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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 24 juillet 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1942-07-24, Collections de BAnQ.

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CHENIER QUARANTE-SIXIEME ANNEE.NUMERO i 1897-1942 SEUL JOURNAL du DISTRICT «TERREBONNE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-CINQ ANS 1897-1942 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire L'honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABELLE •vy LE VENDREDI g) JUILLET 1942 La guerre du Canada .de l’équilibre par l’impôt Le budget de 1942 vise un triple but : procurer au gouvernement les ressources financières nécessaires à soutenir l'effort de guerre du Canada, freiner l'Inflation et maintenir l'équilibre économique durant et après la guerre.C'est la première fols dans l'histoire du pays que le Parlement approuve un budget d'une telle ampleur.Le but immédiat et primordial visé par le budget est de procurer au gouvernement les moyens de poursuivre sans faiblesse la grande et unique entreprise qui absorbe les énergies du peuple canadien, la victoire et la sauvegarde de sa liberté.Le gouvernement se procure de l’argent pour cette fin de la façon classique, les impôts : impôts directs, qui atteignent le revenu, et impôts indirects, qui frappent certains produits, dits de luxe : les boissons, les cigarettes, les bijoux, etc.Aux moments d'urgence, ces produits sont touchés les premiers parce qu'ils sont considérés comme non essentiels, leur usage pouvant être restreint sans que l'équilibre économique en soit sérieusement dérangé.Le budget Ilsley est une savante conception qui, à elle seule, suffirait à le rendre intéressant ; prendre à chaque Individu quelque chose comme $325.00, sans détraquer la machine économique, est un tour de force remarquable.Un aspect particulièrement satisfaisant de cette mesure fiscale est qu'elle empêche radicalement l’édification de grosses fortunes aux mains d'individus que, dans la première grande guerre, on a qualifiés de l’épithète méprisante de profiteurs.Du point de vue moral, l’enrichissement des profiteurs de la guerre est un crime scandaleux ; vu à la lumière de principes économiques sains, c'est un non-sens et une hérésie.Cela saute aux yeux quand on Commission des prix et du commerce en temps de guerre Dans notre édition du 10 juillet 1942, nous avons publié un tableau des prix maximums pour le bois de chauffage en temps de guerre.Nous recevons du service de la publicité de la commission des prix et du commerce, une copie de l'ordonnance stipulant les règlements établis pour quelques municipalités de la province de Québec, dont la ville de Saint-Jérôme.LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE ORDONNANCE D'ADMINISTRATEUR No A-261 Sur les prix maxima pour le bois de chauffage dans les municipalités de Coaticook, Drummondville, Granby, Crand'Mère, Juliette, Lachute, Magog, Shawinigan - Falls.Sherbrooke, Sainte-Agathe, Saint-Jérôme, Trois-Rivières, toutes dans la province de Québec.En vertu de l'autorité qui m’est conférée par l’ordonnance numéro 76 de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, en date du seize décembre 1941, et par l'ordonnance numéro 91 de ladite Commission, en date du vingt janvier 1942, et autrement, j'ordonne, par les présentes, au nom de cette Commission, ce qui suit : 1.Aux fins de la présente ordonnance, l'expression (a) "commerçant” signifie une personne qui vend du bois de chauffage et, sans limiter la généralité du terme, comprend une personne qui produit du bois de chauffage pour vente, qui achète du bois de chauffage pour revente, qui reçoit, emmagasine et/ou distribue du bois de chauffage aux commerçants de détail et/ou consommateurs ; ibi "prix livré” signifie le prix de tout bois de chauffage livré chez le consommateur ; (ci "municipalités" signifie les municipalités de : Coaticook — Drummondville — Granby — Grand’Mère — Joliette — Lachute — Magog — Shawinigan Falls — Sherbrooke — Sainte-Agathe — Saint-Jérôme — Trois-Rivières — toutes dans la province de Québec.2.Le prix maximum livré auquel tcut commerçant peut vendre ou offrir en vente, à l'avenir, dans ladites municipalités, du bois de chauffage scie ou fendu des especes décrites dans le tableau "A" ci-annexé, sera le prix indiqué api es chaque espèce respective et dans les colonnes 1, 2.3 ou 4 dudit tableau Indiquant la quantité et la longueur de ce bois de chauffage.3.Le prix maximum livré auquel tout commerçant peut vendre ou offrir en vente, à l’avenir, dans les-dites municipalités, les trois quarts d'une corde en longueurs de trois pieds et une corde en longueurs de quatre pieds de bols de chauffage sec.ni scié, ni fendu, et des espèces décrites dans ledit tableau “A", sera le prix indiqué après chaque es- pèce respective et dans les colonnes 5 ou 6 dudit tableau indiquant la quantité et la longueur de ce bois de chauffage.4.Le prix maximum livré poi.: une corde d’une espèce quelconque de bois de chauffage sec décrite dans les articles 2 et 3 de la présente ordonnance, sera proportionnel au prix maximum pour une fraction de corde, tel qu’indiqué dans ledit tableau, comme une corde est à cette même fraction.5 Le prix maximum pour le bois de chauffage vert des espèces indiquées dans le tableau "A" ci-an-nexé, sera de 50 cents la corde moindre que le prix du bois de chauffage sec de la même espèce et de la même longueur.6.Aucune personne n'insérera d'annonce dans des journaux ou autres périodiques offrant du bois de chauffage en vente dans le-, dites municipalités, à moins que le nom et l'adresse au complet de cette personne ne soient contenus dans cette annonce.Daté à Ottawa, ce 24e jour de juin 1942 J.McG.STEWART, administrateur du charbon APPROUVE : D.GORDON.Président.La Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Remarque : Les prix maxima au bord du chemin, la corde, pour le bois de chauffage sont les nrix au bord du chemin établis pour le comté d'où le bois de chauffage est obtenu.cherche les principes économiques qui peuvent Justifier l'accumulation de richesses entre les mains de quelques-uns lorsque l’ensemble de la communauté s'appauvrit.En un moment où le pays est engagé à fond dans une entreprise dont dépend son salut et accepte courageusement les sacrifices les plus pénibles, il serait intolérable qu’une partie des ressources de la nation soit distraite pour favoriser des individus.Le peuple canadien portera son fardeau sans amertume quand il saura que les lourds impôts qu'on lui demande sont employés scrupuleusement pour sa défense, qu'il n'en est rien distrait par les profiteurs et que.par exemple, la nouvelle taxe sur les surplus de bénéfices prend tout On a dit et répété — mais il n'est pas mauvais d'y revenir — que le Canada n'était pas engagé dans cette guerre pour acquérir de nouveaux territoires ni pour aider l'Empire britannique à s'agrandir, mais uniquement pour sauver le bien le plus précieux qu'il possède, la LIBERTE.Le Canadien est prêt à donner tout ce qu'il a de biens matériels pour conserver les valeurs spirituelles et culturelles qui font l'homme civilisé et la grandeur de la nation, et pour empêcher que lui et les siens soient réduits en esclavage.Il y a encore nombre de gens qui croient, quand on leur parle de l’esclavage nazi, que c’est là une figure de style, une heureuse métaphore.Il est malheureux que l'on ne puisse pas faire voir à ces sceptiques les scènes atroces qui ont marqué les destructions de Lydice et de Levzsaky, ces deux petites villes tchèques choisies par la férocité nazie pour venger le meurtre d'un des bourreaux les plus sanguinaires de l'Allemagne : tous les hommes fusillés, les femmes amenées dans les camps allemands et les enfants placés dans des établissements soi-disant d’éducation, où ils seront élevés et moulés dans les principes du nazisme.Si c'est là une métaphore, elle a été tragique pour ces deux villes.Il serait très dangereux de se bercer de l’illusion que ces métaphores ne peuvent pas arriver ici.Si nous perdons la guerre, il y aura des Lydice et des Levzsaky sur les bords du Saint-Laurent.Il y aura aussi de grandes razzias comme celles que les esclavagistes modernes pratiquent en territoires sous leur joug et qui ne diffèrent pas beaucoup des razzias que les marchands d'esclaves de jadis allaient faire chez les malheureuses peuplades noires de l’Afrique.La guerre nous oblige à cesser la production de richesses non indispensables et à pousser jusqu'à l'extrême limite la production d'armes et d’autre matériel de guerre, c'est-à-dire de choses qui n'ont pas de valeur économique.L'expansion formidable de circulation d'argent qui en résulte fait tomber la plupart des gens dans l'illusion que ce phénomène est un signe de prospérité et ils sont portés à dépenser cet argent pour acquérir des objets de superflu dont la fabrication a cessé.Si ce mouvement n'était pas enrayé énergiquement, ce serait l'inflation à brève échéance, c'est-à-dire un boursoufflement fictif des prix et une dépréciation correspondante de l'argent, qui pourrait aller jusqu’à la dévaluation complète Ce serait la catastrophe, économique et sociale, puisque quand le système économique ne fonctionne plus, l'ordre social se disloque Après l’inflation, il y a fatalement la déflation et c’est alors que se produit le désastre.A notre niveau de vie ordinaire, le luxe et la prodigalité sont considérés comme des nécessités, des besoins impérieux, non comme du superflu, ils l'étaient déjà à l'époque de Voltaire, puisque ce maître de l'Ironie écrivait que "le superflu est chose très nécessaire." En ce moment, ils sont condamnables au même titre que le sabotage, car ils affaiblissent notre effort de guerre.Le budget prévoit le mal de l'inflation en appliquant le seul remède logique, le retrait de la circulation sous forme d'impôts de l'argent susceptible de servir à des fins de luxe.C'est une opération douloureuse mais nécessaire pour empêcher un plus grand mal.Il apporte aussi une innovation heureuse lorsqu’il transforme une partie des impôts en emprunts devant être remboursés après la guerre.Par suite de l'arrêt de la fabrication de fournitures de guerre, il se produira alors un brusque mouvement de contraction et une forte baisse de l'activité économique.On a connu en 1929 les effets désastreux de ce mouvement.Pour arrêter cette descente, il faudra stimuler la circulation ; c'est alors que les Intérêts que le gouvernement canadien versera aux citoyens du Canada et les .remboursements qu'il leur fera, arriveront à propos.Cet argent mis en circulation au moment opportun aura fie même effet qu’un tonique énergique sur un organisme fatigué ; il soutiendra l'activité économique et par suite, il empêchera une crise de se produire.L'ensemble de ces mesures constitue des moyens de contrôle les plus scientifiques encore mis en oeuvre pour maintenir la stabilité économique nprès un ébranlement tel que la guerre en produit.Le gouvernement devra des sommes formidables, dlra-t-on, sans doute, mais comme le gouvernement est endetté envers le peuple canadien, le service de la dette consistera, en définitive, en un roulement de fonds relativement facile à organiser.Il en sernlt tout autrement si TABLEAU “A" est le tableau "A" mentionné dans l’ordonnance d'administrateur numéro A-261 Prix maxima la corde pour le bois de chauffage dans certaines municipalités dans la province de Québec Espèce Col.1 dont la ville do Scié et Col.î Saint-Jérôme fendu Col.s Col.4 Ni scié Col.5 ni fendu Col.6 de i vfdr 1 /S dr cordr H dr cordr **s cordr dr cordr l rordr longueurs dr 11 î " longueur* dr 16 " longueurs dr 18 ” longueurs dr 24 " longueurs dr .1 * longueurs dr 4 * Erable dur $4.00 $5.30 $5.65 S7.25 $10.00 S13.C0 Bois dur mélangé (y compris le merisier, l’érable dur, le chêne, et pas plus de 20 % du total — de bouleau et d’érable moui 3.75 5.00 5.25 6.75 9.00 12.00 Dosses de bois dur 3.25 4.35 — 5.75 — 10.00 Dosses de bois mou 2.50 — — — — 7.00 Une autre ordonnance, en date du 24 juin 1942, établit les prix maxima pour le bois de chauffage sur l'Ile de Montréal.Les commerçants de notre region, qui vendent leur bois à Montréal, pourront conserver le tableau suivant qui est une copie authentique du communiqué de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.TABLEAU "A” est le tableau “A” mentionné dans l'ordonnance d'administrateur numéro A-259 Prix maxima livrés pour le bois de chauffage dans l'Ile de Montréal dans la province de Québec Bols de chauffage scié et fendu Bols de chauffage ni scié , ni fendu Col.1 CoL 2 CoL 3 Col.4 Coi.;• Col.6 Espèce U dr cordr 1 /S dr rordr *i» dr cordr V> cordr :i4 dr cordr 1 rordr longueur* dr 12 " ' longueur* dr 1C " longueurs dr 18 " longueurs dr 24 ” longueurs dr 3 ' longueurs dr 4 Erable dur Bois dur mélangé (y compris le merisier, le hêtre, le chêne, l'érable dur et pas plus de 20% d'érable mou et de bou- $4.75 $6.25 $7.25 $9.00 $13.00 $16.00 leau i 4.60 6.00 6.75 8.50 12.00 15.00 Dosses de bois dur 4.25 5.70 — 7.25 — 13.00 Dosses de bois mou 3.00 4.00 — — — 10.00 En vertu de l’autorité qui m’ésc conférée par l'ordonnance numéro 76 de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, en date du seize décembre 1941, et par l'ordonnance numéro 91 de ladite Commission, en date du vingt janvier 1942.et autrement, j'ordonne, par les présentes, au nom de cette Commission, ce qui suit : 1.Aux fins de la présente ordonnance, l'expression (ai “commerçant” signifie une personne qui vend du bois de chauffage et, sans limiter la généralité du terme, comprend une personne qui produit du bois de chauffage pour vente, qui achète du bois de chauffage pour revente, qui reçoit, emmagasine et/ou distribue du bois de chauffage aux commerçants de détail et/ou consommateurs ; (b) "prix livré” signifie le prix de tout bois de chauffage livré chez le consommateur.2.Le prix maximum livré auquel tout commerçant peut vendre ou (Par la British United Press) L’incessante offensive des Allemands en direction du Don s’est intensifiée.L’ennemi a lancé de nouvelles divisions qui ont élargi la trouée faite dans les lignes soviétiques au sud-ouest de Stary-Os-kol.L'ennemi a aussi poursuivi son avance à l'ouest de Voronèje.Tout indique que les Allemands croient la bataille actuelle l'une des plus décisives de la guerre et ne négligent rien pour emporter la victoire.Tout en agrandissant sans Interruption la brèche qu'ils ont pra tiqué à l’ouest de Voronèje, sur laquelle pivote leur offensive, les Allemands ont pris toute une série de mesures extraordinaires pour prévenir les attaques contre leurs offrir en vente, à l'avenir, sur Pile de Montréal dans la province d?Québec, du bois de chauffage scié et fendu des espèces décrites dans le tableau "A” ci-annexé et dans les quantités et les longueurs indiquées dans ledit tableau, sera le prix indiqué après chaque espèce respective et dans les colonnes 1, 2, 3 ou 4 dudit tabeau indiquant la quantité et la longueur de ce bois de chauffage ; toutefois!, le prix pourra être majoré par 25 cenis pour la mise en sacs et la livraison à un étage supérieur, de chaque quart de corde complet.3.Le prix maximum livré auquel tout commerçant peut vendre ou offrir en vente, à l'avenir, sur l'Ile de Montréal dans la province de Quebec, les trois quarts d'une corde en longueurs de trois pieds et une corde en longueurs de quatre pieds de bois de chauffage sec.ni scié, ni fendu, et des espèces décrites dans ledit tableau "A”, sera le prix indiqué après chaque espèce respec- deux côtés du saillant pratiqué.L'artillerie lourde et moyenne a été immédiatement derrière les chars de combat ennemis dans toutes leurs attaques rendant ainsi très difficiles les contre-attaques car les gros canons tiraient sur les défenseurs presque à plein fouet.Les pertes allemandes sont toutefois très lourdes, disent les dépêches.Cependant l'ennemi a soigneusement préparé cette opération et malgré ses pertes rien indique qu'il soit près de s'arrêter.L'offensive allemande sur ce front de Koursk-Kharkov est néanmoins sur le point de devenir très critique pour les troupes soviétiques.Non seulement l'avenir du Caucase est-il en jeu mais si l’ennemi allait gagner cette bataille tive de ce bois de chauffage et dans la colonne 5 ou 6 dudit tableau indiquant la quantité et la longueur de ce bois de chauffage.4.Aucune personne n'insérera d'annonce dans les journaux ou autres périodiques offrant du bois de chauffage en vente sur Tile de Montréal dans la province de Québec, à moins que le nom et l’adresse au complet de cette personne ne soient contenus dans cette annonce Daté à Ottawa, ce 24e jour de juin 1942.J.Mc G.STEWART, administrateur du charbon.APPROUVE : DONALD GORDON, président, La Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Remarque' : Les prix maxima au bord du chemin, la corde, pour le bois de chauffage sont les prix au bord du chemin établis pour le comté d’où le bois de chauffage est obtenu.front central.Déjà, en atteignant Voronèje, l’ennemi a réussi à couper les communications ferroviaires entre le nord et le sud de !a Russie, la voie ferrée qui reliait Moscou à Rostov, par exemple, a été rompue.On peut croire maintenant que l’ennemi aura pour objectif prochain, la ville industrielle de Stalingrad, située sur la Volga, où passe la dernière voie ferrée reliant le Caucase à la Russie d'Europe.L’objectif ultime de l’ennemi en direction du sud-ouest reste toujours Astrakhan, située sur la mer Caspienne, à l'embouchure de la Volga.D'Astrakhan, vraisemblablement l’ennemi voudra se diriger vers Bakou en suivant, la côte.Par cette manoeuvre non seulement l’ennemi priverait-il l'union soviétique de sa principale source de pétrole mais encore il bloquerait la voie du ravitaillement aillé qui La situation internationale le gouvernement avait emprunté à l’étranger.Il faudrait alors produire de la richesse pour une exportation qui serait sans retour équivalent.Noua pouvons riusonublemcnt envisager l'après-guerre — à la condition de la gagner — avec confiance.Notre système économique étant intact, nous pourrons nous mettre tout de suite à produire de la richesse échangeable contre d'autres richesses que nous n’avons pas.J.-B.COTE (Tous droits réservés pur le Syndical des Auteurs Canadiens Enregistré).flancs.C'est ainsi que l'ennemi, après avoir percé les lignes russes, a dépêché de l’artillerie lourde derrière ses chars de combat et cette artillerie mobile a maintenu un violent feu de barrage devant les tanks qui se sont portés à l’attaque des tout le ravitaillement du reste de la Russie serait compromis.VERS ROSTOV ET STALINGRAD Le maréchal Fédor von Bock, après avoir réussi à traverser le Don, tente de couper les communications do l’armée du maréchal Timoshenko, au sud.avec celle du passe par l'Iran.La poussée ennemie le long du Don sera probablement accompagnée d'une autre qui se fera de Taganrog contre Rostov et d'une troisième qui de la Crimée serait exécutée contre Krasnodar et les champs pétrolifères du nord-eau- La Belgique militante Cette semaine, les Belges ont célébré, de par le monde, leur fête nationale.De tous les petits peuples asservis temporairement sous le joug nazi, la Belgique est probablement le plus maltraité après la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Grèce.C'est aussi l'un de ceux qui résistent le mieux au conquérant.En plus de fournir de nombreux combattants aux Aillés, en Grande-Bretagne et sur divers fronts, il oppose, comme il y a vingt-cinq ans.une résistance locale, indomptable à l’ennemi La campagne du "V pour la victoire", autour duquel se rallient tous les peuples subjugués avec les nations encore libres, a été lancée par un Belge, Victor De Laveleve, le 14 janvier 1941.C'est le symbole non seulement de la victoire prochaine de la liberté, mais aussi de la détermination d’un petit peuple grand de ne jamais abdiquer ses droits, de rester lui-méme au milieu des pires épreuves et de lutter jusqu’à la défaite de l'envahisseur.La résistance clandestine que les Belges ont conduite avec tant de succès pendant la première grande guerre, ils l'ont reprise depuis 1940 avec une vigueur déconcertante pour l'occupant.Le sabotage de "i'oeuvre" de l’Ordre Nouveau constitue l'une des principales formes de cette résistance.En trois mois seulement, nous informe-t-on, cent vingt-cinq trains transportant du matériel destiné à l'armée allemande ont été déraillés, et on coupa des fils à quatre cents reprises.On rapporte aussi que les Allemands construisent une importante voie stratégique entre Paris et Berlin, laquelle est destinée au transport rapide des troupes hitlériennes.Malheureusement pour les nazis, cette route traverse la Belgique.Aussi le travail confié à la main-d'œuvre belge ne progresse pas ; chaque fois qu’une partie est terminée, on peut s'attendre à ce qu'une explosion mystérieuse vienne tout détériorer.Il en est de même des plus Importantes usines belges que le vainqueur veut utiliser à ses fins.Mais le sabotage belge enregistre ses meilleurs succès sur le sol allemand.Deux jours après l'arrivée d'ouvriers belges aux usines Krupp, à Essen, où on les contraignit de produire pour la machine de guerre nazie, une explosion de grand style ravagea l'un des chantiers les plus importants de cette industrie lourde.Le sabotage s'applique au domaine économique et affecte tous les citoyens.Les nazis ont réquisitionné les pièces de monnaie à base de nickel, dont ils ont un pressant besoin pour la poursuite de la guerre.Or.la population, au courant des motifs de cette réquisition, dissimula son nickel.Des tirelires des enfants au traditionnel bas de laine du paysan, tout disparut.Exaspéré, l'occupant usa de représailles contre les "récalcitrants”.Il accuse le paysan, en particulier, de provoquer la famine qui sévit.Mais en Belgique, comme ailleurs, elle est imputable au pillage allemand.La faim se lit sur tous les visages.Dans les écoles, les enfants tombent d'inanition.La Suisse a organisé une campagne de secours aux enfants des pays occupés.Elle l’inaugura en transportant de Belgique quatre cent cinquante-six enfants.Trente-trois d'entre eux ne pouvaient plus manger.Ils sont morts de sous-alimentation ! Au début de 1942.la terreur nazie provoqua un soulèvement.La cour martiale siégea jour et nuit.Chaque matin, des victimes, choisies et condamnées arbitrairement, passaient devant les pelotons d’exécution.Le livre Europe in Revoit révèle que la résistance belge s'appuie surtout sur quatre groupes distincts de la nation : les prisonniers de guerre libérés, le travail organisé, les femmes et l'Eglise.De l'aveu de Léon Degrelle, président du gouvernement pro-nazi, dont le roi Léopold in a refusé la collaboration, les prisonniers de retour des camps d'Allemagne nourrissent un sentiment de haine envers l'ennemi et incitent la population à la résistance et au sabotage au moyen des organisations sous-terraines.Le travail organisé est la principale cible des attaques des nazis dont le formidable programme de production de matériel de guerre destiné à contrebalancer la production américaine exige une main-d’oeuvre experte et nombreuse.Non satisfait des résultats du volontariat, sur le front du travail, le vainqueur recourt, dans les pays occupés, à l'exception de la France où Laval s’époumonne en vain en faveur du recrutement, à des mesures coercitives.On a vu plus haut, comment les ouvriers belges, conscrits au pays ou expédiés en Allemagne, acceptent cette mobilisation.Les femmes, de leur côté, prennent souvent la tête des mouvements de résistance et de protestation, et traquent l'ennemi de toutes manières.Elles sont de toutes les démonstrations antinazis.Elles combattent avec violence toute mesure tracasslère telle que la conscription de la main-d'oeuvre féminine pour le compte de 1 Allemagne, la rapine du vainqueur, qui engendre la famine et la prostitution, bannie de la plupart des cités belges depuis plusieurs années, que les Boches ont de nouveau introduite.A Anvers, les ménagères ont déjà organisé une démonstration bruyante en signe de protestation contre la rareté des vivres.Précédées de bannières où on pouvait lire : "Nous voulons du charbon et des pommes de terre, plus de pain, de lait et de matières grasses”, elles marchèrent sur l'hôtel de ville où leur délégation tenta de présenter une pétition.Les membres de cette députation furent arrêtés.Des pelotons de soldats nazis furent dépêchés contre les manifestantes dont la plupart, en se dispersant, se réfugièrent dans les églises.L’église, en effet, est le seul endroit où les Belges peuvent encore respirer un air d Indépendance.En dépit des attaques incessantes des officiers nazis et de leurs laquais contre le clergé qu’ils accusent d’être "le complice de meurtriers anglais" et “le valet de Churchill", l’Eglise, en Belgique, maintient et cultive l'esprit de résistance.Rexistes et nationalistes flamands s’emploient à compromettre l'Eglise de Rome, qu'ils rangent avec les conspirateurs internationaux et qu’ils comparent à la franc-maçonnerie et au bolchevisme.Ces dénonciations ont eu pour conséquence la dissolution des organisations sociales catholiques, l'interdiction à plusieurs prêtres de célébrer la messe, la fermeture de toutes les écoles catholiques de Bruxelles et d'Anvers, la détention des prêtres qui incitent leurs fidèles à la résistance, etc.Le clergé défie courageusement l’Ordre Nouveau.C’est ainsi qu'il interdit la communion aux Rexistes et aux nationalistes flamands, et que l'évêque de Bruges et le doyen de Sainte-Gudule refusèrent de célébrer la grand'messe en mémoire des traîtres abattus à Abbeville, parce qu'ils savaient que ce service religieux servirait aux fins de la propagande nazie.Dans tous les domaines de l'activité humaine et dans toutes classes sociales, la Belgique souffrante se redresse et se transforme une fois de plus en Belgique militante avant de recueillir avec les autres nations martyres les fruits de la victoire et de devenir la Belgique triomphante.W.E.easien.S’ils parvenaient à Rostov, les Allemands pourraient prendre trois directions : continuer droit à l'est vers Astrakhan ; déployer leurs forces vers le sud pour tenter de parvenir aux rives de la mer Noire et à Batoum ou contourner les monts du Caucase pour atteindre le rivage de la mer Caspienne et le centre pétrolifère de Bakou.Pendant ce temps, il est possible que l’ennemi exécute des attaques sur les fronts du centre et du nord de la Russie pour se rapprocher de Moscou et de Léningrad, ce qui empêcherait aussi effectivement l’expédition de renforts nombreux au maréchal Timoshenko.Il ne fait pas de doute que l’Axe a les effectifs qu’il faut pour mener d’aussi vastes opérations.Selon des chiffres cités à Londres, les Allemands utilisent actuellement plus d’un million d’hommes sur un front de seulement 120 milles de largeur dans la région de Koursk-Kharkov, soit 67 divisions.(Suite à la 2e page) ^85955 7649 Page deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 24 juillet 1942 JEROMIENS* SAVIEZ-VOUS QUE, L’armée de réserve au Canada ® * - Vers 1850.le petit village de Saint-Jérôme ne possédait pas encore d'école de filles.Aussi le curé et les margullllers de la fabrique, soucieux de la formation Intellectuelle des jeunes jérômlens.cédèrent-ils aux commissaires d'école, un emplacement, pour que l'on fit bâtir une m&lscn assez spacieuse pour recevoir des religieuses enseignantes.Ce lot offert si généreusement, était une partie du terrain donné à la Fabrique, en 1835.par le seigneur Dumont, pour la construction de l'église, du presbytère et d'une école.Mais, cette première école de filles, construite en pierre des champs et aménagé de façon assez rudimentaire, fut tout d'abord sous la direction d’institutrices et d'un professeur laïques.Cependant, les curés qui se succédèrent.MM.Thibault.Brunet et Gratton.ne cessèrent d'exprimer le voeu que des religieuses viennent prendre la direction des études scolaires des filles.Dans une conférence qu'il donna à la salle de l'Institut, le 30 avril 1859.le docteur Jules Prévost avait Insisté pour que l'on se hâta de mettre ce projet à exécution, tout en blâmant l'apathie de ses concitoyens qui.disait-il.était préjudiciable à la formation intellectuelle et morale de la jeunesse féminine du temps, ainsi qu'au bon renom de la Reine du Nord.Les Jérômiens sortirent de leur torpeur et se laissèrent convaincre du bien fondé de cette importante question d'éducation féminine.Mais, tout n’alla pas “sur des roulettes", loin de là Le curé Gratton avait pris ce projet à coeur, et dès 1858, il proposait de faire venir à Saint-Jérôme, les religieuses de Sainte-Anne.Il demeura cinq ans à la cure de Saint-Jérôme, mais ne put réaliser son désir concernant l'enseignement des filles.Son successeur, monsieur le curé Antoine-Fleury Groulx.dirigea la paroisse également pendant cinq ans.de 1863 à 1868.et son voeu ardent était d'amener les Soeurs Grises, qu'il connaissait mieux, parait-il, et à qui il voulait confier la formation des jeunes filles.D'un autre côté, plusieurs citoyens jérômiens exprimaient le désir d'inviter les religieuses de la Congregation Notre-Dame, a venir enseigner au village.Finalement.Mgr Bourget trancha l'épineuse question en décidant que les Soeurs de Sainte-Anne prendraient charge du couvent des filles Ce fut le 22 septembre 1864 que les religieuses acceptèrent par acte notarié la bâtisse de l'école, pour la transformer en maison d'éducation pour jeunes filles.La soeur annaliste de la communauté décrit ainsi, le futur château-fort de l'instruction féminine aux portiques des Lau-rentides : "Notre premier couvent était une bâtisse en pierre à deux étages, avec sous-sol et mansardes, qui mesurait 60 pieds par 40 Elle était plutôt pauvre et dénuée de tout confort.Les premières d'entre nous qui l'habitèrent eurent à souffrir, à cause surtout de l'humidité qui suintait partout.Il n'y avait, dans ce modeste logis, ni serrures aux portes, ni targettes aux fenêtres".Les cinq premières religieuses qui arrivèrent avec soeur Marie-Agnès (Marcelle Dugas, de Saint-Jacques> comme supérieure, assistèrent tout d'abord à la bénédiction d'une cloche pour leur chapelle.Ce fut M.le curé Gratton et madame la seigneuresse Laviolette (fille du seigneur Dumont) qui furent parrain et marraine.Une nombreuse assistance sympathique aux religieuses se joignit aux ecclésiastiques invités.Tous sonnèrent la cloche et selon l'usage déposèrent une offrande dans le plateau d'argent.On recueillit ainsi la somme de $100.00.qui était plutôt rondelette pour l’époque, et la soeur anaüste en précise l’emploi : "Avec cette recette M.le curé a payé la cloche, un calice, un missel, un chemin de la croix et quelques ornements pour le vestiaire.Plus tard, d'autres souscriptions lui ont permis de nous faire poser des châssis-doubles aux deux étages”.La générosité proverbiale des familles jérômiennes fit le reste, pour venir en aide aux dévouées institutrices que tous appréciaient hautement.Dés la première année 62 élèves s'inscrivirent au pensionnat et 80 à l'externat ; l’année suivante les externes atteignirent le chiffre de 112.et en 1883.elles étaient au nombre de 223.plus 121 pensionnaires.Le nombre des élèves ne fit qu'augmenter et la renommée du couvent de Saint-Jérôme grandit avec ses oeuvres d'année en année.En juillet 1883.les religieuses firent construire une annexe à l'ancienne bâtisse, de 60 pieds par 50.à deux étages, en briques, qu'une tour unissait au vieux couvent.Cette construction fut entreprise aux frais de la communauté : cependant, le curé Labelle organisa personnellement une souscription volontaire, qui rapporta la jolie somme de $1.000.00.Le contrat fut adjugé à M.Honoré Matte au coût de $5.700.00.et ce fut àfgr Fabre •qui.le 21 février 1884, vint bénir la chapelle, une cloche et la nouvelle annexe.Avec le siècle, le modeste couvent du début entra dans une phase nouvelle.Il suivait le progrès et l’expansion de la petite ville, sous l'impulsion du grand apôtre-curé.Mgr Labelle.Les archives de la fabrique indique que.le 2 mai 1902.le curé R Lamarche et les marguilliers de l'oeuvre souscrivirent la somme de $10.000 00 pour aider les religieuses de Sainte-Anne à construire un nouveau couvent.Le vieux couvent bâti, en 1864, devant être démoli, tout comme la vieille église et l'ancien presbytère, pour faire place au parc Labelle, où l’on projetait d’élever un monument au roi du Nord.La nouvelle construction coûta $70.000.00 et mesurait 168 x 60 : elle fut inaugurée le 25 novembre 1905.alors que Mgr Paul Bruchési vint bénir les lieux, assisté de M.le curé de la Durantaye et de M.l'abbé Hurteau, aumônier du pensionnat de Lachlne.Toutes les paroisses du Nord s’empressèrent de profiter de l'avantage qu'offraient dans le domaine de l’instruction comme dans celui du bien-être, un tel pensionnat moderne, et les inscriptions augmentèrent de façon prodigieuse.Vers 1910-1912, on s’occupait activement par toute la province, à fortifier l’enseignement primaire, et à cette fin.le gouvernement provincial créait des écoles normales.Le comité catholique du conseil de l’instruction publique se montrait des plus favorables à ce mouvement, tandis que de son côté Mgr Bruchési désirait fortement voir les Soeur3 de Sainte-Anne, se charger de l'une de ces écoles normales.H songea à la maison d'éducation de Saint-Jérôme, et persuada les supérieures majeures de Lachlne, qui se laissèrent convaincre de l’opportunité d’une telle entreprise dans la vaste région des Laurentides.L’Ecole normale de Saint-Jérôme fut fondée, en 1923, sous le ministère Taschereau.Par un arrêté de l'Exécutif, en date du 13 avril 1923, le lieutenant gouverneur, sir Charles Fitzpatrick, décréta l’établissement d’une Ecole normale à Saint-Jérôme et autorisa l'honorable Athanase David, secrétaire provincial, à conclure un contrat avec les religieuses de Sainte-Anne, dont Mère Marie-Léopoldine était alors supérieure générale.* Déjà, le 14 mai 1913.Mgr P.Bruchési, archevêque de Montréal, appuyé par le sénateur J.-E.Prévost, proposait au comité catholique du Conseil de l'instruction publique “que le gouvernement soit prié de vouloir autoriser l’ouverture d’une école normale de filles à Saint' Jérôme”.Mais des circonstances défavorables avaient fait ajourner l’exécution de ce projet ; la guerre vint ajouter son cortège de soucis et d’embarras et il fallut attendre des années meilleures.Un grand nombre de jeunes filles ont.depuis cette fondation de l’école normale jérômienne, bénéficier des avantages d’une instruction et d’une formation pédagogique, sous l'habile direction d’un principal ecclésiastique, d’un professeur laïque et de dévouées religieuses enseignantes.En prévision de l’occupation par l'Ecole normale, du couvent bâti en 1902, on construisit sans délai une maison spacieuse pouvant recevoir trois cents jeunes filles, presque attenant à l’ancienne construction.Ce nouvel édifice bâti à l’épreuve du feu est muni de toutes les commodités modernes, répond en tout point aux exigences de l’hygiène et du confort.Le coût en a été de $500.000.00 y compris quelques réparations à l'Ecole normale C'est le pensionnat des Saints-Anges actuel.En juin 1939, on fêta le jubilé de rubis du couvent des Soeurs de Sainte-Anne, à Saint-Jérôme.Ce furent de magnifiques cérémonies qui marquèrent ce solxante-quinzième anniversaire de fondation et d'apostolat au sein de la population Jérômienne.Une fête intime se greffa aux brillantes manifestations du soixante-qulnzième anniversaire, lorsque les anciennes élèves présentèrent des gerbes de fleurs aux révérendes Mères Marie-Ida-de-Jésus et Marie-Aline, à l’occasion de leur Jubilé d'or, — cinquante années d’inlassable dévouement à la cause éminemment serviable de l’enseignement chez nous.Ajoutons que les Soeurs de Sainte-Anne ont, en plus, la direction, à Saint-Jérôme, de quatre écoles municipales: l’école Labelle (1923), l’école Saint-Jean-Baptiste et l’école Saint-Joseph (1924), l'école Saint-Louis (1927).Elles sont fréquentées en moyenne, chacune, par deux à trois cents enfants, et vingt-trois soeurs avec treize Institutrices laïques I _ 1942 — Nos soldats canadiens outre-mer ont sans doute appris avec joie tout récemment, la nouvelle de l'organisation d’une puissante armée de réserve pour la défense du Canada au Canada.L'armée de réserve au Canada est appelée à jouer un rôle très important si l'on se rend bien compte de la gravité des évènements un |>eu (Kirtout et tout particulièrement ile> nombreuses attaques de l'ennemi chez nous tant dans le fleuve Saint-Laurent qu'en Alaska; l«r conséquent il est urgent de mettre sur pied une solide année de réserve pour défendre notre pays en cas de danger.Il faut bien comprendre que cette armée de réserve est pour la défense du Canada au Canada et elle comprend des détachements de chacune rie nos forces armées lesquels ne consacrent toutefois aux activités du service qu'une partie de leur temps.Au complet, l’armée «le réserve du Dominion devrait compter au moins 150,000 hommes.Cette nouvelle armée de réserve est composée d’hommes qui ne sont ni éligibles ni disponibles pour le service actif C'est donc une tâche qui incomtie définitivement aux civils que la défense exclusive de notre pays.Seuls les hommes classés dans les catégories suivantes sont admis à s'enrôler dans la nouvelle Année de Réserve: les jeunes gens de 17 et 18 ans dont la catégorie médicale est de A et B.les célibataires de 17 à 50 ans.catégorie médicale C.le- célibataires de 41 à 50 ans, catégorie médicale A et B.les hommes mariés de 17 à 50 ans.catégorie médicale C et enfin les hommes mariés de 51 à 50 ails catégorie médicale A et B.Quand il s'agit des hommes mariés il faut entendre ceux qui se sont mariés avant le 15 juillet 1940.Cette année de réserve comprend des hommes de toutes les classes sociales et les professions et métier- suivants sont représentés dans une compagnie d'une unité canadienne : Garçons d'ascenseurs, commis.avocats, ingénieur de chemins de fer, concierge, ministre, journaliste.linotypiste, rédacteur de périodiques.laitier, menuisier, conducteur de tramways, ferblantier, soudeur, comptable, cultivateur, ouvrier en vêtements, nettoyeur de fenêtres, opticien, électricien.N'est-il pas là un exemple frappant de la diversité des occupations représentées dans ses cadres.Une fois terminées leurs fonctions civiles, les membres de l’armée de réserve s’emploient à des exercices et à des parades, et voici les détails des exigences de l’entrainement.En premier lieu, les volontaires font 15 jours d’entrainement au manège militaire du régiment qu'ils choisisent.Ces 15 jours sont représentés par 45 soirées.Au cours de l'été, chaque unité de réserve doit faire quinze jours d’entrainement au camp.Cette année, des milliers de personnes ont pu admirer la vie saine, éducative et excellente que mène fils et pères de famille, frères et époux, au cours de cet entrainement, car des millier- de volontaires, membre- des unités de réserve de Montréal ont terminé il y a quelque temps leur entrainement au camp d'été de Farnham.et les unités de réserve en dehors de la ville de Montréal attachées au district militaire No 4 termineront à leur tour, dans quelques jours, leur période annuelle d'entrainement au camp d’été.La valeur de 10 jours de ma noeuvres en campagne.De plus, en fin de semaine au cours de l’anné les volontaires ont l’avantage d’a voir des classes ou des cours d'ins truction seront donnés dans cer- taines spécialités ce qui les rend e-ligibles pour des promotions.Les unités de l’armée de réserve appartiennent à différents services et sont assez bien réparties pour pouvoir former des brigades excellentes.Elles comprennent les unites suivantes qui peuvent intéresser presque tous les citoyens.service- de santé, infanterie, régiments blindes.Corps de l'intendance, signalisation.génie, artillerie, magasins militaires et autres.En plus des unités île Montréal, au nombre de seize le district militaire No 4 compte les unites de reserve suivantes.12e kitaillon de chars d'assaut à Trois-Rivières 24e batterie de campagne, artillerie.à Waterloo et Granby 72e batterie de campagne, artillerie.à Coaticook 73e batterie de campagne, artillerie.à Magog 74e hatterie de cam|»gne.artillerie.à Rock Island 75e batterie de campagne, artillerie à Cowansville 35e batterie de campagne, artillerie à Sherbrooke.Sherbrooke Regiment (Mitrailleuse) à Sherbrooke.4e Armoured Troops, Corps des Ingénieurs à Yictoriaville.N’est-ce-pas que nombreuses sont les unités où on peut s'enrôler dans l’armée de réserve et ainsi devenir utile à son jays.Cette armée de réserve est sous la direction du major-général Beverley W.Browne, militaire de carrière.ayant débuté dans l'armée à l'âge de 17 ans en qualité de sous-lieutenant.Au début de La grande guerre de 1914-18 il traversa outre-mer et se liattit pendant plus de quatre ans sans recevoir aucune blessure.Il l’t.t cité deux fois dans les dépêches et reçut les décorations suivantes "Military Cross” et “Distinguished Service Order".Il fut assistant adjudant et quar-tier-maitre général de la première division en France et comme tel ne revint au Canada qu'en octobre 19.19.A son retour au pays il entra dans l'armée permanente et occupa des fonctions importantes dan; l’organisation de l’armée à traveri tout le pays.De 1931 à 1937 i demeura à Montréal en qualité d’assistant adjudant et de quartier-maitre général au quartiers généraux du district.Il devint plus tard commandant du district militaire No 10 à Winnipeg.Au cours de l'hiver dernier il était nommé pour organiser l'armée de réserve du Canada et nul doute qu'avec sa grande expérience militaire, et ses connaissances personnelles sur notre pays il réussira, avec la collaboration de mus les Canadiens à organiser une solide armée de réserve.Ces quelques détails sur l’armée de réserve, devraient inciter nos lecteurs à se poser les questions suivantes : — 1 — Si le Canada était envahi, me flatterais-je avec toute l'énergie dont je suis capable, pour mon foyer, ceux qui me sont chers et mon pays ?.2 — Après avoir vu les attaques sur le Bas Saint-Laurent et sur l’Alaska, suis-je encore convaincu qu’une attaque sur notre territoire est tout à fait impossible ?3 — Si ma réponse est non à la question précédente, ne serai-je pas plus en mesure de défendre mon pays après avoir suivi un entrainement militaire?.4 — Si oui, comment puis-je refuser quelques semaines d’entrainement dans une unité de réserve qui me permettera fie mieux protéger mon pays, de protéger mon foyer et de me protéger moi-même en cas de danger.C'est à vous chers lecteurs de répondre et décider.Le sixème congrès provincial de la Federation catholique des institutrices rurales de la province Québec, tenu à Saint-Hyacinthe uu 9 au 12 juillet, a retnpor-é un vif succès.Son Excellence Mgr Arthur Dou-rillc, évêque coadjuteur de Saint-11 vacinthe, présida la séance pritt-'ipale du vendredi soir.11 y a traité.au cours d'une conférence fort appréciée, de la vie chrétienne et nationale à l’école.L’honorable r.-D.Bouchard, ministre de la voirie et maire de Saint-! lyacinthe prononça une allocution à la clôture lu banquet.L’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, présida la séance de clôture du congrès.dimanche soir, dans la salle académique du séminaire.Mlle Laure Gaudreault.de la Mallaie, a été réélue présidente générale de la Fédération.Cinq cents institutrices, venues des quatre coins de la province, assistèrent aux séances de délibérations.Les comtés de Terrebonne et des Deux-Montagnes étaient représentés par Mlle Maximilienne Morand, de Saint-Jérôme, présidente du district no 9.(Ci mimuniqtté) Le congrès des institutrices à Saint-Hyacinthe Lettre ouverte aux commerçants et aux consommateurs canadiens de papier et de produits du papier Sujet La situation.(Suite de la 1ère page) On estime que les Allemands et leurs alliés hongrois, roumains, italiens et autres, ont un total d° 223 divisions engagées dans la campagne de Russie Si l'on évalue à 15 divisions les efTectifs ennemis actuellement en Crimée et à 67.les divisions qui participent à l'offensive sur le Don.on constate que l’ennemi tient encore en ligne ou en réserve.141 divisions.On croit que l’Allemagne possède une centaine de divisions sur les autres fronts ou en réserve au pays Quelques-unes de ses divisions sont en Libye et en Egypte et il n’est pas douteux que d’autres divisions seront envoyées au maréchal Rommel pour qu’il reprenne son offensive contre Suez.SUR LE FRONT D’EGYPTE En effet, l’ennemi ne peut sc contenter de laisser ses troupes sur leurs positions actuelles en Afrique n fera tout certainement pour qu’elles aillent de l’avant.L’objec tlf est trop important, il a trop à gagner à agir ainsi tandis qu’il pourrait tout perdre s’il n'utilisait pas toutes les occasions favorables cet été.Tout indique que c’est ce que le maréchal Rommel tente actuelle ment d'accomplir.La prise du canal de Suez et l'ouverture d’une voie vers le Moyen-Orient sont d'une énorme importance pour la vaste stratégie du grand état-major ennemi.Et actuellement l'ennemi a plus de chance d'accomplir cette opération qu'il n'en aura jamais.Ce qui se passe dans le sud de la Russie accroît encore l'importance qu’il y a pour la Grande-Bretagne de tenir l'ennemi loin des puits de pétrole de Mosoul et du golfe Fersique.Le maréchal Rommel a terminé actuellement la réorganisation de ses divisions rendue nécessaire par son avance rapide depuis la chute de Tobrouk.Londres reconnaît que l'ennemi a reçu des renforts aériens de Crète et de Sicile et que malgré les attaques de la Royal Air Force, il reçoit des munitions et de nouveaux bataillons de troupes combattantes.Il résulte de tout ceci une plus ferme conviction que l'ennemi est prêt à reprendre l’offensive.Il n’y a pas de doute que les Britanniques qui possèdent des lignes de corn munications très courtes avec leur grande base d’Alexandrie ont un avantage marqué sur l'ennemi II est beaucoup plus facile pour eux d’amener des troupes au front.Ce pendant, il ne faut pas oublier que lEgypte n'est elle-même après tout qu’une base avancée qui doit être ravitaillée de la Grande-Bretagm des Etats-Unis et, dans une certaine mesure, de l'Inde aussi.Les Britanniques après avoh Y a-t-il ou non disette de papier fin au Canada et dans quelle mesure doit-on en encourager ou en forcer l’économie ou la conservation.Cette question “d'une disette cl" papier" crée, nous semble-t-11, beaucoup de confusion dans l'esprit du public Inquiété lui-même par ces rumeurs, l’acheteur de papeterie commerciale, publicitaire ou autre, se demande Jusqu’à quel point 11 doit restreindre l'usage du papier ; jusqu'à quel point 11 faut conserver pour des usages plus essentiels les stocks de papier non encore épuisés.Nous croyons cependant que notre opinion sur ce sujet ne vous sera pas importune La demande à laquelle les usines de papier ont actuellement à répondre touche au plus haut niveau jamais atteint.Ces demandes des marchés indigènes ou extérieurs ont taxé les usines à leur pleine capacité, en un temps où les matières premières étaient difficiles h obtenir et où des restrictions tant dans la qualité que dans l’usage de certains produits de base étalent Imposées à l’industrie.On a même craint une disette de la matière première essentielle : la pâte nu sulphite blanchie.Pour vaincre ces difficultés, les manufacturiers n'ont rien négligé : réduction des pesanteurs, élimination des types de papiers non essentiels.lutte par tous les moyens mis à leur disposition pour faire rendre à la tonne de pulpe, la plus grande surface possible de papier Tous les intéressés sont au courant de ces mesures.Afin d’éviter la création de toute demande fictive les propriétaires d'usines prièrent consommateurs et acheteurs de ne placer que des commandes normales.S'il ne fait ‘Laissez-moi regarder un peu, moi aussi je suis entré dans la Marine pour voir du pays !” y donnent l'enseignement.Ce qui ne diminue pas la tâche acceptée généreusement, il y a soixante-et-dlx-hult ans, dans l'humble village au portique des Laurentides.réussi à arrêter l’ennemi, en faisant appel à tous leurs effectifs, ont été cependant incapables de 'e repousser hors du territoire envahi ; conscients de la limitation de leurs forces, ils n'ont pas cependant voulu laisser l’ennemi exécuter se:; préparatifs d'offensive et regrouper ses divisions sans entraver cette action par tous les moyens à leur disposition.L'aviation britannique a bombardé sans cesse les lignes de communication et les bases de l'ennemi, les troupes de terre et même la flotte ont exécuté des attaques limitées contre les positions occupées par l'ennemi.Cependant l’ennemi continue d" recevoir des renforts en dépit d'tout ce qu'on a pu faire.La situation est délicate et la balance des forces oscille : le plateau penchera nettement du côté de l'ennemi h moins que les Britanniques ne reçoivent bientôt des renforts considérables pour rétablir l'équilibre.Malheureusement ces renforts ne sont pas encore signalés Crète, aux mains de l’ennemi, n'est qu'à 180 milles de la base italienne de Derna, située en Libye.De cette île des troupes peuvent être trans -portées rapidement par aérobus tandis que les chars et l'artillerie peuvent être expédiés par navires en dépit de la surveillance aéro navale des Britanniques.Donc la menace qui pèse sur Je canal d'-Suez reste grave.et un autre dan ger plane sur les positions alliées du Levant.Si Rommel reprend l’offensive et parait près d’atteindre son objectif, 1! est possible que l'Axe effectuera une attaque parallèle contre la Syrie en opérant de l'ile de Crète.La Syrie est facilement attaquable aussi des îles italiennes du Do-décanèse.Chypre aussi est sur la voie d'une offensive ennemie contre la Syrie car cette île se trouve située qu'à 60 mille» dii littoral syrien.Les forces alliées qui défen daient la Syrie ont été en partie 1 retirées pour défendre l'Egypte.Une grande offensive ennemie eon: tre ce pays peut donc être fort dun> gereuse pour les Alliés.aucun doute qu’en certains cas — rares — on fit des achats imprudents, il est évident qu’en très grande majorité on se plia à ces exigences.Aujourd'hui, il n'y a, au Canada, aucune disette de papier Bond, de papier à écrire, de papier ù comptabilité, de papier à édition.Maigre les multiples besoins créés par la guerre, malgré la création de réserves pur quelques-uns, l'offre a rencontré la demande.Il y eut des retards dans la livraison, nous l’ad mettons, et l’accroissement du nombre des commandes en est l’explication.Même à l'heure actuelle, cette situation n'est pas liquidée, si par ailleurs nous espérons avoir, d’ici peu, quelque répit.En fait, et particulièrement pour les types de papiers publicitaires, la demande est tombée.De plus en plus, il appert que le public ne fait pas les distinctions nécessaires entre les différents types de papier.Il est des classes de pupier qu'on a toujours pu se procurer avec facilité ; il en est d’autres pour lesquelles on craignait une rareté et dont les réserves n’étaient pas entamées.Le gaspillage n’est pas tolérable, mais il faut tout de même admettre que l’administration et le progrès d'une entreprise exigent un minimum de papeterie.Il n’est pas sans intérêt de se souvenir que notre économie de guerre est dirigée de telle façon que du papier utilisé n'est pas du papier perdu.Récupéré, ce papier sert à la fabrication d'un sous-pro-dult nécessaire au plus haut degré à notre effort de guerre : la planche murale.Un membre de la Commission canadienne des prix et du commerce en temps de guerre, Monsieur AP Jewett, administrateur des papiers à écrire et à edition, disait récemment : "Il n'y a "aucune pénurie de papier blanc au Canada.Je tiens à rectifier cette fausse opinion qui tend à prendre corps chez les publicistes.les éditeurs et les autres acheteurs de papiers à impression au Canada Les campagnes de récupération du vieux papier ont créé cette fausse impression chez de nombreux citoyens patriotes qu'il devenait nécessaire de restreindre l'usage de papier à écrire ; ce n’est pas le cas”.Les demandes du gouvernement canadien, si nombreuses soient-elles, ont priorité sur toutes les autres mais ce n'est pas manquer de patriotisme que d'acheter en fonction de ses besoins présents.On ne pourrait en dire autant de l'achat à long terme, en partie cause de la disette apparente actuelle.Restreindre ses achats d'imprimerie et de papeterie, à un degré dépassant une raisonnable économie, peut conduire à une perte de temps dans toute l'industrie pape-tière et l'industrie connexe, au chômage, a la diminution des profits.Ceci signifie : moins d’argent payé en taxes et une économie nationale affectée d'une façon déplorable.Simplification des grandeurs,'des pesanteurs, des couleurs, diminution substantielle des papiers lourds, réduction à son minimum des papiers de types spéciaux, voilà le programme qu’ont tenté d’accomplir les propriétaires d’usines depuis deux ans C’est grâce à ce programme, et grâce aussi à la coopération sans limite qu’ont reçue les manufacturiers de la part des consommateurs, des libraires et des imprimeurs.Ceux-là le reconnaissent et l’apprécient.Nous concluons en émettant cette opinion qu’actuellement et selon toute évidence, il ne manque pas de papier fin au Canada ; nous ne voyons pas pourquoi devrait s’en priver le consommateur qui sait agir avec une économie saine et sensée.Bien à vous, COMPAGNIE DE PAPIER ROLIiAND Limitée Il ne faut pas que des braves meurent parafe faute ! Fa/iow.pmiii tut In IjoMiéiii il» < »nt paya d.fftirnit tiu ilim il* (imihi(i qui i knulfiH m( titt rml!i»rt d» millat, |nrt(i«/ini I immoiiiié l/aitfrti» J»t infant cni pliluAi dant I» « itl d* ihiqM (uMintm, drt hnnmfi talau/aua cimlianinl r«nr>»fni »n »o«/* nom lu» tutti, ill i(«»M »l ilt Vint •unit I.’avtm/ g autant «I icnporaanc • pmf tut qu il au g pou/ tout S lit • fcaiant pgf lt,qu»l tt/gil g u finit d km mllg loft f onaaour en avoir écrit les ordres a la machine à écrire.Ces femmes n'ont rien perdu de leur féminité pour cela.Kl les demeurent charmantes, aimables, coquettes : mais elles ont appris la valeur formidable du silence dans cette guerre La vie quotidienne d'une seule d’entre elles pourrait inspirer un artiste pour cent affiches de propagande, liés quelles quittent leur bureau, elles savent que des milliers de vies dépendent de leurs lèvres.Les hommes qui aperçoivent l’une de ces femmes le soir au cinema, ou sur le.-* boulevards, ou dans les grands magasins, se-saient renversés si on leur révélait quelle sait ]Kir coeur quelque vaste opération combinée de la Marine, le l'Armée et de l’Aviation devant avoir le lendemain en un point quelconque du territoire européen ! Les besognes du personnel fémi- Chronique religieuse nin du "Combined Operations Staff" sont nombreuses et diverses.Un groupe d’entre elles est dans le département des signaux; un autre dans le service des renseignements; un autre dans la salle des ingénieurs.La majorité de ces femmes discretes sont secrétaires ou dactylos : ce sont surtout celles-là qui sont au courant des plans secrets des assistants de Lord Mountbatten.Tous les hauts officiers ont comme assistantes des femmes en uniforme.Kiles voient les plus grands chefs de guerre des Nations unies; elles répondent au nom de leurs “patrons" à des lettres qui.sans elles, ne partiraient jamais; elles tiennent les classeurs et les rendezvous à jour, et voient à ce que ces messieurs ne manquent pas trop de cigaretttes.Voilà bien un trait du caractère féminin: les petits détails sont considéré comme aussi importants que ceux qui engagent des corps d'armée entiers! Cela est juste.d'ailleurs, puisque le moral bien entretenu sert à gagner les guerres .A cause du prestige attaché-aux bureaux de Lord Mountbatten, et de l'intérêt passionnant du travail dans ces quartiers-généraux les plus secrets de Grande-Bretagne, les places au “Combined Operations” sont considérées comme très enviables par les femmes en uniforme.Chacune de celles qui en ont fait partie, a d’ailleurs rendu honneur à son sexe.Jamais un seul secret ne s’est échappé de la bouche souriante des jeunes filles, qui jxnirtant auraient pu d'un mot.condamner à mort des régiments entiers eussent-elles possédé l'amour du gain ou la bassesse morale d’une quelconque Mata-Hari.Trois moines en Palestine racontent le pillage nazi La liste des chrétien victimes de l’hitlérisme s’allonge constamment.11 arrive qu'à de très rares occasions.quelques-uns parviennent à s'échapper de l'enfer européen, pour venir témoigner des persécutions commises contre eux.Ainsi vient d’ariver sur le Jourdain, près de Jéricho, un étrange petit bateau, i >n l'a placé là sur la demande des autorités ecclésiastiques, afin qu’il soit vénéré par les pèlerins amis de la Grèce héroïque.Le bateau était arrivé, quelques jours auparavant, devant Haifa; mais on a jugé qu’il serait plus à sa place sur les eaux sacrées dans lesquelles saint Jean-Baptiste baptisa Jésus-Christ.Cette petite coque, qui n'a que quinze pieds de longueur, arrive du mont Athos.Cette illustre montagne de la Grèce (Macé-doin) est située dans le sud de la péninsule plus orientale de la Chal-cidique : ses couvents de moines renfermaient.avant l’invasion nazie, des manucrits et des trésors artistiques presque aussi précieux que ceux du Vatican.Le mont Athos est surtout vénéré par les chrétiens de l'Kglise (l’Orient.car leurs moines, depuis des siècles, ont choisi d'y vivre en cénobites.dans des couvents si haut perchés, qu’ils demeurent inaccessibles, sauf au moyen de câbles.Ces refuges servaient (le retraite à des êtres pour qui la vie spirituelle étaient la seule importante .L'équipage du petit, bateau composé de trois de ces moines, ne pos- Les Papiers à Mouches WILSONS TUENT REELLEMENT Un papier tuera du mouches toute la journée et chaque jour pendant 2 ou 3 semaine!.3 papiersdanachaque paquet.Pas d’arrosajjo, de viscosité et de mauvaise odeur.En .-nte dans lus Pharmacies, les Epiceries et les Magasina Généraux.10 CENTS I.E PAQUET POURQUOI PAYER PLUS T The WILSON Fl.Y PAP C.6.Hamlltea, Pas.sédant aucune expérience de la mer.Leur périlleux voyage dura quatr-vingt-dix jours.Ils avaient quitté ces lieux vénérés, parce qu'ils ne pouvaient plus tolérer de prier sous les yeux railleurs des troupes d'occupation (composées de Bulgares, de Roumains et de nazis), que la surélévation des couvents n’empêcha point d’y aller se livrer an pillage.Les religieux racontèrent comment les cloches, qui depuis des siècles avaient sonné vêpres et matines à des générations amoureuses de la paix, avaient été descendues de leurs campaniles dissimulés parmi les cyprès de la mer Egée.Leur métal a été fondu i>our faire des canons.Ils racontèrent comment les trésors d'art, les ex-voto accumulés sur les autels, et constituant la principale richesse de leur Eglise, avaient été transportés dans des camions vers le nord ; comment des icônes d'une valeur artistique et historique immense avaient été volées; comment les bibliothèques, contenant des volumes rarissimes et des manuscrits enluminés vieux de quinze cents ans.avaient été emportés en vrac.Les trois moines estiment (pie leur esquif aurait été fracassé sur les récifs méditerranéens, ou aurait sombré dans une (les nombreuses tempêtes qui l’assailliront, s’ils n'eussent été protégés par Dieu.Au cours de leur odyssée, ils relâchaient dans de petits ports grecs, ou les pêcheurs de cette race héroïque, souffrant aujourd’hui parce quelle épousa notre cause contre la tyrannie, leur donnaient les rares vivres qu'ils possédaient, malgré la surveillance des autorités nazies.Quand les hommes tenaient encore la montagne contre l'envahisseur détesté, les femmes ou les petits enfants à l'oeil fier et au visage émacié par la famine, venaient leur porter de l'eau douce, et leur demander de prier pour le père absent.Aujourd’hui, le petit bateau, symlxile d'une persécution ignoble contre les chrétiens (l’Orient, repose sur les eaux du Jourdain.Puissions-nous le ramener en Grèce aussitôt que nous le pourrons: car tant qu’il restera en Palestine, il signifiera que toutes les religions adorant le Dieu des nations sont persécutées par Hitler! ifc IA IA SttlSSR lÆht La colonne de beauté gi dirigée par Cousine Blanche Diplômée de V Université de Beauté de Paris I f /' Pour avoir un beau teint mangez convenablement Lorsque je vous recommande de manger convenablement je n’entends pas par là qu'il vous faut manger Iteaucoup, mais qu'il ne vous faut pas manger ce qui ne convient pas à votre estomac.Depuis des années je m'efforce de vous convaincre que le plus grand, le principal soin de beauté est de soigner votre estomac.Une personne qui a une belle peau est invariablement une personne qui digère bien.Naturellement, même si vous vous alimentez convenablement, il faut, quand même, prendre les soins usuels de votre épiderme — le nettoyage à fond, l’usage d’une crème vitaminée si votre peau est sèche, d’une lionne crème au citron si votre peau est huileuse.Mais d’alxml et surtout soignez votre diète.Au déjeuner.>i vous mangez des céréales évitez le sucre et les pommes de terre.Les céréales se digèrent mal quand on les mange avec du sucre ou des patates.Ne mangez pas de fruits et de légumes au même repas.Quand vous mangez des patates ne mangez pas de pain, sans quoi vous surchargerez votre estomac d'amidon.Le fromage et les oeufs est une autre combinaison alimentaire apte à occasionner (ies troubles digestifs — on peut en dire autant des oeufs et des champignons.Tout aliment qui occasionne de l'acidité, qui se digère mal affecte votre peau, ne l’oubliez pas.Il est certains aliments que vous savez, vous être difficile à digérer.Evi-tez-les .et au moindre signe d’une digestion difficile prenez un verre d’eau dans lequel vous aurez fait dissoudre une petite cuillérée de sels de fruits (fruits salts, en anglais) que.vous pouvez vous procurer à la pharmacie du coin.Soignez d’abord votre estomac, puis pour les soins extérieurs de beauté, observez l’hygiène quant à la propreté de votre peau puis suivez les conseils que comporte mon feuillet sur "les soins du visage".Je serai heureuse de vous adresser ce feuillet sur demande, accompagnée d’un timbre de 3c pour frais de poste.Adressez votre lettre à A Nominingue Mariages : — M.Alcide Laroque.fils de M Alcide Laroque.hôtelier de Nominingue, avec Mlle Marianne Grégoire.fille de M.Adélard Grégoire, gardien du club Colombus.— M.Jean-Paul Gavelines, fils de M.Joseph Gravelines, de Nominingue, avec Mlle Madeleine Croi-setière, fille de M.Félix Croisetière, de Nominingue.Décès : — Mme Ernest Alarie, épouse de M.Ernest Alarie, de Nominingue.— Les touristes sont arrivés et occupent leurs camps d'été.Ils sont en moins grand nombre que d'habitude.— M.Augustin Brun, l'un de nos meilleurs chasseurs de la région, vient de tuer trois ours dont deux pesaient environ trois cents livres et l'autre 60 livres.— M.Gabriel Lalande, musicien dans son régiment à Ottawa, est.en vacance chez son père.M.J.-E.Lalande, de Nominingue.— M.Louls-M.Potvin prend quelques jours de vacances chez son père, M.Thomas Potvin.marchand de bois, de Nominingue.— M.Côme Lalande, élève officier, est sorti de l'école du Lac Mégantic dans les premiers placés.J pl QUERRE Cousine Blanche.197 ouest, rue: Sainte Catherine Montréal.Vous savez sans cloute que j'ai préparé toute une série de feuillet sur les soins de beauté, à l’intention de mes lectrices.Demandez ceux qui vous intéressent, n'ou bliant pas d’inclure un timbre de 3c pour chaque feuillet désiré.Ceux-ci traitent des soins du visage, des mains, des veux, des cheveux, des pieds, du development normal du buste, de la maigreur, de l'enlève ment des poils follets, de la trams piration excessive, des poids et mesures normaux.L’envoi vous sera fait par un prochain courrier dans une enveloppe discrète ne comportant aucune indication d’origine.Hygiène La salubrité préserve la famille DU SOLEIL POUR L'EN FA NI COMME POUR LES FLEURS AUX EPICERIES, PHARMACIES, DEBITS DE TABAC, RESTAURANTS, BANQUES ET BUREAUX DE POSTE "La race qui a doublé ses effectifs tous les ans.quelquefois même en des .périodes plus brèves, ne s’est pas développée dans des conditions toujours mauvaises", déclarait l'autre jour le directeur de l'Assistance publique, le docteur Antonie Bos-sinotte en traitant de "La salubrité de l’Habitation”."Oh ! n’allons pas croire que tout est défectueux chez nous et que l’humble maison bâtie depuis deux siècles ou 20 ans ne connaît rien des existences sanitaires actuelles, ajouta-t-il.“A l’époque de la conquête, continue le docteur Bossinotte.il faut bien admettre que le foyer canadien n’était ni luxueux, ni même confortable, et cependant, 14 ans après la sombre épreuve, nos aieux étaient passés de 65 mille à 100.000 mille."Toutefois, madame ou chère ménagère.si.gentiment, vous me faisiez visiter votre demeure peut-être pourrions-nous ensemble décoler certaines causes d'insalubrité et certaines habitudes de vie plus ou moins appropriées aux exigences actuelles du bien-être et du milieu salubre."Poliment vous introduisez le visiteur dans le salon.Les stores baissés, l’atmosphère est tiède, humide, et les visages des encêtres pendus au mur apparaissent un peu sévères et bla fards .dans cette demi-obscurité.Aussitôt madame de s’excuser : “Vous comprenez, mon- sieur.il faut bien tenir les toiles basses, car le soleil décolore mes tapis et il brûle mes teintures et mes rideaux", "Peut-être, madame, mais ce bon sojeil auquel vous défendez d’entrer ne colore-t-il pas par contre les joues des mères et des enfants.Pourquoi lui fermez-vous la porte, c’est lui pourtant qui dore les blés.D'ailleurs, en entrant il y a un instant, j’ai vu sur la galerie des belles plantes vermeilles et pleines de parfum, pourquoi les lai-sez-vous dehors?” Il a bien fallu les sortir, me dites-vous, car après avoir passé l'hiver renfermées, elles étaient eu train de s'étioler, de périr".“Et pourtant, dans cette autre pièce sombre que j'entrevois, n'est-ce pas votre bébé qui dort ?" Et tout doucement, à pas feutrés, pour ne pas troubler les beaux rêves exclusifs à cet âge.nous nous approchons du berceau."Gras, mais un peu pâle : lui aussi, madame il a passé l’hiver renfermé.Pourquoi, ne le faites-vous pas dormir au milieu des plantes, le nez dans le vent et face aux montagnes verdoyantes.au ruisseau qui citante, ou au bosquet fleuri! Et.si l’hiver passé dans votre maison est aussi défavorable au bébé comme aux plantes comme à vous même peut-être, ne crovez-vous pas que vos pièces manquent un peu d'aération, de van-tilation?Le chauffage parfois exagéré.la combustion imparfaite, la respiration, les émanations humaines et animales, les odeurs de cuisson.etc., vos fenêtres me paraissent bien closes pour permettre à toutes ces causes d'insalubrité de l'air de disparaître." ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS toooooooooooooooooooocooaot Les idées de Madame Voisclair — Alors, Madame Voisclair, vous pensez, vous que les femmes canadiennes ne sont pas capables d'éle ver leurs enfants?— Je n'ai pas dit cela, Madame Grondin, mais il y en a quelques-unes et c'est justement ce qu'il y a de malheureux à constater.— C’est la première fois qu’on nous dit cela .— Non, ce n’est pas la première fois, mais c'était dit dans d’autres circonstances.Vous savez la lutte que les médecins et les corps or ganisés ont faite à la mortalité infantile, qui était, chez-nous, une des plus élevées du monde?— Pourtant, nos vieilles mères?— Nos vieilles mamans avaient bien du mérite.Madame Grondin, mais quand sur leur nombreuse fa mille elles ne réussissaient à''ré-chapper", (c'était leur expression), qu'un ou deux enfants, il y avait tout de même un immense capital humain perdu car l’enfant qui ne vient au monde que pour mourrir ne donne rien à la grande communauté humaine.— Oui, je ne vous dis pas, mais à présent, ce n'est plus pareil.— D'accord.La mortalité infantile a baissé et c’est tout à notre honneur, mais les statistique ne vous démontrent pas moins que notre jeunesse n’est pas en bonne santé.— Qu'est-ce que vous voulez qu’on y fasse?— Voyons, Madame Grondin, c'est inouï de parler de même.Si les jeunes hommes qui se présentent devent les commissions militaires sont si souvent rejetés, c’est parce que, pendant leur enfance, ils ont été mal nourris.— Oui, mais il y a eu la Crise — D'accord.Mais si la crise est finie.Il n'y a plus de raison pour que notre peuple soit encore sous alimenté, et pourtant, voyez dans les écoles.— Est-ce que c'est comme dans l’armée ?— La même chose.Et il n’est pas besoin de chercher bien loin la source du mal: elle est au foyer même, à la maison.Il y a trop de mères de famille qui ne comprennent pas bien leurs devoirs et qui pensent que le ménage doit passer avant la cuisine.— Il faut tout de même entretenir la maison .— Sans doute, mais il n’y a pas de raison pour que le ménage retarde l’heure de la préparation des repas.Chaque jour, au lieu de manger n'importe quoi, cuit rapidement, ou demandé à la boite de conserves, les enfants devraient avoir de vrais repas avec soupe, viande et légu mes.—- On sait bien, mais c'est long à préparer.— Pourtant.les petits devraient trouver tous les jours du lait, d'abord.du bon lait qui leur fera des os fermes et de bonnes dents, puis les mets bien préparés, des plats chauds, tout ce dont ils ont besoin.On devrait aussi les tenir bien propres.— C'est vrai qu'on en voit, des fois, des petits dans les rues .— Il ne faudrait plus en voir.La rue n’est pas l’endroit idéal pour élever un enfant vous savez .("est justement là que.même tout jeune, il se perd.— Bien sûr.Madame Voisclair, il y aurait moyen de les tenir mieux.— Et de les rendre plus heureux, je vous assure.Ils devraient avoir leur bain tous les jours, être tenus propres.On devrait les faire examiner par un bon médecin et s'ils sont en mauvaise santé, leur procurer les soins nécessaires.— Ça.|«r exemple, ce serait une bonne idée.Si tout le monde était assez riche.Les conditions sont maintenant améliorées et les salaires sont meilleurs.Et puis, vous savez qu’on ferait ainsi un bien immense ! — Vous l’avez dit.Madame Voisclair ! — On sauverait toute une génération, celle des hommes de demain.A quoi nous servirait de gagner la guerre si.dans dix ou vingt ans.nous n'avions que des êtres débiles, incapables de recueillir les fruits- de nos- sacrifices actuels ?— Moi.je suis sûre que toutes es femmes vont comprendre.Elles seront doublement récompensées quand elles auront de beaux enfants forts et solides.— Ce sera de vrais petits Canadiens.Madame Grondin, et rien que cela vaut la peine qu’on y pense .Pour votre publicité utilisez les colonnes de SIUl JOUtKU — 0*S!!ICt.Tt«M»O«»il Etabli en 18D7 SOS, avenue Parent — SAINT-JEROME L'un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province XOBOCOOOOOt'JiSOOOOOSCCCCe' OPTOMETRISTE-OPTICSEN Bachelier en Optométrie UIPLOMI DK L'UNI VE RfllTl DK MONTREAL Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions Ut verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-IIUBERT, .MONTREAL A l'Ascension — M.le curé LaSalle a visité les familles du village la semaine dernière, et cette semaine, il doit visiter les autres familles de la paroisse.— M.et Mme Emile Beauchamp, de Montréal, en promenade dans les familles Beauchamp et Major — Mme Louis Séguin, en promenade a Pointe-Fortune et Glen Robertson.— Mlle Yvonne Labri, de Montréal, passe deux semaines chez ses parents.— Mme Iéandre Major est allée visiter sa fille, Mme Albert Lachapelle.à l'hôpital de Hull.— M.Rolland Pelletier, de Montréal.de passage chez M.Léo Labre — Mme Onias Legault en visite chez M.Armand Richard.— Plusieurs de nos jeunes filles sont allées faire une retraite chez les Religieuses de l’immaculée Conception.au Nominingue.— Mlle Laure Charrette, de Montréal, chez ses parents.— M.et Mme Clothalre Séguin de Pittsfield.Mass., ont visité les familles Louis et Adrien Séguin, dernièrement.— Après avoir passé quelque temps à Montréal.M.et Mme Gérard Charlebois sont revenus à l’Ascension.— M.Elzéar Lanthier.du camp d’entrainement de Saint-Jérôme, de passage chez son père.M.Pacifique Lanthier.— Ces jours derniers a eu lieu le mariage de Mlle Fleurette Leduc avec M.Dieudonné Lachapelle.La vie agronomique Inauguration des cours aux institutrices rurales Lundi dernier 20 juillet, à Ville-Marie, Aylmer et Saint-Lambert de Chambly, fut inaugurée la deuxième série de cours aux institutrices rurales, commencés l'an dernier.Cette année, les matières enseignées porteront sur les différentes productions végétales.A chaque endroit, les cours ont une durée de 5 jours.Ils se tiendront du lundi au vendredi inclusivement et seront donnés par des agronomes-professeurs.M.E.Marseille, chef de la Division des Jeunes, au ministère de l’Agriculture, qui, en collaboration avec le Département de l'Instruction publique, a organisé ces semaines d'études, fait appel à toutes les institutrices qui ont suivi ces cours l'an passé pour qu'elles y assistent de nouveau cette année.En agissant ainsi, elles augmenteront les nombreuses connaissances qu’elles possèdent déjà et acquerront une meilleure compétence i>our col-laliorer à l'oeuvre de restauration rurale.Les institutrices se sont réunis, à Saint-Lambert, au couvent des Soeurs du Saint-Nom de Jésus et de Marie; à Aylmer, c’est au couvent des Soeurs de Xotre-Dàtne-le-la-Merci que ies cours ont eu lieu, et à Ville-Marie, à l’Ecole (l'Agriculture.A chaque endroit, on distribura le programme et le résumé des cours.L'apiculture et le rationnement du sucre Les apiculteurs pourront obtenir les quantités de sucre nécessaire au nourrissement de leurs abeilles en vue de l'hivernement.Pour faire suite aux nouvelles restrictions imposées sur le rationnement du sucre, les autorités du ministère de l'Agriculture s'empressent d’informer tous les apiculteurs de la province qu'ils pourront obtenir les quantités de sucre nécessaire au nourrissement de leurs abeilles au cours de l’automne prochain, s’ils se conforment aux conditions de ^’ordonnance No 15(4.sur le rationnement.En vertu de cette ordonnance, toute personne qui élève des abeilles domestiques en vue de liénéfice ou autrement, peut soumettre une demande d’inscription qui, si elle est acceptée, lui permettra d’acheter et d’utiliser du sucre à litre de consommateur industriel.Le demandeur devra adresser sa requête à l’apiculteur provincial de la province où il habite en indiquant (ceci est très important) : lo — le nombre de colonies d’a-lieillex qui doivent être nourries; 2o — le nombre minimum de litres de sucre nécessaire pour nourrir ces abeilles durant le trimestre se terminant le trente septembre 1942 et.3o — le nom et l'adresse au complet de l’apiculteur.Sur réception de cette demande, l’apiculteur provincial vérifiera les déclarations faites et.s’il est satisfait des renseignements donnés, il émettera et signera un document permettant à l'apiculteur d'acheter et d’utiliser le sucre nécessaire au nourrissement d’automne, jusqu’au 30 septembre 1942.On est prié d’attendre que ia grande miellée soit terminée pour faire sa demande de permis, afin de connaître le nombre de ruches à nourrir et la quantité totale de livres de sucre qu'il faudra.Toutes les demandes de j>er-mis devront être adressées à : M.Jules-R.Méthot, Apiculteur pro* rincial, ministère de VApiculture, Québec.oOOOOOOOOCOOOOOOCOOOOOOOU, DE PHOTOGRAVURE Ltée Tel.FAlkirk 3016 1206 CRAIG Est MONTREAL R.René LARELLE, '-socccooooooooocoocooooo^ ECONOMIQUES, PRATIQUES Un régal pour TOUTES LES OCCASIONS Madame, voua pouvez aider à la victoire du Canada eu réalisant des économies pratiques, tout en servant à votre famille des meta délicieux et nourrissants.• Des cossetardes et des blancs-mangers délicieux se font facilement et à peu de frais avec la fécule de maïs pure et de haute qualité Canada.SIROP DE Le sirop “Crown Brand" est un vrai régal sur les desserts, céréales ou étendu sur du pain ou des rôties .et il est excellent employé dans la cuisine à feu ouvert ou au four.GRATIS: Demandes la brochurejrraiulto "Comment Economiser lo Sucre*’, Elle contient M recettes éprouvées.Adresse» votre demande au Service do l’Economie Dome#* tique.Défit.F.Y., Canada Starch, casier Ijoetal 129, Montréal. Page quatre L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 24 juillet 1942 Lettre à Prosper Mon cher Prosper.Le signe d’une vraie civilisation, c'est qu’en temps de ]>aix.chacun des citoyens d'un pays remplit librement une fonction qui lui est propre.Tout le monde ne saurait être fermier, médecin on chimiste : mais chaque être, quel que soit son ouvrage, a droit au rcsj* *ect et à l'estime du voisin.Le signe de la Karberie.au contraire.c’est la mainmise de l’Etat sur individus.i>our les obliger à accomplir tous la même fonction, quand cela fait son affaire.Des quinze ans avant la guerre actuelle, le Reich allemand obligeait déjà ses subordonnés à travailler en masse à des besognes |x>ur lesquelles ils n’avaient aucun goût, mais qui servaient a préparer la guerre Ce système ctée un tel déséquilibre.que pair se protéger contre l'agression, les pays plu- civilisés doivent dans le monde entier adopter momentanément le même système, du moins en partie, pour se défendre.Mais ce «pii chez-nous n’est considéré que o inme mesure d’urgence, est jugé en \llemagnc comme le mode normal de vie.Ainsi, on peut voir actuellement dans les champs de l'ennemi.des milliers de femmes et d’enfants rentrant les moissons On ne leur a pas demandé d’y aller : on les \ a obligés, lis ne réclament aucun salaire, sachant de toute façon qu’ils n'en recevront p >int.Tu crois peut-être, mon cher Pr -per.qu’il s'agit là exclusivement d'un réglement rendu nécessaire par le conflit?Nullement Quand les moissons seront rentrée-, le Reich commandera à ces femmes de réintégrer leurs usines, et aux enfants leurs écoles, où les uns et les autres reprendront un labeur ou des études d'esclaves.Les fermiers, de leur côté, sont forcés de mettre en commun les chevaux et les instruments agraire-que les maîtres nazis n’ont pas prills sont ensuite oblige- de céder leurs récoltes et les produits de leur ferme.L’Etat ne leur laisse que tout juste de quoi ne pas mourir de faim.S'il refusent de telle- mesures; s'ils sont assez naïfs pour croire aux droits du citoyen et à la liberté de disposer de -es biens, c’est la confiscation immédiate qui en résulte.sinon le camp de concentration.Et remarque cette chose terrible : le paysan allemand subit ce- exactions depuis des année-.Il ne croit plus aux fallacieuses promesses de ses maîtres.Il sait que de toute façon.si jamais il obtient un peu plus de bien-être, une vie un peu plus large, ce sera au détriment de-cultivateurs des peuples vaincus.Il cessera d’être un serf parce que d’autres auront été plongé- dans le servage.HACHÉ GROS POUR LA PIPE I ^ HACHÉ Fit POUR US aGUETTES f Terrible système, que celui qui dirige, en temps île paix comme en celui de guerre, des hommes, des femmes et des enfants vers tout travail obligatoire qu'il choisit.E-pouvantablc manière de vivre, que celle ne tolérant pas la liberté de-faibles.des humbles auxquels on refuse même (Kir décret, le droit d’avoir une âme ! Songe à cela.Prosper: et songe en même temps à cette vérité : les nazis veulent te vaincre pour s'emparer île la terre.îles produit- qui s'v développent.Ils veulent aussi prendre ta personne, et pouvoir envoyer ta femme et tes enfants ver-tout labeur qu’ils auront choisi pour eux.Seule, la conjugaison de toutes nos énergies empêchera une telle catastrophe.Faisons en sorte de gagner cette guerre.Prosper: sinon, nous perdrons tout avec elle ! Bien à toi.Damase.Etude économique sur la production de certains fruits et légumes à la mise en conserve Les autorités du ministère de l’Agriculture désirent informer les cultivateur- qui s'intéressent a la culture des fruits et légumes pour La mise en conserve, que la division des Marchés, au service provincial de l’Horticuhure.vient d’entreprendre dans la région de Montréal, une étude économique sur la production des pois, des fèves, du blé d’Inde et des tomates (Kiur l’industrie des conserves.Cette étude a pour objet: — lo D’établir les exigences physiques et financières propres à la production de ces récoltes : 2e De déterminer l’influence des conditions, du milieu et des facteurs responsables du succès ou de l’insuccès de ces cultures sur les fermes d’une même région différente.Le- renseignements obtenu- au cours de cette étude auront, entre bien d’autres, le précieux avantage de constituer une base solide sur laquelle les autorités agricoles pourront s’appuyer pour bien démontrer la condition du producteur et intervenir au besoin, en -a, faveur, lors de ta discussion des nombreux problème- que pose la guerre actuelle.Pour les besoins île cette enquête, une liste de lions producteurs a été suggérée par des autorités agricoles des districts intéres-é-.D’ici quelque temps, un des instructeurs «le la divi-ion des Marchés passera chez ces cultivateurs pour! obtenir les renseignements désiré- I On tient être assuré que toutes les J informations recueillies -eront considérées comme strictement confi- j dentielies.On espère donc que tous \ les producteurs visités accorderont ! aux enquêteurs leur entière coopération.Commission des prix et du commerce en temps de guerre Renseignements tl taut récupérer les tonneaux Comme il faut de l’acier pour fabriquer les tonneaux qui servent dans le commerce pour la livraison des huiles, des livres, de certains produits pharmaceutiques, etc., et que l’acier est rare, la Commission des prix et du commerce en temps de guerre stipule que tous les récipients de ce genre doivent être conservés et remis aux industries qui en ont le plus grand besoin.• • • Le prix du boeuf Depuis le 13 juillet, les conditionneurs sont,obligés de réduire le prix du boeuf de 1 cent la livre, mais la commission des prix et du commerce en temps de guerre a accordé aux détaillants un delai d’une semaine à compter de cette date avant de modifier leurs prix selon les indications de l’ordonnance.C’est donc à partir du 20 juillet que les nouveaux prix des dé taillants doivent être mis en vigueur.Les prix de gros établis par 1 ordonnance no 149 seront maintenus jusqu'au 2 août inclusivement.A cette date, la Commission établira une nouvelle reduction sur les prix du boeuf.• • • Accessoires électriques La Commission des prix et du commerce en temps de guerre a suspendu jusqu'à nouvel avis une récente ordonnance sur l'achat par les consommateurs des accessoires électriques.Cette ordonnance exigeait qu’une personne désireuse d’acheter une clochette, un ftl.une fiche de connection, un vibratcur ou tout objet de ce genre relatif à l’électricité présente au détaillant un article usagé de meme sorte avant d'obtenir l'article neuf.Actuellement.il n'est pas nécessaire de procéder de la sorte.Le -uere et la main-d'oeuvre agricole Les cultivateurs qui emploient de la main-d'œuvre étrangère à leurs maisons pourront se procurer du sucre pour ces employés.Ils n'orrt qu'à demander un permis au plus proche bureau de rationnement en mentionnant le nombre d'employés qu'ils ont à nourrir, la durée de l'emploi de ces hommes ou femmes le nombre des repas qu'ils croient devoir leur servir et la quantité de sucre qu'ils croient nécessaire pour cela.Les ensembles de trois pièces Une ordonnance de M.H.-R.Cohen.administrateur des vêtements de qualité à la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, stipule que personne ne peut vendre ou mettre en vente, depuis le 1er Juillet, aucun ensemble de trois pièces pour femmes, jeunes filles et fillettes à prix unique pour les trois pièces.la direction du rationnement Me Léon Lalande.C.R., vient de succéder a M.Jean-O.Peloquin comme directeur du rationnement dans la province de Québec.Le commerce des combustibles Les détaillants de charbon, bois, coke ou briquettes de charbon sont tenus d'afficher bien en vue.dans leur établissement, une liste de leurs prix maximums, des condi tions de leurs ventes par termes et du prix de leurs livraisons.Devant les tribunaux Me Andre Demers.CR.le procureur régional de la Commission des prix vient d'entreprendre une campagne contre les marchanda de pommes de terre qui excèdent leurs prix maximums.Jean Ruffo et J -P Auclair Ltée.de Montréal, ont été condamnés chacun à $100 d'amende et les frais, et la Wexler Fruit et N.Frankel ont été mis en état d'accusation.Les grands restaurants Murray’s ont été condamnés a S500 d'amende et les frais pour avoir augmenté le prix de leur repas.Richard Bessette a été condamné à $50 d'amende et les frais pour avoir augmenté le prix d'un loyer Mme H.Mongrain a été condamnée à $25 d'amende et les frais pour la même Infraction.Ruben Ginsberg a été condamné à $50 d'amende et les frais pour avoir vendu trop cher un paquet de lames de rasoir, et H Gauthier à $10 d'amende et lys frais pour avoir fait une livraison de moins d'un dollar.Mme Gertie Brown a payé S25 d'amende et les frais pour la même contravention.Canada Packers et la Canada Be‘*f répondent en ce moment à l'accusation d'avoir haussé le prix de leurs viandes de façon injustifiable.(9 à & Ps # & Ps C.-A.LORRAIN & Fils ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buick — Pontiac — Chevrolet — Oldsmobile Tél.No 58 — Saint-Jérôme Bureau existant depuis 40 ans & S èi *2 êt*&$ *2 & & &X S éi & & éi Q &X & & tf qui ©ST .automot1'1*’ ,oge .Chronique ouvrière LIVRES - JOURNAUX - REVUES QU* peuvent ocheter .M té des outomobi^oeu.o9e •* > Vois que la % ni 4* votre auto « ^ Quèid vu tient ces renseignements de sources neutres, et de personnes qui se sont enfuies récemment du grand-duché.La nouvelle est de grande importance.car l’industrie du fer et de l’acier au Luxembourg produisait trois millions de tonnes par année.Elle est considérée comme la septième.en importance, du monde entier, Les usines seront closes d’un moment à l'autre, si elles ne le sont déjà.Voilà seulement deux mois, elles ne fonctionnaient plus qu’au quart de leur capacité.Le problème pour le Reich d’utiliser ses ouvriers se complique dans toute l’Europe, Par exemple, les usines du Luxembourg sont à court île coke, lequel est indisjien-sable j)our la chauffe des fourneaux.Cependant, la Belgique, la France et l'Allemagne en produisant (du moins théoriquement) de grosses quantités.Mais les ouvriers lielges et français ralentissent volontairement cette production, tandis que les difficultés de transport s’avèrent insurmontables.Les chemins de fer sont encombrés de machines vie guerre et île troupes, et les cheminots trouvent sortes de moyens jniur diminuer l’efficacité des réseaux.Us aident le matériel roulant.|K»urtant déjà rendu à Unit, à se détériorer davantage ! Nul doute qu'une meilleure qualité de métal pourrait quand même se fabriquer, si les ouvriers y mettaient île la bonne volonté.Mais ces héros, mal nourris et affaiblis, savent très bien que le fer et l'acier seraient employés contre nous.Ils préfèrent, malgré les exhortations ou les menaces, une résistance passive farouche, d'autant plus méritoire qu'elle intensifie momentanément leur esclave.Car les nazis les expatrieront en Allemagne.Déjà, on leur a fait remplir des formules où on leur demande des détails sur leur métier et sur leurs habilites spéciales.Le Reich a besoin d'eux pour remplacer les travailleurs allemands, mobilisés pour l'offensive en Russie.Ils iront grossir les rangs des millions d’ouvriers étrangers déjà sous le joug hitlérien.Connue eux.ils feront tout leur possible |xmr ralentir la production en Allemagne.La gestapo ne |>eut tout rie même les prenilre et les • fusiller tou Les jeunes Luxemliourgeoises (groupe 1920) ont été appelées pour le service du travail obligatoire ( Arlieitsriicnst ).Les jeunes gen sur la liste des travailleurs devant être transportés en Allemagne ont été réunis autour rie Trêves.Les femmes sent expédiées en Pologne ou dans i’est de la Prusse, pour une instruction rie huit mois.Certaines jeunes filles rie moins rie 24 ans sont expédiées en Allemagne |>our être utilisées comme servantes: elles devront remplacer les Allemandes, toutes réquisitionnées i*>ur les industries de guerre.Voila ce qui advient aux ouvriers rope.Ce sera celui ries nôtre, si nous perdons la guerre.Car personne ne peut s’attendre à ce que les nazis tiennent à nous faire plaisir, a nous dont le pays est riche en espace et en matières premières quand ils se montrent d’une brutalité envers leurs voisins immédiats."LK NORMALIEN” Journal iiiHlaKOKique mensuel Organe officiel des élèves de l'Ecole normale Jacques-Cartier Juin 1942 SOMMAIRE “Former des éducateurs" par M.l’abbé A Lemay, iD.Ph.Louvain) principal ; "Presentation" par Ray-mont-M.D'AOUST ; "L’enseignement du français" par M.Jean-Marie Laurence, prof.; “L'enseignement de la pédagogie" par M.Rolland Vlnet.prof.; "Suggestions pratiques sur renseignement" par Maurice Serre ; “Personnalité du professeur" par Fernand Cornelllcr; "Ia% problème canadien-français" par Rosaire Thibcrt ; “L’Ecole d'Applicatiun" par E.-I.; "Historique” par V.Harptn ; "Paroles aux Unissants” par D.Proulx ; "Sports” par B.Brossard Numéro-spécimen envoyé gra-‘ cleusement sur demande : "Le NORMALIEN".Ecole Normale Jacques - Cartier.Parc Lafontaine, Montréal.Abonnement annuel: $1.00 GO numéros).Le numéro : 10 sous.• • • EDUCATION DE IG PURETE ET DU SENTIMENT
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