L'Avenir du Nord, 13 août 1943, vendredi 13 août 1943
CHENIER 1897-1943 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1943 QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 33 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) Directeur: HECTOR PERRIER Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABFLLE SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 13 AOUT 1943 La forêt, artisan capital du Québec Dès après l'agriculture, la forêt tient le premier rang sur le plan des revenus de la province.Elle talonne l'industrie du sol pour le montant global des richesses apportées chaque année à notre trésor financier.Ici encore, il est digne de mention que ces deux piliers de notre structure économique, si l'on scrute leur essence profonde, constituent une même exploitation du monde vivant terrestre.Cette identité et cette prédominance indiquent bien formellement la voie que devra suivre notre expansion pour rester logiquement conditionnée à la stubilité de la nature.Notre progrès devra nécessairement se marier au rythme de la terre et notre industrie devra de plus en plus puiser au sol sa raison de vivre.Notre forêt, compensation accordée par la Providence pour les rigueurs de notre climat, assure la subsistance de 65,000 ouvriers.Ce chiffre ne comprend pas les milliers d'agriculteurs entraînés à la mise à profit du lot à bois, ce jeton si heureux sur l'échiquier des carrés de culture.Il n'inclut pas non plus le nombre imposant des ouvriers occupés hors des concessions forestières.Aussi si l'on pose ce chiffre en regard de la main-d'oeuvre disponible dans tout le Québec, on saisit tout de suite l'importance de la forêt comme source de travail.Ce labeur de tant d'ouvriers s'exerce sur une superficie considérable, et conséquemment ne suffit qu'avec peine à assurer un minimum d’exploitation.Jusque aujourd'hui, bien loin d'empiéter sur notre capital-forêt, nous n'en avons pas même utilisé les Intérêts annuels.En effet l’accroissement de nos forêts, sur une base de douze mois, semble atteindre un cubage de 1,400 millions de pieds.Par contre, les coupes pratiquées dans la province entière forment à peine un total de 700 millions de pieds cubes.Aussi pourrions-nous déclarer, à prime abord, que les intérêts de notre forêt ne sont qu'à demi-touchés chaque année, et que notre capital forestier conserve réellement son intégrité.Malheureusement, une exploitation fautive et trop peu sagement équilibrée mine impitoyablement les forêts proches sans même toucher aux forêts éloignées.Ainsi se forge un Instrument de faiblesse pour toute cette industrie des bois: l'orée de nos étendues sylvlcoles remonte pied à pied chaque année vers les hauteurs du Nord, parce qu'on ne donne pas à l'exploitée le temps de se refaire et de se rebâtir.Ce recul progressif de la forêt, en outre de laisser à nu des acres de terrain, et d'apporter à l'exploitation un surcroît d'âpreté, multiplie à l'infini les frais de transport.Il est heureux que s'estompe un renouveau depuis ces derniers temps.La forêt québécoise, comme on peut l'étudier aujourd'hui, avec ses caractéristiques centrées autour de ses essences et de la densité de sa population, peut se scinder en deux parties foncièrement identiques mais divergentes par les buts qu'elles servent.Nos bois se campent en effet en deux clans bien individualisés: les bois de scierie et les bois de pulpe.Les bois de scierie ont connu leur jour de gloire et puisé leur prospérité à même celle de la construction ligneuse.Cependant l'évolution des métiers de la construction, en même temps que l'essor commençant de l'industrie chimique de la pulpe, inclinent sans cesse â l'introduction de nouveaux matériaux.Aussi la richesse vraie et actuelle de la forêt québécoise, comme le prouve un coup-d'oeil jeté sur les statistiques officielles, réside avant tout dans les bois de pulpe.Ceux-ci l'emportent déjà de beaucoup par la masse des pieds cubes annuellement mis à profit.Cette expansion continuelle de l'utilisation de ces bois progresse de pair avec l'expansion de la presse.Depuis le jour où Gutenberg a caractérisé son génie dans la gravure de la pensée sur un fonds durable, la forêt doit se saigner pour l'imprimerie et trouver dans cet assaut à ses forces mêmes un gage de vie intensifiée.Quand on songe que quinze acres d'épinette roulent sur les presses pour chaque édition hebdomadaire d'un grand quotidien, quand on songe en plus à la multiplicité des publications diverses qu'a suscitées le "it pays to advertize" des nations commerciales, on arrive à calculer -avec assez de facilité jusqu'à quel point la forêt nourrit le commerce, alimente la pensée et reste la base de l'enseignement et de l'éducation.Comme le papier étend ses usages en tous les milieux, — partout où règne un minimum de souci pour l'hygiène, — il n’est plus étonnement possible devant le fait avéré que, sur le continent nord-américain, toute âme de population consomme deux cents livres de papier l'an.Cette extension de l'industrie du papier sous toutes ses formes reste l'un des facteurs majeurs de la survivance économique du Québec.Sans cette industrie, notre forêt demeurerait sans valeur, parce que sans exploitation.En effet la superficie actuellement en forêt et susceptible d'un intéressant apport financier, ne saura jamais se plier aux conditions de l'agriculture.On aura beau essayer toutes les techniques possibles et impossibles, concevoir de nouveaux instruments aratoires et faire preuve de la meilleure volonté, on n'arrivera jamais à combattre un destin aussi antique que le monde.Les causes de cette triste échéance remontent en effet aux temps géologiques, au tout début de l'ère quaternaire, alors que l'eau solidifiée des pôles, en des glaciers vastes comme des provinces, descendait péniblement vers le sud en râdant tout sur son passage.Dans leur descente, ces géants de glace ont rasé notre Nord et ont traîné vers les Etats-Unis notre terre arable, en ne laissant de possibilités de culture qu'à quelques bassins de faible proportion ainsi qu'à la célèbre vallée du Saint-Laurent.Les conséquences de cette malheureuse érosion vieille de milliers de millénaires doivent être envisagées avec esprit pratique; puisqu'à peine 4% du Bouclier québécois s'avère susceptible d'une adaptation à l'agriculture, il convient que le demeurant reste à la pratique sylvicole sous peine de constituer à jamais pour la province un fardeau sans valeur.Aussi faudra-t-il à tout prix reboiser les nombreuses plaques de terre pauvre qu'une imprudence jadis justifiable a léguées à l'agriculture, et qui ne peuvent avoir que temporairement un rendement passable.Le reboisement redonnera à ces terres toute la valeur qu'elles auraient dû conserver.Toutefois, cette pratique demeurerait le plus flagrant des illogismes si son fruit était destiné à demeurer sans valeur.Et pourtant, le problème se pose avec ncuité.Nos débouchés ordinaires tendent Insensiblement à se fermer, surtout le débouché américain.On alléguera certes l'éloquence des statistiques et l'on citera à qui mieux mieux les exportations imposantes de pulpe des dernières années.Il faut sans doute convenir que les sept-huitièmes de notre pulpe et les quntre-cinquièmes de notre papier sont encore consacrées à l'exportation.Pourtant, rien n'est changé au problème.L'éclat d'une rose aujourd'hui ne garantit en rien son éclat de demain.Il faut savoir regarder par-dessus la haie.Depuis quelques années, — le fait est déjà une tranche d'histoire, — par un effort louable, les Etats-Unis reboisent sur une haute échelle leurs territoires pauvres.Des milliers d’acres ont aujourd'hui trahi la pratique agricole pour retourner à la pratique sylvicole.Toute cette forêt jeune prendra bien dix ft quinze ans encore avant d'atteindre l'âge adulte.Cependant, voilft tout-de-mêmo une pénible nccroc ft la stabilité future do notre exportation de pulpe.Cependant, tout ne finit pas Ift.Plus encore que le reboisement, l'activité d'un savoir chlmurglstc menace notre exportation.En effet Charles Holmes Herty, — illustre Inconnu en ce pnys, grâce ft des expériences concluantes menées dans un établissement de pulpe du Canadn, a trouvé un procédé pour la transformation des pins du Sud en une pulpe de valeur égale à celle de la nôtre.Cette découverte vouera A l'exploitation les milliers (Ici milles carrés de forêt de pin qui se mouraient de vieillesse dans les Etats du Sud.De plus, si elle n'obstrue pas Instantanément notre débouché de pulpe, — hypothèse inconcevable, elle n'en manquera pas moins de l’atteindre toujours plus vita-lemcnt chaque nnnée.L’ondiguement de ce canal de vente se pratiquera avec une relative lenteur, soit; mais il convient que lentement aussi notre forêt se prépare A subir ce coup direct, sans néanmoins cesser de vivre.Voilft donc en somme où en est notre forêt nu seuil de l'après-guerre.Elle doit, pour rester digne du destin que lui n forgé la nature, s'ngrnn-dir sans cesse pnr un reboisement bien mené.Elle doit, par contre, A cause d'une juste poussée d'indépendance économique chez nos voisins, se voir privée do sa maîtresse voie d’écoulement.De ce conflit fatal, que peut-il advenir?André F.Hiller, homme de paille "Bien qu'inconnue à la plupart, une rivalité mortelle a toujours opposé Goering â Roehm.Chacun escomptait devenir un Jour le maître de l'Allemagne et attendait l'occasion de supprimer son antagoniste.Après le putsch de novembre 1923.Goering, sérieusement blessé, quitta l'Allemagne par avion, et n'obtint la permission de rentrer dans son pays qu'a-près l'amnistie de 1927.Pendant ce temps Roehm fut le chef indiscutable du parti nazi.Il s'entoura de la racaille et des hommes accablés de ses vices, et organisa sa propre armée.Mais Goering le paya de la même monnaie pendant le séjour de Roehm en Amérique pour jeter les bases d'une armée et recueillir des fonds en Bolivie, au Chili et en Argentine où le nazisme avait déjà des adhérents.” "Pourquoi, serait-on porté à demander, Hitler permettait-il qu’on lui passe ainsi par-dessus la tête?N'était-il pas le chef des nazis?La réponse est que Hitler ne fut jamais et n'est pas encore le véritable chef nazi.Il n'eut jamais l'étoffe d’un meneur d'hommes.Hitler métarphosé en chef constitue probablement la plus grande mystification politique de tous les temps.Les rapports que Hitler me rédigeait chaque Jour dans la Reiehswehr étaient scrupuleusement honnêtes mais la forme en était lamentable et les fautes y fourmillaient.Je devais les faire corriger et transcrire avant de les verser au dossier.Son esprit n'était pas plus développé que celui d'un enfant de huit ans.Il n'avait aucune personnalité.Après son renvoi de lu Reiehswehr il devint complètement â la merci des aventuriers de la politique et des prébendiers et tout acabit.Les deux aspirants dictateurs, Goering et Roehm se livraient une lutte acharnée.lis évincèrent même Ludendorff, et finalement Goering gagna la partie à la purge du 30 juin 1934." "Lu voie était alors ouverte à Goering qui ne perdit pas un instant pour consolider son avantage.Toujours sous l'autorité nominale de Hitler, dont on s'était habilement servi pour capter le vote des ouvriers et pour masquer la rivalité de Goering et de Roehm, Goering ordonna la conscription, l’occupation de la Rhénanie, le réarmement total, l'intervention en Espagne pendant la guerre civile, l'invasion de l'Autriche et de la Tchécoslovaquie, puis l'occupation de Dantzig et l'invasion de la Pologne qui déclancha le conflit mondial, et ouvrit la série des rapides victoires allemandes.Et les épithèses d'ogre sanguinaire et de surhomme plurent sur la tête de Hitler.Combien le monde et l'Allemagne elle-même étaient peu renseignés sur Hitler ou avaient vite oublié son passé et son caractère de minus habens! Comme agitateur et exploitateur de passions populaires, Hitler a bien servi le nazisme et ses chefs antagonistes et il leur est encore d'une indispensable utilité.Mais il ne fut jamais qu'un pantin agité par la main invisible de ceux qui se disputaient le pouvoir dans la coulisse.” “Si le peuple allemand était composé d'êtres aussi peu brillants qu'Hitler, il n'aurait jamais rien réalisé de grand.Ce sont les hommes supérieurs qui ont fait servir Hitler à leurs fins qui sont dangereux et qui ont poussé l'Allemagne au pangermanisme par souci des honneurs et esprit de lucre.Quant à Hitler, il n'a jamais pu prendre une décision personnelle.11 n'a certainement écrit une ligne de Mein Kampf.Il a tout au plus apposé sa signature au bas de cette oeuvre qui le dépasse et qui est plutôt celle de Ludendorff, Rosenberg, Haushofer, Streicher, Epp, Eckart et autres théoriciens du national-socialisme, la- plupart décédés ou écartés des cadres du nazisme par l'ambitieux Goering.Hess choisit dans leurs ouvrages les textes les plus accessibles à la masse, coiffa le tout du titre de Mon Combat et l'attribua à Hitler, dont l'esprit n'est pas i plus développé que celui d'un écolier de quatrième année." "Hess est celui des mentors de Hitler qui obtint le plus de succès.I Avant de prononcer chaque discours important, Hitler s'enfermait avec | Hess qui pendant plusieurs jours, grâce à une méthode dont il possède ( seul le secret, entraînait le Führer à la frénésie qui caractérise ses haran-i gués.Avant chaque audience accordée à de grands personnages et à des correspondants étrangers il lui apprenait les réponses à donner.Lors.que par malheur une question imprévue était posée, Hitler se mettait à arpenter son bureau et à lancer des phrases à l'emporte-pièce apprise par t coeur." L'auteur de cette biographie corrobore ce que des témoins ont déjà' : révélé, à savoir qu'il arrive à Hitler de s'enfermer, de refuser de causer I avec son entourage et de se parler à lui-même.Suit ordinairement une crise d'hytérie indigne d'un homme supérieur et même moyen.Pendant ces périodes de transe, on ajourne les discours et les réceptions du Führer."L'Allemagne, poursuit l'ancien officier allemand, compte beaucoup de Fausts, mais son Méphistophélès, c'est Goering qui a réussi, par l'intermédiaire de ses agents, à faire passer Hitler pour un surhomme aux yeux de l'univers.C’est Goering qui a machiné l'incendie du Reichstag et la purge du 30 juin 1934, mais il les a attribués à son homme de paille et on l'a cru.Sa déférence envers Hitler et ses dithyrambes à son endroit ne sont que machiavélisme." "Si le pouvoir réel appartient à Goering, demandera-t-on, pourquoi ne se débarrasse-t-il pas de Hitler et ne prend-il pas sa place?C’est que Hitler est encore un pion important sur l'échiquier de Goering.Si l'Allemagne perd la guerre, il espère avoir encore assez d'habileté et de chance pour en imputer la responsabilité à son pantin et à le supplanter à sa manière.Si d’autre part, la victoire sourit à l’Allemagne, son homme de paille ne lui sera plus d'aucune utilité, et il se chargera de lui obtenir le repos éternel dans la Valhalla." Tel est le résumé d'un article sur des faits dont l’authenticité sera certainement démontrée après la chute de Goering.Quant au fantoche Hitler, il ne peut s'attendre à une déchéance véritable, puisqu'il n'a jamais connu qu'une splendeur factice.W.E.On chuchote que.Le très honorable W.-L Mackenzie King célébrait samedi dernier le vingt-quatrième anniversaire de son élection comme chef du parti libéral.C’est, en effet, le 7 août 1919, que le premier ministre du Canada était appelé à recueillir la succession de sir Wilfrid Laurier, dont il avait toujours été un des plus fidèles disciples.Depuis cette date, il a toujours dirigé le parti libéral et lui a gagné, à maintes reprises, d'ccla-tantes victoires.Il convient de noter qu'aucun chef politique dans tout le Commonwealth britannique n’a été aussi longtemps à la tète d’un parti.De si longs états de service sont tout à l’éloge de !M.King.Il a occupé le poste de premier ministre durant seize années.Il l’occupe encore aujourd'hui, au moment où notre pays livre avec les Nations Unies la plus grande guerre de l'histoire pour la défense de la civilisation et de la liberté.Nous lui souhaitons d’y rester encore longtemps afin de nous mener à la victoire contre les puissances de l’Axe et de réaliser les travnux Immenses que nécessitera la période de l'après-guerre.Il a été à la peine ; il n’est que juste qu’il soit à l’honneur.C’est là le voeu que nous formulons en cet anniversaire.Nous croyons que c’est celui de la grande majorité des Canadiens.Quelques heures seulement se sont écoulées depuis que les populations d'Ontario et de Stanstead se sont choisi de nouveaux représentants.Et déjà Ton perçoit parfaitement les regrets de l’électorat qui déplore n’avoir pas fait confiance à son si fidèle serviteur, le parti libéral.Mais ce sera peut-être là un mal pour un bien.N’est-cc pas qu'on se lasse de vivre sans peine et sans malheur ?C'est le cas de certains comtés.La masse apprendra sous peu qu’elle a connu de délicieux jours, niais il lui faura maintenant attendre que ceux-ci reviennent.?* * Certaines conclusions s’imposent à la suite du scrutin de la semaine dernière, en Ontario.I.a multiplicité des groupes en présence nous permet de croire que le manque d'homogénéité de la masse entraînera son affaiblissement.Le parti libéral a toujours représente la force ; le verdict du quatre fait voir que le peuple est las d’être sagement représenté.Il veut connaître les durs temps qu’il a connus de 1930 à 1935 et de 1936 à 1939.Puis ensuite, de nouveau il fera confiance à, son fidèle intendant.* * * Le colonel Drew, chef des forces conservatrices devra former un cabinet Ce groupe pourra-t-il se CHANTS LAVRENT1ENS Urne gayvuro Mon oncle Joseph Laurence était un conteur inimitable.Aussi à la veillée, il y a déjà de cela vingt ans.quand une lune hardie visitait le jardin du curé de Saint-Jean-de-Matha, en Joliette.pour tisser des brassières d'or sur les pommes mûres, piquer un rayon espiègle, en tire-bouchon, dans une rose ouverte.laisser courir une encre plus rouge sur les belles cerises de France amollies, réveiller un chardonneret amoureusement collé près de sa compagne, je courais à la mansarde écrasée à mi-côté, entre les nuages et les labours, pour entendre mon oncle relater ses souvenirs, en compagnie des jeunes et des vieux du village.Un bon soir j'arrive, j'accepte un verre de vin de blé puis je demande au vieillard: — “Mon oncle, racontez-nous donc votre première messe à Montréal ?.Le cher aïeul asseoit Juliette sur ses genoux, —- les cinq ans de sa petite-fille autorisant cette liberté — la laisse lui tirer une barbe couleur de broche à foin rouillée.avec un "pinceau" qui monte et redescend à chaque mâchée de chique et attend que l'enfant lui marmotte: — "Pépére fais risette à Ju-Ju .Le nonagénaire sourit.Ses grands yeux bleus s'illuminent prenant la couleur d'un vitrail d’église sous les derniers feux du crépuscule, et la voix chaude du conteur relate: — "C'était en mille-buit-cent quatre-vingt.J'étais allé vend’e des gorets a marché Nons'cours pis j'dé-cide de jouer un tour à ma vieille et j'décide de coucher en ville.J'avais jamais vu ça, un sam'di souaire sus la Catherine.J’vous dis les jeunes, que c'était ben beau leu magasins.éclairés avec des grosses lampes à l’huile.Les crinolines pour vendre, y s'bombaient pareilles comme des ventres de députés.Pis les tuyaux de castor, les redingotes, y jetaient leu' beau satin, leu' soie partout.Mais moé j'me disais: “J'aime encore ben mieux mon surtout cfêtaffe du pays".Queques jeunes filles y m'faisaient ben une oeillade, icitte et là.mais j'passais à travers ben correct, sus Trespect que j'vous dois .Ben fatigué et pour pas faire de fredaines j'prend ane chambre sus la rue Saint-Paul.Ca m'coûte dix sous et l’ragoût d’pattes de cochon compris le lendemain matin.J'dors comme ane bûche, pis v’ià t’y pas que les cloches commencent à chanter.Que c'était beau, mes enfants Y avait pas ni l'train des atos.ni l’train des radios.J'me lève, j'me lave avec une belle serviette de lin pis j'cours à la sainte messe à Parouèsse de la Place d'Armes.J'vous dis que j’me tenais drette! Dame, ma première messe en ville.V'ià t’y pas qu'un curé monte dans ane espèce de lucarne.Y parle, parle, que j'en comprend rien.Après ça deux autres curés, avec des vrais surplis en dentelle, passent dans les allées avec des grandes écuelles de bois.Pis tout /’monde commence à gager.Ane cenne, cinq cennes.Y en a qui mettent un écu.d'autres ane piasse.A côté de moé un vieux qui devait être ben riche jette un beau cinq piasses.Le ceusse d'en arrière de lui le voit faire; y le rlance et donne deux cinques —’’ Je ne puis m'empêcher de sourire devant celle belle naïveté, destinée à égayer une jeunesse encore plus naïve.Le vieillard après s'être royalement nettoyé une narine poilue, continue de plus belle: — “Les deux prêtres y s’en r'tour-nent dans le devant de l'église, la naf qu'on appelle Ça, pis vident tou-en v'Iours rouge.tes les gajûres.dans un beau sac Paul Grignon, un espiègle gamin de dix ans, demande: — "Avez-vous gagné, pépére f".Mon oncle Joseph attend une grosse minute avant de répondre puis déclare à voix presque basse: — "C’est l’curê qui emporta T pote .” Quand, plus tard, je retournai seul par l’allée déserte, longeant le cimetière.j'enviai presque les vieux morts.Eux.sous une nuit alourdie d'étoiles, ils avaient enfin le grand repos du silence de la campagne, dans une terre riche, jetant aux caresses d’une brise attiédie d’août, ses millions de tiges de bourgeons.de violettes et d'églantines.Adolphe N A NTEL maintenir au pouvoir sans l’aide des C.C.F.?L’avenir le dira.Toutefois, nous devons comprendre que la division et les batailles Intestines n’engendrent nulle force.L’entente, — nous l’avons déjà dit, — est un générateur de succès.Mais pour faire apprécier les actes posés par un groupe, il faut que la masse connaisse des heures sombres.GERBE DE LOIS PROGRESSIVES ni-ani PROVIMC Loi de la fréquentation scolaire obligatoire Le chapitre treizième du Statut de 1943 est une des plus grandes lois, non seulement du Parlement actuel mais des vlngt-et-une Législatures que la province de Québec a vu défiler en 76 ans, dans le vieux Palais législatif du Parc Montmorency où la Confédération fut définitivement établie, et dans le grand hôtel du gouvernement actuel sur la colline.C’est la loi de la fréquentation scolaire obligatoire.Elle a pour auteur l’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, qui en a reporté la large part du mérite sur son chef, l’honorable Adélard Godbout.Elle est inscrite en lettres d'or dans nos statuts.C'est une loi populaire par excellence elle a attiré à notre province et au gouvernement Godbout des compliments de l’Amérique tout entière.Cette loi est le résultat de l’heureuse collaboration de l'Eglise et l'Etat dans la province de Québec.Il y a des années que le peuple l’attendait d’un clergé éclairé et d’un gouvernement généreux.Car c’était une loi pour le peuple.Elle ne pouvait venir que du Conseil de l’Instruction publique, présidé par le Surintendant de l’Instruction publique (qui est présentement Monsieur Victor Doré, un grand éducateur i.et composé de Nos Seigneurs les Archevêques et Evêques et d’un nombre égal de laïques.Il y a plus d’un an, le Conseil de l’Instruction publique avait, sur la recommandation de Son Eminence le cardinal Villeneuve, fait une enquête sur la fréquentation scolaire dans notre province afin de vérifier l’exactitude des rapports des inspecteurs d'écoles, hommes droits, au-dessus de tout soupçon mais qui ne demandaient pas mieux qu'une confirmation de leurs constatations.L’enquête terminée, le Conseil de l'Instruction publique recommande au gouvernement Godbout l'institution de la fréquentation scolaire obligatoire.Le premier ministre et le secrétaire de la province reçoivent la recommandation avec une profonde émotion.Ils en font part au Conseil des ministres.La loi sera préparée et présentée au Parlement.En présentant sa loi à la Chambre, l'honorable Monsieur Perrier les communiqua à ses collègues.Ce fut une révélation.Il y a 571,840 enfants de 6 â 14 ans dans la province de Québec.De ce nombre, 439,930 fréquentent l’école.H y a donc un grand nombre d’enfants qui ne vont pas à l'école.La Chambre fut profondément impressionnée.La loi fut votée non seulement par les partisans du gouvernement mais deux députés de l’opposition s’abstinrent de voter et deux autres (dont l'unique député du Bloc populaire» se rallièrent aux ministériels.La fréquentation scolaire ne sera pas seulement obligatoire, elle sera gratuite.Les parents de ces enfants de 6 à 14 ans payaient en rétributions scolaires $700,000.par année.Ils ne paieront plus.Les commissions scolaires, qui ne pourront supporter la perte de ces revenus, seront aidées par le gouvernement.La loi ne touche pas au droit primordial des pères de familles qui choisiront eux-mêmes l'école de leurs enfants.La loi maintient intégralement les organisations scolaires actuelles.La collaboration du clergé, qui a fait merveille pour assurer au peuple canadlen-français une formation intellectuelle et morale, ne demeure pas seulement ; le gouvernement la sollicite.Le gouvernement bâtira de nouvelles écoles, si la chose est nécessaire, ou les écoles seront centralisées.Le gouvernement assurera des vêtements aux enfants pauvres pour les envoyer à l'école.le gouvernement aidera les commissions scolaires à organiser le transport des enfants à l’école.Le gouvernement ne s’arrêtera pas là.Après l'école gratuite, nous aurons la gratuité des livres.et l’uniformité des manuels.Avant l’uniformité des manuels, il faudra en faire un choix.Or, le Conseil de l'Instruction publique a nommé un comité des meilleurs pédagogues de la province qui prépare de nouveaux programmes d'études, en les dégonflant, et qui instituera un concours pour choisir les meilleurs manuels.Que Ton remarque dans tout cela comme la collaboration est parfaite entre l'Eglise et l’Etat, entre le Conseil de l’Instruction publique et le gouvernement.C'est à cette collaboration que nous devons la loi de la fréquentation scolaire obligatoire, que Ton a surnommée une législation historique.Au cours de la session, l’honorable Adélard Godbout, l’honorable Damien Bouchard, l'honorable Hector Perrier ont rendu successivement hommage aux Archevêques et Evêques de la province et à tout le Conseil de l’Instruction publique pour leur généreuse coopération.Le premier ministre, en plusieurs occasions, a dit ce qui avait décidé son gouvernement à faire ce grand pas en avant dans le domaine de l'Instruction publique : "Nous voulons, a dit l’honorable Monsieur Godbout, “que l’éducation soit l'apanage de tous les jeunes gens de notre province au lieu d’être réservée exclusivement aux fils de familles fortunées".De son côté, l'honorable Monsieur Bouchard, qui voyait avec satisfaction l’adoption de cette mesure, déclare ; "Les noms des députés qui ont voté cette loi resteront attachés à l'histoire parce qu’elle va constituer un les points tournants du progrès de notre peuple.Cet honneur, ils le devront à l’esprit de progrès, à l'arnour et au courage sans défaillance du patriote distingué qui est notre chef et a décidé de servir sa province d'alKjrd, ensuite et toujours, l’honorable Adélard Godbout”.Loi augmentant la pension des Instituteurs Le quatorzième chapitre du Statut de 1943 est une autre loi de The norable Hector Perrier, secrétaire de la province, et modifie la loi de 'Instruction publique.Après avoir fourni aux parents de 83,000 enfants les moyens de leur pro'urer de l’instruction, le gouvernement devait penser aux instituteurs et • ux institutrices, chargés d’une nouvelle tâche.Tel est le but de cette loi qui augmente les pensions des instituteurs et d ;s Institutrices.Encore une loi généreuse.Le maximum de la pension des instituteurs était de $1,500.depuis 1940.Avant cela, il n’était que de $1,200.La loi nouvelle base la pension sur le nombre d’années de services les mieux rémunérées.Si un instituteur gagne $3,000 par an, il pourra obtenir une pension égale à 70 pour cent de son traitement, $2,100.s’il a le nombre d’années requises.Quant aux institutrices, le minimum de leur pension qui est de $200.à $275.sera désormais de $240.à $300.L’âge de retraite de l’instituteur sera de 60 ans et pour l’Institutrice, 56 ans.Pour obtenir sa pension, il suffit d’avoir vingt ans de services.L’honorable Monsieur Perrier a dit que les dispositions de la loi dépassaient les demandes faites par les instituteurs et les Institutrices.Il n’y a donc pas d’hésitation à dire que le gouvernement Godbout a été vraiment généreux, encore une fols. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 13 août 1943 LA CLINIQUE DES RUMEURS (Contribution de la Colonne Canadienne) ENVISAGEONS LES FAITS Le moment est venu d’envisager les faits et de chercher des solutions à nos problèmes économiques et sociaux.Si nous voulons que notre population soit relativement heureuse et satisfaite, il faut que chaque individu soit raisonnablement rétribué pour son travail et ses efforts.C’est là une condition essentielle qu’aucune organisation politique ne peut ignorer.Pour la bonne administra-d’un pays, le gouvernement doit remplir plusieurs importantes fonctions comme par exemple j le maintien de l’ordre, la protection des libertés des citoyens et la surveillance des services essentiels, mais le progrès d'une nation dépend dans une très large mesure du travail constructif et de l’idéal patriotique de l’individu.Si nous désirons sincèrement faire notre part pour aider la cause commune, nous devons d’abord nous renseigner à fond sur les faits et ne pas nous contenter de discuter à tort et à travers les questions importan- j tes de l’heure et d’exposer à la j légère nos vues sur le capital.! le travail, la démocratie ou autre sujet du même genre.Les problèmes que créent l’emploi de la main-d'œuvre, la sécurité sociale et les loisirs ne peuvent être résolus que par les efforts du capital et du travail et le désir siincère de tous les intéressés d’aplanir les dif- J Acuités qui peuvent nuire à une parfaite compréhension.Pour arriver à obtenir des résultats réels et réaliser des progrès dans ce domaine, il im- ! porte d'abord de bien connaître les faits concernant les problè- j mes à solutionner.Et ce n’est ' pas là la tâche de quelques-uns seulement, mais bien le devoir de chaque citoyen.Nous vivons aujourd’hui à une époque où l’individu doit savoir assumer ses responsabilités et faire toute sa part pour le bien-être de la collectivité.Nous nous sommes efforcé: dans cette chronique hebdomadaire, dont la publication a été i commencée il y a un peu plus d’un an, de développer chez nos gens un sens plus averti de la réalité et un esprit de patriotisme plus éclairé en détruisant les rumeurs défaitistes qu’un ennemi ingénieux ne cesse de lan-j cer pour nuire à notre effort de guerre.Nous croyons avoir obtenu, par la présentation des faits véritables, des résultats qui justifient la continuation de ce travail d’information.C'est un excellent moyen de créer une opinion publique intelligente, tout en paralysant les efforts de propagandistes nazis qui s’acharnent à notre perte.Voici encore quelques-unes de ces rumeurs qui nous ont été signalées récemment.Nous vous engageons à prendre connaissance des faits avant d’y ajouter foi.Une rumeur “Le gouvernement n’exerce aucun contrôle sur les frais de déplacement des hauts foncti- j onnaires “à un dollar par année”, ou autres, occupant des situations de guerre.” La vérité Les frais de déplacement des hauts fonctionnaires du gouver-, nement ont toujours été vérifiés avec soin par des employés du Trésor, même ceux des ministres et sous-ministres.Toutefois, vu l’augmentation formidable des personnels et les activités de guerre de plus en plus nombreuses, le Trésor s'est vu dans l'obligation d’adopter des mesures de précaution additionnelles pour la vérification et le contrôle des comptes de dépenses.Voici, par exemple, quelques-unes des précautions qui sont prises pour éviter les abus : 1.Les comptes de dépenses doivent être soumis par le département à un officier du Trésor.2.Le compte doit être vérifié par ce fonctionnaire et approuvé quant aux points suivants : (A) exactitude arithmétique (B) pièces justificatives (C) conforme aux règlements qui régissent les comptes de dépenses.3.(a) Ajustement du compte, si nécessaire, par le département, ou (b) Préparation et présentation par le département d’un mémoire expliquant les item non autorisés.4.Soumission au Trésor de la recommandation de paiement en même temps que le compte lui-même, tel que vérifié par le fonctionnaire du Trésor.Une rumeur “Le personnel du Service Sélectif National est de religion catholique romaine dans la proportion de quatre-vingt pour cent".La vérité Voici les statistiques qui nous ont été fournies par le Service Sélectif sous ce rapport : Employés protestants 61% Employés catholiques 37% Autre.2% Une rumeur "Si une personne qui sollicite un emploi fait endosser sa demande par un prêtre catholique, elle obtient un traitement de préférence du Service Sélectif National.” La vérité Le directeur du Service Sélectif déclare ce qui suit : “Cette rumeur est fausse et jamais nous n’avons eu connaissance que préférence ait été accordée à quelqu’un dans ces conditions.Si l’on peut nous prouver que de tels abus ont déjà été commis, nous nous empresserons de censurer ceux de nos employés qui s'en sont rendus coupables.” Une rumeur “Malgré que le gouvernement fédéral compte 100,000 employés, qu'il paye naturellement a même les fonds publics, la contribution de ces gens à l’effort de guerre par l’achat d'obligations et de certificats est loin d'être aussi considérable qu’elle pourrait l'être.Pourquoi ces employés, qui ont des situations de tout repos, ne font-ils pas toute leur part".La vérité C’est là le genre de rumeur qui plait le plus à l’ennemi, car bien qu’elle ne repose sur aucun fondement, elle semble croître et se répandre comme une plante de serre chaude, nourrie par l’ignorance et le préjugé.Elle est particulièrement néfaste parce qu’elle est généralement tout le contraire de la vérité.Il est évident que de telles calomnies ont pour but de déprécier le patriotisme des employés du gouvernement et de nuire à l'effort de guerre en décourageant le travail efficace de loyaux citoyens.La déclaration suivante du contrôleur du Trésor devrait suffire pour remettre les choses au point : “Nous faisons à nos bureaux toutes les déductions des chèques de salaires des employés du gouvernement pour le paiement des obligations et des certificats de guerre.Ces déductions varient en importance de quelques sous par semaine, pour les employés touchant de petits salaires, à des montants plus substantiels retenus sur les salaires des fonctionnaires supérieurs.Il n’est pas exagéré de dire que les déductions mensuelles affectent au moins quatre-vingt dix pour cent des chèques de salaires.Parlant il y a quelque temps devant le Comité des comptes publics, M.Watson Sellar, vérificateur général du Canada a déclaré que le nombre des employés actuellement sur les listes de paie du gouvernement dépasse 100,000 et que la plupart souscrivent aux emprunts de la victoire.M.Sellar, qui a rempli les fonctions de co-ordinateur général du service civil dans les récentes campagnes des emprunts de la victoire, a dit que lors du quatrième emprunt les employés du gouvernement, au nombre d’un peu plus de 100,000 avaient souscrit une somme globale de neuf millions de dollars, soit une moyenne de §90.00 chacun.Ce résultat est remarquable surtout si l’on considère que des milliers de ces employés n’ont pas encore fini de payer les obligations et certificats achetés avant le dernier emprunt.Une rumeur “Tout le monde sait que les membres du Corps d’Aviation du Canada sont bien habillés et c'est juste qu’il en soit ainsi, mais leurs uniformes, au lieu d’être réparés lorsqu’ils sont un peu usés, comme cela se fait dans l'armée, sont tout simplement mis au rancart.” La vérité Le commandant d'escadre I.-C.Comblât, directeur adjoint des fournitures et de l'administration pour le C.A.R.C., déclare à ce propos : “Nos unités n’ont pas la permission de disposer de leurs vêtements à leur gré, quel qu’en soit l’état.Nous avons à nos dépôts des tailleurs d’expérience qui sont chargés de faire l’exarnen de tous les vêtements afin d'éviter tout gaspillage possible.Les uniformes qui ne sont pas trop usés sont réparés et remis en magasin pour être utilisés de nouveau, tandis que ceux qui sont jugés inutilisables par nos aviateurs sont livrés à d'autres services, comme par exemple au ministère des Mines et Ressources naturelles, qui peuvent encore en tirer quelque parti, ou bien ils sont mis au rancart.” —Déclaration faite devant le Comité des cemptes publics, le 1er juillet, 1913.Eciisites L’esprit des femmes Rien n'est plus dangereux qu'un bon conseil accompagné d'un mauvais exemple.Mme De Sable.• • • Ne perdez pas, mon frère, l'espérance de vous avancer dans la vie spirituelle.Imitation.• • • Ce n’est ni le génie, ni la gloire, ni l’amour qui mesure l’élévation de l’âme, c’est la bonté.Lacordaire.Le pain bénii À I’occasiou dune distribution solennelle de pain bénit, à la Chapelle Saint-Albert du Lac Connelly, dimanche le 15 août, à 9 heures a.m.pour célébrer le 5ièmc anniversaire de cette chapelle, nous nous permettons de donner ici, quelques mots d'explication, pour servir à l'édification des fidèles.“UNUM CORPUS.MULTI SU MU S, OMNES QUI DE UNO PANE PARTICIPAMES Xeus sommes nombreux l'XUM CORPUS Mi On appelle, pain bénit’*, un pain levain.non consacré, mais simplement bénit.à la messe paroissiale, pour être distribue aux fidèles en^ signe de communion fraternelle.St-Gregoirc de .\j-siancc en parle ainsi, “les pains bénits, sont de gro$ pains à la pâte blanche, on des petits pains blancs.MARQL ES IVUNE CROIX, qu’il avait coutume de bénir à sa messe solennelle, pontificale, il nous rappelle que c’est un de ces pains bénit qui rendit miraculeusement /j tiV J su mère.En réalité, le pain bénit est un des plus beaux sacramentaux Heureux ceux qui ont le bonheur de l'apprécier, ils en retirent certainement les plus excellents fruits et pour le corps et pour lame ! .Voyons combien le pain bénit est recommandable : 1- dans sa nature, et II-dans >es effets, ensuite nous verrons III- dans quelles dispositions il taut enta ire usage.I î- Le pain bénit a d’abord pour lui l’honneur d’UNE TRES HALTE A N T l Q U I T E .Aux beaux jour* de l’Eglise naissante, telles étaient la piete et la ferveur des chrétiens, qu’ils n’assistaient jamais à la messe, sans recevoir la Sainte Communion.Mais à mesure que le nombre des fidèles augmenta, le zèle se refroidit, les moeurs se relâchèrent ; on ne se trouva plus en état de participer aussi fréquemment à l’adorable Eucharistie : et ce fut pour conserver la mémoire de l’ancienne communion qui était pour tous, que l'Eglise établit qu'on bénirait le pain ordinaire, pour etre distribué a tous ceux qui n’auraient pas communié.Ainsi, on trouve l’usage du pain bénit des les temps les plus anciens.2- Le BL*T que l’Eglise s’est proposé en l'instituant est très noble et très elevê : 1) en mémoire de l’Eucharistie.2) en si ;*ic de communion entre tous les fidèles.Oui — union la plus cordiale entre tous, communion d’esprit et de coeur.Mes Frères, quelle belle prédication pour nous ' lorsqu’il nous est présenté ! Par là-même [qu’il est distribue indistinctement à tous les fidèles, quels que soient leur rang leur emploi, leur fortune, il est facile de voir que tous les chrétiens ne forment qu'une famille de frères, que nul n’a le droit de s'élever au-dessus des autres, ni de mépriser qui que ce soit.Ecoutons le grand orateur Bossuet : “Humiliez-v us donc esprits superbes, abaissez ces fiertés, ces hauteurs que vous témoignez à l'égard de ceux qui sont au-dessous de vous selon le monde.Rejetez ces tons durs et impérieux que vous affectez, votre petit morceau de "pain bénit” est semblable à celui qui est donné au dernier des hdèle> Et vous coeurs durs et avares.critiqueurs jamais content de rien, trouvant toujours à redire de tout, apprenez a être pleins de douceur, de compassion et de charité, comment avoir des maniérés dédaigneuses et une âme insensible aux misères de ceux qui mangent avec vous, et un même heu.le même pain.L’Eglise est donc la meilleure école de la véritable égalité, de la véritable fraternité ; dans ses rites et ses cérémonies, tout respire, tout prêche l’U-XION.la PAIX, la CONCORDE, la CHARITE ! Le pain bénit est tellement le signe sensible de l’union, que les évêques s'envoyaient, en signe de fraternité et d’unité dans la foi et la charité, le pain bénit.3- Le RITE de sa bénédiction, est très EXPRESSIF et très EDIFIANT, cette bénédiction a lieu ordinairement au moment de l'offertoire, la personne qui offre le pain, l'apporte au pied de l'autel ; elle tient à la main droite un cierge allumé, symbole de foi et de charité.Le prêtre, revêtu des ornements sacrés, fait le signe de croix sur lui-même en invoquant “le secours de celui qui a tait le ciel et la terre,” et il prononce la formule bénissante.“Seigneur J.C.” dit-il.“pain des anges, pain vivant de l’éternelle vie, daignez bénir ce pain, comme vous avez béni les cinq pains à la multiplication des pain*?, afin que tous ceux qui en goûteront reçoivent la santé du corps et de l’âme etc’’, aux mots ."daignez bénir”, le prêtre fait le signe de la croix sur les pains, parce qu’aucune créature ne peut être sanctifiée qu’au nom de Jésus et par les mérites de sa mort : puis il l'asperge d'eau bénite, le grand, le puissant.l’efficace sacramental, après quoi, la personne ' t,oussins et poulettes \ exigent benueoup de place L’entassement des volailles dans les poulaillers est un gros problème, lourd de conséquences, et qui s’aggrave toujours à mesure que la population avicole augmente.On sait généralement ce qui arrive aux poussins qui s'entassent dans un coin ; ils meurent par suffocation.Il en est de même pour les poulettes qui manquent de place et de juchoirs.Elles ne meurent pas toujours, mais celles qui sont au centre du tas un jour et en dehors le lendemain s’affaiblissent, s’anémient et sont une proie facile pour toutes les maladies.Les poulettes élevées dans ces conditions d’entassement pondent peu et meurent beaucoup l'hiver suivant.Un poulailler qui était assez grand pour loger de 300 à 400 poussins ne l’est plus assez pour le même nombre d’oiseaux à demi développés.Le hangar-abri est un logement idéal.On laisse aussi plus de place aux poulettes en vendant les cochets de bonne heure, arrangez-vous dès maintenant pour avoir un plus grand nombre de bonnes poules en 1944.Abatteurs de porcs mis à l'amende Trouvé coupable en cour de police de Hull le 22 juillet 1943, d’avoir abattu plus de porcs que sa licence ne permettait.Eugène Blsson a été condamné a une amende de $105.Deux cas semblables ont eu lieu dernièrement à Montréal — Aurèle Rondeau, de Sainte-Brigitte, comté d’Iberville, et François Côté, de la Présentation, comté de Saint-Hyacinthe, ont été condamnés à $150 d'amende chacun.Ces agissements eonslstalent en une Infraction aux règlements de l’Office de viandes qui restreignent le nombre des porcs qui peuvent être abattus sous licence.et nous ne faisons qu'un même corf’s LTI SUMES, OMXES QUI DE UXO qui tait l'offrande, bai^c l'instrument de de paix où est tracce la croix, et l’officiant lui fait à elle et à toute l’assistance, le plus beau souhait qu’on puisse exprimer : "Que la paix soit avec vous 1” la paix avec vous-mêmes, la paix avec Dieu, la paix avec tous les membres de l’Eglise ! Le fain ainsi sanctifié, n'est plus mm pain ordinaire, et bien qu’on ne doive pas la confondre avec l’Eucharistie, dont il n'est que le symbole, il a cependant un caractère de sainteté c\.d’efficacité qui lui est communiqué par la bénédiction du prêtre.II LES EFFETS du pain bénit, nous sont clairement marqués dans la formule de benediction : Dans l’intention de l’Eglise, le "pain bénit est destiné à nous procurer la santé du corps et de l'âme.1- D'abord la santé corporelle, et c’est bien la une des grâces les plus précieuses que Dieu puisse nous taire, a) Avec elle, nous avons l’énergie, l’entrain, un certain bonheur intime qui nous rend très aptes à remplir les devoirs de notre état, b) avec elle, les difficultés ne nous découragent pas, les etïorts ne nous coûtent rien, nous marchons vaillamment de lavant .c) avec elle, la vie.loin de nous être à charge, nous sourit et nous encourage au bien ; nous ne connaissons {vas la !a»situde.les tentations de l'inertie.les périls du désoeuvrement.Or le pain bénit a etc institue par l’Eglise comme un moyen efficace de nous procurer cette désirable santé, a) Il peut nous quérir dans les limites fixées par la Providence, de nos maux corporels, b) Il nous Prémunit contre les accidents — de noyades — d auto — tonnerre etc.c) Il éloigné de momj les dangers, et nous met en garde contre les entreprises malignes du démon pour nous accabler d'infirmités.2- Le pain bénit a aussi la vertu de procurer la santé de l'âme, il contribue a lui donner : PAIX — JOIE INTIME — FORCE — COURAGE pour l'action -cela d’abord cm éclairant notre esprit des plus belles lumières, et en remplissant nos coeurs des plus nobles sentiments au moyen des souvenirs qu'il évoque.Il nous rappelle le pain qu’Elie reçut du ciel — les pains de propositions que David.fuyant la colère de Saul, fut heureux de recevoir d’Abimelcch - Il nous rappelle le prodige de la multiplication des cinq pains par N.S.— Il nous rappelle les A-OAPES de la primitive Eglise : ces festins de charité que les premiers chrétiens faisaient en signe de leur union etc etc.Combien de fois Dieu a témoigné par les faits les plus consolants cette efficacité du pain bénit ! Il y en a certainement parmi ceux qui liront ses lignes, qui en ont été ou les heureux bénéficiaires, ou les témoins ?III , Mais il est temps d’arriver au point plus particulièrement pratique de cet entretien.Dans quelles DISPOSITIONS devons-nous user du pain bénit ?Nous le dirons en quatre mots.Avec respect d'abord, ce pain est maintenant bénit.Avec humilité, en réalité ce pain est le supplément, le remplaçant de la sainte Communion, pourquoi ?.Avec confiance puisqu’il a tant de pouvoir et sur les corps et sur les âmes.Enfin avec charité, amour pour Dieu si bon pour nous, charité pour les hommes.nos frères.CONCLUCIOX.Tel est le beau sacramental du pain bénit.Nous en avons expliqué l’origine vénérable.le but excellent.les rites significatifs, les effets précieux, et les dispositions qu’il ’ convient d’apporter pour en profiter spi- i rituellement et même corporellement.Remercions donc le Seigneur de ce beau présent qu’il nous a fait par son Eglise, et qu'il offrira en ce dimanche de la glorieuse Assomption de sa Sainte Mère Marie (15 août) à tous les assistants à La messe à St-Albert du Lac Connelly.Apprécions-le comme il le mérite, ce bienfait signalé de sa miséricorde divine.Ne soyons pas de ceux qui le regardent comme un objet sans portée, une cérémonie sans efficacité.Au contraire, usons du pain bénit avec un religieux empressement.C’est une des manifestations les plus touchantes et les plus expressives de la vraie fraternité, c’est une des belles vieilles coutumes du Canada français.I ne nouvelle rue à Montréal Depuis l’ouverture de la Gare Centrale à Montréal, la métropole se trouve dotée d’une nouvelle rue qui ne ressemble pas aux autres en ceci que les bureaux et magasins, au lieu d’ètre en bordure de la rue, .se trouvent en dessous.Elle se nomme la rue “Est” et a été construite par le Canadien National.Elle mesure 11,158.5 pieds de long, 71 pieds 10 pouces de large et sa chaussée seule mesure 54 pieds.Elle est pavée en asphalte, très bien éclairée et s’ur toute sa longueur l’œil n’y découvre qu’une porte qui conduit au grand hall de la nouvelle gare.Sous cette rue règne une grande activité.On y trouve un garage, un corridor conduisant au grand hall de la gare, la salle de la Légion Canadienne, la salle d’attente des dames, une partie de la salle d’attente publique, les bureaux de l’immigration, de la colonisation, de la police du chemin de fer, le salon des barbiers etc., et en tous ces endroits, des centaines de personnes, travaillent sans s'apercevoir du trafic au-dessus de leur tête.Les chiffres les plus récents compilés par le Canadien National démontrent que 12,248 employés de la Compagnie sont enrôlés dans l’armée, la marine et l’aviation.Pensées ‘‘Je n'ai jamais regretté le temps que J’ai donné aux autres.” Diderot.L’insensé élève la voix en riant, tandis que le sage He contente de sourire en silence.La sainte Ecriture.M.e déclin de l'im pressionism e Maître des nuages, Debussy, fiance le rêve à l’illusion tout en ajustant sa passion transfigurée au dessin plus strict d’un calme songe.Rappelons-nous les "Ariettes Oubliées", où l’auteur mêlé à Verlaine, se trouve d’abord et transpose une première fols ses sentiments intimes en lyrisme.Mais déjà Debussy appartient au passé! On a voulu réagir contre cette musique trop riche harmonieusement et qui fait une trop large part aux sonorités fluides et vaporeuses.Réaction surprenante?Non, car l’évolution de la musique trouve ici, somme souvent, une de ses conditions déterminantes dans les (luxations antécédentes des autres arts.En peinture, par exemple, depuis longtemps l’impresstonisme est délaissé.C’est le régne du cubisme, du surréalisme.Au flou, à l’imprécis, se substitue la rigueur inflexible des tonnes géométriques.Lit encore, l’excès fut monstrueux.Mais, après le feu ardent des premiers révolutionnaires.le sens de la réforme se dégagea et l’on revint à une nature plus solide, satisfaisant it la fois les exigences et des yeux et de la raison.Revanche de l’esprit classique: Ingres l’emportait sur Delacroix.Quant il la couleur, adieu le règne des mystérieuses subtilités de nuances! Fini l’enveloppé! Les teintes s'unifient en quelques tons dominants et comme l’emploiera plus tard, en musique, Darius Milhaud, c’est le procédé de superposition des couleurs à la Léger.Le noir, honni des impressionistes, reprend sa place: l'ombre noire est admise pour le relief et la vigueur qu’elle apporte à la perspective.La simplicité et la force, voilà les préférences de cette peinture.Un groupe de littérateurs s’est de même engagé dans une voie identique.Si Paul Claudel et Francis Jam-mes peuvent nous paraître continuer la tradition symboliste, d'autres écrivains rejettent les influences du XIXe siècle pour faire revivre, en le modernisant, l’art des Corneille et des Pascal.Ces grands maîtres du XVIIe siècle, ce sont nos classiques épris de la forme simple, solide, faite de clarté et de précision Le retour au classicisme conduisit les teneurs de la nouvelle école à rebâtir le monde un peu à la façon de Descartes ou de Spinoza "more geome-trico".Ainsi un Péguy, ayant subi la double influence et dos poètes symbolistes et des novateurs, nous a livré des vers drus, taillés dans le vif des rochers; un Suarès a réussi à faire tenir, en une élégante formule algébrique, le maximum de pensée.Quant aux jeunes musiciens, comme Darius Milhaud, Honegger, Georges Aurie, Poulenc, Tailleferre et Durey, tout en se réclamant d’Erik Satie, ils recherchèrent, dès 1919.des lignes plus nues, plus sèches, le trait sûr et ferme.Et ce groupe des “Six", ainsi qu'on les appelait alors.s'est efforcé de revenir â des formules contrapunctlques.On a vu un poète, un fantaisiste, M.Jean Cocteau, s'improviser le théoricien de cet art nouveau.Pour éviter tout retour aux Illusions lmpreaoiOïiiates, n'est-il pas allé Jusqu'à demander le mise au ban de certains instruments au timbre trop charmeur! Il réclame donc: "un orchestre sans la caresse des cordes, un orphéon de bois, de cuivres et de batterie".Voilà qui sera dur à souhait Mais, pour être vrai, il faut être dur.?Cocteau omet de dire l’étrange langage musical des "Six".Toute l’harmonie classique repose, comme on sait, sur la notion de la tonalité définie par les accords de tonique, de dominante et de sous-dominante et par l'opposition des accords consonants et dissonants.Toutefois, ces accords dissonants ne se composent que de quatre sons: les classiques ne vont pas au delà.Avec les romiui-tlques.le domaine des dissonances s'étend (accord de neuvième formé de cinq notes); et enfin.Debussy et les impressionistes introduisent les accords de onzième et do treizième formés de la superposition de six ou sept sons.Les gammes, elles-mêmes, se présentent sous toutes les variétés modales possibles Mais cet enrichissement continuel des matériaux harmoniques n’a fait que porter à son épanouissement complet le prin-I cipe même de l'harmonie et de la to-j milité classiques.Au début du XXe ! siècle, un Autrichien, Schoenberg, prépara le renversement de l’ordre I établi.Le principe tonal est battu en brèche.Désormais, on superpose ( non seulement les sons mais les to; nalités diverses: "accords d'accords".| tel le définit Lnndormy.L'intention novatrice s'appuie sur l’ancien procédé harmonique de la “pédale".Sur une note de bosse j car à l'origine la pédale était réa-Usée à la partie Inférieure tou' jours la même, les harmonies se suc-1 cèdent: d’abord, celles qui en sont la résolution naturelle, puis, peu à peu.les autres plus éloignées.La tonalité primitive est oubliée mais la basse invariable le rappelle sans j cesse.Notre oreille, habituée au caractère paradoxal de la “pédale", se trouve préparée à saisir la beauté des superpositions d’accords appartenant â diverses tonalités.Beethoven lui-même nous y conduit: dans la "Symphonie Héroïque", à la fin du développement central du premier Allegro, il nous donne l’exemple suivant.Sur un accord de septième de dominante du ton de mi bémol, il attaque brusquement le thème initial, composé des trois notes de l’accord parfait du même ton.Anticipation géniale! Après cela, les “Poèmes Juifs" de Milhaud et surtout l’admirable “Chant de la Nourrice", avec ses duretés harmoniques, nous surprendront moins.Ici, l’accompagnement est un continuel balancement entre les harmonies de dominante et de tonique Sorte de pédale.ce retour permet de passer une suite d’accords fort étrangers à la tonalité primitive.Cette formule nettement défendable, Darius Milhaud ne se fait pas faute de l’ériger en système, notamment dans les "Etudes" pour piano et orchestre.Voici l’Illustration peut-être la plus bruyante; mais, la réaction opérée, on s’nssaglt.Et, on volt Honegger, le plus grand de sa génération, se servir de la langue musicale de tout le monde lorsqu'elle convient mieux au sujet traité.S’il a développé une sorte de "musique sportive" avec "Rugby" et "Skating Rink", en exprimant "le rythme et la couleur d’un match" et si "Pacific 231" évoque "une locomotive rythmant sa course vers la plus étourdissante vitesse", l'oratorio "Le Roi David” est une Immense fresque classique où la foule joue un rôle prépondérant.Quant à Francis Poulenc et à Georges Aurie.Ils n'ont pas l'envergure de Milhaud et d'Honegger, mais, eux aussi, possèdent une réelle personnalité.Us évoluent vers un diatonisme de plus en plus synthétique et "l'accent de leur musique est à ce point précis qu'il en devient tyrannique".Chez les plus jeunes tels Maxime Jacob.Henri Sauguet et Cliquet-Pleyel.on remarque une même volonté de faire net: les belles chairs sont délaissées pour les muscles.Cette jeune musique que sera-t-elle?Actuellement, en pleine gestation, il est trop tôt pour définir son esthétique.Vole nouvelle, ouverte au génie, elle n'attend que d'être fixée par des chefs-d oeuvres.Claire L.Montgomery loue nos solduis Le general sir Bernard Montgomery, commandant de la Riènie armée britannique en Sicile, a rendu hommage samedi dernier aux officiers et soldats de la 1ère division canadienne qui servent sous ses ordres.Il a déclaré qu'ils se conduisaient en véritables vétérans et qu’il les appelait pour cela : "tes vétérans de la 8ième armée".“Ces soldats, a-t-il ajouté, sont arrivés sans avoir pris part auparavant à aucune bataille et ils se sont conduits comme de vrais vétérans.Ce qui prouve l'excellence de l’entrainement qu'ils ont suivi en Angleterre.Ils se sont avancés plus loin que toute autre division et ont combattu plus longtemps.” Nous nous réjouissons de ces éloges si mérités décernés aux nôtres, d’autant plus que parmi les unités qui composent la 8iènie année, se trouve le Royal 22ième.Ce régiment garde les traditions de ceux qui l’ont précédé.11 se couvre de gloire en Sicile comme ses frères d'armes se sont acquis une grande renommée sur les champs de bataille de France en 1914.Bon sang ne peut mentir.Buvez U*lW**K lu»»»»* 7f?AOr MARK .' 1 Délicieux ei t; Rafraîchissant Êl\ ''"¦'//y ¦ ' -m; ! * .bous pouvez toujours le repérer E En ceil temps de bons rapports entre voisins, il est agréable, tout en bavardant, de se rafraîchir avec ua Coca-Cola glacé.E JARDINAGE de la Victoire est un travail de guerre personnel.Et c’est vraiment du travail.Mais quel plaisir, quand la tâche est finie, de faire une pause pour vous délasser.SI vous avez du Coca-Cola glacé dans votre réfrigérateur, cette pause peut devenir ht Irause qui rafraîchit.Le Coca-Cola a un goût délicieux et distinct.Il rafraîchit d'une façon tout à fait particulière.Il possède toutes les qualités que lui confère l’art avec lequel il est fabriqué.Buvez-cn et vous admettrez que rien ne rafraîchit comme un Coca-Cola glacé.A cau*e de la guerre, la quantité de Coca-Cola e«t limitée.Quand il vous arrive de ne pa» en trouver, rappclez-vou» que le Coke, étant le plu* demandé, est le premier à partir.Dcmandez-le chaque fois.Il vaut toujours mieux acheter ce qu’il y a de meilleur S.MIESOIIMEAMJX EmboulelUcur autorisé 202, rue de Vlllemure TM 567 Saint-Jérôme, le 13 août 1943 1 ts^-rv; : Vi- v-> (A LES YÊKËUiKS A LA iVf/fT Toi qui souris lA-bas, si pâle sous tes voiles.Nuit de recueillement, Nuit d'extase, Nuit soeur, Epanouis en nous ton âme dp douceur, *r Reflète en nos yeux tes étoiles.Pose A nos fronts tn fraîcheur calme; épands sur nous Ton souffle parfumé d'odeurs toujours fleuries; Nous conduirons vers toi de blanches théories, Nous t’invoquerons à genoux.Viens nous bercer, 6 Nuit, prend nos coeurs sans défense Comme un enfant craintif qu'on endort en ses bras, Clos nos yeux de langueurs; tu nous consoleras Des aveux qui sont une offense Tu guériras du Jour nos rêves profanés, Du Jour dur, qui ne peut toucher sans qu'il meurtrisse; Car tu fats refleurir, ô Nuit consolatrice.Les fleurs et les espoirs fanés.Et tu nous porteras, en un souffle mystique, Les mots inentendus que notre coeur pressent, Quand un soupir lointain nous caresse en passant.Avec des ferveurs de cantique.André RIVOIRE.t.t‘s léfjumvs no ni l'alimont par vxrvllvnrv dos jim mvvs dv rhulvitr \ous pouvez en confectionner une foule de plats qui plairont à l'oeil tout autant qu’au goût.Mettez-g de iimagination, de la fantaisie.Les mois qui vont suivre nous apporteront le plus magnifique choix de légumes dont on puisse composer un repas.Qu’on les prenne dans son propre jardin ou qu’ils viennent du marché, ils sont tout choisis pour notre alimentation durant les lourdes chaleurs d’été alors qu’ils peuvent entièrement remplacer la viande.A mesure qu’avancera la saison, ils entreront de même dans une foule de plats dont l’arrangement et la fantaisie peuvent varier à l'infini, suivant les ressources de votre imagination.La Section des Consommateurs.du Ministère fédéral de l’Agriculture, vous suggère ces mets nouveaux qui plairont non seulement au goût mais à l'oeil le plus difficile.Crème de radis 3 tasses de radis 2 cuil.à table de gras 2 cuil.à table de farine IVa tasse de lait Pour six personnes.Sel et poivre au goût Laver les radis, les couper en tranches ou en petits carrés.Cuire dans l’eau salée environ 8 minutes.Faire une sauce blanche avec la farine, le gras et le lait.Verser la sauce sur les radis après les avoir déposés dans un bol.Saupoudrer Oignons et pois verts 3 tasses de pois verts écossés % tasse d’oignons verts tranchés Sel et poivre au goût.Cuire ensemble dans l’eau bouillante les oignons et les pois environ 20 minutes.Déposer dans un plat, assaisonner ou goût.Quelques feuilles de menthe bouillies avec les oignons et les pois leur donnent un délicieux arôme.Sauce hollandaise nouvelle 3 cuil.à table de jus de citron 3 cuil.à table de farine >4 cuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de sucre un peu de poivre 2 tasses d’eau des légumes ou de bouillon 1 oeuf ou 2 jaunes d'oeufs Mêler les assaisonnements à la farine, et délayer avec le jus de citron.Ajouter lentement l’eau de légumes ou le bouillon chaud.Laisser cuire en sauce, 1 brassant constamment.Incorporer l'oeuf battu.Laisser cuire encore quelques minutes, au bain-marie de préférence.Pommes de terre nouvelles et concombres en crème 18 petites pommes de terre nouvelles 2 tasses de concombres coupés en dés 2 tasses de sauce Faire bouillir les pommes de terre avec la pelure jusqu'à ce qu’elles soient tendres.Peler et ajouter à la sauce.Ajouter aus- j si les concombres, faire chauffer ( et servir immédiatement.Pour six personnes.On dit .Que les pruneaux sont très économiques.et font d'attrayants desserts.Que les pruneaux cuits se servent froids.Qu'Ils ne faut pus les cuire d'avance Que 10 A 15 minutes suffisent pour les faire tremper.Qu'Il faut les cuire A l'eau bouillante.Qu'Il ne faut les sucrer que très peu, quelques minutes avant de les enlever du feu.Que les hors-d'oeuvre dont le but est de stimuler l'appétit doivent être fins et choisis.Que les mets sur canapé sont les amis de I appétit et qu'ils donnent de l’entrain au dîner.Que le caviar est un hors-d'oeuvre infaillible comme apéritif, et qu'il faut le servir avec une pointe d'oignon et un soupçon de citron.Qu'il ne faut pas mettre d'ingrédients sucrés dans les hors-d'oeuvre.Que les pâtes de poisson et les sardines font avec le citron et le raifort un excellent mélange très goûté.Les hors-d oeuvre peuvent être chauds ou froids.Les cocktails doivent être glacés.On dit aussi qu'il existe maintenant: Des emporte-plèces pour la décoration qui permettent, aussi de fixer les bords des tartes sur l'assiette, avant de les cuire.Des couvre-assiettes en aluminium, pour service de la cuisine A la salle A manger Très utile quand la distance est longue A parcourir.Un presse citron individuel fait de métal inoxydable (chrome) dont on se sert A table pour presser le citron sur le poisson, légumes, ou dans le thé.Pour les servantes, des uniformes faits de matériel qui ne change pas au blancliissage.dans les couleurs les plus variées, très élégantes, modernes! Souliers A talons cubains, semelles d'élan, avantageux pour ceux et celles qui marchent beaucoup.Un moule A gâteau combiné, qui permet de cuire ensemble trois couleurs de pâte.Un tube pour biscuit à la cuillère ou autres, avec manivelle, ce qui permet d'obtenir avec plus de sûreté la quantité requise pour chaque biscuit.On dit encore Que le fromage a une influence importante sur le tempéramment et qu'il faut choisir celui qui convient A chacun.Qu'avec les fruits, rien n'est meilleur que le fromage.Que le raisin farci de fromage A la crème fait le délice des gourmets.Que Ip fromage est une nourriture et non un accessoire .Que battre un fromage A la crème avec un jaune d'oeuf, sel, poivre et une cuillérée A thé d'oignon râpé, et que d'en étendre un pouce d'épais sur des petits morceaux de pain frits, que l'on fait gonfler au four, est un délicieux mets pour le souper du vendredi.Mais!!.on dit tant de choses!! itistoirv nmusnnlv Les derniers examens de la Faculté de droit ont permis de faire de plaisantes constatations, notamment en ce qui concerne les compositions des Jeunes filles.Pour le désaveu de paternité, déclara l'une d'entre elles, l'âge doit être pris en considération, car après quarante ans l’adultère est peu vraisemblable.— Pauvre de nous! s’écrièrent en choeur les membres du Jury.elle vous assure des résultats parfaits QRATISl — Demandes la brochure "flooettoa Kot>-iiomlqur*." Knvoya* votre nom, votre ailroaa© «H Ion molli ••Uooaltna KnononU-qnoM" eu fWvloo do l'Eco-noinln l>nn»nntlquo do la t'onipaanln Canada Btaroh.!>Cl*art «mon! y-N, oanler [Mwtial îau, Montreal., CORNSTARCH.FECULE DE MAIS L’AVENIR DU NORD Page trois Histoire triste Elle n’en finit plus de mourir, la Louise ! Voilà bien trois longues heures qu’elle agonise.La vache l’a répété aux bêtes de l’étable.Elle le tenait du garçon de ferme, qui a du chagrin.Un grillon qui rôdait non loin de là, s’est empressé de le dire aux papillons qui volè-tent dans la grange.Les deux lézards du vieux mur et, le chat qui loge sous la galerie de la cuisine, l’ont également appris.Le chêne le savait déjà, par ses feuilles qui frôlent la fenêtre, et, deux chouettes qui s’y perchaient, s’empressèrent de porter la nouvelle aux hirondelles des cheminées.Seule, l’araignée n’a point de chagrin, toute préoccupée qu’elle est, au tissage de la soie de son ventre.Tout ce qui vit dans le canton sait que la belle Louise va mourir : “et donc, on a fini de voir ses yeux bleus, sa frimousse gentille, sa natte jaune avec un noeud de ruban au bout.Déjà le curé est reparti, emportant son Bon Dieu, et la cour de la ferme, un moment émue, redevient silencieuse et morne.Là-haut, dans la chambre de la Louisette, il y a : Louisette, qui respire avec difficulté ; il y a aussi la mère, qui forme un gros tas sombre dans le fauteuil à cretonne fieurie ; et le père, debout près de sa Louise, la regarde mourir, en avançant la lèvre, d’un air bourru, à la manière de certaines têtes dans les toiles de Rembrandt.• Il fait très chaud dehors.On a clôt les volets de la chambre.Des oiseaux tournoient dans l’air lourd de cet après-midi de juillet, cherchant un coin d’ombre dans les feuillages.Tandis que Louisette n’en finit plus de mourir là-haut, le ruisseau qui coule sous sa fenêtre, lui murmure une douce chanson, pour bercer son dernier rêve terrestre.Soudain, la mort apparait au tournant de la grand’rue.Tous les villageois l’ont vue déboucher avec son cortège, à l’endroit où la route à trois fourches.Et le coq du clocher, en l’apercevant, a détourné sa crête.Puis elle a passé dans l’ombre des meules arondies, au bout du champ de blé du père Calixte, pour sauter, ensuite, la haie qui longe la maisofi d’école.Madame la mort a pénétré dans la cour de la ferme : c’est alors que la porte de la grange a grincé sur ses gonds tandis que la chaîne du puits s’est mise à gémir.Dès qu’il l’a aperçue, le chat a déguerpi par le soupirail de la cave.La main osseuse de madame la mort, a poussé le verrou de la porte de la cuisine.Puis, sans être invité, madame la mort est montée en sourdine .Au bout d’un moment, la sinistre visiteuse ressortait.Madame la mort avait dû, dans l’intervalle, s’y livrer à d’inquiétantes choses.Car entre les draps blancs, Louisette est inerte et livide.La mère s’est relevée de son fauteuil.Elle pleure douloureusement.Et le père, qui fait de plus en plus la lippe, frotte son front du revers de sa main caleuse, et dit : “Faut ben que j’aille avertir Trudel, pour la boîte___” Maryse fvnt mv .vltVZ Ivs presque partout subsitués aux amphores de jadis, l'eau du fleuve ou au marigot le plus proche.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME DK L'CNIVERUITK DE MONTREAL Spécialité EXAMEN DE LA VVE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAJNT-HUBERT, MONTREAL TU FAIS LE MB/UEURPAW/ J EMPLOIE LA ME/LLEURELEVÜREh Fait du pain délicieux et SOUTENANT! Pas d’yeux grossiers I Pas de grumeaux pâteux ! Pas de goût sur ! m tribus snurnffvs tir I* Afrique Toute une partie des populations noires de l'Afrique impénétrée ou peu pénétrée en est encore au statut absolument primitif.Les femmes y vivent dans un état d'asservissement qui les maintient dans une situation intermédiaire entre 1 état humain et la bête de somme.Quand on traverse un de ces villages de l'intérieur, d'ailleurs infiniment améliorés depuis quelques années par les soins de l'Administration, le spectacle ne varie pas: allongés sous l'auvent de leur hutte ou groupés sous l'appentis central qui sort de lieu de réunion, les hommes calabaudent A perte de vue, en cercle.Les personnages importants sont mollement étendus sur des chaises de pont, échouées IA.qui sait comment, et généralement recouvertes de peaux de bêtes.Les enfants grouillent.Les femmes, elles, exclues du cercle masculin, vaquent aux soins du ménage, pilent le manioc, transportent les fardeaux, vont chercher dans des touques A pétrole.Lorsqu'il s'agit de payer l'impôt en prestations, se sont presque toujours des femmes ou de tout jeunes gens que le chef désigne pour répondre à la demande de l'Administration.Sur les routes et il en est beaucoup dans ces pays, maintenant - -sur les pistes et les sentiers de la brousse ou de la forêt, l'homme va, les bras ballants ou la lance et la sagaie sur l'épaule, sans plus d'autre.Les femmes suivent, les charges en équilibre sur la tête, alourdies encore par l'enfant qu'elles transportent A califourchon sur la hanche et les reins, ou qu elles attendent .Les marques d'affection d'un sexe A l'autre n'existent pas.La femme est un objet qu'on achète ou qu'on vend.Les palabres, ces interminables controverses qu'affectionnent tant les noirs, portent à peu près invariablement sur les règlements de Les vieilles femmes, à qui sont réservées les plus dures besognes, cessent d'avoir une valeur quelconque, quand elles Ront devenues impropres au travail.Elles deviennent alors un objet de rebut, et les membres de leur famille se disputent A qui ne les auront pas A leur charge.Est-ce A dire que les Noires dédaignent la coqtietterie féminine?Que non pas.Elles en sont, au contraire.les esclaves, au même titre ques les Blanches élégantes.Qui mieux est, elles suivent une mode.Evidemment, celle-ci n'a aucun rapport avec celle des civilisés.Mais il advient fréquemment qu'alors que quelques temps auparavant la verroterie d'une couleur était recherchée.elle se trouve ensuite détrônée par une autre verroterie de couleur différente; et la première devient alors invendable.Suivant les tribus, les femmes s'ornent la lèvre, le nez et les oreilles d'ornements parfois fort lourds et d'un port douloureux qu'elles subis-i sent stoïquement parce que .c'est I la mode.Dans certains pays elles portent, rivés au cou, de lourds colliers de cuivre qu'elles devront subir toute leur vie et qu’elles maintiennent à la base des épaules sur des touffes d'herbe glissées entre le métal et la peau de façon A éviter les cuisantes érosions que produit le tranchant de ces singuliers "bijoux".On connaît maintenant en Europe les fameuses "femmes A plateaux" qui ont eu un instant de vogue, lors de l'Exposition Coloniale.On a constaté comme ces malheureuses, par la dilatation progressive de la lèvre, arrivent A y insérer des disques de la dimension d'une grande soucoupe.RACONTEZ-LES Hubs originaux On annonçait dernièrement qu'il allait se former un Club des auteurs siiTlés.Comme il est toujours vrai qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil, cette idée a déjà un précédent.Ce sont les Anglais qui.au siècle dernier, possédaient ce club, dit des Ratés, auquel pouvaient seuls appartenir les auteurs dont les pièces avaient fait four.Une tragédie sif-flée y donnait droit à un dîner gratuit.Si la pièce était tombée dès le premier acte, on était membre bienfaiteur.Les Anglais ont d'ailleurs eu toujours le goût de ces groupements où l'humour est de fondation Il existe encore aujourd’hui un Club des corpulents, à l'entrée duquel le candidat est simplement placé devant deux portes: l'une, étroite, à un seul battant; l'autre, très large, à deux battants.Si le candidat peut pénétrer par la petite porte, il est refusé.S'il échoue, on lui ouvre la Le jus de tomates fait à la maison Procédé recommandé pour fabriquer un pur jus de tomates rempli de la vitamine C Les tomates se classent au premier rang de tous les produits agricoles canadiens comme source pratique de vitamine C.L’analyse chimique du jus de tomates préparé par un grand nombre de cultivateurs de la Vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique, révèle le fait que 66 pour cent des échantillons contiennent suffisamment de vitamine C pour être classés dans la catégorie “Excellente”.Erreurs à éviter MM.F.E.Atkinson et C.C.Strachan de la Station expérimentale fédérale de Summer-land, C.-B., disent que lorsque le jus de tomates préparé à la maison ne renferme pas la quantité qu’il devrait de la vitamine C, c’est à cause de l’une ou de l’autre des raisons suivantes ; (1) on ne fait pas chauffer le jus au degré de chaleur voulu (190°-212°F.) avant de l’extraire ; (2) le jus n’est pas assez chaud lorsqu’il est mis en bouteilles ; (il faut qu’il soit bouillant ou presque), et (3) les bouteilles ne sont pas remplis jusqu’à un pouce du dessus comme elles doivent l’être.Le procédé que l'on recommande pour l’emploi à la maison est le suivant : Recette Prenez des tomates qui ont bien mûri sur les tiges, équeu-tez et ôtez le coeur.Ecrasez-les légèrement et mettez-les sur le feu dans une marmite recouverte.puis faites-les chauffer jusqu’au point d’ébullition.On met d’abord le plus de tomates possible dans la marmite afin d’exclure l’air et d’empêcher que la vitamine C soit détruite.Après que la pulpe a bouilli pendant 4 à 5 minutes, on la coule dans une passoire pour enlever la peau et les graines.On ne saurait trop insister sur la nécessité de faire vite à ce moment, car le jus perd une grande partie de sa vitamine lorsqu'il est exposé à l’air.Si le jus est tenu près du point d’ébullition la vapeur qui en sort pendant l’extraction empêche l’air de venir en contact avec le produit.Le jus extrait est remis dans la marmite et ramené au point d'ébullition.Pendant ce temps on met dans le four pour les tenir chauds une quantité suffisante de bocaux ou de bouteilles.On remplit ces bocaux de jus, on les bouche hermétiquement et on les met dans de l'eau bouillante.Si le jus est tenu bien chaud, on peut remplir les bouteilles jusqu’à un pouce du dessus.Si l’on se sert de bouteilles, on stérilise les bouchons dans de l’eau bouillante pendant 5 minutes avant de s’en servir, mais pas si longtemps que le bouchon se dilate.Il n’est pas nécessaire d’avoir des bouchons d’aluminium ou parcheminés pour ce traitement.Tenez les bouteilles sur le côté pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante et les bocaux d’une pinte pendant 20 minutes.porte à deux battants et il est ad-coniptes entre parents, entre époux, 1 mis.Le cérémonial d'entrée dans et ayant la "propriété'' de la fem- ! notre "Club des cent kilos" est moins me pour objet.I compliquée .¦ ¦ ¦ • ¦VMS • • • • /Z/c/fifr7ü#r&f/Æ£P(XSÆ 64&VE& C4 aaaaaaaaa«aaaaaaaa ,a*e*a*a"a*B*e*a"e"B,la"e,,e"a"a-B"e*a,l«,,à,,B*i*i|,V • a a a a a a a a a a a a a a ¦ a ¦ ¦ ¦ ¦ a aa*' a a a a a a ¦-¦-¦-"-¦J AVANT IA GUERRE: Toute la famille montait en auto et l'on partait pour une promenade ou pour un joyeux pique-nique.C'était le beau temps! aaaaaaaaaaaaaaa a aaaaaaaaaaaaaaaa a a, aaaaaraaaaaaaaaa MJ fetuun «T- y AUJOURD'HUI: La gazoline est trop précieuse tiour qu’on la gaspille à se promener inutilement.Mais on peut encore s'amuser en organisant utt (tique-nique familial dans la cour de la maison.Nos soldats ne sont pas en pique-nique outre-mer.Ils ont sacrifié beaucoup de choses pour nous.Le moins que nous puissions faire ici au pays est d’accepter sans maugréer les sacrifices que l’on nous demande pour hâter la fin de ce massacre .et remporter la victoire.L’économie de la gazoline est un de ces sacrifices.D’ailleurs, nous pouvons très bien nous amuser chez nous! Le coût de cet espace a été défrayé par LA BRASSERIE DAWES BLACK HORSE - LA BRASSERIE DOW LA BRASSERIE FRONTENAC ___ Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 1.1 août 1943 Une semaine féconde en événement On chercherait vai nement dans l’histoire de la guerre, depuis quatre ans, une semaine plu3 féconde en événements que celle qui vient-de se terminer.La prise de Catane, en Siciie, la chute d’Orel et de Beigorod ainsi que le développement de la contre-offensive soviétique, la capture de la base aérienne de Munda par les Américains, en Neuve' le-Georgie, sont des victoires alliées dont la coïncidence impose à rros esprits, plus fortement que jamais, la conviction que la guerre en cet été de 1943, est arrivée à un tournant d’où l'ennemi, aussi bien que nous, peut entrevoir l'issue désormais inévitable.La panique qui, depuis quel ques jours, entasse sur les trains et les routes qui rayonnent au tour de la capitale la popula tion de Berlin, qui s’en va chercher refuge ailleurs, de crainte de subir le sort des habitants de Hambourg, en dit long sur l’état d’esprit qui règne en Al lemagne, a la veille des boni bardements massifs qui vont se multiplier au-dessus du Reich durant les longues nuits de l'automne et de l’hiver.M.Goebbels ne trouve rien de mieux que d'exhorter les Allemands ' montrer dans l’épreuve une fortitude égale à celle du peuple anglais, ce qui est significatif.Nous venons de voir ce que l’approche de la défaite a provoqué en Italie.Un homme qui avait tenu le pava sous son au torité dictatoriale pendant vingt ans a été forcé de démissionner.Les militaires ont pris du jour au lendemain le pas sur les politiciens et c’est un soldat, le général Badoglio, qui tente maintenant de tirer son pays de la tragique situation où l’avait plongé Mussolini.Ce sera ensuite le tour de l’Allemagne Les Allemands, gens réalistes observent attentivement ce qui se passe présentement en Italie Le grand état-major prussien qui réussit, en 1918, à sauver son honneur aux yeux du peuple allemand, en imposant l’abdication et la fuite à Guillaume H, et en obtenant par ce moyen un armistice avantageux des Alliés, constate aujourd’hui qu’il est en somme aussi facile de se débarrasser d’un dictateur que d’un empereur : la déchéance de Mussolini n’a été qu’un jeu.Les généraux prussiens, qui n’ignorent rien de la situation militaire désespérée de l’Allemagne et ne se font d’illusions, tireront promptement une leçon de l’attitude que les Alliés vont tenir jusqu’à la fin à l’égard de l’Italie.Si la nation italienne, par la soudaine transformation qu’a subie son gouvernement, obtenait des adoucissements dans sa défaite, on verrait tôt se produire en Allemagne une agitation antihitlérienne.La situation du Fuehrer, à l’égard des généraux de l’armée, est déjà précaire et elle deviendrait vite désespérée.Le moindre prétexte valable servirait à l’état-major prussien pour se débarrasser du chef politique avec lequel les Alliés ont annoncé qu’ils ne traiteraient pas.Il faut dire cependant qu'Hit-ler jouit encore, parmi le peuple allemand, principalement auprès de la jeune génération, d’une popularité qui tient au fétichisme et que son ascendant sur la foule commande la plus grande prudence aux adversaire qui complotent dès maintenant sa perte, s’ils veulent éviter que le changement de régime ne soit noyé dans des flots de sang et ne dégénère en guerre civile.Si cela ne s’est pas produit en Italie c’est que Mussolini de toute évidence, avait perdu, ces dernières années, ia popularité personnelle qu’il avait connue jadis.de M.Mussolini, se répandit dans les rues des villes et sur les places des villages, célébrant bruyamment ce qu’elle croyait être déjà sa liberté retrouvée et la fin de la çuerre dans laquelle elle avait été plongée contre son gré.L’Histoire marquera comme un fait significatif, au crédit de la nation italienne, ce sursaut de délivrance des Italiens, qui démontre qu’ils n’avaient jamais chéri le régime politique inauguré jadis avec la marche sur Rome.Mais le peuple italien, après quelques heures d’exubérance, a vite appris qu'on ne s’arrache pas si facilement à l’enchaînement de la destinée.Le gouvernement de M.Mussolini tombé, un autre régime lui a succédé, qui fait taire les manifestations de joie et qui annonce la poursuite de la guerre, en dépit du sentiment populaire.Les Italiens sont prisonniers de nouveaux maîtres et l’on peut se demander si seule une révolution ne permettra pas à la volonté de paix du peuple de triompher.Ce que le général Badoglio tente de faire, depuis deux semaines, c’est de jouer au plus fin avec les Alliés, d’exploiter leur hâte d’en finir avec l’Italie pour obtenir des conditions de paix qui permettraient au peuple italien d'échapper aux conséquences de la défaite.L’aviation américaine et britannique, en reprenant les bombardements des villes italiennes, vient rappeler aujourd’hui au successeur de M.Mussolini que l'Italie n’est pas dans une situation fa vorable au marchandage et que les Alliés disposent de tous les moyens de persuasion pour im poser leur volonté.Il serait en effet trop commode que l’Italie, qui s’est rangée en 1940 du côté des agresseurs qui a voulu la guerre, puisse s’en retirer aujourd'hui sans subir les conséquences de son ac te, en rappelant ses soldats des champs de bataille et en reprenant tout simplement l'état de neutralité dans lequel elle était demeurée jusqu’à la chute de la France.Le peuple italien vient de se débarrasser, il est vrai, du régime fasciste, véritable auteur de la guerre, mais ce geste arrive trois ans trop tard, en tout cas, pour que l’Italie puisse compter se voir absoute par là du crime qu’elle a commis, entre autres, contre la Grèce, où ses soldats ont réédi té les procédés d’occupation et de pillage de l’armée allemande.La propagande italienne ne cesse de répéter, depuis une semaine, que les Alliés n’offrent pas la paix à l’Italie mais la guerre et que le nouveau gouvernement de Rome n’a d’autre alternative que de continuer le combat.Il faudrait d’abord savoir ce que le gouvernement italien entend par la paix.Compte-t-il que les Alliés vont rétablir immédiatement l’empire colonial de M.Mussolini, évacuer la Sicile, retirer leurs na vires des eaux italiennes, s’excuser d’avoir bombardé Rome et, sous le prétexte que le gouvernement Gadoglio n’est pas fasciste, lui laisser intactes l’armée et la flotte ?EN VOILA UNi L’italie nous fournit présentement l’exemple frappant d’une nation qui cherchent sa voie dans le désordre et d’un peuple qui tente de se libérer de ses chaînes.Tenue en sujétion pendant vingt ans par le régime fasciste, 1a nation italienne, en apprenant un soir la démission I Bons mots Force hydraulique Devant Anatole France des ingénieurs spécialistes parlaient un jour de la puissance énorme que l’on retire et que l’on retirera de plus en plus de la force hydraulique.France intervint : —Messieurs, fit-il doucement j’ai suivi vos explications et vos développements avec un très vif intérêt."Et pourtant, d’après eux, il me paraît que vous ignorez la plus puissante force nydrauli-que qui soit au monde.—Vraiment ! Et laquelle ?demande un des ingénieurs surpris.—Les larmes d’une femme, répliqua Anatole France.Ce que les Alliés exigent de ’Italie, c’est une reddition sans condition, ce qui exclut toute possibilité d'armistice.S'il y a quelque honte à se rendre sans condition, à se mettre à la merci du vainqueur.l’Italie doit accepter cette honte.Ainsi le veut la logique inexorable de la guerre.A ce prix, l’Italie aura la paix, une paix qui sera cent fois plus douce que celle que l’Allemagne a accordée à la France par l’armistice de 1940 ; une paix qui laissera aux Italiens, dans la plus large mesure possible, l’administration de leur pays ; une paix qui apportera au peuple italien des secours, au lieu du pillage systématique à la manière nazie ; une paix, cependant, qui laissera les armées alliées utiliser le territoire italien comme base des opérations contre l’Allemagne.E.Letellier de Saint-Junt Sanctions variées Le problème tie la circulation intéresse tous les pays, mais certaines municipalités ont décidé d’appliquer d'étranges punitions aux automob'-listes délinquants.A Hollywood, par exemple, le chauffeur qui s’est vu dresser contravention pour excès de vitesse est condamné à porter pendant un cer tain temps un écriteau attaché à l’arrière de sa voiture et qui porte ces mots: ‘’Cette voiture est conduite par un automobiliste chauffard!” Dans un autre Etat américain on oblige l'écraseur à passer un certain temps, seul, face A face avec sa victime.Enfin, en Yougoslavie, on a trouvé mieux: lea agents de police qui rencontrent une voiture trop rapide sont autorisés & l’arrêter et A crever les quatre pneus! « I mmMM ans et qu’il occupe encore.M.King dirige un gouvernement qui est en guerre depuis quatre ans, le Parlement ayant déclaré la guerre à l'Axe librement, et les soldats canadiens sont à l’avant-garde d’une offensive qui peut devenir la phase décisive du conflit européen.Le meuble canadien Il faudra trouver du travail pour nos "retours” après la guerre.— Exploiter nos ressources.— Utiliser les bois canadiens.— Le passé doit nous profiter.— Nous avons des talents indéniables.— L'Ecole du Meuble de Montréal.— Le meuble canadien doit favoriser nos intérêts nationaux.Texte STUCKEK La guerre actuelle multiplie les déracinés dans tous les milieux sociaux.Brisant les familles, elle arrache les ouvriers aux ateliers comme elle mène les fils de cultivateurs loin de leurs terres.Après la démobilisation, comment arrivera-t-on à trouver une occupation convenable à toutes ces mains rudes qui n’auront manié que la carabine depuis de longs mois, se déshabituant de tout autre métier que celui des armes ?Des problèmes aussi épineux que nombreux sont causés par la poursuite de la guerre, mais combien d’autres ne seront pas soulevés par le maintien de la paix, par la nécessité de mettre un gagne-pain devant les retours" ?est A ceux qui sont allés défendre nos vies, nous devrons donner le moyen de gagner la leur.Il revient aux économistes et aux gouvernants de préparer des tâches rémunératrices personnelles, leur tâche commune de nous défendre ne leur étant plus payée par les pouvoirs centraux.L’occasion est des plus belles de lancer sérieusement notre population dans l'exploitation de nos ressources nationales et de fabriquer avec les matières premières de chez nous une foule d’objets importés de l'étranger et fabriqués aussi avec les matières premières de l'étranger.L’avantage sera donc double pour les nôtres, puisqu’il faudra de ia main d'oeuvre à la fois pour nous procurer les produits de la nature, puis pour utiliser ces produits.Nos bois canadiens Parmi les produits naturels que le Québec met à la portée de sa population, un des plus abondants, des plus faciles à atteindre et qui se prête à une multitude d’usages, donc il pourra employer une grosse main-d'oeuvre, c'est le bois.Nous en avons des milliers de milles carrés.Avec l’abondance nous avons aussi la qualité.Si nos forêts immenses ont pu fournir des millions de mâts pour le peuple le plus navigateur du monde, aussi bien que d’amres millions de pièces de sciage pour l’Amérique du nord, elles peuvent aussi nous fournir des essences propres à la confection d’objets de plus faibles dimensions et d’apparence plus délicate.La fabrication de meubles canadiens pourrait utiliser des milliers de mains.Ces meubles pourraient être lancés sur le marché intérieur tout d’abord, pour prendre la direction des marchés extérieurs dans la suite.Comme nous avons importé des meubles par le passé, meubles de l’Ontario fabriqués avec des bois exotiques, nous devons ambitionner d’en exporter, au grand avantage économique des nôtres.Profitons de notre passé L’histoire nous montre comment, au début du siècle dernier, la Grande-Bretagne envoya ses constructeurs de navires au Canada pour s’y procurer les hautes futaies dont elle avait besoin pour ses mâts et la construction des coques de vaisseaux.Nos grands conifères et nos vieux chênes prirent ainsi la direction de l’Angleterre, Dans la suite, les Price les exportèrent aussi vers le sud.Voilà pour les bois de charpente et de sciage.» * * D’autres essences furent employées pour des oeuvres de proportions plus réduites.Quand notre grand Mgr de Laval, s’intéressa au sort économique de ses ouailles et ouvrit les premières écoles d’Arts et Métiers du Canada, les ouvriers qui sortirent de ces Ecoles, durent certainement employer des bois ou’ils allaient chercher, non pas à l’étranger, mais dans nos propres forêts.Lorsque le restaurateur de notre sculpture canadienne, Quevillon, chercha des bois se prêtant à des travaux artistiques et doués des o.ualités de longue durée, il les trouva également dans nos forêts québécoises.Les travaux exécutés par Quevillon lui-même ou par ceux qui sortirent de son école, sont encore sous nos yeux pour leur faire honneur, tout aussi bien que pour dire que nous n’avons pas besoin de sortir de nos frontières pour trouver des essences pour la fabrication de nos sculptures et de nos meubles.Nos talents Le Québec produit les bois propres à la confection des meubles et les nôtres ont les talents nécessaires pour travailler ces bols avec avantage.Si nous avons des sculpteurs, nous avons certainement des ouvriers dans les meubles.Au commencement de la colonnie, en 1668, Mgr de Laval n’a pas hésité d’ouvrir des écoles d’Arts et Métiers parce qu’il savait que parmi ses ouailles il y avait des talents latents.L’expérience lui a donné rai son ; n’y aurait-11 pour le prouver que la rafle systématique que les chevaliers de l’industrie d'outrefrontière ont organisée à travers nos campagnes il y a quelques an nées pour emporter ces vénérables “vieilleries”.Des Canadiens observateurs voyageant en Europe ont vu avec une désagréable surprise les gros prix qu'y commandaient ces meubles obtenus à vils prix de nos habitants peu avertis.* • * A une époque ultérieure, les nôtres ont donné une autre preuve que l’habileté manuelle est innée chez eux.Au commencement du siècle dernier, Louis Quevillon s’est donné la tâche de ressusciter dans le Québec l’art sculptural et archl-techtonlque qui s’y était endormi.Il fit école, et de ses ateliers de Saint-Vincent de Paul sont sortis des artistes dont les chefs-d’oeuvre sont répandus à travers toute la province.Le meilleur exemple de leur travail peut être vu dans cette vénérable petite église de Saint-Mathias sur le Richelieu.C’est un véritable écrin de sculpture sur bols et mériterait d’être plus connu.I./Ecole du Meuble Mais pourquoi tant Insister sur le passé quand nous pouvons voir de nos yeux combien nos compatriotes contemporains ont des “doigts savants".De tous ceux qui sont allés visiter l'exposition de fin d’année à l'Ecole du Meuble de Montréal, sous la direction de M.Jean-Marie Gauvreau.il n’en pas un qui n’ait été émerveillé.On y a pu admirer de superbes copies de styles connus.Mais ce qui a frappé surtout et ce qui a rempli un grand nombre d’une légitime fierté, ce fut de constater la haute tenue, la luxueuse appa rence, le véritable style de tous les meubles exposés.Cette fierté ne fut que doublée par le fait que tous ces petits chefs-d’oeuvres individuels ont été fabriqués par des jeunes gens qui sont des nôtres, enseignés par des maîtres qui sont aussi des nôtres.(Disons en passant que nous parlerons d’un de ces “modestes” dont les talents ne sont pas assez mis au grand jour.i Au fait pas moins significatif pour notre avenir économique, c’est que ce sont les bois du Québec qui sont utilisés à l’Ecole du Meuble de Montréal.Parmi les essences dont on fait le plus grand usage à présent il y a surtout l’érable, le cerisier sauvage, le merisier et le noyer.D’ailleurs ces bois sont bien connus de notre excellent sculpteur, Elzéar Soucy, qui enseigne à l’Ecole du Meuble, ainsi que M.Marcel Parizeau.Une exposition de ce genre devrait être visitée surtout par ceux des nôtres qui ont en main destinée économique, ceux qui peuvent orienter nos importations, et ceux qui peuvent faire de la propagande.Dans l’intérêt de notre mission nationale Les remarquables exhibitions du 8' Salon de l’Ecole du Meuble de i/éniyme russe Au milieu de la clameur qui monte du sud de l’Europe, une énigme nous tracasse : l’énigme russe.On n’a pas l’air, généralement, de se douter des problèmes qu’elle implique.Pourtant, la bataille de Russie, même prenant le second plan dans les nouvelles du Jour, n’en reste pas moins d’une amplitude énorme.Un commentateur nazi déclarait l’autre jour que six cents divisions étaient déployées des deux côtés du front de l’est.Si l’on compare ces chiffres avec ceux de la campagne de Sicile, où, de part et d’autre, une vingtaine de divisions seulement se disputent la grande ile, on se rendra compte que Staline médite une offensive qui pourrait bien le faire parvenir avant nous aux portes de Berlin.L’armée rouge tâche à niveler les saillants devant Leningrad.Orel et Belgorod ; elle manoeuvre pour redresser l’incurvation de ses lignes sur la Donetz, et reprendre la tête de pont que les Allemands maintiennent au nord-est de la mer Noire.Alors ce fera la poussée générale sur l’Allemagne, peut-être dès cet automne.Que déciderait ensuite Moscou ?Quels sont, de toute façon, ses projets d’après-guerre ?John Bull et l’Oncle Sam ont fait, à l’endroit des petites nations européennes, des promesses auxquelles le Kremlin n'a pas toujours fait écho.Il nous parait opportun, à la veille de cette ruée sur le Reich, de rappeler eer- problème polonais Monsieur Staline a solennellement déclaré qu’il désire voir une "forte Pologne” après le conflit.Mais, apparemment, il ne la désire point forte aux dépens des Soviets eux-mêmes.Tout laisse croire qu’il n’a pas du tout envie de lâcher cette portion de la terre polonaise dont il s’est emparé, en "collaboration" avec les troupes allemandes, en septembre 1939 Ce territoire, devenu russe malgré lui.suit les rivières Bug et San.et renferme des villes aussi importantes que Brest-Litovsk et Lwow, Il nous resterait donc à créer une “forte Pologne", ainsi terriblement mutilée, en lui cédant à l’ouest l’équivalent des provinces perdues à l’est.Où pourrions-nous couper de tels territoires ?En Silésie ?La Prusse l’avait déjà lâchée en 1919 : ce fut plus tard l’une des causes terriblement complexes de l’actuelle guerre mondiale.Peut-être donnerions-nous plutôt une partie de la Tchéco-Slovaquie ?Les Tchèques protesteraient justement contre un tel crime.Ailleurs, nous arrivons à l’Ukraine.Difficile à régler, cette question du peuple martyre ! .Nomination au C.P.R.taines constatations qui, sans définir Montréal révèlent éloquemment la J une fois pour toutes la politique des haute portée de l’enseignement de ! Soviets, posent des échelons quant cet art qu’est l’ébénisterle en mê-1 à nos relations diplomatiques avec me temps qu’ils témoignent de la \ eux, dès que l’Axe sera écrasé.M.E.D.Cotterell, qui vient d’êtro nommé gérant général du réseau do l'Est du PaeifKjuo Canadien, avec juridiction sur toutes les’ lignes de cette compagnie entre Fort William et la céto do l’Atlantique.Il aura bcs bureaux i\ Toronto et ngira comma adjoint do M.J.J.Humphrey, vice-président du C.P.R.en charge du réseau do l’Est.M.Cotterell possède une longue expérience do l’administration ferroviaire et est très avantageusement connu dans les cercles des «chemins do fer.Avant cetto promotion, il était surintendant général du district de P Alberta.Aujourd'hui, on devient aviateur en très peu de temps La R.C.A.F.a encore besoin d'hommes en bonne santé pour ses équipages aériens Il y a place pour vous.Soyez du nombre des valeureux aviateurs de la R.C.A.r.qui combattent aujourd’hui sur plusieurs fronts.On a besoin immédiatement tie plus d’hommes pour presser l’attaque, bombarder l’ennemi et le forcer à capituler.Quel que soit votre emploi, ne manquez pas l’occa-ion de participer à cette grande et glorieuse aventure.C’est une chance unique.Toute occupation, même le travail dans une usine de guerre, n’est plus aussi nécessaire aue de se battre dans les airs.Cet appel s’adresse à tout jeune Canadien qui possède les aptitudes requises.Avions et écoles garantissent un entraînement ragide Voui porterez l’uniforme dès votre enrôlement.Aucune perte de temps! .L’entraînement général commence sans retard.Des instructeurs expérimentés vous attendent.Des avions rapides sont à votre disposition.Si vous êtes bien portant, d’intelligence vive, âgé de 17^ à 33 ans, vous êtes admissible.L’instruction primaire supérieure n’est pas indispensable.J LES EQUIPAGES AERIENS ont besoin, peur entraînement immédiat, de PILOTES, NAVIGATEURS, BOMBARDIERS, MITRAILLEURS, , , RADIOTELEGRAPHISTES (Mitrailleurs) V r ©R C A F Q CORPS D'AVIATION ROYAL CANADIEN ACjwr CENTRE» DE RECRUTEMENT SITUES dan* Im principal»* «ilia* du Canada.Daa unlUa mokllaa da r»crut»m»nt paaaant rig ullir»m#nt au* autr»# androlta. L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 13 août 1943 Papoîages du P'iil Doc En divisant les aliments Les données présentes de la Diététique, solidement basées sur une expérimentation minutieuse prolongée sur quelques décades, permet aujourd'hui de renfermer les substances alimentaires en un groupe respectif de cadres principaux.Grâce A une Inquisition de toutes les heures sur les mille insipidités Journellement engouffrées par l’estomac des hommes, cette science de l’alimentation a ouvert six cadres essentiels: amidons ou féculents, sucres ou hydrates de carbone, graisses, protéines, matières minérales et vitamines.Que l'on prenne comme sujet d’en-quéte l'un quelconque des végétaux de la terre, l'on ne pourra Jamais trouver en lui autre chose que ces quelques substances de base, si l'on restreint son enquête aux substances propres à favoriser l'alimentation.Ainsi, la patate la plus pâteuse, l'épi de bié-d’Inde le plus savamment apprêté, les Corn Flakes les plus insipides, le riz le plus .chinois, de même que la majeure partie de nos végétaux, tiennent avant tout de l’amidon leur valeur nutritive.Comme produit de réserves, on trouve partout cet amidon au royaume des plantes.Et la simple énumération précédemment allongée suffit à prouver la multiplicité des états sous lesquels cette substance peut se présenter à notre palais.Pourtant, quelle que soit son origine, l’amidon reste toujours susceptible d'une transformation en glucose sous l'action des nombreuses sécrétions apportées dans le courant digestif par les glandes qui le bornent.Ainsi transformé en sucre ou glucose par l'intermédiaire d'une réaction interne.il peut dès lors servir à la genèse d'énergie en vue de la production des actes animaux.Aussi, quand votre cheval se prend à vous ruer sa fureur au haut des cuisses, pourquoi pester contre votre pauvre Rossinante.Blâmez plutôt l'amidon maudit de son foin, trop prompt à se muer en source d'énergie.Ce glucose produit par l'action des sucs digestifs à partir de l’amidon, nous pouvons l'absorber sous sa forme définitive.On le rencontre dans la caresse d'un Bordeaux ou dans la sécheresse d'un Bourgogne.Il abonde en plus dans la majeure partie des fruits Par ailleurs, sa composition ne diffère que légèrement du sucre de table, que celui-ci soit tiré de la betterave, de l'érable ou de la canne A sucre.On déduit facilement de 1A à l'utilité d'absorber les fruits aussi souvent que possible.Toutefois I03 nourritures amidonnées mènent au même terme, puisque constamment, le passage dans le système digestif a pour effet de les transformer en glucose.Cette transformation fait preuve de la merveilleuse stabilité des phénomènes digestifs.Dans sa randonnée dans l'organisme, l'amidon, sous l'action de sucs intestinaux et stomacaux toujours les mêmes, mène A un profit final toujours le même La moindre diversion A cette loi essentielle suffirait A changer du tout au tout l'influence de l'amidon dans le système vital.Aussi tout est-il agencé sagement pour que s'accomplissent, selon les lois séculaires dont la genèse échappe aux disciples de l’évolution, les phénomènes de métabolisme interne.Cette transmutation de l'amidon au contact des sécrétions digestives constitue un phénomène d'hydrolyse, c’est-à-dire une action de l'eau par ses particules électriques.Les éléments de l'eau se fixent sur l'amidon et dédoublent la molécule de celui-ci en deux molécules de glucose.Toutefois, le glucose, qu'il provienne directement des fruits ou indirectement de la modification chimique de l’amidon, remplit un uni- que but: produire de l’énergie en vue des mouvements de i'orgonJsme.Cette production d'énergie, et par suite de mouvement, résulte d'une combustion cellulaire; le sucre, dans le secret des cellules microscopiques, Connaît l'attaque de l'oxygène et se détruit lui-même en dégageant une chaleur.Par un agencement merveilleux des organes et des tissus, cette chaleur d'origine interne ne sera pas perdue et, au lieu de prendre la route de l'atmosphère, assurera le maintien de la vie.A côté des sucres et des amidons, — deux catégories foncièrement identiques et différenciées par la seule présence d'une molécule d'eau, les aliments peuvent renfermer des matières grasses.Selon leur état physique, celles-ci peuvent donner la graisse ou l'huile, deux formes physiques de la même matière, tant il est vrai que rien n'est huileux comme un gras monsieur et que parler gras sent l'huile rance.Les graisses, elles aussi, après modification, sont brûlées dans le petit four intime de chaque cellule, toujours pour la production d'énergie.On s'étonnera peut-être de cette destinée unique proposée à la presque totalité des matières utilisées dans le corps.Il est pourtant logique que leur sort soit tel.La vie ne constituant qu'un perpétuel mouvement interne, et toute manifestation vitale ne pouvant advenir que par une vibration interne, il convenait que la majeure partie des aliments fût transformée en énergie, source unique du mouvement.Une grande proportion de cette énergie reste d'ailleurs accaparée pour le maintien de la chaleur interne du corps: une bonne partie de nos aliments sert donc A garder l'équilibre entre le milieu externe et le milieu interne.Aussi, plus on avance vers les pôles, plus s'accroît la proportion des graisses dans les aliments ingérés.Les peuplades de l’Equateur veillent A éliminer de leur diète toute matière grasse, ce qui n'empêche certes pas les anthropophages de faire bombance, fût-ce aux dépens du plus bedonnant des messieurs.Par ailleurs, le Pôle, les Esquimaux tâchent à assurer les graisses nécessaires à leur organisme.Ils vont jusqu'à absorber de la graisse pure, assaisonnée à ia diable avec des condiments empuantis.Aussi peut-on à juste titre s'étonner que cette peuplade puisse digérer de telles masses de matière grasse: c'est sans doute qu'une lente évolution a pris Heu et que leur estomac s'est graduellement adapté à des efforts jugés impossibles dans les régions tempérées.Amidons ou féculents, sucres ou hydrates de carbone, graisses et huiles, tous consistent uniquement de carbone, d'oxygène, et d'hydrogène Par contre, il existe une autre classe de matières alimentaires.où entre en scène l'azote, ce gaz qui atténue l'effet comburant de l'oxygène dans l'organisme.Sans l'azote atmosphérique, l’oxygène aurait tôt fait de nous carboniser les poumons.Les protéines, substances à la composition desquelles concourent l’azote et souvent le phosphore, sont les réparateurs de l'organisme; après les tempêtes de fièvre, ou les ruées de microbes, elles se hâtent de rebâtir.Pour faire suite à la multiplication des pains, elles se font les artistes d'une autre multiplication: celle des cellules.Elles se spécialisent en somme dans la construction du tissu vivant.Pourtant, quand s'est terminée la croissance et que l'alimentation regorge de protéines, où donc peut aller se loger cet excès?L'organisme animal est ainsi conçu que le trop plein des protéines, quand celles-ci sont jugées inutiles au maintien ou I! peut être difficile ou impossible de remplacer un appareil défectueux— les pièces de rechange sont rares ei les matériaux «le l'outil* lage neuf sont requis pour la guerre.Vous voudrez donc prendre un grand soin de votre appareil.Voici, \ titre d'exemple, six causes de détraquement : j-K •iuc I n .1 * « ïïï?» “rrer 1 .n^v/>>n, '«C"à cfTUil"’> PO,,r 1^^ ‘""in sy O Page clnç LE TEMPS DE LA RECOLTE LES PREMIERS BEAUX LÉGUMES DE SOH JARDIN DF U VICTOIRE X 'OC0, 5 v/'.V ¦Sa*'.a la croissance des tissus, connaît causerie le même soir, à 8 heu-lui aussi une oxydation susceptible de la transformer en une source d’é- nergie et de chaleur.Quand la chaleur suffit et que l'organisme se maintient, le surplus peut être emmagasiné pour les mauvais jours sous forme de graisse.Ainsi s'explique comment un monsieur ventru menace si souvent de faire fondre les ressorts de la balance automatique.Les deux dernières classes de substances alimentaires, les matières minérales et les vitamines, dépasseraient les bornes de ce "papotage”.D'ailleurs, qui sait si nous n'aurons pas occasion de revenir très bientôt sur leur mystère ?Néanmoins, si l'on considère le rôle de chacun des groupes traités Ici, et leur vaste distribution dans l’ensemble des plats "potables", on jugera combien il reste facile de se procurer une alimentation complète, tout en satisfaisant les mille désirs secrets de ses appels intestinaux.P tit DOC IAU T.S.F.DESIRE DEFAUW DIRIGERA LE CONCERT DU 11 AOUT A CHICAGO Le samedi, 14 août, à 11) heures 30 du soir L’orchestre symphonique de Chicago donne le samedi soir, à 10 heures 30 des concerts qui sont relayés par Radio-Canada.Ces concerts sont transmis de Grant Park.Désiré Defauw qui vient de succéder à Frédérick Stock comme chef d'orchestre de cette société, dirigera celui du samedi, 14.M.Defauw dirigerait ces derniers temps, c’est-à-dire depuis août 1941 les Concerts Symphoniques de Montréal.# * • LES PAGES CHOISIES PAR FRANCOIS ROZET François Rozet, artiste dramatique, lira pour les auditeurs de Radio-Canada le dimanche, quinze août, à 9 heures des pages d'Alphonse Daudet.Ces pages ont pour titre : Le secret de Me Cornille et Les Aventures d’un perdreau rouge.* * • LE MINISTRE DES E.-U.M.RAY ATHENRTON, A RADIO-CANADA, LE 15 Le dimanche, 15, à S heures du soir Le nouveau ministre des Etats-Unis au Canada, Son Excellence M.Ray Atherton, donnera une causerie en français à Radio-Canada, le dimanche 15 août, à 8 heures 30 du soir.M.Atherton qui est aussi ministre des Etats-Unis auprès des gouvernements du Luxembourg et du Danemark, a fait partie des corps diplomatiques en Angleterre, en Bulgarie, en Grèce et dans les pays d’Orient.Il possède parfaitement le français.Sa causerie sera relayée par les postes du secteur français de la Société.Il donnera une \ HACHÉ GROS POUR LA PIP£ I OLD CHUM ^ HACHÉ DK POUR US CKASCTTES ^ res 45, aux postes du réseau anglais de la Société.• • • LA MUSIQUE DES H.M.CANADIAN GRENADIER GUARDS Le dimanche, 15 août, à 9 heures 30 du soir La musique des H.M.Canadian Grenadier Guards à son concert pour Radio-Canada, le dimanche, 15 août exécutera une pièce intitulée “Galfskin Callisthenics” de David Bennett, pièce d’un genre excep-tionel puisqu’il met en évidence le rôle que joue à l'orchestre et à la fanfare le tambour ou tout autre instrument de la batterie.Le soliste sera Frank Ga-riepy.Les Grenadiers exécuteront sous la baguette du capitaine J.-J.Gagnier, Royal Tambour et Vivandière de Rubens-tein, l'Ouverture Mignon d’Ambroise Thomas, Prélude à la Cantate de Noël, de Bach, et Bacchanalia d’Audrey Winter Pour terminer les Grenadiers joueront une marche de leur directeur, intitulée Sergent.# • • LA FRANCE COMHATTANTE Le dimanche, 15 août à midi Radio-Canada relaiera le dimanche, 15 août, à midi, le concert que donneront des artistes français réfugiés à Londres pour les militaires d’un camp canadien français.Des soldats français ont également été invités à ce concert.Cette émission passera sous la rubrique "La France Combattante".i * • MUSIQUE DE CHAMBRE Le dimanche, 15 août à 1 heure 30 de l'après-midi Jean de Rimanoczy, violoniste et Léon Pommers, pianiste, à leur concert aux studios de Radio-Canada à Toronto le dimanche, 15, à 1 heure 30 du soir, exécuteront la Sonate en la de César Franck.Les mouvements de l’oeuvre sont : 1.Allegro ben moderato.2.Allegro.3.Recitativo-Fantasia.4.Allegretto poco mosso.L'importance de l'eau dans la praduetion des oeufs Comme il faudra beaucoup d'oeufs cette saison pour ravitailler la Grande-Bretagne et le marché intérieur, le Ministère fédéral de l’Agriculture recommande tout spécialement aux cultivateurs de veiller à ce que leurs poules aient suffisamment d'eau pour boire.Les volailles veulent beaucoup d'eau propre et fraîche et surtout au moment de la ponte — le matin et le soir.Quand elles manquent d'eau elles ne pondent pas bien.La première chose que fait une poule en sortant du nid est de boire une gorgée d'eaif et elles en boivent plus quand cette eau est fraîche que lorsqu'elle n'est renouvelée qu'une fols par jour.Renouvelez donc l'eau souvent et nettoyez les abreuvoirs au moins une fois par jour.La quantité des oeufs n’est pas aussi bonne quand les poules sont forcées de boire de l’eau sale et stagnante.Les éditeurs eanadiens du livre français s'organisent en association professionnelle M.Eugène Issalys, des EDITIONS BEAUCHEMTN, élu à la présidence Un groupe d’éditeurs montréalais du livre français, constatant la futilité de l'effort individuel pour faire face aux conditions exceptionnelles résultant de la guerre, s’était réuni ces mois derniers en vue de coordonner les initiatives de l'édition et de prendre les moyens de diffuser le livre français, tant au Canada qu’à l’étranger.Ces éditeurs ont décidé de faire bloc pour défendre leurs intérêts souvent menacés par une incompréhension des problèmes propres à leur commerce.Une réunion préliminaire avait lieu ces jours derniers au bureau de M.Ch.Holmes, si dévoué aux intérêts des éditeurs du livre français.Au cours de cette réunion on esquissait un programme d'action et on élisait un bureau provisoire composé comme suit : M.Eugène Issalys, président, directeur des Editions Beauchemin ; M.Bernard Vali-quette, 1er vice-président, directeur des Editions B.Valiquette ; R.P.A.Martin: 2e vice-président, directeur des Editions Fides.M.Ch.Holmes fut choisi comme secrétaire du nouvel organisme.La nouvelle association porte le nom de LIGUE DES EDITEURS CANADIENS DU LIVRE FRANÇAIS.Secrétariat : 294 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal.On procède en ce moment à l'élaboration de statuts et règlements, et des artistes-dessinateurs ont été priés de soumettre des esquisses d’emblèmes, dont l'un sera officiellement choisi.Sitôt le travail préliminaire d’organisation complété, les éditeurs de Montréal et de la province de Québec, qui n'ont pas encore adhéré à ce nouvel organisme économique, seront invités à se joindre à leurs confrères.Nul doute que la Ligue des Editeurs Canadiens du Livre français est le point de départ d'une organisation dont les libraires-détaillants du pays retireront de grands avantages.Nul doute aussi que la Ligue des Editeurs va promouvoir la création de nombreuses bibliothèques à travers le Canada français.Toutes communications seront reçues avec intérêt au siège de la nouvelle société.publié par L'Avenir du Nord Clc, Liée, imprimé par J.-H.-A.Labellc, Limitée Les volailles n'ont pas de glandes sudorifères.Elles rejettent le surplus d’eau du corps au moyen de leurs poumons, et quand elles manquent d’eau les poumons se dessèchent et elles souffrent.COIV .DKS IMCOI ISSIOVM IS FORTIER & PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 vaooeeooooooosooogooooooooocoaqogcooor-ososoeoooeoeooot AVI ( AI LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L -L LEOAULT.K C FERNAND LEOAULT.B.A.LL.B.Téi.60 295 rue Main LACHUTE OOY LEOAULT.B.A., LL.B 10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal AVOfAI- GASTON GIBEAULT AVOCAT de BOURASSA * GIBEAULT Téi.60 — 5, rue Préfontai.-j SAINTE-AGATIIE-DES-MONTS * SCCGOCOSCCOOOOOOOCOOOCOOCO Paul Larose, BA^L.LJ3, AVOCAT 84, rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 MARIO BEAU DRY B.A., LL.M.Avocat et Procureur STE-AGATHE-DES-MONTS Résidence : Bureau : 159, Tour du Lac 43, S.-Vincent Téi.374 Téi.217 NOiAirr Bureau Edifice "Tbrrnli” Chambra 912 10, 8.*Jaeque« O.Montréal Téi.LA.7268-7269 J.-MARC VERMETTE NOTAIRE Saint-Janvier Co.Terrebonne Téi.622 - 22 LOUIS NICOLAS ARCHITECTE 430, rue MELANÇON Téi.510 SAINT-JEROME Examen de la vue Lunettes 304 S.-Georges S.-Jérôme André Racine, O.O.D.SPECIALISTE POUR LA VUE Tous les jours de 9 h.a.m.à 6 p.m.Le soir sur appointement Téléphone 626 CLAUDE PREVOST Substitut du Procureur général (district de Montréal) BENOIT ROBERT GUY ROBERT Prévost, Robert & Robert AVOCATS Si PROCUREURS Edifice Transportation, Ch.202, 132 ouest, rue S.-Jacques PL.5069 >CCCCCCCOSCOS0CCCO5OSOSOSCC RESIDENCE Tél.109 RUE 8T.LOUIS TERREBONNE Lucien Bourbonnais AVOCAT — BARRISTER 10 OUEST, RUE ST.JACQUES SUITE - IMMEUBLE THEMIS PLateau 5241* ItNIIMI Téi.500 Br.Jules Pagé CHIRURGIEN - DENTISTE Ex-Interne à Forsyth, Boston 310, rue SAINT-GEORGES SAINT-JEROME CCOaCGOOOCOCGOBOeCCCOOSOOC Armand Parent COMPTABLE-VERIFICATEUR Autorisé de la Commission Municipale de Québec CLASSE “A" Rés.: 389, boulevard Melançon Bureau : 500, avenue du Palais S AIN'T-JEROME tSGGeCOSOSOOOCOSQOOGCOSeCiDC Lorenzo Bélanger.C.P-A.Comptable public licencié Expert en impôts sur le revenu et taxe de vente 630 ouest, DORCHESTER MONTREAL PETITES ANNONCES Maison k louer, à vendre, meubles usages, demande d’emploi, objets perdus, etc., etc.TARIF 2 sous le mot, minimum 40c.ou 3 Insertions pour II.00.A ACHETER On demande à acheter des chaises pliantes en bois, neuves ou usagées, pour la chapelle du Lac Connelly.S'adresser à M.l'abbé Léo Vaillan-court.Hospice de Saint-Jérôme, téléphone 488.CHAMBRES A LOUER 2 chambres à louer.Préférence couple sans enfants ou personne seule.S’adresser lundi, à 42, ave Godiller, Saint-Jérôme.RADIO A VENDRE Radio General Electric en parfait ordre à vendre.S’adresser à 42, ave Godmer, Saint-Jérôme.A LOUER Logement de 5 appartements à louer à 540, avenue Parent, Saint-Jérôme.“CORRESPONDANCE” Pour trouver votre idéal ?.Vous marier ?vous distraire, faire des connaissances, etc., faites partie de notre club et abonnez-vous au Carnet Social, $1.00 par année.Ecrivez pour détails et listes des membres au CLUB NATIONAL DE CORRESPONDANCE, Casier Postal, 1722, DUITS ENRG, 351, Bîvd Charest, QUEBEC.187 MENAGERES ALANQUEZ-VOUS DE SUCRE Employez “SUCRINE” le PREFERE des substituts de sucre (500 fois plus sucre).Une bouteille de deux onces équivaut comme sucrant à 20 livres de sucre.LIQUIDE agréable au goût, sert pour tous les breuvages, genres de pâtisseries, etc.Avons à Québec la marchandise (gros et détail) pour livraison 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du 25ième anniversaire de consécration de la crypte à l’oratoire Saint-Joseph.Dans l’après-midi, il recevait plusieurs visiteurs et le soir, en compagnie de M.Lionel Bertrand, il rencontrait les membres du Conseil de paroisse de Sainte-Thérèse de même que les membres du Conseil de la ville et plusieurs citoyens de la Grande Ligne, discutant avec eux du creusage et du nettoyage du cours d’eau Stanislas Gover.Il fut également question de l'entretien des chemins d’hiver dans Sainte-Thérèse et les environs.Mardi, M.Perrier était à son bureau de Montréal et mercredi et jeudi, nous le retrouvions à Quebec assistant à des réunions du Conseil.i'our du magistrat Sentences rendues dernièrement par le Magistrat de District, son Honneur Donat Lalande Colonne paroissiale Pourquoi un Hinge à ____________ VF.eole ménagère MJn réel suerès La campagne de vente de timbres d'Bpargne de Guerre sous forme de bombes sous-marines a été un succès dans le comté de Terrebon ne.Sur 40 bombes d'objectif, 40 ont été vendues dont 21 à Saint-Jérôme La banque Provinciale de Saint-Jérôme a vendu 7 bombes, le théâtre Rex, de Saint-Jérôme, 4 bombes, et le bureau de poste de Saint-Jérôme 2 bombes.Devant servir d'émulation Monsieur C.-A.Beaudry avait donné un prix de $5 ainsi que les employés des Postes et M.E.Wad dell.Les prix ont été gagnés, le premier, par M Laurent Saint-Michel le second, par Mlle Estelle Robitail le, et le troisième, par Mlle Mar guerlte Godon.MAL François Marchand et Eugène Waddell, tous deux organisateurs dans Saint-Jérôme, remercient les donateurs, ainsi que les demoiselles qui ont bien voulu prêter leur concours sous forme de charmante "Miss Canada".Danse au vamp Jeudi soir dernier, la cie "B”, du Centre d'instruction militaire de St-Jérôme, a donné une danse pour leurs soldats, sous les auspices de leur commandant, le capiaine J.-C.-A.Landry.Cette soirée a été des mieux réussie.Il y a eu tirage, et les billets ont été vendus par les filles l'Isa-blle, qui ont prêté leurs gracieux concours a l'organisation, qui était dirigée par le lieutenant I.Tellier, lequel est responsable d'un petit spectacle au milieu de la soirée, lequel étant entièrement composé de talents recrutés dans la cie "B".Le lieutenant J.-T.Mongrain était le maître de cérémonie, le lieutenant Choquette en charge du chant et le lieutenant Poulin dirigeait l'orchestre.Le lieutenant Leroux était en charge de la cantine.Le premier prix a été gagné par le soldat R.Boulet, et le second par le lieutenant C.Dextras, qui est le second en commandant de la cie.La plus grosse partie des profits ira pour aider à orner la nouvelle chapelle qui est actuellement en construction et sera finie sous peu.En visite .Yaissanees Hervé Pilon, ne s'étant pas présenté dans le délai prescrit et les conditions fixées dans un ordre d’appel à l'instruction militaire.a été condamné au temps fait en prison et remis aux autorités militaires.Rosaire Laurin, ayant refusé de se présenter pour examen médical dans les délais indiqués par un avis adressé par le re-gistraire.est trouvé coupable de ne pas s’être rapporté au deuxième avis, est condamné au temps fait et est escorté au centre d’entrainement militaire.Lucien Lemay, ne s'étant pas présenté dans les délais fixés, et Arthur lloutiette ayant négligé de s'enregistrer le 15 mars 1943, ont été condamnés à $25.00 d’amende et remis aux autorités militaires.Isaïe Thomas, Rosario Turcot et Emllien Longtin, détenteurs de permis d'auberge, ne s’étant pas conformés à la loi des liqueurs de la Province ont été condamnés : le premier, à $50.00 d’amende et les frais, les deux autres à 100.00 d’amende et les frais.Emma Demers, n’étant pas munie d’un permis en vigueur en vertu de la loi des liqueurs a été condamnée à $50.00 d'amende et $30.80 de frais.Elmer St-Denis, pour vol de bicyclettes, condamné à 2 ans de pénitencier à Saint-Vincent de Paul.Paul-Emile Lauzon, ayant cherché volontairement à entraver, à détourner ou à frustrer la cour de la justice en déclarant faussement avoir été la victime d’un vol sur la personne, d’une somme de $57.00.est condamné à payer $80.95 frais d’enquête et frais de cour.Paul Gerçais, ayant tenu un local fréquenté par des person- j BRIERE — A M.et Mme Emile nés pour y jouer à des prix de! Brière ‘Thérèse Charbonneaui hasard et d'adresse, est condam- ' un fils, né et baptisé le 9 août, J.-né à $10.00 d'amende et $25.00 CHAMPIGNY — A M.et Mme Lionel Champigny 'Hélène Pyz'.un fils, né le 1er août et baptisé le 4.J.-Gilles-Ernest Parrain et marraine, M.et Mme Ernest Bayard.DESJARDINS — A M.et Mme Lucien Desjardins tRéjeanne Las-cellei, une fille, née le 4 août et baptisée le lendemain, M -Odette-Francine.Parrain et marraine, M.et Mme Roméo Binette.SAINTE-MARIE — A M.et Mme Aimé Sainte-Marie (Marie - Rose Lanctôt', un fils, né le 4 août et baptisé le lendemain, Jean-Joseph-Serge.Parrain et marraine.M.et Mmt Léo Sainte-Marie.LAPOINTE — A M.et Mme Wilfrid Lapointe tCécile Gagnon', une fille, née le 2 août et baptisée le 7.M-Louise-Lucienne.Parrain et marraine.Aldège Gagnon et Jeanne-d'Arc Gagnon.BALLARD — A M.et Mme Victor Ballard (Jeanne Sarrazim, un fils, né le 2 août et baptisé le 8.Jean-Claude-Jacques.Parrain et marraine.Claude Ballard et Laurette Ballard.MAJOR — A M.et Mme Constant Major iRollande Riopelt.un fils, né le 4 août et baptisé le 8.J -Euclide-André Parrain et marraine.Alcide Champagne et Cécile Riopel.DUFORT — A M.et Mme René Du-fort (Julienne Venne), un fils, né et baptisé le 8 août.Jean-Jacques Gilbert.Parrain et marraine Jean-Marie Venne et Jacqueline Venne.LANTHIER — A M.et Mme Jean Baptiste Lanthier (Alice Genest) un fils, né le 7 août et baptise le 8 J.-Alphonse-Gilles.Parrain et marraine.AL et Mme Alphonse Provencher.RANGER — A M.et Mme Albert Ranger 'Léontine Matte>.un fils né et baptisé le 8 août.J.-Jacques-Marcel.Parrain et marraine.M et Mme Théodore Legault.régionale de Si-Jérôme de frais.Lorenzo Grenier, pour vol de bicyclette d’une valeur de $35.00.condamné à 16 jours de prison.Ovila Goyer, Pour vol d’un porte-monnaie au plan Bou chard et pour s'être servi d'un chèque fait à une autre person ne, $25.00 d’amende et $14.00 de frais.Josaphat Trot tier, est con damné à $50.00 d'amende et $39.00 de frais pour avoir tué deux chevreuils en temps prohibé.Emile Paquin, ayant pris sans permission du propriétaire une automobile de marque Plymouth la propriété de M.Aurèle Desrocher de Brownsburg a été condamné à trois jours de prison.$25.00 d’amende et $7.40 de frais.Louis Paré et Jack Adelson ayant reçu à un spectacle cinématographique des enfants mineurs âgés de moins de 16 ans résolus, ont été condamnés à payer chacun une amende de $10.00 et 12.40 de frais.Carolus Hawkins, et Jean Louis Hawkins, s’étant introduits par effraction dans des camps d’été et d’y avoir corn mis des méfaits en cassant des miroirs, des lumières, des lam pes et brisant des pots de cou fitures et ketchup et en beurrant les murs et en mettant sur les lits et les matelas, ont été condamnés à 6 mois de prison chacun.Emilien Longtin, enfreignant la loi spéciale des revenus de , .guerre en ne fournissant pas à Mesdemoiselles Adeline et Helene un client une note ou facture Pomerleau, filles de M.et Mme pour les frais perçus ou exiger Honorius Pomerleau, de Stoke.P de lui depuis son arrivée à cet Qué., sont en visite chez leurs oncle endroit, a été condamné à $25.00 et tante.M.et Mme David Morin.d’amende et $8.75 de frais.- .’ PHARMACIE OSCAR LANDRY Wilfrid Prud'homme, gérant et successeur Pharmacien La pharmacie la mieux assortie du district Ordonnances de Messieurs les Médecins remplies avec soin Chocolats Laura Se cord Produits Rexall ’ Service rapide de deux messagers Téléphones : ftâtt et 55!) Voisin du marché Gérard-Emile-André Parrain et marraine.Gérald Brière et Clairette Brière.DAGENAIS — A M.et Mme Henri Dagenais 'Fernande Blondini, un fils, né et baptisé le 9 août, J André-Gaétan.Parrain et marraine.M.et Mme Mathias Dage nais.* * * Déeès RENAUD Edmond Le 9 août, â 8 heures, a eu lieu le service de M.Edmond Renaud, veuf de Irène Gauthier, décédé à l’hô' pital N.-D.de la Merci, de Montréal, le 5 août, à l'âge de 69 ans.* * * LAREAU, Lieutenant Raymond A Farnham.le 5 août, est décédé à l’âge de 24 ans et 8 mois, le lleate nant Raymond Lareau.époux de Emilia Faubert, dont le service a été chanté le 9 août, à 10 heures 30.M.le chanoine Emile Dubois a fait la levée du corps.Le capitaine-abbé J.-A.Lalonde, aumônier mill taire de Saint-Jérôme, a chanté le service, assisté du capitaine-abbé G.-E.Laçasse, aumônier du camp de Farnham, et de l'abbé Paul Labelle.vicaire.* * * GRIGNON, Dante Ernest Le 11 août, a 9 heures, a été chanté le service de Mme Ernest Grignon, née Yvonne Leboeuf, décédée le 8 août, à l'âge de 42 ans.I0roehains mariages La fleur—Allaire Samedi 14 août, à 8 heures, aura lieu le mariage de Rodolphe-A.La-fleur, fils de feu Elzéar Lafleur et de Dame Lafleur, avec Marguerite L’Ecole ménagère régionale de Saint-Jérôme est l’endroit idéal, par excellence, pour les jeunes filles de Saint-Jerôme et des environs qui désirent recevoir cette formation ménagère complète qui constitue la préparation la plus parfaite et la plus directe a la vie normale de la jeune fille : le mariage.Tous les cours théoriques et pratiques qui s’y donnent, orientent la jeune fille vers le foyer, et tendent essentiellement, à la culture de tous les talents, vertus, aptitudes intellec t u e 11 e s comme physiques et contribuent à stimuler l’esprit personnel, la débrouillaidise, l’initiative des jeunes Etudiantes.L’Ecole ménagère régionale de Saint-Jérôme comporte trois cours : le cours familial qui s'adresse aux jeunes filles désireuses de suivre un ou deux ans d’entraînement ménager intense.Sont admises à ce cours, les élèves de 15 ans ou qui ont terminé leur septième année du cours primaire.Le cours ménager moyen, pour les élèves de Sième et 9ième année, comprend l’enseignement des techniques ménagères.Un certificat du Département de l’Instruction Publique sanctionne le succès des élèves, à ce degré de l’enseignement qui comporte également la culture scolaire complète.Session régaliére da Conseil de rille de Saint-Jérôme amiA5dmgi:giin]i^i‘^'î?ar(tf^iniSSinffcinixjn;sinnîi'.j!ÎJ-'j':nui:rnnii.TiTtlji ii(ÿnijfui 1 Il faut soigner nos dénis L'hygiène dentaire est â l’hon- nés ou plus âgées, aient bien enten- 2 août 1943 neur dans tout le comté de Terrebonne, cette semaine, spécialement â Saint-Jérôme, Sainte-Agathe et _____ Sainte-Thérèse.Plaise à Dieu qu’elle le demeure ! Arrondissement du coin des rues Nul, parmi nos lecteurs, n'ignore, legault et Prévost en effet, que le Comité du district M.Edouard Ploutïe ayant cédé â ; de Saint-Jérôme de la Commission la Ville le terrain nécessaire sur le j d'Hyglène dentaire du Collège des lot No 284-16 du cadastre, pour chirurgiens dentistes de la provln- l’arrondissement du coin sud-ouest : ce de Québec, que préside avec des rues Legault et Prévost, le pré- beaucoup d'autorité et de dévoue- sident de la Commission de voirie ment M.le docteur Charles Contant.est autorisé à refaire aux frais de de Saint-Jérôme, a organisé et pour- la Ville, le trottoir en front de la I suit en ce moment une campagne propriété de M Plouffe en arron-, d'éducation et de propagande en dissant le coin des rues précitées., faveur de l'hygiène dentaire dans Elargissement rue Saint-Ignace j les trois villes de Saint-Jérôme.Le greffier est chargé de deman- ! Sainte-Agathe et Sainte-Thérèse.der à M.Anselme Guénette à quelle : Tout le monde a pu voir, dans ces condition il consentirait à céder a centres de notre beau comté.lu \ file une lisière de terrain sur sa dt,s yitrlnits transformées, depuis propriété pour 1 élargissement de la dimanche dernier, en un véritable rite Saint-Ignace suivant les plans recueu des maximes les plus sages déjà préparés par 1 ingénieur A touchant à la santé des dents.Latour et déterminés par l’Ingénieur „ ., ., ., ., .w ., Et tous nous avons vu, à l entréc aC la' \ a v e’ ’ ' orm'.et à la sortie de Saint-Jérôme, de M.Guenette sera interrogé ega- Salnte.Agathe et de Salnte-Thérè- mont nrinr cavnlr c il corn t f Hic- se.les larges banderoles annonçant cette campagne d'une semaine en faveur de l'hygiène dentaire.Enfin, la population entière de ces lement pour savoir s’il serait disposé à vendre sa propriété à la Ville et à quelles conditions.Paiement final, contrat d'aqueduc Le trésorier est autorisé à payer à M Paul Beauchamp, entrepreneur trois vilIes a certainement pris coudes travaux de construction d'une nafssancc.8 unc façon ou d une au-condulte d'aqueduc à partir de la trc' des proclamations officielles station de pompage de l’aqueduc émises la semaine dernière, par les jusqu'aux puits artésiens, le tout auf°I'it*s municipales, dans le but suivant contrat intervenu entre la de recommander à tous les nôtres i , cours sunérieur d’ensei- V11le et M- Beauchamp, un montant la campagne d hygiène dentaire ac- Lc coure supt It l den-cl «344 51 étant le montant retenu mollement en cours, enement tnenaeer, lOteme, ut étant it montant retenu .„„ llième et 12ième année, par-! Par 1» Ville sur une base de 5% sur I y est très sagement écrit ce qui fait la formation familiale des “ne somme de : $6.889.75.prix du su 1 neglige assez souvent de élèves au point de préparer cel- contrat, comme garantie de la fi- ^re le* regles essentielles de les qui en ont les aptitudes, à dèle exécution des travaux.La pé- 1 hygiene dentaire, chez nous, com-devenir elles-mêmes des mai- i rlode de 12 mois prévue au contrat me un Pcu Partout a" eurs • “ en tresses d'enseignement mena- est expirée et aucune défectuosité resuite pour beaucoup des nôtres ger.Elles reçoivent alors le di- n'a été constatée à cette Installa- des troubles multiples susceptibles tion.plôme d'Enseignement Ménager du Conseil de l'Instruction Publique.Les principales matières du programme des Ecoles régionales sont les suivantes : Liturgie, apologétique, action catholique.histoire canadienne, pédagogie familiale et psychologie, français grammatical et littéraire, anglais, administration et tenue de maison, arts culinaires, coupe et confection, travaux à l’aiguille, filages, tissage, tricots et broderie, entretien du linge, anatomie, chimie, phy sique, horticulture, apiculture aviculture et arts décoratifs.L’entrée, à l'école ménagère de Saint-Jérôme, est fixée au 7 septembre, pour les pensionnai res, et au 8 septembre, pour les externes.Pour les renseignements, on peut s'adresser à l’E cole, 500 Labelle, tel.184 w.d’amoindrir et même de ruiner la ., , santé des Individus.Il Importe donc '•einturage bo.tcs d alarme, pont* de connahre ces règlcs et la cam.Le président de la Commission pagne d'hygiène dentaire pour la feu et police est autorisé à faire semaine commcnçant le dlmanche peinturer les boites d alarme.Le président de la Commission de voirie est également autorisé à faire peinturer la partie métallique des différents ponts de la Ville.En visite Beauchamp—Ethier Lundi 16 août, à 8 heures, aura lieu le mariage de Lucien Beau champ, fils de Joseph Beauchamp et de Mme Beauchamp, décédée avec Gertrude Ethier, fille de feu Eusèbe Ethier et de Mme Ethier.* * m Retraites pastorales Cette semaine, du 9 au 13 août a eu lieu la 1ère retraite pour les prêtres du diocèse de Montréal, au Grand Séminaire.MM.les abbés C.Mayer, B.Desjardins et J.-P Giraldeau y ont pris part.La 2ème retraite aura lieu du 23 au 27.MM.les abbés A.Robillard et P Labelle y prendront part.M.le chanoine E.Dubois et MM les aumôniers de nos Institutions ont suivi les exercices de la retraite préchée en fin de juin, au Grand Séminaire, par Mgr P.Perrier.« * * Pèlerinage Comme l'an dernier, nous aurons cette année, si le temps le permet, un pèlerinage à la grotte de Lourdes, au cimetière, à l’occasion de la fête de l’Assomption de la sainte Allaire, fille de M.et Mme Wilfrid | Vierge.M le curé en donnera les Allaire.détails au prône, dimanche.i f ét n/éV4 •’ /’ill tYéVi f/Stfî fêX’iïfêiiïüïiX PROULX BUSINESS COLLEGE 178, ave Parent Tél.509 Ouverture le Mer septembre Meurs du jour et tlu soir 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provincial, pour faire une visite d'amitié à M.Adélard Godbout et aux membres de son cabinet, le premier ministre de Grande-Bretagne a été l'objet d’une manifestation profondément touchante.La nouvelle de la visite de M.Churchill s'est répandue dans le Parlement, quelques instants avant son arrivée.De nombreux fonctionnaires ont pu l'applaudir dès son entrée et à son départ, des centaines de personnes l'ont acclamé aux cris de “vive Churchill’'.La démonstration u été particulièrement impressionnante lorsque le maître des destinées de l'Angleterre, après sa visite, est entré à l'Assemblée législative que les employés avaient envahie.Ce fut une suite d’ovations.En passant au milieu de cette foule sympathique, chefs de service, commis de bureau, jeunes dactylos, M.Churchill sourit d’abord.Mais la démonstration était si cordiale, si chaude, qu’il fut incapable de contenir son émotion.Il pleura.C’est dans un français impeccable que M.Churchill addressa la parole à ceux qui étaient accourus le saluer.Monsieur King, Premier Ministre du Cana- ! da, qui a c c o m p a g n ait l’homme d'Etat anglais eut, lui aussi, sa large part des acclamations.La visite : de M.Churchill à Québec ’ fera époque dans les anna- > les politiques de notre vieille province.8 août, est faite précisément pour vulgariser ces connaissances élémentaires.” Nos Maires ont raison et, avec eux ont eu raison aussi nos vénérés curés d'attirer l'attention de toute notre population, les uns par leurs pro clamations, les autres par leurs sages conseils aux prônes de dlmanche dernier sur 1 importance, sur l'impérieuse nécessité de l'hygiène dentaire pour nous tous.Un petit dépliant, facile et très intéressant à lire, intitulé "l'hygiène de la bouche" a été distribué à notre population, dans nos trois villes, de maints côtés différents particulièrement dlmanche dernier à la porte de nos églises.Nous espérons que tous les habitants de Saint-Jérôme, Sainte-Agathe et Sainte-Thérèse l’ont entre les mains l'ont lu attentivement, l'ont relu et le conserveront avec soin.Il con tient les règles essentielles de la bonne santé des dents, 11 dit le moyen de les conserver saines et fortes, — et belles aussi, ce qui n'est pas à dédaigner.Si quelqu’un, parmi nos lecteurs, ne possédait pas encore cette toute petite brochure, nous serions heureux, au journal, do la lui remettre sur simple demande.SI l'on préfère, on peut également aller en cher cher un ou plusieurs exemplaires chez tous nos chirurgiens-dentistes de Saint-Jérôme, de 8ainte-Agathe et de Sainte-Thérèse, — particuliérement, chez le docteur Contant, à Saint-Jérôme, chez M.le docteur Laçasse, à Sainte-Agathe, chez M.le docteur Trudel, à Sainte-Thérèse.Bien entendu, ce dépliant est absolument gratuit et quiconque peut l'obtenir sans aucun frais.Lundi dernier, 9 août, une émission radiophonique, venant du poste CKAC de la Presse, à Montréal, était spécialement destinée à notre comté de Terrebonne, à nos villes de Saint-Jérôme, de Sainte-Agathe et de Sainte-Thérèse, et traitait do 'hygiène dentaire.Nous avons ainsi entendu l'honorable M Hector Perrier, députe de Terrebonne au Parlement provincial et secrétaire de la province, et M.le docteur Charles Contant.Tous les deux nous ont dit, de la façon la plus précise, la plus formelle qui soit, le besoin que nous avons tous de soigner nos dents, de les conserver, de les sauver.Ils ont attiré notre attention sur les dangers si graves, souvent mortels, qui résultent de la méconnaissance de l'hygiène dentaire.Nous souhaitons que tous nos pères de famille, surtout que toutes nos mères, jeu- du, bien compris et bien retenu ces paroles si pleines de vérités.Enfin, hier, Jeudi 12, à 8 heures du soir, et avant-hier, mercredi 11, à la môme heure, avalent Heu, à Saint-Jérôme et à Sainte-Thérèse, deux grandes réunions publiques, entièrement consacrées à l'hygiène dentaire, dont nous donnerons, dans notre édition de la semaine prochaine un compte rendu détaillé.lia santé des dents des grandes personnes est importante, certes, et nous savons tous, désormais, qu'elle est même indispensable à la bonne santé en général.Mais le bon étal de la bouche chez les enfants, la santé de leurs dents sont une nécessité capitale pour eux.Tout leur avenir en dépend, leur croissance normale, en premier Heu, leur développement physique et intellectuel, ensuite, leur succès, leur bonheur dans la vie.C'est pourquoi la campagne actuelle doit être suivie par les parents d'une façon exceptionnellement attentive : Il y va de la santé, du bonheur, même de la vie de ceux qu'ils aiment le plus au monde, — leurs enfants.Nous ne pouvons pas ici nous étendre longuement sur les soins essentiels, sur les règles Impérieuses qui donnent de bonnes dents, mais nous voulons cependant rappeler à nos lecteurs les quatre points principaux de l'hygiène dentaire, — c'est-à-dire les quatre moyens à employer pour conserver la bonne santé de la bouche et des dents : lo Se nourrir convenablement.Chaque médecin, chaque dentiste et le petit dépitant que l’on a distribué parmi notre population, dépliant que chacun peut se procurer gratuitement, peuvent dire, lj»s uns, peuvent apprendre, l'autre, ce que doit être cette nourriture 2o Donner aux dents l'exercice voulu, en mastiquant soigneusement des aliments durs et croustillants.3o Donnera la bouche, aux dents les soins de propreté Indispensables, — c'est-a-dlre se brosser les dents matin et soir et après chaque repas si possible, c'est-à-dire encore se rincer la bouche comme 11 convient.après chaque brossage des dents, le matin et le soir.4o Enfin visiter très régulièrement le chirurgien dentiste au moins deux fois par année.Ce sont là les conditions essentielles d'une bonne santé dentaire.C’est ce qui permet, ce qui permettra à tout le monde, Jeunes ou vieux, de conserver de bonnes dents, de les garder saines, c'est-à-dire de ne pas être contraint de les faire extraire, également de n’en pas souffrir et de ne pas être obligé, pour les soigner, les garder, les fortifier, de dépenser beaucoup d'argent.Pour voir son dentiste, 11 ne faut jamais attendre d’avoir mal aux dents.Pour que les soins aux dents ne coûtent pas cher, il faut qu'lis soient surtout préventifs, et pour que nos enfants n'aient, en grandissant, plus tard.Jamais mal aux dents, pour qu'ils les conservent belles et saines, 11 faut les leur soigner et les conduire eux-mèmes chez le dentiste dés qu’ils ont atteint l’âge de 2 ans et demi ou de trois ans.Nous espérons que tous nos lecteurs retiendront bien ces principes si simples d'hygiène dentaire, qu'ils sauront les appliquer et par là même s'assurer et assurer aux leurs de bonnes et de belles dents, une bonne santé générale, le succès et le bonheur.Il faut soigner nos dents ! Eêie rlmnipfitre an M.ttv M'antiellg Samedi soir le 14 août et dimanche le 15 août en matinée et en soirée aura lieu â Saint-Albert du Lite Connelly une grande fête champêtre.Il y aura diverses attractions aux Kiosques, musique, feu de joie, etc .Dimanche matin il y aura messe solennelle à 9 heures et distribution du pain béni à tous les assistants.Le sermon de circonstance sera fait par M.l’abbé Albert Pineault.Monsieur l’abbé Léo Vaillancourt aumônier de l’hospice de Saint-Jérôme et desservant de Saint-Albert, invite la population à venir s’amuser ces deux jours tout en faisant un acte de charité, et souhaite la plus cordiale bienvenue à tous.'««GCCCOCOGCCOOBCOCOOCCOCOCOCOCOCOCCOOGOCOOCOCCOOCCO.J.-W.CYR Le rendez-vous des élégants MERCERIE ET CONFECTION pour hommes et jeunes gens • Paletots • Habits sur mesure • Vêtements de travail • Vêtements de toilette 314, Saint-Georges — Tél.448 — Saint-Jérôme ’cosoccooooaooooococcosoooooccoscooocccososocccosooor
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