L'Avenir du Nord, 15 décembre 1944, vendredi 15 décembre 1944
I y A/ ' - I / 7 - i •S’ 6^L-C / IjCtf.j HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT 1897-1944 Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1944 CHENIER Le mot de 1 avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin .Suite) 48ème ANNEE — No 49 LABELLE JOLIETTE.VENDREDI LE 15 DECEMBRE, 1944 Susi le Posit de la Peqesit "Sur le Pont de la Regent", le cent balaie la neige.mais erogenic ce n'est pis le Vent que fait le "moulin qui jase".L'Echo du Nord s'est fort inquiété de savoir qui pouvait bien signer: "Le Loup-Gareau".Cette se /.r^obii, * > ieto, er ¦ t ' \ \ aw**»1 f Qu’en pensez-vous, Mesdames?CK yt I TOtXTIK CXK FEMME Depuis des temps immémoriaux, les fleurs ont été considérées comme le langage de l’amour.Elles ne sont guère coûteuses.On les vend au coin des rues.Et, pourtant, à voir la parcimonie avec laquelle le mari moyen les offre à sa femme, on croirait qu'elles sont toutes aussi onéreuses que les orchidées et aussi rares que l'edelweiss qhi croît sur les cimes alpestres.Pourquoi attendre que votre femme soit dans une clinique pour lui apporter un bouquet ?Pourquoi ne pas lui offrir quelques ro.'cs, ce soi-même?Vous aimez les expériences?Eh bien! tentez celle-ci.Vous m’en direz des nouvelles! Les femmes attachent une importance énorme aux anniversaires.Et un homme peut traverser la vie sans avoir la mémoire des dates, à condition qu’il soit capable d'en retenir au moins quatre; 1492.la découverte de l'Amérique; 177 6, l'indépendance des Etats-Unis; la date de naissance de sa femme et celle de son mariage.A la rigueur, il pourrait se passer des deux premières, mais, jamais, jamais des deux autres.Un juge du tribunal de Chicago.qui a instruit 40,000 divorces et amené 2,000 réconciliations, déclare; “Les discordes sont pour la plupart dues à des détails insignifiants.Parfois il suffirait d'un adieu de la main adressé chaque matin par la femme au mari partant pour son travail pour empêcher bien des fossés de se creuser.” Robert Browning, dont le mariage avec Elisabeth Barrett fut peut-être le plus idyllique qu'on ait jamais vu.ne négligeait jamais d’entretenir la flamme de l'amour par de pctites attentions il tn.ftait avec des égards si passionnés et si délicats son épouse invalide qu'elle écrivit un jour à ses soeurs: “.Et je commence à me demander si je ne suis pas véritablement un ange, après tout.” Trop d’hommes sous-estiment la valeur des petites courtoisies de chaque jour.Pourtant, la vie conjugale n'est faite que d'une foule de détails prosaïques.Malheur au couple qui n'a pas su comprendre cette vérité.A Reno.les divorces sont jugés sans arrêt, d'un bout de l'année à-l'autre, six jours par semaine, à la cadence de six à l'heure, un toutes les dix minutes! Combien.parmi ces unions malheureuses, lurent brisées par de vé- • “Pcpsi-Cola” est le breuvage par excellence des gens qui savent reconnaître la perfection.Il vous parvient d’établissements modernes et scientifiques pour yous procurer un renouveau d'énergie, pour vous rafraîchir et vous désaltérer par sa savéur délicieuse et satisfaisantes DEGUSTEZ GLACE IL NT A PAS DE MEILLEUR BREUVAGE GAZEUX QUI SOIT EMBOUTEILLÉ "Pepu-Cola” Cit la marque ertre&iitrée ua Canada Je Pepu-Cola Company of Canada, Umiteâ iMBOUTBILLE par Mr.L.R.THEMENS Saint-Jérôme, Que.Avec autorisation spéciale ritables tragédies.Bien peu, je gage.Si vous pouviez assister aux séance de ces tribunaux, si vous écoutiez par centaines les témoignages de ces couples Infortunés.vous constateriez alors l’importance des petits détails dans la vie d'un couple.Les hommes devraient tou -jours reconnaître les efforts que font les femmes pour s'embellir et se parer.Ils oublient tous — r- ies somass/dus me0^tü,a EUSURE D'HIVER f Le temps variable affecte le genre de service dont votre auto ou votre camion a besoin en hiver.• Les changements de temperature ce les conditions de conduite affectent les besoins de service de votre véhicule durant l'hiver.Par exemple: — le froid extrême et la neige fondante contenant des substances chimiques en usage dans l’entretien des routes attaquent le lubrifiant de votre châssis.— l’usage excessif de l'étrangleur et le fonctionnement à de basses températures abrègent la durée de l’huile à moteur.— le démai rage difficile et le fréquent usage de la chaufferette et de la dégivreusc surchargent l’accumulateur et le système électrique.— les variations de température peuvent affecter la force de votre anti-gel.— les routes gelées et coupées d’ornières affectent la direction et l'alignement.Votre marchond General Motors est au courant de tout cela.Il sait qu’en hi\cr toutes les autos et tous les camions ont besoin de soins individuels.Ses techniciens préposés au service ont les connaissances et l'expérience requises |>our l’entretien approprié des véhicules automobiles de toute marque —dans toutes les conditions de conduite en hiver.Epargne! do l'Argent —Eviter dot Ennuis —Conservez Votre Auto ou Camion.Pour le service régulier de votre véhicule cet hiver, prenez rendez-vous avec un MARCHAND GENERAL MOTORS s'ils l'ont jamais su — à quel point les femmes s'intéressent à la toilett' Prenez deux couples qui se rencontrent dans la rue; !es hommes se regardent à peine mais les deux femmes étudient minutieusement leurs toilettes respectives.Ma grand-mère est morte il y a quelques années, à Page de quatre-vingt-dix-huit ans.Peu de temps avant sa mort, nous lui montrâmes une photographie d'elle prise trente ans plus tôt.Sa vue faiblissante ne pouvait distinguer clairement l'image, mais la seule question qu'elle posa fut celle-ci: ‘'Quelle robe avais-je?” Aussi, voilà ce qui intéressait cette aieuie, cette invalide dont le front portait le fardeau d'un siècle et dont la mémoire s'estompait si vite qu'elle reconnaissait à peine ses propres filles! Les hommes qui lisent ces lignes n ont pas la moindre idée des costumes ou des chemises qu il portaient il y a cinq ans, et ils n'ont pas le plus faible désir de s'en souvenir.Mais les femmes sont différentes sous ce rapport, et leurs maris devraient ne pa» l’oublier.Prenez des ciseaux et découpez ;a citation suivante.Collez-la la dans le fond de votre chapeau, ou sur votre miroir, oû vous la verrez chaque matin en faisant votre toilette: "Je lie paserai pas deux fois Par le chemin de la vie.Donc tout le bien ou le plaisir que je puis apporter à mes semblables, c'est maintenant que je dois le faire.Que rien ne me fasse négliger ou retarder ce devoir, car l'occasion ne se reproduira pas”.Si vous voulez avoir un foyer heureux: Soyez plein tre épouse.DALE CAKXEGIE égards pour vo- VS-84BF AVANT LA GUERRE Hitler voulant se concilier li bonnes grâces du monde cathol qut, avait décidé de faire élevi avant li guerre un immense mi nument la gloire du Christ.Il fallait trouver une phrase h pidaire pour l'inscrire au frontc de co monument.il chargea de ce soin, le t Goebbels.Deux jours après, ce derail lui apporte le fruit de ses refl xions, une phrase modeste cor me ou va le voir: "Le Seignei do la Terre au Seigneur d Ciel”.Tout de même Hitler trouv ce rapprochement un peu exce slf, et pria Goebbels de se r mettre â l'ouvrage.Et la deux!' mo trouvaille lut celle-ci.“Mi à Toi".C’est peut-être très sfgnlf entif pour nous, objecta l.a chai coller, mais beaucoup no con prendront pas.Cherchez encor Goebbels a alors ' proposé c texte: Certes il y a de bons ménages.Ils sont nombreux même.Ils ont bravé tous les orages, parce que les époux, de part et d’autre, ont compris que le bonheur est fragile, que pour le garder il suffisait souvent que de s’entendre sur un échange de concessions, de sacrifices mutuels-.Ponsard écrivait ces beaux vers, par lesquels je termine: 11 n’est pas d’union qui n'ait ses mauvais jours.Mais, lorsqu’on s'est aimé, l’on s’en souvient toujours.Et ces doux souvenirs que le coeur accumule Survivent à l’amour comme un long crépuscule.Y VON.MC Déce 1944 fiain populaire.Dufresny notait: On se marie pour diffé- rents motifs ;les uns par passion, les autres par raison; celui-ci sans savoir ce qu il fait, celui-là ne sachant plus que faire.Mais ce n est point se marier, c’est négocier que de prendre une femme pour son bien.Ce n est point se marier, c'est se contenter que de prendre une femme pour sa beauté.Ce n’est point marier, c est radoter que de prendre une jeune femme pour avoir de la compagnie.Qu'est-ce donc que se marier?C est choisir avec discernement, à loisir, par inclination et sans intérêt, une femme qui vous choisisse de même".Serait-il utile de faire des commentaire s?C.-A.L.ORRAIN & FIGS "La première personne do l'Allemagne à la seconde personne rie la Trinité”.Mais Hitler no a’ost pas mon- CHEVROLET * PONTIAC • 0LDSM0BILE * McLAUGHLIN-BUlÇK • CADILLAC • CAMIONS CHEVROLET ET CMC très satisfait et peut-être le monu ment, s'il est Jamais érigé, ne portera-t-il aucune Inscription. L’AVENIR DU NORD.VENDREDI, 15 DECEMBRE.1944 FAITES-LUI PLAISIR en lui envoyant livres et magazines du pays! ni * Contribution de la TON PAIN EST UN VRAI RÉGAL/ \iestEAMEÀEA/RE avec la LEVURE ROYAL Seulement 2* par jour vous protègent contre les non-réussites t • ‘ ' • .; .' .L’ENVELOPPE HERMÉTIQUE ¦ EN PROTEGE L’ACTIVITÉ ¦¦ wiui BLACK HORSE” CHRONIQUE I La dernière Messe de l’abbé Bonvisage Par Paul et Victor Marguerite ^ V* -I~~.-; Ce matin-là, ce fut avec uu obscur sentiment de malaise Que M.le curé Bonvisage se réveilla.Entendant vfbrer, à travers un demi-sommeil, les dernières notes de l'Angelus: "Bon! cinq heures et demi",, pensa-t-il; puis il regarda du côté du jour, et ne pouvant distinguer a travers les lamelles des volets le temps qu’il faisait, il sauta vivement à bas du petit lit, courut plus qu’il ne marcha, pieds nus, sur le carreau rouge, fit sauter le crochet, et, repoussant d’un coup les persfennes qui claquèrent le long du mur, resta immobile, devant la splendeur du paysage familier.Un ciel de ces matins de juillet où l’azur a l’éclat d’un satin Irais.Groupées autour du clocher de l’église, comme un troupeau, les maisons basses, là sous la fenêtre.Au premier plan, le ramier des champs striés de moissons jaunes et de moissons vertes, puis la plaine qui dévale avec l’alfgnement des vergers, le ruban gris des routes, les haies d'arbres droits, jusqu'au ruisseau qu’on ne voit pas.mais sur lequel une brume bleue ondule, et là-bas.le fond vert des bois et des collines.Des oi- seaux chantaient.Brusquement te soleil parut, et l'herbe mouillée étincela.M.le curé Bonvisage respira alors, avec la lumière, le parfum du paysage matinal, et devant cette eaîotè au re perpétuel travail de la vie.cette grande poussée continue des choses de la terre, il ressentit jusqu'au coeur une impression de tristesse.M.l'abbé Bonvisage allait dire sa dernière messe.A cette pensée, tout le clair tableau s'obscurcit pour lui.et.souffrant sans s'en rendre compte du désaccord ironique entre sa peine et la joie du décor ensoleillé, i! se détourna du cadre Ayez-en pàour votre argent Roulez-les avec le TABAC  CIGARETTES *> VOGUE ta K AVERTISSEMENT K « _ i® tiff Le volume sans précédent des 3S| envois et le manque d’employés ^ L» expérimentés ne permettent pas ¦w à la Vl | POSTE | M?de garantir la M?S distribution locale avant Uff .Wf i NOEL II SUE de tout envoi déposé après S I LE 19 DÉCEMBRE jf M?tiff M Publié avec Taylorisation de Tm y?Thon.W.P.Mulock, C.R., M.P., Ministre des Postes.In §&i0Sit05ii0GlÈ0SS05S0£E0i de la fenêtre.La petite chambre, avec ses murs nus, peints à la colle d’un vert d'eau, où trois images de sainteté faisant pendant a un crucifix de plâtre orné dune branche de buis, avec sa cheminée nue, décorée d'un coquillage sous globe et de deux vases criards pleins de fleurs artificielles, lui parut froide, déserte et désolée comme sa propre vie.il regarda tristement le carreau rouge, sf jalousement frotté chaque jour par Ursule, la vieille servante despotique et grognonne, les fauteuils de tapisserie élimée, reliques du mobilier de famille, avec leurs carrés de broderie jaune, ouvrés jadis par sa mère morte; et lorsqu'il aperçut, à côté de celle de tous les jours, placée avec soin sur une chaise, sa soutane des dimanches, aussi luisante et râpée que l'autre, fl ne put retenir ses larmes.L'abbé Bonvisage, depuis vingt-cinq ans curé de Sainte-Flaive-aux-I.oups, n'était pas aimé de ses paroissiens.Il méritait de l'être.Nommé à la cure de ce village, la cinquantaine sonnée, il avait appor-jté à ses ouailles un esprit conciliant.un coeur apaisé.Rien n'avait prévalu contre les âmes butées de paysans brutaux et sordides.Grâce au voisinage de Paris, deux heures de train, ils étaient depuis longtemps tout imprégnés d'alcool, suant le lucre.durcis dans l'indifférence et la stupidité.Après vfngt-clnq ans de sacerdoce.vingt-cinq ans de vie personnelle admirablement pure de soins, de bonté, de sacrifice, l’abbé Bonvisage.avec son dos maintenant voûté et ses cheveux blancs, était aussi méprisé qu'au premier Jour.Et les petits game rnents du catéchisme lui lan -calent encore des houlettes de oapiet niâ' hé, à l’exemple de leurs frères aînés.Garçons et lilies, autant pour obéfr â la tradition que pour satisfaire la méchanceté de leur instinct naturel, rivalisaient à qui se tiendrait le plus mal ii l’église, ferait au curé la meilleure farce.C’est à tout cela qu’il songeait, le pauvre vieil homme, en endossant a plus belle soutane.Le chagrTn de son supplice Injuste, subi en silence, s’aggravit encore à l’Idée qu’il allait dire tout à l’heure â l'autel de Salnte-Flalve-aux-Loups sa dernière messe.On a beau souffrir des choses.lorsqu'on vit au milieu d'elles depuis vingt-cinq ans .on s'y „.ache par des Ifens Invisibles.Faisant craquer les marches de l'escalier de bols, 11 descendit lentement, traversa la salle à manger, où 11 prit son bréviaire, resté sur le buffet avec ses lunettes, traversant la cuisine en saluant d'un triste: — '¦Bonjour Ursule”, son vieux grenadier de servante, et pénétra dans le petit Jardin.Ses allées droites, bordées de huis, bu eonpnlent à angles droits, en serrant des carrées de légumes.Ici le feuillage en dentelles fines d'un champ d'asperges minuscule.Là.des choux é-norrnes.orgueil d'Ursule; plus loin; un plant de tomates objet des soins particuliers de M.le curé, qui cette fois ne leur donna pas même un regard.Les yeux fixés sur une page de son bréviaire, il allait et venait de la grille couverte de vigne vierge au banc de pierre sous le tilleul; mais les mots se brouil -Iaienl à travers le verre de ses lunettes, et plongé dans une douloureuse rêverie, ii n'avait pas lu la première ligne de sa prière accoutumée.lorsqu’Ursule lui cria du pas de sa porte: "Monsieur le curé, vous allez oublier l'heure! ” Prendre sa calotte, ouvrir la porte de communication entre le presbytère et l'église, un signe de croix, traversé la ne! où le bedeau allumait les cittges, une génuflexion devant l'autel, pousser la porte de la sacristie, M.l'abbé Bonvisage fit tout cela machinalement et ne fut rappelé au sentiment de la réalité qu'en apercevant dans une glace, devant lui, le visage reflété d'un enfant de choeur, le petit Mouchinet, qui en le sufvant lui tirait sa langue avec une horrible grimace.L'abbé 3e retourna si vivement que ce cruel voyou trembla un instant pour ses oreilles, mais, vite rassuré en ne recevant du vieux prêtre qu’un douloureux regard de reproche, le jeune Mouchinet, imité par son camarade Buvard, afffrma de nou -veau son mépris en roulant ses yeux et tordant ses épaules plusieurs fois de suite, avec une rapidité extraordinaire, tandis que sa victime ouvrait une ar- moire pour y prendre un surplis.Lentement le curé prépara les ornements du culte Penché sur le tiroir, où Finie sur l'autre é-taleut couchées les différentes chasubles, vfeillies avec lui, il les regarda un instant avec mélancolie et choisit la plus fraîche.un damas d'or brodé de pivoines roses, ancien don de la duchesse d'Yvrande.Puis, quand il eut revêtu l étole et le manipule.le vieillard iit ranger devant lui.d'un coup d'oeil, les deux sales gamins, dont les pantalons trop courts dépassaient les dalmatiques rouges, empoigna d'un geste noble le calice recouvert du volet et du voile, et redressant sous l'habit sacerdotal ses épaules courbées, le regard haut, la démarche grave, il entra dans l’église avec majesté.Sacs rien voir, sans rien entendre, il accomplit les premiers rites.La tristesse qu’il éprouvait à remplir pour la dernière fofs l’office divin s’apaisait en lui peu à peu dans un grand sentiment de calme, de pardon, d’oubli.Lorsqu'il se retourna vers l’assistance, embrassant d'un regard cette réunion d'hommes et de femmes, indifférente ou hostile, ce fut sans arrière- penste qu i! ouv; deux mains pour la bénédiction et murmura avec ferveur les paroles sacramentelles: Bcnedicat vos! Ce qui se passait dans l'âme du prêtre, peut-être ces brutes en coinprfrent-elles la tristesse et l'obscure grandeur, car à mesure que la messe se déroulait, plus de recueillement se fit, si bien qu'au moment du prône, on pût entendre voler une mouche.M.Bonvisage s'avança alors, •t.d'une voix tremblante d'émotion.fit à tous ses adieux en recommandant son successeur aux lidèles.Il pria pour qu'on lui pardonnât tout ce qui avait pu déplaire dans sa conduite comme il pardonnait tout le mal qu'on lui avaft fait.Puis, soulagé, sentant descendre en lui une douceur infinie, au milieu des bruits étouffés dans les mouchoirs, des chucot-tements, des pleurs même de quelques-uns, le vieux prêtre fit de nouveau fare à l'autel.Se rerecueillant au plus profond de soi.tandis que la petite clochette tintait par trois fois dans le grand silence, il tendit vers le ciel avec l'hostie consacrée 1'bumble sacrifice de son âme, et lors- i L’affluence annuelle des Fêtes Nous pouvons tous faire notre part en voyant à dégager une ligne interurbaine pour tout marin, soldat ou aviateur, pour toute n’REN, CWAC ou WD •{¦>! se propose d’appeler les siens à Noël ou au jour de l’An.//» y attachent tant tVinifiarlanra —tifcitloz maintenant tVmrayvr van nauhaitn fuir la fitinte.£h service actÿ /aév /u'/cr auz tmoÛ qu'après un moment, dans le ca rillon joyeux et le bruit des chai-sec remuées il releva la tête il sei.tit, le pauvre abbé Bonvi-sage, une joie sans amertume emplir son coeur allégé.PAUL KT VICTOR MA ICG V IvKITE Les Relies Pages La mesure des heures La pendule, le sablier.la clepsydre perdue donnent des heures abstraites, sans forme et sans visage.Ce sont les instruments du temps anémie de nos chambres, du temps esclave et prisonnier; mais le cadran solaire nous révèle l'ombre réelle et palpitante de l'aile du grand dieu qui plane dans l'azur.Autour du plateau de marbre qui orne la terrasse eu le carrefour des larges avenues et qui s'harmonise si bien aux escaliers ma jestuc-ux.aux balustrades é ployées, aux murailles de verdure des charmilles profondes, nous jouissons de la présence fugitive mais frrécusable .les heures radieuses.Qui sut ap prendre à les discerner dans l'espace.les verra tour â tour toucher terre et se pencher sur l'autel mystérieux pour faire un sa crifico au dieu que l'homme honore mais ne peut pas connaître.il les verra s'avancer en robes diverses et changeantes, couronnées de fruits, de fleurs ou de rosée: d'abord celles encore dia pliaues et à peine visibles de l'aube: puis leurs soeurs de midi'.ardentes, cruelles, resplendissantes, presque implacables, et elifin les dernières du crépuscule, lentes et somptueuses, que retarde, dans leur marche vers la nuit qui s’approche, l'ombre empourprée des arbres.Seul il est digne de mesurer la splendeur des mois verts et dorés De même que le bonheur profond, il ne parle point.Sur lui, le temps marche en silence, comme il passe en silence sur les sphères de l'espace; mais l’église du village voisin lui prête par moments sa voix de bronze, et rien n'est harmonieux comme le son de la cloche qui s'accorde aj geste muet de son ombre marquant midi dans l’océan et anonyme.Toute la poésie, toutes les délices des environs, tous les mystères du firmament, toutes les pensées confuses de la fu taie qui garde la fraîcheur que lui confia la nuit comme un trésor sacré, toute l'intensité bienheureuse et tremblante des champs de froment, des plaines, des collines livrées sans défen se à la dévorante inagnfficien ce de la lumière, toute l'indolence du ruisseau qui coule entre ses rives tendres, et le sommeil de l'étang qui se couvre des gouttes de sueur que forment les lentilles d’eau et la satisfaction de la maison qui ouvre en sa façade blanche ses fenêtres avi des d'aspirer l’horizon, et le par fum des fleurs qui se hâtent de finir une journée de beauté embrasée, et les oiseaux quf chantent selon l'ordre dos heures pour leur tresser des guirlandes d'allégresso dans lu ciel.—tout cela, avec des milliers do choses et des milliers de vies qui ne sont pas visibles, se donne ren-dez-vc-UB et prend conscience de sa durée autour de ce miroir du temps où le soleil, qui n'est qu'un des rouages de l'frnmense machine qui subdivise en vain l’éternité, vient marquer d’un rayon complaisant.le trajet que la terre et tout ce qu’elle porte, accomplit chaque Jour sur lu route des étoiles.MAURICE MAETERLINCK Statistiques catholiques Le ‘Tlrllannia Book" pour l'Jli donne des statistiques sur la population catholique on 1943 dans le monde entier, puis dans différents pays, l’our tout l'util-vers le chiffre serait d'environ 400.000,000; pour les deux A-mérfqties: 1 12.000,000.Les pays de langue anglaise compteraient 66,301,820 catholiques, dont 22, 946,247 aux Etats-Unis.L’An glulerro et le pays de Galles en Cartes d’AfSaires Legault & Legault AVOCATS et PROCUREURS L.-L.LEGAULT, K.C.Fernand LEGAULT, B.A., LL.B.Tel.60 295, rue Main LACHUTE Guy LEGAULT, Ü.A.L.L.B.10 ouest, rue St-Jacques MA.3866 - MONTREAL Paul Larose B.A-, L.L.B.AVOCAT 84, rue Blainvil'c SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 Gaston Gibeault C.R.AVOCAT de BOURASSA & GIBEAULT Tel.60 - 5, rue Prcfontuine Ste-Agathe des Monts Résidence: EL.3070 Guy Favreau AVOCAT Edifice Versailles Chambre 100 60 ouest, nie Saint-Jacques HA.7323 Montréal Mario Beaudry B.A., LL.M.Avocat et Procureur Ste-Agathe des Monts Résidence Bureau 159, Tour du Lac 43, S.-Vincent Tél.374 Tel.217 Bureau Tél.LA.7268-7269 Edifice “Thémis” Chambre 612 10, S.-.Jacques O., Montréal J.-Marc Vermette NOTAIRE Saint Janvier Co.Terebonne Tél.269-w Louis Nicolas ARCHITECTE 430, rue MELANÇON Tél.510 Saint-Jérôme, Qué.LORENZO BELANGER C.P.A., HECTOR BERTRAND C.P.A., C.G.A., JACQUES BELANGER C.A., C.P.A., B.Com.-Lic.in Acc't’cy (McGill) JEAN-L.VILLENEUVE L.S.C., C.A., C.P.A., Comptables Publics Licenciés 630 ouest, rue Dorchester MONTREAL Encanteur licencié Armand Charbonneau 78, rue St-Louis S.-Eustache Téléphone 137 Si vous décidez de faire encan, faites appel aux services d'un homme d'expérience comprendraient ensemble 2,406,410; l'Irlande, 3,286,669; l’Ecosse, 614,469.Quand au Canada, on 11:T accorde le beau chiffre do 7,137.069.C'est le même chif-ire qu'on trouve dans ("‘Officiai catholic Directory", publié par Kennedy â New-York.Les statistiques officielles sont moins généreuses.Le recensement d'Ottawa, pour 1941.donne 4,986,552.En lisant ainsi dans deux publications Importantes de langue anglaise ces chiffres gonflés pour le Canada, on reste songeur devant les statistfques des autres pays.Résidence: ATlantic 3297 Claude Prévost C.R„ AVOCAT Chambre 313 132 ouest, rue Saint-Jacques Montréal Bureau : PLateau 5060-5069 Résidence rue St-Louis Terrebonne Tél.104 Lucien Bourbonnais AVOCAT - BARRISTER 10 ouest, rue St-Jacques, Suite - Immeuble Thémis PLateau 5241* Henri Prévost AVOCAT 335, rue Labelle Tél.35 Saint-Jérôme, Qué.Téléphone: PLateau 3009 Léandre Prévost AVOCAT Immeuble Trans porta t K> n Chambre 312 132 ouest, rue Saint-Jacques MONTREAL Tél.508 Dr Jules Pagé CHIRURGIEN-DENTISTE Ex interne à Forsyth.Boston 310, rue Saint-Georges Saint-Jérôme, Qué.Armand Parent Comptable-Vérificateur Autorisé de la Commission Municipale de Québec.Classe “A” Rés.: 389, blvd Melançon Bureau: 500, avenue du Palais Saint-Jérôme, Qué.Examen de la vue 304 S.-Gc André Racine O.O.D.SPECIALITE POUR LA VUE Tous les jours de 9 h.a.m.â 6 h.p.m.Le soir sur appointement Téléphone (120 Tel.381-w 129 St-Antoine Jacques Poulin ARPENTEUR GEOMETRE QUEBEC LAND SURVEYOR Case postale 160 Ste-Agathe des Monts Les hommes aiment des chemises blanches Il n’y a rien connut» uno chemine blanche pour qti’im homme ait l’aTr irais et dispos toute la journée.Mnis II n'y n rien do plus choquant qu'une ehemfse blanche qui prend une tolnto Jaunâtre.Le secret pour que les chemises blanches demeurent blnnchos, est d’ajouter un pou de bleu en le» rinçant — pas tine fols par-ci par là, rmila chaque fois quo vous les lavez.Louis Mignault Arpenteur-Géomêtrc lliirciiti: itlll rue Sa Int-Georges Résidence : 17 rue Hnlnl-Knustin SAINT-JEROME Bureau : Tél.25 Résidence : Tél 355 Raymond Raymond AVOCAT 298 Labelle, Saint-Jérôme ( nouvel édifie: Marchand) TEL.61 Résidence: 182.Cttstonguny Tél.767 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 15 DECEMBRE, 1944 ¦swsi#.I0*7ÿ'< ¦ Jaaa h» 2-.W 'n c i ARIAN cadet ,5 $375° .;V>V-V V&ï* OOODESS AlDERNTAN 'Îîv'^V DIANA ffl&æ ARNOEt) 15 jev^el' toQ75 PATRICIA 15 pwil' »2475 aü ° mm *337> r-m'4.DMlR Al SPRINGFIELD ,«K-'4k' 9°'l, 0„d J '“b"' j\00°° \av\ g( PRESIDENT 71 5*7*° S15000 5»i3K.7T l«w'l CONRAD 17 jewel» >42w 2 d'iomoi tllEEN 17 iewcl' 1 4SI 9°ld 552S° praiidcnt 21 \eW' stone si rings iss?: R /wVtL'NG CAStS $10.00 dresser SETS $8.50 COSTDWS JISVEERT .00 et P^us ,50 et P DIAMOND RINGS_ $25.00 St-Jérôme St-Georges 258 rue Tél.530-J O O 'W VWUOMK Ü r j-;; wêm - y.¦ Iff® WËm > ' ¦ __n ; : » Wmê .'¦ - ti sSÜÉÉMÈ ¦ ¦ ¦ imsjgfr ¦ ' sStSSlUiSi •L.«'¦¦•.«si* >Y>; /¦'s' v>; nn ' >' o- -'v ill !» ¦V*- .mm llgg* s.- il H®É «P mm «SI K '- v .'ÿA
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