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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
lundi 13 mars 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1882-03-13, Collections de BAnQ.

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3ôme année QUEBEC.LUS DI13 MARS 1SS2 U't-L* &,.Walters A Cle.Propriété & vendre.—Notaire Leclerc.A Louer à la rivière du Loup, en bas.Talente.—Munn A Cle.* Bernard et Allaire.—Pianos “ Knnbe.” Contre la toux.—Alt».C.Lionne.Salle de Musique.— Nouvelles inarchandisaes.—J.E.Latullppe.On a Besoin.—Fisher et Shepherd.Edition quotidienne QUF.BfXJ, 13 MARS 1882.La vente du Chemin de Fer Provincial.Dans notre article de samedi, nous avons fait voir que le chemin est vendu pour ua prix bien inferieur à sa valeur réelle.S'il pouvait rester quelques doutes sur ce point dans l’esprit de nos lec tears, l'observation suivante devrait achever de les dissiper.L’acheteur principal de la Section Est est M.Séné calqui l’administre depuis deux ans, et il a pour premier associé M.McGrecvy, qui en a commencé l’exploi tation.Tous deux savent donc parfai teraent d quoi s’en tenir sur le trafic qu’il a et sur celui qu’il peut espérer.S’ils paient quatre raillions de piastres, c est parcequ’iU ce sont assurés que ce qu’ils obtiennent pour ce prix vaut aix millions et qu’ils en auront cette somme dès qu’ils voudront le vendre.Mais il n’y a pas que le prix d consi dérer lorsqu’on examine la question de la vente du Chemin Provincial.II y a aussi, et surtout, d considérer reflet de cette vente sur la position financière de la province.Le Chemin de E'er du Nord nous a coûté près de treize millions de pias très.C’est surtout sa construction qui a été cause de la dette de quinze mil lions quo noua a\ous aujourd’hui, et qui nous a mis dans les embarras finan ciers où nous sommes depuis 1876.Avant de l’entreprendre, nous avions toujours eu des excédant» ; depuis que nous l’avons commencé nos budgets sc soldent snnx cesse par des déficits, et ceux ci sont devenus si énormes que nous sommes menacés de la banque route si nous n’y échappons pas par la taxe directe.Or l’une ou l’autre serait la ruine de nos institutions locales, et portrait un coup mortel d notre autono mie provinciale.Nous avons toujours compté, pour éviter l’une et l’autre.sur notre chemin de fer, nous espérions que ses revenus ou l’intérét de son prix de vente suturaient pour ramener l’équilibre dans notre bu 4get.Toutes ces espérances s’évanouissent si le chemin est vendu dans des conditions qui n’assurent pas le paiement de notre dette à son échéance.Sur les 15 millions (en chiffres ronds) dont sc compose notre dette consolidée, quatre millions deviennent échus en l'JOi, quatre millions lroi t cent mille en 190G, trois millions eu 1909 et quatre millions en 1911, (Quel était le meilleur moyen de faire •ervir le prix do vente du chemin a éteindre notre dette?C’éiait de le ven- dre d charge par les acheteurs de nous donner des garanties qu’ils paieraient à échéance les divers versements de notre dette jusqu’à concurrence du prix.En attendant, ils nous auraient payé l’intérêt de ce prix à 5 par cent, ce qui nous aurait servi à payer les iulérêts d’une partie égale de notre dette.En un mot, en vendant notre chemin le prix qu'il vaut, c’est-à-dire, dix millions, et à des conditions convenables, nous arrivions à éteindre virtuel’© uent de suite dix millions de notre dette ; car les intérêts qu’on nous aurait payés auraient servi à laiie face à ceux que nous devons, et les acheteurs nous ayant assuré hors de tout danger le paiement du capital à l’échéance, nous n’aurions rien eu à craindre.Au lieu de cela que voyons nous?Le chemin qui seul vaut dix millions, est, avec des propriétés et une valeur de près de deux millions de piastres, sa crilié pour $7.000,000.Ces sept millions six cent mille piastres, on nous en pale un peu plus d’un million de suite, et le reste est payable en versements annuels.Laissant de côté un instant les verse raents qui seront payés plus tard, qu'allons nous faire du million qui doit être versé de suite?Servira til àétein dre un million de notre dette?Non, car elle n’est pas échue, et l’on peut être *ûr que le gouvernement ne garde ra pas cette somme jusqu’à 1904.Elle sera dépensée avant un «in.Comment?A payer des subsides de chemins de fer, à aider des entreprises plus ou moins extravagantes.Une bonne partie va être absorbée de suite par les entre preneurs du chemin qui réclament des extras.Quant aux sommes qui seront versées ensuite d’année en année, elles servi ront à couvrir les déficits.Tout parai tra aller bien ainsi tsnt qu’il nous restera dû quelque chose.Mais, lors qu’au bout de dix ou quinze aus, nous aurous reçu et employé à payer nos dépenses courantes le restdu prix du chemin, nous nous trouverons encore avec près d’un million de piastres» par année à payer pour le service de notre dette ; nos forêts, qu’on sacrifie aujour d’hui pour grossir les recettes e! réduire le déficit apparent, serout presqu’épui sées et il nous faudra chercher ailleurs les $400,000 qu’elles nous donnent.Nos terres minières seront toutes passées entre les mains des spéculateurs et nos plus belles terres agricoles seront vendues et pavées.Plus de chemin de fer, plus de forêts, plus do terres pour uous procurer des revenus, nous nous trouverons en face d'un déficit annuel de plus d'uu million de piastres.C’est précisément à ce moment qu’il faudra nous préparer à racheter notre dette qui deviendra échue à raison de quatre millions tous les deux ans.A mo n» de faire banqueroute, nous devious aller sur le marché monétaire pour emprunter.Et comment pourrons nous nous y montrer sans avoir d’abord imposé des (axes suffisantes pour rame uer l’équilibre dans notre budget?Banqueroute ou taxe directe, voilà donc ce qui nous attend si la Législature sanctionne les Incroyables marchés conclus par M.Chapleau et dictés par M.Séilécal, voilà ce qui se lit entre toutes les ligues de ces deux funestes traités.On sera peut-être étonné de la modération avec laquelle nous parlons d’une affaire si grave, dont les conséquences vont être si désastreuses pour notre province et notre nationalité, qu’elle devrait, semble t-il, nous faire bondir d’indignation.Nous pouvons faeilcmin t être modé ré parce que nous ne sommes pas surpris.Nos lecteurs nous sont témoins que nous avons prévu et que nous leur avo.is annoncé ce qui arrive.Avant les élections, nous leur avons dit de le politique qui est intéressée à son suc syndicat AUan-Rivard prendre garde, et de ne pas oublier côs.Ceux qui comptent sur lui pour qu’en votant pour les candidats de M.Chapleau, ils votaient pour sacrifier et donner à M.Scnécal ce chemin do fer qui nous a coûté 13 millions.Depuis les élections, voyant quel en avait été le résultat, nous n’avons cessé «le dire que maintenant M.Sénécal était maître de la province, et qu’il aurait le chemin au prix qu’il en voudrait donner.Et il ne fallait pas être prophète pour deviner cela et le prédire, il suffisait d’avoir suivi les événements politiques de ces dernières années, pour voir que la prise de possession du Chemin de Fer du Nord par M.Scnécal était certaine et inévitable.Il avait commencé à le convoiter dès 187C, et avait fait entrer M.Chapleau dans le cabinet de Boucherville pour s’eu faire un instrument.Lorsque M.Joly arriva au pouvoir, M.de Boucherville, dont 1 honnêteté nien connue, et le caractère forme étaient un obstacle insurmontable, était déjà enveloppé dans un réseau d’intrigues dont les mailles se resseï-raient de plus en plus et qui avant un an auraient étouffé sou gouvernement pour faire arriver M Chapleau.L avènement de AI.Joly vint déran ger tous |les plans de M Sénécal.De là sa rage contre M LetelUer, «le là l’acharnement incroyable avec laquelle il travailla à la révocation du lieute uant gouverneur, et à la chute du mi nistère libéral.Avec une habileté qu’il serait inutile «le contester, M.Chapleau réussit en faisant appel aux passions et à l’es prit de parti des conservateurs, à les enrôler tous au service de M.Sénécal.Us croyaient combattre pour eux-mêmes.Aussi leur surprise fut grande lorsqu’au lendemain du renversement de M.Joly, ils virent arriver M.C'ha pleau avec un ministère où dominaient complètement les influences favorables àM.Sénécal, et d’où avaient été ex clu soigneusement tout élément qu’au rait pu contrôler M.de Boucherville.ïl y eut alors quelques mécontentements, mais M.Chapleau trouva ino yen de les apaiser, grâce au système qui a toujours si bien réussi aux con servateurs ; aux un> il donna des places, aux autres des faveurs.Bref, au bout de deux mois, on avait complètement isolé M.Tarte, qui seul paraît avoir vu clair dans le jeu «le M.Ch iplcail, et on le forçait à s’incliner.A compter de ce moment, M.Sénécal, f-ûr d’avoir le chemin, s’est hâté de s’eu faire nommer surintendant, et y a fuit dépenser une couple de millions pour le compléter et en faire un chemin de première classe.Cela fait, le trafic étant créé aux dépens de la province, les embranchements de Ber thicr, de Joliette et de St.Eustache étant consti ui’.s avec le9 deniers publics, le fruit était mûr et il ne restait plus qu’a le cueillir sans plus d(Jlélai.Un retard aurait pu le faire tomber entre les mains d’un autre, l’our le cueilhr il fallait des élections.M.Sénécal les a fait avancer d’un an, foiçant monsieur Chapleau à manquer i\ sa parole, et M.Lorauger à avaler la sienne.Iæ chemin vendu à M.Sénécal.que va t il ensuite arriver?L» mission de M.Chapleau à Québec sera finie.Il tournera alors ses regards vers Ottawa ; M.Langevin peut se préparer à détaler ; il peut dès maintenant boucler scs malles.C’est eu vain qu’il essaiera de lutter contie M.Chapleau ; l'avènement de celui-ci comme chef «les conserva teurs français à Ottawa est aussi certain i>our nous que le lever du so.cil demain.Au besoin il offrira arriver s’occupent fort peu qu’il les fasse passer par un chemin ou par l’autre.La souveraineté du but à atteindre,voilà leur maxime;le «raeîès avant tout et n’importe comment, voi là leur seul principe politique.Peu leur importe la nature ou la couleur de ce qui leur assure ce succès.M.Langevin peut donc sc* préparer à avoir des émotions d’ici à peu de temps.Union Sucrière.Nous regrettons d'apprendre qu’il est question de liquider définitivement les affaires de l'Union Sucrière Franco Canadienne.Une réunion des actionnaires est convoquée dans ce but.Elle aura lieu à Paris No.25, r ; t 4 S ipteinbre.le 13 mai prochain, à 2 heures p.m.était prêt .'« établir des communications directes avec 1 ouest, et à en amener tout le trafic.Echos de la Chambre.Parmi les Conseillers opposés à la politique du gouvernement, on compte MM.D«;Boucherville, Boss, Archambault, liémillard, Starnes, Proulx, Bryson, Laviolette, Ferricr, Woods, Webb, Savage et Roy.Le Conseil se compose de 24 mcui-b; e».On dit que c’est l'intention de l lnn.U O.Taillon de donner des at home pendant la session.Le Canadien dit que M.Bianchet qui a proposé l’adresse et cr.cense le gouvernement, à la séance de vendredi dernier, se prononçait avec vigueur ii y a huit jours contre la vente du chemin.Ce n’est pas le seul.M.«le Léry est définitivement nommé Grellier des Bills Privés, au Conseil Législatif, en i emplacement de M.Faucher de St Maurice.On dit que le montant pincé par les «leux syndicats pour l'achat des chambres, et leur fuire voter leur spéculation est de $200,000.Nos députés vont s’enrichir.Le syndicat Sénécal 8*c*t réuni, samedi, à Montréal.Parmi les adversaires de la politique le chemin de 1er du gouvernement dans l'Assemblée Législative, on désigne eutr’aiitrcs messieurs Dumoulin, Broubscau, Trudel, Desjardins, Iloude, Caron, Kobillard et Muriel.On se ebuchottc parmi les conservateurs qu'.tussilût après avoir fait ratifier l i vente de la section Est au syndicat Sénécal i»our trois millions de piastres, M.Chapleau entrera dans le ministère fed rai pour y forcer le syndicat du Pacifique à acheter la propriété du syndicat Sénécal pour six millions.M.Flynn a reçu un rude soufflet, A la séanco de vendredi.Il avait, au cours de s i harangue, déclaré en termes emphatiques, qu’il s’était fait un devoir comme tepiéscn-tant le district de Québec dans le cabinet, de s’opposer aux ofl’ics du syndicat Allan-Uivard, parccquc celui-ci ne une ' pouvait nous garantir le trafic de M.Jean Bianchet a commis une imprudence en proposant l’adresse, vendredi.Il a avoué que l«» Premier-Ministre ayant d’avance.—* voir dans son d^-cours de Ste.Thérèse,— fixé le pr ix du chemin à huit millions, la pro vines ne pouvait espérer plus.M.Carbray, M.P.I»., pour Québec-Ouest, est attendu d’Europe dim inehe prochain.M.Chapleau donnera cette après-midi des explications «ur les change monts ministériels.On croit que les contrats faits avec les deux syndicats seront déposés devant ia Chambre, demain.Du Canadien, de samedi : L'honorable Premier Miui-tre sVsi écrié hier : “ Oui, j'y ai pensé à ma p irtic-est de ma province de Québec.” Si un Ilot d’éloquenee ne lui eût entrecoupé la voix, il eût ajouté : “ Et mon chemin «le St Lin, et son embranchement de St.Eustache, je ne les ai pas oubliés ! ”• M.Chapleau cherchant à convaincre, la chambre qu’eu vendant pour S7.GU0.000 une voie ferrée qui a coûté $13,000 1)00, a po?é, sans rire, cette question que nous avons entendue de nos deux oreilles : “ L’«*vous-nous vendu trop cher ce chemin ?’ La galerie a failli éclater de rire.Nous somme* fier d'apprendre A nos lecteurs «pie les honorables messieurs-do Boucherville, Ross, Archambault, tous anciens ministres dans des cabi nets conservateurs, sont fermement opposés à ia politique du gouvernement.L’honorable M.Ilearn, en proposant l'adresse, a déclaré qu'il n entendait pas par là approuver la e du cabinet, mais qu’il attendra la production des contiats avant de former son opinion.ACTUALITES.Les quartiers-générnux du syndicat du Pacifique seront transporté» à Muntréûl dans quinze jours.Le Glole dit que le syndicat du Pacifique est sur le point d’acheter le chemin «le fer du South Eastern.L’honorab’e À.P.Caron est à orga niser pour samedi, le 18, une excursion à Kingston, i»our y visiter le Collège Militaire.M.le Juge MacKay vient de décla rcr, à Montréal, «pie le gouvernement n’a pas le droit d'imposer une taxe de dix centins sur les exhibits produit» en Cour.Celte taxe rappoilait $30,000 par année au gouvernement.alliance à M.B «a ko pour arriver.Il I l’Ouest.j«)uc dans notre province le lôlc de M.; L 1 onorablc M.Beaubien sc leva et Gambetta en Fiance.Doué comme lui protesta contre cette assertion.Je suis de beaucoup de talent et de sagacité, il en position de déclarer à cette Chain-b’est créé dans le pays toute une cluutè bre, dit le député d’Hochelnga, que le Le Juge Donohue de la Cour Sup' C* me, à New York, a refusé d’admettre* à caution M.Lcgru, le promoteur cl.» Crédit Mobilier.Samedi, les Cnambres fédérale et lorah n’ont p siégé.74 13 mrt:s L'ELECTEUR, LU fai N/» r : otic d« S « ffbî * i r lea ayi dicais St meal ct Allai:-ird.i c a tile c.Ncit.tîon lignait à te Hiv I Hljc-t Li I < ur ce lt«* netne Ile tentative ! geuve moncnl a acquis la certitude que le contint fait avec M.Sénêcal : «*it ie jetel* par le Conseil.Mentit al, .‘¦an edi.tar, ajouteque lamison donnât neuville tentative, c’« ht que i «i M.1‘.\ .Valin, député «le Montmorency.et M.Nazairc Turcotte de St lé (h font entiés dans le syndicat Séné cal.Notre excellent concitoven M.J.U.Z.Dubcau doit visiter prochaine ment Manitoba.Nous croyons que l’objet du voyage «le M.Dubeuu est de voir à ’/établissèment d’une succursale de la Banque Nationale, d‘y ouviir un magasin et de spéculer sur les terrains.Le L’onsul Lefebvre est à (Québec.Sa Giaudtur Mgr l'Archevêque doit ta U bit i «Lin niche prochain, à la Bum Üque, le onzième anniversaire de sa conbécra'.ion.11 y at ia ir.Ccfce Tontificalc suivie du 7» JJeum.Le grand opéra annoncé jour iuer credi et jeudi a créé toute une sensation tn cette ville.Dès vendredi dernier ; resque tous les sièges étaient réser-v éi.IHm’oiitm «lu I>r.K J fi fret, dépité i»e i.oTitiNiî:iiE.(Suite) En consultant les rapports du marché de Montréal pour ces derniers mois, on voit que la compagnie de colon du Canada était, en novembre ou décembre dernier, quotée de 1G5 à 200 jKiur cent.11 serait tie> düHcile aujour-
de

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