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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 27 septembre 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1946-09-27, Collections de BAnQ.

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i m ItlMi, 'lin- ,iv I !.¦'!> • 1897-1946 HEBDOMADAIRE.DEVOUE AUX INTERETS DE SAINT-JEROME ET DU DISTRICT Foixltteun : Wilfrid Gascon et J ni et-Edouard Prévoit 1897 1946 ‘Le mot de 1‘avenir e»t dan* le peuple même; nous verrons prospérer le* fil» du Saint-Laurent’’.(Benjamin Suite) CHENIER LABELLE 50e ANNEE — No 36 JOLIETTE, VENDREDI, LE 27 SEPTEMBRE 1946 Nbuoelleà' d'ÔÜauta par la British United Press COMn r.-RF.NDU DU BANQUET BERTRAND, LA SEMAINE PROCHAIN E ON ENTREPREND D’IMPORTANTS TRAVAUX DE PAVAGE Les honorables J.L.Ilsley et Ja- | mes Gardiner sont revenus au Ca- j | ilada et ont immédiatement entrepris de trouver une solution à la ! I grève des fermiers qui u causé u- ; 1 ne pénurie grave de vivres en Al- ! | berta et en Saskatcheuan.Le gouvernement fédéral a en- | ! trepns une enquête nationale sur 11 les logements actuellement Vacants j | ù travers le Canada.Le gouverne¦ ] ment fait enquête acre la coope | ration du service postal.Tous les I facteurs sont priés de prendre note j I.a semaine prochaine, les lecteurs de “L’Avenir du Nord' auront 1 avantage de lire, dans nos colonnes, un compte-rendu détaillé du grand banquet offert hier soir, a l'hôtel Lapointe de Saint-Jérôme, à M.Lionel Bertrand, député de Ierrebonne à la Chambre des Communes.On y trouvera les principaux passages des discours prononcés par 1 honorable Adélard Godbout, chef de l’Opposition provinciale: l’honorable Joseph Jean, solliciteur général du Canada, M.Lionel Bertrand, M.J.-M.Vermette, M.Lucien Bourbonnais, ce dernier secrétaire de l’Association libérale du comté de Terrebonne, à qui revient 1 honneur et le mérite d’avoir organisé le banquet.Ainsi donc, qu’on oublie pas de se réserver un numéro de "L’Avenir du Nord ', é- On doit commencer tncessam-ü ment les travaux de pavage pour g lesquels la Ville va négocier un ’ emprunt «le 417,000.00 avec le ™ consentement îles propriétaires de ¦ Saint-Jérôme._ Le contrat pour ces travaux ; a été accordé à la Local Cons-B truction Company Limited, de ^ j Montréal.Voici les travaux qu'on va B (exécuter ot leur coût respectif: g 1.—Pavage de la rue O'- ü 1 Shea: 44.6xo.00.^ i 2.—Pavage do rue.eonfec-jjjjtion de trottoirs, nivellement et gi égoutement de terrains, me Mon- tlgny.à partir do la propriété de M.Henri Daoust Jusqu'aux limites sur de la Ville: 8,265.00.3.—Pavage de l'avenue Danls, entre les rues Prière et Juteau: 1,534.00.4.—Pavage aux intersections des rues de la Rivière, des Plus, Aubry.Olgttère et Sainte-Paule.(Travaux qui devront être exécutés par la Ville): 400.00.5.—Gravelage, mise en forme ouverture de rues bon prévues par le règlement No 427 N.3.(Travaux déjà exécutés et payés par la Ville): E.149.10.Total: 420.028.10.des logements vacants dans les dis- g dition du 4 octobre, à la Librairie Henri Parent, rue St-Georges, Saint-Jérôme.pi tricts qu’ils parcourent et de faire ¦ _ _ qu its parcoure rapport aux autorités.l.e ministre de la justice, le très bon.M.St-Laurent.a déclaré dans une entrevue exclusive à la Bri'-tish United Press qu’il est absolu- ! ment nécessaire que l’on obtienne j une entente entre la Russie et les j puissances de l’ouest pour maintenir la paix dans le monde.Il a aussi exprimé l’espoir que l’organisme \ des Nations unies réussira à éta- i M.Hervé Trudel se présente de nouveau COURS DU SOIR bli.M.Hervé Trudel, citoyen bien connu de notre ville et é-., , , , , ., .i chevin au siège numéro 4 de la Ville de Saint-Jérôme, nous : , déclarait, cette semaine, qu tl se présentera de nouveau a cet- ! te fonction, lors des élections municipales du 7 octobre prochain.M.Trudel nous a dit que, jusqu’à récemment, son intention était de se retirer en laissant sa place à un citoyen bien intentionné qui s’efforcerait de travailler au bien-être de la population.Mais étant donné qu’on semble vouloir, dans certains milieu, accéder à l’échevinage dans des buts politiques, ce qui est absolument à l’encontre des véritables intérêts des Jérômiens, M.Trudel a décidé de briguer une fois de plus les suffrages.l.e gouvernement fédéral se propose.lors de 1a prochaine conférence fédérale provinciale du travail, le 7 octobre, de remettre aux provinces le droit de législation sur les questions ouvrières et établirait en même temps un code national du travail.Seuls les problèmes ouvriers intéressant tout le pays comme les grèves générales resteraient sous la juridiction du gouvernement fédéral.Au Centre d'initiation Artisanale guerres continueront donc en mê- | me temps, la nouvelle, la guerre j à l’uranium, et la classique, celle ! des mitrailleurs et des obusiers.j Les troupes, d’ailleurs ,appren- dront à se défendre contre l’of- j Les cours du soir destinés aux fensive de l'atonie.Assez rapide- apprentis, aux employés d’usines ment, la guerre, au ras du yol* *-* JUX contremaîtres, reprendront deviendra une guerre de bandes Ie mardi, 8 octobre, au Centre d'1-armées et sans liaisons.Ces ban- ;nitiation artisanale de Saint-Jérô-des seront bientôt les maîtresses, me.malfaisantes et redoutées de ter- Ces cours de perfectionnement ritoires immenses.Le pillage, les attirent chaque année un grand Appel aux anciens sous-officiers Sans but lucratif.grouper dans une association amicale d'entraide tous les anciens sous-officiers de l'armée canadienne, voilà le but que se propose un comité de sous-officiers formé ces jours derniers lors d’une réunion à Montréal.Le conseil de direction provisoire se compose comme suit: président.Paul de Kcninck.de Montréal: vice-président.Roland Samson.de Québec: secrétaire.Joseph La Rivière, de Richelieu: trésorier.Henri Turcot, de Montreal: conseiller juridique.Mc Jean de Cour-ville Nicot.de Montréal.“Eisenhower lui-même’’ disait il y a quelque temps “que si le première guerre mondiale avait été une guerre de généraux, ce deuxième conflit était une guerre de sous-offi'ciers; sur les épaules de ccs jeunes meneurs d'hommes repose le bon fonctionnement de l'armée".Le comité est d'avis que dans la paix comme dans la guerre, ces jeunes gens sont appelés à jouer un rôle d'importantee primordiale."Nous espérons", déclara monsieur de Koning," que tous les anciens sous-officiers se saisiront de leurs responsabilités et qu'ils comprendront qu'en s’unissant à leurs camarades.ils pourront contribuer, non seulement à leur avancement personnel, mais au progrès général de leur province comme ils ont su apporter leur large contribution à la victoire commune".Tous les anciens sous-officiers (lance-caporal suppléant à sous-officier breveté, volontaire ou mobilisé) sont priés de communiquer avec le secrétaire.Joseph La Rivière.case postale 2 76.Montréal, aussitôt que possible, afin d'obtenir plus amples renseignements.CHRONIQUE DE FRANCE nombre de personnes de tous âges et de tous métiers qui en tirent un avantage marqué.Les quelques heu-rej consacrées à ces cours du soir de 40 leçons à raison de deux par semaine, équivalent à un complément Je connaissances et d’habi- LES BEAUX ATOUTS DE PIERRETTE ALARIE par I.èo Dur ville de la British United Press Dans le grand quotidien parisien ‘‘Le Figaro’’, M.Georges Duhamel, membre de l’Académie française, publie un article qui, s’il n’a rien de réjouissant, vient bien à son heure en ce temps de tergiversations diplomatiques.Du matin au soir, les hauts-parleurs du palais du Luxembourg moulent une invariable décoction de paroles; an dirait un robinet d'eau tiède ouvert huit heures par jour Des progrès sont peut-être réalisés, sur le chemin de la paix ; mais ils demeurent insuffisants, et ne satisfont pas l'opinion publique.Et voici, asséné comme un coup de poing en pleine poitrine, dans toute sa dure simplicité, l’article excès de la soldatesque, les maladies et les radiations arrêteront un jour ou l'autre tous les travaux de l’agriculture nourricière.“Cependant, l’armi atomique continuera de détruire les villes et.avec les villes, les bibliothèques où sont conservées toutes les précieuses recettes de notre vie compliquée." D’aussi hallucinantes perspectives font que l’écrivain français; brosse un tableau voisin de cer- { tains dûs à la plume d'un Aldous : Huxley ou d'un H G.’.Veils.''A-i lors, écrit-il, la guerre s'épuisera ; L'engagement de Mlle Pierrette d’elle-même, parce qu’il r.'y aura ; Alarie au Metropolitan Opera, plus rien à détruire et plus en vertu d'un contrat de juillet rien à tuer,„parce qu’il n'y aura.1945, était commenté comme suit plus personne pour combattre qui" ; R samedi suivant par Marcel Va.que ce soit.Alors l'herbe poussera lois dans sa Chronique Musicale: sur les ruines des villes capitales.L1 public, qui a appris avec fier-Le liseron et la folle avoine trem- j té l’entrée de Mlle Pierrette Ala-bleront au vent, parmi les pierres j r‘e au Metropolitan Opera, peut des musées, des palais et des tem- ! imaginer la joie de ceux et de pies." j celles qui connaissent la jeune Et voici la conclusion atroce de i chanteuse montréalaise Après a-cet article du "Figaro"! [voir obtenu une bourse do $500.‘‘Alors quelques poignées d’hom- 'a voilà maintenant engagée par mes qiîl, assemblées sur une île i un contrat de trois ans pour chan-inconnue, auront échappé par mi- j ter les premiers rôles de colora, racle aux blessures, aux infections, j tura.aux rayons mortels, recommence- i -e- .• „ „ __ , , , __.- .,,,, , , .! Cede jeune fille possédé ies ront patiemment delever des betes j.- ,• , ., ., , , .i.tdons essentiels a la carrière qu- sauvages et d ensemencer la gle- i., , .T._ .,, elle entreprend: voix sympathique oe.Une civilisât’^” «-"".-u- - ( .J 1 i lcté chez l’ouvrier et se traduisent la plupart du temps par une promotion et une augmentation de salaire.Les étudiants aux cours du soir peuvent se spécialiser en ajustage de mécanique, en menuiserie.en lecture de plan.On peut se renseigner sur ces cours et s’y inscrire à l’école même située à 48 î rue Labcllc, tel.971.les 4-5 et 7 octobre inclusivement.entre 7'/ih.et 9b.du soir.ce mise en jeu suffirait à détruire en une fois l'adversaire, et que la victoire appartiendrait à celui que M .Duhamel offre aux medi- uj frEpp,.rnit les premiers coups, tâtions des chefs responsables I p-cs(- unc Vue ingénue.L'arme a-saus ce titre: 'Prévisions pour atomique a mis le point final au troisième guerre mondiale.( conf]jt du Pacifique parce que le "Il y aura une trois-ème guerre trésolu à traiter, parce mondiale .affirme l'illustre écrivain français ,et ce sera une troisième guerre allemande, que l'Allemagne, dans cette, aventure, soit initiatrice ou mercenaire.” Cette opinion, notons-le au passage, est très largement répandue en France, où on estime que toutes les prétentions allemandes à la démocratie, et l'enrôlement du peuple allemand dans des partis politiques à l'étiquette anti-nazie ne sont qu’alitant d'efforts de camouflage.En fait, dit-on a Pa* ce que les Allemands chcr- haniel en note les premières conséquences: “L Angleterre, écrit-il, la courageuse Angleterre jouera donc, cette troisième guerre, le rôle que la petite Belgique a joué en 1914, le rôle que la petite France a joué en 1940.Cela signifie que l'Angleterre sera tout de suite visée, piétinée et mise hors de jeu L'Amérique .alors, restera seule en face de l’adversaire.Elle n'aura pas deux ans pour réfléchir, palabrer et se créer unc méthode.Elle devra subir le choc sans attendre et sans compter sur l’entré»- en scène d'alliés inexistants."Los premiers essais de l'arme atomique ont d'abord donné à u.Une civjlisation nouVello s , ., .croire que la prodjgieuse puissan-1 vancera péniblement, sous la -~-iet chaude’ experience de la scene * .indifférente." ris, .chent .c'est de préserver a tout prix leur unité nationale Ils ac.cepteront n'importe quelle classification provisoire: tout ce qui leur importe est le relèvement, la cohésion de leur pays.Deutschland uber ailes” plus que jamais.Ayant ainsi posé son postulat sur les hostilités à venir, M.Du- CONGRES DIOCESAIN DE L’U.C.C.A SAINT-EUSTACHE LUNDI LE 30 SEPTEMBRE L’année 1945-1946 a été un franc succès pour l’U.C.C., tant au point de vue diocésain que provincial: les services ucé-cistes ont progressé.Le recrutement a été merveilleux.Aussi, à la veille du congrès annuel, tous vous pouvez vous dire : "J’ai fait ma part pour assurer ce succès”.Il est à espérer que vous participerez avec autant d’entrain au succès du congres.Nous comptons sur vous pour organiser la délégation de chacune de vos paroisses.Demandez à tous les cultivateurs de votre paroisse qui ont une auto de se rendre à Saint-Eustache.Et surtout trouvez BEAUCOUP DE MONDE pour remplir ces autos.Amenez-y des chauds partisans pour maintenir leur enthousiasme, des tièdes pour les “dégourdir”, des "froids et des opposés" pour leur faire sentir ce que fait l’Union et surtout ce qu’elle pourrait faire s’ils en étaient.Tous les gens intéressés au problème ngricole sont invités: cultivateurs, épouses de cultivateurs, fils de cultivateurs, curés, agronomes, députés.Tous sont bienvenus.N’oubliez pas: lundi, le 30 septembre, cultivateurs, vous devez être à Saint-Eustache.Que le mot d’ordre soit: Nous y serons tous! _ , (à suivre à la dernière page) que la guerre était, somme toute terminée.”11 est clair, dès maintenant, i que l.’arme atomique ne peut rester longtemps une arme secrète.Dans dix ans, tous les pays de quelque importance auront leurs arsenaux spéciaux, en des endroits peu accessibles.Ces arsenaux contiendront maintes bombes.Les spécialistes, consultés, admettent que le nombre des corps susceptibles de se prêter à de telles opérations pourrait, un jour prochain, se trouver assez grand, ce qui signifiera que le nouvel engin sera vite ù la portée de toutes les bourses.¦'Les peuples n’aboutiront sûrement pas à un accord ferme pour s’interdire mutuellement l'usage de cette arme.Si l’açcord est signé il ne sera point sincère.Il sera donc inopérant et dangereux.Alors il n’y aura point d'accord et tout le monde aura des bombes.'' L'éditorialiste du ‘'Figaro" évoque les dispositifs de protection qui seront destinés aux populations civiles, et il poursuit: "Un jour donc, lu guerre se trouvera déclenchée, san3 aucune déclaration, comme il est de coutume désormais.lies grands centres seront tout de suite sacrifiés.Les pays intéressés dans le conflit auront, pour la plupart, pris leurs précautions.L03 services vitaux de chaque nation seront disséminés sur toute la surface du territoire.Los explosions d’engins atomiques troubleront gravement, au début, la mobilisation des armées, mais les années se mobiliseront quand même et elles entreront en campagne.‘‘Alors une guerre commencera qui sera, comme la dernière guerre, une guerre de chars, d'avions, d’artilleurs et de fantassins.L’arme atomique, même prodiguée, ne sera pas de grand Secours dans des opérations qui intéresseront des continents entiers; elle ne servira qu’à .la destruction des grandes agglomérations et des centres usiniers.On ne jette pas une bombe atomique sur un petit bois, même si l’on sait que ce bois sert de refuge à un état-majer de di-1 vision, par ecxmplc.Les deux nuee ! diction nette, personnalité, éduca-I tion soignée.Et en plus elle est D aussi sombres prophéties trou-j jolie comme on l’est rarement à ^ent un écho immédiat chez tous 1 l’opéra, et son âge n’est pas un les Européens, et.les Français mince atout pour incarner les n échappent pas à ce ou’on a ap- j vraies jeunes filles que sont Lak-pele la psychose de guerre." Dr mé, Rosine et Gilda.Intelligente, telles lignes ne paraissent invraî- point prétentieuse et ayant le goût semblables a personne- L'autre du travail sérieux.Mlle Alarie jour, une bande d'étudiants du va pouvoir, grâce à son engage-Quartier Latin s est amusée à par- ment au Metropolitan, se livrer à couir les rues illuminées de Paris l'étude des langues, de la mise en a l'heure du dîner; les jeunes gens scène et de la danse.Sa carrière étaient munis de sifflets à tou- ne fait que commencer, et ce sont les commencements qui sont les M.GODBOUT ET L’EDUCATION DE NOTRE JEUNESSE Depuis qu’il a pris une place prépondérante dans la vie politique de son pays, le chef du parti libéral, M.Adélard Godbout, a toujours donné toute son attention au problème de 1 éducation chez nous.Par ses actes administratifs, il a voulu mettre fin à cette légende ridicule qui veut que les Canadiens français ne soient que des scieurs de bois et des porteurs d'eau.Partout où il a eu l'occasion d’adresser la parole, le chef libéral de Québec a réclamé pour les nôtres une instruction "réaliste et pratique".En cinq ans, de 1939 à 1944, son gouvernement a triplé le budget de l’éducation dans la province.Il a incité les jeunes à augmenter leur bagage scientifique, à se diriger de préférence vers les carrières industrielles et commerciales, leur demandant de s’imposer là où des étrangers, mieux formés que nous, avaient toujours obtenu les meilleures places.Réalisant toute 1 importance d'assurer aux jeunes les avantages d'une éducation appropriée, M.Godbout a fait approuver par les Chambres sa fameuse loi de l’instruction obligatoi-toire et celle de la gratuité des livres.Ces deux mesures salvatrices suffisent à le placer au rang des autres grands premiers ministres qui ont fait la province de Québec ce qu’elle est aujourd’hui.Dans l'éloquent et vigoureux discours qu'il prononçait dimanche dernier à Côteau-du-Lac, comté de Vaudreuil-Sou-langes, où il était l’invité du député fédéral, M.Louis-René Beaudoin et du député provincial, M.Alphide Sabourin, M.Godbout a insisté fortement sur ce que son gouvernement a fait pour aider à l’éducation."Lorsque nous reprendrons le pouvoir, a-t-il déclaré, c’est d’abord au développement et au progrès de l’éducation que nous consacrerons toute notre attention et tous nos soins pratiques".Il ne pouvait donner à la jeunesse de meilleure garantie.Le chef du parti libéral ne prononce pas de paroles en l’air quand il parle d'éducation.Il a déjà prouvé ce qu’il était capable d'accomplir dans ce domaine.A maintes reprises il a I répété qu’il désirait que l’ouvrier de chez nous devienne un meilleur artisan, qu'il soit suffisamment instruit pour arriver au poste de contremaître ou de chef d’atelier.Il a demandé aux cultivateurs d’être des experts, d'améliorer leurs cultures, EN VISITE de moderniser leurs méthodes, d’être, en somme, les meilleurs Mme Rod O'Donoghue.de Yon- agriculteurs du Canada.M.Godbout a insufflé à tous un sen-kers, N-Y., était en visite, cette timent de fierté nationale.Il a insisté sur la grandeur et la semaine, chez sa soeur, Mme Ju- beauté de notre patrie et expliqué que le véritable patriotis- ’ 1-1.* ' me ne se limite pas au clocher d’une église où à la division d’une paroisse, mais à la province d’abord et ensuite au Canada tout entier., v-,-.Pour en arriver là, il faut que les Canadiens français affinent leur manière de voir et qu'ils augmentent leurs connaissances.C’est à l’état de leur aider dans cette entreprise difficile, de leur faciliter la voie et de leur ouvrir des avenues que certaines gens rétrogrades avaient tenues fermées jusqu’ici.M.Godbout est d’avis que le pouvoir civil doit s’associer à l'autorité religieuse pour assurer aux citoyens de la province une éducation appropriée.Comme tous les gens bien pensants, il s’incline devant l’oeuvre éducatrice réalisée ici depuis trois siècles par ie clergé.Il désire maintenant que 1 Etat contribue d’une façon plus précise au développement intellectuel des nôtres, mais avec le concours actif des éducateurs religieux.Les parents ne peuvent léguer à leurs enfants d héritage plus durable qu’une éducation soignée appuyée par une solide instruction.Avec semblable formation les nôtres seront capables de contribuer plus efficacement que dans le passé au progrès général de la nation.CARNET MONDAIN lottes, et ils criaient: "Lumière comme le faisaient jadis les chefs d’ilot de la Défense passive.Eh', bien sur le passage des plaisantins, fenêtres, volets .rideaux et persiennes se fermaient comme par enchantement.Les Parisiens ne songeaient pas un instant qu'une alerte en pleine paix était invraisemblable: ils obéissaient à l'ancienne consigne, subie pendant 4 ans.La guerre ne leur semble nullement une éventualité extravagante.Et il est bon que des articles comme celui que nous venons de citer contribuent aux réflexions de ceux entre les mains desquels repose l’ftvcnir du monde.$50,000.00 d'obligations mises en vente A unc récente assemblée du Conseil municipal de Saint-Jérôme, il a été décide de demander des soumissions pour la vente de $50,000.00 d’obligations.Cette somme servira à défrayer le coût de travaux d’acqucduc et d’égout.plus importants.’’Elle sera la première Canadienne-Française à avoir l’honneur de chanter là-bas.Dans le passé la porte n’était guère ouverte aux Américaines ou aux Canadiennes, au Metropolitan.Presque toutes les chanteuses avaient déjà acquis unc réputation sur les scènes lyriques d’Italie ou d’Allemagne avant leur engagement à New.York ’’ On sera heureux d’applaudir line jeune artiste aussi douée et en qui on met une telle confiance, le 8 octobre 194G, à la salle académique du Pensionnat des Saints-Anges.à 8h.30 du soir.Un compliment, c'cst un peu d'amour dans beaucoup d’esprit.Les compliments, on n'y croit pas.mais çà fait quand même plaisir.Bureau d'affaires des United Textile Workers Le local No.1 des United Textile Workers of Canada a loué de M.Henri Dupras le kiosque actuellement situé sur le terrain du bureau de poste et qui servait au cours de la guerre à des fins de recrutement militaire.Le local a obtenu de la Ville la permission d’installer le kiosque, pour un an dans le parc de Ladurantaye, afin de s’en servir comme bureau d’affaires.Quand tout le monde a tort tout le monde a raison.MIRABEAU.les-Edouard Prévost, de StJérôme.DE PASSAGE M.Jean-Paul Guilbault, journaliste au “Canada”, de Montréal, et M.Pierre Laporte, journaliste au "Devoir", étaient de passage au bureau de “L’Avenir du Nord", mercredi dernier, en route pour Ste-Agathe où ils ont assisté à une journée d’études industrielles organisée par la Ch.de Commerce des Jeunes de Montréal.RECEPTIONS Plusieurs réceptions ont eu lieu, ces temps derniers, en l’honneur de quelques charmantes jérômiennes qui abandonnent le célibat pour la vie matrimoniale.Le 6 septembre, Mme Jacques Chevalier recevait en l’honneur de Mlle Madeleine Barrette.Le 9 septembre, Madame Paul Beauséjour et Mlle Pauline Nan.tel offrait un thé à Mlle Madeleine Barrette, à l’hôtel Lapointe.Le 10 septembre, Mlles Laurette Labelle et Jeannette Parenteau, recevaient à un thé.à l’hotel Lapointe, en l’honneur do Mlle Madeleine Barrette.Le 12 septembre, un "shower" de coutellerie avait lieu chez Madame Bernard Gareau pour Mlle Luce Simard.Le 13 septembre, Mlles Pierrette Charbonneau et Thérèse Prévost offraient un coquetel à Mlles Luce Simard et Madeleine Barrette.Le 14 septembre .Mlle Marguerite Léonard donnait un “shower" d’ustensiles de cuisine, à l’hôtel Lapointe, pour Mlle Madeleine Barrette.Enfin, le 17 septembre, Mme J.B.Paient donnait un dîner à l’hôtel Lapointe en l’honneur de Mlle Madeleine Barrette.DANS LES LAURENTIDES Mme Jules-Edouard Prévost et ses soeurs, Mmes Rod O’Donoghue de Yonkers, N.-Y., et Rémi Poulin, de Saint-Jérôme, sont allées prendre leur dîner à La Sapinière, à Val David, et elles y ont passé une partie de la soirée, mercredi dernier.‘Le Canadien Libéral’’ JEAN-MARC DENAULT, CET EMPRUNT DU GOUVERNEMENT SERA DIFFERENT DES AUTRES CETTE SEMAINE D'IMMUNISATION La quatrième semaine nationale d’immunisation aura lieu cette année du 29 septembre au 5 octobre.Cette “.semaine” a pour but de préciser les programmes de toute l’année que se sont tracés dans le domaine de l’immunisation, la Ligue Canadienne et les divers ministères de la Santé du Dominion.Elle a aussi comme but particulier d’attirer l’attention de la population sur la nécessité urgente d’immunisation contre les fléaux de l’enfance: la diphtérie, la coqueluche et la variole.Les statistiques révèlent que durant les cinq dernières années, 2,203 décès furent causés au Canada par la coqueluche et 1,364 par la diphtérie.On peut affirmer que ces 3,567 décès sont presqu’entièrement dus au manque d’immunisation.Le vaccin a heureusement épargné des millions d’enfants, et sages ont été les parents qui par lui ont assuré leur santé et leur sauvegarde.Les Unités Sanitaires, toujours à la disposition du public, ont été les organismes par excellence qui, par la vaccination, ont éloigné des enfants les fléaux si désastreux de la coqueluche, de la diphtérie et de la variole.(à suivre à la dernière page) Pendant la guerre, un débat pacifique s'engagea entre un grand nombre de gens.On discuta de la meilleure manière de vendre des Obligations de la Victoire.D'un côté se rangèrent ceux qui croyaient à l’action vigoureuse, à l’emploi sans compter de la presse, de la radio, ceux qui comptaient sur les défiles, les concours, les discours publics et la sollicitation aussi pressante que possible, menée par des vendeurs infatigables.De l'autre côté.on soutenait que les Canadiens n'avaient pas besoin de cette publicité tapageuse pour les décider à acheter des Obligations, qu'ils é-laicnt intelligents et qu'ils en achèteraient libéralement sans être harcelés.Durant le conflit, on ne put décider qui avait raison.Mais au ccurs d'octobre, pendant la vente des Obligations d'épargne du Canada.se vérifiera peut-être, dans une certaine mesure, l’efficacité de la méthode de ceux qui prétendaient que les Canadiens savent servir spontanément leurs intérêts.De toute façon, on ne mettra pas à vendre des Obligations d'épargne l'insistance qui caractérisait la vente des Obligation de la Victoire.Il ne se fera pas non plus, en général, de sollicitation à domicile.A moins qu’ils n’achètent leurs Obligations par retenues sur leurs salaires ou qu'ils ne reçoivent la visite de représentants de courtiers en valeurs, les Canadiens devront faire eux-mêmes les démarches nécessaires à.l'achat des nouveaux titres.Us décideront d’eux-mêmes combien d’Obligations ils achèteront.Il ne sera certes pas juste de comparer les résultats de la vente des Obligations de la victoire aux résultats de la vente des Obligations d’épargne du Canada.L’achat des Obligations de la victoire était motivé par le patriotisme, par le désir de participer à la victoire et aussi, sans doute, par l'idée d'é- conomiser.Et.en temps de guerre, I Etat invita les Canadiens à économiser le plus possible au moyen d'Obligations.Aujourd’hui, le public n achètera des Obligations que pour unc raison: servir ses intérêts.c’est-à-dire pratiquer encore l'économie, se constituer.comme en temps de guerre, une réserve qui augmentera sa sécurité.Cette fois-ci.la campagne de vente sera donc moins intensive: l’Etat ne fera pas appel au patriotisme des Canadiens.La vente des Obligations d’épargne montrera jusqu'à quel point les Canadiens savent servir leur intérêt bien compris.AVIS Tel que requis par la loi de l'Impôt de guerre sur le revenu, ceci informera nos membres et non-membres que conformément aux termes et conditions et dans les limites du temps et des restrictions contenues dans ladite loi.telle qu'amendée, c’est notre Intention de payer une ristourne en proportion du patronage do 194 7 à même les revenus de l’année do taxation 19 47 ou à même telH autres fonds qui peuvent être permis pur ladite loi, et nous envisageons la perspective de vous payer en conséquence une ristourne.Société t'oopérative Agricole ¦Ste-Sophie do La Corne par Walter Kirlc, pré*., Raoul Leblanc, sec.L'instinct chez les femmes équivaut à la perspicacité chez les hommes.H.Balzac.Æ La gloire de l’humilité est telle que l'orgueil est obligé parfois de se cacher sous le manteau de ses vertus pour voiler sa laideur.S.Bernard. L’AVENIR DU NORD, VENDREDI 27 SEPTEMBRE 194G OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie Diplômé de l’Université do Montréal Spécialité EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, Ba.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : TéL 171 A Saint-Jérôme, tous les Jour», de 2 à U h, p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue St-Hubert, MONTREAL venir amer revenu soudain à la surface?La pensée d'un être cher entrevu brusquement dans les brumes du passé?Une tristesse subite qu’on ne peut expliquer?Ou tout simplement cette perspective prochaine de s’en aller, comme les autres, vers le cimetière?Personne ne le saura jamais.Sur les joues des vieilles gens, souvent il coule des larmes dont ils ne diront jamais les raisons, mais qui font mal à ceux qui les voient tomber.Le bedeau, qui était venu vers elle, pleurait presque, tant est puissante la contagion des larmes.Il tentait de la calmer, et comme il lui demandait le motif de son chagrin, la vieille Mathilde dit tout simplement: —Les églises .les églises On pleure si bien Y V O N N 1 C DANS LA NUIT J.-MARCEL OSTIGUY IMMEUBLES directeur des relations spéciales CONTINENTAL CASUALTY COMPANY Bois de construction NORTHERN LUMBER COMPANY 295, rue St-Georges, SAINT-JEROME Tél.: 1099 .J Parfois, lorsque tout dort, je m’assieds plein de joie.Sous le dôme étoilé qui sur nos fronts flamboie: J'écoute si d’en haut il tombe quelque bruit; Et l'heure vainement me frappe de son aile Quand je contemple, ému, cette fête éternelle Que le ciel rayonnant donne au monde de la nuit.Souvent alors j'ai cru que ces soleils de flamme Dans ce monde endormi n'échauffaient que mon âme; Qu'à 1 es comprendre seul j'étais prédestiné; Que j'étais, moi, vaine ombre obscure et taciturne.Le roi mystérieux de la pompe nocturne; Que le ciel pour moi seul s'était illuminé ! Pour tous vos travaux d’impression adressez-vous à Imprimerie Beauoage M.Jean-Paul Beaucage, est en mesure de vous fournir un travail soigné en un temps relativement court.Novembre 1829.Victor HUGO.AVIS AVIS AUX FIANCES Faire-parts — Menus - souvenif — Cartes de visite Tél.1051-J 252, RUE LA VIOLETTE, ST-JEROME, Qué.CETTE VIEILLE FEMME Sainte-Sophie, comté de Terrebonne.Des soumissions spécifiant salaire et expérience seront reçues au bureau du soussigné pour remplir le poste de secrétaire de la Commission scolaire de Sainte-Sophie de New-Glasgow.Le poste devient vacant le ou vers le 15 septembre.Les commissaires se réservent le droit d’accepter ou refuser la plus basse ou toute autre soumission.Edouard LAMARCHE, secrétaire-trésorier, Sainte-Sophie, comté de Terrebonne, Qué.C’était un grand jour de fête.On fêtait au petit village un anniversaire de paroisse.Dès le matin, les rangs, les routes et les rues avaient déversé devant l'église enrubannée, des flots grouillants de femmes aux robes empesées, d'hommes aux habits frais, d'enfants qui sautaient, heureux de montrer au soleil leurs culottes neuves.On se criait, on s'appelait, on se nommait tout haut.La joie, qui passait, demeurait sur tous les fronts., Ce fut la grand'messe au cours de laquelle l'évêque promena la beauté de son camail violet devant la foule émue; ce fut la bénédiction de deux belles cloches, cérémonie touchante; ce fut la procession des chars allégoriques, chacun offrant son plat savoureux du passé à des centaines de yeux avides de ne rien perdre; ce fut ensuite la soirée populaire avec ses concerts, ses vi»ux refrains: et enfin, devant la foule, aussi dense que bruyante, un feu d'artifice dont les fusées en détonnant ne laissent dans le firmament que la beauté éphémère de leurs coeurs broyés.Et la nuit venait.Les enfants, dérangés dans leurs habitudes.ne trouvaient plus rien d'amusant; les plus grands dormaient même dans les coins, et les parents recueillaient leurs affaires pou?s’en retourner au logis, écrasés eux-mêmes par une journée trop remplie.La vieille Mathilde, une femme si chargée d’années que personne n'en savait le nombre, avait elle aussi assisté à la fête, sans en perdre un détail, et elle aussi avait maintenant les yeux remplis de fatigue.Il était tard, et pourtant on s'amusait encore.L’église, ses portes centrales grandes ouvertes, laissait voir au fond l'autel avec ses lumières ,et des centaines de paroissiens qui s’attardaient encore auprès des cloches neuves placées dans le sanctuaire.La vieille Mathilde, quittant le coin où s'unissaient le3 détonations des fusées et les clameurs de la foule, était entrée à l'église.Le bedeau, sur le porche, la croisa, et voyant son corps usé et grêle couler comme une ombre sur le ciment, lui dit bien familièrement, la connaissant bien: — Mathilde, ce fut une belle journée, hein.-Trop belle! -Et du monde en plein?—Trop de monde! -Dépêche-toi d’aller voir les cloches .Ça achève cette affaire-là.Demain, on les montera là-dedans, ajouta le bedeau en désignant du doigt le clocher.Elle augmenta son pas fatigué.L'église se vidait peu à peu.Elle s'assit près de la balustrade; elle était à bout.Dans ce repos, elle reprit haleine.Ses yeux s'attardèrent un moment sur un immense vitrail, qui représentait un peuple, un peuple d'autrefois assurément, célébrant une fête.Les petits hommes de verre, vêttrs étrangement, montaient en precession le long de la grande fenêtre antique.Ils portaient des bannières, des croix, des cierges, et leurs bouches ouvertes indiquaient bien qu'ils chantaient.Quelques-uns dansaient.Et la vieille à ce moment pensa à mille choses, à ces choses intimes qui montent brusquement à la surface, on ne sait trop comment.Et Mathilde, par sa physionomie devenue calme, très calme, disait bien que les églises ont du bon, même si on ne chante pas dedans.Elle se sentit subitement devenir triste.Elle se leva, puis comme un animal blessé, elle tomba sur ses genoux.Elle se croyait bien seule, n'ayant pas vu le bedeau qui en entrant s’était caché derrière un pilier.Elle pleurait maintenant, la face dans ses mains.Elle pleurait abondamment, comme on pleure dans les grandes douleurs.Elle devait souffrir pour pleurer ainsi .N'était-elle pas heureuse, une heure auparavant ?.Que s était-il donc passé, dans son âme, depuis ?.Quel flot de souvenirs, de chagrins, l’avait subitement inondée ?.Les sons d'une fanfare, éclatant dans la rue voisine, arrivaient maintenant, affaiblis, à travers les murs de l'église, mais ce bruit n'était qu'une faible rumeur à côté des formidables sanglots qui passaient à travers les doigts décharnés de la vieille femme.Que s'était-il passé?Personne ne' le saura jamais.Un sou- Vraiment.Les grèves, qui se continuent à un rythme effarant de par tout le continent, contiennent les éléments de la désintégration complète de notre assiette économique, veire de toute vie sociale.Causées par la malice, l'ignorance, elles sont souvent comme encouragées par le politicien-bureaucrate qui voit dans ces grèves un tremplin pour la propagation de l'emprise bureaucratique par tout le pays.La bureaucratie, qui est de système socialiste, s'appuie fort sur la collaborajion communiste.Car si les unions qui font la grève ne sont pas toutes communistes elles-mêmes.elles sont dirigées d'ordinaire par des Communistes notoires dont le crédo consiste dans la destruction du capitalisme, sans distinguer dans les exigences de la bonne économie, sans se soucier non plus de la haine et de la misère semées par les grèves.Et les politiciens de gauche, n’ont pas plus de conscience, comme on l'a vu par la récente déclaration de M.Coldwell.Ce qu ils visent, c’est applaudir, porter appui même à toute grève capable de leur -apporter du vote ouvrier aux élections qu'ils appellent sans cesse à grands cris.Ils oublient toutefois de signaler aux ouvriers qu’ils poussent à la grève le fait capital que le régime socialiste, une fois installé au pouvoir, écrase les différends entre ouvriers et patrons avec une cruauté terrible pour l'ouvrier.Le régime Attlee est le plus récent des démonstrateurs sur ce point.WORLD WIDE GUM CO., LTD., GRAN BY De Jean-Marie Nadeau: "C'est i par des prélèvements sur le travail j et les résultats de l’utilisation économique des moyens de produc-tien que l'Etat effectue les rentrées | d’impôts, qui assurent la perma-j nence des services publics et so-j ciaux et pourvoient, de concert aj vec le marché libre des prix et des ] salaires, à la répartition du revenu j national.Il n’en irait pas autre! ment en régime socialiste, comme I nous l'apprennent les expériences I russe, néo-zélandaise et australienne.Il arrive même, et c'est le cas de la révolution soviétique, qu’une classe toute entière, la classe agricole.soit appelée à faire, et dans une mesure disproportionnée à son importance, les frais des expériences d industrialisation entreprises par l'Etat.Sous un régime capitaliste, de graves inconvénients résultent d une injuste répartition j des impôts mais il est sans exem-1 pie.toutefois, qu’une classe toute j entière soit exploitée à l’avantage i des autres.Le socialisme intégral I profite surtout à ses auteurs, c'est- i à-dire, aux chefs et aux membres du parti unique dont la situation est privilégiée, parce qu'ils ont réussi à mobilser toute la popu-laton à leur service”.Le congrès annuel que l’Association des Hebdos canadiens-français vient de tenir a non seulement attesté l’esprit de joyeuse camaraderie et de profonde solidari- té qui unit les éditeurs de feuilles semainières mais encore leur rôle puissant dans le jeu économique du pays.leuV influence sereine, racée, dans les sphères de la politique, enfin l'allure de bonne conseillère qui caractérise leurs articles de fond partout où une bonne cause est e» jeu.Ce n'est pas dans les hebdos ruraux du Québec qu'on trouvera un appui quelconque aux idées subversives, aux doctrines troubles que C.C.E.et communisme prêchent actuellement en bons compères qui font la paire.Les communiqués de propagande démagogue que ces partis envoient aux journaux prennent invariablement.chez l hebdo de chez nous, le chemin du panier aux rebuts.UN PEU DE TOUT .A l'occasion de l'ouverture prochaine de la saison de chasse, nous reproduisons un résumé des lois de la chasse dans la province.RESTRICTIONS IMPOSEES PAR LES LOIS DE CHASSE Il est défendu: lo—A toute personne, domiciliée ou non dans la province, de chasser ou trapper sans permis; 2o—De chasser ou tuer le caribou, excepté dans les comtés de Bonaventure, Gaspé-Nord et Gas-pé-Sud; 3o—De tuer plus d'un orignal et d'un chevreuil au cours de la même saison; ¦lo—De tuer la femelle de l'orignal, ou les petits de l’orignal et du chevreuil; 5o—De se servir de lumières à projection (jack lights) ou de collets, cordes, filets ou trappes pour chasser l'orignal, le chevreuil ou le caribou; 6o—De chasser le chevreuil, l'orignal et le caribou une heure après le coucher du soleil jusqu'à une hçure avant le lever; 7o—De se servir de chiens pour chasser ces animaux; 8o—De laisser courir des chiens dans les endroits fréquentés par le chevreuil.Toute personne peut, sans responsabilité, tuer ces chiens errants; 9o—De chasser ,tuer ou prendre l’orignal ou le chevreuil dans les ravages d’hiver ou en profitant de la croûte de neige; lOo—D'acheter ou de vendre la chair de chevreuil, d’orignal ou de caribou ; llo—D'expédier du gibier, sans inscrire sur le paquet, les noms et adresses de l'envoyeur et du destinataire, ainsi qu'une description du contenu; 12o—A toute personne de chasser sans la permission du locataire, dans un territoire qui fait le sujet d’un bail.OISEAUX MIGRATEURS 13o—De chasser, prendre ou tuer les différentes espèces de gibier à plume migrateur au moyen d'aéroplanes, yatclis, ou embarcations mues par force motrice ou à voile, ou de se servir de lumière ou d'appeaux vivants pour attirer ces oiseaux.llo—De se servir de fusil à répétition automatique ou d'une carabine pour chasser le gibier à plume migrateur; 15o—De chasser ce gibier une demi-heure après le coucher du soleil jusqu’à une demi-heure a-var.t le lever; ICo—De déranger, endommager, cueillir ou enlever, en tout temps, les oeufs des oiseaux migrateurs, quelle que soit leur espèce; 17o—D’acheter, de vendre ou d’offrir en vente tout gibier à plume migrateur.ANIMAUX A FOURRURE 20o—De chasser, capturer ou trapper des animaux à fourrure, en dehors de la saison autorisée pour chaque espèce, et pendant la saison, sans être muni d’un permis; 21o—De se servir de poison pour chasser ou tuer soit les animaux soit les oiseaux; 22o—De détruire ou d'endommager les trous ou lek tannières des animaux à fourrure; 23o—De garder en captivité des animaux à fourrure ,et.même du gibier, sans un permis spécial.FOURRURES 24o—D’acheter ou de vendre toute fourruro .pour fins commtr.PAUL BEAUCHAMP Entrepreneur-général — Excavation — Dynamite Pierre à trottoir ou de construction 95 rue St-Faustin — Tél.365 _ Saint-Jérôme, Qué.POUR VOS PIQUE-NIQUES Allez au lac Alouettes — Tables sous les pins, ppatis Plage — Restaurant — Terrain de balle.Pavillon de danse Divers amusements suivront d’une semaine à l’autre.CHEZ LAMARCHE Cote irlandaise (Ste-Sophie) a 5 milles de Saint-Jérôme.Jouissez du grand air, sous les pins, sans grandes ___ dépenses.Madeleine Caron parle de : Rôtir à petit feu?Evidemment électrique mai» ce n’est p prétexte de cuire le dîner.Ne ment qu’il entre un fil électrique dans la maison c’est tout ce qu’il faut pour cuire et servir de bons repas bien sains et bien appétissants, et cela «ans martyriser la personne chargée de les préparer.Si vous en doutez demandez h toutes ces jeunes femmes qui durant la guerre et depuis ont dû s’accommoder de logis de fortune.La plupart du temps elles n avaient pas de vraie cuisine.Elles ont appris a se débrouiller avec une couple do ronds Électriques et aujourd'hui elles rendraient des plus expérimenté des cordons- c’est fort ennuyeux de no pas avoir de poêle ias une raison de rôtir la cuisinière sous î Du mo- Eiè Inta eus.Yvanhoe B.Richer, C.A.COMPTABLE AGREE St-Jérôme 3.12, St-Georges Tél.58 Montréal 4850, Lacombe AT.8850 C’est qu’on peut cuire tout un repas sur un feu ou deux au moment qu’il y a un plan d’action bien arrêté, décidé après quelques minutes de réflexion.Les règles de la saine nutrition exigent seulement un plat chaud par repas.On voudra aussi un breuvage bouillant mais, excepté durant les gros froids, qui pourrait exiger plus?Tout le monde sait rôtir uno pièce de viande sur le feu.Uno fois la viando dorée sur tous les côtés on peut, on doit baisser le feu pour éviter qu’elle sèche.Il faudra bien peu do surveillance et la maîtresse de maison est alors libre de faire lo ménage en paix ou d’nller compléter ses courses.En temps voulu deux légumes sont préparés, mis à l’eau bouillante cb-acun dans son compartiment du bain-marie et le tour est joué.Le repas commence avec un verre de jus do fruit ou de légume.Ensuite c'est la viande chaude avec les légumes chauds aussi.Pour le dessert une crème, des fruits frais ou en compote.Naturellement la minute que le dîner est sur la table, on met l’eau ur le thé ou le café sur la feu déjà rouge et le breuvage sera prêt bien temps pour le dessert.Après un repas chaud, le rôti sera servi en tranches froides accompagnées de” 1 J_ 11 " ru t tage bien aussi.Et ASSURANCES Assurances contre le feu, le vol.les accidents et maladie Assurance sur automobiles et bris de glace Assurance-Vie ' 'Confederation Life” Rodrigue Bélanger 223 rue Saint-Georges Tél.106 Saint-Jérôme i légumes froids ou chauds.Cette fois il y aura un po chaud pour commencer et pour le dessert un pouding chaud c ainsi de suite.Savez-vous qu’il est facile do cuire un pouding au bain-marie?Une petite recette contenant, disons une tasse ot quart do farine, donne quatre ou cinq portions et sera h point après environ uno heure do cuisson.Un gros pouding devra cuire durant uno couple d’heures .C’est dire que lo feu électrique va servir et non pas seulement aux heures des repas.Que voulez-vous il y a des confitures à cuire et des compotes, crèmes pâtissières; les poudings dont nous avons déjà parlé, etc.I-a maîtresse de maison est à la fois très nffairée et au-dessus de ses affaires.C’est tout juste si do temps à autre elle soupire après le poêle électrique commandé il y a bien longtemps, dont elle ne pouvait plus se passer.Quelquefois elle se demande s’il ne vaudrait pas mieux attendre un peu pour le poêle et mettre l’argent sur une glacière électrique.Une glacière électrique dans la cuisine lui éviterait en hiver d’aller mille fois par jour dans la dépense froide qui se trouve sur la galerie et du même coup bien des chances de prendre lo rhume et la grippe.Ce serait tout de même drôle si justement en ne voulant plus attendre pour avoir un poêle électrique, en refusant de rôtir avec le rôti, lu ménagère avait appris qu’au contraire elle peut patienter.Ce serait aussi pour les hommes une bonne occasion d'affirmer uno fois de plus que les femmes ne sont pas logiques.25o—D'expédier toute fourrure en dehors de la province, ou d'un endroit à l'autre dans la province, ou chez les tanneurs, sans avoir un permis ou sans que le droit régalien n'ait été payé et les fourrures étampées ou scellées.AVIS AUX EXPLOITANTS FORESTIERS OU MINIERS Il est défendu aux entrepreneurs, à leurs employés, ainsi qu'aux gardes-feu d'avoir en leur possession, dans leurs maisons, =*mps ou bâtisses dans les chantiers .exploitations minière?, c instruction de chemins de fer ou autres travaux .tout engin de chasse, quel qu'il soit, ou de la viande d'orignal, de chevreuil ou de caribou, ou d’y garder un ou des chiens, sans un permis spécial.AVIS AUX HOTELIERS, «RESTAURATEURS, MAITRES ou MAITRESSES DE PENSION ET CLUBS 11 est défendu d'acheter, de vendre, d'offrir en vente, de servir ou d'offrir de servir aux clients: 1—Soit de l’orignal, du caribou ou du chevreuil; 2—Soit de la perdrix ou des oiseaux à plumes migrateurs, et 3—Soit de la truite mouchetée ou arc-en-ciel, de l'a-chigan, de la ouananiche ou du maskinongé.Tout club peut servir ou offrir de servir le gibier, ou poisson ci-dessus mentionné, pomvu qu'il n'a pas été obtenu illégalement.ton, de corset de fer, de cerceaux aux jupes, de souliers à hauts talons ou de fausses hanches, sera poursuivie pour sorcellerie et le mariage sera déclaré nul et non avenu.Item: la fraudeuse sera exposée au pilori ainsi qué son matériel.” Petite encyclopédie Ce qu'est une mouche Mais on est revenu au siècle de “Sauvez la surface et vous sauvez tout .Et que le mariage sous la peinture .où Loi» en voit d ?toutes les couleurs ! La vieille dame, en pleurs, arrive au bureau du journal.Le rédacteur lui demande ce qui cause ce grand chagrin.—Bon monsieur, dit-elle, j’ai perdu mon cher petit chien .que me conseillez-vous de faire?—Mettez une petite annonce avec récompense promise .—J'y ai bien pensé, monsieur.mais voilà .mon p'tit chien ne sait pas lire! En 1770 le Parlement de Paris rendait un édit, pour le moins draconien et qui dut embarrasser ’‘joliment’’ les coquettes de la Cour de Louis XV: Voici le texte de l'édit: Quiconque femelle attirera dans les liens du mariage aucun sujet mâle de Sa Majesté au moyen de rouge ou de blanc ,de parfums, d’essences, de dents artificielles, de co- A un type qui demandait conseil pour un cadeau de noces qu’il avait à faire, un pince sans-rire répondit: —Rien de plus simple mon ami, offrez-leur un ouvrage récemment paru: “A VAX T L'ORAGE!'' Ces cinq derniers 'entrefilets sont reproduits du journal L'Homme Libre” de Drummond, ville.Celui qui cherche la femme di son rêve finit par se réveiller .marié.Non seulement le marché noir saigne les gens, mais on ne sait même pas au juste où le dénicher.Il arrive parfois qu'on le trouve là où on s’y attendait le moins.Commencez votre repas du matin par des fruits.Si vous le pouvez, couchez-vous tous les soirs à la même heure; c'est un secret très simple de santé.La mouche?mais c’est l'armée de l'air la plus à redouter, celle qui peut faire le plus de dégâts et qui sera, longtemps encore, la plus nombreuse.Une mouche se pose partout et va se promener sur notre nourriture, et jusque sur le bout de notre nez en y promenant des pattes pleines de microbes qui nous ficheraient le cauchemar si nous les pouvions voir au microscope.Le professeur Howard, qui s’est basé sur des données qu’il pensait probantes, est arrivé à ce, résultat: une seule mouche et sa descendance peuvent produire, en une seule saison, 6 millards de mouches.Une professeur de l'Institut Pasteur qui a repris le calcul avec une ténacité et une précision de savant, est arrivé au chiffre formidable de 24 trillions.Placez ces mouches bout à bout comme une colonne de prisonniers à la promenade et cela vous donnera la longueur de 96 millions de milles.Vous aurez un ruban de mouches suffisant pour faire le trajet.aller et retour, de la terre à la planète Mars, ou le trajet de la terre à la lune, toujours aller et retour.et répété 200 fois.Supposez ces 24 trillions de mouches bout à bout sur une seule ligne dans l'espace et demandez à un aviateur de parcourir cette ligne interrompue à 100 milles à l'heure sans aucun arrêt.Il lui faudra 110 années.Mettons tous ces insectes dans un seul réservoir au lieu de les disposer en file indienne, il faudra construire un réservoir de 30 pieds de largeur.3 de profondeur avec un demi-mille de longueur.Notez, qu’il ne s'agit que la descendance d’une seule mouche au cours d une seule saison.N'essayez pas de vous figurer ce que peuvent donner les milliards de mou- ches qui existent en même temps et l'effarante quantité de microbes de toutes espèces qu'elles peuvent véhiculer partout.Sans les oiseaux qui font aux mouches une guerre acharnée, l'espèce humaine serait dévorée toute vivante, submergée, anéantie ainsi que toute la végétation sur terre.Imaginez le travail incessant de destruction des mouches, mais pensez.à leur éclosion incessante également, et vous en conclurez qu’il doit y avoir, en permanence, une fameuse quantité de ces insectes dans notre atmosphère et dans nos maisons.On a calculé le poids de toutes les mouches existant au cours d'une saison en temps normal et l’on est arrivé à 21 millions de tonnes, soit à peu près celui de toute l'espèce humaine en cours d’existence.Une grosse locomotive moderne du type 5900 peut tirer, sur un terrain plat, 160 wagons chargés de 60 tonnes.Un voyage en chemin de fer de toutes les mouches du monde entier nécessiterait 2,187 trains de 160 wagons chacun.soit au total 349.920 wagons chargés à 60 tonnes.Un spectateur qui regarderait défiler tout ce convoi devrait avoir une certaine patience; en supposant qu’il passe un wagon par seconde devant les yeux, cela durerait 4 jours et une heure et quart.(Le Samedi, Montréal).LOUIS ROLAND Renaissance Films Distribution Inc., au bureau du maire M Le contrat de vente des terrains que la compagnie RENAISSANCE FILMS DISTRIBUTION INC., a acquis récemment de la ville de Montréal et qui sont situés rue Notre-Dame Est, à proximité de l’ancien parc Dominion, a été signé par Son Honneur le inaire Catnillien Houde, à l’hôtel de ville, en présence des officiers et des administrateurs de la compagnie.Sur la photographie ci-dessus, prise à cetae occasion, on remarque de gauche à droite MM.Charles Mo-nast, notaire de la ville de Montréal; Toricrède Beaudoin, administrateur; l’hon.Hector Perrier.ex-secrétaire provincial et vice-président de RENAISSANCE FILMS DISTRIBUTION INC., Edga Tessier, secrétaire général; M.Houde, MM.J.-A.DeSève, président et gérant général; Ovila Robitaille, administrateur; Léo Choquette, trésorier et administrateur; Mc Henri-Paul Lemay, administrateur.Au restaurant.—Comment vous me servez h poisson avant le potage?—Chut! je vous le dis confi dentiellement.mais le poisson n'au rail pu attendre davantage .?Cf désastre aérien du gros transport belge, à Terre-Neuve, prou t'f que même si les machines son puissantes, le danger de perdre U vie reste considérable.Quand çi descend, ces machines-là, il parai que çà descend vite! Les uns trou vent que le navire est beaucoup plus sûr; oui, mais quand il fai naufrage, en pleine mer, on doi sf préparer à nager longtemps.?Dans le ménage.—Tu n'invites pas ton oncle l banquier au baptême?—Jamais de la vie, tel que j le connais, il serait capable d'en caisser les fonds baptismaux.?Les conventions et les congre sont tellement devenus de modi i/u on en tient à la moindre occa sion .Du choc des idées jailli la lumière.Il ne faudrait tout d meme pas suivre l'exemple de U Conferencc de Paris! ?Entre père et fille.—Certainement tu vas te fairi gronder si ta mère te voit avec uni robe aussi décolletée! ¦ Oh! cà.sûrement .Cesi la sienne! ?l a semaine prochaine : semain nationale de l'immunisation.Eli a comme principal but d'attirer l'at tention du public sur la nècessit urgente d'immunisation contre li diphtérie, la coqueluche et ta vario le, les enfants qui sont protégé par le vaccin sont à l'abri des dan ç/ers, mais ceux qui ne le sont pas: Surtout pour eux, cette semaine làl L'AVENIR DU NORD, VENDREDI 27 SEPTEMBRE 1946 Mme Larcy.—Pauvre petite, disait la mè-rc d’Exuline.de quel chagrin meurt-elle?—Peut-être ne le sait-elle pas elle-même, répondit Mme Larey.—Au fond de son âme, reprit Mme Rcmiguicre.elle souffre peut-être d'un vide qu'ellt ne m'avoue pas.—Mon fils Adrien a demandé votre fille in mariage, l'avcz-vous oublié?—Non' et pourtant je suis heureuse comme si je l'apprenais, reprit avec un sourire plein de grâce et de tendresse la pauvre mère.Le soir, toute la société se réunit chez Mme Romiguière.Cette famille, sans avoir les soucis de la richesse, qui oblige aux représentations du monde, n’avait pas non plus les soucis de la pauvreté.La maison était simple, mais charmante, le jardin, rempli de fleurs, la table assez grande pour donner place aux amis; toute la famille était unie, on s'aimait dans cette maison, et l'on était aimé de tous; celui qu Exuline semblait préférer allait devenir son mari.Que lui manquait-il donc pour être heureuse?Ces réflexions, Mme Romiguiè-re les faisait chaque jour à sa fille, et les lui faisait faire par Mlle Marie Répel.Mlle Marie avait été riche et donnait actuellement des leçons de piano, au rabais, afin de ne pas mourrir de faim: sa mère était morte en apprenant sa ruine.Son père, grand propriétaire autrefois.électeur influent et personnage distingué, l'une des notabilités du Morbiham.avait été réduit, par une spéculation où sa fortune postillon de diligence; car c’était postillon de dilgcnce: car c'était encore au temps heureux des diligences et.aux environs d’Auray.la voiture qu’il conduisait et qu’il savait mal conduire, avait versé et l'avait écrasé.Marie avait eu sous les yeux le cadavre mutilé de son père.Cette jeune fille, déjà habituée et résolue à tout, avait demandé du travail et n'en avait pas trouvé.Ceux qui dînaient autrefois à la table de son père ne se souvenaient plus de son nom.Seule au monde, Marie avait appris ce que c'était que de rentrer le soir dans sa petite chambre sans avoir gagné son pain du lendemain.Frappée d'admiration et de rcs-pcct.Mme Romiguière fit de Marie l'amie d’Exuline.—Mademoiselle, lui dit-elle, il me semble que vous devez savoir i onsoler: consolez ma FA/7ES VOTRE RACCOMMODAGE.mais il est autre chose aussi.Ce sont les hommes qui.en ie laissant dévier, en ont fait une puissance de destruction, alors que, dans le grand plan du Créateur, il est fait pour construire, et, s'il arrive d1 infliger des blessures mortelles, son rcle est bien plus encore de créer la vie.Voilà pourquoi l amoflr doit toujours être orienté vers la vie, vers la réalisation de la plus belle vie possible, la mieux templie.la plus féconde.Et comme cette réalisation suppose, sans doute, un grand idéal, mais aussi la soumission à des conditions matérielles parfois très humbles, elle exige de ceux qui veulent baser leur bonheur sur l'amour vrai l'adaptation aux nécessités de la vie.I.amour, nous l'avons dit.peut parfaitement résister à l'adversité, mais il ne peut se passer de la confiance réciproque.Ceux qui engagent leur vie l'un à l'autre se confient en quelque sorte mutuellement une tâche à remplir, une part du programme commun à réaliser: il faut que chacun puisse compter sur l'autre, certain que sa confiance est en bonnes mains.rèrïriZ-i'- ,-i v-.Ces inventions simplifient le travail du fermier ¦o='r'\T'v~v' Farm» les disj>o8itifs et inventions dcatinfr À simplifier le travail de la ferme et qui ont été assemblés ou trouvés par la section du génie, division de la grande culture, service des fermes expérimentales du Canada, on trouve maints appareils d’une certaine utilité qui ne se rattachent pas aux plans et devis de la machinerie lourde.C’est ainsi qu’on jx*ut obtenir tous les plans et devis jxmr la fabrication des accessoires nécessaires fl la volaille, tels que augets A eau, distributeurs automatiques d’eau, augets, fontaines, distributeurs de moulée, malaxeurs alimentaires, abris, couvoirs et fosses.Il y a lit» d.rtl»ib'jtium de fourrage simples et doubles pour les mouton», rt.|x)ur les porcs, il y a des compartiments pour les truies jx»rtantes, des descentes jxmr aliments, îles auges j»our |x»rcs «le tout Ag*\ des fourmgeuses automatiques, des rampes A j>orc, d»*s caisses de pesage, des rAUdiers pour le fourrage vert, des rAteliers jxrnr la luzerne, des plates-formes |x)ur fourrager les pore* et des stalles pour la mise-bas.Parmi les choses diverses, on note une herse A déchargement, une stalle pour les femelles jx»r-tantes, et une stalle pour les taureaux, un convoyeur À fourrage, une enclume domestique, un cric A charriot, une trappe à mouches, un appareil A traiter le grain, un coupe-patates, une trieuse A patates, une brouette pratique pour la ferme et un charriot bas.Comme dans le cas des camions lourds, des tracteurs et autres instruments aratoires, on peut se renseigner complètement et obtenir tous les plans et devis en écrivant (ou en rendant visite) A la section du génie, division île la grande culture, Ferme expérimentale centrale, Ottawa.q™GILLETT NETTOIE LES RENVOIS! • Va* renvoi* d'eau sont bloqués?Inutile de vous alarmer car la Lea-¦ÎT* Gillett a tôt fait de les dégager pendant que vous vous repose*.Elle n’a pas sa pareille pour dégraisser, décrasser et faciliter toutes aortes de nettoyages I BROCHURETTE GRATUITE! Ecrira * Standard Brands Ltd., Frmaer Ara.& Liberty St_, Toronto, Ont., pour obtenir sa exemplaire da 1a brorjiurerte Gillett expû-uuaut comment la Gillett détate lee i or vota d’au, détruit le contenu dre cabinet* extérieure, nettoie, etérilise, fait du —.cm aé aide de multiple, autre* façcoa.Toot comma ma tableau téléphonique .U ¦'exists que tant da lignes, tant de téléphonistes —et quand le tableau est complet certains appels sont nécessairement retardés.Nous regrettons ces retards inévitables.Mais,—seulement au cours des deux dernières années,—le nombre des communications a presque doublé! Four écouler ce volume accru, nous Installons de l'outillage aussi îapidement qu'il devient disponible, roai« la pénurie de matériaux «eeentiels ralentit encore notre programme d’expansion.Ce retard se fait sentir sur toute la ligne.Il venu affecte quand la téléphoniste est incapable de répondre immédiatement.Quand cela arrive, veuillez vous rappeler qu'ello aert actuellement plus d'usagers que jamais—et qu’elle vous.répondra sitôt qu'elle la pourra.¦\NNE-MARIE COUVREUR la B de M offre de l’argent disponible pour se les procurer croquis La reconnaissance La reconnaissance étant un fruit qui ne peut être produit que par ! arbre de la bienfaisance, il faut nécessairement qu'elle soit une vertu très parfaite, puisqu'elle a une si noble origine.Je ne fais point difficulté de la mettre à la tête de toutes les autres vertus, car Dieu même n’en demande point d’autres de nous: celle-ci produisant toutes les autres qui sont nécessaires à notre salut.Les païens mêmes ont si fort estimé cette vertu, qu’à son honneur ils ont imaginé trois divinités sous le nom de grâces: la première nom- t-_iBp.i Aujourd’hui, qu’ils aient ou non de i’argent sous la main, les cultivateurs peuvent réaliser toute une série de grandes ou de petites améliorations sur leurs fermes.Imitez des milliers de cultivateurs de toutes les régions du Canada et parlez, au gérant de la B de M la plus proche de chez vous, du crédit dont vous avez besoin.Ma Jointe lamalt Muotulrm la lu*M Extra*! it "t'ar*i .Vrm ", puHti fji la Dtttiton dt la i'ublint* rt *i» Dtttljpptmtnl au Mtnwtirt li l’Agri^uliurt.d Ottana me.je vous promets au moins de vous ramener voire fille.A partir de cet instant.Adrien mena une vie singulière et mystérieuse.On le vit le soir longer les murs de la maison d'Exuline.é-p.ant quiconque approchait.Le plus suspect des passants, c'était le facteur.Quand il aperçut le collet rouge de ce digne fonctionnaire, Adrien sentit son coeur-battrc.Il se cacha derrière un buisson et aperçut Exuline.Elle allait au-devant du facteur! Ah! Dieu! voici l'instant! pensa le malheureux jeune homme.Exuline prit des mains du facteur plusieurs lettres, en mit une dans sa poche, et alla d'un air dégage remettre les autres à sa mère laquelle n'clait pas loin.Aucun de scs mouvements n'échappa à Adrien qui suivit de loin la jeune fille.Exuline s'enferma dans sa chambre, et quand elle rentra dans le salon où sa famille était réunie, son regard froid et sec s'arrêta à sur Adrien.• Demande/ en personne ou par écrit, le dépliant "Que st •*'n i au fermier entreprenant ** Banque de Montréal nu service Jet Canadiens ilnnr touttr le r sph'eres de la ne depuis IS17 ex r,» eajcxy tuiaiin Succursale d J.R.L.VILLENEUVE.Gérant D74F CHRONIQUE HEBDOMADAIRE je vous prie.Marie et Exuline se lièrent, et se fut Marie qui tâcha de consoler Exuline.Marie fit à Exuline un portrait charmant du bonheur dont elle aurait dû jouir.Elle lui réprésentait la bonté de sa mère, la bonté d'Adrien, qui l'avait demandée en mariage, la beauté de son avenir, la beauté de la nature.—Crois-moi.répondait Exuline.i personne plus que moi ne sentirait j toutes ces choses, si j'étais heureu-! se.Ah! si j’étais heureuse, je serais bonne, affectueuse, je jouirais de ton amitié, je jouirais du soleil et des fleurs, Je jouirais de celte petite maison si jolie, je jouirais du dévouement d'Adren! Mais.! leil m'irrite, il se il me rappel!, Le bonheur et le malheur peine Un imperceptible tremblement agitait le bout de ses doigts.D'amères réflexions traversèrent l'âme du jeune homme.Je l'épouse pensait-il je voudrais la rendre heu-îeuse.Elle me sacrifie, et se sacrifie avec moi à je ne sais quel étranger, qui se moque d'elle sans aucun doute.(Fin la semaine prochaine) Ernest Hello Les rats au service des cultivateurs t Ernest HELLO Note de la rédaction: Voici une très belle nouvelle, écrite par le grand écrivain français, Ernest Hello.qui mourut en 1885.Tous ses écrits sont empreints d'une vibrante ardeur religieuse La longueur du récit nous force a le diviser en deux parties.Cette nouvelle mérite d'être lue.ne fois une partie de plaisir.Deux familles s'étalent réunies pour s’amuser, et, chose merveilleuse! elles s'amusaient.Une bande de jeunes filles rieuses et légères voltigeait dans la campagne.Mais, comme il faut bien que quelque chose manque en ce monde, une des amies manquait à la fête, bien qu’elle y assistât.A la fois absente et présente.Mlle Exuline Romiguierc restait assise à côté de sa mère, déjà vieille, non pour lui tenir compagnie, mais pour lui témoigner son chagrin.L’attitude de cette jeune fille révélait un découragement profond, une douleur incurable.On la sentait frappée à mort.Ses amies lui apportaient les fleurs les plus parfumées, inventaient pour elle des divertissements et l'excitaient à vivre.Mais Exuline souriait par complaisance, et retombait dans sa léthargie.Les rires de la bande joyeuse n'allaient pas jusqu'à son âme.Mme Romiguière jetait sur sa fille des regards désolés.Un instant elle s'éloigna d'elle pour causer de sa douleur avec son amie.Voila ce que les païens memes nous enseignent, et ce qu'une belle âme pratique dans les occasions.Au reste, je suis persuadé que si le bienfait d'un coeur généreux et la reconnaissance d'une âme sincère, étaient tous deux dans la balance, on n'aurait jamais rien vu de plus égal: ainsi il me paraît que celui qui oblige, n'en doit jamais tirer vanité, ni celui qui veut reconnaître le bienfait, s'imaginer l'avoir assez reconnu.COMTE OXENSTIERN QU'EN PENSEZ-VOUS, MESDAMES ?hélas! le sc-moque de moi, mon désespoir: ton amitié me fait regretter de ne pouvoir l’apprécier et en jouir.Adrien me rappelle sans le savoir, que le bonheur n'est pas fait peur moi, et quant au jardin, quant aux fleurs, ne me parle jamais d'elles.Marie.Là.s'arrêtaient les épanchements d’Exuline.et la confidence suprême mourrait sur ses lèvres.—Que désires-tu?disait Marie; parle nous sommes à ton service.—Ah! Marie tu ne sais pas ce que c'est que le malheur, toi! tiens,! je voudrais être morte! Les jours se passaient ainsi, et ni sa mère, ni Marie, ni Adrien n'avaient arraché à Exuline son terrible secret.On la voyait de plus en plus sombre.Les soins et les tendresses étaient perdus.Le matin.après une nuit agitée, sa mè-1 re l'embrassait et lui demandait de ; ses nouvelles.Exuline détournait la i tête d’un air mourant.—Ton mariage aura lieu dans huit jours, lui disait-elle, et Adrien est bon.—Je ne sais pas, répondit Exu-1 inc.cela se peut.Bientôt tout s'aggrava.Exuline avait une passion, et une passion de l'espèce la plus compromettante et la plus noire.Elle s’enfermait dans sa chambre, tirait la clef, sortait de là pâle, défaite, et on avait vu dans sa main tremblante des billets d’une écriture inconnue.Mme Romiguière appela Adrien.—Je dois tout vous avouer, lui dit-elle, mon fils.Voici ce qui se passe: non seulement je ne veux rien vous cacher, ce qui serait un crime, mais je viens vous demander un service.Exuline est malade: si quelqu'un peut le sauver, c’st vous Mais avant de porter remède, il faut savoir quel est le mal.Il faut pour vous, pour elle, pour nous tous, qu'avant votre mariage, avant huit jours, vous sachiez le secret terrible qui compromettrait le bonheur et l'honneur de deux familles.Ce secret, mon fils, il faut que vous le découvriez.Je vais vous dire tout ce que je sais, afin que vous puissiez me dire ce que je ne sais pas.—Comptez sur moi.madame, répondit Adrien; si je n'ai pas le bonheur de vous ramener ma fem- L'AMOUR QUI CONSTRUIT L'art représente l'amour sous les traits d'un bel enfant, tirant à tort et à travers scs flèches sur les pauvres humains sans défense.Il semble que.par cette fiction poétique, l'humanité ait voulu souligner a la fois la puissance et les méfaits de l'irrésistible petit dieu; mais elle n’a traduit là qu'un aspect de l’amour.l'amour capricieux, ravageant les coeurs, insouciant des blessures qu'il ouvre par les traits qu'il décoche.II est cela peut-être: Sur les hauteurs qui dominent la ville d'Hennebont, entre Vannes et Lorient, il y avait une fois, comme disent en ce pays ceux qui racontent des histoires, il y avait u- Si vous otez aux eveques leur croix d'or, ils prendront une croix de bois: et c'est une croix de bois qui a sauvé le monde.A.R.NOUVELLE LEVURE ROYAL SECHE A ACTION PLUS RAPIDE va À NELSON GETZ Aune O e*pre***on qoV#.a.*»* e’c~ a* *• v comp0*4 .de ‘ d R’ i i1 ¦ ' .Vf* Mettes la nouvcllo Lcvuro Royal dan* l’eau ; cllo commcnco & njilr eu 10 minutes 4 envelop, pe» dans t'Iinquo carton.Chaque enveloppe donne 4 ftros pains.Granulée pour vous épargner du travail du temps! Assure le succès de vos cuissons! Pas besoin do faire lever votre pain clans le jour, la pfttc la veille quand ça ulors que vous pouvez surno vous le dit pas! Et votre veiller la pfttc.La nouvelle pftto ne risque pas de se lloyal conserve su vigueur gaspiller par suite d'un et son activité durant des changement de tempéra- semalncsdansvotregarde-ture dans la cuisine.Avec mnnger.Essnyez-la dès la nouvelle Levure lloyal aujourd’hui.Enventechez qui lève vite vous laites yotre épicier.kONIK*! 111!- ZaJSMm IL N'Y A PAS DE MEILLEUR BREUVAGE GAZEUX "Pepsi-Cola"est la imrque emejistree au Canada de Pepsr-Cbla Company et Canada.Limited.«fzjf % % ÉH /'¦y-.-jMM U U L’AVENIR DU NORD, VENDREDI 27 SEPTEMBRE 19-16 • “Je vois ‘vivace*.J’entends 'vivace' Mieux encore, je me délecte de ce ‘vivace’ partout où je vais.Cher moi, chez mes amis .le thé Lipton.au .goût vivace, si délicieux, ravit tout le monde.” Mettez plus de joie dans votre tasse! Adoptez tout de suite le fl thé Lipton au goût vivace, w§| jamais tade ou insipide, un goût jH qui ne déçoit jamais, car il est flH toujours trais et animé, toujours agréable .et il a du corps ! ‘ LA SITUATION DU LA MAIN-D’OEUVRE AU CANADA L'amélioration générale dans les conditions de placement a continué pendant le mois d'août.L'expansion des industries saisonnières, telles que l'agriculture, les forêts et les mines, a compensé le marasme formidable de la main-d'ceuvre industrielle qui a résulté des grèves répandues et des pénuries de matériaux qu'elles ont entraînées.Au 29 août, il y avait 144.000 andidats inscrits au Service national de Placement qui n’avaient *Jbas été placés, soit une diminution de 16.000 au cours du mois.La baisse avait été de 19.000 en juillet et de 32.000 en juin.Le nombre des chômeurs a surtout baissé dans les régions de la Prai- rie et du Québec, où s'est produite une expansion notable dans les industrie fondamentales et saisonnières.L'absorption des travailleurs dans les effectifs de la main-d'oeu-vre s'est faite sur une plus grande ecbelle que l'indique ie fléchissement du chômage puisque 15.000 militaires, estime-t-on.furent libérés au mois d'août.On avait inscrit, au 29 août.117.000 vacances à remplir.Les situations avaient augmenté de 11.000 au cours du mois, le contraire de la tendance à la baisse qui s'était produite en juillet quand on avait rapporté une diminution de 15,000.L'amélioration est évidente dans toutes les régions sauf les Maritimes.Elle est surtout con- centrée dans la Prairie et l’Ontario.Les vacances à remplir en Ontario, toutefois, sont toujours au-dessous du niveau d'il y a deux mois puisque les grèves ont produit un effet plus direct sur cette région que sur toute autre.L'allure du placement en août reflète distinctement les deux facteurs déjà mentionnés, soit l'expansion saisonnière et les grèves.La Prairie bénéficie surtout de l'expansion et l'Ontario est affecté par les grèves.Le Québec subit les deux influences.La situation de la main-d'oeuvre agricole n'est pas devenue aussi grave qu'on le prévoyait puisque les travailleurs que les conflits industriels réduisaient à l'oi-sisleté ont augmenté les effectifs de main-d'oeuvre agricole.Les pénuries de matériaux deviennent plus graves.La production, particulièrement dans les fonderies et forges, est paralysée; les travailleurs masculins subissent ainsi le gros du coup du marasme dans ce domaine.La main-d’oeuvre féminine * n'est pas aussi affectée par l'épidémie de grèves.Le tourisme florissant a entraîné une demande considérable de travailleuses de service: les travailleuses en textiles et les j commis compétentes demeurent en grande demande.Les conditions de travail et les niveaux de salaires dressent toutefois des obstacles au placement dans bien des cas.Le fléchissement en candidats sans emploi a été plus considérable.du point de vue numérique, parmi les travailleurs masculins.Les candidats masculins à placer le 29 août se chiffraient par 1 14.000 contre 126.000 le 1er août, une baisse de 12.000.Les besoins de Moissonnage dans les provinces de la Prairie sont responsables de plus de la moitié de la diminution.Les candidates à placer étaient de 30.000 au 29 août 71.000 vacances à remplir par des hommes et 46.000 par des femmes, soit des avances de 7.000 et 4.000 respectivement depuis le 1er août, j Le vide entre l'offre et la demande de la main-d'oeuvre féminine ; s'agrandit puisqu'il y a maintenant 15.000 situations de plus qu’il y a de canditates.Dans les régions des Maritimes, au 29 août il y avait 21.000 candidats à placer et 7.000 vacances à remplir.La grève des aciéries pa-talyse l'industrie manufacturière de la région et augmente le fardeau du chômage chronique.Les rapports de tous les centres industriels révèlent la disparition rapide des stocks, les mises à pied, actuelles ou imminentes, et dans queques cas a fermeture des usines.La pénurie ininterrompue des matériaux affecte sérieusement l'emploi dans l'industrie du bâtiment et les débauchages sont généraux.Bien qu'on ne manque pas de brique et de tuiles dans les entreprises à haute priorité.la rareté des briqueteurs expérimenté é travaux.A eau-1 se de la pénurie générale des matériaux.la demande locale de bois j de construction a diminué mais les ; expéditions considérables outre-mer j ont absorbé le surplus.La main- j d'oeuvre forestière demeure en grande demande.Dès l'ouverture prochaine des nouveaux moulins à scie, la demande des travailleurs de } scierie augmentera.On a inter- ! viewé les candidats à la cueillette et la préparation des pommes dans la vallée d'Annapolis.On ne manquera pas de main-d'euvre.Dans le région du Québec, il y avait 36,000 candidats à placer et 3 5.000 vacances à remplir au 29 août.L'n fléchissement de l'activité industrielle, qui a été causé par les troubles ouvriers des quelques derniers mois, a caractérisé l'économie du Québec durant le mois d'août.Cependant, le nombre des candidats à placer a diminué.On a satisfait avec assez de succès les exigences de main-d'oeuvre agricole mais les travailleurs expérimentés sont encore difficiles à trouver.L'indus- ( trie minière du nord de Québec a [ ressenti les effets du mouvement de ; baisse du prix de l'or: une cin-1 cuantaine d'opérations de forage au j diamant ont cessé.Un certain nom- "Je ne peux plaider ma cause” -'sa SOYEZ BON POUR LES ANIMAUX CHRONIQUE OU DR BAKER • n k Or CtaflB L •»*.), Sc.».Quelques conseils Le St-Bernard est un chien de grande taille, fortement charpenté et dont la grosse tête exprime l’intelligence et la personnalité.Comme il atteint parfois jusqu’à 31 pouces de hauteur à l’épaule et qu’il pèse plus qu’un homme, ce n’est pas un chien de salon, ni même un chien de ville.En général, le St-Bernard est doux et affectueux pour les enfants: il se laisse volontiers chevaucher par eux à la façon d’un poney.Quand on l’attelle à une voiturette, il la tire de bon gré et avec autant de patience qu’un vieux cheval.¦ * V Ü._____ Le CllitMl montagnard.Lu Sl-Bernard est le chien de sauvetage des Alpes de Suisse, où les moines d’un monastère célèbre le dressent à rechercher et à secourir les victimes des violentes tempêtes de neige qui s’abattent brusquement dans cette région montagneuse.Le St-Bernard incarne magnifiquement la fidélité, la loyauté du chien et son utilité pour l’homme.LA BRASSERIE rrontenac approuvée et endettée par -T LIMITEE LA SOCIETE POUR LA PREVENTION DE LA CRUAUTE ENVERS LES AMM AUX % % mm v ‘ y ’• mSB stEta/s i mmm ¦ v;jy; w feu - I y-:yy ggmm - i m WM myy.: ‘yufépr.powrn |piiite mcmiklimjjc uoqaqeû peut h Gadjûj-uii GmujJxbm Vous vous rappeliez comme il était agréable de voyager sur les bateaux du Pacifique Canadien! Vous vous rappelez le confort de ces superbes paquebots, l’excellence de la cuisine, la perfection du service, la courtoisie du personne! et le charme de la vie à bord! v Il y a beaucoup à faire en ce moment pour rétablir les services d’avant-guerre, pour remplacer les navires perdus .mais, quand on aura accompli cette tâche essentielle, vous pourrez de nouveau voyager avec agrément.comme vous étiez habitué de le faire par le Pacifique Canadien.Bientôt, ies paquebots de deux nouvelles flottes sillonneront les grands océans du globe.et, alors, on pourra de nouveau se rendre de Shanghai à Southampton ,.exclusivement par le Pacifique Canadien.LK MON DK j bre des hommes qui travaillent à ! des opérations de prospection seront peut-être disponibles temporairement pour les mines productri-J ces très pressées.Les grèves et les j congédiements par suite de grè-; ves ont eu un mauvais effet sur plusieurs industries manufacturières.comme ailleurs au Canada.L'on a conclu des contrats de travail dans les transports et l'acier secondaire.Dans la région de l'Ontario il y avait 4 7,000 candidats non placés et 41.000 situations vacantes au 29 août.Le nombre des candidats non placés a légèrement augmenté durant le mois: c’est le résultat de grèves étendues et des congédiements qui les accompagnent.Les conflits des industries de l’acier.de l’automobile, des appareils électriques, du caoutchouc et des produits chimiques restent en cours et entravent la production dans les industries alliées.Toutefois, dans les établissements où la fourniture matériaux est stable l’on continue de demander de la main-d'oeuvre lourde et l'on recrute des hommes dans les centres qui en ont un surplus dans l’est de l'Ontario pour les usines du centre et de l’ouest de l'Ontario.La récolte du grain est en grande partie terminée et il y a de^ nombreuses demandes de travail dans le moissonnage sur la Prairie.Jusqu'à date, l'on a expédié 1,000 travailleurs vers la Prairie et les besoins immédiats ont été satisfaits.Les exploitants forestiers projettent une grande coupe de bois pour l'année qui vient: les commandes s'élèvent à quelque cinq mille bûcherons et abatteurs de bois de pulpe.mais peu d'hommes demandent du travail avant la fin de la saison des mouches.L'activité en construction va diminuer considérablement si la situation ne s’améliore pas pour la fourniture des matériaux: mais dans le moment l'on demande beaucoup de travailleurs experts et les aspirants sont rares Dans la région de la Prairie l’on comptait 19.000 candidats non placés et 23.000 situations vacantes au 29 août.Les besoins saisonniers du façonnage des billes et de l'agriculture expliquent ce contrepoids favorable.Les exigences moissonnage ont beaucoup augmenté.mais il n'y a pas encore de pénurie de main-d'oeuvre.Des transferts de travailleurs locaux et de moissonneurs de l'est ont fourni assez de main-d'oeuvre pour les besoins courants de l’ag-riculture qui ont été légers dans certaines régions à cause du temps humide.L'industrie des billes traîne assez: l'on demande beaucoup de travailleurs en forêt, mais il y aura peu d'hommes disponibles avant la fin de la moisson.Il faut encore des mineurs experts et semi-experts aux mines de fer d'Atikokan.Le district de Flin Flon signale une bais- se dans le travail d'exploration des, métaux précieux pour des raisons financières.Il manque des houilleurs dans presque tous les chantiers de charbon de l'Alberta.L'embauchage monte dans les conserveries de viande.Les pénuries de verre entravent encore la production des châssis et des portes.L’industrie de l'autobus à Fort William a congé- CRÈME GLACÉE MAU»/ J : V tW* dié temporairement 250 travail- leurs à cause du manque de matériaux.La situation quant au bâtiment varie à travers la région: il faut des travailleurs à Winnipeg, Régina et Port-Arthur: mais la grande rareté des matériaux empê-I che le travail dans d'autres dis-| tricts.Dans la région du Pacifique le ! nombre des candidats non placés i s'élevait à 21,000 et des situations I vacantes à 11.000, au 29 août.L'on a probablement atteint ce ) mois-ci le sommet annuel de la I courbe de l'emploi, puisque plu-\ sieurs industries saisonnières fermeront bientôt.Cependant, le tableau économique en général est encoura-| géant, quoiqu’un progrès plus grand soit circonvenu par des pé-nurics croissantes de matériaux.La situation du travail agricole est , bonne.L’on continue de demander j des travailleurs célibataires pour les j fermes laitières, parce qu’une pénu-! rie de logement empêche d’embau-| cher des hommes mariés.Il ne man] que pas d'aspirants inexpérimentés pour le façonnage des billes et les scieries: mais les experts sont très rares.Les taux de salaires plus élevés rendent l’industrie des billes plus attrayante qu'auparavant: et l’on remarque que les mineurs sc dirigent maintenant vers le travail en forêt.La construction dans la région est en hausse malgré les pénuries de matériaux.Il est très difficile de trouver des menuisiers de première classe: et il est presqu’aus-si difficile de trouver des bri-que-teurs.des plâtriers et des poseurs de iattes.Toutefois, si les matériaux de construction ne reviennent pas bientôt, il y aura nécessairement un grand nombre de congédiements d'artisans et de manoeuvres.Les candidats non placés et les situations vacantes (entre parenthèses) dans 29 bureaux du service national de Placement par tout j le Canada se chiffraient ainsi au ! '9 août: Halifax.2.684 (1,259): J New Glasgow.2.211 (50): Syd-I ney, 1.701 ( 70*9 : Moncton, 1,412 (1.092); St-Jean.2.206 (728); Chicoutimi.377 (816); | Levis.1,208 (218); Montreal.! 12,396 (19.102): Québec.7.185 1(1,380); Shawinigan Falls, 970 (27): Sherbrooke.271 (382): Sorel, 616 (50j; Trois-Rivières, 2.974 (140); Hamilton.5.293 (1,514): London.735 (1,625): Oshama.3,726 (402): Ottawa, 1.283 (1,387): Toronto, 10,014 (16.359); Windsor, 8,185 (255) Calgary.2,473 (1.209; Edmonton.2,103 ((2.006): Régina.711 (1,138); Saskatoon, 1,078 3.395 (1656): St.Catharines (874): Winnipeg, 6,846 (4.621) Fort William.1,105 (1.273): (New Westminster.1,886 (680); | Vancouver.14,051 (5.719): Victoria, 1,975 (1.298).ri 5 La vie sociale NE PAS ENNUYER PERSONNE Une femme excellente avait eu longtemps sa vie empoisonnée, gâtée et tourmentée par les:: très petits ennuis” que lui occasionnait l'affection trop ardente et trop peu discrète d'une parente, dévouée, certes.et bien sincèrement.Il y a disait-elle, mesure à tout, même dans l’affection à- montrer, même dans les soins à donner, même dans les petites misères à écarter”.Elle a donné une recette qui n’a que quatre articles fort ciairs et très précis: I - — Laisser toujours quelque chose à désirer à l'ami.C'est si doux de se sentir désiré et si dur, au contraire, d'être importun: 2.— Rendre service à ses amis autant qu'il leur est agréable, mais pas plus.Une amitié inquiète est toujours incommode et le dévoue ment à un ami ne consiste pas à faire pour lui tout ce qui peut se faire, mais seulement ce qui peut lui être utile ou agréable, en le lui laissant même simplement entre voir.Chacun aime passionnément sa liberté et tient à ses petites manies: il ne faut pas ranger trop bien ce qu'on laisse un peu déran gé: il ne faut pas avoir trop de soin des autres: 3.— S’occuper beaucoup de ses propres affaires et un peu de celles des amis, mais bien peu.s Cette règle cond-.’it infaillible ment à un résultat utile.D abord, chacun s'occupant de ses propres affaires, elles se trouvent ainsi terminées de part et d autre.» Si quelqu'un appelle au secours, on se met au feu pour lui.mais s il n'appelle point ce sera l'obliger infiniment de ne s'en point mêler ou de lui rendre service sans qu'il le sache.L — Laisser à ses amis la liber té de penser et d'agir comme il leur plaît dans les choses indiffé rentes.Pourquoi essayer de forcer à penser et à agir comme soif Est-on le type du bien et du beau?Et n est-ce pas ridicule de s’imaginer que les autres pensent et agissent mal dès qu’il ne le font pas comme soif Sans doute, on ne peut pas toujours dire tel a raison, mais on peut souvent le laisser croire. L’AVENIR DU NORD, VENDREDI 27 SEPTEMBRE 1946 POSE D'UN CABLE TELEPHONIQUE i Pour écouler efficacement un volume sans cesse croissant de trafic dans les Laurentides, la Compagnie de Téléphone Bell du Canada a récemment amélioré son réseau interurbain entre Montréal et Ste-Agathe, au coût de plus d’un million de dollars.Cette construction comprend un nouveau câble, souterrain et aérien, un poste amplificateur à Shawbridge et un nouveau central à Ste-Agathe.En haut, à gauche, on aperçoit le poste amplificateur, dont l’architecture s’ahrmonise avec celle des résidences avoisinantes; en haut, à droite, un poteau téléphonique près de Boy’s Farm à Shawbridge montrant l’endroit où le câble devient aérien à cause du sol rocheux.Le pointillé en blanc indique le tracé souterrain du câble aux abords du poteau.En bas, à gauche, on distingue le train de câble qui dû se frayer un chemin à travers les marécages, les fossés et un terrain rocheux; en bas, à droite, un tracteur franchissant l’un des multi pies marais qui s’étaient formés l’été dernier entre Montréal et Ste-Agathe par suite de pluies d’une abondance inusitée.L’ORDRE DES FORESTIERS CATHOLIQUES pour les catholiques du sexe masculin — Plus de 250 cours dans Québec DOMINE PAR SA SOLVABILITE Une compagnie indépendante a analysé les rapports financiers des principales compagnies d’assurance-vie d’Amérique et a publié les résultats de son enquête comme suit: S.Em.Cardinal Samuel Stritch, aumônier général.M.l'abbé C.Beaudln AumOnier proTinctal.Thos.-H.Heaney, Haut Chef ranger.Geo.-H.Crowns, Haut secrétaire.C.-A.Rousseau.O.B.E., Chef ranger provincial.Chs.Lussier, Secrétaire provincial.(au 31 décembre 1945) Excédent de l’actif sur le passif Proportion du surplus brut de l’actif Liquidité de l’actif * 19 plans pour adultes 5 plans pour garçons 19 des plus grandes compagnies d’assurance-vie du Canada et des Etats-Unis 106.72% 6.72% 76.80% L’ORDRE DES FORESTIERS CATHOLIQUES 129.92% 29.92% 93.84% DEMANDEZ NOTRE REPRESENTANT en écrivant A M.Chs.Lussier, 1015, rue Saint-Denis, Montréal, ou en téléphonant HA.8500.Ordre des Forestiers Catholiques, a-s M.Chs Lussier, secrétaire, 1015, rue Saint-Denis, Montréal.Sans obligation, veuillez m’envoyer votre chure "Préparez votre propre bonheur”.bro- Nom Adresse la vigne et ses grappes sont là devant lui, et il sent sa soif qui augmente.“Puisque j'ai tant fait, pourquoi dit-il, reviendrais-je sur mes pas?Fourquoi perdrais-je ma peine?Un peu plus de fange ou un peu moins, cela ne vaut guère désormais que j'y regarde.J'en serai quitte, d'ailleurs, pour me laver au premier ruisseau.” Cette pensée le décide: il avance: il avance encore, enfonçant toujours plus dans la boue: il en a jusqu'à la poitrine, puis jusqu'au cou.puis jusqu'aux lèvres; elle passe enfin par-dessus la tête.Etouffant et pantelant, un dernier effort le soulève et le porte au pied du coteau.Tout couvert d'une vase noire qui découle de ses membres, il cueille le fruit tant convoité, il s'en gorge.Après quoi, mal à l'aise, honteux de lui-même, il se dépouille de ses vêtements, et cherche de tous côtés une eau limpide pour s'y nettoyer.Mais il a beau faire, l'odeur reste: la vapeur du marais a pénétré sa chair et scs os: elle s’en exhale incessamment, et forme autour de lui une atmosphère fétide.S'approche-t-il, on l'éloigne; les hommes le fuient, il s'est fait reptile: qu’il aille vivre parmi les reptiles.LAMENNAIS PROVERBES*DE LA SEMAINE Mardi: S'il pleut le premier mardi de la lune, il pleut pendant toute la lune.Prends^lu temps la règle commune.du premier mardi de ia lune.Quand il pleut le premier mardi de la lune, il pleut tous les mardis.Mercredi : Un mercredi, si la lune est nouvelle, en fait de beau: n’attendez rien d'elle.Jeudi: Jeudi, il pleut quelquefois: vendredi.tout le jour: lundi jusqu'à midi.Vendredi: Beau vendredi, vilain dimanche.Lune qui commence un vendredi est pluvieuse pendant toutes ses phases.Quand la lune revient le vendredi, elle annonce du mauvais temps.S'il pleut le vendredi, jamais la terre ne se ramollit.Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.Le vendredi de la semaine est le plus beau jour ou le plus laid.Vendredi aimerait mieux crever, qu'à son voisin ressembler.Samedi: Entre deux samedis, il se passe bien des choses.Le soleil, de préférence, au samedi fait révérence.Nul samedi sans soleil Dimanche: Quand il pleut le dimanche entre deux messes, il pleut toute ia semaine.Le dimanche matin, la pluie bien souvent ennuie.Lune du dimanche, à tout ruisseau, il faut planche.Quand la pluie tombe, le dimanche matin, toute la semaine elle est en train.Pierre Blanc.ON DEMANDE fl L'HOTEL DE VILLE SOUS-OFFICIERS RAPPORTEURS ET GREFFIERS DE BUREAUX DE VOTATION Toute personne désirant agir comme sous-officier rapporteur ou greffier de bureau de votation, aux élections municipales, qui auront lieu le lundi 7 octobre 1946, est priée de bien vouloir communiquer son nom, son adresse et son numéro de téléphone au soussigné, à l’Hôtel-de-VilIe, 280, rue La-belle, Tél.335.LE GREFFIER O.Tessier.L’AVENIR DU NORD JOURNAL HEBDOMADAIRE “Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa” Cartes d* Affaires CAUSE DES INCENDIES AU CANADA EN 1945 La Semaine de prévention des incendies sera, cette année, celle du 6 au 12 octobre.Pour ceux qui sont curieux de savoir comment les 52,173 incendies signalés en 1945 ont commencé et comment les pertes sont réparties sous les diverses causes, le tableau suivant est donné.Les chiffres sont tirés du Rapport statistique sur les pertes par le feu au Canada, 1945.Nombre Causes signalées d’incendies Legault & Legault AVOCATS et PROCUREURS L.-L.LEGAULT, K.C.Fernand LEGAULT, B.A., LL.B.Tél.60 295, rue Main LACHUTE Guy LEGAULT, B.A., LL.B.10 oueit, rue St-Jacquet MA.3866 - MONTREAL 17,582 5,464 3,534 3,708 3,044 1,262 LA SEMAINE NATIONALE D’IMMUNISATION C'est durant la semaine du 29 septembre que sera observée au Canada la Semaine nationale d’immunisation.De nouveau, comme au cours des dernières années, la Ligue canadienne de santé attirera l'attention de la population canadienne sur la nécessité urgente d'immunisation contre ces fléaux de l'enfance — la diphtérie, le coqueluche et la variole.Cette campagne est lancée en coopération avec les ministères de la santé et secondée par la presse, la radio et un grand nombre d'associations bénévoles.Il est tragique que ces maladies que l'on peut si facilement provenir continuent de semer la mort et les infirmités parmi les enfants du Canada.L’épidémie de poliomyélite ou paralysie infantile qui sévit actuellement a éveille l'attention d/e toute la population canadienne.Cependant le nombre maximum de cas de cette maladie dans une seule année depuis 1940 inclusivement a été d< 1,881 avec 68 décès en 1941.la moyenne.760 cas par année.Durant la même période, il i/ eut 62 8 décès causés par la coqueluche seulement en une seule année.En moyenne il y eut annuellement environ I 7,000 cas de coqueluche.près de 3,000 cas de diphtérie et plus de 17,000 cas de fièvre scarlatine.I.c vaccin a heureusement pratiquement éliminé les ravages de la variole et durant plusieurs années, aucun cas n'en fut rapporté.Les chiffres plus haut mentionnés devraient faire réfléchir.Pour lutter contre la poliomyélite nous n’avons que les mesures ordinaires d’hygiène publique.Il n’existe pas encore d'immunisation.Mais nous avons des moyens préventifs contre les autres maladies contagieuses de l'enfance.Le but de la Semaine nationale d’immunisation est d'attirer l'attention des parents sur l'absolue nécessité de l'immunisation.La diphtérie disparaîtrait complètement de notre pays et la coqueluche pour une large part, si seulement les parents se décidaient à agir.Les services de santé et les médecins sont prêts à aider en tout temps.Parents, il faut agir dès MAINTENANT! (¦HEALTH") Histoire naturelle LE HERON La famille des hérons est nombreuse.mais une seule espèce vit en communauté une partie de 1 année et se rencontre dans la plupart des contrées de la France.La marche du héron est lente et mesurée, car, pêcheur habile, il sait que, pour réussir, le premier gage de réussite est une patience à tout épreuve.En 1839.nous dit M.de Dax.alors qu’un froid intense avait solidifié étangs, canaux, rivières et marnais.j'ai tue au mois de janvier un héron gris dont l'oesophage contenait un nombre considérable de petits poissons qu'il avait dû pêcher aux endroits où l'eau de source forme, au milieu des marais et des lacas, des ronds qui ne gèlent jamais et où les poissons viennent forcément respirer.Tottssenel cite un héron apprivoisé qui se mettant à l'affût sur une vieille roue oubliée dans la cour d'une ferme, attendait au passage les pierrots et les hirondelles, et les poignardait au vol.Dans une ferme de la Champagne.près du château d'Athys, un jeune héron avait été mis dans la basse-cour, où pendant près de deux ans il vécut fort paisiblement.Ayant eu alors maille à partir avec un coq fôrt querelleur de sa nature, il le tua raide d’un seul coup de bec.et ce triomphe facile changea son caractère.!! devint le fléau de la gent emplumée, massacra poules, coqs, canards et cane- tons, et fit si bien ou plutôt si mal, qu’il fut occis sans rémission.A l’état libre, le héron non seulement se défend vigoureusement, mais parfois attaque sans avoir été provoqué.M.le baron de la Tullaye cite un fait assez curieux et qui s’est pourtant présenté plusieurs fois.Des hérons, en pêchant le long des cours d'eau, et principalement pendant la nuit, rencontrent des lignes tendues, soir pour les anguilles, soit pour tout autre espèce de poisson, qu'ils s'empressent de happer.avaVant captif et hameçon.Un instant ils sont arrêtés par les ficelles, mais ils se débattent, brisent le lien, puis s'envolent, emportant souvent un long bout de ligne qui flotte au vent derrière eux.Arrivés au milieu des arbres, cette ficelle s'entortille autour des branches et les pauvres oiseaux restent suspendus sans pouvoir se debarrasser des hameçons et meurent victimes de leur tendresse pour leurs petits.Les belles pages PREMIERE SOUILLURE Manque de soin des fumeurs Poêles, calorifères, chaudières et tuyaux Electricité Cheminées et conduits de fumée surchauffés et défectueux Allumettes Etincelles sur les toits _____ Cendres chaudes, charbons, foyers ouverts 2,558 Foudre 1,178 Pétrole et ses dérivés 1,209 Lumières, autres que lumières électriques 1,204 Incendies voisins 497 Combustion spontanée 472 Incendies volontaires 174 Causes diverses connues, (explosion, feux d'artifice, friction, graisse ou métal chauds, tuyaux à vapeur et à eau chaude, etc.) 4,449 Causes d’incendies inconnues 5*838 Pertes matérielles $ 2,286,430 3,097,785 3,813,153 1,424,113 713,868 713,380 815,632 633.945 1,616,160 493,310 714,598 1,323,930 784.946 4,785,639 18,686,131 TOTAL 52,173 41,903,020 On remet à neuf les rubans noirs fanés en les exposant à la vapeur de thé vert.EPITAPHE Ne verse point de pleurs sur cette sépulture.Passant: ce lit funèbre est un lit précieux, Où git d un corps tout pur la cendre toute pure; Mais le zèle du coeur vit encore en ces lieux.Avant que de payer le droit à la nature.Son âme, s'élevant au-delà de ses yeux.Avait au Créateur uni la créature; Et marchant sur la terre elle était dans les cieux.Les pauvres bien mieux qu’elle ont senti sa richesse; L humilité, la peine étaient son allégresse; Et son dernier soupir fut un soupir d’amour.Passant, qu à son exemple un beau feu te transporte.Et, loin de la pleurer d’avoir perdu le jour.Crois qu on ne meurt jamais quand on meurt de la sorte.Pierre CORNEILLE.LA MAISON MOLSON MET SUR LES ONDES “Radio Concerts Canadiens' A partir du 7 octobre, la maison Molson présentera, tous les lundis soirs, à neuf heures, les Radio-Concerts canadiens, qui seront diffusés par les postes du réseau i .n * Il faisait une chaleur pesante: un homme aperçut, au bas d’un coteau, une vigne chargé de grappes.et cct homme avait soif et le désir-lui vint de se désaltérer avec le fruit de la vigne.Mais, entre lui et la vigne, s'étendait un marais fangeux qu’il fallait traverser pour atteindre le coteau, et il ne pouvait s’y résoudre.Cependant, la soif le pressant, il se dit: Peut-être que le marais n’est pas profond.“Qui empêche que je n’essaie comme tant d’autres?Je ne salirai que ma chaussure et le mal, après tout, ne sera pas grand".Là-dessus, il entre dans le marais: son pied s’enfonce dans la bourbe infecte; bientôt il en a jusqu’au genou.Il s’arrête, il hésite: il se demande s’il ne serait pas mieux de retourner en arrière.Mais pure i nm 1 VARNISHES & ENAMELS POUR VOS REPARATIONS MATERIAUX DE CONSTRUCTION PLOMBERIE — PEINTURES QUINCAILLERIES Dépositaire des produits General Electric: réfrigérateurs, lessiveuses, radios.— Département de service.Ferronnerie Alfred Langlois 503 rue Saint-Georges — Saint-Jérôme Téléphone 54 lltUHlIBUlHIUH ¦IlIlKlWlMimi xaiiiHin français de Radio-Canada.Cette émission prend un sens particulier, puisque jusqu'ici jamais encore on n'avait présenté aux radiophiles canadiens un programme radiophonique publicitaire d'une telle envergure.L'orchestre de quarante-cinq musiciens sera sous la direction de Jean Deslauriers, et le jeune brillant chef d'orchestre puisera dans son répertoire “la musique que vous aimez”.La maison Molson a aussi mis à contribution ce grand artiste qu'est Albert Duquesne, qui est aussi le “reporter Molson", et qui sera l'animateur de la nouvelle émission.La personnalité sympathique d'Albert Duquesne donnera le ton à ces ttois quarts d’heure de belle musique, qui voudront rester familiers.Chaque semaine, l'une des étoiles de notre firmament artistique, sera présentée au public radiephile québécois par la maison Molson.Quelques-uns de nos plus grands musiciens et chanteurs ont déjà été engagés.C'est Madame Pierrette Alaric, du Metropolitan Opera, qui sera présentée au concert inaugural.Puis viendront messieurs Wilfrid Pelletier.Jean Beaudet, Jacques Gérard, Arthur Leblanc, Lionel Daunais, Jean Dansereau, Paul Doyon.Noel Brunet, Léopold Simonneau, etc., et mesdames Claire Gagnier, Anna Malenfant.Irène Moquin.Germaine Malépart.Simonne Flibotte, etc.Le Quatuor Alouette a aussi été engagé.Chaque semaine, la maison Molson rendra hommage à un québécois éminent: artiste, inventeur, a-gricultcur, ouvrier, etc.Les meilleurs écrivains seront aussi mis à contribution pour la rédacton des textes de ces émissions.Un récit canadien LE MANCHON C’est en hiver, dans le bon vieux temps où l’on voyageait en diligence entre Québec et Montréal.Une jeune campagnarde, très engageante, s’est installée sous les robes de buffle, entre deux messieurs Gaston Gibeault C.R.AVOCAT de BOURASSA & GIBEAULT Tél.60 - 5, rue Prcfontaint Ste-Agathe des Monts Paul Larose B.A, L.L.B.AVOCAT 84, rue Blainvillt SAINTE-THERESE Téléphone 230 Résidence 185 Mario Beaudry B.A., LL.M.Avocat et Procureur Ste-Agathe des Monts Résidence ôa, Tour du Lac Tél.374 Bureau 43, S.-Vincent Tél.217 Tél.LA.7268* RESIDENCE: St-Junvier (Terrebonne) Tél.269-W J.-Marc Vermette LL.L.Notaire-Commissaire EDIFICE "THEMIS” Suite 904 10, Ouest, Rue St-Jacques Montréal Téléphone: Bureau 61 Rés.510 Louis Nicolas ARCHITECTE Bureau: 298, rue La belie.Boite B Résidence: 430, Bird Melançon Saint-Jérôme, Que.Claude Prévost c.R.( AVOCAT Chambre 313 132 ouest, rue Saint-Jacques Montréal Bureau : PLateau 5060-506S Henri Prévost B.A., LL.B.Avocat 298 rue Labelle Tél.85 SAINT-JEROME C.-E.Marchand, C.R., conseil ARMAND PARENT, A.P.A.Comptable-V érificateur Autorisé de la Commission Municipale de Québec Classe “A” Bureau: 500, avenue du Palaii Rés.: 389, blvd Melançon TEL.122 Saint-Jérôme, Qué.Louis Mignault Arpenteur-Géomètre Bureau: 310 rue Saint-Georges Résidence: 17 rue Saint-Faustin SAINT-JEROME Bureau: TéL 25 Résidence: Tél.355 Téléphone 471 J.-Gavan Power, B.A.LL.L.Avocat & Procureur 69 rue Préfontaine Est (coin Si-André) Sainte-Agathe des Monts de la ville, très galants.Toute la scène qui s’en suit se passe en silence.comme il convient entre voyageurs qui ne se connaissent pas et qui n’osent pas entamer la conversation.J'ai oublié de vous dire que la jeune et intéressante héroïne de cette histoire avait un gros manchon: mais c’est inutile, toutes les dames ont des manchons, les hommes eux-mêmes en portaient jadis.Le voyage n’avait pas duré bien longtemps, qu'un incident assez curieux se produisit.Une main discrète, ou plutôt indiscrète, se dirigeait à tâtons, sous l’épaisseur de la fourrure, dans la direction du manchon: c'était celle du voisin de droite.La propriétaire du manchon saisit immédiatement la situaton, et le parti qu'elle pouvait en tirer.Elle ramène furtivement ses deux mains hors du manchon, et laisse la place libre à l’intrus.Ce que c’est que l'instinct! Le voisin de gauche pense au même instant qu’un petit assaut au manchon.de son côté, serait peut-être un excellant moyen d'ouvrir la conversation.Et les deux mains rivales se faufilent, petit à petit, pouce à pouce, pareilles à des serpents, dans l'étroit défilé doublé de soie, où règne une douce chaleur.La jeune personne assiste impassible à cette bizarre mimique.Sans paraître regarder, elle voit parfaitement es oeillades langoureuses braqués sur elle des deux côtés à la fois.Tout à coup, d'un geste brusque, elle ramène vivement au TéL 381-w 129 St-Antoina Jacques Poulin ARPENTEUR GEOMETRE QUEBEC LAND SURVEYOR Case postale 160 Ste-Agathe des Monts YVON BOCK AVOCAT est, rue Bellechasse MONTREAL CA.8313 Sénécal & Cie Comptables Publics Spécialistes en impôt sur le revenu 320 St-Georges, St-Jérôme Tél.987 16a St-Charles, Ste-Thérèsi Tél.250 JULES JARRY Notaire 38, avenue Legault Tél.53 SAINT-JEROME Règlement
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