L'Avenir du Nord, 22 janvier 1942, jeudi 22 janvier 1942
illS i w m 1897-1943 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-8EPTIEME ANNEE.NUMERO 4 Journal hebdomaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 22 JANVIER 1M2 Une maison divisée En 1936, après avoir ouvert les écluses â un torrent de basses et viles injures, de diatribes virulentes, d’accusations fausses et mensongères, un parti nouveau, — l’Union nationale, — composé des éléments les plus disparûtes et les plus insolites, escamotait la confiance populaire: le peuple.las peut-être d’avoir été bien servi durant quarante ans, tombait dans un traquenard de calomnies et de médisances.Il arrive ainsi parfois à la masse, si spontanée et sincère dans l’appréciation des hommes et des choses, de se laisser leurrer.Durant trois années, — terme ordinairement considéré court.— mais qui sembla Interminable au contribuable québécois, — la province de Québec était appelée à être administrée par une poignée de saltimbanques politiques ayant 4 leur tête celui qui illustra si lamentablement son manque de pondération, son dénû-inent de sens administratif et un radical défaut d’esprit vraiment national.La fin d’une spectaculaire danse des millions, d’une période fertile en législation boiteuse, enchevêtrée et obscure fut marqué par la chute de la province dans le plus chaotique état: délabrement des finances, crainte et anxiété populaires.Dans un violent sursaut qui se traduisit par la plus complète déroute du parti, le peuple du Québec revint 4 celui qui l avait bien servi, le parti libéral, — et Ht regagner 4 monsieur Maurice le Noblet Duplessis, les régions de l’obscurité et de l’oubli.• • • Un nouveau mouvement vient d’éclore: celui du Bloc populaire canadien.Une brève et superficielle revue des piliers de cette organisation naissante nous convainc tôt qu elle ne repose sur rien de solide, qu’elle s’asseoit sur les sables mouvants du dépit et du mécontentement.En effet, tous les éléments, sauf peut-être une Jeunesse dont la bonne foi a été surprise, — se recrutent au sein de gens dont les ambitions personnelles n ont pas été satisfaites; tous des hAbleurs avides de se substituer 4 ceux qui gouvernent, valetaille puissante en verbe, mais désolammcnt pauvre en actes passés.Ils s’agitent, se concertent, tiennent des conciliabules secrets et des réunions publiques, tentent de rallier 4 leur triste cause des hommes publics qui ont trop le souci du bien général pour céder 4 leur Invite.Voll4.rugueusement modelée, la maquette du Bloc populaire canadien.• • • Nous assistons depuis quelques semaines 4 un spectacle cocasse; il y aurait de quoi dérider les faces sérieuses qui se sont dépouillées de toute empreinte du rire.A toute occasion, on nous annonce que monsieur X s’est rallié au Bloc; monsieur X.bien connu, censé pouvoir exercer une Influence qui fera tourner vers les couleurs du Bloc toute une phalange de politiciens et d’électeurs, n’est qu’un élément qui, -voulant tenter une autre aventure, — quitte le giron de l’Union nationale pour adhérer au groupe des bloqués; 11 se défend d'être un transfuge et explique son attitude! Piètre conception de l’intelligence du public québécois: croire que devant un changement de couleurs, d’appellation, _ la masse verra fatalement une modification de principes! Al- lons! le monde n’est pas 4 ce point gourd et épais! Et la fable de l'Ane et la peau du lion est depuis toujours connue.Mais ce qui bat quatre as.c’est de voir que les deux groupes s’attaquent particulièrement l’un 4 l’autre, 4 tel point que n’étalent les noms des deux mouvements, il y aurait raison de croire 4 une petite guerre Intestine, une bataille entre membres d’un même parti! Par le truchement de la radio, l’Union et le Bloc veulent enseigner au peuple, faisant force discours et harangues échevelés pour le tromper à nouveau, lui servant de vieilles rengaines, du chiqué, exhumant d’un passé déj4 lointain, de vieilles sornettes qu’ils débitaient lorsqu’U-nioaistes et Bloqués, logeant 4 la même enseigne, faisaient tous bande commune avec monsieur Maurice le Noblet Duplessis.Ainsi, nous les avons entendus, dimanche soir dernier, sur les ondes du même poste, distribuant par alternance 4 ceux aux écoutes de savoureuses dissertations sur la veulerie et l’inefficiencc des deux chefs.Us portaient bien, de temps 4 autre, une attaque légère au chef du parti libéral, mais les coups de force, ceux susceptibles d’ébranler, étaient dirigés sur le chef des bloqués par les Unionistes et par les bloqués sur celui des Unionistes.Pour les Unionistes, un monsieur Roland Paquette, qui affiche le titre de président de la Jeunesse de l’Union nationale, s’est évertué, pendant quinze minutes, à mettre 4 nu la profonde perfidie de monsieur Maxime Raymond et de tous ceux qui l’entourent.Du parti libéral, il n’a qu’effleuré la politique passée et présente.Immédiatement après la causerie de ce jeune, — qui frôle bien la quarantaine.— un ci-devant chef ouvrier, Philippe Girard, récemment bombardé au poste d’organisateur-en-chcf des forces bloquistes pour le district de Montréal, s est fait entendre.La tAche lui échéait de démolir celui qui fut premier ministre de la province de 1936 4 1939.Mais non pas celui qui pose des actes depuis.La démolition n était pas chose difficile: monsieur Duplessis ne s’était-il pas chargé de cette mission en 1939 lorsqu'il en appela au peuple qui le répudia, lui et ses satellites, de la façon péremptoire que l'on sait?Monsieur Girard a traité deB grandes questions ouvrières.Toisant assurément nos classes laborieuses comme des groupes caractérisés par leur manque d intelligence et de culture, il a tenté, en les flagornant et en les adulant, en leur promettant des jours meilleurs, des traitements équitables, le régne de la justice sociale.— dont il ne saisit probablement pas le sens profond, de les Inciter 4 faire confiance 4 monsieur Maxime Raymond et scs quelques "sutveux”.• • * Bref, ces deux émissions, se succédant 4 une minute d'intervalle, ont fourni 4 la masse québécoise qui est lasse de se faire tromper, un sujet de méditation.Nul doute que les auditeurs aux écoutes ont dû être écoeu-rés par cetteperformance de deux bateleurs de foire qui tentent, chacun de son côté, de se creuser une niche dans le vrai et sincère bloc des masses populaires.Mais ces deux jeunes hommes ne sont que des outils, des valets 4 la solde des plus puissants qui voudraient briller d'un vif éclat au firmament politique.La masse ne s’y laissera pas prendre.Elle a trop bien mesuré la valeur des oeuvres accomplies par l’administration libérale qu elle s'est donnée en 1039 en les comparant 4 l’oeuvre de décomposition économique, sociale et politique du régime Duplessis.Et en outre, elle n'ignore pas que bloqués et unionistes sont Ibsus d un même sein.Les Paquette et les Girard, deux frères ennemis, membres d’une maison divisée, mettent bien en relief la fourberie politique des chefs dont ils ¦e réclament.PIERRE-GILS MGR COMTOIS ET LE PACIFISME Bienheureux les faclflques! 81 les peuples chrétiens n’ovalcnt pan perdu le sens de l'Evangile, bien des maux leur sornlent évités.Entre autres maux, ils s’épargneraient celui de s’entre’égorgcr périodiquement pour la possession de biens matériels dont tous les hommes pourraient s'ils étaient plus sages, se partager l'usage.Mais ne confondons pas "pacifique” avec "pacifiste’'.Le pacifique aime la paix, le pacifiste se contente do la vouloir 4 tout prix.Le premier est un hommo vertueux, le second est un 14chc ou un jouisseur.La différence morale entre les doux est énorme.Cetto différence n été exprimée dans un sévère et Juste raccourci de Mgr Con tois évêque de Trois-Rivières, au sermon de la grand’messe du Jour de l'An."Soyez Justes, soyez bons soyez charitables", dit Mgr Comtois.Et il ajoute: _ Bienheureux les pacifiques.Pacifiques soyez-le Etre pacifique c'est une nécessité de la vie; c'est travailler de tout coeur i éviter les causes de la guerre.Les pacifiques sont les enfants de Dieu.Aujourd'hui je vous souhaite d'être pacifiques, mais non pacifistes, parce que les pacifistes sont des défaitistes, des découragés, des lâcheurs.Et cela est un crime en temps de guerre.Mgr Comtois est do la lignée des évêques du haut Moyen Age qui no craignaient pas de défendre leurs vlllct contre l’assnut du Barbare.(Le Canada) SUT# PROVI IAI 1/ESPRIT DE PARTI Les grands partis politiques sont indispensables 4 la démocratie parlementaire et c'est tromper les autres ou se tromper soi-même que de prétendre le contraire.Certes, la démocratie a besoin de chefs, et les personnalités vigoureuses et fortes doivent donner le branle.Si ces personnalités sont déJ4 encadrées dans un parti, elles finissent par entraîner le parti 4 leur suite, et leur pensée ou leur programme d’action connaissent les alternances de l'opposition et du pouvoir.Si, au contraire, c'est fortes personnalités sont seules, il se groupe peu 4 peu autour d’elles dès disciples, puis des cercles, puis des groupes plus étendus, puis enfin on assiste 4 la naissance d’un véritable parti, peu importe le nom dont on affuble ce phénomène politique.Lorsque, par conséquent, des doctrinaires font le procès de l’histoire des grands partis dans la province de Québec, ils ne font que trahir leur propre impuissance politique, et leur condamnation des partis — et no-tammment du plus prestigieux d’entre eux, le parti libéral — leur est commandée par les échecs répétés qu’ils ont subis dans leurs propres efforts pour constituer un parti rival.Le parti libéra! n'est pas de ceux qui changent de nom et de masque 4 tous les tournants de la route afin de tromper l’électeur sur leur identité.Quand on porte un nom honorable, on le garde.On ne fait pas comme le mercantl qui lance une nouvelle affaire tous les ans sous un nom d'emprunt après une faillite frauduleuse ou après avoir flanqué le feu 4 sa boutique.On peut approuver ou condamner les gouvernements libéraux, mais, avec eux.on sait 4 qui l'on a affaire L’attachement des libéraux à leur nom et 4 leur parti est d’ailleurs aisé 4 comprendre.Les libéraux n’ont pas d’illuaion sur eux-mêmes.Ils savent qu'ils sont imparfaits et que leurs gouvernements sont faillibles.Mais ils savent aussi qu'ils ont ur.e longue tradition de service public et une sorte d’instinc supérieur qui les guide dans la recherche du bien général.Cela vaut Infiniment mieux que l'assurance hautaine des doctrinaires qui s’admirent dans le reflet de leur pensée impuissante BELLE DECORATION A MONSIEUR CHALOULT Pour masquer leurs échecs, certaines gens affectent de parler au nom des “sans-parti”.Ce qui ne les empêche pas d'être partisans, partisans d’un parti qui est à l'état permanent de déconfiture mais qui existe quand même: le parti des "fondateurs de partis".Ces gens rêvent de fonder des partis, spéculent sur la valeur respective des partis, tentent d'imposer les vues des partis qu'ils embrassent successivement, chevauchent deux ou trois partis à la fois, veulent faire de l'esprit sur l'esprit de parti, enfin suscitent rl encouragent la partisannerie chez ceux qui en sont dépourvus ou fatigués, et cela tout en pestant contre l'esprit de parti.Dans la galerie politique de la province de Québec, il y a eu plusieurs caméléons, mais je crois que c’est Monsieur René Chalout qui mérite la palme, il a d'ailleurs été cité à l'ordre du jour dernièrement et décoré de la Distinguished Knitting Medal" pour avoir réussi à attacher son grelot à sept partis politiques dans le temps record de six ans.En 1936, il fut d’abord de l'Action Libérale Nationale, qu’il quitta dès que le vent sembla tourner et favoriser l'Union Nationale.En 1937, il devint l'un des cinq membres du parti National.En 1939, il se déclara FRANC-libéral.puis quelque temps plus tard libéral-national.Finalement il décida d'adhérer à la Ligue pour la Défense du Canada, et enfin au "Bloc" soit disant populaire et canadien.Décidément, si les compatriotes de Monsieur Chalout sont reconnaissants, ils le nommeront prochainement "Président perpétuel de l'Association des fondateurs de partis"! On chuchote que .Les représentants de la nation aux Communes sont conviés à Ottawa pour le 27 de ce mois.Chacun apportera, nous l’espérons, à l’exécution du mandat si important qui lui a été confié, la plénitude de ses capacités, de son énergie et surtout le plus ardent patriotisme.Les électeurs du comté de Terrebonne peuvent être assurés que leur député.Monsieur Lionel Bertrand, saura, comme par le passé, mettre tout à contribution pour assurer le bien-être de scs commettants, imprimer un Intensif développement à notre comté et promouvoir les Intérêts généraux du pays.* * * Les journaux nous ont rapporté les propos de l’honorable Adélard Godbout au sujet de la création d'une commission du service civil dans cette province.La masse, une fois de plus, a été à même de constater que ce que recherche sans ne Jamais se lasser notre premier ministre, c’est d’assurer à toutes les classes de la société québécoise, le maximum de protection.Par un tel organisme, les fonctionnaires seront 4 l'abri des chambardements qui marquent trop souvent les changements de régimes, et la province sera assurée d’un meilleur rendement de la part de ses serviteurs.La législation est sage et la masse doit en applaudir ta promulgation.* * * Par l’état des routes et des chemins dans Saint-Jérôme, il est facile de constater que l’autorité municipale a fait tout en son pouvoir pour donner satisfaction aux contribuables, En effet, malgré l’inclémence marquée de la température, nos rues et routes sont remarquablement bien entretenues.On aurait peut-être sujet de se plaindre de la lenteur à libérer les bor-dages.Il ne faut pas oublier que notre corps cclicvlnal n’est pas soustrait aux difficultés qui naissent du manque de main-d’oeuvre.Les contribuables doivent donc accorder à ceux à qui ils ont fait confiance, leur plus entière collaboration et excuser certains retards en faisant la part des circonstances défavorables.?* ?le récent rapport qui émane du ministère fédéral du commerce révèle que nos exportations se sont accrues de façon fantastique depuis quelques mois.Nul doute que le matériel envoyé par le Canada aux belligérants joue un rôle de premier plan dans cette accroissement.Les produits exportés par le Dominion dans le cours des derniers douze mois s'élèvent en valeur à près de deux milliards quatre cents millions de dollars, soit une hausse de plus de 70% en regard de 1929, année record.?* * Les élections municipales ont eu lieu dans plusieurs paroisses de notre comté.Souhaitons que la population a su choisir parmi les meilleurs candidats et confier l'administration de lu chose publique à ceux dont les qualités et le passe constituaient la meilleure garantie pour l'avenir.Aux élus, nous offrons nos félicitations les plus sincères.Us sauront, nous l’espérons, remplir consciencieusement le mandat qui leur a été confié.* * * Nous avons déjà dit que le pieux journal qui loge rue Notre-Dame, ne voit rien de bien dans les actes posés par nos administrateurs fédéraux ou provinciaux.Un simple coup d'oeil jeté sur le carnet du grincheux en date du 19 janvier et la lecture d’un article signé Pierre Vigcant, nous convainc que nous avions raison de parler ainsi ! Les scribes du pieux journal voudraient avoir le monopole de la sagesse ! ! Mais le peuple pense autrement et n’entend pas être de nouveau trompé.* * .* Que les scribes du “Devoir" ne souffrent pas d’un “excès de bile”! S'il a plu à monsieur MncKenzic King d’écrire à son ministre du travail relativement aux conditions de In main-d’oeuvro, c’est uniquement parce qu’il se préoccupe du sort des classes laborieuses.L'entrefilet du Devoir est plein de perfidie ! CHANTS LAUREN TI EN S Pour les morts.L'oncle Maximin attend sa mort d'un instant à l'autre.Philosophe de la vie.le brave est aussi philosophe de la mort.Il appelle autour de son chevet ses douze enfants et son neveu Pierre.A sa fille Blanche l'aieul déclare: "Tu aimes ton cousin Pierre.Je te demande en grâce de briser ces liens qui ne sont pas solides.Tu est jolie fille.D’autres prétendants demanderont un jour ta main.Mais ces mariages entre cousins ne valent rien.La race doit être forte.Pas de consanguinité." Blanche, jolie rousse de quinze ans, promit.Le vieillard appelle ensuite son aîné William pour lui dire: "Tu as toujours été le maître de la ferme.Je t’avais confié les travaux sachant que tu aimerais la terre.Je n'ai pas été déçu.Quand je serai à fumer ma pipe avec le on saint Pierre continue à bourrer le sol des meilleurs grains.Il faut que chaque été le terroir fende sous la poussée des avoines et des blés.Je te bénis comme je vous bénis tous".Dix minutes plus tard l'oncle Maximin trépassait après avoir pour la dernière fois ajusté, en biais, sur sa tête, la tuque de laine qu’il portait depuis toujours.Cette mort, la première i laquelle assistait le jeune Pierre, qui avait alors 17 ans, l’impressionna vivement.Il commença à avoir moins peur (>el!e Montaigne, est avant tout un don naturel.Mithridate haranguait dans leur langue propre les vingt-deux peuples placés sous sa domination, et connaissait les noms de la plupart de ses soldats.César dictait à quatre secrétaires, tout en écrivant lui-même.Senèque retenait, en les lisant, une sérié de 2,000 mots grecs, sans Conte des pays d'en-haut LA LOUISON Dans la campagne endormie, la nuit était sans étoile.Le froid intense persistait depuis une semaine et faisait crisser les sabots des chevaux qui dévalaient le long de la grande montée, entre le hameau de Saint-Colombun et la croix du chemin.La bordée des Rols qui de tradition était toujours suivie d'une forte bourrasque amoncelait la neige sur les toits, enneigeant jusqu'aux laiteries, bloquant les routes pour de longs jours.Chaque année, à cette époque, les habitants de ce patelin connaissaient l'isolement le plus complet.Ils avaient l'Impression d'être séparés du reste du monde, égarés sur une mer immense de champs de neige.Cependant quelques-uns du rang de la Source, s'étalent hasardés, malgré l'Inclémence de la température, à sortir de leurs fermes, pour assister au repas chez les Labelle.de la beurrerie du 7e rang.Ils s'en revenaient par groupes Joyeux, riant pour un rien, s'égayant des facéties désopilantes du gros Jean-Pierre, — type unique dans le canton.On était toujours assuré de s’amuser avec ce bon vivant, boute-en-train des réunions, soirées et danses d'habitants.Il avait la répartie vive, faisait swinger les filles, et chantait tous les plus beaux airs en lissant ses moustaches blondes.C'était un campagnard roublard, acharné aux travaux de la terre, mais finaud en afTaires.Il avait l'esprit caustique, épiait les moindres gestes, les petites manies de ses voisins, pour s'en gloser à tout propos â leur dépens.Quand Jean-Pierre descendait à la ville pour vendre les produits de se ferme, il en remontrait aux clientes, faisait de l'esprit à bon marché, mais ne se laissait jamais rouler par le bavardage des ménagères qui voulaient l'cmbarliflcotter.Bref, Jean-Pierre Laperle, fermier cossu, possédant des acres et des acres de terres, un troupeau d’Ayershirs.une érablière et des terres à bois, — déposant son avoir à la banque du chef-lieu, énonçait-il de sa voix de fausset une opinion erronée, fut-elle seulement baroque, chacun de ses voisins s'inclinaient devant l'oracle et surtout, la volonté tenace de ce Normand canadien ! Il avait pour lui, contre eux tous, la force du plus fort ; une fortune rondelette et la parole facile Donc, on s'en revenait d une boustiflaille en règle ! Chaque étape du retour était marquée par chacune des maisons de ferme échelonnées liaison entre eux, et les réj»était exactement dans l’ordre qu’on voti-1Ie l°nB de la route.Alors, avec des gestes de passe, des cris ahurissants lait.I aux chevaux, on parvenait à laisser descendre du berlot, un ou deux, Pascal, jr*u de temps avant sa des joyeux convives, égayés par les p'tlts coups de whisky blanc du mort, n'avait rien oublié de cc qu’il1 père Labelle .avait appris depuis l’âge de raison.Mais, en se déplaçant de dessous les chaudes couvertures en laine r"~-* qui, au sujet de la mé- du pays, il se produisait un grand branle-bas, l'on frissonnait un brin.C’est lui moire, a écrit cette phrase magnifique: “L’humanité m'apparaît comme un seul homme qui se souvient et qui avance !" Raymand Lulle, Crichton, Pic de la Mirandole, Napoléon, furent egalement célèbres par leur mémoire puissante et infaillible.Citons enfin ce mot admirable de saint Augustin : “Se rappeler, c'est se rencontrer soi-même” Conseils pratiques Eclats dans les parquets.— Ce _ i petit accident est rare avec les par- Ma fille est comme Godefroy de quets de chêne ou de Ixiis dur.mais Bouillon, elle a voulu défendre mon tombeau contre les infidèles.— Mme Geoffrin.femme de lettres, que sa fille isolait pour la convertir (16991777).O liberté, que de crimes on commet en ton nom! — Madame Roland sur l'échafaud (1793).L'histoire de Vasperge On rencontre l'asperge à l'état sauvage dans toute l'Europe.De très lionne heure, on l’a cultivée pour les besoins de la table.Si 1 on en croit Théophraste, les Grecs la considéraient comme une friandise.Les Romains, eux aussi, la recherchaient.Le célèbre naturaliste Pline nous apprend que, de son temps, les asperges les plus estimées venaient de Ravenne.Sous Louis XIV, La Quintinie, jardinier en chef du potager de Versailles, imagina le moyen de faire pousser les asperges sur couche chaude, en toute saison.Que son àine soit bénie ! ROUIÉAU POULET HACHE MAG/C ¦ PORTIONS COUTS CNVIRON SJ( 2 tusft farina 4 c.à thé Poudra à Péta “Mafllc” H c.à thé aal 4 C.à aoupa ahortanlng 1 oauf H taaaa lait m caaao reataa da poulat hùaehéa 4 c.è aoupa lait 2 c.à thé oignons hachés fin J c.à aoupa parail haché Tamisez Ira 3 premiers Ingrédients, mélanûor-y le shortening- Battes 1 oeuf dans une tassa A mesurer, ajoutez 1s lait pour remplir la tassa au Six ajoutez au premier mé-Un*®.Abalaee* A Vi da pouce.Mélange-* la rests des Ingré- dients, étend et-les sur la pAte.Roulez coihme un ftâ-imu roulé * U #•!*• vt cuU»i à four chaud («S-F.) durant JO minute.Sartre «roc raata da euca au poulat.mm H#.FfttrfcattN WR# LA "MAGIC” ENDIMANCHE LES RESTES il se produit assez fréquemment dans les parquets de sapin.Pour le réparer, on se servira du mastic suivant, appliqué de manière à faire disparaitre les traces de détérioration : blanc d’Espagne, 2 parties : sciure de bois, 4 parties: ocre (jau-le ou rouge), 2 parties.Délayer à chaud dans une dissolution de colle forte, de manière à obtenir une pâte épaisse.LE SOMMEIL — EXCELLENT ET COUTEUX TRAITEMENT DE BEAUTE L'Association du Bien-Etre Notre organisation a repris ses activités et désire avoir la coopération de toutes les personnes qui veulent discuter les choses publiques.La direction se compose comme suit: MM.Louis Bohémier, président; Pierre Brasseau, vice-président; Armand Raymond, secrétaire; Marcel Charbonneau.trésorier; directeurs: Eddy Charlebois, Arthur St-Jean.Emmanuel Alarie, Gérard Paquette, René Lachance.Le but de notre organisation est le développement intellectuel et moral de notre jeunesse, surtout l'esprit de confiance en soi-méme, l'aide à son prochain, car c'est chez nous Canadiens-français.notre plaie est de vouloir vivre individuellement, chose impossible de nos jours, car regardez dans les autres provinces, et même dans les autres pays, leurs forces résident dons le groupement.Il faut s’organiser, il faut s'aider les uns les autres.Jeudi dernier, nous avons eu une assemblée au no M2, rue Labelle.A chaque réunion un prix de présence est donné grftcc à la coopération de MM.J.-W.Cyr, marchand.Charles Aubry, épicier.Nous invitons le public à se r endre en grand nombre au no 542, rue Labelle, il tous les soirs et surtout le jeudi soir pour les assemblées.Sous peu nous aurons des débats qui seront très Intéressants.Nous comptons sur votre présence.Et, ceux qui restaient entassés au fond du primitif véhicule, resserraient les rangs, se tassant contre la voisine, espérant même, inconsciemment : l'heure du berger ! Car.toute saine, naïve et simple qu'est la vie paysanne, elle n'est pas exempte du plus puissant attrait de lu vie : celle que dispense à chaque être humain la présence d'un être ou désiré, ou aimé.Et, c’est ainsi qu’en cette froide nuit du Nord, au fond de ce pays de neige et de montagnes, deux êtres jeunes s'épanouissaient à l’amour .On la nommait Louison.elle était accorte et gentille, toute rose et toute potelée, comme les vraies filles du Nord.Quoique enfant unique du rustique Jean-Pierre, elle gardait avec le charme de sa jeunesse, une délicatesse de sentiment exquise ; des manières douces et jolies.— héritages de la maman qui lui fût ravie alors qu’elle était en bas âge.Son amoureux, de deux ans son aine, avait la robustesse des gens des pays d'en-haut, l'oeil vif et clair, des dents de loup, qui éclairaient dans leur blancheur, son rire franc et jovial Ils s’étaient connus dans leur enfance, étant compagnons à la petite école du rang.Ensembles ils avaient couru à travers champs, sautant les clôtures, buvant l'eau claire du ruisseau dans le creux de leurs mains.Leurs travaux respectifs, d'adolescents, en mettant un frein à leurs jeux d'enfants libres et sains, leur firent apprécier davantage le plaisir des furtives rencontres.Puis, lorsqu'un jour la vie leur ayant ravi l'insouciance des premières années, Us sentirent sourdre en eux l'appel effrené de leur tendresse mutuelle, ils se firent la promesse des grands engagements qui lient pour l'avenir.* * * Des années avaient passé depuis cet événement lointain ; mais, j’ai revu Louison, dans une "course aux malades”, que je faisais avec le médecin jérômien, qui fut pendant tant d'années, la providence des pauvres de cette région laurentienne.Elle était vieillie, triste, fanée.Son visage émacié, ses yeux cernés pleins de désolation, laissaient deviner la lassitude de son corps.— mais encore plus, le désenchantement de sa vie maritale.J'ignorais le mal qui rongeait son coeur endolori et, tout en causant, je : rappelai ce soir de janvier, où dans l'excitation de la fête, elle avait les joues avivées par tout le grand bonheur qui jaillissait de son être jeune, dans la joie de vivre son amour.Elle ne put réprimer un geste convulsif pour presser contre sa poitrine le petit être vagissant, qui brûlait de fièvre et pour qui, elle avait sollicité la visite du médecin.Je perçus une larme aux bords de ses paupières qu'elle essuya furtivement du revers de sa manche en pénétrant dans la chambre à coucher, pour dévêtir son petit malade.Mon père ayant une autre visite au malade dans la Côte-Double, je restai auprès de Louison, qui berçait son enfant, seule, si triste et si recroquevillée sur sa peine cachée .Les femmes se font parfois des confidences quand elles sont seules à seules, quand la coupe est pleine et que le coeur déborde .Louison n'en pouvait plus, elle soufTrait trop.Et, c'est avec stupéfaction que j'écoutai la narration de sa triste expérience de vie en ménage, avec le bel égoïste sans coeur qu'était son mari ivrogne.Ainsi s’effeuillent les pétales d'une rose dans des mains qui trop fortement les pressent.Je compris soudainement, tout le mal d'aimer Et, je songeai avec tristesse, à tant d'autres femmes qui ayant ébauché un rêve d'amour éternel, furent brusquement rejetées dans l'atroce réalité — n’étant en somme que des jouets fragiles entre les doigts malhabiles de grands enfants égoïstes.Leurs vies rayonnantes, lumineuses, pleines d’élans vrais et sincères n’étaient plus, après la perte successive de belles Illusions qu'un "miroir cassé où tout se déforme".A l'époque des Rois, je me souviens toujours de ce gai retour dans les berlots alignés, où l’on chantait, insouciants, heureux de la Joie exubérante des fêtes ! Mais, j'ai aussi souvenance du dénouement 1m prévu de l'idylle commencée sous d'heureux auspices et qui eut une fin si lamentable, alors que la Louison devint folle lorsque son bébé lui fut ravi par la diphtérie, tandis que son mnrl était incarcéré pour un accident survenu alors qu'il était en état d'ivresse.NI l'argent, ni la llnauderie du gros Jean-Pierre, put sauver du naufrage ce jeune ménage à la dérive.FAUSTINE Se donner des soins de beauté c’est, somme toute, obsever l’hygiène la plus élémentaire.Depuis des années je m’efforce de convaincre mes lectrices que ie premier et le plus important soin «le beauté auquel toute femme doit s'astreindre, c’est d'assurer chaque jour une élimination complète des détritus de la digestion.En d'autres termes presque toutes les éruptions qui déparent la beauté du visage sont dues aux impuretés qui s'accumulent dans les organes digestifs.C'est pourquoi il est si important de les éliminer.Le deuxième soin indispensable â la beauté c’est le sommeil.Au moins sept heures de sommeil parfait, reposant chaque nuit.Celà ne signifie pas de se mettre au lit [Rendant sept heures, mais de dormir profondément pendant sept heures.Comme rares sont celles qui s'endorment dès qu’elles mettent leur tète sur l'oreiller, il vaut mieux se mettre au lit au moins une demi-heure avant le moment où l'on doit dormir.Il và de soi qu’on doit éviter les moyens artificiels de provoquer le sommeil.Pas de narcotiques, si k“nins et dilués soient-ils.Tout au plus, un verre de lait chaud qui est d'ailleurs aussi efficace que la plupart des préparations dites “inoffensives" qui se vendent en pharmacies.Qu'on banisse de son esprit les problèmes multiples et parfois compliqués de l’existence pour ne songer qu'à des choses agréables : et le sommeil viendra.Surtout ne mangez pas avant de vous mettre au lit — couchez-vous au moins quatre heures après avoir mangé.Autre chose — pas de gros oreillers.11 n’en faut qu’un seul et pas trop épais .sans quoi gare aux doubles-mentons.Le fait est qu'il serait même préférable de dormir sans oreillers du tout.J'en reparlerai.Quelle que soit l'heure à laquelle vous vous couchez, arrangez-vous pour avoir sept heures de sommeil.Si vous n’arrivez pas à dormir sept heures d’un trait, trouvez le moyen de faire "un somme”, pour récupérer le sommeil perdu n’importe quand durant les 24 heures ! Mais votre beauté dépend de sept heures de sommeil par jour.Quant aux petits soins locaux qui ne sont pas des soins basiques, comme le fonctionnement des intestins et le sommeil — rien de plus facile que de vous renseigner.Faites-moi demande d’un des feuillets que j’ai publiés à l’intention de mes lectrices.Ceux-ci traitent des soins du visage, des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, du développement normal du buste, de l'enlèvement des poils follets, de la transpiration, de la maigreur, des poids et mesures normaux.Ils vous seraient adressés sur de mande, contre l'envoi d'un timbre de 3c pour chaque feuillet désiré.On m’atteint en adressant ses lettres à Cousine Blanche, 197 ouest, rue Sainte-Catherine.Montréal.N'oubliez pas que je suis la confidente et l’amie des lectrices de ce journal et que mon plus grand souci est de vous être utile.Si c’est'Ogilvie’-c’est bon! Paul l OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie mnOU DS L'UNTVZMITB DS MONTRSAX» Spécialité : EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.pjn.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL Savoir manger est un art Nous entendons souvent dire que le régime alimentaire est d’une importance capitale dans le maintien de la santé ; cela est absolument vrai, mais à raison seulement qu’il soi bien ordonné et que les menus en soient variés.Le choix d’aliments appropriés est le premier item à considérer dans le composition du menu puis, en second lieu, vient la manière de manger ces aliments.Comment manger?I,cs quelques suggestions suivantes ont pour but de répondre à cette question La modération doit être pratiquée en tout temps.Trop manger nuit, même s’il s'agit d’aliments appropriés et excellents.L'excès dans l'alimentation fait du tort et impose à l'organisme un surplus inutile de travail et d’effort qui l'use plus rapidement.La vieillesse prématuré est le résultat commun de la négligence àobserver ce mot d’ordre : "MODERATION".Les repas doivent être pris dans le calme et la tranquillité.On doit éviter les discussions vives ou les reproches amers durant que l'on est à table.Les aliments se digèrent plus difficilement quand on est fatigué, inquiet ou qu'on se met en colère.Un repos avant le repas est recommandé.On évitera aussi les exercices violents après les repas.Le corps humain requiert de l’exercice mais il a aussi besoin de repos et particulièrement après les repas.C'est encore dans le but d'assurer à l’organisme le repos dont il a besoin qu'il faut prendre des repas réguliers.Le nombre de repas et l’heure à laquelle on les prend sont purement matière d'habitude et de préférence mais prenons-les à heures régulières et ne mangeons pas entre les repas, autrement on néglige de donner au système digestif le repos dont il a besoin pour accomplir normalement ses fonctions.Evitons de manger entre les repas et s’il arrive que nous avons à nous suralimenter que ce soit aussi à heures régulières.La nature nous fournit les moyens nécessaires à la mastication parfaite des aliments, il est donc important de nous en servir.Mangeons lentement et mastiquons bien nos aliments avant de les avaler ; évitons de délayer les aliments que nous mangeons en buvant à chaque bouchée.L’usage modéré des breuvages ne présente aucun inconvénient durant les repas à condition de boire quand on a la bouche vide.La modération en tout temps, aux repas comme ailleurs.Voilà comment manger Recettes Projetez tour à tour dans l'huile Chaque morceau, tout frémissant; Sel, poivre et puis, chose facile.Un soupçon d’ail en l’écrasant; Du bon vin blanc, de la tomate, des aromates â foison Se mêleront à l’écarlate De la tunique du poisson.Pour la cuisson, c'est en moyenne Trente minutes à peu près.Un peu de glace et de Cayenne Pour la finir et puis .Que de cette sauce alléchante De voluptés naisse l'essaim Et que si bonne et si tentante Elle fasse damner un saint Un fablier de la goumandise, rédigé dans ce style, plairait certainement mieux à nos ménagères que les gros livres de cuisine, qui restent obstinément relégués dans un coin du garde-manger.POMMES PAILLE Préparer les pommes paille tôt le matin (pour les avoir bien régulières, les couper au rabot spécial, ce qui, aussi, abrégé la besogne) ; les laisser tremper à l’eau froide et les bien essuyer avant de les faire frire à friture fumante; les en retirer dès quelles sont blondes.I-es replonger dans la friture très chaude au moment du service pour les faire dorer.L'ami véritable Mais celui qui s’éloigne au moment du danger est un fourbe.C’est d'ailleurs celui que l'on rencontre le plus fréquemment.La plupart des hommes ne savent pas vivre dans leur propre société .Le inonde n’est qu'une troupe de fugitifs deux-mêmes.Pensée Sans confiance en soi, sans l’habitude du succès, il est impossible de réussir.Dr Pauchet Conseils utiles Si le ferret de votre cordon de soulier se perd, enduisez le bout du cordon d’une couche de poli pour les ongles, laissez sécher pendant quelques heures.Le cordon se passera comme un neuf- rouKKizscuna •ricvctAs CC «A MAJIlTl i_E roi aimai vi Les Canadiens peuvent boire à U santé de leurs cousins australiens pour leurs nombreuses victoires—en buvant le vin australien, lui-même un véritable triomphe! Car depuis 1868, les Vins EMU d'au delà des mers remportent la palme, et à juste titre .Les Vins EMU marquent, dans l'Empire, un triomphe d'art pionnier, d'habileté et de fidélité i des règles rigoureuses.Pourtant, g ri ce aux tarifs préférentiels, ils coûtent moins cher que vous ne payiez les vins étrangers de qualité semblable.Provenant de raisins des plateaux ensoleillés du sud de l'Australie, ils sont moelleux, corsés et savnnreux.OGILVIE FLOUR MILLS ïî OMPANY I M I T E D EMU 999 TYRE PORTO 999 RichTawny Australien HôL»l 26 once* 40 onces Cruche d' i ¦ - $ .i - - - il.'un gallon $3.85 25 90 THE EMU WINE COMPANY LIGHTED MORPNE;TT VAU.AUSTRALIE OU SUD ET LONDRES.ANC, P- 160) En lisant ; — André Bellessort.L’impiété et tout son cortège, une impiété qui remonte au XVIIIe siècle et que la Révolution a-WEgravée et propagée ; telle est, pour Vexuil-lot et pour l'Eglise, la cause de nos malheurs.Mais le parti libéral ou républicain en cherche une autre et la découvre dans ce qu’un journaliste des "Lébats" appelait “vingt ans d'infatuation et d'ignorance”.Une idée née de la défaite et de la superstition de la science allemande, avait grandi, qui se résumait dans cette formule aussi lapidaire que que les plus belles formules de la “Tour de Nesle": "Nous avons été vaincus par le maître d’école allemand." Si nous étions mal préparés, si nos généraux avaient manqué de génie, si le gouvernement n’avait prêté qu'une oreille distraite aux avertissements qui lui étaient venus, ce n’était ni la faute de Voltaire, ni la faute de Rousseau : c’était la faute de nos instituteurs, de nos professeurs, de nos collèges, de nos Facultés, de notre enseignement.RIEN COMME DU BON [JPA/N Rf EN COMME DE LA BONNE LEVURE/ ’Lû préférée depuis 50 uns.pour donher un pain léger, TTà^voureux et â mie PAINS LEVURE il ¦ 7 MENAGERES CANADIENNES SUR 8 QUI .EMPLOIENT DE LA LEVURE SÈCHE EMPLOIENT LA '.ROYAL' ! wm.v'm Wst; Wvm mm.go**' wm T0'"y Wmm.wmmm wmm- m ; • ' est bon de revenir à la BLACK Wt*i.¦ 322-%-> _ HORSE mm BW ¦ gBjjjl mm fiffTVVî mgm mm, La meilleure bière au Canada —produite par DAWES depuis cinq générations WËÊÊ I ' n»m Vj CANADIAN geneva 'Æ’IUrji o'ü'i CBKEVA, Sa Réelle et Authentique Saveur de Hallande LA CLINIQUE DES RUMEURS CONDAMNE POUR AVOIR D ETIG U RE LA VERITE Depuis quelques mois qu’est publiée la Clinique des Rumeurs, on s’est efforcé, dans cette chronique hebdomadaire, de prémunir le public contre les dangers qui peuvent résulter de la procuration des fausses rumeurs et surtout de la défiguration des laits.On a cherché à bien taire comprendre, i>ar des exemples, tout le tort que peuvent faire à la cause des alliés les inconscients ou tes malicieux qui ne manquent pas une occasion de répéter les histoires même les plus fantaisistes qui viennent à leur connaissance.11 semble même que i ardeur de ces gens à se faire l'écho des rumeurs est plus grande lorsque les racontars qu'ils colportent sont contraires aux intérêts de notre cause et émanent de toute évidence des officines de l'Axe.Nous ne saurions jeir conséquent trop insister sur l’importance de la discrétion et du jugement dans tous nos propos en temps de guerre.On n’a qu’a se rappeler ce qui s est passé en Europe, dans les débuts des invasions d’Hitler, pour se convaincre des dangers qui nous menacent par le ’ait de la propagande axiste.Gocbbels a été si bien servi par ses campagnes Je mensonges en Europe, qu'il croit maintenant pouvoir réussir chez nous par '.es mêmes tactiques.Prouv e.-lui que nous avons éventé son jeu et que nous ne nous laisserons pas duper par ses agents Il s'est produit récemment à Ottawa un incident qui illustre bien la façon dont naissent et se propagent les fausses rumeurs, la plupart du temps par la bouche de personnes qui ne se rendent pas bien compte du mal qu'elles peuvent faire er.parlant inconsidérément ou en dénaturant les faits véritables Le 30 décembre dernier, un citoyen de la capitale fut traduit devint un magistrat et condamné pour avoir violé les règlements de la Défense du Canada.II appert que le coupable avait fait circuler une rumeur entièrement erronée au sujet de la section feminine du Corps d’Aviation Royal Canadien La preuve démontra que tes faits ru; portés concernaient un civil et non pas un membre de ce corps auxiliaire féminin.En rendant sa sentence.le magistrat fit la remarque -ni vante : "Ceci me parait un excellent exemple de la façon dont c"mmen cent a circuler les fausses rumeurs Des faits qui n’avaient absolument rien à faire avec le service défigurés au point qu’ils semblaient concerner a la fin quelqu'un du ser vice.” Une rumeur “Durant les grands froids que nous avons eus avant Noël, on ne faisait pas de feu dans les casernes de Saint-Jérôme afin d'endurcir les soldats.Comme résultat, cinq hommes moururent de froid." La vérilé Les rapports du district militaire No 4 pour le mois de décembre disent au sujet du camp de Saint- J érôme : “Sur les 1600 hommes du camp de Saint-Jérôme.il y eut neuf cas de g-rippe, mais pas un assez grave pour requérir le transport à 1 "hôpital.Il n’v eut pas une seule mortalité.” Une rumeur “Les sujets japonais internés à l’hôtel Lac Louise, dans les Montagnes Rocheuses, ne sont pas très bien gardés." i “Les plans île la ville d’Arvida tic furent ;xis préparés de façon à ce que l'on puisse lire le mot “Arvida" ' du haut des airs.11 est absurde de La vérité Arthur MacNamara, sous-minis-1 ., , .tre du Travail et chargé de l'éva-1rePeU'* 1 Jes sottises de ce genre, car cuation des Nippons de la Côte du *f.terra,n sur- lo seme nts de ordre en conseil, premettre de s en- .• -, -, i .t .'commerce, a Compagnie possédé roler dans 1 armee ou d accepter , , - t f • seulement deux liâtes de magasins n importe quel genre d ouvrage qui .- .,,.h , s .leur sera offert par le ministère hU1 ,U,rent lorsque I on tra- du Travail.Il en ert de même pour K?,es Prcm,fs PIan'.
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