L'Avenir du Nord, 26 février 1943, vendredi 26 février 1943
CHENIER 1897-1943 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 9 Journal hebdomaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 26 FEVRIER 1943 OUTRAGE DE M.BOURASSA ENVERS LA FRANCE Nous poursuivons aujourd'hui la correction que nous avons infligée, lu semaine dernière, au fondateur de (école sophistique québécoise, et nous la complétons par la volée de bols vert que lui donnait en 1623 M.Jean Guiraud, directeur du grand Journal catholique La Croix, de Paris.Avant de retourner vingt ans en arriére, nous allons terminer la dissection de la dernière homélie de M.Bourassa.Le chef de la secte catholique ultraniondalne a exposé des principes vieux comme le inonde et connus do tous, sinon toujours observés, sur la famille et son rôle essentiel dans la société Du haut de sa chaire de demi-vérité et de fausseté, le prédlcant insiste sur la nécessité du mariage chrétien pour réhabiliter la famille et déplore l'éducation faussée qui désagrège maints foyers II découvre la cause de la détérioration de la vie familiale dans 1 absence d'une préparation solide au mariage, dans lu légèreté de quelques unions conjugales, dans certaines coutumes protestantes qui nous contaminent, et naturellement, dans les mesures de guerre qu'il trouve toutes antlfainilfales.S'il est vrai que quelques unes peuvent contribuer à nuire à la vie familiale, comment M Bourassa peut-il aduler la France de Vichy dont il déplore la destruction éventuelle?Cette France vassalisée pour le compte de 1 Allemagne nazie conquérante où la famille a perdu tous ses droits et le respect qui lui est dû.où les membres d'une même famille sont disséminés sur l'ordre de l'occupant soit sur les champs de butallle de Russie, soit dons les usines de guerre d'Allemagne, soit dans les camps de concentration, quand ils ne sont pas zigouillés tout simplement.Vollit M Bourassa une fois de plus en contradiction avec lui-même et en opposition avec le Vatican dont il se moque cyniquement comme tous ceux qui diffèrent d'opinion avec lui, A l'adresse des lots nazies imposées à la France, la radio pontificale vient en effet de déclarer catégoriquement: "L'Eglise catholique ne reconnaîtra jamais un régime basé sur le travail obligatoire, sur le déracinement de la population, sur l'expropriation et la dispai;sion des familles .Les desseins de Dieu conduiront à leur ruine ces civilisations et ces ordres de violence qui nient à l'homme la liberté de sa personne et négligent de la protéger." M.Bourassa et ses semblables feront justice à leur manière de cette dénonciation vaticane Us exploiteront le fuux-fuyant facile et malhonnête habituel et attribueront à la propagande anglaise le communiqué de la radio pontificale.Dans son énumération des causes de la perte de l'esprit familial, le casutste champignon en a omis une qui est la conséquence, dans une large mesure, des enseignements qu'il propage depuis des années et du poison qu'il Inocule dans les esprits, et qui ont donné le jour à l'école isolationniste dénoncée en termes sévères dernièrement par Mgr Comtois.évêque de Trois-Rivières.Nous voulons parler des mariages en série des 14 et 15 juillet 1040, de cette crise d'hystérie matrimoniale, de cette ruée nocturne vers les presbytères, de Jeunes gens à l'éducation nationale faussée par les balivernes de "l'Ecole Maudite".Ces mariages à la brasse, conclus surtout dans le but d'éviter aux hommse le service militaire tant décrié par Bourassa et ses suppôts depuis vingt-cinq ans, n'avalent aucune préparation sérieuse et constituent, dans un grand nombre de cas, une grave menace à l'indissolubilité conjugale et à l'avenir de la famille.D'un tel événement, qui n'honore pas un peuple, mais qui déshonore surtout ceux qui l'ont provoqué par leurs propos délétères.M.Bourassa se garde bien de parler.Sons doute, il approuve l'attitude de ces -Jeunes gens dans la nuit du 14 au 15 juillet — navrante commémoration de la Prise de la Bastille — comme il appuie les Jeunes écervelés qui ont l'insolence de se réjouir publiquement de leur impuissance physique qui les dispense du service militaire et qui ont l'impudence de mesurer leur faiblesse à la force d'un grand blessé de guerre et d'un précieux serviteur de l'Etat au pays et à l'étranger Même illogisme et même malhonnêteté au sujet de notre défense côtière Après avoir empoisonné l'opinion et avoir exploité les passions populaires contre la politique de défense nationale du gouvernement canadien.de 1637 à 1639, et avoir vociféré que Jamais le Canada ne serait attaqué et que les crédits militaires ne serviraient qu'à alimenter le trésor Impérial.M Bourassa et ses affidés s'émeuvent aujourd'hui en présence des "pirates allemands qui viennent couler nos vaisseaux à la porte de Québec”.Malgré les efforts faits par les prédlcants du genre Bourassa et leurs adeptes au cours des années d'avant-guerre, le gouvernement est par-vein:, depuis notre entrée dans le conflit alors que trente-neuf navires seulement constituaient notre marine de guerre, à doter le Canada d'un nombre suffisant d'unités pour tenir aujourd'hui l'ennemi en respect loin de nos rives et assurer le transport, sur les divers champs de bataille du monde, des combattants, des vivres et des Instruments de la victoire.SI, — à un certain moment, — il y a eu chez-nous carence de navires affaiblissant notre défense territoriale et côtière, la faute en est Imputable aux empoisonneurs isolationnistes dont M.Bourassa est le prince.• • • Et maintenant, reportons-nous en 1923, année où M.Bourassa outragea la France.Ce ne devn.it pas être la dernière fols, du reste.La France poursuivait alors des négociations avec l’Allemagne qu'elle avait vaincue en 1918 avec le concours de ses alliés.La justice de ses revendications et des opérations qui se poursuivaient dans la Ruhr était évidente.Dans son désir do paix et de relèvement national par la paix.La France exigeait des garanties pour sa sécurité contre un ennemi vaincu qui n'avait pas désarmé dans son coeur, et elle réclamait en conséquence l'appllcatlo'n d’un traité signé conjointement par elle et l'Allemagne et qui Imposait des obligations réciproques.La France demandait l’évacuation de la vallée de la Ruhr par l'armée allemande en vertu du traité d'armistice.Le vainqueur exigeait justice et réparation de In part du vaincu.Il ne réclamait que le retour d'une portion de son territoire occupé par l'Allemand et la restitution des deux provinces que l'Allemagne victorieuse lui nvait raflées en 1871, l'Alsace et la Lorraine.M.Bourassa, alors directeur du Devoir, accusa la France dans une conférence prononcée à Notre-Dame de Grâce et publiée en brochure, de nourrir des ambitions territoriales au détriment de l'Allemagne dont -il prit la défense.Et notre germanophile canadien eut i'audace et l’Indélicatesse de fnlro tenir un exemplaire de sn brochure outrageante à son ami Jean Guiraud qu'il avait rencontré au cours de son dernier voyage à Paris.La riposte, cinglante, du directeur du grand journal catholique français, La Croix, ne se tit pas attendre.Dans trois lettres ouvertes, d'une haute valeur documentaire et dialectique, en termes courtois, mnis qui stygma-tlsent l’accusateur public d'une France victorieuse mais meurtrie, Guiraud rétablit les faits et expose Bourassa A la vindicte des gens soucieux de la vérité historique et des amis de la France.Ces lettres méritent d'apparaître au tableau d'honneur de la France immortelle.Nous n'en citonf; à regret que quelques passages."Pourquoi faut-il que notre accord ait été troublé par la brochure que voua m'avez fait l'honneur île m’envoyer et qui a douloureusement atteint mon coeur de Français et — je ne crains pas de l'ajouter — mon âme de catholique.Faut-il que la propagande allemande ait faussé les esprits et obnubile les consciences pour que, dans le débat qui est ouvert entre l'Allemagne et la France, un Canadien, fidèle au culte de l'ancienne France et l'ayant si vaillamment défendue contre ceux qui voulaient Ip détruire, ait.dans une conférence éditée et répandue par lui, donné tort â la France et raison à l'Allemagne.'.Cette erreur nous fait une profonde blessure, celle que ressentent les mères quand elles sont calomniées et reniées par leurs fils." Après une citation de la brochure injurieuse où M.Bourassa accuse la France d'alléguer hypocritement le défaut de l'Allemagne de payer les Indemnités de réparation, dont il conteste insidieusement l'existence, nour mieux atteindre sont but impérialiste et do préparer de nouvelles annexions brutales ou déguisées, Guiraud poursuit: "Quelle injure, et comme partant du Canada, elle est blessante pour la France!" M.Guiraud termine son exposé historique et objectif de la question controversée ' subjectivement par M.Bourassa par cette flèche lancée avec élégance et fermeté: "Voilà le principe qui ne permet aucune assimilation entre la rançon de 1S71 et les réparations que nous exigeons.Pour le comprendre."WJL'W OTT» PROYIMC IAIE Indemnités réclamées par monsieur A.Godbout Le Premier Ministre de la Province de Québec, l'Honorable Adélard Godbout, a fait très bonne Impression à la conférence des quatre provinces et du Dominion tenue à Ottawa, afin de déterminer le chiffre des Indemnités que devra leur verser Ottawa à cause du rationnement des liqueurs: bière et alcool.Avec son flegme coutumier, Monsieur Godbout a exposé aux membres du cabinet fédéral qu'il sera préférable de ne pas tarir à fond certaines sources de revenus que le fisc provincial tire de la vente des alcools.Et tout laisse croire que sur les instances de Monsieur Godbout secondé par ailleurs par Monsieur Gordon Conant premier ministre d'Ontario, l'administration centrale accédera aux désirs des provinces quant au montant des octrois de compensation qui leur seront versés d'Ottawa pour la durée de la politique des restrictions sur le commerce des alcools.Sage mesure d'économie L'Honorable Adélard Godbout a annoncé la fusion prochaine de l'Office du tourisme et du service de la publicité, sous le nom de l'"Offlce du Tourisme et de la Publicité”.Un projet de loi sera présenté à cet effet pendant la session de la Législature provinciale.En vertu de ce projet de loi, aussi, toute la publicité extérieure de la province, faite dans les différents journaux, même les journaux québécois.sera centralisée au bureau du Premier Ministre et dépendra directement de lui.A l'heure actuelle, chacun des départements de l'administration s'occupe de sa propre publicité et la confie aux journaux.Il est arrivé, parfois, que plusieurs colonnes d'annonces paraissaient dans des Journaux dont le tirage ne justifiait pas toujours la dépense faite.Le gouvernement veut rémédier à ces erreurs et prendre les moyens d'obtenir les meilleurs résultats possibles avec l'argent qu’il dépense pour la publicité de la Province."Les pacifistes" Grâce à l'épouvantail du service militaire obligatoire, agité par des DEMAGOGUES, des PETITS POLITICIENS, des ARRIVISTES, des ESPRITS FAUX, on est en train de former dans la Province de Québec.une génération de pacifistes, qu'il faut bien se garder de confondre avec des pacifiques, car les deux termes signifient deux choses diamétralement opposées”.Ces distinctions, il importe de les faire constamment.Le 12 janvier dernier, le Canada commentait en éditorial les judicieux propos de Mgr A.O.Comtois sur le sens des mots pacifistes et pacifiques."Etre pacifique c'est une nécessité de la vie: c'est travailler de tout coeur à éviter les causes de la guerre”, disait l'évêque des Trois-Rivières."Les pacifiques sont les enfants de Dieu.Aujourd'hui je vous souhaite d'être pacifiques, mais non pacifistes, parce que les pacifistes sont des défaitistes, des découragés, des lâcheurs.Et cela est un crime en temps de guerre".Mettons ces conseils en pratique, dans la vie civile comme dans la vie militaire.C'est moins que jamais le moment d'abandonner son poste ou de se laisser aller à l'indifférence.Continuons d'aimer la paix au point qu'aun sacrifice ne puisse nous répugner pour l'obtenir rapidement.n n'y a plus de "problème de la mlnorilé" dans l'armée canadienne Le Lt-Col.Maurice Hallé, commandant d'un régiment d’artillerie, le déclare à la Chambre des Communes.M.Hallé a terminé son discours en ces termes: “Je puis dire sans exagération que, grâce à l'influence directe du ministre de la Défense nationale, le problème de la minorité de langue française, n’existe pratiquement plus dans l'Armée canadienne.Je suis assuré que notre armée n'en sera que plus forte, parce que plus unie”.Hepbum a des paroles élogieuses pour les Canadiens français "Vous ne pouvez pas faire des impérialistes des Canadiens français", dit-il.“Ils sont de bons canadiens et ils se battraient jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour le Canada Je ne pourrais pas penser la même chose à l'endroit de la France et à l'endroit de l’Angleterre, et c’est la même chose avec les Français.Vous ne pouvez pas les bousculer.' "Ce geste généreux de la part du peuple du Québec montre qu'il s'intéresse réellement au développement de ce pays.Il a contribué largement à améliorer la bonne entente entre les provlncs." On chuchote que La session provinciale s’est ouverte mardi dernier.Les représentants du Québec se mettent résolument à la tâche pour doter la population de législations nouvelles qui répondront à ses besoins.Gouverner c’est prévoir.Or.nos législateurs se pénétrant de cette vérité, coucheront dans les statuts des lois Inspirées par le désir de servir, non seulement les intérêts présents de la masse, mais ceux des générations à venir.• • • Un des points les plus saillants du discours du trône est bien la loi que soumettra le Secrétaire de la province, l’honorable Hector Perrier, aux fins de rendre l’instruction gratuite et obligatoire dans notre province.Cette mesure s'appliquera aux enfants de six & quatorze ans.Nul doute que le» électeurs de Terrebonne suivront avec un vif intérêt le débat dont cette question fera le thème, leur représentant étant l'auteur de la loi.* * • Ix- Secrétaire de la province proposera aussi la refonte de la loi relative aux écoles d'industries.la1 désir de donner un plus grand sens social à cette loi inspire l’honorable Perrier en proposant cette mesure.• • • 1 >c discours du trône annonce aussi l’électrification prochaine des lignes de transmission en vue de faire profiter les usagers d’une réduction des taux.C'est là une sage mesure que les consommateurs apprécieront certes hautement.• • • Lo gouvernement donnera suite au projet d'instituer une commission du service civil provincial.Cette mesure permettra d'atteindre deux buts : dépouiller tout d'abord le fonctionnaire de la crainte qui le hante qu'advenant un changement de régime, il sera déposé.Puis, assurer à l'administration, par le truchement des examens imposés, un personnel qualifié, apte à bien exécuter la tâche qui lui est dévolue.• • • A l’unanimité de la Chambre, l'honorable Cyrille Dumaine a été choisi président de l’Assemblée Législative de Québec, Meilleur choix pouvait difficilement être fait.Les profondes connaissances du nouveau président en matière de droit parlementaire, la sobriété et l’équilibre dont il a toujours fait preuve au cours des débats, sa manifeste impartialité, le désignaient d’une toute particulière façon à de telles fonctions.L’Avenir du Nord ne peut qu'applaudir à une aussi judicieuse nomination et offre nu titulaire l’expression de ses félicitation» les plus cordiales.il n'est pas nécessaire d’être Français, ni même d’être ami de la France, il suffit d'être ami de la justice, et c'est à ce seul titre.Monsieur, que je fais appel à votre conscience de chrtéien et d’honnête homme." M.Bourassa n'a rien compris aux lettres persuasives du directeur de La Croix.Il avait pris parti le 13 mars 1923 et même avant.Il s'est replié sur sa fatuité, son obstination et son absence de conscience professionnelle.C'est un ennemi de la France éternelle, de la France démocratique et alliée de l'Angleterre et un ami de la France asservie aux Bnrbares et acoquiné nvec l'Allemagne.Comme toujours, il est du côté de la minorité négligeable.Et comme toujours, c'est son osprlt germanophile qui s'affirme.Guillaume FREDERIC Que Hiller soil morl ou vivanl.il faul luller jusqu'à la fin On la colporte encore la rumeur voulant que Hitler ne soit plus de ce monde.Quoiqu'il soit indéniable que l'emprise et l'Influence politiques du Führer se soient lamentablement affaissées à la suite des nombreuses et écrasantes défaites subies par les armées axistes, nulle preuve de sa mort n'a encore été mise en lumière.Le monde s'agite et s Inquiète; les conjectures s'échafaudent; on se demande sous quels deux cette bête fauve a établi sa tanière.Serait-il captif des Russes?Maintes circonstances nous Invitent à ne pas accepter cette hypothèse.Cédant à une trop forte et trop longue tension, sa raison se serait-elle égarée et serait-il Interné dans quelqu'asile ?Sa raison ne s'affirma jamais comme bien brillante et les actes que posa la dictateur d’Allemagne depuis quelques années nous Justifient d'inférer qu'elle ne pouvait plus bas sombrer.Une formule doit demeurer, certaine, immuable: que la rumeur de la mort de Hitler soit vraie ou fausse, elle ne doit pas avoir chez-nous un désastreux réflexe manifesté sous forme d'un relâchement de notre ardent désir de vaincre • • • Présumant que le Führer.qu'il soit mort, prisonnier de guerre ou pensionnaire d'une maison d'aliénés.— ait débarrassé la scène de l'activité inteAiationale, à part l'ultime satisfaction que nous serions en droit d'éprouver, — que comporterait d'avantageux pour nous, comme nation belligérante, sa disparition?Il est incontestable que Hitler fut le symbole vivant de la doctrine natlonale-soclallste qui germa dans son cerveau même et dont il préconisa l'application avec un brutal et farouche sadisme.Hitler constitua aussi le foyer d’inspiration des principes les plus odieusement anti-chrétiens et anti-sociaux.Cependant, eût-il évolué ailleurs qu'en Allemagne que ses théories n'eussent Jamais reçu d'écho; car c'est en Allemagne, — et là seulement, que s'offrait la mentalité et l’atmosphère propices à la germination de son ivraie sociale.politique et religieuse.• • • Se pourrait-il qu'il n'y eût pas présentement dans tout le Reich un seul homme, — même au sein de ses plus intimes lieutenants.— capable de succéder à Hitler, de le relever de sa dictature, de prendre la barre de commande et continuer l'oeuvre satanique qu'il a entreprise?Dana ce cas.force nous serait de le taxer d'indispensable à la nation.Or, ceux qui croient le plus fermement aux principes démocratiques s'accordent à admettre qu'il n'est pas encore né l'homme qui ne saurait être remplacé.que ce soit dans l'exercice d’un commerce, dans la conduite d’une industrie, à la tête des choses de l'Etat ou dans tout autre domaine.Il y eut toujours en Allemagne une idée, une formule d'essence prussienne qui faisait son chemin.Préconisée et généralisée par une petite clique qui mettait tout à contribution pour en assurer la pénétration, cette idée est descendue, a poussé ses racines.parfois avec lenteur, mais toujours avec succès, — dans les diverses couches sociales de la nation allemande; elle a souvent été comme un volcan que l'on croyait éteint mais qui crachait soudain sa lave, allumant les guerres successives dans lesquelles fut engagée l'Allemagne.La clique inspiratrice de cette idée demeure toujours agissante; concluons qu'il se meut encore chez les germains une bande de petits Hitlers que l'ascendant et le prestige du maître retiennent dans l'ombre mais qui n'en sont pas moins vicieux et dangereux à l'extrême.En plps, il y a l'instabilité reconnue du tempérament allemand qui permit.— à la faveur de périodes troublées, l'éclosion du nazisme, l'accession au pouvoir d'une horde de sadiques et de séides et.— comme honteux complément, — rendit possible le pardon des actes et des crimes innommables commis par cette infernale en-gence.Il n'est assurément pas mal d'espérer que la mort de Hitler soit consommée; personne ne méritera le blâme, non plus, pour avoir cru que cette mort pourrait avoir quelque répercussion sur la durée du conflit.• • » Quoiqu'il en soit, il ne faut pas que ces espoirs exercent la moindre influence sur notre état d'âme, sur nos activités, sur notre combativité, sur notre désir de vaincre.Au contraire, si preuve irréfutable de la mort de Hitler était faite, il serait logique de présumer que ses généraux, ses commandants et ses stratèges, libérés de celui qui, dépourvu des qualités | et compétences militaires essentielles, ne peut diriger que par intuition, se chargeraient d’élaborer une nouvelle et plus efficace stratégie, de reformer et renforcer les câdres de l'armée allemande et de poursuivre la guerre avec plus d'acharnement.Et ce n'est certes pas la petite clique inspiratrice de l'idée prusienne qui les retiendrait.C'est là une menace qu'il nous faut garder présente à l'esprit.Lors de la première grande guerre nous avons permis à l'Allemagne de capituler avant même que les punitions à infliger aux auteurs du conflit ne fussent arrêtées.Une erreur à ce point grave ne doit pas se répéter.Il nous faut de toute nécessité batailler jusqu'à ce que les puissances de l'axe soient irrémédiablement vaincues.Le coup que porteront les alliés devra être décisif, mortel, afin que ces nations assoiffées de sang et de carnage, vivant d'oppression et de spoliation, ne puissent s'en remettre jamais.C'est dans une victoire ainsi conçue et remportée que nous puiserons la paix durable que le monde entier désire si ardemment.Lorsque prendra fin ce cataclysme, les peuples seront tellement épuisés et pantelants qu’ils ne voudront plus croire possible une autre guerre.A ceux qui baignent aujourd'hui dans le sang, échoit le devoir de soustraire les générations futures à de semblables horreurs! Léopold F.CHANTS LA URENTIENS L’oncle et les neveux La guerre produit ses répercussions dans tout le pays.Les événement» qui se précipitent avec une rapidité déconcertante causent des perturbations dans bien des domaines.Le monde politique n'est pa» soustrait à ces réflexes.La population ne doit pas s’émouvoir outremesure de certaines attitudes prises par des représentants de la niasse populaire.L'Avenir du Nord s'est donné pour consigne de ne traiter de ces questions brûlantes qu’objecti-! veinent, sans ne jamais imputer des arrières-pensées à qui que ce soit.C'est dans cet esprit que les récents i événements qui se sont déroulés à | Ottawa seront commentés.Pour 1e moment, nous sommes d'opinion que i la grande majorité du peuple canadien accorde son entière confiance à monsieur King qui incarne manifestement à un plus haut degré que quiconque, les transcendantes qualités requise» pour conduire la barque de l'Etat dan» des périodes tourmentées comme celle que nous traversons.Incontestablement, les efforts du premier ministre du pays convergent ver» la satisfaction des intérêts et aspirations de tous les groupes ethniques qui composent la nation canadienne.• • • Quelques éléments autrefois pro-tngnlste» ardents de la politique libérale, se sont éloignés du parti pour adhérer au mouvement nouveau de IH.Raymond, le Bloc populaire ca- nadien.Depuis quelque» jours, plu-sieur d'entr’eux tentent de revenir au bercail libéral.Pour atteindre leurs fins, ils manoeuvrent le mieux possible et demandent l’intervention de certains ami» demeurés fidèles.Les vrai» “rouges”, ceux qui n’ont jamais perdu foi en leurs chefs, espèrent que les efforts de ces transfuges seront vain».Leur instabilité et leur manque de sincérité les ont irrémédiablement classés parmi les "opportunistes” sur qui il n’est évidemment pas sage de compter.• • • Jean Drapeau a parié, dimanche soir, sous les auspices des Jeunes Laurcnticns et de la Ligue pour l'Offense du Canada.Il a tonné contre le travail féminin et a accusé le gouvernement d'avoir conscrit nos femmes et no» filles.Ce jeune hurluberlu pcut-il nous citer un seul cas où une femme, actuellement à l’oeuvre dans une usine, ait été contrainte par l'autorité à se mettre au travail ?Toutes nos femmes et fille» n’ont-elles pas.offert leur» services de leur propre initiative ?Et ce sont des hâbleurs de cet acabit qui faussent l'opinion des gens et créent à l'autorité une réputation injuste au premier chef ! Jean Drapeau attribue au travail féminin la décroissance de la natalité chez l'élément de langue française.Ccst bizarre ! Le “maître” et le “disciple” devraient, ainsi que dirait Maurice le Noblet Duplessis, Quel souvenir il a laissé ce modeste abbé Antonin, pendant toute sa vie attaché au séminaire de Sainte-Thérèse.qu’il aimait tant! Trois générations d’intellectuels lui doivent une belle formation de l’esprit et du coeur.Aussi, chaque premier de l’An, le traditionnel souper de famille, donné dans l’hôtel de tante Valérie à Saint-Jérôme, réunissait une quinzaine de neveux et nièces qui s’en donnaient i coeur joie dans les vastes corridors, en attendant d'attaquer les gâteaux et les desserts.Cette réunion familiale avait un cachet qu'un demi-siècle ne peut même faire oublier.A la place d’honneur, le pieux professeur de Sainte-Thérèse.A sa droite, l’oncle Alphonse, ministre de la Colonisation à Québec, considéré comme un dieu par les jeunes i cause de sa générosité.Lui.en donnait des sous à ses gamins de neveux, mais des beaux sous blancs, comme disait l’espiègle Zoulou.(Guillaume).Les pensionnaires de l’hôtel mangeaient plus i bonne heure ce jour là.puis commençaient ces agapes qui se terminaient d’habitude vers dix heures du soir.Après les grâces, la famille se réunissait dans le grand salon pour causer de tout et de rien.Mais les jeunes avaient la permission de courir, crier, chanter.Pour une fois la sévère tante Valérie oubliait le décorum, laissant même les gamins les plus hardis glisser sur des rampes d'escaliers, si lisses avec leur belle couleur d'érable verni.Cette année là, en 1S9S.les plus âgés, y compris la jolie cousine Antonia.décidèrent de causer une belle surprise i "mon onde le prêtre".Les jeunes se réunissent dans le hall du rez-de-chaussée.On décide qu’une adresse serait la plus belle appréciation au monde.Gaston court dans le bureau de son père et revient avec de belles feuilles de papier.Mais il faut composer et lire ceffe adresse.Adolphe, qui se sent déjà dfis dispositions pour écrire, (hum! hum!) offre de trouver les compliments appropriés.On enferme donc le "lettré" qui a juste quinze minutes pour préparer son boniment.La cousine Louise a trouvé un long ruban rouge dans la chambre de sa mère.Elle fait une énorme boucle et l’attache au document que tous regardent avec admiration.Pensez-y donc, les plus âgés n'ont pas dix ans.Non seulement monsieur l’abbé sera heureux et touché mais ses frères et soeurs apprécieront ce geste spontané d’une jeunesse vibrante d’idéal.Les quinze gamins montent en sourdine et entrent dans le salon en file indienne.Les invités surpris arrêtent de parler, puis Adolphe, un peu gêné, (qui ne l’aurait pas été?) est poussé au milieu de la pièce sur un épais tapis vert.Il ajuste sa boucle blanche qui semble l’étouffer, tousse en trois reprises, fait une révérence à se briser les reins puis commence: —"Vénérable, digne et cher oncle.Un silence plane dans le salon.Un sifflet de locomotive fait sursauter les fiillettes.C’est le train du chemin de fer du curé Labelle qui entre en gare.Le liseur hésite.Il reçoit un coup de genou dans les côtes et recommence: —"digne et cher oncle.Nous sommes heureux de venir vous offrir nos hommages et vous souhaiter bien longue vie ." L'abbé ému se redresse dans sa chaise.Adolphe s’encourage et continue:- —"Nous tâcherons de toujours être dignes de votre affection en prenant pour guide les cheveux déjà blancs qui recouvrent votre tête .Une tante s'étouffe.L’oncle Alphonse sauve la situation et se met à applaudir furieusement.Le prêtre remercie et voilà les gamins qui retournent jouer, après avoir laissé l'adresse sur le tabouret du piano.A minuit les mamans couchent leurs progénitures.Adolphe se sent une fierté de conquérant.Il va s'endormir.quand son frérot Napoléon lui dit: —"As-tu remarqué la tête de mon oncle le pr'tre?" —"Non".—"Tu en as commis une belle”.—“Comment cela?" —“Mais il est chauve comme un genou".L’oncle abbé, devenu plus tard Monseigneur, ne parla jamais de l’incident.C'était un bien saint hopime.Adolphe N A NT EL “accorder leurs flûtes”.Henri Bourassa, sur qui Jean Drapeau veut calquer sa vie, n'a-t-il pas tout dernièrement dit que la natalité chez les nôtres était plus considérable que jamais ?Pour des larrons en foire, oes gens ne s’accordent guère! Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôrrut, le 26 février 1943 Null chrétien ne peut être Indifférent aux crimes des Axistes, dit M.Godbout Les totalitaires virtoricux auraient tôt tait de détruite le double caractère catholique et français de notre province, ajoute le premier ministre.Les nations civilisées vaincront."La victoire que nous voyons déjà poindre, bien que lentement et graduellement, fera luire sur le monde la lumière qui le rend habitable a déclaré l'hon.Adélard Godbout.pre-ministre de la province, en parlant comme deuxième orateur de la série d'allocutions sous la rubrique "Le catholique devant la guerre".Le premier orateur a été son Eminence le cardinal Villeneuve.Le premier ministre avait comme sujet à traiter "l'enjeu de la guerre est la civilisation elle-même et les valeurs chrétiennes qui y sont engagées".Voici le texte de 1 allocution de l'hon.M Godbout: "Aucune nation vraiment civilisée et conduite par des chefs civilisés n'a voulu cette guerre.Et la preuve c est que le Canada, le Commonwealth britannique, les Etats-Unis et les républiques latines d'Amérique, tout a-'ssi bien que la Pologne, la France, la Belgique, la Hollande, la Tchécoslovaquie et même l'Autriche, ont été pris par surprise.Seulement, les civilisés ne sont pas des lâches.Ils aiment la paix, mais ils savent la défendre et se défendre eux-mêmes.Aussi, attaqués par les Barbares.nous nous sommes dressés avec nos alliés, précisément afin de sauver la civilisation qui reconnaît aux hommes et aux peuples de généreuses, de nécessaires libertés, “Les néo-paiens donc, les protagonistes du totalitarisme, en se ruant sur nous comme ils l'ont fait et en poursuivant la guerre selon des méthodes dîme cruauté sans nom, se sont mis au ban de la civilisation."Il suffit de réfléchir un peu au sens profond de ce vocable, civilisa tion, de comprendre tout ce qu'il implique de noblesse, de saines et supérieures réalités, pour se rendre compte, en effet, que le nazisme et le fascisme, sous toutes leurs formes et avec tous leurs sophismes, sont aux antipodes de l'Idéal des nations qui se respectent- Et certes, le Canada entend bien être de celles-ci Ce que c'est que la civilisation “Ce terme de civilisation est l'un des plus généraux qui soient, et.partant, d'un des plus difficiles à enserrer dans une définition.Il suffit cependant d'en considérer quelques ac ceptions pour convenir aussitôt que la chose qu'il représente vaut la peine d être aimée et protégée."En effet, état matériel, état intellectuel et moral, degré de liberté des citoyens, relations familiales, relations sociales, organisation constitutionnelle, services publics, indus trie, religion, arts, sciences, éducation, etc., tout cela entre dans la corhposftion de la civilisation, parce que cela est de nature à exprimer, à perfectionner et à achever l'action de l'homme, en tant qu'individu concourant à la formation dune société politique librement organisée, soumise â des lois justes eî fondée sur le bien commun."Civiliser, n est-ce pas rendre quelqu'un civil et sociable?"Or, il y a des chefs, des castes et parfois des peuples que la civilisation n'atteint qu'er.surface, qui n'empruntent à ce qui devrait être la source du bonheur des hommes que ce qui fait leur malheur, les jette les uns contre les autres et les ravale au rang de bétes furieuses.Pour de telles gens, la civilisation consiste en l’usage abusif de la puissance matérielle, sans aucun contrepoids moral."Relisez Mein Kampf; entendez Hitler, Goering et Goebbels toni-truer; prêtez l’oreille aux glapissements sinistres de Mussolini, de Tojo et de leurs satellites; voyez nos ennemis à l'oeuvre et à l'épreuve; ju-gez-les à leurs intentions avouées, à leur fanfaronnade, à leurs menaces, et, qui plus est, à leurs actes accomplis, au ravage de tant de pays pacifiques, au massacre de tant d’innocents, et dites-vous combien le triomphe de ces démoniaques, s'il arrivait jamais à s'étendre sur le Canada et jusque dans notre province, détruirait de choses qui nous sont infiniment chères."Nous avons un certain ordre de vie familiale et sociale.C’est le fruit d'une longue étude, d une application de tous les instants.Nous avons trouvé la formule qui nous convient.Sans doute n'est-elle pas impeccable.Sans doute peut-elle être améliorée.Mais, telle qu'elle est, elle nous permet non seulement d'être libres dans nos corsolonces, mais encore d'agir à notre guise, pourvu que nous ne nuisions pas aux voisins, que nous n'attendions ni à la sécurité publique ni aux droits de la personne humaine “Droits et devoirs s'équilibrent chez nous.L'Etat ne détruit pas l'Individu, ne l'assimile pas, ni ne le dépouille de ses prérogatives, mais lui aide à s'ordonner à sa fin."Voilà la condition normale d'une société digne de ce nom."Ce n'est pas nous qui déclencherons jamais une guerre injuste.Ce n'est pas nous qui ajouterons à l'injustice les raffinements de la cruauté.Ce n'est pas nous qui.sur terre, sur mer et dans l’air, porterons partout de sanglante, d’inutiles dévastations, pour le seul plaisir de terroriser et d'asservir.Ce n'est pas nous qui déporterons les populations civiles, qui réduirons au travail forcé» les ouvriers conquis, spoliés de leurs droits d'association, privés de tout recours contre leurs employeurs, pressurés, abrutis, réduits â l’état de corps sans âme.Ce n'est pas nous qui brandirons la schlague et ferons claquer le fouet, frappant à tort et à travers de pauvres gens sans défense.Ce n'est pas nous qui volerons les Ce n est pas nous qui pratiquerons 1 abominable euthanasie, si sauva gemer.t exercée contre les vieillards les grands malades, les grands blés ses et les incurables mentaux."Dés le début de la guerre, il est tout de suite apparu évident que les premiers enjeux étaient ceux-ci dune aprt, chez leimenu, la force brutale, insensés, de r autre, chez nous et chez les Nations unies, 1 être humain, avec son âme, son coeur, son intelligence, sa dignité.Aussi, au regard de certains qui sont trop prompts à conclure et trop enclins à passer du coté de ceux qui sont apparemment les plus forts, nous avons semblé perdus."Le secret pouvoir des consciences, la fortitude des caractères, la confiance dans la justice d une cause sacrée, 1 intelligence des problèmes et des ressources la légitimité des moyens et la vigueur des réactions de citoyens honnêtes, affermis dans leur conviction et se reposant en leurs chefs, oui, toutes ces vertus, ces simples mais efficaces vertus humaines en oeuvre, réussissant à créer, face â la machine nazie, fasciste et nippone, le plus formidable obstacle qu il fût possible à 1 esprit de concevoir et à la force de réaliser."Alors cette masse pensante et agissante, dûment armée enfin, ce faisceau des ressources des Nations unies, le voilà qui frappe en Afrique, en Chine, en Russie, dans le Pacifique.sous tous les cieux.Et cette violence déchaînée, c'est comme le bras vengeur de Dieu s'abattant sur ceux qui l'ont provoquée."Si le couroux des brutes est ef froyable.celui des civilisés, forts de leurs droits, fait trembler les brutes elles-mêmes.Car rien n a la puis sauce d'une froide colère au service de l honneur et de la vérité."A la haine, voilà ce que nous opposons.Et, si nous haïssons quelque chose, ce n est point 1 adversaire en soi, mais sa cause, ses vices, ses duretés, ses prévarications, ses turpitudes, sa bassesse, sa malhonnêteté.“Une fois dressée contre le mal, la civilisation est invincible, parce qu elle ne considère pas la guerre comme un but, mais comme un moyen d'obtenir que règne de nouveau entre les peuples la civilisation que d'aucuns d'entre eux tentaient d écraser."La victoire que nous voyons déjà poindre, bien que lentement et graduellement.fera luire sur le monde la lumière qi le rend habitable.L'humanité est capable de progrès "Pascal n'a-t-il pas dit que toute la suite des hommes, à travers les siècles, peut être considérée comme un seul homme qui ne cesse jamais d'apprendre?En effet.la civilisation toujours perfectible des hommes.Sa marche est ascendante Elle s enrichit d'éléments variés, en cours de route.Elle se complète sur tous les points, créant de nouvelles occupations, se préoccupant du mieux être des hommes et réalisant celui-ci dans une mesure de plus en plus achevée qui constitue le progrès.Voilà l'un des enjeux de la guerre auxquels nous attachons un prix extrême, "Cet enjeu est d'autant plus important pour nous, Canadiens françoia.qu'il comprend la somme des efforts des nôtres, tels efforts étant appliqués à créer et à perpétuer sur ce continent une entité nationale respectée de tous et prête à collaborer loyalement et efficacement avec ses partenaires d'autre race et d'autre langue, avec tous ses associés dans la vie totale canadienne."Il est évident que les sacrifices de nos découvreurs, de nos explorateurs, de nos soldats, de nos missionnaires, de nos colons, de nos agriculteurs, de nos chefs d'entreprise, de nos éducateurs, tant sous le régime français que sous le régime anglais, de même que depuis l'évolution graduelle de notre constitution jusqu'au point où le Canada est devenu une nation au sein des Nations britanniques, ces sacrifices, dis-je, seraient réduits à néant, si l'hitlérisme allait jamais triompher en Europe et s'implanter au Canada."D'un trait seraient effacées les grandes pages de notre histoire, marquées au coin de l'héroïsme le plus sublime.Jacques Cartier.Champlain.Laviolette, Maisonneuve, Joliet, La Salle.Marquette, La Vérendrye.Le Moyne d'Iberville, Le Moyne de Sainte-Hélène.Montcalm, Lévis, Jogues.Bréboeuf, Lallemant.pour ne nommer que quelques-uns de ces hommes sans peur et sans reproche, seraient comme s’ils n'eussent pas été; l'empreinte qu'ils ont laissée sur notre aol et dans nos âmes, nous la verrions oblitérée, de telle manière que ce pays, sacré pars nos sueurs et notre sang, n'aurait plus qu'une figure étrangère à présenter au monde."U n'en serait pas autrement, croyez-le bien, dans l'ordre politique et économique, Papineau, La Fontaine, Taché.Cartier, bref tous ces géants qui ont formé et formulé notre philosophie politique, énoncé et fixé les principes de notre constitution, rendant celle-ci, par des touches successives et logiques, un véritable épitomé de bon sens et une expression judicieuse des règles grâce auxquelles l’équilibre des races est possible au Canada, toutes ces richesses enfin, humaines et sociales, n'aboutiraient qu'à la faillite la plus complète.Il va de soi alors que notre économie nationale, si laborieusement édifiée, nos ressources naturelles, dont l'exploitation est de plus en plus étendue, rien de ces choses "Par ailleurs, peut-on Imaginer quel sort serait réserve à nos sociétés nationales, à nos associations de bienfaisance, à nos coopératives, à nos caisses populaires, à nos caisses scolaires, à nos fabriques paroissiu les.à notre Industrie, à la petite épargne et aux grandes fortunes â peine consolidées, ù nos récoltes, à notre cheptel, aux mille et une richesses qui jointes les unes aux autres.s'expriment déjà en chiffres impressionnants, indiquant la ligne ascendante de notre vie?“Qu'adviendra! t-il de nos universités.de nos collèges, de nos écoles, de nos coutumes et de nos traditions?Plus de français au Canada “Quelle langue serait désormais parlée sur les bords du Saint-Laurent et partout au Canada où les nôtres sont les pionniers français d'un canadianisme large, humain, dévoué, à base d'émulation et non d'antagonisme ?"Langue française, à qui nous devons tant et à qui nous avons tant donné, toi qui nous as sauvés en nous exprimant et qui es le signe de notre ralliement, que de larmes nous ver Améliorons la fertilité de nos terres franches vantageux Maintenant que faut-il faire pour les maintenir en bonne condition?Il faut voir à ta conservation et même à l'augmentation de la ma-serions sur toi et sur nous le jour où tière organique qui corrige la dé-l ennemi, se présentant en force sur ftcience en eau du sol et pourvoir La clinique des rumeurs ( Contribution Je ht Colonne CanadienneJ MENSONGES ET RUMEURS, ARMES DE LA GUERRE TOTALE Maintenant que le courant a change et que la loitune ne sourit plus a Hitler et a sa bande de terroristes, notre courage grandit avec la prespective d une victoire proclame.Nous avons ete stimules par le message de confiances et d optimisme de Casablanca et nous savons desornais qu il u y aura pas de detni-inesures.-C ou» ne nous arrêterons maintenant que lorsque 1 eimcuu aura été écrase sur tous les champs de bataille.Mais on peut compter que l'Axe soin de les maintenir en bonne con- j n abandonnera pas facilement la par-dition, donnent des rendements a- ] lie et que ses cliels chercheront encore a nous atlaibhr par tous les moyens à leur disposition, l.es mensonges et les tausses rumeurs, qui les ont déjà si bien servis dans le passe, continueront d'etre une de leurs armes favorites.On peut être Les terres franches, franchcs-gra-velcuses, ou chisteuses occupent une zone assez étendue dans notre province.On les classe parmi les terres à fertilité moyenne ou pauvre.Aussi, bon nombre de ceux qui en possèdent, après avoir vécu un certain nombre d'années du fruit de leur exploitation, se découragent et les abandonnent parce qu’ils ne trouvent pas leurs revenus suffisants.Est-ce à tort ou à raison?Eu général, ils ont tort de les abandonner parce que ces terres se cultivent avec facilité, poussent toutes sortes de récoltes et si l’on a Causerie de M.Emile Ciossey Sous la préaldnco d* M.Roland Book, président du Comité des bols du Québec notre territoire et nous réservant le sort des vaincus, s appliquerait, sui vont sa méthode habituelle, à détruire jusqu à l'âme qui est notre lumière, notre chaleur, notre réconfort et notre espérance! Le torpillage éhonté des vaisseaux canadiens, en plein golfe Saint-Laurent, nous démontre assez que le moindre fléchissement de notre résistance et de celle de nos alliés équivaudrait à un suicide collectif."Or, cette civilisation canadienne, d'autres valeurs y sont également engagées, et ce sont pour nous.Canadiens français, des valeurs chrétiennes et catholiques."Non seulement nos églises seraient-elles l'objet des ravages exercés par les Boches, si ceux-ci prenaient pied chez nous, mais nous verrions aussitôt anéanties notre liberté de croire et de prier, notre liberté d'enseigner et de répandre les vérités de la foi.et de notre liberté de vivre la vie familiale conforme aux' règles d une morale qui a toujours été en honneur chez nous et qui s est avérée le fondement de notre survivance."Lorsque nous songeons aux malheurs du clergé de Pologne; lorsque nous relisons les lettres pastorales des évêques d'Allemagne eux-mêmes; lorsque nous nous rappelons les appels de Sa Sainteté le Pape à l'adresse des persécuteurs de la fca.en pays occupés et jusqu à Berlin; lorsque nous nous arrêtons un instant à méditer sur le sort des paroisses catholiques de Tchécoslovaquie, par exemple, à celui de Lidice, où le curé a été assassiné à la porte de son église, ses ouailles massacrés et le bourg saccagé afin qu'il n en restât point piere sur pierre, suivant l'expression d'Adolf Hitler, nous pouvons frémir à la pensée des souffrances réservées à notre clergé, si profondément vénéré, si celui-ci tombait aux mains d'un ennemi qui érige en doctrine politique le Néo-Paganisme.A la vérité, les totalitaires n'acceptent 1 homme que comme un rouage servile de l'Etat; tandis que nous, nous conidérons l'homme, tel que le définit Le Play, comme un élément de la cellule sociale essentielle qui s'appelle la famille.“Il y a une opposition irréductible entre l'organisation de la société telle que pratiquée par les Boches et organisation de la société telle que nous la pratiquons nous-mêmes, en tant que civilisés, chrétiens et catholiques.Nous ne pouvons pas plus agréer les doctrines des Totalitaires qu'applaudir à la barbarie de leurs méthodes et de leurs pratiques.'Nous sommes donc, par notre histoire, nos moeurs, notre esprit, nos affections, notre allégeance, nos actes et nos volontés, ceux qui, au Canada, sont le plus naturellement éloignés de toute influence spirituelle et amtérielle de la part des totalitaires.Au point que, s'il en était autrement nous ne serions plus nous-mêmes.Faisant fi du passé, nous mépriserions le présent, et l'avenir nous échapperait.Nous disparaîtrions, en tant que peuple, en tant que civilisation distincte, pour nous fondre dans un creuset d'où nous sortirions réduits à ce qu'est aujourd'hui la malheureuse Autriche."Héros de Courcelette, de Vimy.de Hong-Kong et de Dieppe, vous qui, en ces deux guerres successives, avez soutenu si brillamment la réputation des héros de Carillon, de» Plaines d'aAbraham et de Château-guay; héros connus et inconnus de nos troupes, au Canada et outre-mer, nous ne vous trahirons point.Cettte patrie que vous avez tant aimée, cette patrie que vous ne pouvez cesser aimer, où que vous soyez, nous aussi nous l'aimons, nous aussi nous a défendons contre tout venant, parce que Dieu et nos ancêtres nous 'ont donnée et parce que la civilisation dont elle s'enorgueillit est l’une des plus belles que l'homme ait conçues."Elle est faite d'ordre, de tolérance, de générosité.Et ce sont là des valeurs qui, ajoutées à tant d'autres, harmonisent la vie nationale et lui assurent la force de durer " Pensées à la rétention des éléments de fertilité.Et pour conserver et augmenter cette matière organique, il faut établir un bon système de rotation où on enfouit le regain de la dernière année de prairie en plus du fumier.Four obtenir de belles prairies, il est souvent nécessaire d’appliquer lors du semis, en outre du fumier, de la chaux afin de permettre aux plantes fourragères un meilleur établissement.C’est par l'union de ces différents chaînons que l’on a réussi à la Station Expérimentale de Sainte-Anne à augmenter la matière organique et partant la productivité de ces sols.En effet, pour une moyenne de onze ans ; on a obtenu à l’acre, en employant 20 tonns de fumier et 2 tonnes de pierre à chaux, sur une rotation de quatre ans ; 19 tonnes de choux de Siam, 48 minots d’avoine 2.80 tonnes de foin mélangé de trèfle et luzerne et 2.05 tonnes de foin mélangé de mil et luzerne.Pat contre.sur une pièce de terre identique à la première mais qui n’avait re çu aucun engrais, on a obtenu à l’acre : 5 tonnes de choux de Siam.27 minots d’avoine, 1.04 tonnes de foin mélangé de trèfle et luzerne et 0.84 tonne de foin mélangé de mil et luzerne De la comparaison de ces deux pièces de terre traitées different ment, il ressort que celle qui a reçu les soins appropriés, a donné des rendements doubles, parfois triples et même quadruples, comparativement à l’autre qui a été négligée et n’a reçu aucun engrais.A retenir que ces sols deviennent plus productifs surtout par l’augmentation de la matière organique et que cette matière organique s’accroît en employant du fumier, de la pierre à chaux et un bon semis de graines de légumineuses permettant l’établissement d’une bonne prairie dont le regain de dernière année est enfoui par la charrue.A retenir aussi que ces recommandation sont lionnes pour toutes les rotations excepté celles où l’on cultive la pomme de terre.Il y a des coeurs auxquels on frappe vainement ; c’est un roc où l’on s’ensanglante le poing.• • • Il est des moments où le silence est la plus éloquente des sympathies.• • • La mémoire, c’est ce avec quo! l'on oublie.denrées alimentaires indispensables ne nous serait laissé ni ne nous ser- nux peuples des territoires occupés, virait plus.Il faut toujours espérer le mieux ft «e préparer au pire.A quelques conditions les primes sur les engrais chimiques seront payées ?Au ministère provincial de l’Agriculture, nous avons obtenu aujourd'hui des précisions concernant le paiement des primes fédérales sur les engrais chimiques.Les primes en question s’appliquent seulement aux engrais chimiques employés sur les récoltes qui servent à l’alimentation des bestiaux et des volailles, et non sur celles utilisées pour l'alimentation humaine.En outre, l’octroi n’est accordé que pour des engrais déterminés et recommandés par le Conseil des Engrais Chimiques de la province de Québec, parce qu’ils sont généralement les meilleurs pour les récoltes qui aideront le Canada à produire plus de vivres pour la Grande-Bretagne.La prime est basée sur la sorte et l’analyse de l’engrais, calculée sur la base suivante : 30c par unité d'azote, 15c par unité d’acide phos-phorique assimilable et 15c par unité de jxitasse dans la tonne d'engrais.L'octroi varie de $3.15 à $9.00 par tonne, selon la formule.Ainsi, le 2-12-6 rapporte $3.30 de prime, le 4-12-6.$3.90, etc Les réglements stipulent que la prime ne peut être accordée à plus d’une jiersonne sur une ferme, et qu'aucun cultivateur ne peut achc-ter [KHir un autre les engrais octroyés.De plus, un cultivateur ne peut recevoir un montant de prime yipéricur à 2500 par saison de fertilisation, soit $25.00 au printemps 1943 pour la fertilisation de toutes les récoltes éligibles, et $25.00 à l'automne 1943 pour la fertilisation des prairies, des pâturages, du blé et flu seigle d’automne.Enfin, pour avoir droit à la prime, l’acheteur doit payer ses engrais au comptant net, déduction faite du montant fie la prime.Lorsque le cultivateur achète ses engrais, il doit demander à son fournisseur fie lui retourner, après l’avoir remplie, la formule fie demande de primes, sur laquelle auront été inscrites les déductions à faire sur la commande totale.Celui qui obtient le paiement de primes sous fie fausses représentations agit en contravention fie la loi et est passible d'amende ou d'emprisonnement.Four tous renseignements supplémentaires, s’adresser au Surveil certain quiiitter saura encore s en servir.L est a nous d’être sur nos gardes ! Les évènements d’Afrique, la lutte magnifique des Russes, la debacle des armées allemandes en Ukraine, la tuite de Kommei, tout cela n était sûrement pas dans le programme d Hitler.11 va lui falloir reagir et redoubler d'activité.Ne nous endormons pas dans une fausse sécurité et surtout délions nous de toute propagande habile destinée à affaiblir notre resolution de vaincre et d écraser les ennemis de la civilisation.Sachons montrer a Goebbels que nous connaissons maintenant sa tactique de démoralisation et que nous ne nous y laisserons plus prendre.Commençons par ignorer ses mensonges et a eventer ses fausses rumeurs.Si nous ne pouvons pas tou» etre de la marche sur Berlin, nous pouvons tout de même taire quelque chose ici sur le iront intérieur.La demolition de la propagande axiste peut faire partie de 1 effort de guerre de chacun de nous.Les Allemands savent qu'il n'y a pas que les balles, les bombes et les torpilles dans la guerre — le men songe est une arme quasi aussi efficace et c'est contre lui que nous devons lutter avec énergie et pres-picacité.Evitons aussi de parler imprudemment et prenons la ferme résolution de ne pas nous prêter à la propagation des rumeurs qui sèment la confusion dans les esprits et font naître le doute et l'inquiétude Ajou ter foi aux rumeurs et les répéter équivaut a faire le jeu de l'ennemi.C est une chose dont tout patriote doit se garder.Cette semaine encore, nous exposons quelques unes des rumeurs qui a l'inspiration de la propagande nazie, ont été mises en circulation parmi notre population.Une ruineux "Toutes les baies et les anses de Terre-Neuve et de l'Est du Canada, donnent asile a des sous-marins nazis.” La vérile Du Service de l'information navale: "Il est faux de prétendre.que les submersibles peuvent sa faufiler en aussi grand nombre dans les goulets et les baies qui longent la côte de Terre-Neuve et de 1 Est du Canada.Quelques sous-marins ont été aperçus, nais on les a coulés.11 n'y a rien qui ferait plus plaisir à nos matelots que de pouvoir dénicher autant de submersibles.Nos patrouilleurs sont constamment en alerte et toujours prêts a souhaiter la "bienvenue" aux sous-marins al lemands.” Et maintenant à propos des soit-disant extravagances du gouvernement : Une rumeur Le gouvernement canadien a acheté à des prix exhorbitants des yachts de plaisance qu'il a revendus peu apres pour des sommes tlési-soires, à leurs anciens propriétaires.” La vérité Le Service de l’Information navale déclare a cet effet : “la Marine n’a jamais acheté de yachts de plaisance pour des fins de guerre.L’n certain nombre d'embarcation d’assez grandes dimensions, pouvant tenir une vingtaine de personnes, ont été prêtées à la Marine pour des fins d'entrainement et autres.Ces petits bateaux ont été fournis par leurs propriétaires pour la durée de la guerre.I-e gouvernement ne s'engage qu’à les remettre en parfait état de fonctionnement avant de les retourner aux intéressés, à la fin des hostilités.” Une rumeur "Un avion ennemi a survolé le district de Gaspc la semaine dernière.” La vérité Du Service de l’Information du C.A.RC., à Ottawa: “On n’a pas repéré d’avions ennemis survolant le district ou les environs fie Gaspé.Le service de détection de l’Aviation, qui se compose de volontaires, est constamment en devoir à cet endroit ainsi que flans d’autres régions du pays ; il doit non seulement enregistrer nos propres avions, mais aussi les avions suspects.Le C.A.R.C.a fie plus un service de patrouille aérienne.Aucun avion ennemi n’a été aj>erçti jusqu’ici sur nos côtes.” M.Emile Ciossey, ingénieur conseil attache au bureau des permis de construction de la Ville de Montreal, a donné une causerie, dans la grande salle de la Chambre de commerce de Montréal, 25 est.rue 8t-Jacqucs, lundi dernier.Cette causerie fut donnée sous les auspices du Comité des bois du Québec, présidé par M.Roland Bock qui était au fauteuil.M.Emile Ciossey a parle des grandes possibilités de l’usage du bois dans la construction des charpentes modernes.Il traita particulièrement des codes du bâtiment, des principes des attaches (timber Cün_ nectors), des charpentes lamellécs et des poutres en contreplaqué (plywood).Les architectes, les ingénieurs et les entrepreneurs en construction formaient la majeure partie de l’auditoire.Pensée Les femmes, dit Joseph de Maistre, n’ont pas inventé grand’chose, mais n'oublions pas que c’est sur leurs genoux que se forme ce qu'il Iant provincial des primes sur les ' y a de plus grand dans le monde, engrais chimique:,.Ministère fie "un honnête hommes", "une hun-l'Agriculture, Québec.né te femme”.Lettre ù Prosper Mon cher l’rosper.J’ai toujours été un lecteur assidu de nos publications agricoles C’est une habitude acquise à la maison paternelle, au temps ou je fréquentais l’école et le collège.Au jourd’hui, c'est devenu un besoin dont je ne pourrais me passer.Si je ne possède qu'un modeste jardin, que je cultive avec amour, je n'en suis pas moins demeuré, comme toi, un vrai terrien dans lame.Je tiens pour l'un des devoirs les plus essentiels de mon rôle d'instituteur d’entretenir chez mes élevés, la plupart fils de cultivateurs, l'attachement au sol et le culte des vertus rurales.Les journaux et revues qui s’adressent spécialement Et en tournant la {rage, je trouve grand secours pour cela.Je me souviens d’avoir vu chez toi les mêmes publications et je n'entreprendrai pas de prêcher un converti.Tout cultivateur ayant le goût de son métier et la volonté de réussir de mieux en mieux, sait qu'il lui reste toujours beaucoup à apprendre pour tenir scs méthodes de production en accord avec les derniers perfectionnements.Mais ce sont tes garçons et tes filles que je te conseillerais d'orienter doucement vers la lecture de ces précieux guides.Rien de plus facile, à l’occasion de tel ou tel article écrit spécialement pour eux.Les jeunes lisent les pages qui leur sont destinées et passent peu à peu aux autres.Il faut le dire parce que c’est la vérité : ces journaux et revues sont, en général, d’une excellente tenue et à la hauteur de leur mission.Non contents de s'assurer des sjiécialistes pour la partie technique, ils font aussi appel aux meilleures plumes pour des articles d'intérêt général.En feuilletant les derniers numéros du Bulletin des Agriculteurs, je relisais ces jours-ci avec un plaisir égal à la première fois des pages admirables de l'abbé Arthur Maheux, secrétaire de l'Université Laval.Elles débutent ainsi: “Oui, c’est à toi que je veux parler.C’est toujours à loi qu’il faut revenir, car tu tiens en tes mains la maîtresse clef de notre existence.Cela, on le dit, on le répète, et c'est une vue assez égoïste.Si je viens à toi, mon habitant, ce n’est pas parce que tu me fournis de quoi manger Non, je sens bien, en mon coeur, que c’est par estime et par affection, pour ta fonction, pour ta 1 dignité, pour tes mérites.“Mon père fut habitant ; ma nié-re est fille d’habitants; leurs parents et leurs grands-parents et leurs aïeux le furent aussi, pendant trois \ cents ans, de la Côte Beaupré à la Beauce, et de là aux Bois-1 Francs.” C’est peut-être parce qu'il est com-1 me moi fils d’habitant et maître d'école que j'ai un faible pour l'abbé Maheux.Je constate avec une satisfaction légitime que la plupart des idées qu’il sème par la parole et par la plume, je m’efforce de les répandre moi-même dans mon humide sphère.Entre autres conseils à ses amis les habitants, le distingué professeur écrit ; "Parfois je me demande si tu ne vis pas trop renfermé flans ton j>ctit monde, dans ton milieu rural, dans ton rang.Il est bon de regarder plus loin, il est utile d'élargir son horizon, il est profitable de connaître ses concurrents.” à la classe agricole me sont d’un précisément une étude originale et fort attachante de Gabrielle Roy sur les Mennonites de l’Ouest, fai-1 sant suite à une autre sur les Douk- 1 hobors.Une observation minuticu-1 se et sympathique, fies souvenirs d’enfance mêlés à la description des moeurs pittoresques rie imputations peu connues donnent à ces reportages une saveur particulière.Je n’ose dire que Gabrielle Roy est une ancienne institutrice du Manitoba, car tu vas sans doute me reprocher fie n’avoir de louange que l>otir ceux et celles de ma profession.Quoi qu'il en soit, pour faire goûter à nies élèves les plus avancés rcs pages renia ' ' s fies deux professeurs-journalistes, collaborateurs du Bulletin des /1-gricultcurs.j’ai déjà commencé à les leur donner jxir tranches en dictée.Bien à toi, DAMASE Me Roger Brossard réélu président de roplnion libérale Las autres «nombres du conseil — Causerie documentaire do Mo Gcnesl Trudol Les membres de l'Opinion libérale viennent de tenir, au Club de Réforme, leur assemblée annuelle que Me Roger Brossard, c.r., a présidée et à laquellle M.Jos-A.Francoeur.député du comté de Mercier et whip en chef ministériel à l’Assemblée législative, et Me Paul Gauthier, N.F., député du comté de Laurier à la même Chambre, étaient les hôtes d’honneur.Me Genest Trudel a prononcé une causerie fort documentaire sur ’’la politique libérale au point de vue constitutionnel”.Me Trudel a expliqué, avec preuves à l'appui, que le parti libéral a toujours été le plus fort défenseur de la souveraineté du Canada, particulièrement depuis que le très honorable Mackenzie King en est le chef.On sait que l'Opinion libérale a été fondée il y a quatre ans en vue de permettre a ses membres de faire des études politiques.Me Roger Brossard a été réélu président de l’Opinion libérale.Il en est à son deuxième mandat.Les autres membres du nouveau comité exécutif sont les suivants; M.Théo [.espérance, secrétaire, M.Roland Bock, trésorier.Me Claude Deniers, bibliothécaire, MM Bernard I.eBel et Jean Morin, archivistes.Me Emile Massicotte.conseiller juridique, MM.John Ahern, c.r, J.- Emery Phancuf, c.r., Bernard Bourdon, c.r., Raymond Noël, Genest Trudel, Jacques Vadeboncoeur, Marcel la fontaine, Maurice Rinfret et Guy Fa-vreau tous conseillers.PETIT COURRIER D’EUROPE HONGRIE Les perles des Hongrois sont lourdes Ankara.Turquie, — la radio de Budapest rapporte que 15,550 soldats hongrois ont été blessés en Russie.Le nombre des morts n’a pas été révélé, mais le mécontentement est général en Hongrie, car on dit que toutes ces victimes ont été sacrifiées en vain.RUSSIE Comme on 1918 .Moscou.— Le type d’officiers allemands que l’on capture est bien inférieur à celui du début de la guerre.Ces hommes sont moins instruits; un certain nombre n’ont même aucun certificat scolaire.D’autre part, on rapporte que l’équipage d’un sous-marin nazi, cantonné en Norvège, a été emprisonné pour avoir refusé de prendre la mer.Voilà deux observations absolument semblables à celles que l'on faisait en 1918, a la veille fie la délâche allemande Si Vous Avez Porté Un Casque Métallique en 1914-18 3n a Besoin de Vous Comment aimeriez-vous préparer de nouveau le vieux havresac ?Eh, bien I voici votre chance de le faire .et de vous réunir à plusieurs de vos vieux camarades.Ils serve».* dans la Garde des Vétérans du Canada.Et ils accomplissent une belle tâche aussi, depuis plusieurs mois — au Canada et en dehors du Canada.Nous avons besoin de VOUS pour services n importo où — of nous aimerions vous rappeler que la G.V.C.est partie de l'Armée Active du Canada, et la solde et les allocations, les droits de pension et de traitement médical de l'Armée Active s'appliquent dans ce cas.Ou'en pensez-vous, l'ami?Aga maximum, 53 ani; Catégorial médicales A, B «f C.Vous /'avez dé/a fait.I/îs hommes attachent plus d'importance à la vertu des femmes qu'elles n'en attachent elles-mêmes.Vous pouvez le faire encorei l'afflclar recruteur le plut proche pour l'armie ou à la GARDE des VÉTÉRANS DU CANADA BUREAU CENTRAL DE RECRUTEMENT.1118, CAtf fUnvtr Hall Tél.r HA.OV42 55 Saint-Jérôme, le 26 février 1943 L'AVENIR DU NORD BEETHOVEN Hier, il est arrivé soudain, dans celte salle, ./;var semaine pour chaque personne et seuls peuvent en acheter les détenteurs d’un nouveau lierons spécial.Dans l’Ontario, à partir du 1er avril, la vente de la bière pour consommer chez soi sera soumise à un nouveau permis couvrant les liqueurs.la.bière et le vin.qui remplacera le jtennis actuel de $2.00 et coûtera davantage.Jusqu’à jtré-setit.aucun permis n’était nécessaire ]>our acheter de la bière et du vin.Poux aller aux Etats-Unis Dans le but de faliciter les voyages à travers la frontière, les gouvernements du Canada et des Etats-Unis se sont mis d’accord pour opérer des changements qui exempteront les citoyens canadiens et les sujets britanniques résidant légalement au Canada de la nécessité d’obtenir des passejxtrts pour des visites de pas plus de 20 jours.A la Commission de l'Information M.Norman Mackenzie, président de l’Université dti X’ouvcau-Rnms-wick.vient d’être nommé jirésident de la Commission de l’Information en temps de guerre: il succède à M.Charles Vining.qui a démissionné pour raison de santé.M-Mackenzie reste président de l’Université du Nouveau-Brunswick et continuera de résider à Frédéricton.Lo thé ol le café La Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre a autorisé les restaurants et autres lieux publics où l’on sert à manger, à cesser de servir tout breuvage normalement conquis dans vin rejias ordinaire, ou à faire payer cinq sous pour ce breuvage si le client le demande.Les restaurants qui servaient du thé ou du café sans repas pour moins de dix sous la tasse, peuvent élever le jirix, mais ]>as au-dessus de dix sous.» Le but de ce décret est de compenser les restaurants |>our sertaincs hausses de prix, principalement dans les aliments, les fruits et les légumes frais qui ne sont |ws soumis au plafonnement des jirix.On espère également restreindre l’usage du café et du thé, pour lesquels les coupons de rationnement ne sont :ijias requis dans les endroits publics où l’on sert à manger.I/fton.M.Codbout exhorte les jeunes ruraux à s'inscrire avant le 1er mars Les travailleurs agricoles obtiendront l'exemption du service militaire, mais l’enregistrement est obligatoire Au cours d’une conférence de presse, l’Honorable M.Adélard Godbout, premier ministre et ministre de l’Agriculture, a souligné devant les journalistes, la haute importance pour les fils de cultivateurs et les travailleurs agricoles, des modifications récentes apportées jiar le Gouvernement fédérai aux règlements du service sélectif national.“Les jeunes gens de la campagne", a dit M.Godbout, "qui, soit par suite de délais incontrôlables dans le service postal ou fausse inter-prétatiou des avis d’ajipel au service militaire ou hésitations à se conformer à la lui, ont négligé de sc rapporter aux bureaux des re-gistraires étaient considérés jus qu’à jirésent comme délinquants vis-à-vis la loi de mobilisation.Or, en vertu des nouveaux règlements, ces jeunes gens ne seront nullement inquiétés, jxnirvu qu’ils se cotifor nient a la loi, en s’enregistrant au service sélectif avant le premier mars.On estime que 50,000 jeunes ruraux se sont déjà prévalus des nouvelles dispositions de la loi.Je crois, a dit encore le Premier ministre, que les intéressés apprécieront cette bienveillance du gouvernement à leur endroit, et j’engage fortement toits les retardataires à se présenter à leur bureau du service sélectif durant ce dernier délai qui leur est accordé, afin de s’enregistrer avant le 1er mars prochain.Après cette date la loi sera appliquéè en toute vigueur.Il est bien entendu que tous gardent leurs même droits à faire va-dent leurs mêmes droits à faire vase faire exempter du service militaire, maïs il leur faut se rapporter sans faute.Dans l’esprit des règlements, a expliqué M.Godbout, on admet l’in-dispensabilité de la main-d’œuvre agricole entraînée Les travailleurs agricoles obtiendront non seulement leur exemption mais même si leurs services ne sont pas requis sur la ferme, une fois les travaux saisonniers terminés, ils seront encouragés à accepter de l’emploi temporaire dans les chantiers forestiers, la pêche et les travaux miniers, ce qui ne les privera pas de leur droit d’exemption, en tant que travailleurs agricoles, pourvu qu’ils retournent à l’ouvrage dès le reprise des travaux sur les fermes.Ceux qui par hasard n’ont aucun droit à l’exemption sont assurés d’être traités comme ' ils n’avaient jamais été appelés.Avis Société canadienne de la Croix-Rouge La prochaine campagne de la Croix-Rouge canadienne — du 1er au 16 mars —- aura un objectif national de $10,000.000 et un objectif provincial de $2,250,000 Les présidents de la campagne sont deux éminents hommes d’affaires de Montréal: MM.Paul Vail-lancourt et Vvnne Robinson.MM.C.O.Monat et J.K.Wilson dirigeront la campagne dans les comtés extra-métropolitains.Voici les principaux articles du procliain budjet de la Croix-Rouge canadienne : $5.500,000 pour les colis de vivres destinés aux prisonniers de guerre.$3,000.000 jxiur les fournitures d’hôpital et les articles divers que la Croix-Rouge distribue aux armées canadiennes.$250.000 pour les services de prévoyance et de secours aux sinistrés : hôpitaux et cliniques d’urgence, pansements chirurgicaux, etc.S750.000 pour l’assistance à la Croix-Rouge de certains alliés: Belgique, Chine.Grèce.Pologne.Yougoslavie $400,000 pour les cliniques de donneurs de sang, la jtréjxiration et le transport du sérum sanguin.$00.000 pour allocations aux sociétés d’aide à la flotte de guerre et à la marine marchande, à l’Association ambulancière Saint-Jean.$500.000 jiour les oeuvres humanitaires dans notre province.$350,000 jiour les frais d’administration.$300,000 jiour les frais de la jiu-blicité et de la campagne de souscription Nos compatriotes prisonniers de guerre, nos cojnbattants, des milliers (le malheureux comptent sur la Croix-Rouge.La Croix-Rouge compte sur VOUS ! Le Canadien National et les jardins de guerre Le Canadien National mettra à la disposition de ses enqiloyés nu Canada et aux Etats-Unis les terrains sur l’emprise du réseau afin d’y cultiver des jardins de guerre jtonr leur usage personnel.Une lettre émanant des bureaux du vice-président et directeur de l’exploitation, M.N.B.Walton et invitant tons les enqtloyés de notre grand réseau national à se prévaloir de l’offre faite jiar la compagnie, a été envoyée à tous les vice-présidents et directeurs-généraux des cinq régions dit Canadien National.au Canada et aux Etats-Unis.Les employés qui voudront jiro-liter de l’avantage consenti jiar le réseau d’Etat n’auront j>as de bail à signer.< ht compte toute fois qu’ils prendront toutes les précautions né- AVIS PUBLIC eut, par les présentes, donné que Armand Ethier, Paul Perron, Armand Bélalr, Jean Fillon, René Page et René Drolet, tous cultivateurs, domiciliés dans ta paroisse Saint-Maurice de Bols-Fillon, duns le comté de Terrebonne, s’adresseront à la législature de la province de Québec a sa prochaine session pour lui demander de passer une loi aux lins d'ériger en municipalité scolaire sous le nom de ".Municipalité scolaire de la paroisse Saint-Maurice de Bols-Fillon" la circonscription territoriale comprenant les lots suivants : 1, 2, 3, 4, 5, G, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14.15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 273, 274, 275, 276, 277, 278, 279, 280, 281, 282, 283, 284, 285, 286, 287, 288, 289, 290, 291, 292, 293, 294, 295, 296, 297, 298, 299, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307, 308, 309, 310, 311, 312, 313, 314, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 321, 322, 323, 324, 325, 326, 327, 328, 329, 330, 331, 332, 333, 334, 335, 336, 378, 379, 380, 381, 382, 383, 384, 385, 386, 387, 388, 389, 390, 391, 392, 393, 394, 395, 396, 397, 398, 399, 400, 401, 402.403, 404, 405, 406, 407, 408, 409, 410, 411, 412, 413, 414, 415, 416, 417, 418, 419, 420, 421, 422, 423.424, 425, 426, 427, 428 et 429 du cadastre officiel de la Municipalité scolaire de la paroisse de Sainte-Thérèse de Blainville, dans le comté de Terrebonne, et aussi les lots numéros 1.2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16.17, 18.19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 2G, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 17, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, a C01\ DES pkoiismonmih FORTIER & PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 '*>BeaooooooocMjaaaaoaaaaaaaar3ae^saesartr^rtetrtr!>rsrstfifi^fff-^ffffim^ 69, 70, 71 .72, 73, 7 4, 75 76, 77, 78, 79, 80, 81.et 216 217 218, 219, 220, 221, 222, 223, *>9 « ——-, 225, 226, 227, 228, 229, 230, 231.232, 233, 234, 235, 236, 237, 238, 239.240, 241, 242, 243, 244, 245, 246, 247, 248.249, 250, 251, 252, 253, 254, 255.256, 257, 258, 259, 260, 261, 262, 263, 264, 265, 266, 267, 268, 269, 270, 271, 272, 273, 274.275, 276, 277, 278.279.280, 281, 282, 283, 284, 285, 286, 287.288, 289, 290, 291, 292, 293, 294, 295, 296, 297, 298, 299, 300, 301, 302, 303, 304, 305, 306, 307, 308, 309, 310, 311, 312, 313, 314, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 321, 322, 323, 324, 325, 326, 327, 328, 329, 330, 331, 332, 333, 334, 335, 336, 337, 338, 339, 340, 341, 342, 343.344, 345, 346, 347, 348, 349, 350, 351.352, 353, 354, 355, 356, 357, 358, 359, 360, 361, 362, 363, 364, 365, 366.367, 368, 369, 370, 371, 372, 373, 374, 375.376, 377, 378.379, 380, 381, 382, 383.384.385, 386, 387, 388, 389, 390, 391, 392, 393, 394, 395, 396, 397, 398, 399, 400, 401, 402, 403, 404, 405, 406, 407.408, 409, 410, 411.412.413, 414, 415.416, 417, 418, 419, 420, 421, 422 423, 424, 425, 426.427, 428, 429, 430! 431.432, 433, 434, 435, 436, 437, 438, 439, 440, 441.442, 443, 444, 445, 446, 447, 448, 449, 450, 451, 452, 453, 454, 455, 456, 457, 458, 459, 460, 461, 462, 463, 464, 465, 466, 467, 468, 469, 470, 471, 472, 473.474, 475, 476, 477.478, 479.480, 481, 482, 483, 484, 485, 486.487.488, 489, 490, 491, 492, 493, )CAI LEGAULT U LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L -L LEOAULT, K C ntR.NAND LXOAÜÎ.T.B A .IA.B Tél.60 295 rue Main LACHUTE OU Y LXOAULT, B A.U, B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal oooooooooooooooooooooooooc Paul Larose, L.LJB.AVOCAT 128, rus Blalnrlll* SAINTE-THERESE Téléphona 50 mm.GASTON GŒEAULT AVOCAT oint certains projets de législation.Dimanche, il passait la journée à Montréal, présidant, le soir, avec Madame Perrier.lç concert donné à l'occasion du quinzième anniversaire de ton-dation de l’organisation “Les Disciples de Massenet".Lundi, le ministre était encore à son bureau de Montréal, recevant un grand nombre de visiteurs Le soir, conjointement avec son épouse.il présidait une soiree de charité organisée au bénéfice de l'Hospice Morin et qui avait lieu en l'Ecole Lamennais, dans la paroisse même du député de Terrebonne.St-Edouard.11 prenait le train de nuit pour Québec.Mardi, à Quél>ec.l'honorable Perrier assistait à l'ouverture de la session.Il assistait à une séance de la chambre mardi et mercredi, de même qu'à une séance du Conseil, jeudi, le 25 courant Ainsi qu'on peut le constater, la session présente accroîtra sensiblement la tâche du représentant de Terreltonne qui a à coeur de s’acquitter de son mandat à l'entière satisfaction de ses corn mettants.Chevaliers de Colomb 4ième degré INSTALLATION DE L'ASSEMBLEE Cl'RE LIBELLE A S.-JEROME Une des plus brillantes assemblées tenues à Saint-Jérôme par les Chevaliers de Colomb, eut lieu dimanche.ie 21 février dernier.Le clou de résistance était l’installation de l'Assemblée Curé Labelle.Un très grand nombre de chevaliers avalent répondu à l'invitation et un programme tout particulier, épuisé à diverses heures de la Journée avait été agencé.Le Sire Chevalier Me Fabio Monet procéda à l'instal lation, assisté des Sires Chevaliers A.Côté et E.Gernaey, hauts dignitaires de l'Assemblée.Il y eut discours prononcés par Sire Chevalier Me Fabio Monet, par le Fidèle Navigateur, le Dr Rosaire Lapointe, par le Fidele Aumônier, M.le curé EmJle Dubois, et autres.Nous donnons ici le programme de la Journée.Avant-midi 9.30 h.Ralliement et départ en groupe des salles des Chevaliers de Colomb.142.rue La violette.iO.OO h.Assistance en corps à la messe, à l'église de S.-Jérô me, sermon par l'abbé Paul Contant, principal de l’E cole normale.Après-midi 2.00 h.Cérémonies officielles de l'installation de l'Assemblée Curé Labelle.(Salles du Conseil S.-Jérôme, 142, rue La violette).( a ) Installation de l'Assemblée.i'oi Choix et élections des officiers..une fille est née et baptisée le 21, M.-Simonne-Monique.Parrain et marraine, M.et Mme Emmanuel Chartrand.oncle et tante de l'enfant.CORBEIL — A M.et Mme Dorilas Corbeil i Marie-Louise Perreault), une fille est née et baptisée le 21, M.-Thérèse-Pierrette.Parrain et marraine, M et Mme Edouard Perreault, oncle et tante de l'enfant.TRAVERSY — A M.et Mme Edouard Traversy (Emilia Saint-Jean i, une fille est née le 15 février et baptisée M.-Lise-Nicole le 21.Parrain et marraine.M.et Mme Eu-clide Saint-Jean, oncle et tante de l'enfant.CADIEUX — A M.et Mme Camille Cadieux (Cécile Longpré), une fille est née et baptisée le 21 février.M.-Léonne-Claire.Parrain, Jean-Paul Poirier, cousin de l'enfant, et marraine, Lucienne Long-pré, sa tante, de Saint-Laurent.LABELLE — A M.et Mme Armand Labelle (Eglantine Vaudryi, une fille est née et baptisée le 22 février, M.-Mireilie-Micheline.Parrain et marraine, M.et Mme Joseph Perreault.Prochains mariages Samedi.27 février, en l'église paroissiale.seront bénis les mariages suivants : PROVENCHER—CYR Armand Provencher, fils de M.et Mme Theodore Provencher, de Ville LaSalle, avec Madeleine Cyr, fille de M et Mme Ferdinand Cyr ; à 7 heures.MAILLOUX—PAGE Roger Mailloux, fils de M et Mme Emile Mailloux, avec Cécile Page, fille de \hne Vve Wilfrid Page 7.30 heures.COUSINEAU—BRISSETTE Sergent-major Louis Cousineau, fils de M et Mme Oscar Cousineau, avec Marie-Paule Brissette, fille de M et Mme Jean-Louis Brissette ; à 7 heures 30.PIETTE—DIONNE Denis Piette, fils de M et Mme Donat Piette.avec Yvette Dionne, fille de Mme Vve Joseph Dionne ; a 8.30 heures.PREVOST—COÏTER Capitaine Paul-Emile Prévost, fils du sénateur et de madame Jules-Edouard Prévost, avec Mlle Yvonne-Marie Cotter, fille de M.et Mme Albert-Victor Cotter, de Yonkers, N.Y.; à 10.30 heures.Nouvelle étude légale à Sainte-Agathe Nous sommes Informés que Me Mario Beaudry, & la suite d'un repos au Sanatorium de Salnte-Aga-the-des-Monts, a décidé de Jeter sa tente en permanence dans cette ville du Nord Me Beaudry a fait ses études classiques au Séminaire de Sainte-Thérèse et au Collège Bourget, à Rigaud II est bachelier es-arts ‘summa cum laude” et Maître en Droit de l'Université de Montréal ^ ! Il fut président du Mount-Royal Liberal Associaton et conseiller du tlub de Reforme Durant quelques années, il pratiqua en société avec l'honorable P.-J.-A.Cardin et Jusqu'à ce qu'il s'achemine vers Sainte-Agathe, il était l'associé de l'hono- ] table sénateur Elle Beauregard Autrefois professeur de droit civil et commercial au Collège Bourget, a Rigaud, il est encore rédacteur de la Revue de Jurisprudence de la province de Québec.A monsieur Beaudry, nous souhaitons un radical retour à la santé et plein succès dans le nouveau champ d'action qu'il & choisi.Résultat d’un vote dans Saint-Jérôme Par un vote «le 522 a 49, tenu sous la direction de M.Liguori Pepin, conciliateur du ministère du travail à Montréal, les employés de la Regent Knitting de Saint-Jérôme ont choisi les United Textile Workers of Canada, union affiliée au Congrès des metiers et du travail, pour les représenter auprès de la compagnie.Il s'agissait de savoir si les ouvriers désiraient être représentés par un comité de négociations ou par rUmon précitée.49 ouvriers votèrent en faveur d’un comité de négociations.11 y a eu sept bulletins nuis.Nous avons appris, que les négociations continuent et que des développements -ont attendus sous peu.Au cours d'une réunion tenue sous la présidence de M.Albert Gauthier, président du local de Saint-Jérôme, M René Deniers, organisateur provincial du l'U.T.W., a procédé à l'installation des capitaines des divers services ou départements du moulin, élus pour 1943.Au conseil de Saint-Jérôme Décès Patrick Sheehan, décédé le 23 février, a l’âge de 63 ans.Ses funérailles ont eu lieu.Jeudi, le 25.à 9 heures.Mort accidentelle de M.Roch Cuindon de Sainte-Thérèse M.Roch Guindon, 27 ans, de Ste-Thérèse-de-Blainville, est mort lundi après-midi, à l'hôpital Notre-Dame, des suites «le blessures reçues lors d’un accident survenu au cours de son travail, le lundi 25 janvier dernier, aux grands chantiers "Bouchard", près de Sainte-Thérèse.Le cadavre fut transporté à la morgue de Montréal.I-e coroner du district de Montréal.Me Richard-L.Duckett, a fait enquête mardi.Distribution des carnets de rationnement M.le maire Cherrier qui s'était chargé de cette distribution, s'assura les services d'aides bénévoles, lesquels en un temps record, soit : 2 jours, ont distribué 12,000 carnets dans la ville.Les personnes absentes de leur domicile pourront se présenter à l'hôtel de ville avec leur carnet No 1 pour se procurer le carnet No 2 ISISMA-REX Remarquable soulagement en quelques minutes — L'acidité neutralisée — L'irritation adoucie — Le gare éliminé — L'estomac protégé Pour normaliser plus promptement l'acidité gastrique 2 V* onces .SO 4 onc9s .75 16 onces .1.75 ~ PHARMACIE .OSCAR LANDRY 339* me Saint-Georges — Saint-Jérôme Voisin du marché Téléphones : 558 et 559 Conférence de rhonorable Hector Perrier lundi prochain A I association libérale Mercier I.ors de la dernière réunion du Conseil de Saint-Jérôme, maintes questions importantes furent débattues.La réunion eut lieu sous la présidence de S.H le maire Cherrier Le conseil prit tout d'abord connaissance d'une lettre reçue du ministère de la voirie provinciale avisant le Conseil que ce ministère est anxieux de connaître la décision a laquelle il en est venu relativement au projet de la rue Labelle, vis-à-vis la propriété de Madame Rodrigue Monette.Lors d’une entrevue entre quelques membres du Conseil et les autorités du ministère, il avait été entendu que ce dernier se chargerait du déplacement des bâtisses sises sur le terrain de Dame Monette, la ville, de son côté.cédant a cette dernière une étendue de terrain égale à celle nécessitée par l'elargissement de la rué.En plus, elle assumait le coût de confection du trottoir.Le Conseil reconnaît qu'il est avantageux pour la Viile de profiter de l'offre faite par le gouvernement et décide de s’en prévaloir.Entretien des rues Le president de la Commission de voirie et quelques cchevins sou mettent qu'il serait urgent de ré duire la largeur des bancs de nei ge qui longent les rues.Il est con venu que ce travail sera fait dans les parties de rues où la chose s’im pose en raison de l'étroitesse d l'artère, mais non dans toute la Ion gueur des rues, le budget ne per mettant pas une dépense aussi con sidérable.A la suite d'une autre discussion, le trésorier est autorisé à verser la somme de cinquante dollars au fonds de l’Aide à Russie.La rue Saint-Léandre En vue de prolonger cette ar tère.le Conseil après une étude mu rie.a décidé d’approuver le projet d’acte de cession d'une partie de terrain, sur la rue Saint-Léandre et qui s’étend vers le sud.au sud de l'avenue Demontigny.Ce projet avait été soumis par M I.ucicnt Parent et le maire et le greffier ont été autorisés à signer l’acte nécessaire.pour et au nom de la Ville la ______ de Saint-Jénàme ., T- , • La dernière question discutée fut M.Jos.-A.I- rancoeur, whip en cdle de ,a division r]e ,a Ville en cher min.ster.el et depute .«le Mer- arron(lissements poUr fins electors- » les provinciales.Antérieurement, S cier a l'Assemblée législative sentera et M.Fernan«l Leblanc, pré sident de la Jeunesse libérale de Mercier, remerciera l'honora b I e Hector Perrier, secrétaire de la province et député de Terrebonne, invité et conférencier d'honneur au buffet-sauterie que l'Association libérale Mercier tiendra à la salle Luxor, lundi soir prochain.Jérôme était subdivisée en quinze arrondissements électoraux- On adopta un règlement à l'effet de jior-ter à vingt-six le nombre de ces arrondissements.Les personnes désireuses de prendre part à ce buffet-sauterie sont On compte sur la présence des priées de comniunioucr avec M I : : A Mils YVONNE-MARIE COTTES.IiM« it M.*1 de Mme Albirf-Vktot Cotter, de Yonkers, N.-Y., et le cepila.ne Paul-Emile Prévost, du 3e batailloo.Regiment de Maiionneuee.fil» du sénateur et de Mme )u)c»-Edouird Prévost, de St-|4r6m*, dont le meriage sera célébré le 27 février, en l'église de St-Jérome.IPhotos de BACHRACH, N.-Y , et LAR ,)St ' Mariage Prévost-Cotter Le mariage de Mlle Yvonne-Marie Cotter, fille de M.et de Mme Albert-Victor Cotter, de Yonkers, N.Y., avec le capitaine Paul-Emile Prévost, fils du sénateur et de Mme Jules-Edouard Prévost, de Saint-Jérôme.aura lieu, en l'église de Saint-Jérôme, le samedi 27 février, à dix heures et demie, et non à dix heures comme il avait été décidé précédemment.Terrebonne vient de vivre des heures d’angoisse Le corps du petit Roland Bélisle, qui s’est noyé le 13 février, a été retiré de l'eau lundi dernier “Ne F oublie z pas, nous avons besoin de vous, les chefs de demain” Allocution du brigadier Marcel Noël à la treizième promotion des cadets-officier» au camp de Saint-Jérôme plu- Benoit I.ajeunesse, CH.__________,___ sieurs représentants des différentes Mme E.-S.Prévost,’ présidente du associations libérales tant féminines comité féminin d’organisation.FA.que masculines.2037 WILFRID PRUD'HOMME, pharmacien-gérant ÿsw&ystnwjiw: ’> v: ' > 'a*j.h v:
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