ta viande et tes légumes : que les vaccins, les sérums, les anesthésiques qui vainquent la douleur et l'asepsie qui vainc l'infection : nous savons que tout cela n'a été découvert qu'après 1842.Et quelle chance ton ami Jules Lambert aurait-il eu d'envoyer son fils à l’université ?Nous savons la terrible ambiance d'ignorance, d'incuriosité qui existait chez nous, il y a un siècle.Je ne dis pas qu'elle fût de notre faute, non.non ! Mais n'empéche qu’elle était là.avec notre pauvreté de paysans conquis, et que nous avons eu à vaincre des obstacles gigantesques avant de pouvoir enfin aller de l’avant.Et c'est maintenant qu'on pleurnicherait sur la naissance d'un autre petit Canadien ?Ses aînés ne laisseront perdre aucun des gains que leurs ainés ont accumulé, parce qu'ils lutteront et qu'ils mourront au besoin, afin que ceux qui suivent profitent de l'héritage.Le nouveau-né Lambert, il faut le défendre.Prosper, et gagner la guerre pour lui.Il a cette tête ronde qu'il tient de son ascendance française : cette tête en forme de boule qu’avaient le penseur Pascal, i'apôtre Brébeuf.l'explorateur de la Salle, le découvreur de microbes Pasteur, le soudeur de nos nationalités Wilfrid Laurier.La tête ronde du petit Lambert, elle aura la chance peut-être de 1 trouver le remède du cancer, ou bien ! de harnacher la puissance rie l’atô-i tue.ou tout au moins, plaise à Dieu, | de contribuer aux recherches de | l'après-guerre, quand les peuples | vainqueurs chercheront la formule | d’une paix durable.Au lieu de se lamenter sur cette naissance-là.Lambert père ferait beaucoup mieux d’aider son pays, par tous les moyens possibles et même impossibles, à gagner cette guerre, afin que ses quatre enfants deviennent des Canadiens libres, dans un Canada aux possibilités illimitées.Bien à toi.DAMASE Chronique ouvrière Un économiste allemand dévoile l’ambition industrielle du Reich \ Les nazis ont cessé de réparer leur machinerie, qui s'use trop rapidement.entraînant une perte de 5 milliards de marks par année.— Tous les ouvriers du monde devront travailler pour eux.tandis qu'ils fabriqueront seuls les armements.Le docteur Carl Luer.président de la Chambre du commerce de Francfort-sur-le-Mein.vient de faire à Berlin des déclarations révélatrices sur le sort que le Reich réserve aux régions industrielles de l'Europe, s'il vient à gagner la guerre.Le docteur Luer.qui appartient au parti nazi depuis 1926.jouit d'un prestige considérable dans les cercles financiers d'Allemagne ; il a été élu président de la compagnie Adam Opel, vaste fabrique d'autos appartenant jadis à la General Motors.C'est à cette occasion que le savant docteur a donné ses vues sur ce qu'il appelle "l'espace économique européen”.Quelques maîtres et des millions d’esclaves Le docteur Luer estime qu'après | la guerre.l'Ordre nouveau industriel en Europe sera composé de 320 millions d'individus, sans compter les citoyens de Grande-Bretagne et de Russie.Sur cette population, il y aura 45 millions d'ouvriers spécia- ; Usés.Le "bloc central germanique” possédera pour son compte 112 mil-| lions d'habitants, dont 20 millions ! i de travailleurs industriels.Mais il y aura une hiérarchie ouvrière au sein même du "bloc centrai” : une poignée de maîtres., quelques milliers de sous-chefs, quelques dizaines de mille contre-I maîtres.Les millions d'ouvriers al-1 lerr.ands seront considérés comme j , travailleurs de choix : bien nour- ! ris.jouissant de quelques distractions et de la seule instruction que daignera leur dispenser le Reich j Les populations à l’extérieur de ce ?ercle privilégié ne seront composées que d'ilotes, nourris d'aliments ! substantiels mais sans apprêt, et obligés de se coucher tôt.afin de rester en santé.Ils ne recevront aucune instruction.Le Reich, usine d'armenls "Nous n'avons nullement l'Intention", dit le suave docteur Luer."de fermer toutes les entreprises manufacturières d'Europe : cela ferait du Reich un hydrocéphale Industriel.Nous allons cependant concentrer toutes tes usines d'armements à l'intérieur du "bloc central" Les autres pays auront la permission de fabriquer le matériel dont on se sert en temps de paix.Cependant, les régions du sud-est de l'Europe ne fabriqueront rien du tout : elles seront uniquement agricoles" De l'ouvrage pour tous ! L'économiste allemand affirme qu'il y aura de l'ouvrage pour tout le monde On comprend cela.Le vainqueur commencera par obliger les vaincus à remplacer leurs usines et leurs machines détruites.Il leur fera ensuite réparer ou reconstruire toutes les ruines qu’il a lui-même accumulées.Et tous les chantiers maritimes d’Europe seront occupés jour et nuit, durant des années, à remplacer les marines marchandes coulées et à construire une Hotte de guerre neuve pour les puissances de l'Axe.De nouvelles machines agricoles devront être fabriquées.Enfin, les nazis manifestent nettement l'intention de faire développer en force motrice toute la houille blanche du continent : "Car les industries synthétiques de l’essence, du caoutchouc et d'autres produits composés, qui établiront la force de l'Allemagne, sont des mangeuses d'énergie électrique", déclare le docteur Luer.Comme on peut le voir, tout le monde travaillera dans l'Ordre nouveau.niais personne n'y aura do liberté.L'sure énorme de matériel Cependant, le docteur Luer a été obligé, dans son discours, d’avouer certains faits moins encourageants pour les futurs vainqueurs.Ainsi, l'usure de la machinerie en Allemagne, qui ne saurait être remplacée durant la guerre, s’élève à environ 5 milliards de marks par année.Il y a plus : l’économiste calcule que cette usure, que les nazis sont incapables d'enrayer à cause de la carence des matériaux et de l'absence de mnln-d'oeuvrc.s’aggrave en progression géométrique à mesure qu'on oblige les machines à fonctionner, malgré qu'elles n'en puissent plus.Il faudra donc remplacer tout cela, avant qu'on s'occupe de produire lu moindre chose de nature à donner un peu de confort aux gens.Ainsi, par ce seul discours, le monde ouvrier peut-il juger du problème terrible qui se pose.Si le Reich est vainqueur, tous les autres peuples devront produire pour lui, tout en demeurant perpétuellement dominés par les armes qu'il détiendra seul.Mais si dlun autre côté il est battu, ce sera pour lui la ruine définitive, sans machinerie, sans usines et sans armements.On comprend qu'il se batte si farouchement pour gagner la guerre à tout prix et que, de notre côté, nous devions le vaincre par tous les sacrifices possibles.O Ù EST 1*03 QORŒESp A prendre une i » DOW Après moi, le déluge que j’ai une DOW ! ” Pourvu i*y>ow*i Plus de gens découvrent chaque jour que Dow est la plus délicieuse des bières, I 1 .____• • -___•.'_______________•___- ~ * • "¦_¦__• - _____* .- LAPOINTE ERNEST Nous lisons dans la REVEE DOMINICAINE de janvier 1942, l’émouvant article suivant écrit par le révérend Père Pie-M.Gaudrault, provincial des Dominicains, qui fut à même de connaître dans l’intimité le regretté M.Ernest Lapointe et qui l’a assisté dans les dernières heures de sa vie.• • * ERNEST LAPOINTE La mort de Monsieur Lapointe a surpris ses compatriotes et tout le Canada, comme une mort subite Annoncée comme inévitable depuis une douzaine de jours, on n’y voulait pas croire, on espérait contre l'espérance.Quand le fait tragique fut connu, ce fut comme un coup de foudre en plein soleil, abattant un chêne ! Et la trouée reste ! On ne remplace pas un chêne en peu de jours ! La consternation qui a frappé les Canadiens-français, le deuil de tout un peuple, les hommages des plus grands et des plus petits, les milliers et les milliers de Canadiens de tout âge et de tout rang qui ont défilé devant son cercueil, à Montréal, à Québec et à Rivière-du-Loup : des riches et des pauvres ; des hommes d’Etat et d'humble-, paysans ; des fonctionnaires et des ouvriers ; des femmes et des enfants ; pas de curieux, tous des gens qui se sentaient eux-mêmes frappés ; les larmes qui ont coulé ; la foule compacte qui bordait les rues sur tout le parcours funèbre, de l’Hôtel du Gouvernement à l’église Saint-Roch et de là à la gare du Palais, foule où l’on sentait et la douleur du coeur et la piété reconnaissante, à Québec comme à Rivière-du-Loup ; l'éloge d'une si poignante grandeur de son éminence le cardinal Villeneuve, comme l’émouvante recommandation aux prières du vieux curé de Saint-Patrice : “Mes frères, allez voir M.Lapointe, allez prier pour lui; amenez vos enfants, montrez-leur M.Lapointe afin qu’ils gardent le sou- venir de cet homme, de sa foi.de son honnêteté, de son patriotisme”; les amas de télégrammes et de lettres.depuis celui du roi Georges VI jusqu'à celles de pauvres gens inconnus.éprouvant le besoin de dire leur peine à Madame Lapointe; tout cela et encore le vide immense que nous ressentons, puis, j'allais dire.!a sottise de quelques rares exceptions, tout cela est un hommage ans précédent au grand disparu, tout cela marque la place qu'il avait dans le coeur de ses compatriotes, même de ses adversaires politiques, celle aussi qu’il tenait dans le Parlement et aux conseils de la Nation.Tout cela dépasse ce qui s’est vu jusqu’ici.J’ai été témoin des funérailles de deux lieutenants gouverneurs à Québec et de celles de sir Wilfrid Laurier à Ottawa : celles de M.Lapointe, tombé en plein pouvoir, avec tout son prestige de grand homme d’Etat, à un moment tragique où, non seulement ceux de sa race, mais tous ses concitoyens avaient le plus besoin de lui.ont revêtu un cachet de sympathie, de grandeur, de deuil national et individuel qui ne pourra être dépassé.Il est des sentiments qui ne se dépassent jamais et le Canada tout entier, touché au plus profond, a donné ce qu'il y a de meilleur dans le coeur humain.La Providence a été bonne et très généreuse pour Ernest Lapointe.Elle l'a doué des plus beaux dons d'intelligence, de coeur, physiques même.Mais combien d'hommes aussi richement dotés ont fait une faillite de leur vie, gaspillant les dons de Dieu ! Si Ernest Lapointe est arrivé au faite des honneurs et du pouvoir, s’il a donné à sa province et à son pays les services d’un grand homme d’Etat, s’il s’est donné lui-même jusqu’à la mort, c’est qu’l! a eu.dès les premières heures, le sens profond du devoir, la haute ambition, non pas des honneurs, non pas du pouvoir, non pas de la fortune, mais celle, infiniment plus noble, de servir au sens plein du mot, au sens tragique du mot : jusqu'à en mourir.C’est qu’il a fait fructifier les talents qu'il avait reçus, c'est qu’il a travaillé avec acharnement.Tout ce qu’il a eu, il l'a noblement mérité.il l'a gagné de haute lutte.Il n’y a personne qui, scrutant sa vie, ses activités et ses succès, puisse dire qu'Ernest Lapointe a été indûment favorisé, que c’est la protection qui l'a mis en place.Il est parti de loin, ü a fait son chemin n'écrasant personne, indéfectible-ment loyal à ses chefs en des circonstances favorables à l’ambition naturelle, qui eussent tenté des caractères moins noblement trempés ; au-dessus des intrigues et des mesquineries de coulisses, il a monté grâce à son "Labor Improbus”, à son honnêteté foncière, à son respect des hommes.Quand l’heure des responsabilités a sonné, Ernest Lapointe était au premier rang, capable au moral comme au physique de les porter .personne ne pouvait l’ignorer, il eût été injuste de n'en pas tenir compte.Il s’est imposé d'emblée à ceux de sa race, mais aussi à tous les Canadiens.On avait pour Ernest Lapointe la même estime, le même respect et la même confiance dans les provinces anglaises du Canada comme dans la province de Québe ¦ Profondément humain, il connaissait à fond îe coeur de l’homme, ses réactions, ses faiblesses et ses grandeurs et il n’est pas d'auditoire, si complexe qu'il fût, qu’Ernest Lapointe ne gagnait pas là où les autres échouaient.Il avait le bon mot.l’histoire qui déridait, la fine psychologie qui inspirait ce qu'il fallait dire à telle foule en telle circonstance.puis la force des idées qui commandait le respect des opinions adverses, même si elles'ne convertissaient pas.Puis, l'assemblée finie.même les adversaires aimaient aller serrer la main de Lapointe, de cet homme Jovial, au rire sain et franc, qui éprouvait plus de plaisir à causer avec un paysan ou un ouvrier qu’avec les plus haut placés, car toute sa vie, malgré les honneurs, il est resté près du peuple qu'il aimait.Il a toujours eu ce solide bon sens Il a travaillé avec acharnement, ai-je dit.Fils de terrien, élevé dans le rang, à Saint-Eloi.11 avait eu l’exemple de l'àpreté au travail et reçu dans le sang cet amour du labeur.Au Collège de Rimouski, il se classe premier et décroche le prix du Prince de Galles, au baccalauréat.A l’université, il fait un solide cours de Droit, en même temps qu’il noue de fortes amitiés qui ont survécu aux ans.à la diversité des carrières.à la distance : un de ses amis de Laval vint en avion d'Edmonton pour assister à ses funérailles.La licence en Droit obtenue avec honneurs, il retourne vers la petite patrie, "en bas de Québec”, pour y pratiquer le Droit.Il travaille et le succès lui sourit.En 1904, il entre au Parlement fédéral, député de Kamouraska II est jeune, très jeune, vingt-huit ans ! Il eût pu perdre la tête et perdre son temps.Pendant que des collègues flânent, jouent aux cartes, tuent le temps.Ernest Lapointe travaille, il fréquente ia bibliothèque, étudie l’anglais dont il n’a que les éléments, le Droit constitutionnel, les questions internationales ; il lit beaucoup les meilleurs orateurs anglais, l’histoire politique d'Angleterre et du Canada.Il accumule les connaissances et se forge des armes.Il parle peu.ne se fait pas remarquer sur le parquet de la Chambre autrement que par son physique, qui en impose, ou par ses chefs qui l’ont déjà jugé.Ce travail en étendue en même temps qu'en profondeur a duré plusieurs années.C'est en 1913 qu'l! fit son premier discours en anglais dans la Chambre des communes.Ce fut une révélation.Il avait maîtrisé la langue anglaise, il la perfectionnait encore dans la suite, par la pratique, au point de devenir un des meilleur:; orateurs en cette langue, rendant des points à plusieurs de ses collègues de sang anglais.C'est un brillant exemple de ce que la volonté et le travail peuvent faire.Il allait maintenant occuper une banquette de première rangée et s'imposer à l'attention de la Chambre et du Canada.On écrit de lui ; "When he spoke in French, Mr.Lapointe was as the very voice of the Province of Québec ; when he orated in English he not only thought In that language, he spoke In an unequivocal arid understanding manner that put upon him the stamp of approval he preferred above all others, a great Canadian.As an orator, he carne second only , to the silver-tongued spokesman from St.Lin ; in patriotism he took second place to none”.On a même dit qu'il dépasse Laurier.car, dans l’ensemble, il fut plus canadien et aussi parce qu’il est resté plus près de son peuple.Monsieur Lapointe a d'abord suivi une politique, puis, dans la même ligne peut-être, mais avec toute sa personnalité, il a fait la politique de son parti et du Canada.Les vingt dernières années de vie parlementaire ont été fortement marquées par l'influence d'Ernest Lapointe On a pu n’être pas de son opinion, le discuter, le combattre même, c'est le jeu de la politique, il n’en reste pas moins que la politique canadienne.intérieure et extérieure, a été grandement influencée par sa personnalité.Je crois qu’on peut dire en toute vérité que le Parlement ne sera plus le même sans Ernest Lopinte.Il manquera quelqu'un.L’influence de Monsieur Lapointe ne s’est pas fait sentir seulement au Canada, mais dans le monde international, à Genève, à Londres, à Washington.A la longue l'épée use le fourreau et les plus forts finissent par faiblit à la tâche.Ernest Lapointe semblait taillé pour défier les ans.Ce n’est pas toujours une promesse de longévité, il est parti prématurément à l’àge de 65 ans.Le travail fait sa part d'usure, mais aussi les responsabilités, les angoisses et les souffrances morales.Ernest Lapointe a connu tout cela.Depuis deux ou trois ans il était sourdement miné.J'ai été témoin, vers la fin de 1939, d’un assaut fait par des amis pour l'engager à se retirer de la vie publique aussi active.Il n'a pas faibli ; le sens du devoir et des responsabilités grandissantes, surtout à cause de la guerre, l'attachait à son poste.Il répondit carrément : "Quitter en ce moment serait une trahison Je me dois à mon pays" C'est pourquoi il a ressenti si vivement et cela lui a été, sur son lit d’hôpital, une souflrance additionnelle dont il eût pu se passer, le soupçon de maladie diplomatique en vue d’une retraite ! A la vérité, il était bien là pour préparer une retraite, mais pas celle qui eût été une trahison, c'était pour la grande Retraite et 11 était rongé par autre chose que par le désir de se mettre à l'abri i Pour attendre jusque-là.il avait dû faire des efforts surhumains.Son apparition à la Chambre des communes.le 3 novembre, était un dernier eflort.un acte de courage et de volonté extraordinaire.Dès le 5 11 entrait a l'hôpital pour faire face à la mort et pour entrer, non au Sénat, mais dans l’éternité et dans la demeure du Père éternel.Je fais ici appel au témoignage de ceux qui l'ont vu et suivi pendant ces trois semaines de souffrances et de lutte, ses médecins, ses gardes, ses intimes.Admirable spectacle d'un homme qui sent qu'il est dangereusement frappé.d'un*hrétien qui réalise que tout espoir est perdu et qui se prépare à paraître devant Dieu Si les Journaux n’ont pas publié plus tôt la nouvelle de la gravité de sa maladie, c’est que pendant les premiers Jours d'hospitalisation M.I^apointe lisait les journaux et écoutait la radio.Quand il n'en fut plu' capable, son état critique fut annoncé.Pendant près de quarante ans Ernest Lapointe avait mené bien des luttes qu’il avait toutes gagnées, ii ne connut jamais une défaite personnelle.Des qu’il fut averti que a maladie était très grave et qu’il était en danger, il comprit que cette bataille, il ne la gagnerait pas ! Alors, avec le calme et la sérénité qui l’ont caractérisé pendant toute sa vie, avec une résignation parfaite à l’inéluctable décret de Dieu parce qu’inspirée par la foi et l’espérance chrétienne, il a accepté le sacrifice de la mort.Pendant les dix derniers jour pas un instant il ne s’e.st rac croché à l’espoir de survivre II parlait de sa mort comme d’une loi qui aurait été votée par le Parlement, le Sénat et n’attendant que la sanction royale.Tl n’eut plus de préoccupation que de se bien préparer, que de prier, de se recommander à la miséricorde de Dieu avec la foi forte du paysan et l’espérance chrétienne du croyant, Il n’eut qu’un regret : partir au moment le plus tragique de l’histoire du pays, en des circonstances où il aurait pu servir encore si efficacement.Aussi bien a-t-il prié et prié beaucoup pour son pays et ses compatriotes.Aux hommes d’Etat qui l’ont visité, à ses collaborateurs Intimes, à ses amis il a fait son testament spirituel en des conseils portant la sagesse de cette heure suprême, où on ne joue pas la comédie, éclairée qu’elle est déjà des lumières de l’au-delà.C’est à ca moment qu’il m’a confié un message pour la jeunesse de son pays, de sa Province surtout : "Mon Père, dites à mes jeunes compatriotes de travailler, de se préparer afin de pouvoir servir leur pays, de prendre les responsabilités qui les attendent, de les porter honorablement pour le bien de leurs compatriotes et dû Canada.Ditcs-letir que j’ai confiance en eux, que c’est, pour eux et pour mon pays que j’offre au bon Dieu le sacrifice de ma vie”.C’est afin de transmettre ce message que j’ai écrit cet article, montrant en Ernest Lapointe l’homme, le Canada qui a travaillé, qui a servi, qui a exercé une influence très grande dans sa Province et.son pays, qui a porté des responsabilités écrasantes.A tous ces points de vue il peut être donné en exemple à toute la jeunesse de sa Province et de on pays.C’est aussi pour donner à tou.; l’exemple de sa mort chrétienne dans la résignation calme et sereine, dans la confiance en Dieu comme en son Père, en la Vierge comme en sa Mère.Il eut la faveur d’une bénédiction apostolique avec Indulgence plénière de Sa Sainteté Pie XII, à la demande de Son Excellence le Délégué Apostolique.Il reçut cette bénédiction avec une poignante émotion, baisant les mains du prêtre qui la lui donna et le télégramme qui lui en communiquait la nouvelle.il chargea son confesseur de ce message : "Dites à Son Excellence le Délégué Apostolique à quel point ! à quel point ! J’apprécie cette bénédiction.Je ne méritais pu ; cette faveur, mais elle m’est une suprême consolation !" Puis, ce furent les dernières heures ! Il les vécut en pleine lucidité.Enfin, le mercredi matin, 26 novembre, ii 9 heures 15.le très honorable Ernest Lapointe, ministre do la Justice du Canada, lin des plus distingués fils de sa race, un grand Canadien, un grand croyant, fermait les yeux à la lumière de ce monde, In spent vitae aeteniuc ! Fr.Pie-M.GAUDRAULT, O.I*.Provincial des Dominicains: 785432 Saint-Jérôme, le 16 janvier 1942 U AVENIR DU NORD Pag« cinq La T.S.F.Ici Radio-Canada ‘‘La radio est devenue une espèce d'université populaire qui ouvre toutes «rondes ses portes à ceux qui ont la volonté d’apprendre .I.e président de la Société.LOHENGRIN.DK WAGNER, AU METROPOLITAN OPERA Astrld Varnay et Izturitz Melchior dans les principaux rôles.— L’o-riginr de la légende de Lohengrin.— Le samedi, 17 janvier, à 3 h.p.m.Le Metropolitan Opera a remis à l'afHchc pour l'émission du samedi, 17.à trois heures de l'après-midi, dont Radio-Canada fera le relais, Lohengrin, trois actes et quatre tableaux.de Wagner Les rôles ont été distribués com-hengrin, I-auritz Melchior ; Orme suit : Eisa, Astrid Varnay ; Lo-trud, Kerstln Thorborg ; Telra-munde, Julius Huehn ; le roi Henri.Norman Gordon : le hérault, Leonard Warren Chef d’orchestre.Eric LelnsdoriT • • • “IL NE FAUT JURER I)E RIEN", DE MUSSET Au Théâtre Classique de Radio-Canada.— Le dimanche, 18 janvier, à 8 h.du soir.Les artistes dramatiques de Radio-Canada joueront le dimanche, 18.à huit heures du soir, l une des plus fines comédies d'Alfred de Musset : "II ne faut jurer de rien" De la gracieuse héroïne de cette comédie, c’est Alphonse Séché qui disait : "Avec Cécile, Musset a mis au monde cette chose unique une enfant qui ne conçoit pas le mal.Et cette charmante enfant qui vit avec sa mère, la bruyante baronne de Mantes, comme toutes les ingénues du siècle dernier, attend, calme et confiante, le prince charmant qui ne saurait tarder â paraître Le prince charmant, cette fols, c'est Valentin, une adorable canaille qui fait le desespoir de son brave hom- c’est un Van Buck rouge de colère qui entre chez son neveu." Mais attendons plutôt que le rideau lève.Directeur artistique, Jacques Auger ; réalisation, Paul Dupuis • adaptation radiophonique, Jean Desprez Le dimanche, 20, le Mariage de Figaro, de Beaumarchais.Le Jeudi.15.à Radio-Collège, M Charles Bonenfant commentera l'oeuvre de Musset.• • • l.'UEIÎRE DOMINICALE la* dimanche, 18 janvier, à 0 h.30 du soir L'Heure Dominicale, le dimanche, 18.aux postes du secteur français de Radio-Canada, sera relayée de Québec.Au programme, M l'abbé Joseph Boutin, conférencier, le docteur Dniis-Philippc Roy, journaliste.le choeur mixte sous la direction d'Henri Vallière et M.Henri Gagnon, organiste.Programme : Quatrième mouvement, de la Symphonie gothique, de Widor, par M.Henri Gagnon."La science des saints”, causerie de M.l'abbe Joseph Boutin.Panls angellcus, de Joseph Noyon; Ave Maria, de Aiblinger ; Gloire au Dieu tout-puissant, de Haendel ; par le choeur.Chronique de l'actualité par le docteur Louis-Philippe Roy, journaliste.Laudato Dominum, de Joseph Erb; Choral, de Haendel ; par le choeur.Troisième mouvement, de la Symphonie gothique, de Widor.par M Henri Gagnon.en Angleterre ne se sont guère intéressés au grand opéra.La Société s'est assuré le concours d’artistes connus comme Rose Bampton, Raoul Jobln et John Browlce, du Metropolitan de New-York et des chefs d'orchestre comme Eugène Goos-sens, Edwin McArthur, sir Ernest MacMillan et Arthur Benjamin.Le répertoire en question comprend des oeuvres de compositeurs anciens et modernes.Parmi ces derniers, il faut citer Vaughan Williams.On remarque au hasard, Acis and Galathea qui marquera le début de la saison.Bohemian Girl, Immortal Hour, et The Devil Take Her.Jean Beaudet aura la direction générale de l’organisation.Pour l'écoute à Montréal, le poste CBM.• • • RADIO-CONCERT CANADIEN Le lundi, 19 janvier, à 10 h.du soir OPERAS-COMIQUES CANADA A KADIO- Pour faire connaître ceux du réper toir anglais.— la- dimanche, 18 janvier, à 9 h.30 du soir, par CBM.Dans le but de mieux faire con naitre a ses auditeurs le répertoire de l'opéra anglais, la Société Radio Canada lui consacrera une saison qui s'ouvrira le dimanche.18, â 9 h 30 du soir.Disons que le genre ici me d'oncle, maître Van Buck, riche 1 consiste surtout en opéras-comiques négociant de Paris.Et ce matin-la.et opérettes, car les compositeurs Hygiène EFFICACITE DES UNITES SANITAIRES Un magnifique hommage rendu à Maisonneuve L'orchestre de Radio-Canada à Montréal, direction Jean Beaudet.au concert du lundi, 19, jouera des oeuvres de Healy Wiliian, de Saint-Saëns et de Tschaikowsky, à savoir la Marche du Couronnement, du premier, Scènes alsaciennes, du deuxième et l'ouverture Roméo et Joliette, de Tschaikowsky.M.Kenneth Neate.invité à ce concert chantera les airs suivants: Where’e’er you walk, de Haendel, Sound an Alarm, de Judas Macchabée, de Haendel, La Maison Grise, de Fortunio, de Messager et Ah! fuyez, douce image, de Manon, de Massenet.• • • DES OEUVRES DE VAUGHAN WILLIAMS ET DE SANFORD Le mardi, 20 janvier, â 9 h.du soir Le choeur du Conservatoire de musique de Toronto apportera son concours au concert symphonique que dirigera sir Ernest MacMillan pour Radio-Canada, le mardi, 20, à neuf heures et demie du soir.On entendra tout d'abord "Three songs of the Sea”, de Stanford, puis "Sea Symphony" pour choeur et orches tre.de Vaughan Williams.Les solistes seront Jeanne Pon-gelly el Eric Tredwell LA BANQUE PROVINCIALE III CANADA 4 üème assemblée annuelle tenue à Montréal le 8 janvier 1942 Le president, Monsieur Chs.-A.Roy, fait une revue sommaire de ta marche des affaires Effets probables de certaines nouvelles règlementations gouvernementales M Chs.-A.Roy.président de la classe ouvrière et il en est résulté dustries.il est à espérer que le gou Banque Provinciale du Canada a une amélioration générale du coin- vernement verra à ce que l’applica fait au cours de l'assemblée annuel- merce de détail et une hausse gra- tion de ces mesures soit suffisam-le des actionnaires qui a eu lieu le duelle des prix " ment flexible pour permettre les 8 courant une revue intéressante Le président de la Banque signale changements nécessités par les cir-des événements financiers et éco- que "notre commerce avec la Gran- constances." nomiques de l'année écoulée de-Bretagne a pris beaucoup d'ex- La fabrication du matériel de Il a fait allusion aux ordonnances pansion Les chiffres publies à ce guerre sur une haute échelle et la gouvernementales qui se sont mul- sujet indiquent un excédent très mobilisation de l'effort national né-tlpliées tout particulièrement de- prononcé des exportations sur les cessitent probablement la concen-puis décembre dernier, règlemen- importations, une augmentation tration des pouvoirs dans de gran-tations.dit-il, "qui ont compliqué rapide de la balance favorable à des organisations Selon M.Roy, les affaires et qui affectent les ma- notre pays : cette balance a été es- la petite industrie et le petit com-nufacturlers.les marchands de gros, timée récemment à $900,000.000.Par merce courent le danger de ne poules détaillants et les consomma- contre nos importations des Etats- voir se maintenir à moins que des teurs".Unis excèdent les exportations, ac- mesures adéquates soient prises.Pour ce qui est du bilan de l’ins- centuant le problème de trouver des Le président de la Banque Pro-titution dont il est le président, il fonds pour faire face au paiement." vinciaie a fait remarquer que le a fait remarquer que l'actif avait Au sujet de l'agriculture M.Roy revenu national avait atteint un augmente d'une façon notable: une a fait mention qu’il s’est produit niveau nu'on ne considérait pas position hautement liquide a été dans ce domaine un changement possible.Pourtant ce revenu n'a maintenue.Les profits sont de- des plus favorables ; la demande pas été suffisant et il a fallu recou-meurés à un niveau satisfaisant, te- pour tous les produits a été fermée, rir à l'emprunt.Sous peu le public liant compte que les taux d'intérêt les prix ont augmenté sensiblement, sera encore appelé à souscrire $600.-ont baissé sur les valeurs de place- Pour ce qui est du contrôle des 000,000.C'est que l'exécution du ment, tandis, qu'il y a eu aucmen- prix, de la stabilisation des salai- programme tracé par le gouverne-tation dans les frais d'opération et res et de certaines mesures ten- ment comporte une très large coniine hausse rapide des taxes.dant à restreindre la consommation tribution à l'effort de guerre."Dans Les dépenses de guerre ont aug- chez la population civile, M.Roy dit le but de mener ce programme à rrenté considérablement au cours que ce sont là des “mesures énergi- bonne fin, dit en terminant M.Roy, de l'année en raison, dit-il."de l'ex- ques que le gouvernement a jugé à l'on fait appel à la coopération, iri-pansion du programme de guerre propos de prendre en vue d'essayer diquant que le gouvernement repour défense et assistance à la d'enrayer l'inflation.Ce but, a-t-il cherche la force par l’unité dans Grande-Bretagne.Il a fallu cons- ajouté, est sans doute louable mais l'effort.En agissant ainsi, il trace truire et aménager de nouvelles usi- ces mesures, mises en vigueur à ti- la ligne de conduite à suivre et le nés, en transformer d'autres.La tre d'expérience, pourraient bien devoir qui incombe à chacun de production du fer, de l’acier, et des coûter cher au gouvernement ou mettre de côté, dans une certaine autres métaux a augmenté dans aux gens en affaires, ou aux deux mesure ses intérêts personnels, afin une très forte proportion.la de- à la fois.de pouvoir aider davantage le pays mande pour les textiles, le caout- "Maintenant que le gouverne- à faire face aux besoins du moment, chouc et la chaussure, le vêtement ment s'est engagé dans ce program- Il faudra évidemment nous résou-et les aliments a été très active et me, chacun est tenu d'y coopérer dre à faire de plus grands sacrifices, les prix plus élevés".Ces opérations pleinement, en vue d'obtenir le changer notre genre de vie, malgré toujours croissantes, dit M.Roy.meilleur résultat possible.Toute- que cela soit souvent désagréable "nécessitant une main d’oeuvre plus fois, comme les mesures adoptées et même pénible, nous devrons ce-nornbreuse, ont contribué à aug- auront des réactions bien differen- pendant y consentir pour gagner la monter le pouvoir d'achat de la tes dans certains commerces et in- guerre.” Analyse du bilan et commentaires par le gérant général, M.J.-U.Boyer Commentaires du gérant-général M.J.-U.Boyer, le gérant-général, au chiffre de $16,930,737 sont en aug- à des conditions nouvelles, a-t-il s'est, tout particuliérement attaché, mentation sur ceux de l'année pre- ajouté, est en voie d'opération dans dans son discours aux actionnaires, eédente.les industries autres que les indus- à faire une analyse du bilan pour "Les dépôts qui avaient fléchi en tries de guerre, et pendant que s'o-lc dernier exercice.1940, dit le gérant-général, ont été pèrent ces changements, l’activité L’actif de la banque est mainte- en progrès en 1941.Le montant glo- économique subit un ralentissement, liant de $60,880,000 ce oui représen- bal s'établit à $53,151,349, soit une Les besoins restant considérables, te une augmentation d'à peu près augmentation de près de $5,000.000.la demande s’accentuant, l'omploie-$5,000.000 sur l’exercice précédent.Le montant des billets de la Banque ment en abondance, ce raientisse-Comme c'est de tradition à la en circulation, au chiffre de $2,275,- ment sera probablement que de Banque Provinciale, la position li- 000.accuse une diminution sur l'un courte durée.” quldc a été maintenue et est encore dernier.Ces billets sont remplacés A , , - , .très forte.En efret les disponibilités graduellement par dos billets de la cl eue ne1 oui u à men t en t e caisse et autres item facilement Banque du Canada, conformément * “S*® ÆAU£"le' "Les bureaux de santé de la province de Québec, communément appelés Unités sanitaires, existent depuis 1926 et sont une preuve convaincante de l'excellence de la médecine préventive et des avantages que comporte, pour la nation, le travail des hygiénistes ; Je n’en veux pour démonstration que les résultats si encourageants obtenus à date par 1 Unité sanitaire des comtés de Témiscouata-Rivière-du-Loup," déclarait l'honorable Henri Groulx aux membres de ia tribune des Journalistes qui l'interrogenient a propos de la grande campagne de la ligue de santé."La province de Québec, dit-il, ne néglige rien pour assurer la diffusion de l'hygiène dans nos familles et a donné une impulsion considérable aux oeuvres de santé publique.Pour se rendre compte des résultats obtenus dans les comtés de Témiscouata Rivlère-du-Loup, il suffit de constater qu’en 1926 ie taux de mortalité infantile y était de 134.2 par mille naissances tandis qu'en 1940 ce même taux est descendu à 78.3.Diphtérie "La première campagne d'immunisation anti-diphtérique "en masse", a été entreprise, pour la première fois dans la province, à Saint-Arsène.comté de Rivière-du-Loup, en janvier 1929.Plus de 206 enfants ont reçu leur troisième injection contre la diphtérie.Cette expérience a prouvé amplement que l’immunisation “en masse" en campagne, était possible et que la disparition de la diphtérie en est la conséquence logique.En 1940, 2.524 enfants ont été immunisés, portant notre grand total d'immunisés au 31 décembre 1940, x 23,365 pour les deux comtés."Les cas de diphtérie n’ont pas cessé de diminuer à une allure vraiment rapide.Si l’on compare l'année 1930 avec 1940.nous constatons que nous avons eu 61 cas en 1930 et 7 cas en 1940.Le taux de mortalité par cette maladie a aussi baissé.En 1930, il était de 11.5 par 100.000 de population.En 1940, il baissait à 3.3 par 100,000 de population.Il est intéressant de noter que pendant trois années consécutives, soit 1932, 1933 et 1934, nous n'avons pas enregistré un seul décès par diphtérie.L’année 1941 au 1er décembre, montre deux cas avec une mortalité pour une population calculée de 62,000.Maladies contagieuses "Si l'on consulte les rapports de l'Unité sanitaire Témiscouata-Ri-virèe-du-Loup, on constate qu'en 1926 le taux spécifié de mortalité par maladies infectieuses i diphtérie, typhoïde.scarlatine, rougeole et coqueluche i était de 118.4 par 100.000 de population.En 1936, ce taux baissait â 46.6, en 1940 il n'était que de 30.Il ne faut pas oublier que la population depuis 1926 a considérablement augmenté dans cette région On peut affirmer que les épidémies réelles sont moins nombreuses et surtout qu'elles sont devenues moins considérables et partant moins funestes.” L’année du tricentenaire de Montréal s'est ouverte par une manifestation qui a revêtu un caractère à la fois religieux, patriotique et militaire.10,000 personnes réunies à la Place d’Armes ont rendu un vibrant hommage à Paul Chomedey sieur de Maisonneuve, fondateur de la métropole du Canada.La cérémonie fut organisée par la Chambre de commerce des Jeunes du district de Montréal.Elle commença à l'église Notre-Dame où son excellence Mgr Charbonneau célébra la messe qui marqua l'ouverture de l'année 1942.Mgr l’archevêque prononça une brève allocution pour offrir ses voeux à ses diocésains et pour dire quels sentiments doivent nous animer au début de cette nouvelle année.A l'issue de la messe, la foule s'est réunie à la Place d'Armes, qui avait déjà été envahie par un grand nombre de personnes qui n'avalent pu trouver place à l’Intérieur de l'église pour la messe, mais qui tenaient à rendre leur hommage au fondateur de Montréal.La Place d'Armes avait pris un aspect féérique.De puissants réflecteurs, installés sur les édifices avoisinants, éclairaient le monument et les environs, comme en plein Jour ; des feux-de-bengale, placés dans la piscine qui entoure le monument, l’éclairaient de feux multicolores ; chaque côté du monument, face à l'église Notre-Dame, des membres de la Gendarmerie Royale du Canada, montaient la garde ; deux haies de drapeaux entouraient complètement le monument, et ces pavillons étaient tenus par les membres du club de raquet-teurs Laurier.Les frais de la musique étaient faits par la toujours puissante fanfare des Canadian Orer.adlers Guards, sous la direction du capitaine J.-J.Gagnier.Son honneur le maire de Montréal a ouvert officiellement l’année du troisième centenaire en lisant une proclamation à cet effet.Le maire a ensuite dévoiié la plaque de bronze que l'on a posée au pied du monument de Maisonneuve et qui est ainsi rédigée : "A Maisonneuve.Au début du troisième centenaire de Montréal.Hommage des citoyens, 1er janvier 1942.” Cette plaque, qui a été dessinée par la Chambre de commerce des Jeunes et réalisée aux ateliers de l’Ecole Technique, a été bénite par son exc.Mgr Charbonneau.Deux sonneries de clairons ont précédé ces deux cérémonies et la manifestation de la Place d'Armes s'est terminée par la lecture faite par M.Roger Martel, président de la Chambre de commerce des Jeunes, du procès-verbal de l'événement.La cérémonie se termina par le chant de "O Canada”.Mort de M.Clarence-A.Gagnon leurs de ’placement‘se chiffrent à été affecté une somme de $50,000 à Ia ('IU1SC commune.’ $26,471.103, soit une augmentation l'amortissement des Immeubles, et En terminant M.Boyer a annon-de $4,300.000.Il y a eu augmenta- versé $240,000 en dividendes aux qu'aucune nouvelle succursale lion des valeurs gouvernementales actionnaires.avait été ouverte au cours de l'an- et municipales.Les prêts sur nan- m.Boyer a fait allusion à l'aug- née.Une a été fermée.La Banque tissement, pnr contre, ont fléchi.mentation continuelle des taxes et Provinciale du Cnnada compte Par suite de l’activité qui s'est fait aux règlementations qui pèsent maintenant 137 succursales et 181 sentir dans le domaine industriel lourdement sur l'industrie, le corn- sous-agences dans les provinces de et commercial, M Boyer a fait re- merce et la finance et nuisent à leur Québec, Ontario, Nuuveau-Bruns-marquer que les prêts et escomptes fonctionnement." Un rajustement wlck et Ilc-du-Prlnce-Edounrd.Election du conseil d'administration Ix*s actionnaires, après avoir en- Jean Rolland, M.Chs.-A.Roy, M.d'Admlnistratlon tenue Immédiatc-tendu le rapport des Commissaires Georges-A.Savoy.___ ment après l'assemblée des action- censeurs fie la Banque, et rempli Le Bureau des Commissaires Con- nalrcs, M.Chs.-A.Roy a été réélu les formalités ordinaires, ont pro- sears pour l'année courante fut président de la Banque, MM.Jean cédé à l’élection du Conseil d’Ad- également élu et ses membres sont : Rolland et Geo.-A.Savoy, vlcc-prc-mlnlstration qui est ainsi composé : l'honorable E.-L.Patenaude, C.P.sldents, M.L.-.T Codére, l'honorahjo séna- C.R., M, Cecil-L.Carsley, M.Nar- Une réunion du Bureau des Com-tour Louis Côté, C R , M.C-G.de eisse Duchnnne.l'honorable séna- mtssalres Censeurs tenue au même Tonnaneour, l'honorable Raoul-O.leur Antolnc-J.Léger, M.Victor moment, a réélu l'honorable E.-L.Grothé, C.L.M.Alfred Lambert, M.Morin, N.P., et M.M.-J.Pettigrew.Patenaude, C.P.C.R.président, et | Allalc* a PRyè S'25 et les frais de Alfred-E.Marois.I.C., B.Sc.A., M.A une séance spéciale du Conseil M.Ceell-L.Carsley, vice-président, l'action.M.Clarence-A.Gagnon, peintre et graveur canadien-français de renommée universelle, est mort, le 5 janvier, à Montréal.Ses obsèques ont eu lieu, mercredi dernier, en l’église de Saint-Léon de Westmount.La mort de M.Clarence-A.Gagnon prive le monde artistique canadien-français d'un de ses plus illustres représentants.Membre de la Société Royale du Canada, M.Gagnon s’était acquis une renommée internationale comme paysagiste et graveur.Nombre de galeries.de musées et de collections publiques de tous les centres artistiques marquants de l'univers comptent de ses oeuvres.Agé de soixante ans.grand voyageur, il était fin causeur.Nombreux étaient les amis et les admirateurs que lui valait sa personnalité remarquable.Lui survivent : son épouse, née Lucile Rodier, de Montréal, qui fut aussi la compagne de ses débuts à la Montreal Art Association : ainsi que trois frères : M.Willford Gagnon, F.R.I.B.A., de Montréal, M.Ernest Gagnon.d’Ottawa, et M.Frédéric Gagnon, de Montréal.Chronique judiciaire Les parties ont déclaré qu'une action en dommages intentée par M Alphonse Lacroix contre M.Raoul Allard a été réglée hors de cour de consentement.Dans cette action M.Lacroix avnit réclamé une somme de quatre cents dollars pour dommages à la suite d’injures verbales.Le défendeur, Raoul Allard a déclaré qu’il n’a jamais eu l'intention d'injurier le demandeur, Alphonse Lacroix, et a exprimé son rcRret si quelques paroles qu'il a prononcées ont pu être interprétées dans un sens défavorable à la réputation du dit Alphonse Lacroix dans une localité où il est reconnu comme un citoyen respec table et digne de confiance.Aussi, Banque Canadienne Nationale Situation au 29 novembre 1941 PASSIF Envers le public : Billets en circulation.$ 3,606,662.00 Dépôts.155,205,780.29 Dtvers.376.721.38 $159,189,163.67 Envers les actionnaires : Capital, réserve, dividendes et profits non répartis.12,397,605.21 $171,586.768.88 ACTIF Disponibilités de caisse.$ 27,952.468.01 Obligations et actions.74.712,663.91 (comptées au-dessous du cours du marché) Prêts à demande .3,457.481.57 (sur titres dont les cours présentent une ample marge) Prêts et escomptes et avances aux Provinces et aux Municipalités .57,792.640.85 (après provision pour créances douteuses) Immeubles, créances hypothécaires et divers .7,671,S14.54 (comptés au-dessous du coût ou de la valeur) - $171,586,768.88 COMPTE PROFITS ET PERTES Solde créditeur au 30 novembre 1940.$ 251.037.94 Profits de l'exercice finissant le 29 novembre 1941, déduction faite de $60,000 versés au fonds de pension du personnel, de $251.628.98 pour les impôts fédéraux et provinciaux, et des affectations aux Réserves latentes à même lesquelles il a été pleinement pourvu aux créances mauvaises et douteuses.811,351.35 Total.$ 1.062.389 29 Réparti comme suit: Dividendes.$ 560,000.00 Amortissement des immeubles sociaux.125.000.00 Province de Québec (14 Georges V, ch.3).125.000.00 Solde créditeur au 29 novembre 1941.252,389.29 $ 4.062.389.29 Cette annonce lait partie d’une série d’exposés de faits sur la situation de l'industrie des brasserie» dans 1a Province de Québec.______________________________________ La bière, boisson préférée * des familles On sait comment les Brasseries ont procuré le nécessaire, parfois même l’aisance, à une foule de familles : non seulement elles ont employé des milliers de travailleurs dans leurs propres établissements.mais elles ont alimenté plusieurs autres industries et de nombreuses fermes, où elles puisent leur matière première.Il y a plus.Par sa nature même, la bière est d’usage universel et accessible à tous les milieux* ; elle égaie les réunions sociales et elle agrémente l’existence sans la gâcher.Son immense popularité lui vaut de pénétrer dans les plus honnêtes cercles d’hommes et de femmes.Après une journée de travail accablant, soit au bureau, soit à l’usine, soit aux champs, tout homme peut, sans déroger aux règles élémentaires de la sobriété, absorber, en compagnie de sa femme et de scs enfants, ce breuvage qui rafraîchit et repose.Qui s’en scandalisera?Ce fait se répète quotidiennement dans des milliers de familles, à qui le produit d’une des plus grandes industries québécoises procure une légitime satisfaction.Nombreux sans doute sont ceux qui savent gré à ce breuvage d’avoir adouci bien des aspérités domestiques.Ne vous laissez donc pas induire en erreur: par tradition et par nature, la bière fait comme partie intégrante de la vie sociale, où elle se substitue à des liqueur^ nocives et devient un facteur de modération et de sobriété.Nous répétons que l’Industrie des Brasseries a été établie, en cette province, dans le but de promouvoir la sobriété.Et tous ceux qui, depuis 1668, ont dirigé ces établissements n’ont cessé d’être fidèles à l’intention première du fondateur.L’Industrie des Brasseries mérite donc d’être considérée comme une entreprise respectable et nécessaire et d’être traitée comme telle.•"Toutes les sociétés de tempérance réunies en ont moins fait pour l'avancement de cette vertu en Amérique que l’introduction de l’Industrie de la Bière sur ce continent.Ce breuvage fut.dirait-on.créé pour chasser les soucis, adoucir les tracasseries quotidiennes du monde et réjouir à la fois le corps et l’esprit.” —Henry Watterson.Brewers Industrial Foundation of Canada [ “Ui plupart tic* réformateur» ont commis Terreur tic charger la loi tPun [Miitls excessif sous lequel elle miccoiuIk*.et nous en voyons la meilleure preuve tlnns lu faillite tir la pmlnltiltnn aux KtaIs-llnis.*' 1 Page lix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 16 janvier 1942 ftp V Mouchoirs de Cellu-coton KLEENEX, 500 feuilles KLEENEX, 200 feuilles Lady Dainty, 500 feuilles Lady Dainty, 200 feuilles Velvetta, 500 feuilles Velvetta, 200 feuilles FaceElle, soyeuses 167 feuilles triples .•o fl}
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