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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 septembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1943-09-17, Collections de BAnQ.

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I w> 1897-1943 1897-1943 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost CHENIER "Le mot de l'avenir est dans le peuple même nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 38 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 17 SEPTEMBRE 1943 Noire participation à la victoire Mulgré la récente capitulation, la bataille fait encore rage sous le ciel d'Italie.Dès la reddition des forces de Badoglio, s'opéra une ruée des divisions allemandes et alliées vers les villes et postes stratégiques.A grands cris, le peuple avait réclamé la paix: il voulait que cessât cette pluie de bombes que faisaient tomber sur lui nos armées de l'air.Badoglio avait cédé aux instances des masses populaires italiennes et esquissé le geste attendu par elles, de soustraire le peuple aux affres de la guerre De son côté, le Teuton n'entendait pas laisser aux ennemis un butin précieux, tout un matériel de guerre et surtout, ne voulait pas permettre que soit ouverte une porte livrant facile accès à des troupes d ln-vasion dirigées sur la France et son propre sol.Même officiellement rendue, l'Italie constitue aujourd'hui un théâtre de guerre de premier plan Les forces alliées et nazies y sont aux prises et le malheureux peuple, consterné, est appelé à entendre longtemps encore tonner le canon, et à voir ses monuments et ses édifices crouler sous la mitraille; le pays entier est soumis ft la dévastation.Toutefois, malgré cette difficile et déplorable situation, nonobstant le fait que le carnage y règne encore, la capitulation des forces de Victor-Emmanuel doit être appréciée par nous comme un éclatant succès dans l'accomplissement duquel noua sommes en droit de réclamer une juste et large part.La préparation de cette victoire ne date pas d'hier.Il faut reculer aux sombres jours de 1940 pour retracer les facteurs premiers qui l'engendrèrent En effet, lorsque, livrée à ses seules ressources, l'Angleterre subissait les formidables poussées dune Allemagne puissante et littéralement déchaînée, reléguant son propre sort au rancart et songeant aux principes en jeu.elle n'hésita pas à retirer de ses Iles les seules divisions bien entraînées qui en assuraient la défense pour les diriger vers un autre site d'hostilités, vers l'Egypte où elle disputait à Hitler le contrôle du canal de Suez, seul chenal par où procurer le ravitaillement de l'Empire.C'est à ce moment même que les premiers contingents canadiens furent débarqués en Angleterre.Lorsque se sera écrite l'histoire de cette guerre, l'on y lira que la présence des troupes canadiennes en Angleterre, coïncidant avec le départ des forces anglaises pour l'Egypte, ne contribua pas peu à sauver l'univers de la domination nazie.Et en plus, qui donc osera nier que durant de nombreux mois, notre pays a été le seul A maintenir ouvertes les avenues par où passaient les fournitures de guerre des alliés et le nécessaire au soutien des populations civiles anglaises, matériel et aliments expédiés par le Nouveau-Monde à la Grande-Bretagne?Geste glorieux, aide salvaîrice apportée 4 la nation qui s'offrait lil-bas.comme l’unique barrage endiguant le flot torrentueux de la barbarie! Si le malheur eût voulu que l'Angleterre tombât sous les coups des boches, la chute du Canada eût été inévitable.Notre pays se fut alors trouvé coincé entre les fils du Soleil Levant d'un côté, et les Germains de l'autre.Et ce n'est un secret pour personne, — sauf pour certains couards qui font le jeu de l'ennemi.— que l'oeil plein de convoitise du Nazi était tourné vers nos rives.11 voyuit dans le Canada une merveilleuse source d'approvisionnement; dans nos ressources naturelles, le soutien de ses populations civiles; que dire aussi de ce vaste territoire où déverser le trop plein de ses propres cadres territoriaux?Aurait-on oublié les efforts faits par l'Allemagne pour s'assurer la possession de l’Ile d'Antieosti, dans le Golfe Salnt-Laurent ?Et ne se souviendrait-on pas aussi des activités d'un espion boche, affublé du faux nom de Ross Colin, qui préparait, sous nos yeux même, le "Grand Jour" au bénéfice de sa patrie?Au moment où se déclenchait le conflit, ce traître individu évoluait outre quarante-cinquième, puis, passait en Amérique du Sud.Dans un livre qu'il écrivit et publia en Allemagne, il illustre toutes les entreprises qu'il encouragea sur le continent américain en vue d'en préparer l'occupation par les adeptes de l'Ordre Nouveau.Parlant du Canada, voici ce qu'il disait: "Le Canada est l'un des derniers vastes territoires vierges de l'univers.Oui en prendra demain possession?Sans doute, on alléguera qu'il est aujourd'hui désigné comme possession britannique; mais ne doit-on pas considérer cet état comme purement transitoire?Il est fort problématique que les populations qui se serrent et se bousculent dans des territoires restreints et dont les ressources sont épuisées, tolèrent longtemps encore.— pour l'unique raison qu’ils en furent les premiers occupants.— que quelques millions d'individus jouissent de l'occupation de tout un continent d'une richesse inouie.Je fais ici allusion au territoire qui s'étend des frontières étatsuniennes aux régions arctiques; on te dit dominion de l'Empire Britannique, ce qui signifie que son avenir est tout aussi incertain que l’est celui de l’Empire lui-même.Dans un autre volume publié plus récemment, le même auteur tente d'établir les droits de l'Allemagne sur notre pays; il le fait avec la même désinvolture que lorsque l'Allemagne voulait que Shakespeare fut un Germain.Et l'espion Colin concluait que les Etats-Unis aussi.la formidable agglomération d'allemands qu’on y retrace, aidant, — feraient un jour partie du grand tout germanique.* • • Commentant l'attitude prise par certains politiciens de chez-nous, lors de la conférence internationale de Québec, politicians qui soutiennent que notre pays n’eût pas dû participer au conflit mondial, la “Winnipeg Free Press" souligne les prétentions et les prédictions de ce même Colin et conclue: "Ces seuls faits suffisent à confondre M.Henri Bourassa qui déclare que l'Allemagne ne convoita jamais notre pays.Et il y a toute une légion d'autres faits qui manifestent que la prise de possession du Canada et l'asservissement de son peuple, faisaient partie du programme hitlérien.Grâce aux défaites nazies au cours des batailles d'Angleterre et de l'Atlantique du Nord, ce si grand malheur est aujourd'hui conjuré." Maintenant que le danger est éloigné, MM.Bourlissa et Raymond, de même que ceux qui les suivent et prônent leur subversive doctrine, proclament que notre pays devrait virtuellement se retirer de la lutte et la masse, faire payer cher au gouvernement sa participation des quatre dernières années."Le gouvernement achemine notre pays vers la ruine." s'écrie le nouvel élu de Stanstead, M.Choquette."Si seulement, à l’instar de l’Irlande et suivant le conseil que donnait M.Maxime Raymond.chef du Bloc, notre pays avait embrassé une politique de neutralité!" Parler de neutralité 4 cette heure est peut-être chose facile pour le député sans expérience qu'est M.Choquette.Proclamer la non-participation alors que la menace est à peu près éliminée par une succession de victoires, devient un thème peut-être heureux.Mais ne doit-on pas être fiers, nous.Canadiens, maintenant que l’éblouissante lueur d’un triomphe final se lève et que les efforts de nos troupes et de celles de nos alliés vont avoir pour couronnement la radicale radiation du nazisme et le règne de la paix et de la liberté, d'avoir, dès les toutes premières heures de la tourmente, accepté d'y participer?Nous avons consenti des sacrifices, c'est vrai! Mais l'enjeu, qui se traduisait par le maintien de nos plus purs idéals, ne valait-il pas que nous nous nous jetions, sans compter et sans regrets, dans l’horrible mêlée?Se faire taxer d'être un petit peuple courageux, imbu du sens de l'honneur, n'est-Ce pas mille fois préférable 4 l'anathème que l'on décoche aux peuples lèches, ceux qui sont honnis?Aux parasites, pacifistes pnr couardise, de méditer! Léopold F.t'ohhi> Kliv-J.Auclair Mgr Joseph Charboimeau, archevêque de Montréal, vient de nommer M.l’abbé Elle-J.Auclair, aumônier de l'hospice Morin, de Mont; réal.Ecrivain et historien, l’abbé Auclair est membre de !n Société Historique de Montréal et de la Société Royale du Canada, et collabora longtemps il l'AVENIlt DU NORD.Dans scs nombreux articles écrits exclusivement pour notre Journal, ce chercheur infatignble et cet historien scrupuleux, projeta une vive lumière sur maints événements Ignorés ou peu connus.Parmi ses nombreux ouvrages, mentionnons LE CURE IABELLE, et SAINT-JEROME DE TERRE-IIONNE, qu’il écrivit en 1934 à l’occasion du centenaire de notre ville.Après avoir rédigé LA SEMAINE RELIGIEUSE, de Montréal, M.Auclair se retira à Saint-Polycarpe où, dans le silence de la retraite, U produisit son oeuvre historique.L'AVENIR DU NORD présente à son ancien collaborateur ses meilleurs voeux dans l’exercice du ministère que son archevêque lui confie.La confusion règne en Bulgarie Les dépêches reçues de Sofia par les pays neutres, indiquent clairement que les mesures prises par les Nazis en Bulgarie ressemblent 4 s'y tromper 4 un état de loi martiale.Et ces règles, d'une rigueur draconienne, s'appliquent dans tous les milieux, même dans les cercles bulgares le plus ostensiblement sympathiques aux puissances de l’Axe.Une dépêche reçue 4 Berne, en Suisse, mande que les autorités allemandes ont fermé les approches de toutes les gares principales de la capitale et qu'elles exigent de tous les Bulgares, qu'ils se soumettent 4 des perquisitions sur la personne avant qu'il ne leur soit permis d'entrer dans la ville.Par ailleurs, inquiétés par l'agitation anti-nazie toujours croissante, les chefs militaires allemands ont signifié un ultimatum aux Bulgares, leur intimant l'ordre de procéder sans retard 4 la formation d'un gouvernement pro-hitlérien.Il va sans dire que celui-ci ne serait qu'ûn gouvernement fantoche, de façade seulement, et que le pouvoir réel résiderait toujours dans les officines axistes.Pour affaiblir tout mouvement d'agitation et parer 4 une révolte possible au sein des cadres militaires, 1« commandement allemand a confié 4 des divisions bulgares la défense de points stratégiques des Balkans, sur lesquels une offensive des troupes alliées serait le plus susceptible d'être déclenchée.Au sein de toute cette confusion et ce tumulte signalés en Bulgarie par les observateurs depuis la mort du roi Boris, un fait ressort avec le plus de relief: il répugne souverainement 4 toutes les têtes politiques et militaires de la Bulgarie, y compris le Premier ministre Boggan Phi-loff, pro-axiste de la première heure, d'entrer activement et de fait, en guerre contre les puissances alliées Cet état d'âme est facile à comprendre; il ne faut pas l'attribuer uniquement 4 une excessive sympathie pour les Nations-unies.Un facteur déterminant de cette hésitation 4 guerroyer contre les alliés pourrait bien être celui-ci: lorsque fut conclu le pacte de non-belligérance entre le roi Boris et le dictateur allemand, le premier était certain que l'Axe sortirait victorieux du conflit.Boris est mort et descendu en terre Les chefs militaires bulgares sont aujourd'hui convaincus que les hordes teutonnes et leurs alliés ne peuvent triompher.La physionomie de la tourmente a changé.Le vent ne souffie plus du même côté.Pourquoi l'hésitation bulgare, 4 cette heure, nous surprendrait-elle?Mais hélas! la nation doit encore subir les dictées de Hitler que lui a imposé son défunt roi.Il est évident que l'ex-caporal a fait manoeuvrer ses troupes de telle façon qu'elles sont aujourd'hui virtuellement maîtresses de Sofia et de tout le pays.C'est 14 ce que n'ignorent pas les Bulgares qui tiennent ou plutôt qui tenaient les leviers de commande.Et Us sont perplexes, ne sachant de quel côté pencher, 4 quel clan adhérer.Bien complexe dilemme! Cette perplexité est accrue par la conviction que s'ils flanchent ou incitent le peuple 4 s'insurger contre la pénétration de la doctrine nazie, Hitler et ses sicaires n'hésiteront pas 4 faire couler le sang bulgare.Ce que les chefs craignent, c'est le règne de la terreur, c'est la perpétration d'assassinats dont les Nazis ont le secret, des assassinats mystérieux comme celui qui fit taire 4 jamais le roi Boris.Lamentable situation pour un petit peuple qui ne voudrait rien d'autre que de vivre en paix, en deçA de ses frontières! Quand prendra fin ce tumulte en Bulgarie?Quand l'esprit populaire bulgare connaitra-t-il de nouveau le calme?L’heure n'en sera peut-être fixée que lorsque les Balkans auront été soumis 4 une Vague d’offensives des Nations-unies.L.F.On nte-nue dans l'offre du Gouvernement, c’est la stipulation que le bols ap-provislonnera une scierie du canton ou des alentours.C'est là, il nous semble, un commencement «l'organisation géographiquement rationnelle «le notre industrie forestière.Et nous en sommes d'autant plus heureux que l'Introduction de cette idée dans les textes «Je concessions suit, d'assez près l'expression du même principe dans un article que publiait, en mal, l'Actualité économique, sous la signature «le M.le Secrétaire «lu ministère des Terres et Forêts On peut donc conclure maintenant que M.Asselin traduisait en cet article la pensée «le son ministre et «lu Gouvernement.Il faut que, demain, notre politique forestière s'organise non [«lus en fonction des ambitions de certains grands capitalistes, mais selon les besoins et les virtualités «le nos réglons et.conformément aux Intérêts humains de notre peuple.HI on y va, tant mieux! r.uKène L’HEUREUX ("L’Action Catholique”) intlnslrie de l'avenir |,c srtrialisme d'Êïtnt Le rôle important que joue le transport par avion durant la guerre, n’est pas sans avoir retenu l'attention de ceux qui se préoccupent de la reconstruction, une fois la paix rétablie «ians le monde.Durant le prisent conflit, l'industrie a developin' l’aviation de transport ci vil aussi bien que militaire et de combat.Les énormes oiseaux mécaniques ont presque causé la perte de l’Angleterre, et ils assurent actuellement la ruine «les pays axistes, préparant une invasion relativement facile des territoires dominés par l«‘S hordes barbares.Quel rôle pourront-ils jouer dans la paix ?Des estimations préparées avec soin, permettent «le croin que les Etats-Unis à eux seuls pouront mettre en service quelque cinq cent mille avions privés au cours des «iix années qui suivront la guerre : cer- tains vont jusqu’à multiplier p:u dix la flotte aérienne des dix années suivantes.Par ailleurs Guaranty Trust, dans sa revue mensuelle, dit : “Les nations belligérantes disposeront d’un nombre énorme d’avions de transport et d combat, qui seront retirés de l’usage militaire.Elles auront à leur disposition des facilités de transport et un personnel entraîné et compétent incomparables, par le volume et le perfec tionnement, à ce qu’elles possédaient avant la guerre.Aux Etats-Unis, on table que le ren dement de l’industrie de l’aéronautique égalera un septième du revenu national probable.La qualité des machines et les dessins d’avions auront été large ment améliorés et perfection nés selon que les besoins de la guerre l’auront exigé.Des mil lions d’hommes initiés à l’aviation militaire, rentreront dans la vie civile.Et une grande partie du monde sera pourvue d>.champs d’aviation modernes”.Si pareille déclaration «‘-tait faite par quelque représentant d’une avionnerie u «l’une industrie s’y rapportant, on pourrait croire qu’elle exprime l’intérêt spécifique d’un groupe particulier.Le Guaranty Trust de New York ne représente aucune industrie spécifique, aucun groupe particulier.Ia-s ramifications de ses intérêts, on le reconnaît, pénètrent presque toutes les phases du domaine financier et industriel aux Etats-Unis.Comme pour appuyer les pretentions de cette puissante institution.voilà que l’Office de l’Aéronautique Civile accuse une augmentation frappante du volume de transport (trafic) par 17 circuits américains pour le mois de juin 1943, comparativement au volume du mois correspondant de 1942.Ces circuits ont parcouru 8.542,686 milles payants en 1943 contre 7,496, 655 milles en 1942.une augmentation de plus de 1.000.000 d milles : les circuits transpor- tant des passagers ont parcouru 140.056.5S7 milles comparativement à 105.478.925 milles, une augmentation de près de 35,000,000 de milles.Le service postal et celui des messageries ont parcouru des billions de milles pour l’année en cours.L’industrie de l’avion occupe une situation d’une signification extraordinaire dans 1«- développement financier 22, à un repas donné par le Cardinal Grimani, on servit 90 plats Le foie vénitien est célèbre, comme le risi-bisi, fait de riz et de pois.Gènes, la rivale de Venise, est fière de son "pesto", un pâté fait de fromage de brebis, d'ail, de feuilles de basilic et de noix.On dit A Gênes que les gens qui en ont goûté ne peuvent plus quitter la ville.Lse saucisses de Bologne jouissaient aussi d'une grande réputation.Mais Rossini, dont le goût était aussi développé que l'ouie, leur préféra le "zampone” de Modena et compara la beauté de celui-ci aux meilleures mélodies du "Barbier de Séville".Déjà Bocace célébra les vertus du parmesan.Mais l’arme n'en fournit actuellement plus qu'un douzième de la consommation totale.C'est la Lombardie qui en fabrique la plus grande partie.Les plats sont nombreux et les vins italiens sont trop connus pour en parler ici.(Gazette de Lausanne) « IA IA MAiSff .llans l«‘ pare Il pleut.Les gouttes incessantes ont noyé la poussière des allées et lavé les frondaisons.Elles frappent avec une persévérance inlassable, le toit du kiosque où nous nous sommes réfugiés.Tu me regardes tendrement jusqu’au fond des yeux.De temps en temps, un oiseau lance un trémolo plaintif ; puis il secoue les goutelettes sur son plumage.Des mouches bourdonnent autour de nous.Entre les poutres du toit, une arraignée tisse sa toile qu’un vent coulis endommage.Nous nous regardons toujours silencieux .La pluie crée une façon d’isolement autour de notre amour.Sommes-nous heureux ?" • Nous voulons être heureux ! Mais quand le désir te déborde, ton visage devient triste et tu semblés attendre une vague allégresse.Mon coeur presse alors si fort ma poitrine que je suis obligée de faire silence.Une marée d'émotion monte entre nous.Soudainement nous sommes envahis par le sacré.Comment n’aurions-nous pas une gravité effrayante ?Dans le ciel rasséréné des hirondelles font leurs jeux du soir, à toutes les hauteurs, à toute les vitesses, pleines de cris ivres et désespérés, avant la nuit.Ni l’un ni l’autre n’écoutons réellement ce verbiage, attentifs à la brume qui tombe sur ta voix appelant le plaisir doux et terrible : héraut du néant ! Ne cherche pas à me convaincre.Je suis aveugle et sourde et ne veux pa3 cesser de l’être.La moitié des choses que nous échouons à obtenir, c’est parce que nous n’en avons pas suffisamment envie.Tu murmures : “un remords est plus sain qu’un regret.Au moins il y a de l’acquis derrière !” Je plonge ma main dans tes mains refermées comme dans une eau tiède et toujours inacessible ; — “Et tout ça pour une minute de plaisir auquelle ensuite tu ne penseras plus.” — “Oui, mais j’y aurai tellement pensé avant !” — Je devrais m’indigner, ce serait dans ma nature.Mais à pouvoir se dire enfin! C’est cela, ce n’est pas autre chose”, après un si long temps, où l’on ne savait pas.et découvrir enfin comme une source vive ce qui est, il y a une sorte de griserie ; et ton appel si humain me dénoue et m’allège.Et brusquement, que cela ne subsiste pas entre nous, cela a ruiné tout le reste.Et j’ai senti que tout le reste me devenait un mal, si cela ne se faisait pas.Tout s’est passé dans le cerveau.C’est à peine si ma chair s’intéressait au débat.Alors.Le problème de la main-d'oeuvre n'aurait pu être résolu sans la collaboration des femmes Pour nous, du Canada, qui fournissons à l'Angleterre quantité de denrées et de vivres, il est tout de même intéressant de jeter un coup d'oeil sur les efforts qu'a faits ce pays, menacé de tous côtés, en pleine période de réarmement, pour augmenter sa production agricole.La superficie cultivée avait diminué de plusieurs millions d'acres depuis l'autre guerre.Cette diminution était attribuable surtout à la construction de vastes aérodromes qui empiètent généralement sur les sols les plus propres à la culture.Par contre, la population du Royaume-Uni avait augmenté de 7 millions d'individus.Or, depuis le début de la présente guerre, les parcs des grandes propriétés privées et non exploitées, ont fait place aux champs de production.De sorte que la superficie maintenant cultivée s'est agrandie de 6 millions d'acres.On produit actuellement 4 millions de tonpes de légumes alors qu'on n’en produisait que 2'.en 1938.11 existe en outre 3 millions de petits jardins privés.Quoique l’Angleterre possède l’agriculture la plus mécanisée de l'Europe, il lui a fallu faire face au problème de la main-d'oeuvre.Il n'aurait pu être résolu sans la collaboration des femmes, sans l'armée des "Land Girls".Celles-ci ont généralement de 17 à 40 ans.Elles sont toutes volontaires.La plupart n'avaient jamais auparavant travaillé sur une ferme.Il y a là des demoiselles de magasin, des artistes dramatiques, des coiffeuses, des manicures, etc.La plupart d’entre elles n'ont qu'un désir: poursuivre leur activités dans les fermes après la guerre.Une jeune tille travaillait dans un bureau d'avocat de Manchester.Elle est retournée sur lu ferme de son père depuis la guerre.Une autre travaillait dans la haute couture.A présent, dans une ferme de Hertfordshire, elle conduit un tracteur-che- Faustine Marinades Tomates vertes mariners 1 quart tomates vertes, 12 oignons ; 2 choux-fleurs ; 3 piments verts ; 1 pied de céleri ; a4 tasse de sel ; 2 pintes de vinaigre ; 2 livres de sucre ; % tasse d’épices mêlées.Lavez les tomates vertes et tranchez.Pelez les oignons et tranchez.Coupez les choux-fleurs.Enlevez les graines des piments verts et hachez.Lavez et coupez le céleri en petits morceaux.Placez le tout par rang dans un grand chaudron et saupoudrez chaque rang avec du sel.Laissez reposer jusqu'au lendemain.AI or s coulez et jetez la saumure ; ajoutez 1 pinte de vinaigre et 2 pintes d’eau, faites bouillir 15 minutes.Coulez encore.Faites un sirop en faisant bouillir les cornichons et amenez à ébullition.Videz chaud dans des bocaux stérilisés.Cette recette fait 5 pintes de tomates marinées.Sauce aux tomates épicées 4 lbs tomates, 1 pinte de vinaigre.2 lbs cassonade, 1 à tasse de cannelle en bâton et Va tasse de clou de girofle (tous les deux dans un sac).Faites cuire jusqu’à ce que le mélange prenne en gelée à l’essai dans une soucoupe.Faites attention de ne pas laisser brûler, car il faut cuire 3 ou 4 heures.cienne étudiante en arts décoratifs qui s'est enrôlée dans l'armée féminine pour le travail des champs se consacrait récemment à la tonte des moutons.Dans le Surrey, douze jeunes filles sont employés sur la ferme du London County Council.On y fait l'élevage des agneaux sur une haute échelle.Quelques-unes ont adopté do petits agneaux orphelins qu'elles font boire au biberon.La santé de ces jeunes filles est splendide.Leur nourriture est plus abondante et plus variée que dans les villes.Infiniment moins monotones que dans les usines, les tâches qu'elles exécutent, mais tout aussi nille de 80 chevaux-vapeur.Une an- nécessaires à leur patrie! % OGILVIE WIIKHKM1S «SS* OGILVIE Céréale Chaude donf • TOUS KATWLENT au Véjeuner_ et tette/nent Atot/rnessasife/ COMPANY 'LIMITED Carême d'automne Les bienfaits de la cure de raisin Le docteur Pierre Vachet, dans "Le Petit Journal ", expose les bienfaits qui résultent pour la santé du judicieux emploi des fruits frais et crus: Les fruits, en effet, renferment des sucres qui leur assurent une valeur nutritive considérable, des sels de chaux, de soude, de potasse qui en font des reminéralisants précieux, excel lents pour les malades.Enfin, l’alcalinité des sels de fruits qui exerce sur les reins des effets diurétiques et stimule les fonctions du foie.- Aussi, peut-on faire, avec les fruits, d excellentes cures de désintoxication.Celle dont l’action thérapeutique est la plus importante est la cure de raisin, qui agit d'une façon par-culièrement efficace dans les affections du foie, la goutte, l'albuminurie, et tous les états d'arthritisme, de constipation et d'obésité.Le raisin renferme, à l'état frais, 75% d'eau et jusqu'à 25% de sucres divers, qui contiennent en outre, de précieux sels organiques.Ce fruit délicieux est donc un aliment très riche, et I on comprend qu'il puisse être un puissant générateur d énergie musculaire.Diurétique par ses sels, il stimule les fonctions du rein et agit sur le foie; il excite les fonctions respiratoires et par ses vitamines.agit sur toute notre nutrition: de sorte qu’on peut le considérer comme un merveilleux agent de désintoxication dont seuls les diabétiques doivent s’abstenir.Le jus de raisin frais contenant peu d'alcool — qui est un produit de fermentation on l'utilise de plus en plus aujourd'hui en thérapeutique.Ce jus non fermenté peut se conserver, et constitue une excellente boisson qui permet de faire, en tout temps, la cure de raisin.Toutefois, réalisée avec ce jus savoureux, la cure n'a pas la même valeur que faite avec le fruit frais, et c'est pourquoi cette dernière est particulièrement recommandée.On consommera donc, durant trois ou six semaines, une dose quotidienne de deux à quatre livres de raisin, dont un tiers sera pris le matin à jeun, un tiers après les repas et un tiers à 4 heures.Cette cure, dont le« vertus furent déjà célébrées par Pline l'Ancien, par Gallien, par Cel-se .est très pratiquée en Suisse, en Allemagne, dans le Tyrol, ou on la considère comme plus efficace que n'importe quelle cure thermale.Et, en ayant appréciée les bienfaits en des cas nombreux, je la conseille moi-même à chacun comme une sorte de "carême d'automne", suivant l'expression très juste du docteur Blondel.Le raisin devra être consommé grain a grain, après avoir été lavé soigneusement, on aura soin de rejeter les pellicules et les pépins.Aux enfants élevés au biberon, il est ex-celent de donner trois à quatre cuillerées par jour, entre les tétées, de jus de raisin, en ayant soin de choisir les grains très mûrs.Tant que durera la cure de raisin, on réduira la nourriture au strict minimum, en se contenta:’.! de quelques légumes et en ne consommant de la viande que trois fois par semaine.Dans certains cas graves d artériosclérose, d obésité, de troubles du foie, des reins, je conseille de faire pendant quatre jours consécutifs une stricte cure de raisin en s'abstenant de tout autre aliment.C est la meilleure des cures de déchloruration que tous les rhumatisants, pléthoriques, albuminuriques devraient pratiquer chaque année, en septembre.On ne dépassera jamais la do: e de quatre à cinq livres par jour.Les doses de plusieurs livres, allant jus qu'à dix, préconisées par quelques hygiénistes, me semblent dangereuses, car elles obligent à un gros effort des organes qu'il s'agit de reposer.10 livres de raisin représentent, en effet, 2 livres et demi de sucre qui ne peuvent que surmener le foie.D'autre part, ces doses massives provoquent des flatulences, des ballonnements, de la diarrhée et irritent l'intestin.Contentez-vous donc, selon la tolérance de votre estomac, de doses variant de deux à cinq livres mais pratiquez la cure de raisin et vous, arthritiques, obèses, pléthoriques, rhumatisants, considérez qu'elle vous est indispensable et constitue pour vous la meilleure cure de désintoxication.Docteur Pierre VACHET Pensées Que les efforts soient plus ou moins favorisés par la vie il faut, quand on approche du grand but, être en droit de se dire : j’ai fait ce que j’ai pu.Pasteur • # «La moquerie est de toutes les injures celle qu’on pardonne moins.Platon OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie JlPLuMK DR LCNIVKRJMT* D* MONTREAL Spécialité.EXAMEN DE LA y VE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations ; Tel.171 A Saint-Jerome, loirs les jours, de 2 a 9 h.p.m.BUREAU-CHEF : rue SAINT-HUBERT, MONTREAL Tomutes fareies Choisissez de belles tomates, bien unies, enlevez la queue au moyen d'un petit couteau et plongez-les pendant une demi-minute dans l'eau bouillante pour vous permettre de les peler, faites bien attention de ne pas laisser les tomates plus d une demi-minute dans l'eau bouillante car elles risqueraient de se briser.#Sur chaque tomate, coupez le dessus en forme de couvercle, creusez la tomate et mettez vos couvercles d« côté.Prenez du céleri, carottes, petits pois frais, faites-en une Julienne que que vous faites cuire pendant vingt minutes; rafraîchissez ensuite à l'eau froide et égouttez sur une serviette pour qu'il ne reste plus d eau.Assaisonnez et liez vos légumes avec de la mayonnaise, ensuite remplissez vos tomates avec l'appareil et replacez les couvercles sur le dessus.Prenez un petit peu de beurre battu coloré vert et à l'aide d'un cornet en papier, déposez ce beurre battu en forme de feuilles sur le dessus de chaque tomate, placez au milieu des deux feuilles une queue de persil et nappez le tout à la gelée.Pour servir, dressez vos tomates sur une feuille de vigne ou de laitue.Ce plat peut être servi à la place des légumes, il vous est possible d ajouter du céleri ou de la viande de crabe ou de homard.Vous pouvez aussi composer une salade au poulet.Ces tomates se servent également comme hors-d'oeuvre.tnnonees .Un professeur; "Une dame parlant l'anglais prendrait volontiers une jeune élève deux heures par jour pour lui montrer sa langue." D’un restaurateur: “Déjeuner à 6 francs; diner à 7 heures." D’un cabaretier: "Vin blanc nouveau, bon pour les huitres.” Aurons-nous bientôt il es hôtels en aeier avec des ehaenbres en poreelaine?On a commencé à construire en Amérique des maisons en acier et en porcelaine.Une maison en acier contenant huit chambres et deux salles de bains peut être entièrement achevée en quarante-huit heures.Toutes les parties d’une pareille maison sont transportées à la place où elle doit s’élever et puis on les arrange rapidement à la manière d’une maison de cartes.A l’extérieur, les murs sont recouverts d'azbept et, à l’intérieur.d’une fibre de bois résistant au feu, ce qui met le bâtiment à l’abri de tout danger d’incendie.La construction d'une maison en porcelaine demande un peu plus de temps.Elles sont également composées de plaques d'acier, mais recouvertes d’un émail de porcelaine.Par leur aspect extérieur, ces maisons paraissent être en briques, mais à l’intérieur, l’émail qui recouvre les murs est en couleur et chaque chambre a une couleur différente.Les parquets sont également construis?en acier recouvert d’émail.Les maisons en acier ou en porcelaine coûtent sensiblement moins cher qu’une maison de bois.Pensée Pour consoler quelqu'un d'un malheur, il ne faut pas chercher à le lui faire oublier, mais l'habituer â y penser sans amertume.Fernand RINFRET 'Toujours ATTRAYANTS-Tuuj ours APPÉTISSANTS • &^C0U?7X0C&j4tg/'\ FAITS AVEC BENSON'S , CORN STARCH FECULE OE MAÏS Célèbre depuis plus de 80 ans .- «Slf ‘ ItOl/SiAVeZ LA VA/SSELŒ— 90/UErr#mo/EtEs OUI, Madame .laissez la Lessive Gillett nettoyer vos chaudrons et marmites pendant que vous lavez la vaisselle- La Gillett enlève toute substance collante et il est ensuite facile de compléter le nettoyage.En outre, la Gillett dégage les renvois d’eau, décrasse, dégraisse et déaodc-riae.Gardez-cn à la maison! 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établis d'après le plan Fédéral-Provincial Les 278 autres colons, mariés ou célibataires, représentant 83S personnes, ont obtenu leur promesse de subvention pour construire leur maison et s'établir d'après le plan Provincial.Ces 498 établissements nouveaux réalisés en 1913 représentent un total de 1.681 personnes, qui sont allées chercher sur nos terres neuves subsistance et sécurité pour l'après-guerre 150 BOURSES AUX El LS DE COLORS “Reproduit de l’Action Catholique, 4 septembre 1943" "C'est généralement par les jeunes que se vulgarisent plus facilement les nouvelles méthodes de culture”, lit-on dans un comuniqué de presse annonçant l'octroi de 150 bourses aux fils de colons désireux de suivre les cours d'une école moyenne d'agriculture Rien de plus exact.Non pas que les vieux cultivateurs scient moins intelligents que leurs fils ou plus réfractaires au progrès.Mais ils manquent souvent de la préparation nécessaire pour se plier aux données nouvelles de la science et aux conditions changeantes du marché et de la concurrence.Ils sont les premiers à s'en rendre compte et à désirer pour leurs fils une formation plus complète.L'agriculture québécoise est en pleine révolution.Cette ré\-olution est inévitable, car elle est le contrecoup des conditions internationales Elle aura éventuellement pour résultat d'améliorer le sort de la classe agricole.Mais en attendant, la besogne du cultivateur s'en trouve terriblement compliquée.Les jeunes qui ont l'avantage de fréquenter les écoles moyennes d'agriculture reçoivent des armes nouvelles pour faire face aux conditions présentes.On ne peut tout apprendre en six mois Mais on peut acquérir les données de base et la souplesse intellectuelle nécessaires pour profiter ensuite des études et des expériences qui se font sans cesse au bénéfice de la profession agricole.Ces cours ne sont pas coûteux.Le ministère de l'Agriculture paye la moitié des frais.Pour les fils de colons bénéficiaires de bourses, il ne reste que le quart de la pension à payer, soit vingt-sept dollars pour les six mois.Les cours se donnent de novembre à avril, en une période où le travail est moins pressant sur la ferme.Puisque les pouvoirs publics font tout pour en faciliter l'accès, espérons que les jeunes agriculteurs seront de plus en plus nombreux à en profiter.Le mérite agricole, section des colons Le concours de Mérite Agricole, section des colons, disparu depuis 1939, a été rétabli cette année, par l'honorable Monsieur Godbout qui vient de nous en communiquer les résultats.Ce concours avait lieu dans la deuxième région de la Province, qui comprend tous les comtés au sud du Saint-Laurent, jusqu'à Gaspé.Monsieur Charles Dickner.colon de Les Etroits, comté de Témiscoua-ta, s’est classé premier dans le Concours du Mérite Agricole, section des Colons.Monsieur Dickner.qui a conservé 90S sur un total de 1000, gagne ainsi la médaille d'argent et le diplôme de Très Grand Mérite, ainsi qu’un prix de $150.00 en argent.Dans le concours précédent, tenu en 1936 dans cette même région.Monsieur Charles Dickner s'était classé sixième, avec un total de 841 points.Le gagnant suivant.Monsieur Joseph Blais, colon de Lac Frontière, comté de Montmagny, a conservé 897.5 points.Parmi les concurrents pour la médaille de bronze et le diplôme de Grand Mérite, c'est-à-dire, pour les colons qui prenaient part au dit concours pour la première fois, les deux premiers prix vont à MM.Edmond Morissette et Paul Lévesque, tous deux colons à La P.édemption.comté de Matapédia.Monsieur Edmond Morissette a conservé 888.5 points sur 1000 et Monsieur Paul Lévesque.887.5 points.Pour être éligible à la Médaille de Bronze et au diplôme de Grand Mérite, le concurrent devait conserver 75G des points dans cette classe Tous les concurrents, soit 51.se sont qualifiés, le dernier ayant conservé 769 points Dans la deuxième section, pour la médaille d'argent et le diplôme de' Très Gvand Mérite, 15 concurrents ont conservé, tel qu’exigé, 85cf des points ou plus.Plusieurs parmi les premiers concurrents de l une et l’autre classe sont venus à Québec, à l'Exposition Provinciale, mercredi le S septembre, recevoir leur décoration, en même temps que les lauréats du Mérite Agricole des Cultivateurs.Etrange eritique On se souvient que M.Maurice LeNoblet-Duplessis, chef de l'opposition U.N.à Québec, et le colonel George-A.Drew, alors chef de l'opposition conservatrice à Toronto, ont également protesté et avec non moins de véhémence contre les accords conclus entre les gouvernements libéraux d'Ontario et de Québec, l’hiver dernier, pour le partage du potentiel hydroélectrique de la rivière Outaouais.On admettra que pareille critique commune était pour le moins étrange, les accords en question, en effet, ne pouvant être contraires en même temps aux deux provinces.Or, voici ce qu’en a écrit le CANADIAN FORUM, périodique ontarien, de septembre courant.On constatera que celui-c: parle, apparemment du moins, avec infiniment plus de logique et de véritable désintéressement de l’entente intervenue que ceux-là qui i ont condamnée par simple esprit d'opposit:on systématique.“C’est probablement la première fois au Canada que l’on aborde un projet de développement fluvial d'importance majeure en se plaçant sur la base des frontières naturelles plutôt que sur l'illogisme des divisons politiques.Les accords prévoient le développement conjoint des sites restés disponibles, l’Ontario utilisant ceux qui répondent le plus commodément à ses besoins, et Quebec — la province, pas les compagnies — les sites qui lui con-vennent le mieux, l’énergie devant être partagée également.Efficients, logiques et sains, ces accords constituent une des mesures les plus fécondes qui aient jamais été prises au Canada pour l'exploitation des forces hydrauliques.” mm Uuimui, BUVEZ GLACE DES O DM EAU X EX M14, embouteille ur autorisé VUIemure TéL 567 Privilégiés .donnez-leur Privilégiés, vous l’ête3 et vous ne vous en rendez pas compte.Sur votre berceau se sont penchés successivement vos parents et vos amis.On vous a entouré de soins et de gâteries.Vos mouvements étaient anxieusement suivis, le moindre pleur attirait la maisonnée attentive, votre babil, tel un rayon de soleil, réjouissait le foyer paternel.Vos premières paroles, vos premiers pas furent des événements.Vous eûtes les meilleurs percepteurs qui puissent exister : un père, une mère, des frères et des soeurs dont l’influence sur votre développement mental fut incontestablement très grande.Vous avez eu un entourage, une tradition à suivre, des guides pour vous conseiller.des protecteurs pour vous consoler et vous placer sur la bonne route.Vous avez reçu l’éducation physique et intellectuelle qui vous était nécessaire.Mais eux ! ! ! Issus en dehors des règles de la société et cruellement punis pour une faute dont ils ne sont pas responsables.Ils font partie de cette foule aninyme d’enfants abandonnés recueillis dans nos crèches.Leur état civil en fait des parias et les condamne presque au sort des malheureux enfants chinois pour lesquels nos écoliers quebecquois font tant de sacrifices.Ils sont littéralement entassés dans des pièces exigiies, sû-jets à contracter les multiples maladies répandues par les nouveaux arrivants.Ils sont négligés par la force des choses.Où trouver comment payer un personnel compétent ?Qui accep- ta l'entente ?Depuis quelques jours, les frères siamois de l'Union nationale et «lu Bloc Popu ont recommencé à s’eng.uirlainler de plus belle et menacent plus que jamais, apparemment, de s'entre-dévorer aux prochaines élections provinciales.Est-ce à dire uu'il y a eu divorce, leur mariage, contracte secrètement LE 5 AOUT DERNIER, à peine consommé 7 D'aucuns le croient, mais tel n'est pas notre avis.Et un avenir plus ou moins prochain n«>us réserverait la surprise (?) d’une entente enfin définitive, officielle entre les “patriotes à retardement” (Duplessis dixit) et les "patriotes d’opposition" (Chaloult dixit).A quoi ne pas s’attendre après la farce immonde de 1935 ?ferait le salaire mensuel des religieuses : $5.par mois ?Dans leur isolement moral, qui leur montrera à sourire, à marcher, à manger etc .Qui les habillera l’hiver pour qu’ils puissent prendre l’air.Qui changera les vêtements de ces bébés de 6 jours à 2 ans ?Comment grandiront-ils forts et bien constitués.s’ils n’ont pas de lait, de beurre, de fruits, de viande et s’ils sont nourris à la bouillie claire ?La charité privée, lamentablement insuffisante, et i’aide des gouvernements font beaucoup pour secourir ces petits malheu-heux mais ce beaucoup n’est pas suffisant.Il n’en tient qu’à vous de faire cesser cet état de chose.La campagne du dix sous battra bientôt son plein.Donnez généreusement votre obole.Les sous font des dollars, à plus forte raison les dix sous accumulés combleront les déficits et travailleront pour notre race ! Quarante-huit Chambres de Commerce en congrès à Sorel Le huitième congrès annuel de la Fédération des Chambres de commerce des Jeunes de la province de Québec s’annonce comme le plus important qu’ait tenu cette association à date.On estime en effet que plus de cinq cents délégués prendront part à ces assises qui s’ouvriront à bord du luxueux vapeur “Québec" pour se continuer et se clôturer à Sorel lundi et mardi les 20 et 21 septembre.On y rencontrera des représentants de quarante-huit Chambres de commerce des Jeunes, soit de celles d’Acton Vale, Amos, Asbestos.Barrante, Berthier, Cap-de-la-Madelei-ne.Coaticook, Drummondville, Farnham, Granby, Grand’Mère.Hull, Joliette, Laprairie, La Sarre, La Tuque.L’Epiphanie, Lévis.Louiseville, Macamic, Magog, M a t a n e .Mont-Joli, Montréal (Junior Board et Chambre des Jeunes), Ottawa, Pascalis, Plessisville, Prince-ville.Québec, Richmond, Ri-mouski, Riviè re-du-Loup, Rouyn, Senneterre, Sainte-Flore.Saint-Hyciacinthe, Saint-Jean Iberville, Saint-Tite, Sha-winigan.Sherbrooke, Sorel, Terrebonne, Thetford Mines, Trois-Rivières, Val d’Or Vallcy-field et Waterloo.Le programme complet de ces deux jours sera publié sous peu.On nous apprend qu’il comportera, entre autres choses, deux assemblées générales, deux séances pour chacun des cinq comités d’étude, quatre conférences données de la façon suivante : "Economie dirigée vs économie sociale" par l’honorable Cyrille Vaillancourt ; “Coo- 4 o n g rés tirs I Agnes de propriétaires L’Union des ligues de propriétaires de la province de Québec, Inc.tiendra son onzième congrès annuel, les 2! et 28 septembre dans la Ville de St-Jean, Québec.La Ligue des propriétaires de cette Ville, dont le président est monsieur L.-E.Martel, s’apprête à recevoir dignement les congressistes.A une récente réunion du conseil d’administration de l’Union des ligues, il a été décidé que le thème général du congrès soit : “Lu situation immobilière et ses problèmes d'après-guerre” Quatre comités étudieront les sujets suivants : 1".— Contrôle des loyers, crise du logement.2'.— Questions hypothécaires.crédit urbain, bureau de conciliation, taux d’intérêt sur hypothèques, moratoire.3”.— Taxation : taxe scolaire et municipale, taxe provinciale éducationnelle, évaluation municipale.•F.— Gérance municipale.Canal Chambly.Ces assises se tiendront au Club Social à St-Jean et un banquet les clôturera le soir du 28 septembre.Pour renseignements s’adresser au bureau de l’Union des ligues de propriétaires de la province de Québec-, Inc.25 est, rue St-Jacques Montréal.pération et après-guerre” par M.François-Albert Angers ; “Sorel et son développement”, par Me Arthur Simard : "Se- crétariat et activités des Chambres de commerce des Jeunes", par M.Gilbert-A.LaTour.iléalisation tardive “Le- Dr Pierre Giiuthirr (le DECEVOIR dixit) clénonci- !«• jeu de bas-«iile des vieux partis politiques.Il rappelle qu’il a éié LIBERAL PENDANT VINGT ANS." C’est que J’ai «•ru que mes « fiefs étaient sincères, dit-il.C’est que J’ai cru que Je pouvais avoir confiance en leur parole.Deux jours après la di'claralion de la guerre, MES CHEFS passaient la participation.” la-Dr Pierre Gauthier.selon le DECEVOIR, admet donc lui-même qu’il lui a fallu vingt ans — VINGT ANS, remarques bien — pour s'apercevoir que ses chefs ne sont pas sincères.Que penseriez-vous, d'un employé, ouvrier ou serviteur «|iiclconqu«>, qui, après avoir vanté son patron pendant VINGT ANS, viendrait vous dire, du jour au lendemain, que celui-ci n'etait qu'un vil exploiteur ?N’en ronclueriez-vous pas qu’il a, pour le moins, la "comprcnurc" plutôt lente ?Seriez-vous prêts, par ailleurs.à lui faire aveuglément confiance ?"Deux jours après la déclaration de la guerre, a également soumis le Dr Pierre Gauthier, MES CHEFS passaient la participation.” Le futur ex-député de Portneuf voudrait-il nous «lire, puisqu'il était upposé à la participation du Canada à la présente guerre mondiale, pourquoi il a attendu PLUS DE TROIS ANS pour quitter le parti libéral, son parti du temps, responsable de cette participation?.HACHÉ GROS POUR LA PIPI HACHÉna POUR LIS QGARCT TIS Avis et conseils Chaque fois qu’il y a rareté d’un produit de grande consommation, il se trouve toujours des gens qui vous promettent de vous en procurer, contre espèces sonnantes.Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de boissons alcooliques.On ne saurait trop engager le public à se défier de tels individus.Ce sont, à tous les points de vue, de mauvais citoyens, avec qui une personne qui se respecte ne devrait avoir aucune relation.S’ils font fi de la loi, ils connaissent les conséquences de leurs actes, et il est souvent regrettable que les sanctions se bornent à des condamnations judiciaires, — ce qui n’est pas toujours le cas pour leurs clients.Les dangers auxquels s’exposent leurs clients sont beaucoup plus graves.Ils prennent part à des actes illégaux et, en conséquence, ils s’exposent à des poursuites et à des sanctions pénales.Cela seul devrait suffire à mettre en garde toute personne intelligente, et plus particuliérement les personnes qui entendent conserver le respect et la confiance de leur famille, de leurs employés et de leurs amis.N’oublions pas que la police est bien faite.Au point de vue financier, si ces opérations illégales ne sont pas du vol pur et simple, c’est que les victimes s’y prêtent.De toute évidence, afin de se dédommager des risques qu'il prend, le vendeur clandestin trichera sur la quantité ou sur la qualité (et quelquefois sur les deux) et il exigera le plus haut prix qu’il puisse obtenir.Seuls les gens irréfléchis traiteront avec lui, et il abusera d’eux.Cependant, le côté moral et l’aspect financier ne sont pas les seuls à considérer.Les dossiers des ventes illégales révèlent des incidents révoltants; on y relève des cas de santé compromise et même des cas de mortalité.Ces dangers guettent constamment ceux qui achètent de la boisson dans ces circonstances-là.Aucun client d’un vendeur clandestin n’est assuré de l’immunité.On dira naturellement à l’acheteur «jue le produit qu’on lui offre a été fabriqué licitement, même qu’il provient de la Commission ou de quelque autre source offrant des garanties de bonne fabrication.Que ne lui dira-t-on pas, d’ailleurs, pour justifier le prix qu’on lui demande ?Toutefois, même l'homme d’intelligence moyenne devrait comprendre qu'on ne peut placer aucune confiance en un individu qui enfreint la loi en vue d’un avantage pécuniaire.11 est évident que la duperie est pour lui une pratique courante.Il peut arriver quelquefois que ces fins renards aient en main des produits de la Commission.Mais cela est beaucoup plus rare «qu'ils ne le prétendent.D’ailleurs, lorsque tel est le cas, voici ce qui se passe.I.c produit est frelaté par l’addition d’un autre liquide contenant de l'alcool, ou bien il est étendu d’eau.Dans un cas comme dans l’autre, on demande pour cette boisson un prix ridiculement élevé, escomptant ainsi la confiance qu'inspire le nom de la Commission.Il est toujours probable que la boisson vendue illégalement est de provenance illégale.Il n’est jamais prudent de consommer, même en petites quantités, l’alcool de contrebande, et cela est aujourd’hui plus dangereux que jamais.Il fut un temps où l’on pouvait se procurer facilement du métal, des appareils, des céréales et de la mélasse, avec lesquels on fabriquait économiquement un alcool brut qui, cependant, rendait souvent malade.Aujourd’hui, presque tout ce qui sert à la fabrication de l’alcool, même de l’alcool impur, est assujetti à des droits de priorité, rationné ou introuvable.Les appareils ont toujours laissé à désirer; cependant, quelquefois, ils étaient à peu près satisfaisants.Aujourd'hui, l’on ne peut absolument pas se procurer un appareil convenable.Il s'ensuit que les boissons distillées illégalement de nos jours sont plus que jamais dangereuses et de «jualité inférieure.On doit se garder absolument d’en consommer.I.a question présente encore d'autres aspects.Non seulement le commerce illicite des boissons frustre la Province et le Dominion, mais encore il emploie des hommes qui devraient prendre part à l’oeuvre de guerre du pays, l’es produits menacent la puissance de travail et le bien-être de ceux qui en consomment au moment où la nation a le plus grand besoin de citoyens en bonne santé.Afin de ne pas créer une fausse impression, il importe de dire que les infractions dénoncées ici sont très restreintes.Cependant, il ne devrait pas y en avoir du tout et on demande la co-opération de tous les citoyens a fin d’enrayer tout commerce illicite.La Commission des Liqueurs «le Québec prie les consommateurs de voir la situation telle qu’elle est.I.a rareté des boissons alcooliques impose des restriction» à la population, mais on reconnaîtra que ce ne sont pas les plus dures privations qu’impose la guerre.Il faut observer strictement les lois, qui sont faites pour assurer à ( hacun un traitement équitable.Désobéir aux lois, c’est manquer de patriotisme.“VEUILLEZ CONSOMMER MOINS” Publiée par COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC ic* r Saint-Jérôme, le 17 septembre 1943 L’AVENIR DU NORD Papolages du P'iiî Doc !'/«« «i Réception au centre d'entrainement de Saint-Jérôme étaient présents: les capitaines Paul Guénette et Henri Prévost et les lieutenants André Rolland.Léopold Lachance.Raymond Raymond, I.O.Alfred Cherrier, officier recruteur du district, Louis Nicolas, Jacques Guyot et Alfred Duval, médecin de l'unité.De Montréal étaient venus, outre le lieutenant-colonel Tellier, les majors J.-C.-M.Raymond et René Perrault.les capitaines Armand Dupuis et J.Péloquin.le lieutenant Charles Gauvin.quartier-maitre.et les sous-lieutenants Claude Prévost et Paul Tremblay.T.O.De Joliette.nous avons remarqué les capitaines Jean-Charles Marchand.adjudant.Guy Michaud, officier en charge de l'entrainement, et F.Gadoury, aumônier de l'unité, le lieutenant Camille Roussin.médecin, et le sous-lieutenant H.Lapointe.Enfin, trois autres officiers firent le voyage de Shavvinigan Falls à Saint-Jérôme Ce sont le capitaine Robert Dorion et les sous-lieutenants P.-L.Poissant et Robert Bourassa.* * * A l'issue de l'assemblée, un buffet fut servi aux officiers et à leurs invités.réception agréable et joyeuse à laquelle assistaient M.et Mme Jean-Paul Rolland.M et Mme Charles Contant.Mmes Louis Nicolas.Jean-Charles Marchand.Raymond Raymond.Alfred Duvai, Alfred Cherrier et René Maurice.Mesdemoiselles Germaine Godin et Madeleine Michaud, et le capitaine J.-A.Lalonde, aumônier du camp militaire, de Saint-Jérôme; Mmes Claude Prévost.René Perrault.J.Péloquin, Armand Dupuis et Charles Gauvin, de Montréal; Mmes H.Lapointe et Camille Roussin, de Joliette: Mme Robert Dorion, de Shawinigan Falls; et M.et Mme Gaston Cloutier, de Sainte-Agathe.Une agréable surprise fut causée à tous les assistants par la présence inattendue du capitaine J.-B.Char-land, aumônier du 1er bataillon du Régiment de Joliette.actuellement en service sur les côtes du pays.Le capitaine Charland, en congé pour quelques jours, adressa quelques mots, donnant de bonnes nouvelles et transmettant aux officiers les saluts de leurs confrères du 1er bataillon.L’entrainement reprend C'est lundi soir prochain que la compagnie "D" du Régiment de Joliette recommencera ses parades d'entrainement, au manège du camp militaire.On nous prie d'annoncer qu'il y a encore de la place dans les cadres de la compagnie.Toute personne désireuse d'y entrer devra se mettre en communication avec le lieutenant Léopold Lachance.118 avenue La-violette, ou tout autre officier de la compagnie.Ce projet d'hôpital On sait que depuis quelques mois, un comité formé particulièrement à cet effet, a étudié les moyens de doter la ville de Saint-Jérôme d'un hôpital.D'après les intéressés, la densité de la population de la Reine du Nord, de même que celle du comté de Terrebonne dans son ensemble, justifiaient l'établissement d'un tel lieu d'hospitalisation.Questionnées, les autorités de la province se sont montrées fort sympathiques et prêtes à aider le projet.A son assemblée du 7 septembre dernier, le Conseil de Saint-Jérôme prit connaissance d'une résolution adoptée par le Conseil local des Chevaliers de Colomb, résolution dont la teneur portait surtout sur l'appui que le Conseil municipal devait accorder en vue d'obtenir un octroi.Nous répétons que l'autorité provinciale s'est déclarée prête à faire sa part Notre représentant n'a pu savoir s'il s'agissait, lors de la réunion de nos édiles, d'un octroi municipal ou autre.A tout événement, le greffier de la ville reçut Instructions de répondre aux Chevaliers de Colomb que cette question est à l'étude, le Conseil ayant à coeur que ce projet soit un jour cristallisé.Les éehe-vins de la ville, unanimement, se «ont déclarés fort sympathiques à ; la construction d'un hôpital.D'au-très développements, assurément, | surviendront sous peu.L'Avenir du Nord en informera ses lecteurs.lËÉÉSÉSif i I.e 8 septembre dernier, à l'occasion du lancement du Cinquième Emprunt de la Victoire, le lieutenant-colonel Paul Brosseau recevait, dans une des salles du camp, quelques membres de l'Exéeutif du Comité national des Finances de guerre.De gauche à droite : M.J.-L.Bédard, gérant du Grey Rocks Inn, de Saint .Invite ; M.Edgar Bastion, organisateur des industries ; Dr Alfred Cherrier, maire de Saint-Jérôme : M.F.-H.Wheeler, président-conjoint du Comité de comte ; le lieutenant-colonel Paul Brosseau, commandant du centre militaire de Saint-Jérôme : M.jean Paul Rolland, président-conjoint du Comité de comté : M.A.-P.Willis, vice-président conjoint et MM.Gaston Thibodeau et J.-B.Joly, organisateurs unitaires conjoints.Paur eenir en aide aux enfants de Franee Le 9 septembre dernier, au Manège Ralston, avait lieu une soirée artistique organisée pour venir en aide aux enfants de la France libérée.Pour la circonstance, le manège était décoré des couleurs de la France libre.Cette soirée était sous la présidence d'honneur du lieutenant-colonel Peul Brosseau, commandant du centre d'entrainement militaire de Saint-Jérôme et du docteur Alfred Cherrier.maire de la Reine du Nord.Le programme débuta par le chant de "O Canada” Par le truchement du film documentaire "Résurrection", on vit I dérouler sur l'écran des scènes du début de la guerre et de l'exode des populations civiles des pays envahis.On eut aussi une idée des champs de bataille de la France et de la Belgique, au début des hostilités et enfin, ce film illustra le travail fait en vue d'assurer la libération des Français en Afrique du Nord.L’auditoire entier se joignit ensuite à Léo Ellen dans des chants patriotiques.Plusieurs artistes bien connus de la radio et du théâtre j français firent apprécier leur remarquable talent et connaissance profonde de la scène.Mentionnons Madame Fernande Albany, MM.Charles Dechamps et D.Monnet, celui-ci autrefois de l'Opéra Comique, et que le public montréalais entendra bientôt aux Variétés Lyriques.MM, Leo Ellen et Edward Wooley exécutèrent un fort intéressant programme de chants et de récitations.Dans une brève causerie, le lieutenant de vaisseau, Jacques le Normand, attaché naval des Forces Françaises libres, rappela à ses cousins du Canada le devoir qui leur incombe d'aider les enfants français que déciment la fairn et la maladie II exhorta l'auditoire à leur venir généreusement en aide.Le révérend Père André Albert, ancien missionnaire en Afrique Equatoriale française, évoqua l'oeuvre civilisatrice du missionnaire français dans le monde entier et plus particulièrement dans le Ca-mroun où il passa plusieurs années de sa vie.Enfin, le Choeur Alsace-Lorraine, survivant du sous-marin français Surcouf.chanta la Marche lorraine.Les auditeurs vibraient d’une douce émotion.La brillante exécution de marches militaires françaises par la fanfare militaire du Camp, sous l’habile direction du lieutenant Paul Larocque, souleva l'enthousiasme et déclencha de vifs applaudissements.C’est aux chants d» ia Marseillaise et de Dieu sauve le Roi que la soirée prit fin.Sérieux aeeident Dimanche dernier au terrain de courses A Saint-Jérôme, le cheval conduit par M, Paul Deblen quitta la piste et frappa M Paul Bolvin de SaJnt-Jérôme, lui causant des blessures graves, nécessitant son transport à l’hôpital.Son état est sérieux.M.Deblen s’en est tiré avec quelques contusions.Mme Archie Pool, de Sainte-Sophie, qui se trouvait sur les lieux, dans son empressement it fuir, donna de la tête contre le pare-choc d'une automobile et dût être conduite chez un médecin; toutefois elle n'a subi rien de grave.I Chez les Chevaliers ! I Le Conseil d'Etat des Chevaliers de Colomb a reçu, samedi dernier, à sa première réunion de l’année, tous les députés de district de la Province.Le député d'état, M.Ludger Faguy, les a félicités pour le succès remporté au cours de la dernière année, leur soulignant que la Province de Québec avait été citée en exemple lors du congrès suprême à Cleveland, pour s'être classée en première place dans toute l'Amérique.Il leur donna les direct!vse de l'année et leur souhaita de remporter le même succès.Le secrétaire d'état, M.Julien Lavallée, fit connaître les noms des con- | seils gagnants des bourses, suivant la résolution adoptée au dernier congrès d'état.Le conseil Laval de Québec, dont M.J.-A.Rochefort est le grand Chevalier, a gagné deux de ces bourses; les conseils de Sorel.dirigé par M.J.-A.Mongeau et de La Tuque, dirigé par M.J.Pelletier, ont remporté les deux autres bourses.Le député de district, gagnant de la bourse de l’année, est M.L.-J.Lévesque de Bagotville.Le Conseil d Etat a accordé trois nouvelles bourses d'étude à des étudiants de l'Institut Agricole d'Oka, du Séminaire d» Sherbrooke et du Séminaire des Missions Etrangères.Six autres institutions de notre province bénéficient déjà de bourses semblables, ce qui fait une somme totale de SI,310.00 donnée annuellement par les Chevaliers de Colomb pour des études classiques.M.Francis Fauteux, directeur suprême, a fait rapport que deux jours après l'invasion de la Sicile, les huttes de guerre des Chevaliers de Colomb fonctionnaient régulièrement sur les lieux, sous la direction de huit représentants des huttes, dont trois Canadiens-français.Le Conseil d'Etat a aussi manifesté son appréciation au Conseil 1145 de Saint-Jean, qui s'est classé en première place lors d un concours du Conseil Suprême.Hésaltat da référendum Ainsi que nous l’annoncions dans notre édition de la dernière semaine, les propriétaires fonciers ont été appelés, les 13 et 14 septembre à se prononcer sur l’opportunité pour la ville d’effectuer un emprunt de $125, 0000.Le règlement d’emprunt préparé par les autorités municipales était connu sous le numéro 375 N.S.et pourvoyait au paiement de travaux dont le coût avait été établi par l’ingénieur de la cité, M.Chs.-Aug.Morin.Ces travaux se rapportaient tout particulièrement aux égouts et à l’aqueduc et étaient d’une nature permanente.Les contribuables se portèrent aux urnes et enregistrèrent le vote suivant : 187 propriétaires fonciers, représentant une évaluation globale de $1,149,791.11, se prononcèrent contre le projet.151, constituant entr’eux une évaluation de 780,794.00, enregistrèrent un vote favorable.La majorité contre le règlement s’établit donc à 36 propriétaires avec évaluation de 369,017.11.Trois votes furent déclarés nuis et rejetés.Ils représentaient une évaluation de $10,125.00.i'oneottrs liip/tique au ramp S t ii .ftme F.Desjardins Samedi prochain, le 18 du courant, aura lieu au Centre d’entrainement militaire de Saint-Jérôme, un concours hippique, sous la présidence d’honneur du major-général Renaud, commandant du district militaire no 4.Parmi les personnages attendus, mentionnons: les honorables Hector Perrier et Ernest Bertrand, respectivement Secrétaire de la province et Ministre des pêcheries, M.Lionel Bertrand, représentant de Terrebonne aux Communes, le maire Alfred Cherrier, le colonel Kippen, le lieut -col.L.Lacroix, le Iieut.-col.Lucien Lalonde.Il va sans dire que le lieutenant-colonel Paul Brosseau sera présent pour recevoir les invités.Deux juges de réputation internationale auront la tâche délicate de décerner les trophées et prix nombreux.Ce sont MM Jay Coogan.de New-York et David Roberts de Hartford, Conn.Les meilleures écuries de la province seront représentées.Plus de soixante-quinze chevaux participeront au concours.Les inscriptions ont été reçues jusqu’à hier.Les recettes de ce concours seront versées au fonds des sports du camp.Le public est invité.M.A.Ethier président des commissaires d'écoles de Saint-Janvier La dernière livraison de la “Gazette officielle de Québec” annonce que sir Eugène Fiset, lieutenant-gouverneur de la province de Québec vient de nommer, à la demande du cabinet provincial, M.Abondius Ethier, au poste de président des commissaires d’écoles pour la municipalité scolaire de S.-Janvier, paroisse, dans le comté de Terrebonne.On annonce aussi qu’il “a plu à Son Honneur le lieutenant-gouverneur en conseil, par arrête ministériel, en date du 27 août 1943, de nommer M.Elisée Boisjoli et Lucien Lavallée commissaires d’écoles pour la municipalité scolaire de La-valtrie village, dans le comté de Berthier”.Pensée “L’argent est un passeport universel avec lequel on peut aller partout — sauf au ciel — et c’est un générateur de toutes choses — sauf de bonheur." L'Annonciation.Co.Labelle.— l
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