L'Avenir du Nord, 4 septembre 1942, vendredi 4 septembre 1942
1897-1942 1897-1942 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même, nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement: $2.00 par année Publié par J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-SIXIEME ANNEE.NUMERO 36 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1942 Hommage à mon prédécesseur Los lignes émouvantes publiées, la semaine dernière, sous la signature de l’honorable Jules-Edouard Prévost, nous ont permis de mieux apprécier l’oeuvre de bien accomplie par le sénateur, dans son journal : l’Avenir du Nord.Dans un geste d’amitié et de confiance qui m’honore, il a bien voulu me céder son Journal.Son départ provoque dans toute la population du comté de Terrebonne et chez ses nombreux amis de l’extérieur, un chagrin profond.Depuis 1897, M Prévost a dirigé l’Avenir du Nord, et avec sincérité, dévouement et patriotisme, il a défendu les doctrines qu’il croyait répondre le mieux aux aspirations de la nation canadienne.Ses talents, sa dignité et sa loyauté lui ont assuré l une des premières places dans le Journalisme canadien Sur la brèche pendant quarante-cinq ans, Jules-Edouard Prévost a rompu plus d’une lance avec des adversaires redoutables, il a désarçonné plus d’un cavalier fougueux : lui-même a reçu en pleine poitrine des traits acérés, car il n’est pas de ceux qui tournent le dos à l’adversaire.Il n’a Jamais décoché la flèche du Parthe.Toujours, il restait debout, face à la rafale ! Au milieu des luttes acerbes parfois et des polémiques virulentes, qu’il a toujours soutenues avec une sincérité, une conviction et une franchise indéfectibles, il restait le parfait gentilhomme courtois, digne et loyal qu’il n’a jamais cessé d’être.C’est là un trait de son caractère qui laisse une forte empreinte sur son oeuvre journalistique.A la profondeur et à la rectitude de pensée, le sénateur Prévost ajoutait l’élégance de la forme qui valut à son journal la réputation dont il Jouit auprès de l’élite.Un adversaire politique, ancien Journaliste lui-même, avouait un jour à M Prévost que l’Avenir du Nord était un Journal-école.Avec ses dons et sa culture, le sénateur Prévost aurait pu diriger avec éclat un quotidien influent.Sa modestie proverbiale et son attachement à son “coin de terre’’, qu’il a parfois célébré en des accents d’un lyrisme intense, l’ont constamment éloigné d’une scène plus vaste.Indifférent aux honneurs et à la fortune, il a préféré se vouer à son Journal qu’il a rédigé avec amour après avoir contribué à le fonder.Son oeuvre, pour discrète qu’elle fût, n’en a pas moins été féconde.Il n’est pas une question d'intérêt national ou régional que M.Prévost n'ait traitée, dans l'Avenir du Nord, depuis sa fondation.Aucun sujet ne l’a laissé froid, et c'est de sa verve convaincante et persuasive qu’il en a entretenu ses lecteurs.En dehors de la politique, les questions qu'il a le plus discutées sont l’instruction à tous ses degrés et le progrès de la région des Laurentides.Dans ces deux domaines, il a exercé une heureuse influence reconnue par les éducateurs et par ses concitoyens de Saint-Jérôme et du comté de Terrebonne.Dans sa sphère intentionnellement restreinte, il a livré bien des luttes d’idées qui ont eu de profondes répercussions dans divers domaines.Par sa plume ardente, qu'il a mise généreusement au service des causes qui lui étaient chères, il s’est identifié aux principaux mouvements d’idées qui ont captivé l’attention dans le comté de Terrebonne, dans la province de Québec, au Canada et même à l’étranger.A certains moments critiques, il fut un guide judicieux dont le lecteur attendait un conseil.Avec sa modestie coutumière, il a porté un jugement sur son oeuvre : "Je crois avoir consciencieusement rempli mon devoir et je ne crains pas le jugement impartial que l'historien du journalisme canadien portera sur l'Avenir du Nord.” J’accepte la lourde responsabilité de continuer sa mission et je ne perdrai pas de vue son mot d'ordre : “L’Avenir du Nord a été au premier rang de mes préoccupations et je crois avoir contribué à la marche rapide du progrès qui a changé la marche des choses dans le beau Nord ouvert par le curé Labelle .L'avenir du Nord est assuré mais non seulement l’avenir du nord de Montréal mais du nord de notre province.” Le premier but que je me propose est de maintenir les traditions établies par mon prédécesseur : le journal conservera sa facture française et demeurera d'inspiration catholique.Je puis assurer nos lecteurs que les luttes d'idées que, sans doute, je devrai livrer, procéderont uniquement de mon désir d’être utile à notre groupe ethnique, à notre province et à notre pays.Comme dans le passé, toute cause jugée juste et profitable à la communauté sera défendue avec ardeur : les principes d’ordre général constitueront les assises de nos revendications.Je sais qu'il arrive souvent qu'en sacrifiant certains intérêts généraux, l’individu recueille un immédiat profit, mais 11 est certain que jamais le contentement et le bonheur d’un groupe ou d’une nation n'ont été assurés par le piétinement des principes d'ordre général.S’il arrive parfois que dans l’expression de ma pensée je sois d'une brutale franchise et que mes opinions viennent en conflit avec celles nourries par certains lecteurs, je voudrais qu'elles fussent acceptées dans un esprit identique à celui qui les aura inspirées.Je ne voudrais pas, pour tout au monde, que des blessures personnelles demeurassent et que des rancoeurs et des haines fussent engendrées.A l'honorable sénateur Prévost, qui quitte l’Avenir du Nord après un demi-siècle de loyaux services et de grands succès, je souhaite au nom de tous ses fidèles lecteurs, un parfait et prompt rétablissement et une retraite heureuse et paisible qu'il a bien méritée au milieu des joies familiales qu'il chérit tant.J’exprime en outre l'espoir que le plus souvent possible, il revienne entretenir les lecteurs de l’Avenir du Nord.Ses articles, marqués au coin de la sagesse, de l'expérience et du véritable patriotisme canadien, m’apporteraient un appui précieux.Continueraient de servir les causes qu'il a toujours si bien défendues et éviteraient à ses lecteurs la perte soudaine d’un conseiller écouté et respecté pendant quarante-cinq ans.Je tâcherai à réaliser le souhait formulé par M.Prévost, en quittant son Journal, et à maintenir les traditions de doctrine et de pensée qui l’ont toujours inspiré.Ainsi, les lumières de sa belle intelligence continueront de rayonner sur les Pays d'en Haut.Hector PERKIER L’honorable Philippe Brais La récente nomination de l'ho-1 norable Philippe Brais à la vice-présidence de la commission de l’information en temps de guerre n été bien accueillie dans les milieux canadiens - français indépendamment des opinions politiques.En plus de s'être illustré au barreau, M.Brais a toujours déployé une uctlvlté intense dans les do-maincs politiques, social national et philantropique où il a servi les intérêts de ses compatriotes, La connaissance qu’il possède des deux principaux éléments ethniques du pays lui a permis à maintes reprises de créer de la sympathie entre les doux races et de les rapprocher l’une de l’nutre.! Si le conseil exécutif de la province de Québec a conspnti à se priver des services de M.Brais, c'est qu’il savait que le prestige dont il a toujours Joui auprès de nos compatriotes de langue anglaise rejaillira sur le Canada français et que l'ancien ministre exercera une influence prépondérante et salutaire nu sein de ce nouvel organisme qui est appelé à Jouer un rôle de premier plan dans la poursuite de notre elTort de guerre, et surtout dans la manière d'en faire comprendre la portée et le but aux Canadiens-français en même temps que de faire connaître et apprécier la contribution du Québec dnns les autres provinces et à l’étranger.mm PftOVI IM C IALt SURPLUS CLORAI, I>r, SI,988,000 L'état des revenus et dépenses de la province de Québec, durant l'année fiscale terminée le 31 mars 1942, démontre la continuation des progrès enregistrés au cours des deux années précédentes.En effet, cet état révèle un surplus de revenus de$19.845,483.— sur les dépenses ordinaires effectuées durant l'année fiscale qui vient de se terminer.Si de ce surplus de $19.845,483.— l’on soustrait un montant de $17,857,224.— versé pour pourvoir aux dépenses de capital, l’on obtient un surplus global de $1,988,259.Il ressort donc que la position financière de la province a été grandement améliorée cette année, plus encore que durant les deux dernières années, ce qui n'est pas peu dire.Voici un tableau montrant fort bien l’amélioration progressive accusée depuis trois ans : Période : Revenu ordinaire Dépense ordinaire Surplus ordinaire Dépenses de capital 12 mois terminés le 31 mars 1942 $91.998,000 72,153.000 19.845.000 17.857.000 9 mois terminés le 31 mars 1941 $55,968,000 52.455.000 3,513,000 19.457.000 Déf.12 mois terminés le 30 juin 1940 $55,649,000 74.120.000 18.471.000 34.074.000 Surplus global 1.988,000 déf.15,944.000 déf.52,545,000 LES REVENUS Les revenus encaissés au cours du dernier exercice fiscale furent particuliérement élevés, et le gros de l’accroissement dans ces revenus a servi à l'amélioration des routes.Sur l’ensemble des revenus provenant des taxes perçues par le Trésor, la taxe sur les compagnies s’établissant à $16,185,077.— soit $7.202,174 pour le capital et $8.982.903, pour les profits, — ce qui constitue l’item individuel le plus élevé ; la taxe sur la gazoline vient en second lieu avec $12,141,969.suivie de pré., par les droits de succession avec $12.075,951 ; la taxe de vente figure au 4e rang avec $11,999,899.LES DEPENSES Parmi les dépenses ordinaires, les intérêts et les fonds d’amortissement en rapport avec la dette publique exigèrent un total de $16.946,988.En ce qui concerne lés divers départements, la plus forte dépense eut lieu pour le compte de la VOIRIE, soit $6,839.070., suivie de près par l’Agriculture avec $6,667,084.le Travail avec $5,770,133, et, enfin par la Santé avec $5,635.228.— dont $2,907,842.— pour les charités publiques.Un montant de $4,803,107 fut affecté à l’Education et $3,300.668 furent dépensés pour la Colonisation.REDUCTION l)E LA DETTE DE LA PROVINCE Une comparaison judicieuse avec les états antérieurs permet de constater, qu’au 31 mars 1942, il y avait une réduction de $4,388,000 dans le total du passif direct et indirect de la province.C’est la première fois, depuis nombre d’années qu’un trésorier provincial est capable de montrer une réduction globale dans la dette durant une période fiscale.SON EMINENCE CONDAMNE LE CREDIT SOCIAL ENCORE UNE FOIS Son éminence le cardinal Villeneuve prononça une magnifique allocution.dimanche le 23 août, à l’issue d'un banquet donné dans les salles du collège du Sacré-Coeur de Beauceville, à l'occasion du cinquième anniversaire de fondation de la J.O.C.locale.Parlant des relations entre le Capital et le Travail.Son Eminence s'exprima ainsi : "Avant qu'il soit trop tard, il faudrait insuffler au capitalisme le sens social, et les ouvriers, répondant en cela au voeu des Papes, devraient mettre sur pied des organismes constamment préoccupés de la justice et de la charité, chose quo l'on oublie parfois même dans nos syndicats nationaux catholiques.” Son Eminence profita de la circonstance pour mettre ses ouailles en garde contre les doctrines subversives : "Nous avons des doctrines fausses comme celles de la C.C.F.et du Crédit Social.Ce dernier n'a pas encore fait ses preuves.Quoi quo’n dise la monnaie ne changera rien, à moins que la conscience des hommes ne soit changée.Ça l’air de tout changer mais dans le fond, ça n’améliore rien.” PERRIER DONNE DES OCTROIS A GASPE-NORD Poursuivant sa politique d’aider de toutes façons les commissions scolaires, l'honorable Hector Perrier, secrétaire provincial, vient d’accorder à Me Perreault Casgrain.député de Gaspé-Nord, des octrois substantiels pour la construction de trois nouvelles écoles modernes dans la péninsule gaspésienne.Me Casgrain nous a appris, en effet, que l'on est à terminer la construction d’une vaste école à Sainte-Anne-des-Monts pour remplacer celle qui ne- répondait plus aux besoins.Deux autres maisons d'enseignement de mêmes dimensions seront construites, l’une à Cap-Chat et l'autres à Grande-Rivière.Les travaux commenceront incessamment.Dans ces deux derniers cas, il s'agira d'écoles nouvelles.UN ENTREPOT COOPERATIF DES PECHEURS ETABLI A MONTREAL L'honorable J.-E.Michaud.ministre des pêcheries dans le gouvernement du Canada, a participé à une cérémonie organisée par les Pêcheurs-Unis à l’occasion de la bénédiction de leur entrepôt dans la métropole sur le boulevard Saint-Laurent.Mgr Albert Valois, vicaire général de Montréal, a présidé la cérémonie et a vanté l’oeuvre des coopératives.M.Valmore Oration agissait comme maitre de cérémonie et les orateurs furent le maire de Montréal.M.Adhémar Raynault, l’honorable J.-E.Michaud, ministre fédéral des pêcheries.M.Perreault Casgrain, député de Gaspé-Nord à l'Assemblée législative, et M.Paul Gauthier, N.P., député de Laurier à l'Assemblée législative.ON DEMENAGE L'AIDE A LA JEUNESSE Depuis lundi le 24 août, le Service de l'Aide à la Jeunesse a ses bureaux à 88.Grande-Allée, Québec.Le public est prié de bien noter ce changement d'adresse.Nous croyons utile de rappeler les immenses avantages offerts par le Service de l'Aide à la Jeunesse.En vue de collaborer efficacement à l’effort de guerre, des cédules spéciales ont été préparées afin d’assurer à l’industrie une main-d'oeuvre qualifiée.Tous les hommes et jeunes gens de plus de 16 ans et non assujettis au service militaire peuvent suivre des cours en vertu du Plan d’initiation aux travaux de guerre.La durée de ces cours est de 8 à 24 semaines.Les principaux services d'initiation sont les suivants : Industrie de l’avionneric : Travail d'établi, ajustage du banc, tôlerie, assemblage, rivetage, forage, soudure, lecture de plans, et-c.Mécanicien en charpente d'avions, mécanicien en moteur d’avions.Industrie maritime : Electricité, tuyauterie, rivetage, traçage (dessin).• Autres industries : Ajustage, lecture de plans, soudure électrique et soudure à l’oxy-acétylène, radio, tôlerie.Les personnes admises à suivre ces cours reçoivent outre l'enseignement théorique et pratique gratuit, des allocations hebdomadaires variables selon leur condition familiale.Afin de préparer des médecins, des ingénieurs et des spécialistes avertis, le Service de l'Aide à la Jeunesse offre également aux étudiants des trois universités de la province de Québec, une aide financière substantielle [tour leur permettre de commencer ou de terminer leurs études.Une somme globale de $120,000, provenant d'une égale contribution des gouvernements fédéral et provincial, a été affectée, cette année, à cette fin.La majorité de ces bourses est présentement attribuée, pour l’année académique 1942-1943.Le Service de l'Aide à la Jeunesse qui relève du Secrétariat de la province, collabore Intimement avec le ministre fédéral du travail pour l'administration financière des différentes cédules.Toute personne, qui désire obtenir des précisions sur les différentes cédules, peut toujours s'adresser à M.Edmour-J.Proulx, administrateur du Service, 88, Grande-Allée, Québec.Le docteur Jules-Edouard Prévost Au cours du dernier article de M.Jules-Edouard Prévost, paru la semaine dernière, une erreur typographique a fait omettre, dans la nomenclature des libéraux qui contribuèrent à la fondation de l’Ave- nir du Nord, le nom du docteur Julcs-E.Prévost qui fut l'un des principaux promoteurs de cette entreprise.Nous tenons à réparer cette erreur.Le sonneur de tocsin Après un silence assez long pour inquiéter les amateurs de bateleries et pour réjouir ses aspirants successeurs, M.Duplessis s'est lancé dans un tourbillon oratoire soi-disant patriptique et autonomiste.“Je suis le même homme et l'Union Nationale est le même parti qu en 1936, ’ a-t-il avoué.Ce qui n’est pas rassurant pour la province qui en est vite revenue de son enthousiasme de 1936 pour les "Purs” venus sur une nuée juger les prévaricateurs et sauver la race élue.En effet, M.Duplessis n’a pas changé.Il s’avère le même démagogue, habile à brouiller les cartes «même celles d'Anticostie vendues aux nazis par son gouvernement) et à soulever les passions populaires à son profit.“J’ai voulu sonner le tocsin en 1939.Il en est de même en 1942," clame-t-11, rappelant sa campagne électorale prématurée déclenchée au nom de l'autonomie provinciale qu’il prétendait menacée pour voiler les turpitudes et les gabegies de son administration banqueroutlère.La défaite cuisante que lui valurent alors sa duperie de 1936 et le fiasco administratif qui s’ensuivit pendant trois ans.il ne l’a jamais digérée.C’est pourquoi, aujourd’hui, il reprend ses arguments de 1939 en s’ingéniant, à la faveur des événements que son imagination envenime sans crupule, à laisser croire qu’il a Joué un rôle de Cassandre dans ra province.Il avait tout prévu, le grand homme, même ce qui n’est pas arrivé.Mais ce ne sont là que vantardises inofîensives.Ce qui transpire le plus dans les incartades oratoires de M.Duplessis, c’est le dépit et la rancune.H fulmine contre tout ce qu’il s’est attiré.Il s’en prend à la censure radiophonique à laquelle il tente d'attribuer sa défaite de 1939.A qui fera t-11 croire que ses thuriféraires n’ont pu exposer à satiété la politique de l’U.N.?Mais le chef de cette coalition hybride et démembrée, drapé dans son orgueil, refusa obstinément de se soumettre aux exigences de la censure, sous prétexte qu'il ne rédige jamais de texte.Pratique qui lui apprendrait peut-être à réfléchir.Son refus était calculé : se sentant battu d’avance, il a voulu faire porter sur d’autres la responsabilité de sa déchéance politique, et passer aux yeux de la population pour le souffre-douleur de la politique canadienne.Somme toute, M.Duplessis ne fait présentement qu’un jeu, toujours le même : celui de tirer parti des événements.Il tente, aujourd’hui, de se laisser porter sur une vague nationaliste soulevée par les vents abstentionnistes.Il entend comme toujours profiter du travail des autres.Il s’est trahi lorsqu'il a condamné les troisièmes partis dont il craint la fondation au détriment du sien qui s’effrite.Que les autres sèment ; lui se charge de récolter.Il est passé maitre dans l’art de s’attribuer les mérites d'autrui.H n’a Jamais rien réformé.Il s’est contenté de sonner le tocsin après avoir laissé les autres allumer la conflagration.Il pose au sauveur alors qu’il n'a jamais été qu’un sonneur de tocsin ! Guillaume FREDERIC La bataille de Dieppe LES SPEAKERS de Paris et de Vichy tantôt assurent leurs auditeurs que Dieppe n'a été qu'une “médiocre impression exigée par Staline", tantôt expliquent au contraire que “l’ouverture du deuxième front a abouti à l'échec complet malgré dix mois d’intenses préparatifs." Vendredi dernier, à Vichy, Fernand de Brinon louait à la fois “le calme et l’esprit de discipline" de la population dieppoise et l’excellente organisation "des défenses européennes.” Tout cela n’a décidément pas beaucoup d'importance.Tout cela n’impressionne ni le peuple français ni l'opinion alliée, ni même les peuples allemands ou italiens.Personne ne peut ignorer en effet que ce 19 août 1942 restera pour la France une grande date.Un jour historique.Pour la première fois, ce 19 août 1942 les soldats américains ont affronté sur le sol de France la puissance nazie.Pour la première fois les forces françaises libres et les forces alliées ont collaboré sur le sol français.Il y a eu parmi les unité navales devant Dieppe des bateaux français, britanniques et un destroyer polonais ; dans les forces aériennes non seulement ceux de la R.A.F.mais encore des pilotes canadiens, néo-zélandais.américains, belges, polonais, tchèques et norvégiens.“L’enfer de Dieppe", — car c'est ainsi qu'en parlent les Commandos canadiens rentrés en Angleterre, ces grands garçons au regard clair qui ont inscrit dans l'histoire de leur pays une magnifique page de bravoure et de gloire, — l’enfer de Diepj>e est l’annonce de grandes et décisives batailles de libération.Dieppe n'est ni une victoire ni une défaite.Il est une immense promesse à la France et.avec elle, à l'Europe subjugée tout entière.Quel est le bilan de Dieppe?Les commentateurs militaires en ont parlé longuement.Voici, sommairement résumées, leurs conclusions : Pour la préparation d’un deuxième front, Dieppe a été une expérience d'une valeur inestimable.Les renseignements qu'il a permis d’obtenir sur le système allemand de défenses côtières sont d'autant plus précieux que l’attaque a été livrée contre le secteur le plus puissamment fortifié.Enfin, la destruction de près de 100 avions nazis n’est pas un résultat négligeable.Une expérience non moins importante a été faite en ce qui concerne la liaison entre les forces alliées et la population civile du territoire occupé par l’ennemi.Il y avait avant la guerre 25,000 habitants à Dieppe.J1 est difficile dévaluer combien de civils en ont été évacués en vertu des récentes ordonnances nazies, mais les évacués ont été.surtout, les femmes, les vieillards et les enfants.La population de Dieppe, a obéi à la lettre aux ordres que lui donnait la B.B.C.Elle s’est abstenue de prendre part au combat.On s’imagine aisément le méprisant haussement d'épaules des braves pêcheurs diep-pois.losqu'ils entendent les remerciements radiodiffusés île Fernand de Brinon.* * • Quant au bilan politique de Dieppe,, nous avons sur ses répercussions chez l'ennemi deux témoignages significatifs.La radio clandestine allemande, ce mystérieux poste “Gustav Siegfried Einz" qui émet quelque part en France occupée, et se dit “nazie contre la Gestapo”, a décrit, jeudi dernier, la panique qui s’était emparée des militaires et fonctionnaires feldgr.au à Paris.Tous se précipitèrent vers les garages pour faire leur plein d’essence.A l’Hôtel Majestic on doubla la garde devant les bureaux.Sur les crânes rasés, les casques d’acier remplacèrent les calots.On chuchotait que les Anglais étaient à 50 km.de la capitale.Fernand de Brinon, — toujours lui.— devait dire à Vichy que ces rumeurs étaient mises en circulation par les Gaullistes et les Juifs.Les Nazis parisiens doivent en voir beaucoup et souvent.Le deuxième témoignage vient de Stockholm, poste d’observation neutre.Le correspondant du “New fork Times” signale cju'une véritable consternation se lisait sur les visages, à Berlin, lorsque Goebbels En mémoire de Dieppe Une messe pontificale de Requiem a été célébrée à la mémoire des soldats canadiens tombés à Dieppe, en l'église Notre-Dame, de Montréal, le mercredi.2 septembre dernier.A ce service solennel auquel assistait une foule nombreuse d’invités et de parents endeuillés par la mort des héros canadiens, Son Excellence Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montr al, officiait.Le sermon de circonstance lut prononcé par M.Arthur Dubeau, p.s.s„ curé de Notre-Dame.Le régiment des Fusilliers Mont-Royal était représenté à la cérémonie par son 3eme bataillon de l’active.sous le commandement du lieutenant-colonel Paul Trudeau.Le régiment de Châteauguay, le Toronto Scottish, le Saskatchewan Light Tnfantry, le Corps Royal Canadien de l'Intendance, le Corps Royal Médical Canadien et le Corps Royal des Signaleurs étaient tous représentés.finit par admettre le fait matériel d'un débarquement allié et parla d’une bataille de dix heures.C’est sans doute une erreur, dans la guerre psychologique, que d'avoir trop souvent parlé aux Allemands du Channel comme d’un chemin à sens unique, la voie vers Londres En France, depuis Dieppe, bon nombre de gens doivent avoir le sommeil agité.Les de Brinon, les Laval, les Déat, qui félicitent les Dicppois de leur calme, sont-ils eux mêmes si calmes depuis que le premier soldat américain a mis pied sur la terre de France?Samedi, un dépôt de dynamite est découvert tout près de Chateldon ; mardi, les Commandos alliés se battent dans Dieppe : mauvaise semaine pour Pierre Laval.Une semaine qui annonce lieaucoup de nuits sans sommeil et une étrange sensation autour du cou.• • • Avant la guerre, en arrivant à Dieppe, on était saisi par l’odeur lourde de la mer.du poisson, du charbon, de la sueur.Aujourd’hui un rideau de fumée s'étend sur la ville en ruines.11 annonce les batailles auxquelles toutes la France se prépare, au cours desquelles tout homme, toute femme et tout enfant seront des combattants, tout village, tout quartier de nos villes formeront un Commando.Dieppe a été baptisée l’Iînfer des Canadiens'.Nous savons que dans les batailles que Dieppe annonce, la France entière sera “l'enfer des Allemands”.“Pour la Victoire” On chuchote que.On sait que dès octobre prochain, la ville de Saint-Jérôme devra se choisir de nouveaux représentants, ou maintenir en office ceux qui siègent présentement.Le docteur Alfred Cherrier, maire sortant, n’a encore pris aucune décision.Cependant, scs plus intimes amis laissent couramment entendre que le premier magistrat actuel sera de nouveau en lice.La colporteuse rumeur fait aussi mention de MM.Emmanuel Bertie, ex-maire, Léopold Nantel, aussi ex-maire, et Hermann Barrette, avocat.Qui vivra .verra.• • • Il devient de plus en plus probable que l'honorable Wm-Lyon Mackenzie King annoncera dans quelques heures l'accroissement de la représentation québécoise dans son cabinet.Monsieur Thomas Vien, député d’Outrcmont aux Communes, serait appelé au ministère des Travaux publics et des Transports, alors que monsieur Ernest Bertrand, représentant du comté de Laurier, serait désigné au poste de Secrétaire d'Etat.Qui vivra .verra.• • * Monsieur Duplessis est en campagne : après avoir débuté à Trois-Rivières, le chef de l’Opposition a rendu visite aux électeurs du comté de Jolictte.Nonobstant l’activité déployée par l’Union nationale, il est peu probable qu’il y ait appel au peuple dès cet automne, même dans les seuls comtés de l’Assomption et d'Arthabaska.La rumeur veut que ces élections soient remises il une date qu'on ne saurait dès aujourd'hui prévoir.Qui vivra .verra.• • • Monsieur Emile Cloutier, directeur des cours du soir donnes sous les auspices du secrétariat provincial, rencontrait tout récemment les autorités religieuses et scolaires de notre ville.On présume que comme conséquence de cette réunion, les Jérômicns pourront probablement se prévaloir des avantages offerts par des cours de cette natruc.Qui vivra .verra.• • • Le cercle des restrictions imposées par les mesures de guerre tend à se resserrer de plus en plus.De milieux bien informés, nous apprenons qu’une règlementation nouvelle frappera sous peu les établissements industriels et commerciaux : on en restreindrait considérablement la- durée d’ouverture, sature.vivra.,, verra. Pag* deux L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 4 septembre 1942 Fédération des Chambres de Commerce des Jeunes de la province de Québec LE CONGRES DE LA SARRE LES 5.6 ET ?SEPTEMBRE 1.00 p.m.4.00 p.m.5.00 p.m.5.30 p.m.1 — PROGRAMME définitif SAMEDI.5 septembre Enregistrement des délégués qui viennent par automobile, dans l'édifice du théâtre LaSarre.L'enregistrement se lait à bord du train, à partir de Senneterre, pour ceux qui se rendent par chemin de fer.Arrivée du train.Les délégués se font indiquer leurs chambres au bureau d'enregistrement, édifice théâtre LaSarre.Ouverture du congrès et de l'assemblée générale, au theatre LaSarre.Bienvenue par Son Honneur le maire de LaSarre.Bienvenue par Gabriel Lainesse.président de la Chambre des Jeunes de- LaSarre.Formation des comités du Congrès : Coopération.Problèmes des Chambres et de la Fédération.Résolutions, Elections.Les délégués choisis se retirent à l'Ecole Saint-André, sauf ceux du comité des élections.Rapport du président de la Fédération.Gérard Garceau.Rapport du président de la région de l'Abitibi-Témiscamin-gue.Fridolin Simard.d’Amos.Rapport du président de la region de la Mauricle.François Nobert.de Trois-Rivières.Rapport du président de la région des Cantons de l'Est.Maurice Archambault, de Farnham.Rapport du président de la région de Montréal.Gérard Boudrias, de Montréal.Rapport du président de la région de Québec.Arthur Gendreau, de Runouski.Rapport du chef du secrétariat.Jean-Paul Forest.Rappctt financier de la Fédération et budget de l’année à venir, par le même.Suspension de l'assemblée générale.Banquet de la Fédération, offert par la Chambre des Jeunes de LaSarre, à la salle Bergeron.Notabilités des mondes politique et industriel à la table d'honneur.Causerie de François-Albert Angers, économiste, sur LA COOPERATION.Suivent quelques brèves allocutions.Danse à l'hôtel Victoria, avec orchestre ; divertissements.Habit de ville.DIMANCHE.6 septembre avant-midi Messe à 7 hres 30, 8 hres 30.9 hres 30, 10 lires 30.Séances des comités d'études et de celui des élections, à l'Ecole Saint-André.Banquet de la Chambre des Jeunes de LaSarre.offert par la ville de LaSarre.à 'la salle Bergeron ; orchestre : bref discours par Hector Gagné.Reprise de l'assemblée générale, au thàtre LaSarre.Rapports de comités.Rapports sur la coopération, telle que réalisée par certaines Chambres cadettes.Ajournement de l'assemblée générale et départ, en automobile.pour la mine Beattie.Visite de la mine Beattie.Réception par la ville de Dupar-quet.coquetel et buffet froid.Départ pour LaSarre.Arrivée à LaSarre.Feu d'artifice.Danse aux hôtels Chabot et Victoria, avec orchestres.LUNDI, 7 septembre Reprise de l'assemblée générale, au théâtre LaSarre.Rapport des comités d elude, s'il en reste.Rapport du comité des élections.Fixation de l'endroit du prochain congrès.Clôture de l'assemblée générale ef, du Congrès.Départ du train pour Montréal et Québec.6.15 pan.6 45 p.m.7.30 p.m.8.15 p.m.10.00 p.m.Midi 2.00 p.m.5.00 p.m.5 45 p.m.8 45 p.m.9.30 p.m 10.15 pjn.9.00 am.11.00 a.m.Midi 2 _ POUR LES DAMES 1.30 pm.Dimanche : départ, en automobile, pour le chalet Martel.3.00 p.m.Coquetel.4.00 p.m.Thé.5.00 p.m.Départ pour la mine.• • • 3 — INSCRIPTIONS A — Pour les délégués : S5.00.Ceci donne droit aux deux banquets, aux deux danses, au transport à la mine Beattie et à sa visite, au buffet froid et à la réception, à l'assistance aux séances d'étude du congrès.B — Pour les dames : S2.00.Ceci donne droit aux deux danses, au transport au chalet Martel et à la mine Beattie, au coquetel et au thé du chalet Martel, à la réception et au buffet froid de la ville de Duparquet ainsi qu'à la visite de la mine avec les délégués.* * * 4 — RETENUES H y a lieu d'insister pour que vous vous hâtiez de retenir vos places à bord'du train, si vous adoptez ce mode de locomotion, et vos chambres à LaSarre.Les retenues de la dernière minute sont risquées et vous rendriez grandement service à l’organisation en les faisant sans tarder.Vous vous éviterez des déceptions.La propriété indusrielle et les Canadiens-français Liste de brevets d'invention accordés en Canada aux Canadiens-français durant le mois d'aoûût 1942 (Liste compilée de la Gazette Officielle du Bureau des Brevets par le Bureau TECHNIQUE FOURNIER, Procureurs de brevets d'invention.934, rue Sainte-Catherine est, Montréal».Brevets d'invention 406,452 Armand Lavoie de Donna-cona, P Q."Stabilisateur 406,603 E.Villeneuve et G.-D.Dussault, de Montréal."Boite pour oeufs".406.652 N.Roy, de Saint-Cajetan d'Armagh, P.Q."Procédé a vaporiser la cire sur le tabac”.406,908 Léopold Harrison de Grand Capucins.P.Q."Tendeur de scie”.406.910 Hubert Lussier, de Québec.La colonisation et raprès-guerre Il n'y a aucun doute que le présent conflit mondial ne peut se prolonger indéfiniment.Avant bien longtemps, tout le monde l'espère, nous aurons une paix bien méritée.Il ne faudrait pas cependant que cette paix fût pire que la guerre elle-même.Autrement dit.il faudrait que l’après-guerre fût une période de véritable tranquillité, où quiconque pût vivre à l'abri de toute inquiétude.Ceci suppose nécessairement que chacun ait tout ce qu’il lui faut raisonnablement, que tous puissent compter sur des moyens de subsistance assurés.Il est facile de voir toutefois que bien des gens sont dans le moment en-dehors de leur occupation normale, que l'industrie traverse une période d'activité intense qui ne peut durer.C'est précisément ce qui alerte nos hommes de pensée qui ne peuvent songer sans crainte au rajustement de l'après-guerre.Dans un travail récent de l'un de nos économistes les plus avertis, nous trouvons des idées et des chiffres qui offrent un intérêt tout particulier.Nos soldats démobilisés, nos ouvriers dont l’industrie n'aura plus besoin, il faudra les rendre à une occupation normale et garantie de durer.Il faudra donc que cette occupation ait trait à ce que nous avons de plus solide.Dans ce domaine.rien ne dépasse l'exploitation de nos ressources naturelles, dont la principale est la terre.Nos terres immédiatement cultivables, elles sont à peu près toutes occupées, même dans le moment.C'est dire que nous devrons avoir recours à la colonisation.Le temps venu, cependant, on aura fort à faire et l'on regretterait amèrement de n’avoir pas su s'organiser quand on en avait le loisir.C’est dès maintenant qu'il faut s'y mettre.La terre qu’il faudra, nous l'avons.Encore devons-nous savoir où elle se trouve et commencer à la préparer.Les chiffres semblent démontrer clairement que l'Abitibi, malgré l'invasion intense de ses lots en ces dernières années, et le Té-miscamingue peuvent encore recevoir.sur des terres de 100 acres, quelque 10,000 familles d'agriculteurs.En outre, la partie de l'Abitibi où n'existe encore aucune organisation renferme au-delà de six millions d'acres de bon sol arable, soit de la place pour un autre 60,000 familles.C'est dire que la terre peut offrir une solution à l'un des problèmes les plus sérieux qui vont se poser dans l'après-guerre.Il faut espérer que nos dirigeants le verront clairement et qu'en opérant le retour à la terre des soldats et des démobilisés de l’industrie, ils sauront se tourner vers l’Abitibi et tout le nord-ouest du Québec, où nous avons nos plus riches réserves de terre.Le principe est généralement admis que l’agriculteur est le plus précieux élément de stabilité d'une nation, l’élément lui-même le mieux assuré de sa propre sécurité.Aurons-nous le bon sens d'agir en conséquence et de guider nos gens, dans l'après-guerre, le plus possible vers les lots nombreux où nous pouvons encore faire des établissements agricoles ?Les draps ; d’aéroplanes”.“Monture de scie" C.-E.COUTURE • Il est vrai que les prix ont été fixés, mais les Draps et Taies d'Oreillers COLONIAL "montent" d’une autre façon.Ils prennent maintenant la voie des airs sous forme de toile pour avions, courroies de parachutes et autres articles en usage dans l'aviation.Nos métiers fabriquent aussi divers autres tissus essentiels au succès des opérations militaires — toile à camouflage, canevas à tentes, bâches, pièces d'équipement "web", etc.En attendant le retour à la production normale de temps de paix, nous vous conseillons de prendre un soin tout spécial des Draps et Taies d’Oreillers COLONIAL que vous possédez actuellement.PRODUIT DOM I NI0N TEXTILE CO:.L IMITED et Taies d oreillers NIAL PETIT COURRIER D’EUROPE Paroles fermes de M.Perrier .¦lu cotiÿràs des inspecteurs d'écoles — "L’instruction a été nécessaire de tout temps mais n'oublions pas qu'après la guerre, elle sera essentielle et indispensable", a déclaré mercredi l’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, en parlant aux inspecteurs d’écoles réunis en congrès à Québec.Le congrès se tient sous la présidence de M.Victor Doré surintendant de l’Instruction publique.Son Eminence le Cardinal Villeneuve a assisté à l’ouverture et prononcé une allocution dans laquelle il a demandé aux inspecteurs de multiplier leurs efforts pour faire aimer l'enseignement et d’encourager les institutrices dans leur oeuvre de formation.C’est à la fin de la séance de l’après-midi que M.Perrier a adressé la parole.Il a été longuement applaudi lorsqu’il s'est levé "Si nous voulons que nos enfants luttent à chances égales avec ceux de tout le pays il faut nous pénétrer davantage de l’importance de l'éducation", a dit le secrétaire de la province.l.e ministre a loué les inspecteurs d'écoles de leur zèle et de leur activité et les a salués comme les collaborateurs des parents qui comprennent l'importance de l'intruc-tion et des propagandistes auprès tie ceux qtii ne se soucient pas dé faire instruire leurs enfants, M.Perrier a ensuite parlé tic l'enquête scolaire.“Cette enquête", a-t-il dit.“va nous procurer des chiffres certains, des données précises sur les écoles primaires dans la province.Pour la première fois dans l'histoire de la province, nous verrons clair dans notre système d’enseignement.Mais pour mener à bien cette enquête, nous avons besoin de votre compétence et de vos connaissances, car il n'est personne qui soit en mesure de nous aider autant que l'inspecteur d'écoles."Nous comptons donc sur toutes les suggestions que vous pourrez nous formuler, tous les renseignements que vous pourrez nous communiquer.Vous serez en mesure de nous dire, par exemple, s’il y a assez de commissions scolaires ( rires).si dans cette grande disparité de commissions scolaires on tient suffisamment compte de l'unité de direction qui s’impose.” M.Perrier a rendu hommage, en passant, au travail qu’accomplit le K.P.Beaudoin, jésuite, pour le succès de l'enquête scolaire."Nous faisons appel à vos connaissances et à votre expérience", a dit ensuite le ministre.“Nous ne voulons pas dénigrer notre système d'enseignement et certes, nous voulons conserver tout ce qu'il a de bon.Comme je l'ai déjà dit.le bien n'exclut pas le mieux.Mais nous voulons savoir où sont les maux qu’il faut guérir.” Le secrétaire de la province a terminé en parlant de la fréquentation scolaire.Il a déploré le fait que trop d'enfants terminent leurs études a 10, 11 ou 12 ans et affirme qu'il faut trouver là une des causes de nos insuccès.“Il est temps de réagir", a-t-il affirmé.Enfin M.Perrier a promis à ses collaborateurs qu’il fera lui-même tout son devoir pour l'instruction publique.M.Victor Doré a remercié le ministre et déclaré que ses excellentes paroles seraient un encouragement précieux pour tous ceux qui se dévouent en faveur de la cause de l'instruction publique.Toute une ville intérieure L'exposition du /Ile Centenaire C’est toute une ville, une ville aux mille architectures, qui grandit actuellement au sein de l’immense Basilique inachevée de l’Oratoire Saint-Joseph.Des constructions de 30, 40 et 00 pieds de hauteur.Tout un monde exotique qu'il faut à tout prix visiter : huttes africaines couvertes de paille, pagodes chinoises aux toits artistiquement décorés, mosquées musulmanes, répliques exactes de la demeure de nos illustres devanciers.Venez admirer l’apothéose des fondateurs, grande oeuvre de la Maîtrise d'Arts réalisée en douze scènes symboliques.Profitez des mille autres attractions que vous offre l'Exposition: fontaine lumineuse, théâtre des poupées historiques, cinéma missionnaire, salle des jeux missionnaires, etc.Tout a été prévu pour rendre l'Exposition accessible à tous, aux jeunes et aux vieux.La Basilique est plus haute que la montagne! Le Comité missionnaire a prévu les moyens de transport pour ceux que l'ascension de la montagne effrayerait.Venez en foule voir le spectacle sans égal que vous offrira l’Exposition missionnaire du 17 au 27 septembre prochain.(Communiqué) Pour votre publicité utilisez les colonnes de MlM /OU—H „ Ù*/HC1 « maitOMMl KUbli en 1897 S8S.ftrenue Parent — SAINT-JEROME L’un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province BELGIQUE Les nazis doivent augmenter leur police Stockholm.Suède.— Le correspondant berlinois du journal suédois “Tidningen" rapporte que les autorités nazies on dû placer à la disposition du gouvernement belge, contrôlé fur elles, un nombre considérable de gendarmes supplémentaires.pareeque la police belge ne parvient pas à arrêter les patriotes qui, au risque de mourir de faim 1 hiver prochain, sabotent les récoltes.POLOGNE Douze cents prêtres dans les prisons Washington.— D’après l’Agence de presse catholique île Pologne, il y a actuellement douze cents prêtres polonais dans les prisons et les camps de concentration.L’ti grand nombre d'entre eux dépérissent par la faim, le froid et les mauvais traitements.Quatre-vingt-dix |H>ur cent îles églises et la totalité des écoles catholiques ont été fermées.Tous les journaux et toutes les associations de foi catholique ont été supprimés.Six diocèses ont été "complètement liquidés, nommément : Gniezno et Poznan; Chelnmo.Plock, Wloclawek.Lodz, Katowice.YOUGOSLAVIE L«s Italiens se joignent à la persécution Cité du Vatican.— D’après une lettre envoyée à Rome par un Père I-azariste.les Italiens se joignent aux Allemands pour persécuter les Yougoslaves."Les Italiens se montraient humains au début", dit la lettre : "mais sous l’influence nazie, ils sont devenus des brutes." Deux prêtres et 101 autres Yougoslaves ont été fusillés.Les Italiens ont brûlé complètement 38 villages catholiques qui contenaient 243 maison-, Les hommes ont été envoyés en Italie et leurs fermes et leurs enfants abandonnés dans la cam- pagne.On a défendu à quiconque d« leur porter le moindre secours.GRECE Let Greet demeurent indomptables Alexandrie.Egypte.D'après les Grecs qui se sont enfuis de Pile de Crète et de Grèce pour continuer à se liattre dans les rangs des Nations unies, les Italiens sont incapables d’enrayer ces évasions.De* mariniers grecs ont organisé un service secret ; ils utilisent des voiliers, des barques à moteur brûlant île l'alcool, ou même de grandes chaloupes à rames.Ils embarquent les citoyens grecs dans îles baies le long dit Péloponèse.Quittant ensuite la presqu’île historique.ces héroïques flottilles transportent leurs cargaisons humaines jusqu'à Pile de Chypre, ou même jusqu'à la côte ,‘ RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS AU SUJET DU NOUVEAU CARNET DE RATIONNEMENT ejjU.i i/o u.5 é vit et ont de5 ennulô Le nouveau c»rnet No 1 «le rationnement qui vous a etc adressé personnellement ne doit pas être utilise avant le lundi 7 septembre 1942.Ce carnet sera valable pour une période de 6 mois à partir de cette date.DATES D’ÉCHÉANCE DES COUPONS DE THE, CAFE ET SUCRE Nos 1 et 2 — valides après le / septembre 1942 Nos 3 et 4 — valides après le 5 octobre 1942 Nos 5 et 6 — valides après le 2 novembre 1942 Nos 7 et 8 — vàlides après le 30 novembre 1942 Nos 9 et 10 — valides apres le 28 décembre 1942 Nos 11 et 12 — validos après le 25 janvier 1943 No 13 — valide après le 22 février 1943 Coupon Chaque coupon est bon pour uns ration do deux semaines.Vous pouvez utiliser deux coupons à la fois pour acheter un approvisionnement de quatre semaines.COUPONS DE SUCRE: Les coupons rouges apparaissant sur la première page du carnet et portant le mot “sucre" sont valables pour le sucre seulement et ils ne peuvent servir à l'achat d'autres produits.Chaque coupon est bon pour une ration de deux semaines, soie une livre de sucre.Les coupons imprimés en • COUPONS DE THE ET DE CAFE: vert sur la seconde page du carnet et portant les mots "Supplémentaire A” doivent servir à l'achat du thé ou du café.Chaque coupon est bon pour une ration de deux semaines de thé ou de café, soit deux onces de thé ou huit onces de café.Seuls les coupons verts peuvent être employés à l'achat du thé ou du café.• COUPONS DIVERS: Vous trouverez dans votre carnet trois autres séries de coupons portant les mots "Supplémentaire B", "Supplémentaire C”, “Supplémentaire D”.On vous indiquera plus tard à quel usage ils doivent servir.Ne détachez point ccs coupons de votre carnet ITOTIUSEZ PAS MAINTENANT LA CARTE POSTALE DÉTACHABLE Quand il sera temps de vous procurer le carnet de rationnement No 2 vous vous servirez de la carte postale détachable insérée dans le nouveau carnet de rationnement.Si vous perdez cette carte postale ou si vous vous en servez à contretemps, vous pourriez avoir des ennuis ou subir des délais quand le temps viendra de vous procurer un nouveau carnet.NE VOUS SERVEZ PAS DE CETTE CARTE POSTALE DETACHABLE AVANT QU’ON NE LE VOUS DEMANDE.é / Inscrivez, votre nom et adresse à i'encre sur la ligne poiritilléc en tête de chaque feuille de coupons.Vous devrez aussi inscrire le numéro de série de votre carnet à l'endroit indicjué sur le talon de chaque feuille de coupons.Tous les coupons devront être détachés en présence du marchand.Lu loi ne lui permet pas d'accepter des coupons détachés.Des sanctions sévères sont prévues pour l'emploi illégal des carnets de rationnement.Sur la couverture intérieure de votre carnet de rationnement, vous trouverez l’adresse du bureau de rationnement régional.Adrc?«'-v-«nn-s à ce bureau pour tous renseignements.Quand vous écrivez n'oubliez pas de toujours mentionner le numéro de série de votre carnet de rationnement.LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GÜERBÉq OTTAWA Saint-Jérôme, le 4 septembre 1942 L'AVENIR DU NORD Page trois Le laboureur Au pied d’un coteau vert noyé dans les rayons, Les yeux toujours fixés sur la glèlie si chère.Grisé du lourd pari uni qu’exhale la jachère, Avec calme et lenteur il trace son sillon.ht rêveur, quelquefois il ébauche un sourire : Son oreille déjà croit entendre bruire Une mer d’épis dor sous un soleil de feu.Il s’imagine voir le blé gonfler sa grange : 11 songe que ses pas sont comptés par un ange.Ht que le laboureur collabore avec Dieu.William CHAPMAN La classe est commencée Et grâce à Dieu ! ce ne sera pas la dernière, en notre libre pays d'Amérique.Que les parents s'en réjouissent et que les écoliers et les écolières comprennent bien tout ce que comporte pour eux, cet avantage de recevoir une instruction et une éducation conforme aux plus belles traditions de notre race canadienne-françalse.Dans la société, telle que nous la concevons en pays démocratique, rien n’est plus sacré, plus grand, que la vie familiale entre des parents aimés et respectés.Il n’y a pas d'ailleurs de droits plus élevés, plus Inviolables que les leurs : c'est en somme, l’image, l'autorité de Dieu lui-même.Eh bien ! l’instituteur, l'institutrice, sont leurs représentants préparés à la tâche ardue de les seconder dans ia grande oeuvre morale de former la Jeunesse ; dans celle, non moins louable, d'ouvrir l’Intelligence des enfants aux belles et grandes vérités de la religion chrétienne ; de meubler leurs cerveaux des connaissances scientifiques, des faits historiques, des données abstraites des mathématiques et des règles immuables de la grammaire.Bref, un rôle de tout premier plan leur est assigné ; mais, précisément.pour réussir dans cette tâche éducatrice si élevée, le maitre et l’Institutrice doivent se sentir soutenu par la famille.Et, avouons-le, nous sommes à une époque où toute autorité est battue en brèche, celle du père de famille autant que celle du maitre d’école ou de l'institutrice au pensionnat.Un vent d'indiscipline souffle à travers toutes les âmes Jeunes, plus ou moins révoltées et les agite.Le monde est bouleversé par des perturbations d'ordre matériel ; mais le remous atteint l’ordre moral.Ce qui manque le plus, aujourd'hui, c’est la fixité dans les idées, la fermeté dans la fol.le courage en face de l'épreuve.Et tous sont plus ou moins partisans du moindre effort, tous, sont en majorité soulevés à l’avance contre toute consigne, contre toute contrainte.Et ce n'est pas d'hier que la jeunesse s'achemine graduellement à cette affranchissement de toute autorité, puisque Quizot écrivait : "Lit puissance paternelle n'a pas, dans l’intérieur des familles et sur l'éducation, le degré d'influence salutaire qu elle a pu avoir à d'autres époques, quand les moeurs étaient plus fortes et les idées plus arrêtées".L'instituteur et l'institutrice modernes savent parfaitement que."l'esprit des enfants n'est pas un vase à remplir, mais bien, un foyer qu'il faut réchauffer".Ils ont reçu la formation technique dans nos écoles normales pour s’adapter à leur rôle d'éducateurs ; ils ont atteint le degré de compréhension voulu, pour diriger l'enfance dans une voie saine, tout en créant une atmosphère bienfaisante de vertu et de foi salutaires.Les parents doivent témoigner leur respect à l'autorité scolaire, et collaborer effectivement avec les instituteurs et les institutrices, afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles au cours de l'année.Que chaque maman se fasse un devoir de faciliter l’heure d’étude de SOS enfants, au domicile ; qu’elle aménage un "petit coin” réservé au travail quotidien des élèves au retour de la classe.Soit un pupitre, ou une table de travail placés dans un angle où la lumière du jour est à gauche : ou, qu’elle installe une lampe électrique qui facilitera la vision à l'enfant, et épargnera un trop grand effort visuel.Et, surtout, que l'on fasse silence autour d'eux ; pas de cris, pas de conversations bruyantes, pas de T.S.F.grand Dieu ! Comment voulez-vous que ces enfants concentrent, qu'ils s'absorbent dans leurs études, leurs devoirs, si on fait de l'agitation intempestive autour d'eux.Avez-vous déjà observé, mesdames, le silence recueilli des bibliothèques?On a l’impression d'être dans un temple où toute parole serait irrévérencieuse à la déesse : étude.Souvenez-vous en au cours des prochains mois.Saviez-vous qu’à Rome, on plaçait les instituteurs au rang de magistrats.Et, le moraliste Sénèque les considérait autant que ceux qui décident de la paix ou de la guerre, parce que "ce sont eux qui enseignent à la jeunesse ce que c'est que la justice et le droit lui-même, ce que c'est que la piété, ce que c'est que la patience, ce que c'est que le courage, et enfin quel bien précieux est une bonne conscience.Us exhortent la jeunesse au bien et mettent la vertu dans les âmes".De son côté le sage Cicéron proclamait que “le meilleur service qu'on puisse rendre à sa patrie est d'élever et d'enseigner la jeunesse".Le christianisme a ajouté à ces éloges des éducateurs de l'antiquité ; et Mgr Dupanloup, lui-même grand professeur, caractérisait ainsi la dignité du maitre enseignant : "Ce qui constitue le fond même de sa dignité et la plus haute noblesse de ses fonctions, c'est qu'il est père.C'est même à ce titre qu'il est revêtu de la dignité magistrale." Ce qui ajoute encore à cette gloire, c’est que, choisi par le père et par la mère pour ces dignes fonctions, il est revêtu par eux de tous les droits de la paternité humaine, comme cette paternité elle-même n'est qu'une image de l'autorité divine, il est de ce fait associé à l'oeuvre divine.Par son dévouement, par le choix voulu de sa carrière, ses aptitudes et ses qualités, l'éducateur aussi bien que l’éducatrice, est un être d'élite.Et souvenons-nous toujours qu'ils ont, pour la plupart, abandonné tout ce qu'ils avaient de plus cher au monde, pour se consacrer à l’instruction et à l’éducation de la jeunesse.Le seul fait de cette abnégation totale mérite tout notre respectueux encouragement.— 1942 — On demande 25,000 femmes pour servir dans l'armée canadienne! Le pays fait appel sa population féminine.lin s'enrôlant dans le C.W.A.C., ces vraies patriotes permettront de verser dans des formations de combat les hommes qu'elles auront remplacés.Comme sténodactylographcs, téléphonistes, commis aux écritures, chauffeuses, mécaniciennes, opératrices de T.S.F., cuisinières, blanchisseuses, électriciennes, comptables, et dans cent autres occupations intéressantes, les membres du C.W.A.C.s’entraînent ù servir dans l’armée active canadienne, au Canada et à l'étranger.Si vous ave/, de 18 i\ 45 ans, répondez aujourd'hui même À cet appel.a Enrôlez-vous dans le (Canadian Woman's Army Corps) "Couda à couda avac l'armée activa canadianna" Voui recevrez une formule de demande en vous adressant au bureau de recrutement de votre localité, ou en écrivant au C.W.A.C., casernes Sbaughnciiy, 3547, rue Peel, Montréal, P.Q.Téléphone: Ha.-1370.H IA LIVRES - JOURNAUX - REVUES Chronique religieuse Face au mariage Les EDITIONS 1*1 DES présentent trois nouveaux tracts de la collection KACK AL' MARIAGE.Vingt brochures sont donc maintenait ur le marché pour faire connaître la doctrine catholique du mariage.MARIAGE MODERNE Dans ce tract, l’auteur discute les diverses conceptions modernes de l'union matrimoniale.Comment concilier les droits et les devoirs du mariage?One peut-on accepter des théories nouvelles au sujet «le la limitation des naissances?Jusqu’à quel point sont-elles acceptées par l'Eglise?L’union libre et l’adultère: l’Eglise les a-t-elle déjà permis.-' les admettra-t-elle un jour?Est-il toujours permis de répondre aux appels de la nature?Le bien et le bonheur «les individus et delà société, que nous commandent-ils.- Comment interpréter certains passages de la Bible ?Que penser de certaines interprétations?Autant «le questions que l'on trouvera résolues avec clarté, selon la doctrine catholique, dans MARIAGE MODERNE.LE MARIAGE CHRETIEN CHANGE-T-IL?Le monde moderne aime le nouveau.L’Eglise suit-elle ce mouvement du progrès?Les idées évoluent avec les âges.Quelle est l’attitude de l'Eglise devant cette instabilité?i«i morale et le dogme «le l'Eglise sont-ils aussi exposés aux ravages «lu temps?Le mariage, en particulier.est-il le même «ju’autre-f«»is?Sinon, pourquoi ne pourrait-on pas l’adopter à notre goût, pour notre bonheur, puique l'Eglise veut Hygiène Les déplacements nécessitent la vaccination La vuriolc disparue du Québec Protégée la sauté de vos ouvriers Depuis dix ans, la province de Québec n'a pas eu un seul cas de variole, mais, disent les hygiénistes du «lépartement de ia santé et «lu bien-être social, il ne faut pas ce-]>endant en détruire que nous sommes maintenant à l'abri «les méfaits de cette maladie.En elTet, si le vaccination anti-variolique n’est pas faite systématiquement, le nombre de personnes susceptibles de développer la maladie augmentera, fournissant a la variole un champ fertile où exercer ses ravages chez nous.Les déplacements massifs de population, occasionnés par le mouvement des troupes et les besoins des industries de guerre, amènent dans la province des personnes non vaccinées provenant de milieux où la variole fait encore des victimes.Il faut donc intensifier notre vaccination: que tous les enfants présentent à leur entrée à l’école un certificat «le vaccination réussie, l'opération ayant été pratiquée depuis moins «le sept ans ; la maitre d’école ou l'institutrice n'a pas le droit de recevoir en classe un enfant non muni d'un certificat valide.Il appartient aux commissions scolaires de donner des ordres sévères à cet égard.Que les industriels protègent leurs employés et leur production de guerre en demandant que tous leurs employés fournissent un semblable certificat : que les municipalités où la vaccination des travailleurs est obligatoire exercent plus de vigilance dans l'observance de leur règlement.le bonheur des hommes?Ce problème angoissant du progrès admis par l'Eglise et la stabilité du dogme catholique trouvera sa solution à la lumière de l'histoire dans LE MARIAGE CHRETIEN CHANGE-T-IL?UN CONTRAT COMME LES AUTRES Les gens d'aujourd'hui signent «les contrats à tout événement.Mais ils posent les conditions qu’ils veulent, et «le plus si, un Ixm jour les contractants consentent à annuler le contrat, ils le détruisent et c’est tout.On répète souvent que le mariage est un contrat ; on dit aussi avec raison que les époux sont ministres «lu sacrement de mariage: peuvent-ils alors s’en débarrasser quand ils le veulent?Pourquoi pas ?Sont-ils les seuls concernés?Les intérêts de la société sont-ils en jeu?La gloire de Dieu est-elle indépendante de cela?Si les époux ne peuvent se séparer à volonté, qu'en est-il «le la lil>erté humaine?La dernière brochure de Gérard Petit nous apporte sur ces questions tous les éclaircissements désirés.• * • Ces trois tracts sont «lonc à lire, comme les dix-sept autres de la même collection Ils' fournissent clairement les vérités essentielles du dogme chrétien relatif au mariage et à la préparation qu'on doit y apporter.Tout est présenté de façon attrayante en brochures «le 32 pages, illustrées «!ur la mise à point de la machine de guerre des deux idéologies qui se léchirent actuellement en Russie Malheureuse Espagne, mais qui re nait par la grâce de Dieu et par li sacrifice de ses Martyrs.La caisse populaire L’assemblée générale des officiers et des membres de la Caisse Po pulaire locale a eu lieu dimanche Les rapports fies différents comités ainsi que celui du secrétaire-gérant M.Armel Marier, accusent un progrès sensible sur les chiffres de l’année précédente, et ils furent adoptés unanimement, après quoi l’on procéda à “élection des officiers pour l’exercice 1942-43.MM P.-K.Charlxmneau et Gustave Léonard furent maintenus en fonction, tan dis que M.Alcide F'orget.ex-maire.remplaça M.Paul E.Laçasse sortant de charge.Noyade La famille de M, Télesphore Marier a été péniblement éprouvée par la mort, probablement acciden telle, d'un de ses membres, Marcel, qui fut trouvé noyé au lac I.amoureux à quelque fieux milles flu village, vendredi dernier.L'inhumation a eu lieu le soir même de la découverte du cadavre, et un service a été chanté lundi pour le repos fie l'âme du défunt.Vos condoléances vont à la famille éprouvée.Heurt» d’affaires La Chambre de Commerce de .Saint-jovite s’est réunie dernièrement pour étudier les modalités
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