L'électeur, 30 mai 1881, lundi 30 mai 1881
1ère année QUEBEC.LUNDI 30 MAI 1881, Jtt.tfo 265 ERNEST PACAÜD, Redacteir-cn-Chef QUEBEC, 30 MAI, 1881.L’affaire Lavallee-Irvine.LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC, \ “ W **' ‘ " S Edition quotidienne Il n’est question partout en ville que de cette aflfairc.Conservateurs comme finaux sont unanimes à l’apprécier: c’est une conspiration ourdie par le traître Pâ-quet pour détourner l’attention de scs $M,Û00.Mai9 jamais conspiration no fut àla fois plus lâchement ourdie,plus maladroitement menée, et n’eut une fin plus ridicule pour son auteur et plus désastreuse pour ceux qui s’en sont fait les complices.Le renégat de Lévis en veut mortellement à M.Irvine qu’il a trouvé sur son chemin lorsqu’il a voulu,sous le gou-rericment Joly, faire frauder les créanciers auglais du Lévis et Kennébec au protit de M.Sénécal et de sa clique.En lançant cette sotte accusation contre lui au moment d’un ajournement de huit jours, il comptait faire d’une pierre deux coups: frapper dans le dos et compromettre l’homme qu’il déteste le plus, et détourner l’attention de l'accusation honteuse suspendue sur sa propre tête.Mais il avait compté sans deux choses importantes :cequ'il estlui-même.et ce qu’est l'homme qu'il voulait compromettre.Il avait oublié qu'autant lui-même est méprisé et ravalé autant M.hriue est élevé dans l’estime publique.On croira facilement, même sans preuve, à une accusation portée contre le Secrétaire Provincial, parce que son passé est là qui témoigne, contre lui ; mais on ajoutera foi difficilement à une calomnie dirigée contre le député de Vlégantic.pareequ© sa réputation est depuis trop longtemps établie.Si M.PâqueL n’a pas réussi à entamer la réputation de M.Irvine, ni à détourner l’attention publique de ses $14,000, il a réussi à donner au cabinet un coup mortel.Le vote de vendredi soir n'esl pas seulement une défaite ignominieuse pour le gouvernement ; c'est un souffiet donné par la Chambre au Premier Ministre personnellement.Il ne faut pas oublier, en effet, comment se présentait la question.M.Tarte proposait du déclarer que la Chambre croyait à la parole de MM.Irvine et Robertson, et trouvant leurs explications suffisantes jugeait une enquête inutile.M.Chaplean fit un discours violent contre la motion.Il descendit à des attaques personnelles contre le député de Mégantic et celui-ci lui fit une réponse à l’emporte pièce.Le discours échevelé du Premier Ministre fiU un appel désespéré à ses amis pour les engager à se rallier autour de lui et à écraser M.Irvine.Sa péroraison violente et passionnée voulaient claire ment dire : vous voyez mes amis ; il s’agit de choisir entre moi et le député de Mégantic.C’est là-dessus que le vote fut pris et la majorité se prononça en faveur de M Irvine ; et dans estte majorité il y avait trois collègues du Premier Ministre.Il est impossible pour le chef d’un gouvernement de se trouver dans une 0 position plus humiliante.Ce n est pas un vote de non-confiance contre son gouvernement que la Chambre a donné, c'est un vote de non-confiance contre lui personnellement.Il y a deux ans, M.Chnpleau et la presse conservatrice reprochaient à M.Joly de se cramponner au pouvoir, poreequ’il y restait malgré l’hostilité du (lows- il Législatif, bien qu’il eût la majorité dans l’Assemblée Législative.Que dire de ni qui reste ministre après avoir subi ni.vote de non-confiance pers nneP Que penser d'un Premiei ^in stre que trois de ses collègues ont été forces d'abandonner e*.qui reste Ct Pc liant avec eux ?Ce ministre ne sc c :uu| on e pas au pouvoir; il s’accroupit sur les bancs ci i Trésor et ser- rant convulsivement son portefeuille, il reçoit philosophiquement les soufflets que lui administre la Chambre.Il semble lui dire ; frappez moi tant que vous voudrez sur la tête et à la figure; mais de grâce, je vou3 en prie, ne touchez pas il mon portefeuille.! Echos de la Chambre CORRESPONDANCE.Il y a eu caucus des députés ministériels, à 3 hrs samedi après-midi.On dit que les délibérations ont été des plus animées, Des menaces ont été faites aux Hou.MM.Robertson et Flynn.Le comité des bills privés s’est occupé samedi, du bill de l’Université-Laval.M.Lacoste, avocat de Montréal, a prononcé uu excellent discours en faveur du bill.Le comité chargé de s’enquérir da scandale Pâquet n’a pas siégé, samedi, faute de quorum.Il s’est ajourné à demain.L’hon.I.Thibaudeau sera le premier témoin.La Chambre s’occupera cette après-midi, de la motion de Thon.M.Joly pour la formation d’un comité chargé de s’enquérir de l’administration du chemin de fer du nord.Le gouvernement en fait une motion do non-confiance, et refusera l'enquête-On peut s’-attendre à un débat intéressant.A M.la Rédacteur de l’Electeur.Monsieur, Permettez-moi de demander à Frs.Déeaulnier*, Ecr., M.P.P., si Mgr, Laflè -che, en répons© fc sa lettre, lui a insinué de voter contre le bill de l’Université Laval : idtm, si, à sa connaissance, d’autres députés, V.G.,M.Hou de, «le Xicolet, M.St Cyr, de Champlain, ont ou n’ont pas écrit à Kgr Laflèchs pou r lui demander son avis sur le vote qu’ils devraient donner sur le bill de 1‘Université; et si Mgr.Laflècha leur a insinué, on no leur a pas insinué, qu’ils devaient voter contre ce bill.Un Cskibux.ACTUALITES.L'hou.W.Laurier est arrivé en cette ville, hier, pour assister au terme de la cour de Révisio*.Il esf annoncé officiellement, que Son Altesse Royale la Princesse, Louise, obéissant aux conseils de ses médecins ne reviendra pas au Canada.Le Chronicle flagelle en termes très sévères, la cliqua Sénécal, Chapltau et Pâquet, pour avoir voulu salir lu réputation île rhon.Geo.Irvine.Il déclare que le vote tie vendredi est une preuve évidente que cette clique est répudiée même par les conservateurs.L’hon.M.Chapleau a donné un banquet aux députés, samedi soir à l’hôtel St Louis.La réception à Spencer Wood samedi après midi, a été vraiment charmante.Son Honneur lu Lieutenant-Gouverneur ct madame Robitaiilo ont reçu les visiteur» arec beaucoup de cordialité et de grâce.On lit dans reunion des Cantons de l'Est, journal conservateur: A propos de l’affaire des 814,000, on rapporte un mot charmant de M.Irvine.Le Premier Ministre, dit-il n*;i rien eu , M.Wurtele n’a rien voulu prendre; but if.Pâquet rOCKETED the wo* ney ” Désormais nous aurons le verbe pàquetter; on saura «e que ça veut dire.” Le Séminaire de Québec va établir, dil-on, une grande manufacture de balais, seaux, etc.ct une scierie sur la rivière Montmorency, à trois milles a peu près de la chute Lew travaux coin mcuceront le moi?prochain et donneront de hommes Le de M.de M.PARLEMENT LOCAL.Séance du 27 mai 1381.(Suite) L’hon.M.LORANGER.—Toute la Chambre veut le comité ; il y a unanimité là-dessus.Quaud une accusation c°t portée contre un député, e© comité doit être accordé.Seulement ce qu’on ne parait pas vouloir comprendre, ou, »i on le comprend, sans paraître vouloir l'admettre, c’est que le gouvernement sc maintient dans la logique qu’il a tenu dans une autre occasion.Il est bon de rapporter les faits tels qu’ils sont.Il y a à peine quinze jours, une accusation était portée contre un député de cette Chambre par l’honorable dé pu té du comté de Québec, dans des termes vagues, incertains, et mal défi nis, et le gouvernement avait cru, sans refuser l'enquête, demander à cette Chambre et à l’honorable député de Québec d’entourer son aceu-ation, des précautions dont on entoure ordinairement ces sortes d’accusations.Le gou-veinemcnt a prétendu dans cette occasion qu’on ne devait pas loucher â la réputation d’un représentant du peuple d’une manière frivole et qu’on devait formuler clairement son accusation et en prendre toute la responsabilité.Ou n’a pas voulu le faire.L’accusation, M.l'Orateur, avait été portée contre un membre du gouvernement, en son absence.L’IIon.M.ROSS.— Je demande [>ardon à l’hon.Député, en sa présence, ct je demanderai aux membres de la presse de rapporter les débats cor rectenient afin que le publie ne soit pas sous une fausse impression.L’on .Secrétaire Provincial était dans la, bâtisse.Je ne savais pas s’il était ou non dans la Chambre, je ne puis le voir de mon siège, M.l'Orateur.Mais ce que je sais, c’est qu’il est entré dans la Chambre quelques instants après.LT Ion.M.LORANGER—J’ai dit qu’elle avait été portée en son absence et je déclare que lorsque l’accusation a été lue ©n Chambre lTIon- Secrétaire Provincial n’était pas eu Chambre.LT Ion.M.ROSS.—J’ai déjà c.xpli-é pourquoi je le croyais à son siège, je ne puis pas le voir d’ici.LT Ion.M.LORANGER—Je constate ce fait qu’un Ministre de la Couronne a été aocu-é en son absence par un ox-Miniatrc de la Couronne.Il pouvait certainement être dans les bâ tisses,mais il n était pas dans la Chambre.On a demandé de sur ses quelque temps pour promettre à l’hou.Secrétaire Provincial de faire sa dec.’a ration.On a réussi, il est vrai, mais à toutes les dix ou quinze minutes, quel qu’un se levait de l’autre côté pour demander où était la déclaration.Mais ce n’est pas là le point, M.l’Orateur, je ne fais que répondre à une observation de l’hon.Député de Lotbiniè-re.Quand, à l'accusation qui était devant vous.M.l’Orateur, j’ai reproché aux honorables Députés de l’autre coté de ne pas la porter dans les formes nécessaires et qui sont exigées eu An glctcrre,parce que là on ne permet pas (pie l'honneur d'un députe soit sali par une uceusa’ion à moins qu’on ne Tén- ia figure de celui qui l’avait faite,avant même que le Comité ne fut formé.J’ai dans le temps reproché à l'Opposition la conduite qu'elle tenait.TUCÎ Aujourd’hui une accusation est portée contre un député de cette Chambre, par l’hou.Député de Jolictte.J’espère quelles informations qu’on lui a données ne sont pas fondées; je l’espère pour l’honorable déouté do Joliet te qui Ta fait pour remplir un devoir sacré, savoir : de mettre la Chambre dans sa confidence quand on lui apprend quoique chose sur la conduite d'un des membres de cette Chambre.L t declaration de l’honorable député de Mégantic est une déclaration qui peut pu rattre satisfaisante, mais elle n’est i>;is dans Its termes de T accusation, elle ne rencontre pas tous les faits allégués dans la déolaration de l’honorable député dt Joliette.L’honorable député de Sherbrooke demande le temps de la prendre cil considération, et si elle est jugée suffisante non* n’irons pas plus loin.Mais du moment que l'honorable député de Mégantic déclare qu'il ne cet acte d'achat il ne connaissait pas ce qui était arrivé?Ou il a trouvé cet acte correcte, eu il ne l’a pas trouvé correcte.S il ne le trouvait pas correcte, il devait le dire et ne pas le signer ; s'il Ta trouvé correcte, il a tout accepté et il e>t responsable de son acceptation.L'honorable Trésorier aurait du so rappeler qu’il u’était pas seulement Président de la Compagnie du Québec (’entrai, mais encore qu’il était Trésorier do la Province de Québec.Maintenant qu'il nous dise tout ce qu’il pense do l'alfiir©, et s’il a ratifié cela comme uu acte correcte ou s'il Ta répudié comme ne l’étant pus.M.CII AM PAG NK.— Monsieur 1 Orateur, la modo i qui est maintenant devant vous » s! nue motion qui demande l'ajournement des débats sur la motion demandant la formation d’un comité pour s'enquérir ries faits allégués dans la déclaration do l'honorable député de Joliette.Je ne crois pas qu'il y ait lieu d’ajourner le débat sur cette question Je considère qu’en ronti-# f nunnt demain la diseusslan qui est veut-pas de delai, lo comité doit être I commencée, nous prendrions uu temns _____u a - .a» 1.: _ï .‘ .1 ' accordé de suite.C’est lui qui est le meilleur juge sur ¦cette matière, et je crois qu’on doit se rendre à sa demande.J’apprécie hautement, M.l’Orateur, la conduite de l'honorable député de Mc-gantic, à su place je ferais la même chose.Mais cependant, M.l’Orateur, il ne faut pas sc méprendre sur les intentions du gouvernement.Le gouvernement fait dans celte occasion ce qu'il a déjà fait dans une autre occasion, sa voir: de prémunir la Chambre contre une décision trop hâ’irc.Cette motion d’ajournement n'avait pour but.que d'éveiller la Chambre, le soin qu'ell»?doit mettre dans les jugements quelle est appelée à prononcer.LTIon.il.ROSS.— M.l'Orateur, Thon, député de Joliette porte une accusation contre Thon.Député de Mégantic, il a certainement le droit de le faire.Il n’y a pas un seul membre dans cette Chambre qui lui uierj ce droit.Mais, quant aux informations, ne devrait-il pas aller les puiser a la source ?Kt quelle est cette source?C’est l’IIon.Trésorier Provincial.C'est lui qui est le président de la compagnie qui a acheté le Chemin de Fer de Loris ct Kennébec par Lent remise de M Woodward cl c’est lui qui savait les transactions qui avaient été faites entre M.Cowan et 'W oodward.Ainsi l’hou Député devait aller prendre ses informations chez Thon.'Trésorier.Maintenant, M.I Orateur, la question est sur la motion d'ajourmoment du débat présentée par Thon.Trésorier lui-même.Mais pourquoi ajourner?Qui connaît les d(.‘tails de cette nflaire mieux que Thon.Trésorier; qui mieux que lui peut prendre la déclaration du député de Mégantic et !n nier si elle est fausse.Je suis lies surpris du manque de générosité dont i! fait preuve dans ce moment.Je le connais pour un homme gêné: eux, mais je suis très surpris de la conduite qu’il tient dans c© moment.J’ai affirmé deux ou trois fois déjà, (pie lorsque j ni fait ma déclaration contre l’honorable .Secrétaire Provincial, j’étais sous l’impression qu i! était préseut dans c tte Chambre.Toujours est-il qu'il était dans les environs.Il est venu un instant après et i! a eu le temps de faire sa déclaration.Je n’ai jamais entendu accuser Tlionorabl»; Secrétaire Provincial en son absence; Je le déclare sur mon honneur.Tou jours n’était-il pas à Montreal.Maintenant, M.l’Orateur, voici un honorable Monsieur qui fait une déclaration contre un membre de cette Chambre.Ce n’est pas tous les jours que nous avons lo plaisir de l’entendre dans celte Chambre.Lorsqu'il a fait cette déclaration, il devait savoir que celui qu'il accusait était absent, et que l’accusation resterait devant le public dîn ant une semaine sans réponse de la part de l’accusé.Il n'a pas voulu attendre son arrivée Je me suis élevé contre cette manière de procéder et maintenant on me reproche d avoir fait la même chose.Eh bien, je dis que je n’ai pas fait la même chose.On aeons-tou re de la prudeuue dont on doit Ten- taté que l’honorable Secrétaire Provin-tourer, une accusation de cette espèce.1 r-ial n’était pas loin et qu’il est venu qui que nous devrions prendre pour d'autres affaires plus importantes.Je dis qu’il n’y a pas lieu d’ajourner le débat, et voici pourauoi.Nous avons d'in» côté la declaration de Thon.Dé-pu!é d** Joliette, et de l’autre nous avons lu déclaration «le Thon.Député de Mégnutic.Les deux ne s’accordent pas ; 1 une comporte une charge contre un membre de celte Ghambre et la seconde, donne des explications ; à tout événement il y a un fait certain, o’e*l que les deux ne s'accordent pas.Loin d© moi la pensée de dire quo l’une est plu* exacte que l’autre.(le n’est pas à moi de dire que l’accusation est bien ou mal fondée.Mais Thon.Député de Joliette par sa motion demande qu’un comité soit nommé ; le Chef «le l’Opposition a dit qu'il voulait le comité, et je dis qu’il faut accorder e.* comité: L’hon.Député de Mégantio a dit qu’il ne voulait pas de délai, qu’il n’en avait pas besoin.Je crois que Thon.Député est le meilleur juge dans cette matière ; et je dois dire que si on ne l'accordait pas de suite, ce serait perdre le temps du la Chambre inutilement.Maintenant, M.L’orateur, je terminerai en relevant uw* remarque de I hOn Député du Comté de Québe \ II disait, il y a un instant que h* Dq> it-* de Joliette, bien qu’il lut en parlement depuis assez longtemps, n'avait pas eu l'occasion de «e faire ente-dr* souvent.Je lui dirai que ceci regarde chacun des déput *s de celte Chain!» i de parler quand il le juge à propos.Sur une question comme celle-ci, je ne crois pas qu'il soit besoin de faire uu bien long discours.lorsque Thon Député a fait sa déclaration contre Thon Secrétaire Provincial, il n’a pas cru devoir fain un bien long discours, il s'est contenté de lire -a déclaration : Et le Député de Joliette a fait, la mémo chose, et même plus; il nous a donné des explications vesbules sur sa déclaration.Ainsi M.L’Orateur, je ne vois pas que sa remarque soit bien à propos.M.N\ U RT LL K.— La motion que vous avez maintenant entre les mains, M.l’Orateur, demande l'ajournement du débat.L’hon membre pour Joliette a fait une déclaration et l’hoo.député de Mégantic a fait une réponse; à cette déclaration Maintenant nous avons à apprécier s'il y a lieu à une enquête, et comme nous avons à fane cette appréciation avec connaissance de cause, je crois qu'il convient d'ajourner le débat afin que Ja déclaration de Thon, député pour M égal i tic soit imprimée, afin que nous puissions voir s’il doit être accusé ou non.Si les faits sont constatés être tels que les relate Thon, député de .Mègantic, il n’y a pas besoin d’avoir une enquête.Mais pour cela il nous faut avoir le temps d’éludier ia question.C’est pour cela, M.l'Orateur, que je crois qu’il faudrait ajourner le débat a demain.LTIon.M.MERCIER.— M.l'Orateur, je crois que nous devons concourir dans la motion d’ajournement.Si la Chambre veut me permettre, je vais relater c** (pii s’est passé samedi der nier.Aussitôt après la déclaration de i bon.député de Joliett *, je l’ai lue e: pas de doute que l’accusation ne con- 30 mai L’ELECTEUR gasEesgs .-farawanu r-f tient aucun fait dont on devrait prendre connaissance ; il n'y a rien là dedans qui nous justifie de demander un exacte, pour leur «Ici* mder comment il se fait qu’ils ont nié d'abord 'd’une façon vive l’accusition portée contre comité Je n’accuse pas Thon député \ Thon, député de Méjfintic»et que inain-tle Joliette d'avoir fait une déclaration j tenant ils viennent nous (lire qu'il n'y frivole : il a eu des informations et il a a rien dans cette accusation.cru devoir nous les communiquer, j Nous sommes ici.M.l’Orateur, pour Mais je pense qu'il devra aller plus loin ; donner un des exemples les plus impor-et nous déclarer do qui il tient ces in-; tanls qu'un-* assemblée délibérative formations.Maintenant qu*il sait que j puisse donner.Une déclaration est ces faits ne peuvent justifier une en-j faite, cette déclaration est répudiée quête, il sera de son devoir de nous ’ avec violence par les uns, et par les dire de qui il tient ces laits.autres, elle est déclarée frivole.Je dis L'IIon.M.LOKANGER— L'hon que lorsque le Clief de l'Opposition a député dit qu'il serait du devoir «le dit qu'il niait l'accusation, c'est qu’elle 1 lion député de.Tolictte de dire de qui il j n’était pas frivole.Je demande à mon tient ses informations.Je lui rappelé | honorable ami pour Mégantic s’il ne rai ceci : c'c*t qu’au comité «pii se tient1 considère pas l'accusation extrêmement dins k* moment sur le Crédit Foncier, • grave pour un membre de cette Chain on a demand»» à l'hon.député du coint«* | bre.de (Quebec L'IIon.M.MERCIER.—Je rappelle l’hon.Procureur-Général à l’ordre, il n’a i>as droit de parler ue ce qui se passe dans un comité.Ce n'est pas que j'ai peur de son argument, car je lui dirai qu'il n'est pas tort.Plusieurs voix à gauche.Non ! non ! L'Honorable MCl IÀ PLEA U.— Je sais que pour obtenir un objet on peut déclarer comme frivole quelque déclaration que l'histoire de la Législature écrira comme ne l’étant pas.Et je dis que l’honorable Dé- Je .lis, M.l'Orateur, que si 1‘honora-1 P»té Megantic qui est saraiit en oie député de Joliette etai.,1e bonne drott n aurait pas pris sur jui-aème le soin de faire la declaration détaillée qu il a lue devant cette Chambre s’il n’avait fois quand il a fait s:i déclaration, son devoir maintenant est de nous «lire de qui il tient .-es informations et je main- ; Pfs.€1 1 (}u - n\ait quelque chose de ti *ns cette proposition, et je dis que serieux dans ceit* accusation.J# le «:’c>t ce que je ferais.A sa place.11 t :i quelques instants lTiononioie Procureur Général m'a interrompu.J’aurais été très heureux s’il avait pro lité «le ce moment pour me dire si, en loi.il y a là une accusation qui justifie un comité.Je ne \eux pas tlatter l’ho 'îiorahle Procureur Général pour avoir une réponse favorable, mais je lui dirai qu'en sa qualité d'avocat distingué, en sa qualité de Piocureur Général, 1 doit être prêt à me répondre sur cettekpies-tion.Il est chargé ici de décider les questions de droit qui se présentent, je lui demande s’il est d’opinion qu'il v a îà, eu droit une accusation dont on doive s’occup t dans cetie Chambre.Nous avons eu la déclaration « te l’hon Député de Mégantic qui est une défense en fait et en droit, et je dis que nous ne devions pas prendre le temps «le la Chambre pour un Comité.I! n'y dis pour l'histoire et non pour le monde : au moment où noua ne donnons pat toute l'importance qu'on devrait donner à une affaire comme celle-ci, il peut se faire nue l'opinion publique de cette province qui a été dégradée et empoisonnée par des délation* de toute» sortes, n'y attache pas plus d'importance ; mais moi ie dis que oette accu- Gette déclaration peut se résumer en deux mots, on accuse un honorable député de cette Chambre d’avoir cmpêohé la vente du chemin de fer de Lévis et Kcnnébec pour un montant qui a été fixé à $500.000 par un des honorables membres qui ont adressé la parole, on l’accuse, dis-je, d’avoir empêcher que le chiffre de la vente ne se montât à 8500,000 et d’avoir par là privé le Trésor public d’un percentage considérable.L’accusation comporte que ceci a eu pour résultat de faire baisser la vente, de 8500,000 à 8102,000.Je dis.M.l'Orateur, qu’à sa face même, cette déclaration pêche par la base.Kn effet, comment supposer qu'un homme disposé à acheter un chemin de fer pour 8500,000 se serait laissé influencer pour : la malheureuse somme «le S1000.Maintenant, M.l'Orateur.L'IIon.M.CIIAULEAU.—La déclaration dit que c'était l'hon.député de M^iranlic qui disait vouloir mettre $5ÜU,000.00.M.TARTE.—J avais cru comprendre, ci, de fait, je croyais a ne l’homme avait été inlluencé par cette somme de 81000 00 L’IIon.M.MERCI ER.—C’est cela.M.TARTE.—Ce n'est pas cela, les faits sont les laits.Le chemin valait-il, comme on l'a dit, 8500,000 00 c'est-à-dire, a-t-on voulu frauder le Trésor Public de son percentage ! Nécrologie Nous regrettons d’apprendre la mort de madame Laoia Paré, épouse du Dr.G .Bolduc, de la Grande-Ri V'ère, Ste Anne, arrivée samedi matin.Madame Bolduc a été enlevé,à la fleur de l'àga à peine avait elle 22 ans-victime de cette terrible maladie qui ne pardonne pis, la consomption.Il y a à peine trois semaines, M.le Dr.Bolduc perdait dans un même jour ses deux seuls enfants.Nous prenons part à sa douleur et nous lui présentons nos sincères condoléances.A TRAVERS LA VILL2 Frascruille.—Un jeune homme du nom d’Auguste Labonté, âgé de dix-neuf ans, s’est noyé à Fraserville ces jours derniers.Noyé.- Hier matin un matelot du nom de Robert Perry, âgé de 22 ans, appartenant au navire Cavcur, s’est noyé en se baignant au quai des commissaires.Le cadavre a été retrouvé quelques minutes après l’accident.combattants.Un témoin oculaire affirme en avoir vu un la jauo droite f»n.un oeil sorti jeudi, sui Accident.— Samedi matin un matelot nommé Andrew Johnson, employé au chargement d’un navire, en passant près d’un Il a été dominé sur cette question écoutille, perdit tout à coup l’équilibre et d'amples explications ; et les (leux par- tomba dans la cale.Le malheureux dans tis politiques do la Province seront «a chute s’est fracturé br.u et jimbes.Il heureux «1 apprendre que de co côté-ci i a été immédiatement transporté à l’IIôpi-de la Chambre, il s est trouvé uil | tal de Marine.Son état laisse peu d’espoir homme qui s'est levé et a déclaré qu'il guérison, ne croyait pas à l'accusation.Ceux qui j sation n'est pas frivole et que les fait- connaissent l'hon.Trésorier; ceux qui ' JL(crt Subite.—M.Antoine Griffard, de- qui j sont mentionnée constituent un comme moi ont eu l’occasion d’appré- 1 meurant sur la rue St Jean, en dehors de» délit, et que si ces faits sont exacts.! cier son honnêteté : ceux-là ne sauront 1 inurs, était à sa promenade habituelle du l'hon.Député de Mégantic ne devrait manquer de pouvoir constater qu'il n’y pas siéger dans cette Chambre.E»t ce ’ avait rien de mal au fond de cette qu'on ne sait pas que dans cotte décla- transaction ; que cette accusation était ration il y a de» mots de fraude, de sans fondement.C'est un fait que nous collusion?Que cette fraude ait été com- 1 ne saurions passer sous silence, malgré mise en qualité d'avocats, de complice les paroles éloquentes de l’hon.chef du ou en quelque qualité qôe se soit iquel- gouvernement que nous aimons touque soit l’homme qui l'a commise,il faut jours à entendre.qu il *o.t puni.-le n ai pas,M.I ( h ateur, si j*;lj })len compris, M.l'Orateur, il ! deux paroles et deux mesures.Je ne ’ soir,sur le trottoir en face de «a résidence, quand, tout-à-coup, il ressentit une lassitude extrême.11 entra immédiatement chez lui où il expirait quelques minute» après.Le défunt était âgé de Sô an».Cour de police.—Cinq jeunes gens, impliqués dans plusieurs vols, ont comparu samedi matin devant le juge Chauveau* a voulu protester contre la.déclaration 1 ____ „ „ , , .K 1 .Deux «le ces jeunes gens ont piaule coupa- ble, et séance tenaille, la cour 1*3 a con- J JQ1* tCC ^ J y ’Uli, 1 • lit" * _ , ^ i v v|.* - • »• % a w, • % * v v« v %% v \y v v • • f| v< IJ \ü entendu la • llon î0n* députe de Joiiôtte quel-1 connais lias un mot de l'affaire’’ Filon.1 “Tenir •» *«ra surpris de voir qtu | traire.Il :i dit: Je connais l'ai- .ou a 1 fairc et je déclare ici de mon siège traité cette question à la légère.j que voici un» accusation fausse, Ou a (lit «pie par cette declaration on 1 sans base aucune.'' Je demande à tous n avait «ait «pic mentionner des laits .k»s hommes honorables c’e cette Chain cela -les petites pièces ; il y en a pour tous : «n toute sincérité, qu’un succès éclatant -.«•t.• C h.imbic.Quand j ai tncwmii m j ç cjjose de grave, et je dis que dans 1 Trésorier lui nous a déclaré le cou réponse franche et bonne te tie 1 hou i1aTenir gra s de ‘c;- ¦ • °ne- lui nous a declaiâ le ton- l eputô de Megantus.j ai cm que hou | (lan, ,a chambre cVAssemblée D»»pute «le Joliette se levrait et dirait qu'il ne veut pas insister sur cette déclaration et qu’il la retirait.Si je fai- r.snL une declaration contre un député de cette Chambre et qu'une réponse était donnée, aussi franche que celle qui a été donnée, je me levrais et je retirerais ma motion.Je crois que c’est dans ce but, M.l'Orateur, que l'on demande d’ajourner le débat, et je crois qu'il doit être accordé, j’ai assez de respect pour l’hon.Député de Mégantic pour croire «pie lorsqu’il est venu demander de procéder de suite.«_* est î qu'il voulait revendiquer son honneur attaquée.Maintenant qu’il vient nous dire qu'il accède à 1 ajournement, je crois nue nous devrions s’y rendre M.1 Orateur, i'hon.Premier Ministre a cru devoir trouver étrange certaines expressions de l'hon.Chef de l’Opposition.Il in“ semble qu’il devrait être le dernier a les trouver étrange, et je suis sûr que s’il se fut trouvé dans la môme position, il aurait mis la même vigueur pour défendre un de ses amis.Nous avons ici M.l’Orateur, une phalange d'hommes dévoués à leur cause, une accusation est portée contre un des principaux de cette phalange.Et le chef de cette phalange ne viendrait pas avec vigueur défendse cet homme?Je suis sûr que l'hon.Premier Ministre aurait eu le cœur de défendre son ami comme le chef «]•* l'Opposition la fait.Je remercie pour ma part, l'hon.Chef de l’Opposition pour là manière chaleureuse dont il a défendu sou co lègue.(Applaudissement à gauche) Je le remercie au nom «le tous mes collègues et au nom «le toute cette Chambre, et je suis convaincu, «pie lorsque l'hon.Premier aura réfléchi il admettra que l’hon.Chef de l’Opposition a fait ce qu’il devait fair • dans une semblable occasion.L’IIon.M.CH A PLU AU —M.l’Orateur, je lie voudrais pas «|ue l'hon.député mit la Chambre sous un fausse impression.Je n’ai pas voulu «lire que l'hon.Chef de l'opposition a mal lait de défendre son ami comme il l’a fait Seulement j’ai «lit qu’il «Rail irrépressible et qu’iinnicdialeuient après une suggestion qui avait été faite et que l'hon.député «h; St Hyacinthe accepte, il s’était levé et avait dit: non, "J’ai dit que l'autre jour il avait dit que le député de Mégant’u: était digne «le l’honneur d’un gentilhomme, et je ne le croirais pas digue «le la position qu’il occupe s’il n'aVfdt pas parlé ainsi.Je me lève, M.l’Orateur, pour demander aux membres «le l’autre côté qui trouvent peut être singulier qu'un membre du gouveri ornent a dit qu’il voterait contre la formation d’un «•«> mité et qu’il savait que le fuit mentionné dans la déclaration n'était pas damnés respectivement^ trois années détention à l’Ecole do Réforme.île Salle de Musique.— C’est aujourd’hti i, comme on la verra par l’annonce, quo la Compagnie d’IIerzog commence la série de ses représentations.Nains et Géant», ventriloques, Chiens savants, avec tout due de haut en bai, un autre de l’orbite.Société saint Jean-Baptiste.—A un„ semblée des membres du comité de réJ» do la société St Jean-Baptiste delà cité dé Québec, tenue à l’Hûiel-de-Ville, j, le 20 de mai courant, les propositions vantes furent adoptées : Proposé par M.J os.Nadeau, secondé par M.A.Racine : "Quo.la société St Jeun-BiptUte de Québec voulant, comme par le L.j .mer la fête nationale avec autant d'éclat que les circonstances le permettent, invite les différentes sociétés et associations qui ont figuré dans la démonstration de l'un né.dernière à se joindre à la procession du 24 juin prochain, avec leurs char?bannières et insignes.” ’ Proposé par M.Jos.Nadeau, bC-Coudé par M.A.Racine ; “ Que ce comil.est d’opinion quo h fête du 24 do juin prochain devrait sa tor-miner par un grand banquet à U Sails Jacques-Cartier, à un prix qui permettrait au plus graud nombre des membres de la société d’y assister: qu’eu conséquence un comité spécial soit r.ommé pour s’assurer de la possibilité «t du coût de ce projet av.c prière de faire rapport à la prochaine-séance do ce cotait-.” Proposé par M.Ls.Parait-, secondé „ar M.L.T.Burnier : “ Quo M.le Commissaire-Ordonnateur soit chargé de s’entendre avec M.j* prç.aident de la société .St Jean-Bnplhte de St Sauveur au sujet do U marche do la procession national» le 24 de juin pi«-chain, et la place des officiels et des membre» do U société dans l’Eglise.’ Proposé par M.Jos.Lachance, ccoudé par M.F.Giguère : “ Qu’une assemblée publiqt n «Je tous les membres déjà société St Jean-Baptiste et de tous ceux qui désirent en Cairo partie soit tenue dimanche, 1e 5 juin prochain à l’issue de» vêpres, sur la pince Jucques-Cartier, et que le corps de musique de la cite soit prié de venir y exécuter dos mor* ceaux de »on répertoire.” Proposé par M.Ephrem Dugal, secondé par M.J.B.Drouyn : tl Que la société St Jean-Bspti-te de Québec a appris avec joie l’idée patriotique que nos frères les Acadiens ont eu» de se réunir en une convention national», à Memramcook, N.B, le» 20 et LM de juillet prochain ; que cette société désire, qui tombent sous le coup d'un article du Code de Procédure Civile.Encor» une fois, je n» veux pas dire ce que le comité ne trouvera peut être pas, et ce «pie.je l'espère il ne trouvera pas ; mai* je ne permettrai pas qu'on passe sous silence une accusation qui porte qu’un homme a violé un article de la loi.Va-t-on prétendre maintenant que ce n’est rien que de violer un article de la loi ?J’espère pour l’honneur de la Province.pour l'honneur de tous les intéressés que le comité trouvera que les faits mentionnées dan* la déclaration ne sont pas exacts.Les honorables messieurs de l’autre côté ont beau rire, cette affaire les occupent plus qu'ils en ont fair.Ils peuvent rire, ceux qui ont raconté d'avance, dans une autre ville les votes qu'ils comptaient avoir pour empêcher l«* comité.L'IIon Chef «le l'opposition a di* «pi'il ne s’oppo-ernii pas au comité, reviendra-t-il sur sa décision?c'est possible.On a vu plus que cela déjà.L'IIon.M.JOLY.—M.l'Orateur, il est six heures maintenant, mais je «lirai à l'hon Premier que je ne reviendrai pas sur ma décision.Il est inutile pour lui «lw sc battre les ailes plus longtemps dans l'espérance que je reviendrai »ur ma décision.Cris «le: *ix heure»! »ix heures! Los débats sont suspendus.Séance du soir L’Oia'our prend soin singe à 7h.50 L’IIon.M CIIAPLKAU reprend son discours « t dit qu'après avoir entendu la déclaration du Chef de l'Opposition au moment où les debuts ont «jté suspendus à six heurts, il a compris que c otait |.* désir «lu chef de l'Opposition que ces délia's prennent fin.11 déclare qu’il est du même avis.L’IIon.M.JOLY «ht qu’il croit que cette coin» «lie a déjà dure trop longtemps et qu'elle devrait cesser.Il dit que cest 1 lion.Premier Ministre «pii est chargé de diriger la Chambre dans cette matière et qu’il lui laisse ia chose entre !e< mains L’IIon.M.ROBERTSON.—Puisque la Chambre me parait disposée à terminer «*e débat immédiatement., je declare que je retire îaa motion d’ajournement.L Orateur soumet alors à la Chambre la motion de AI Lavallée demandant un comité.M TARTE.'—M 1 Orateur, la question maintenant devant nous a pris une importance «pii devrait étonner hou nombic «le ceux qui ont lu la déclaration de l’honorable député de Joliette.bre ; laquelle do ces deux déclarations les âges ot pour tous ie* goût».Qu’on s» le a le plus de lorce à leurs veux ; oïl «le di»o donc et qu’on *e r»nde «n foule ce «•clic d un membre qui, ne connaît pas j s0ir à la Sali o.do Muoique.un mot «le l’affaire, ou celle de l’autre | «pii, lui, dit qu’il connaît l’affaire et qui dit «pi’il n’y a rien dans cetie accusation.Je n’ai p l'intention, M.l’Orateur, «le faire un discours sur cette question.Les explications me paraissent satisfaisantes.Je présume «pie je ne serai pas accusé d'avoir un amour illicite pour l’honorable Député de Mégantic (rires ) Je dois dire ici que 1 *s rumeurs qui ont ét«> mises en circulation dans ie public sont complètement fausses.Je n’ai jamais eu l'intention d'abandonner le parti auquel j'appartiens.Il y a eu des actes dans le gouverne- V O ment que j'ai condamnés et iLycn aura peut être encore que je coiulaianerai ; mais dans tous les cas.je reste conservateur.Maintenant, M.l’Orateur, j’espère qu’on me pardonnera cetie petite «li-gressiou.La déclaration faite par l’honorable Trésorier, qui, lui, déclare être certain «pie cette accusation est fausse et la déclaration si claire de l’honorabb: député de Mégantic, me portent à croire quo la Chambre est décidée à agir ar«c fermeté «lans «•cite circonstance.Dan* ce cas, M.l’Orateur, je me crois oblige de faire la motion suivante: Que tous les mois après: ** «pi'en consequence un comité etc soit r* tranchés et remplacés pur ceux-ci :”Que cette Chambre satisfaite des explications données par l'honorable députe de Mégantic et ayan* pleine confiance dàiis la déclaration «le l'honorable 'Trésorier, passe à l’ordre du jour." M.MERCIER déclare seconder la motion.Après quelques remarque» de MM Mercier, Loranger, Lab *rge, Gagnon, Chapleau et Tarte, l'amendement de AL Tarte est mis au voix et emporté sur la division que nous avons rapporté samedi* La motion principale telle qu’amon déc est ensuite mise aux voix et emportée sur la même division.Le Hill coiccrimnt le chef-lieu de Kamouraska est soumis à sa seconde lecture après opposition de la part de M.Gagnon.Buis l’hon.M.Joly ouvre le débat sur sa motion demandant un comité spé-••tai pour s’enquérir clc l'administration du chemin de 1er du nord, et parle pendant une heure, et la Chambre s'ajourne à 1 heure à.m.En chasse.—Maîtr» Martin fait d» »ien-nes, parait-il, sur le chemin «1* c»lotiisa tion au Lac St.Jean.M.Ver:n»tt», demeurant sur 1«» parcours cl» cm cheaaia, trouvait vendre«li dernier à un mill* do «a demeura d»ux «le *»» jeunes taure» dévorées et lo cadavre à d»un «lévorô d’uno autre à quelque diètauce de» premières.L» courrier «le la malle revenait a Qué.bec mercre Ji dernier de ca train de pe»-tilion qua Ton commit.Tout à coup, bon cheval s’arrêta court et donna bientôt Us lignes de la plus grande frayeur.A l’instant débauchait gravement du boi» un ours brun de la plus grande tail lo qui v Tît majestueusement so placer au milieu d» la voie.En vain lo courrier complètement interloqué lit-il les plus grands efforts pour l’effrayer, maître Martin nu lieu «le’vlder le» lieux s’étendit nonchalamment on travers du chemin.Force fut donc un conducteur de lr.malle de Lire un leng détour pour éviter la rencontre: du tiop brusque enfant des bois.Bagarre.— Vendredi après midi une trentaine d'hommes revenant de» clTi 17^ Here prirent passage» h boni du convôfdu chemin de fer du Nord à Montréal pour venir à Québec.Tont alla bien d’abord,quoique «JCS voyageur» de» chantier» donnassent souvent «le rude» accolades à L dive bou- t**ille dont chacun d’eux était muni au départ.Itsndu vers St Anne de la Parade les petits verres se succédant et lo» alcool» ayant »»u 1» temps de produire (ont 1 »ur cfiet, l*\s discussions commencèrent, discussions qui «légénérèrent en une rixe à coup» «Je couteaux.On voit d’ici la frayeur des autres passa ne rs.Heureusement quo le comlucteur du train — un homme «l«« grande taille dont nous ignorons lo nom—réunit de suite tens les employés sous ses ordres et aidé de quelque» voyageurs courageux, !clc.il e*t toujour net étant argenté, ne rouille Jamais, il h© chauffe avec *1 es mforocaux de fer quo vous mettes rougir dans le pole.et vous les mettez dan* ce for vous repassez vingt minutes par chnquo plaque.Prix : du set complet pour le numéro l $ \ No 8.$*» réchauds îxtra 15 cts , chaque.Vous êtes to s Invités à ve.ilr voir ce merveilleux for au No.3J COTE DU PALAIS C»k/.Mme TESSIER, A.PREVOST Agent.P.s.G AU FF RK seul no 1 $1 50.No 2 $2.Québec, 5 mal 1881.—lms MiïUBLES ET IMMEUBLES OFFERTS EN VENTE St.Pierre Rivière du-Sud.Montmagny.LES DIVERS MEUBLESet IMMEUBLE?, cl-nprè* décrits peuvent être vendus en ni seul lot ou en plusieurs, s*»lon le gré «les :wht»-teurs, Los immeubles en culture sont, tout auprès de l’église et peuvent être comptés au nombre des fermes les mieux tenues en bas do Québec.Dnw le voisinage, sous les soins des MM.Gcndron «le si Hyacinthe, s’élève une fromagerie qui offre le meilleur appoint pour l’exploitation du magn.tl«]iie bétail dont la ferme est montée.Ou remarque aussi qu’une grande partie des labours pour les semailles du printemps ont été faits l'automne dernier.lo Une ferme de première classe contenant environ quatro-vlngts(80) arpentsensuperficie ainsi que la maison dessu*construite, grange, hangar, etc., le tout en »*r«lre parfait.2o.Une autre ferme d’environ cent (100) arpents avec grange toute neuve **t.parfaitement terminée «*t tout le bols nécessaire pour y placer une bonne maison.3o.Sur la deuxième ooncession une terre bien boisjc et ayant environ soixante (60) ar.pent.s eu supertlcie.4o.Sur la quatrième concession une autre belle terre A bols do quatre-vingts arpents (30) environ et contenant une sucrerie (érablière) parfaitement organisée.5o.Un matériel roulant comprenant «plaire chevaux d’excellente qualité; un troupeau «le bétes à cornes do premier choix ; des m nitons cots wold etc., parmi lesquel* animaux plusieurs out été primés aux exhibitions du comté ; et aussi voitures «l'été «*t d'hiver, harnais, instruments aratoires etc., «mi très-bon état.Le tout provenant «le la succession «le fou El/.éar Talbot «lent les qualités comine agriculteur étalent iustement appréciées.i_,_Bonxr -rt.Etal No.IS Marchr Champlain.Annonce ses nombreuses pratiques et au public en général,qu'il est prêt à fournir do la glace pendant la saison d’été.Cet glace que fournira M.Arcl a été comme par le passé, coupée a l’eau profonde et courant*» : M.Arel est par connéqueut on moauro «l'assurer scs pratiques, que cotte claie est la PLUS CLAIRE et la plus pure possible.Québec, 5 mal 1882.— 1m Nouvelle LIBRAIRIE DE ST.lvÜCII.B- JACOT IMPORTATEUR DE «JVloNTRE?¦T DK BIJOUTERIES, b«jsiro attirer l’attention do l’honorable dieu* ‘(¦•le sur l«s nouveautés qu’il vient de recevoir Man* co genre do commerce.•'L JACOT vient «le recevoir ce qu’il y a «le Plus nouveau en montres d’or et «l’argent (grand choix) parures (•et*) chaînes et chai* non**, croix, lockets, eaobets, épinglettcs.pen-'l*nt* d’oreilles, annaaux.Jauos, baguas, bijoux °n noir, boutons, et*., etc, horlage*, argon.iÇrl*s, lunettea, pince-noz, *tc., etc.Afin do donn*r use chance à tout le monde n°u* avons marqué laa effet* achetés le* an-n4w Précédente* à une GRANDE REDUCTION, et nous itou adopté U NOUVEAU •TÈME on affaire*.Quick sales ay\d small profits.E.JACOT, î L rue St Jostph, St Rocb, Québec.Québee, 17 rottI 1881.A.F.E.DARVEAU 151, rue St.Joseph, St.lîocli (VIS-A-VIS LE PUES BYT ERE) Le soussigné, tout en remerciant ses atnls et.le public en général pour l’encourngemeut libéral qnl lui a été accordé jusqu’aujourd’hui désire les Informer (pie *on mssortimeat «le librairie est des plus c «mplets et des plus variés et (pu* l’on trouvera à son établissement lo plue beau choix de livres «le prières relié* en colr de Russie, ivoire, velours, chagrin etc.; chapelets montés en argent, coquilles pour chapelets, croix et médaille eu argent, Imageries en dentelle, etc., le tout propre à être donné pour cadeaux de frontière communion.De plus, à l’oeeaslon de la première communion et pendant tout lo moi* de mai, il sera fait un présent à toute personne qui achètera pour au moias claquant* contins à cette librairie.^fcff**Une visite *«t sollicitée.A.F.E.DARVEAU, / Libraire, 151, rue St Joseph St Rocli.Québec, .* mal 1881.—lm* HOTEL ALBION RUE du PALAIS, QUEBEC, Le soussigné aaaonoe au public qu’il vlcat d’ouvrir lo grand Hotel connu sait* le nom D’ALBION JIOTKL au juol II a fait subir une | revit au rat ion «i-s plus complètes.L* nouvel hotel h été meublé à neuf et pourvu do toute* le^aniéhoration qui en fait un étHbli-Micineht «le première clns«e.La table »era toujours abondamment pourvu*»de toutes le* frimeurs, *L la buvette ne laissera rien â désirer.Comme les annonces de la maison ne sont pas encore parwieas danu toutes les parties du Canada et.de» Etwt«- Unis, nous avons résolu d'adopter pour i.i pi ;- ,iit«_* «nuée des p-lx réduits, dans le but «1*.* luire connaltro et apprécier notre établlmsement.L.M.B LOU IN.l’ropriétaire.N.B.—Nos agent* seront il l'arrivée d«* t«#us les t ains de chemin de fer et «les bateaux vapeur.Québec, 9 avril 1881.—3ms.• • •• SOCIETE de CONSTRUCTIOfi 4 4 •pEIIMAjNE^TE DE QUEBEC.La Sâiènic assemblée aénéralo aatmelle d*s membres de cette société, se tiendra k son bureau 1«» dernier lundi, te 80 du courant, a 7 hre p.m.dan* 1«» but d’élire des directeurs pour l’année courante.A cette assemblée il sera soumis un Rapport do l'état de* affaire* do la société* LOUIS LESSARD, Secrétaire Trésorier.Québec,23 mal 1881.—3f A VENDRE DIT A LOUER y* A A YENLLT.>ier au Révérend N.Beaubien, euré,et â M.August » Talbot, tous deux doSt Pierre, Rivière du Sud, Comté do Montmagny.Québec 23 avril 1 SSî.— lms UN hTABLISSEMÊiNf, BIEN ASSORTI Non.8 avons visité l’établissement do M.PI EU Kl?» TRFDEL, Charretier «le la rue DE LA RICIN*E» a St Rocb, et nous avoua été trè*-content «le âjotro visite ; car outre lo bienveillant accueil q.’d nous a été fait, il nous a été donné d«* volt* ds b.*aux chevaux ot de belles voiture*.M.TRUDEI/Cst Sa ns contredit l’un de nos charretiers le* plus entreprenants et qui cherche a sati-fulr** le« Uifférontfl goûts du public.11 possède un niaffnlllqu^ earos.ee un!, tout n«*uf, que traînent deux wop'erbe» choraux rouget, un carosse de fantaisie conduit par deux chevaux gris; des ** Uockawaya ”, » 75 LES MYSTERES DC CHATEAU D’UDOLPHE.ir XXXII UN MYSTERE K U LA IRCI.Emilie fit un geste de surprise et devint très-attentive.Dupont continua : —En m’accordant cette permission, cet homme savait bien qu’il me serait impossible de m’évader, le chateau était garde avec une extreme vigilance, et la terrasse s’élevait sur un rocher il pic.Il me montra donc une porto cachée dans la boiserie de la chambre où j’émis enfermé, et me découvrit le report qui l’ouvrait.Cette porte donnai! sur un passage pratiqué dan > l’épaisseur des murs, et qui circulait tout le long du cha- teau, pour venir aboutir au rotn-pirt do l’est.J’ai appris depuis qu’.l se trouvait encore d’autres couloirs dans les murailles massives do ce colossal édifice, secrètes communications évidemment destinées ù faciliter, en cas de siège, la fuite des hommes de la garnison.C’est par ce chemin que pendant la nuit, je me glissais sur la terrasse.Je m’y promenais avec beaucoup de précaution, de peur d’etre trahi par le bruit de mes pas.Les sentinelles étaient placées d’ailleurs à d’assez grandes distances les unes des autres, parce que de ce côté les remparts de pierre suppléent à la défense des hommes.Dans une excursion nocturne, je remarquai une lumière qui venait d’une fenêtre au-dessus de ma prison.Il me vint à l'esprit que cet appartement pouvait bien clic le vôtre, et dans lespéiance de vous voir, je inc plaçai vis-ù-vis de cette fenêtre Emilie se rappela ia figure qu’elle avait vue sur la terrasse, et qui l’avait jetée dans une si vive agitation.—Eli quoi ! s’écria-t-elle, c’était donc vous, monsieur, qui m’inspiriez ces sottes terreurs ÎDe longues souffrances avaient tellement affaibli ma pauvre teto que le moindre incident m’inspirait les plus vives alarmes.Dupont lui fit ses excuses du trouble qu’il lui avait causé, puis il ajouta : —Appuyé sur lo parapet, vis-à-vis de votre croisée, je me livrais à de douloureuses réflexions sur votre situation et sur la mienne.De là ces exclamations invo lontaires, ces gémissements qui vous attirèrent à la fone*ro.Du moins je crus vous voir.Ah ! je ne vous dirai rien de mon émotion à ce moment ! Je voulais parler,mais la prudence me retint.Puis un mouvement de la sentinelle m’obligea de fuir à l’instant Il se passa quelque temps avant que je pusse tenter une seconde promenade.Je 11’osais sortir (pie lorsque l’homme (pie j’avais ga- gné était de garde daus ma prison ; il me fallait attendre son tour.J’employai cet intervalle à m’assurer do l’exactitude domes conjectures sur la situation do votre appartement.Mon heure de liberté venue, je retournai sous vstro croisée et je vous vis paraître.Je saluai du geste, et j’allais parler quand la sentinelle survint et m’aperçut.Je me retirai promptement, mais cet homme me suivit; il m’aurait rejoint, sans le stratagème ridicule auquel j eus recours pour me sauver.Je connaissais la superstitioiY de ces gens là; je poussai un cri lugubre, dans l’espoir qu’on cesserait de tno poursuivra; c’est ce qui arriva.L’homme était sujet à des attaques d’épilepsie; la frayeur qui'je lui causai détermina un de ces accès, et facilita ma retraite.De ce jour, le sentiment du danger que j’avais cour;: et qu’augmentait encore la vigilance des postes qu’on avait doublés à cet occasion, me détourna d’error encore sur la terrasse.Mais dans le silence des nuits, je m’amusais ù tirer quelques sous d’un vieux luth que mon gardein m’avait procuré.J’y joignais quelquefois des chants mélancoliques, et je me flattais de l’espoir d’etre entendu par vous.Un de ces derniers, soirs, ce vœu fut, je crois exaucé.J’entendis une voix qui m’appelait ; je n’osais répondre, àfcause de la sentinelle ; m’étais-je trom péî Cette voix, mademoiselle,était-ce là vôtre ?—Oui, dit Emilie, oui, c’était la mienne, mais.Elle poussa un soupir involontaire et se tut.Dupont, voyant l’émotion quo ce sujet causait à Emilie, cl péniblement affectée lui-mème, changea aussitôt d(5 conversation.— Une fois, dit-il, pendant que je parcourais le passage intérieur dont je vous ai parlé, j’ai ente» du une bien singulière scène.(A Continuer- •
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