L'Avenir du Nord, 23 juin 1944, vendredi 23 juin 1944
CHENIER *.^ .1897-1944 Directeur: HECTOR PERRIFR Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1944 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) LABELLE QUARANTE-HUITIEME ANNEE, NUMERO 25 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 23 JUIN 1944 .1 il rf r i> La il ran il a au MIX AMIES € 1TOY EK S I Le 12 mal, aims le titre "Non pas chef.mais pitre", nous avons luffisamment parlé d'André Laurendeau pour noua abstenir, aujourd'hui, •le consacrer trop d'espace A la silhouette que nous entendions en faire.Toutefois, certaines attitudes bizarres et déclarations paradoxales valent 1 être soulignées ; elles consacrent que nous avions rulson de dire, la «emaine dernière, alors que nous brossions la physionomie politique de Itené Chaloult.que "les chefs des groupes qui nous combattent sont tous le la même trempe".Celui qui eût évolué avec aise comme "chef de ballets" a maintes fois protesté de son admiration pour M.Henri Bourassa.Il s’est même réclamé d on être le disciple tout comme il fut toujours celui d un certain orofesseur d'histoire Comme les temps ont changé ! André Laurendeau.peut-être n'est-ce là qu'un moyen pris pour se valoir les faveurs populaires, - adore aujourd'hui ce qu'il brûlait hier.En elTet, le mardi, 2 novembre 19.37, parlant dans la salle académique du Collège Sainte-Marie, elui qui mène au combat les forces bloquistes dans le Québec, se lançait, 'el un roquet dont lu petite gueulle écume de rage, aux mollets du vieux •hef nationaliste II se livrait à de blessantes plaisanteries sur l'Age de ancien directeur du "Devoir", sur sa façon de se tailler la barbiche, sur tes cordes vocales et sur ses jugements historique» que lui.jeune ambitieux, ‘.stlmait erronés Ce soir-là, André Laurendeau mettait le monde en tarde contre le catholicisme de M.Bourassa.définissant ce catholicisme romme du rigorisme Janséniste.Se faisant probablement I outil d'une 'éminence grise", il excommuniait littéralement celui qu'il flagorne aujour-i hui.Quel contraste avec la bordée de coups d encensoir servie A Henri bourassa par ce même Jeune chorégraphe lors de la réunion du Balais Montcalm ! Mais déjà, selon le "Devoir du 27 mal, 1943.André I-aurendeau avait commencé dès cette année A laver les Injures dont il aval* éclubousbé le fondateur du Devoir en disant : "Monsieur Hourassj est droit et a toujours été fidèle .i son çrédo politique." Ce jeune fantoche sert bien de thuriféraire A des gens qu'il u dénoncés dans le passé, mais il se complaît aussi il "démolir" de3 hommes dont il a chanté de coeur Joie les louanges.Itené Chaloult, Paul Gouin et le docteur Philippe Hamel, par exemple.C'est ainsi que dans son édition du 27 mai, 1013, le "Devoir" dit que "M.Laurendeau cite en exemple l'attitude de monsieur Chaloult".Et le même Jour."L'Action Catholique", un autre Journal sympathique au mouvement nationaliste, souligne ces paroles du chef provincial des bloqués : "M.Duplessis ne découvrit la question nationale qu'après que MM.Chaloult.Hamel et Couin l'eurent rendue populaire au pays".Et dans "L'Action nationale '.dirigée par André Laurendeau lui-même, édition de septembre 1930, on retrace, sous la signature de Laurendeau, un éloge du docteur Philippe Hamel qui sc termine ainsi : "Pour tout dire, le docteur Hamel est une chef !" Dans la même revue, édition de septembre 1937, toujours marqué du signe de Laurendeau, on relève cet autre éloge A Pau! Gouin.cette fois : "Le discours de Paul Couin avait attiré une foule énorme.L'événement n’a pas déçu l’auditoire.Il faut noter tout de suite l’absence de charlatanisme cher ce chef politique, son entière probité.(.) Il fut le premier et longtemps le seul à réclamer une politique canadienne-!rançaise.N’oublions pas cette initiative, cette intervention audacieuse et opportune." Ces quelques citations devraient sullire pour édifier nos lecteurs et éclairer ceux qui auraient quelque velléité pour se joindre au Bloc sur la sincérité des hommes qui dirigent ce mouvement.Après l'avoir fait l'objet de ses sarcasmes, André Laurendeau se sert de Bourassa comme tremplin pour atteindre ses fins, pour satisfaire ses ambitions.Après avoir chanté les louanges des Chaloult, des Gouin et des Hamel, après avoir crié leurs qualttés de chefs, le jeune ambitieux ne se borne pas à les supplanter pour se Jucher dans la case de chef provincial, mais il leur fait une guerre sourde, complote, et réussit A les faire virtuellement bannir des cadres du parti qui est censé être le moteur de diffusion, de propagation et d'application des formules préconisées par ces trois hommes.Où donc logent la justice, la franchise, la loyauté et la sincérité ?Assurément pas dans la frêle carapace du jeune laurentien ! * * * Laurendeau s'est maintes fois insurgé contre la sévérité de !a censure au Canada depuis le début des hostilités.Le 6 octobre 1939, il s'écrinit : "On se rappellera que la liberté d'expression est morte au Canada, Il a donc été impossible à quelques-uns de nos collaborateurs d’exposer toute leur pensée." Nous croirions oiseux de nous étendre sur ce point.La population du Québec a eu trop de fois l'occasion d'entendre les orateurs du Bloc pérorer à leur aise soit à la radio ou sur les trétaux, pour ne pas trouver absurde cette déclaration du jeune chef et ne pas admettre, sans l'ombre d'une hésitation, que "la liberté d’expression n’est pas morte au Canada".Que voudrait donc dire de plus Laurendeau 7 N'a-t-il pas été permis, A lui et A ses comparses" de se lancer dans des diatribes qui sentaient A plein nez la subversion ?N'ont-ils pas.en des occasions répétées, critiqué vertement l'autorité tant fédérnle que provinciale ?Ces hâbleurs auraient-ils désiré, par hasard, qu'il leur fut permis d'exhorter la population A l'émeute, nu sabotage dès lois, A l'organisation d'une cinquième colonne ?Vraiment, à certains moments, on eût été Justifiable de croire A 1 existence d'un courant révolutionnaire I On comprend même mal, dans certains milieux, l'impunité avec laquelle les propos de ces nationalistes de clocher ont été accueillis.Mais la démocratie est plus tolérante que ces petits esprits qui crient constamment A la tyrannie.Et s'il y a une tyrannie au Canada français A cette heure, c'est celle d'une imbécillité systématique qui jette A bas au fur et A mesure, aux yeux de nos alliés et de nos ennemis, l'oeuvre de dignité, de maintien, de collaboration et d'honneur véritable lentement édifiée par nos chefs religieux, militaires et politiques.* * * “L'Union", feuille suns importance mais dévouée A toute formule qui n’est pas libérale, disait, dans son numéro du 15 décembre 1912 : “On nous apprend que MM.André Laurendeau.Jean Drapeau et Marcel Poulin viennent de recevoir une mignonne convocation les priant de se présenter au bureau de révision médicale.Ce sont là des tactiques que nous dénonçons avec toute la vigueur dont nous sommes capables.Le général Laflèche veut user de représailles contre ses adversaires et les enrégimenter dans quelque bataillon." InfAme assertion I Accusation vile que seul, peut concevoir un cerveau obnubilé par la haine et que seule, peut cracher une bouche vénéneuse I Mais depuis quand donc doit-il y avoir deux poids et deux mesures 7 Parce qu'on aurait nom André Laurendeau et qu'on serait chef des "bloqués”, devrait-on, du coup, être soustrait aux obligations que pose le service militaire 7 André Laurendeau et les autres caniches qui aboient auprès de lui auraient-ils droit A un traitement de faveur 7 Incarnent-ils plus grande valeur, aux yeux de la nation, que les fils de MM.X ou Y.7 Cos gens savent bien, mais ils ne l'admettront jamais, que l'avis qu'ils ont reçu ne leur est parvenu que dans 1 exécution ordinaire de la loi de mobilisation.Et, en passant, combien, uu sein des cadres de la Ligue pour l'Offense du Canada ont revêtu le lthaki 7 Faiblesse physique peut-être.Nous n'avons pics A critiquer ces déficiences ou ces déformations ; mais dans leur acte de protestation, dans 1a distribution gratuite de leurs odieuses accusations.Ils ont assurément affiché une profonde faiblesse mentale et morale ! André Laurendeau s'est souventes fois élevé contre le bilinguisme.Il n'en volt pas l'utilité, encore moins la nécessité.Il semble Ignorer que l'élément de longue française est en contact quotidien nvcc des groupes ethniques qui parlent l'anglais.Il refuse A 1a MASSE des Canadiens-français le droit d'apprendre et de parler l'anglais.C'est Laurendeau lui-même qui le déclare dans sa revue "L'Action nationale", édition de décembre 1910.Voici co qu'il écrit en page 310 : "Savent-ils ce qu'ils disent ?(Il vise ceux qui préconisent l'enseignement de l'anglais.) Il n’a jamais existé, il n'existe pas de peuple intégralement bilingue.Une ELITE l’est : elle DOIT l'être.Pas une MASSE." Que conclure 7 Sinon que selon la formule et surtout selon le désir de dominer d'André Laurendeau, la masse du peuple doit être maintenue dans uno condition (l'infériorité sous l'angle de I instruction.Elle doit être privée des moyens essentiels A sa défense dans les domaines social et économique, elle doit être dépouillée des outils dont elle a besoin pour ouvrer son succès ! Sur co point comme sur de nombreux autres, le raisonnement d'André Laurendeau est Ce vers Impétueux de la Marseillaise surgira bientôt de toutes les poitrines françaises et deviendra le cri de ralliement qui retentira par toute la France, après quatre ans de captivité.Comme en 1792, alors que les monarchies européennes chancelantes étalent liguées contre la France républicaine issue de la Révolution, le chant guerrier de l'armée du Rhin, rappelée en toute hâte au secours de la patrte, électrisera de nouveau la France tout entière.Les paroles de Rouget de Lisle et la musique de Gossec .soulèveront le peuple français contre l’oppresseur de 1944 comme elles le portèrent à l'assaut de l'envahisseur de 1792 Bravant l'intimidation et les menaces de l'occupant et de ses hommes-llges, comme Us ripostèrent au manifeste du duc de Brunswick, généralissime de la coalition monarchique, rédigé par l'émigré de Limon, qui avertissait tout Frarçais qui résisterait à l'invasion qu'il serait traité en ennemi et en rebelle, ils uniront leurs armes, dérobées à la vigilance de l'ennemi ou fournies par les Alliés, à celles des libérateurs de leur sol pour en chasser l'envahisseur de 1940 Les accents de la Marseillaise conduiront encore au combat “le peuple des sursauts” ainsi que l'a surnommé Balnville.Après la chute de la France, au printemps de 1940, la Marseillaise devint un hymne séditieux que les patriotes timides chantaient à la dérobée et que les patriotes audacieux chantaient à la barbe des Allemands, mais que tous les Français prisonniers dans lour puys chantaient dans leur coeur et que les Français combattants du monde entier entonnaient ouvertement avec leurs alliés A plusieurs reprises, toutefois, il arriva aux citoyens de la “Franck-reich" de ne pouvoir contenir leur patriotisme qui explosait sur les places publiques dans les strophes fulgurantes de la Marseillaise, dans la désobéissance aux ordres du vainqueur et aux décrets de ses affidés, parfois même dans les soulèvements populaires Quelques mois après la capitulation, à l'hiver de 1941.la population de Toulouse salua le passage du maréchal Pétain en entonnant la Marseillaise prohibée pour manifester catégoriquement sa fol en la libération à l'homme gâteux qui préfère la domination allemande à la liberté de sa patrie.A la fin de janvier 1943, après l’invasion de la France non occupée, consécutive au débarquement allié dans l’empire colonial français d'Afrique, les Marseillais, descendants des Fédérés de 1792, se soulevèrent et firent partir le premier coup de feu insurrectionnel contre la vainqueur, depuis la capitulation.Dans un élan unanime, ils sortirent de leurs cachettes les vi^ux fusils et ressuscitèrent, dans cette guerre mécanisée, la France des barricades.Résistance vaine contre les chars d'assaut et l'artillerie 1^ des nazis, mais symbolique de la détermination irrévocable ,nèrne ttjnd peuple de secouer au plus tôt le joug étranger «re vous, -uj.Aujourd'hui, "Le -re.' >ire est arrivé.” La France acclame les armées libératrices, en >*ing fertmps que Churchill.Georges VI et de Gaulle, au chant de la Marsér/^ise.et n'attend que leur signal pour s'élancer à leurs côtés à la poursuite du tyran.Déjà des patriotes Impatients, même dans les régions non libérées, ont devancé l'appel aux armes.Les Maquisards poursuivent leur travail de nettoyage en attendant l'heure suprême de l’assaut collectif.Les Français enchaînés et opprimés sur leur sol, préparaient depuis quatre ans, en même temps que les autres peuples asservis de l'Europe, la voie à l'Invasion salvatrice, pendant que leurs frères ex’lés contribuaient à réduire l'ennemi sur les différents champs de bataille, et surtout, dans l'empire colonial français.Il ont droit à la reconnaissance universelle au même titre que les Anglais et leurs associés du Commonwealth, les Russes, les Américains, les Chinois et tous les représentants des pays conquis enrôlés dans les forces alliées."Si les Français libres sc considèrent comme de bons Français, disait à Montréal, en 1943.le colonel Gounouilhou, représentant du général de Gaulle, ils considèrent comme de meilleurs Français ceux qui luttent en France même contre l'ennemi." L'heure approche où la France combattante et la France résistante vont clamer ensemble, avec les Anglais, les Américains, les Canadiens et leurs autres alliés : Aux armes ciloycns ! Formez vos bataillons ! Tel est l'ordre du jour en France et chez tous les peuples opprimés par le nazisme.Les phalanges de la résistance et de la libération ont déjà donné le signal.La levée générale de boucliers n'est pas loin de se produire.W.E.ON CHUCHOTE QUE Le Maître Henri Bourassa fait preuve, décidément, en 1944, d autant de bravoure qu'en 1911.Ia“s plus de quarante ans se souviennent que, comme question de fait, fex-député fédéral de Labelle, secondant le mouvement nazionaliste lance il y a un peu plus de trente ans en vue de battre Laurier, s’était bien gardé de "monter l'assaut de nos libertés” avec ses “troupes de choc” dirigées par les Monk, les l’atenaude, les Sévigny, les Blon-tlin, les Mondou et autres sires politiques du temps bien connus.Serait-ce parce qu’il eût à s'en féliciter que, tout en ayant accepté d'appuyer, cette année, de son verbe le Hlor-popuant il a juge sage de rester encore sous sa tente, ou doit-on attribuer à son grand âge actuel le fait de ne pas briguer lui-même les suffrages ?Nous lais- sons la réponse — à tout seigneur tout honneur — à notre grincheux national .* » ?II est rare, nous enseignent l'histoire — et les romans, — qu'une fois arrivé à l'âge du démon de midi, en politique aussi bien qu'en amour, l'homme s’amende vraiment.Mc Paul Gouin ferait exception à la règle générale, s'il faut en croire Me Itené Chaloult.Parlant, en effet, à une assemblée tenue récemment à L'Assomption par le lits cadet de feu sir Lomer Gouin, le futur ex-député de Lolbinicre disait voir en l'ancien chef de la défunte Action libérale nationale, ni plus ni moins qu'un surhomme, une vraie petite providence pour les Canadiens français, et que les cultivateurs de L'Assomption avaient pour devoir (sans jeu de faux a priori.Ici, au pays, plus de deux tiers de lu population parle l'anglais.Au-delà la ligne quarante-cinquième, cent trente millions d individus s'expriment en anglais.Quels que soient ses intentions ou ses désirs, un homme ne sait pas ce que demain lui réserve ; il n'est jamais certain de demeurer et de mourir dans la province qu'il habite et qu'il aime.Les circonstances jouent un rôle de premier plan dans la vie des hommes.Demain, peut-être, contraint par des motifs majeurs, un citoyen du Québec devra camper sa tente dans une province anglaise ou même aux Etats-Unis, il lui faudra alors être en mesure de s'exprimer dans la langue de la majorité, posséder au moins les rudiments de notre langue seconde.Et môme dans notre province de Québec, il s'avère que les chances de réussite soient plus grandes chez les nôtres qui sont bilingues que chez ceux qui ne parlent quo le français.l’uisqu'André Laurendeau ne veut du bilinguisme que pour L'ELITE dont 11 sc taxe d'être, puisqu'il désire maintenir la MASSE de ses concitoyens dans l'obscurantisme pour accroître ses chances PERSONNELLES d'atteindre nu succès et aux honneurs, rappelons-lui, en puisant dnns ses propres opinions, le grave danger qu'il affronte 11 n'est Jamais sage de sacrifier l'Intérêt collectif sur l’autel de l'individualisme.Lui-même le dit dans un tract publié par les Jeune-Canada en octobre 1935.Sous sa signature, en page 43, voici ce qui y apparaît : "Sacrifie-toi au bien domestique, car la partie souffre de la pauvreté du TOUT.Si toi, partie, veux passer avant le TOUT, toi-même en subiras les conséquences !" Gare A vous donc, André Laurendeau ! L'ambition outrée et les convoitises ont souvent été mauvaises conseillères.Ne risquent-elles pas.aujourd'hui, jointes A vos trahisons, de vous engager dans les sentiers qui conduisent un homme A sa perte 7 Pierre-Cils LA SEMAINE PROVINCIALE — CULTIVATEURS, VOTONS POUR GODBOUT ! Depuis le début de notre Histoire, l’honorable Adélard Qodbout est le premier agriculteur de carrière à diriger les destinées de la province de Québec.C’EST UH HONNEUR POUR LA CLASSE AGRICOLE QUI REJAILLIT SUR CHAQUE CULTIVATEUR DE LA PROVINCE, ET NUL DOUTE QUE CHACUN SAURA EN TENIR COMPTE LE.Nourrir la population est le premier problème de toute société humaine C'est l'agriculture qui y pourvoit.Pour Monsieur Godbout, l'agriculture, les valeurs spirituelles et le capital humain restent la base essentielle de la véritable prospérité.Le progrès industriel et commercial ne dépend-U pas du progrès de l'agriculture ?Si l'agriculture est prospère, si les produits du sol s’écoulent largement et à des prix rémunérateurs, le pouvoir d achat de l'agriculteur devient plus grand et lui permet la consommation en masse des produits de l'industrie et du commerce.Il en résulte plus d'activité dans le domaine de la production manufacturière et dans celui de la distribution des marchandises.Le pouvoir d'achat de l'ouvrier s'accroît aussi en proportion et lui permet, à son tour, des achats plus considérables de produits agricoles bruts ou transformés et cela à des prix avantageux pour le producteur agricole.C'EST AINSI QUE L'HONORABLE ADELARD OODBOUT EN TRAVAILLANT AU BIEN-ETRE DES CULTIVATEURS A PROGRESSIVEMENT PROCURE CE BIEN-ETRE A TOUS LES DOMAINES DE L'ACTIVITE ECONOMIQUE DE LA PROVINCE Lu terre nui.u suives duns le passé" répète souvent le premier Ministre et encore une fois, c'est la garantie de notre avenir." Aussi depuis son assermentation comme Ministre de l'Agriculture, Monsieur Godbout nT Jamais failli au devoir, et 11 n'a jamais manqué uni seule occasion de venir en aide à la classe agricole.C'est Monsieur Godbout, qui dans le domaine de l'agriculture : a donné aux cultivateurs du Québec le budget le plus élevé de toutes les provinces du Canada en le portant de trois millions et demi à plus de six millions ; — a créé l'Oflice du drainage, organisme destiné à rendre des services énormes à la classe agricole.On estime que 40,000 acres de terre sont assainis chaque année au bénéfice de milliers de cultivateurs : — a aidé la Fédération des cercles de fermières et stimulé ainsi nos arts domestiques ; a assuré l’établissement d'une fabrique de sucre de betterave, discuté depuis plus de soixante ans.procurant ainsi à la classe agricole une nouvelle source de revenus.En 1943 .838 cultivateurs cultivèrent 646 acre., à litre d'experience ; en 1944 .3,500 cultivateurs cultiveront 10.000 acres.La raffinerie construite par le gouvernement à St-Hilaire commencera ses opérations en septembre 1941, et produira environ 40.000.000 de livres de sucre par année ; a imprimé un élan formidable à la production du lin en portant de 4.000 a 30.000 acres la superficie en culture de 1939 à 1943 ; - a intensifié la production des grains de semence.Les semences de légumes dans Québec sont une innovation provoquée par la guerre ; —a créé un Ofiice de la Main-d'Oeuvre agricole.Cet office » fourni aux cultivateurs et horticulteurs plus de 3.000 aides en 1943 ; — a multiplié les écoles d'agriculture et les bourses d'études aux fils de cultivateurs ; — a prodigue sous diverses formes l'encouragement à l'élevage et a la production végétale ; — a amélioré la qualité de nos animaux de race pure en encourageant les éleveurs par des concours et des primes appropriés ; — a intensifié la lutte contre les maladies des animaux et amélioré la santé des troupeaux ; — a intensifié la lutte contre les fléaux agricoles et diminué les pertes qu'ils causent ; — a amélioré la qualité et augmenté la production des produits laitiers ; — a créé un centre de cultures maraîchères dans la savane de Ste-Clothilde.comté de Chàteauguay ; — a développé la récolte des plantes médicinales Indigènes (valeur de plus da $“£.000 en 1943) ; — a introduit de nouvelles cultures et nouvelles Industries agricoles : 21 lineries.1 raffinerie de betteraves à sucre, 1 usine de déshydratation de légumes, plusieurs fabriques de conserves ; — a mis à la disposition des cultivateurs l’outillage nécessaire pour l'épierrement des terres ; — a multiplié les primes pour les produits laitiers ; — a multiplié et encouragé les coopératives ; — a réorganisé l'Association des Eleveurs d'Animaux à fourrure sur une base de coopérative d'achat et de vente ; — a aidé les éleveurs en remettant la ferme-école de Courvtlle sur un pied d'efficacité : a prêté le concours effectif des agronomes pour régier les cas d'exemption des fils de cultivateurs mobilisés Des milliers de cas ont été réglés, grâce à leur intervention.C’est encore Monsieur Godbout : — qui a porté de 35 à 50 millions de dollars les disponibilités du Crédit Agricole : — qui a réduit de 39 L ans â 25 ans la période de remboursement des prêts, parce que la période de 39 u, ans était trop longue et représentait plus que la vie active de la moyenne des cultivateurs.C'est Monsieur Godbout : qui a épargné aux cultivateurs, par ce changement la somme de S150.49 d'intérêt par $1,000.00.En effet, l'emprunteur qui paie 2^2% d'intérêt pendant 39l2 ans débourse un total de $579.10 par $1,000.00 ; tandis que l'emprunteur qui paie 3% d'intérêt pendant 25 ans.ne débourse que $428.61 par $1.000.00, soit une différence de $150.49.Cultivateurs.Il s'agit pour vous de décider, si vous allez de nouveau accorder votre confiance au régime Duplessis qui s'est constamment moqué de la classe agricole, pendant qu'il était au pouvoir, qui n’a pas tenu une seule de ses multiples promesses à votre endroit, qui a saboté, sans raison, toutes vos associations professionnelles, qui, par sa politique incohérente, a entravé l'essor de l’agriculture, qui a dilapidé sans vergogne les deniers publics et conduit notre Province à deux doigts de la banqueroute.Si vous désirez une administration honnête et économique des affaires publiques dirigée par l'un* des vôtres, l'honorable Adélard Godbout, dont.la réputation est Inattaquable et l'esprit de justice reconnu par tous et même ses adversaires, si vous désirez une politique conforme aux intérêts essentiels de notre peuple ; si, en particulier, vous voulez, cultivateurs de chez nous, une politique agraire orientée vers la stabilité et le progrès et basée sur une connaissance parfaite de votre milieu ; ses possibilités et ses besoins, si vous voulez l'expansion de vos associations professionnelles, et enfin la renaissance de l’art paysannat canadlen-français, n'hésitez pas à appuyer le parti libéral et son chef.11 y va de votre salut et du salut de notre chère Province de Québec ! mot) de voter pour lui aux pro chaînes élections provinciales.D’aucuns se souviennent, malheureusement, que le même M.Chaloult, sous-chef de l'A.LN.eu 1935, s'exclamait l’année suivante, après s'être collé aux flancs de M.Maurice Duplessis : “Nous accusons Paul Gouin d'intelligence avec l'ennemi (sic).Cet acte ne comporte pas seulement une rupture avec scs nl-liés.mais il constitue un affront grave que nous préférons ne pas qualifier (rc-sic).Qui croit main- tenant à la sincérité de Paul Gouin (re-re-sic) 7” (Voir Le Journal, de Québec, alors sous la direction politique de feu Ixrnis Francoeur, édition du 26 juin 1936.) * * * Vae soli, malheur à l’homme seul, selon un sage de l’antiquité.Pareil dicton n’effarouche guère Me Paul Gouin, lequel, lors de l’inauguration de sa campagne, il y a une quinzaine de jours, comme candidat dans L’Assomption aux prochaines élections provinciales, con- Chants laurentiens Moi aussi.Le mal annuel m’a repris et j’ai déménagé.Il semble que les pauvres humains que nous sommes changent de logements, comme un gosse change de jeux.On laisse les joies et les douleurs d’une demeure banale, pour continuer la comédie de l’existence sous d’autres toits.Heureux âge où Ton vivait sous la tente ! Rien n’empêche que le lendemain de mon déménagement je roulais dans deux escaliers, à quatre heures du matin, pour explorer mon nouveau domaine.La première impression est délicieuse.Tout près de moi, une église de faubourg se précise dans l’ombre, et son beffroi, qui /use élancé et beau, est un admirable monument d’onyx.Une boucherie fait angle avec le carré du temple.Dans la vitrine de gros prix à la chaux.Je pourrais avoir un "derrière" de veau à prix raisonnable, malgré la guerre.Dans un autre angle du carré, sous un bel orme centenaire, un horrible panneau-réclame rouge défigure tout ce petit panorama.J’ai envie de me plaindre à Têchevin du quartier.C’est un crime contre la beauté, ni plus ni moins.Et pour compléter cette laideur on lit sur la clôture d’un terrain vague : ”Gra- duated Pennsylvania Afotor Oil.Grand Dieu ! cela vous donne un frisson d’huile de ricin.Si j’ai besoin d’un cirage, j’irai voir Andrea Saura ; un restaurateur s'appelle Clementi ; le cospomolitis-me à outrance, chez nous.U r.avocat de mes amis.Me Victor Cartier, a ses bureaux du soir, à cent pas.Il s'occupera de mes créanciers.C’est bien une consolation, par le temps qui court ! J’attends l'aube qui agite déjà les Iriselis de ses dentelles, au-dessus des toits.Une June sur le déclin s’est arrêtée sur une lune carne en bonnet de nonne.Je crois y voir un gros fromage rongé par des rats.De l’ombre mourante sortent les chants d'une grive.Elle “appelle" le jour: "Plus vite", "plus vite".Le cri est chaud, passionné avec un roulement de pois sur une vitre.Je marche dix pas.La lune me suit pour disparaître soudain dans la gueule d'un gros cigare "Peg Top", juché en plein coin, parmi les Ms téléphoniques.Autre réclame horrible qui devrait disparaître.Je me console en jouant au bilboquet avec la reine des nuits et le havana à six sous.Un chat blanc se sauve devant moi.Le vent monte et je m'imagine voir un tampon de papier qui roule sur la chaussée.Quelques voitures de laitiers font leur apparition.Les sabots des haridelles cognent sur l'asphalte et rendent un bruit de fausses dents de belle-mère, partie en guerre contre son gendre.J'oubliais le plus intéressant détail.J’habite juste au-dessus ^.'-.;:ui^nnçÆ:agtt-ra! Nouve lies d u comté de Terrebonne L'honorable Hector Perrier Vendredi, le 16, le ministre était à son bureau de Montréal recevant des délégations.Dans l’après-midi, on le retrouvait à S.-Jérôme, dans son comté.Samedi matin, encore à son bureau de Montréal, il accordait 3on attention à un volumineux courrier.Dans l’après-midi, il discutait certains problèmes d’ordre local avec les commissaires d’écoles de la paroisse S.-Maurice de Pont-David.Dans la soirée, il visitait de nouveau S.-Jérôme et se rendait à Mont-Rolland.Dimanche, M.Perrier visitait 'quelques paroisses du bas du comté.Lundi, en compagnie de madame Perrier, il accompagnait les membres de l’Association des Taverniers de Montréal dans leur croisière au Saguenay.On sait que depuis longtemps, le ministre est l'aviseur juridique de cette association qui célèbre aujourd'hui son 50e anniversaire de fondation.Mardi, le ministre était à Quebec, de même que mercredi alors qu’il assistait à une réunion du Conseil des ministres.Jeudi, toujours à Québec, il accordait son attention aux affaires de son département.Prochain concert tic la Fanfare de Saint—fértinte Le troisième concert de la Fanfare de Saint-Jérôme aura lieu le 2Î> juin, à 8.30 heures p.m.Programme 1 — Marche.Man of the Hour, de H.-J.Woods : 2 — Ouverture, A Night in Tripoli.de J.-J.Richards ; 3 — Marche, Naval Academy, de K - J.Woods ; 4 — Spanish Serenade.Anita dt Thos.-S.Allen ; 5 — Marche, The Skipper.¦ Ceo.Rosenkrans Intermission 6 — Marche.March W M S d .- A.Woods ; 7 — Entr'Acte, A Japanese -k.u ¦ t de Jessie-L.Deppen.arr ;¦ r Bloyd J St-Clair ; Fox Trot, K:ss Me Again.de Victor Herbert ; y — Valse.Thought i .e Kenneth J Alford ; 10 — Populaire, When Day is Done.du Dr Robert Kutscher ; 11 — Two Step.Impérial, de Karl L King.O Canada — Dieu protège le roi Tous les Jérôm.ien, ni déclaré, après avoir assisté au:-, le' : premiers concerts, que la terr du nouveau parc de la Durant-iye constituait l'un des plus beaux pour la musique en plein air.La vue magnifique comprenant le panorama de la rivière du Nord donnera un caractère unique à cette série de concerts dans les annales musicales de notre ville.Les administrateurs de la Fanfart-sont convaincus du grand développement dans le goût de la benne mu- Jubilé d'Argent Ste-Annc-dcs-Plaines célébrera, dirnan-prochain, le JUBILE D’ARGENT de l'arrivée des Frères de Saint-Gabriel dans la paroisse.En 1919, Mgr Kd.Coursol.prète-curé, désireux de confier l’école du village à des Religieux, taisait appel aux autorités des Frères de Saint-Gabriel.Les Supérieurs acquiescèrent à -a demande.et bientôt, aux deux classes déjà existantes s en ajouta une troisième l.rs Frères durent loger dans l'école pendant deux ans ; ou icur trouva alors un local qui leur servit de résidence.Us y demeurèrent jusqu’en 1939, date à-la quelle la Commission Scolaire termina le logis au-dessus de la salle.Depuis 25 ans, les Frères travaillent avec ardeur à l'éducation et à la forma tion de la jeunesse.Le bien qu'ils ont accompli restera toujours gravé dans K coeur des anciens élèves qui ont reçu d'eux leur meilleure éducation.Un grand nombre leur font houueur.On pourrait citer an livre d'Or : le R.P.Conrad La lande.SJ., Monsieur l'abbe Charles-Ed.Leveilié, le R.P.Emilien Racine, C.S.C , le R.P.Flavien Charbonneau, S.C., M l'abbé Victor Chaumont, M.l'abbé E.Lauzon, le R.P.Rolland Vézeau, P B , le R.P.Maurice Pilon, P.B., le R.F Fernand Villeneuve, Trapiste, les K.K.-F F.Bruno Gagnon, C.S.Y., Stanislas Forget, C.S.V., Jules Arthur, FM.Thomas d'Aquin, S.G., Bernard d’Offida.S.-G, Pascal, S.G.Esdras, S.G.Raymond.RM.Un des anciens élèves adressera aussi la parole pour témoigner toute notre rc connaissance à ces religieux et leur sou haiter des années de plus en plus pros pères à Sainte-Anne-des-Plaines Un .inrun .4 la Hcycnt Knit-tiny Mills iJtl 8 L’avis qui suit est affiché dans l'usine de la Regent Knitting Mills Ltd.Il se rapporte à l’assurance-groupe dont profitent les employés de cette importante usi ne.AVIS Il nous fait plaisir de vous aviser que le Conseil Régional du Travail en Temp-de Guerre vient de nous confirmer la decision de notre Conseil d*Administration d’augmenter au présent montant d’assu rance-vie de chacun, une somme de $300 sans aucun déboursé supplémentaire de membres du personnel.Ce changeant entrera en vigueur le le juillet 1944.The RECEST KNITTIXG MILLS Lui Décès A l'àge de 87 ans est décédée le 1 juin dernier, à l'Hospice de S.-Jérôme, madame Vve Henri Leduc, née Catherine Moore.Les funérailles et 1 inhumation curent lieu à Ste-Adcle-en-Haut.Le 20 juin 1944 est décédée a l'âge de 69 ans.madame Louis Francoeur, née Alexina Beauchamp, de S.-Jérôme.L-funérailles eurent lieu en l’église paroissiale le jeudi 22 juin dernier.sique dont ces concerts ont été responsables.Plus d'un est devenu un amateur régulier qui doit ses premiers contacts avec la musique à la suite d'une première visite aux concerts.Pour ccii.v gui combattent A Sainte-Thérèse do Blainville.i\ l'église paroissiale, une un s- > fut chantée par M.I abbé Charles VI nette, vicaire, à 1 intention des soldats térésiens et de tous les soldait de l’Armée canadienne qui prennent part et combattent sur le sol de la France.A cette messe assistaient M.Anatole Décarie, régistrateur du comté de Terrebonne, M Paul La rose, avocat de Sainte-Thérèse, représentait honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, et M.Lionel Bertrand.M P.L bon.Armand Daigk s est excusé de ne pouvoir assister.M Albert Willis, gérant de la Cii Willis, cic Sainte-Thérèse, roprëson tait 1 élément anglais M.le cur< Edmond Lacroix, assistait aussi à 1 messe et exhorta tous les gt :i • pri sents à prier pour leurs soldats Lieut-col.P.Brossenu.E.D ¦ ¦ : m : int S-18 S -Jérôme A S I.; lie : col.Jean Tellicr.du P .'grimer*.d» Joliette i réserve i; major Mu.iici Mackey.V.D., S.-Jérôme S.A.l .capt.J.-A.-R Giroux, aumônier S.-Jérôme SA.I : capt.M.-A P .rochers, adjudant de S.-Jérôme S A I ; lieut.Louis Nicholas, architect! S.-Jérôme, R de Joliette Ri.lieut R.Raymond, avocat de S.-Jérôme R.de Job iRi.et plusieurs autres Sainte-Thérèse n’oublie pas ses en fants sons les drapeaux, tt e le initiative de prier pour d entendre pour eux le saint de la messe, comme le roi e sident des Etats Unis nous datent de le faire a été 10! M.Anatole Décarie, de Saint rèse.régistrateur du comté d re bonne.tte he! eux e.sacrifie! le pré* demon livre de Thé- Ter- Hécital par Claire Lamarche l.e grant! Mystère joué à S.—feront e La représentation en plein air, au camp militaire, du .Mystère île la Messe.d’Henri Ghéon, a remporté un succès éclatant ; environ six milles personnes ont assisté à ce triomphe du théâtre chrétien en communion d’esprit avec les acteurs qui eux, s’identifient totalement avec leur rôle respectif.Ce fut pour un auditoire profane n’ayant jamais vu ce jeu pieux, toute une révélation en même temps qu’une émouvante leçon de foi chrétienne Ce spectacle des Compagnons de Saint-Laurent, présente dans un decor champêtre gran- Mariages Le samedi 24 juin 1944, à 7 heures 30, aura lieu le mariage de Stanislas Carrières.fils de feu Joseph Carrière et de madame Carrière, avec Jeannine Fortier, fille de M et madame Honoré Fortier, décèdes.Le samedi 24 juin 1944, à 8 heures, aura lieu le mariage de Maurice Quenneville, fils de M.et madame Albert Quenneville, avec Simone Beauchamp, fille de M f.a i'hantbre de commerce de S.—f croate P a roi s se S.-Antoine des Laurentides Lors de l’assemblée régulière tenue, le 13 juin dernier, sous la présidence de M Paul-Aimé Castonguay.on donna tout d’abord lecture des minutes des assemblées précédentes qui furent unanimement adoptées.Puis on adressa des remer-et madame Beauchamp, de Saint-An- ciements au Conseil Municipal de notre toine des Laurentides.Le samedi 24 juin 1944.à 8 heures 30.aura lieu le mariage de Jacques Bohé-mier.fils de M.et madame Louis Bohc-mier, avec Jeannine Roy, fille de M.et chose, avec le color! multiple des lnadamf Ludger Roy.Attention Attention HOMMES, FILLES OU FEMMES DEMANDES DANS UNE INDUSTRIE DE CAOUTCHOUC DU COMTE Aucune expérience requise — Travail facile Bons salaires — Boni de vie chère en plein Vacances payées S.V.P.vous adresser immédiatement Bureau d'Assurance-chômage 301, rue Labelle, Saini-Jérôme Référez à l'ordre no A 2751 Apportez celle annonce SJKroonj nmmijTTtv n jnrjnt 7m/mjiiui u ti.TjiiC mtr/ in> r,v JO PHARMACIE WILFRID PRUD’HOMME Successeur de Oscar Landry La pharmacie la mieux assortie du district Chocolats Laura Secord Ordonnances de Messieurs les Médecins remplies avec soin Produits REXALL Agence des Produits de Beauté 'Mireille', 'Harriett', 'Hubbard', 'Ayer' Elizabeth Arden et Barbara Gould Commandes postales exécutées avec soin Service rapide de deux messagers Téléphones : Sôtt et 550 341, rue Saint-Georges Saint-Jérôme Voisin du marché IA1L j La soirée musicale organisée au béné fice de mademoiselle Claire Lamarche, fut un suscés.et un triomphe pour cette jeu ne soprano canadienne de la région de laurentides.Le récital eut lieu en la salle académique du Collège Commercial de S.-Jérôme, le mardi 20 juin courant sous la présidence d’honneur de M.le chanoine Emile Dubois curé, de M.et Mme Lionel Bertrand, du notaire et de madame J -L.Blanchard et de M Roger Filiatrault.professeur a l’Ecole de Musique du Pensionnat d’Oulremont.et professeur de Claire Lamarche.Outre ceux déjà mentionnés nous avons remarqué la présence au premier rang, du révérend père Conrad Latour, du révérend frère Rosius, supérieur du Collège, de MM.les abbés Paul Labelle, vicaire, et Lauzon, aumônier au Collège.M.et Mme Lamarche, parents de la jeune cantatrice, Mmes Zotique Lamarche et Japhet Trudeau, de Ste-Soph e.toutes deux grand’mères parternelie et maternelle, madame A.Cherrier, mairesse de S.-Jérôme, le major Maurice McKay et le capitaine J.Masson, représentant le camp militaire, les révérendes -ei:rs du Bon Conseil, ainsi que de nombreux amis venus applaudir au succès de cette jeune compatriote qui est douée d'un talent vraiment prometteur.Claire Lamarche, belle grande jeune fille âgée de 21 ans, vient d’obtenir ie diplôme de /ietne année de l’Ecole de Musique d’Outretncnt.Elle commença ses etudes musicales a S.-Jérôme avec Mlle Ftiennette Taillon et Madame A Cherrier, puis elle suivit les cours de M.Eugène Richer professeur de chaut et de mu i que de notre ville, elle fut ensuite l’élève de madame Morin-Labrecque à Montréal tandis que depuis un an, elle fréquente les classes régulières de l’Ecole de Musique d Outremonr, étudiant sous la direction immédiate de M.Roger Fill, trault, membre du Quatuor Allouettes, de renoinmee mondiale.Mademoiselle Lamarche interpréta avec une conscience artistique et goût exquis des pièces vocales telles que : Les Oi seaux, de Georges Hué, Sérénade de Gounod, V iolettes, de Scarlatti, et en rappel une prière à la Lune, interprétée avec un fini parfait.La Chanson de l’Adieu, de Chopin, le Rosaire, ainsi que Viloueuc, de d’EUaqua, semblèrent obtenir la laveur du public qui ne lui ménagea pas ses clia-leureux applaudissements.Cette jeune compatriote témoigne de dons artistique» transcendants et il n’est pas téméraire 'le lui prédire un brillant avenir, en constatant les progrès marqués qu elle temoi gne à chaque nouvelle audition.Nous lui souhaitons plein -uccès ; et en faisant >c voeu, nous sommes convaincus d’interpréter la pensée collective, car, il était de toute évidence, au Concert de mardi soir, quelle est déjà l’Idole de la popula tion jéromienne.Une artiste de S.-Jérôme, finie diseuse et chanteuse de genre pleine de brio, mada me René Maurice, a reçu une ovation des plus enthousiastes de la part de I au ditoire Mademoiselle Andréa Girard, talentueuse pianiste, élève de l'Ecole de Musique d'Outremont, a joué deux puces musicales avec une technique parfaite puis, elle s'est révélée une acconi liaguatrice souple et accomplie.I, orchestre D.Hébert composée M.Hébert à la direction, Mme Hebert au piano, MM.René Gascon, Alfred • Morin et Gobcii, violonistes, MM.Paul 1 Prud'homme et David Morin tils, saxophonistes, M.Isidore Morin Trompettiste, et MM.Maurice Prud’homme et Lucien Forest clarinettistes ; nous a fait entendre une jolie musique entrainantc aux entr actes.En résumé ce lut une soirée artistiques des mieux réussies et nous en complimentons tous et ctuicun des interprètes.costumes, les jeux de lumières, ta musique amplifiée par les haut-parleurs, le dialogue si prenant et si parfaitement rendu, fit de cet le représentation, un merveilleux geste d’apostolat chrétien de même qu’une Inoubliable fête de l’esprit ; “lau et du coeur.Le révérend père Emile Legau’.t, CS.C., animateur et fondateur de ce groupement d’artistes dont le mot d'ordre est : Pour la foi par l'art.Pour l’art, en esprit de foi, s’adressa à l'auditoire afin d'expliquer à tous, les efforts du théâtre religieux en France et au Canada français.Cette pièce d’Henri Ghéon.— converti de ta dernière grande guerre.— est le plus sincère témoignage que.la messe doit être une fête du coeur, dit le père Legault, et que ce soir, nous devons nous evader des réalités materielles.u la recherche d’une grande vérité fondamentale le vrai sens de la messe.Le père Legault exprima sa vive gratitude au Comité d’Action Catholique.de Saint-Jérôme, qui lui fournit ainsi qu’à ses Compagnons — tous acteurs anonymes, — l'occasion de jouer devant un auditoire nouveau, et si sympathique au beau mouvement d’Action Catholique.Il ne put passer sous silence le geste généreux du commandant du centre d’entrainement, le lieutenant-colonel Paul Brosseau, qui acquiesça avec sa gentilhommerie coutumière, à l'idée de jouer Le Mystère de la .Messe, sur le champ de parade du camp, offrant en plus d’exécuter la Le samedi 24 juin 1944.aura lieu, à 9 heures, le mariage de Jules-Henri La-haye, fils de M.et madame Henri La-haye, de Ste-Scholastique, avec Claire Rr nau vent, que nous sommes patriotes, que nous coopérons au succès des nôtres.Non.Il faut absolument que nous prenions la résolution de pratiquer ce que nous prêchons à lu suite des autres.Il nous faut mettre en pratique tous ces beaux principes."Je me souviens 2 Que cette fête de lu Saint-Jean-Baptiste nous procure les fi belles leçons de patriotisme qui animait nos ancêtres .qui / n’ont pas craint de lutter pour la conservation de l’héritage S qu'à leur tout, ils nous ont légué.(j Que ce jour du 2-1 juin nous inspire cette Union si nécea- L aire à la réussite des nôtres et nous enseigne la coopération s qui est à la base de toute réussite .dans notre ville comme fi dans toute la province de Québec.Soyons de véritables / '’A N ADI KNS-FRANUAI S.\ J.-H .V Y H L Merceries et confections a | 314, Saint-Georges Tél.448 Saint-Jérôme sLf u a o o iu n r=s»j u r=w u r=s*j a r^j a /j OCOCCOOOCCOCCCOCCCCCOOOCOCO&COOSCCÔCOOOCOSOCOBCCC! icccccoooooscccosooooecccccoscoooo Pour vos réparations, matériaux de construction, plomberie, peinture9 etc.Allez à la FERRONNERIE ALFRED LANGLOIS LIMITEE \ S 503, rue S.*Georges Tél.54 S.-Jérôme »CC6eCCCCCC6CeCC6C6SCOSCCC6C6C6SC65CC6CCCCC00C60CC< f VK.\Ti: l*AR ENCAN j A NOS ECURIES — GRENVILLE, Gué.i 4 jours, commençant à midi précis I JUIN 26 et 29 — JUILLET 3 et 7 j | Vente privée tous les Jours pour ceux qui désirent se pro- j curer un type d’animal non compris dans l’encan ou qui désirent J faire l’achat d’un char de chevaux.i 250 juments croisées avec poulins et saillies par les étalons i de choix ARNOLDWOLD | 100 têtes de Juments sans poulins et récemment saillies, i 100 juments pur sang, comprenant plusieurs paires appareillées J de Percherons.Belges, Clydesdales et Canadiens, j 50 poulins et pouliches d'un an et hongres de tout figes.Aussi grosse sélection
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