L'électeur, 20 juillet 1880, mardi 20 juillet 1880
1ère année QUEBEC, MARDI 20 JUILLET 1880 Xo.5 i Û * ELECTEU Le numéro : 1 centin.LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC, Propriétaire Edition quotidienne QUEBEC, 20 JUILLET 1880.Une Excursion au Saguenay.de rétablissement île pisciculture, un concert organisé, le soir,par les daines, tel fut le bilan de ia journée, et quand le Saint-Laurent revint accoster au i quai de Québec,il semblait chacun qu’il Samedi dernier, la direction de la ne venait que de partir.Compagnie des bateaux A vapeur du L’honorable M.McCreevy, la com-Saint-Laurent avait mis it la disposition pagnie et ses directeurs ne sauraient des membres de la législature un de ses être trop félicités sur la manière dont ils magnifiques steamers.Le temps était font le service public.Les cabines sont ravissant, la compagnie choisie et nom- bien ventilées, l’équipage est admira-breuse, le service bien fait, et tout pro- blement choisi, le service parfait, la mettait la plus délicieuse des excursions, table exquise, et le bateau rapide et A huit heures,le Saint-Laurent quittait sflr.On ne saurait trouver un officier son quai, et bientôt il voguait vers ce pins habile et plus courtois que ne l’est mystérieux royaume du Saguenay, qui ie capitaine Barras, ni un administra-a tant fait réver les premiers explora- teur plus intelligent et plus attentif que teurs français.Le cap Tourmente, file Le l’est M Chabot.Aidés par eux MM.aux Coin1res, la Malbaic, les Pèlerins, Bcaudct, député du Saguenay et Cliar-Tadoussac, disparurent tour A tour der-1 ics Langelier, député de Montmorency, itère les touristes émerveillés, et la nuit | faisaient à leurs collègues les honneurs les surprit voguant sur les eaux noires (]u bord, et parmi les hôtes de la cornet profondes du Saguenay.pagnie du Saint Laurent, il n’y a eu Qui n’a pas vu ce beau fleuve plus cc jour-lA qu’une \oix pour les remer-large que le Rhône dans sa plus grande Ler ^c leurs prévenances et de leurs largeur, ne connaît pas le Canada, he attentions si pleines d’urbanité et de voyageur ne saurait rencontrer rien de délicatesse.plus sauvage, de plus tourmenté, de plus grand ; et quand le bateau parut au pied des caps de l’Eternité et de ia Trinité, qui surplombent le gouffre d’une hauteur de 41)00 pieds, un cri d’admiration s’échappe de toutes les poitrines.Comme ou se sent bien alors dans la main de Dieu ! Le dimanche matin, le capitaine Barras faisant escale A la Baie des lia ! lia! pour permettre aux hôtes de la compagnie d’entendre la messe, et vers midi le Saint Laurent accostait au quai de Chicoutimi, jolie ville de 4,000 Ames, qui promet d’étre, avant un demi-siècle, la capitale d’une nouvelle province.Ici une foule sympathique attendait M.Bcaudct, Y intelligent député du Snguc-nay, pour lui souhaiter la bienvenue.Quelque paroles courtoises lurent échangées de part et d’autre et bientôt chacun s’éparpilla en ville pour voir qui un beau point de vue.qui un ami.Chicoutimi était l’extrême point de l’itinéraire ; le Saint-Laurent en quit tant cette ville devait descendre le Saguenay et se diriger vers la Rivière du Loup, où ses passagers reçurent le plus chaud des acceuils.En route,l’entente le plus cordiale ne cessa de régner :\ bord.Chacun avait laissé de côté les soucis du jour, les amertumes de la politique pour ne plus songer qu’au plaisir et au repos.Les promenades A terre, la visite à la jolie Relus «lu gouvernement irn il qu’ils ont l’o ndé sera durable, honnête, et qu’il défendra sans défection les intérêts du parti.Déj:\ la majeure partie du capital est souscrite.L:> fondateurs île la Compagnie espèrent (pie tous ceux qui se font une gloire d’appartenir au parti libéral Canadien vou Iront bien se joindre eux d • tout cœur, et qu’ils souscriront à cette Compagnie, dont le but patriotique est la diffusion des id ‘es de saine et honnête .1*"'”77 Ils comptent aussi sur les annonces dont leurs amis peuvent dispose * ainsi que sur leur abonnement et sur celui de leurs amis.îïi; .;.LCJ U/.'lU- JÉt L’Administratm de “ l’Electeur.’’ J.B.LA LIBERTE MANUFACTURIER —ht— MARCHAND DE FOURRURES, Nos.124 et 126, Rue St.Joseph, St.Roch, QUEBEC.A l'kNSEIONE DE J.’oItIGNAL.CH a BEAUX DE BAILLE, CASQUKT TES, CHAPEAUX «le FEUTRE et «le SOIE.Salb* d*Echantillons «!«• fourrures ouverte toute l’année «-t nous invitons les étrangers e le.-* citoyens de Québec ;« venir visiter.Québee, 15 juillet 1880.15jg.MOUNTAIN HILL HOUSE {HOTEL DIOS) COTE DE LA MONTAGNE, Q’JBBEC.Nouvelle! ut meublé.Tout le confortable d'un hôtel supérieur.A proximité des chambres «lu Parlement.E.DION * CIE., Propriétaires.Quéliec, 15 juillet 188*0.15js.Miiliidii-s des veux cl des oreilles Du.L.J.A.SI.M'A KD, Oculiste et Auriste, JB.Kl K ST.LOUIS.Ileur»-.» de consultation* «h* 0 h.a.m.« 12 a.De 1 h.p.m.:« I h.ji.m.c 1 li.p.m.a 1 li.ji.n Québe -, 15yuillct 188().9413 L’ELECTEUR 20 juillet KKPKOOCCTIOX —Une curieuse étude est cello de ce pavillon portatif qu’on nomme parapluie, do son origine et de son histoire jusqu'à nos jouss.Comme la plupart des ustensiles utiles, c’est chez les Chinois qu’on trouve l’origine du parapluie ou du parasol,.Tous les peuples de l’antiquité en on fait usage ; les Egyptiens les Assyriens, les Perses.[Mais les grands seulement ; se servaient de cet instrum nt.Les Grecs et les Humains avaient peu de goût pour le parapluie, qui ne s’accordait guère avec leurs vêtements- Qu’il plût ou qu’il fît soleil d’ailleurs les seigneurs de ce temps et les riches se faisaient porter en litière.Cet usage de la litière ou de la chaise à porteurs, qui s’est propagé dans tons les pays et qui s’est maintenu jusque vers la lin du siècle dernier, a généralement tenu lieu du parapluie, qui n’a été connu ou pratiqué en France et en Angleterre qu’au «seizième et au dix-septième siècles.Mais si la litière et la chaise à porteurs étaient seules employées avant cette épo que par les grands personnages, on se demande comment s’en tiraient les vilains aux jours de pluie, et surtout les citadins de Paris et des grandes villes privés de tout abri portatif et forcés de courir les rues pour vaquer à leurs affaires.On voit au dix-septicme siècle la fabrication du parapluie prendre rang par miles industries de luxe; mais quel parapluie! il mesurait 1: mètre de hauteur.Déployé, il avait 34 mètres de circonférence et pesait 4 livre s au moins.Et sait-on combien coûtai t alors un parapluie ?De 45 à GU li vres.Il était fait de cuir, de toille cirée, d'étoile de soie huilée, «le papier verni.Dans ces conditions, ou comprend que peu «U* personnes pussent se passer la fantaisie d’avoir un parapluie.C’était beaucoup qu’on en possédât un dansune famille.Il se transmettait de génération en génération.Vers 1780, le parapluie prit une forme moins massive.Ou employa à sa fabrication des étoffe s dites gros de Tours, gros de Naples, tatfetats.roses, jaunes, vert pomme, rouges, bleues avec bon lure de fantaisie.Mais si le parapluie fut lent à prendre une forme acceptable, il n’en fut pas de même de l'ombrelle.Au siècle dernier, elle était un objet de toilette recherché du beau sexe.Elle était faite, suivant la mode, de soie blanche ou noire avec franges, recouverte de dentelles à médaillons ou à dessins, brodée de verroteries ou garnie de marabouts.L’ombrelle articulée se fit marquise.Après diverses phases, le parapluie a conquis depuis 1825 une élégance relative qui n’a cessé de se perfectionner jusqu'à notre époque.L’antique manche a été raccourci et a été recourbé à la poignée.En 1880.il s’est popularisé sous le nom de4i ritlard.” Le poids diminua de moitié, et de tô livres le prix du parapluie descendit à 8, à 7.à 5 IV.pour les sortes courantes.Aujourd’hui c'est un objet quasi de luxe aussi utile qu’agréable.Un poète a prétendu que le parapluie était un instrument de séduction ; voici comment il s’exprime : * En tous pays, un jour d’averse, A la beauté «pie l’eau traverse Offrez le cœur, offrez la main.Mieux vaut passer votre chemin.Mais vous plairez à la folie Si vous olfrez nu parapluie.# # A l'exposition des arts concernant la pêche qui a lieu en ce moment à l»er-lin, on voit, dans la dirision de la Nonvège, quelques échantillons d’oiseaux aquatiques du Nord envoyés par la chambre de commerce de Tromsoé, entre autres les eiders, appartenant à la famille des canards (so-înateria molissima) qui fournissent le duvet léger et précieux connu dans le commerce sous le notnm d’édredon.Les eiders habitent les pays du Nord.Les hatbitants des eûtes les soignent comme des animaux d’un bon rapport, et dans l’Islande, ces derniers sont même placés sons la sauvegarde publique.Cet oiseau aquatique s’enlève les plumes de la poitrine pour en garnir son nid.Mais il ménage une assez grande quantité d’autres plumes, qu’il tient comme en réserve, et qui seront employées lorsque la mère couveuse abandonnera pendant quelque temps les œufs pour aller à la pâture.C’est ce moment «pie choisit le propriétaire de rEiderholni, terrain côtier, garni de nids, pour venir enlever la récolte qui s’y trouve déposée.Après cet enlèvement, l’oiseau recommence sur de nouveaux frais et refait son nid une seconde, voire même une troisième fois, opération dans laquelle le mâle aide la femelle.Parmi les plumes, on distingue ce qu'on appelle le duvet vivant, par opposition au duvet qu’on prend sur l’animal mort.Au Groëlaud, on utilise encore la chair et les œufs de l’oiseau ; la peau sert à confectionner des vêtements pour l’hiver.( Fran co Am c rien in.) COICsÆMBROE.COTES DES FONDS.Québec, 17 juillet 1SS0.VA LE l’U.llaiKjue tie Montréal.Banque « >ntnrlo.Banque de PA.I*.du N.Banque «.oii^«di«lée.Banque tlu Peuple.Banque Molson.••••••••••••••••• B mque de Toronto • •••••••• ••••••«.Baivnie .1 acques-(’arl 1er •••••••••• Banque des Marchands.Banque des Town, tie PE-t.B mque de Québec.Banque Nationale.Banque Union du B.C.Banque des Artisans.Banque Can.de Commerce.Banque Ville Marie.B mque de la Puissance.Banque «le Hamilton.Banque Xi arit line.Banque d’Echange.Banque Fédérale.Banque Impériale.Bons du U.r
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