L'électeur, 30 juillet 1885, jeudi 30 juillet 1885
tdition Quotidienne, QUEBEC, JEUDI 30 JUILLET 1885.6e ?.nnce, No H /•* S?AmifMO i .-r Cf.o JOURNAL DU SOIR PLAM0ND0N & Cie, Editeurs-Proorietaires.BUREAUX: 34, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC.ERNEST PACAUD, Redacteur-en-chcf.QUEBEC, 30 JUILLET 1885 Au moment Je mettre sous presse, nous recevons de Régina la dépêche suivante datée d'hier : “Régina, T.N.O., 29 juillet.Erxest Pàcaud .L’Electeur.“ Procès finit demain—Graves préjugés contre le prisonnier.—La défense a prouvé la folie de Kiel—Lemieux parlera aux jurés demain.’’ Comme on le voit, le procès se termine aujourd’hui, et demain nou-î serons peut-être en position de faire connaître le verdict.CHRONIQUE DK VOYAGE La maladie des voyages—Guérison facile— Le tour du Saguenay-*- A vantages oflerts par la compagnie du St Laurent—Une vieille connaissance, la compagnie des Ports du Golfe—Le Miramicld, rendez- vous des touriste^—/'uissante et tloris-sunte compagnie—Intéressante croisière dans le golfe.—Douze jours sur D»au salle ,—Un plaisir économique—Rencontres fortuites à Lord—I ^ Gaspèsiiî.Suiiviuursido, Charlottetown, Piutou—L’Influence de la musique.Ou voyage énormément do nos jours.Particulièrement en été.Mais aussi, le moyeu de .se défendre dé l'attraction cen*, .trifuge, avec les facilités et les procédés ! les deuxièmes lundis a -1 h.detclevée ; do modernes de locomotion ?La Vapeur ! Québec, le lendemain, mardi, a 2 h.; L’au dernier, uu dividende de C p.c.est veuu persuader ses actionnaires de l'habileté av*c laquelle ses affaires sont administrées.Nous avons eu récemment l’avantage de passer :Y bord du Miramichi.Nous avions parcouru le pays en tous sens, visité toutes les places d’eau en vogue tant aux Etats-Unis qu’au Canada ; eh bien, sans exagération, il n’y a rien de supérieur à l'Itinéraire du Miramichi, qui l’emporte mêm?sur les promenades d’eau douce, en cc qu’il a de fortes saveurs salines et donne ainsi un nvant-gout des voyages au long cours.Le Miramichi part de Montréal tou fils de Hion.Pierre Garneau ; M.Gustave Joly, avocat, fils de l’hon.IL (L Joly, ut >a jeune épouse ; Mme J.U.Gregory, Mlle Alice Gregory, de Québec, ut MIL YvonncGenest.de Trois-Rivières ; M.Arthur Audet, député-protonotaire de cette ville ; M.et Mme B audry, de Montréal ; M.Ac-Boutillier, de fJaspé ; enfin, plusieurs jeunes New-Ywkai*.Toute une colonie.Exilés du inou ï , nous nous doutions cependant bien qu’il l’heure même où les dures fraîcheurs do la mer nous for- mes humbles remeroiments pour les transformer en action de grâces digues des trois nationalités qui m’envoient chacune un défenseur de choix.Dans une prison, un boulot au pied, je n’éoris pas bien cc que je pense, en souffrant.D’ailleurs, cc que nous faites pour moi et pour mes bicu-aiiucs frères et amis, compagnons de captivité,est au-dessus des expressions q tic nous a fous pour en parler.Bien fermement établie dans mon âme est la gratitude quo j’éprouve on vers you* tous et qiielqu’insuûDanh | çaiont à endosser le paletot d’hiver et à que soient mes paroles, excusez oo maintenir la circulation du sut», au I qu’elles ont do défectueux en considéra- nous .*, îft * On e*t sur le point d’organiser une série de fêtes à l’hon.M.Vopc, à Sherbrooke et autres endroits dans les cantons de l’Est, parce qu’il a réussi à faire passer le Pacifique à travers ces comtés.Nous n’avons assurément rien à redire à cela.La population dos cantons de l’Est fait tout simplement preuve de reconnaissance envers son représentant dans le cabinet qui a réussi à dépouiller tout le resto de la province à son profit.Mais, s’il y avait chez nous autant d’esprit public que chez la population des cantons de l’Est,nous organiserions, comme pendant des démonstrations en Vbonneur do M.Pope, des meetings d’indignation pour recevoir MM.Lati-gevin et Caron, qui nous ont si lûche-atnt et si indignement trahis.* Nous annoncions il y a quelques jours que les ministère Salisbury avait été défait aux communes sur une mesure ministérielle ; mais nous n’avons pas eu il annoncer sa résignation.Lord Salisbury a déclaré que boii gouvernement était exempt de cette faiblesse, par suite des circonstances cx- dévore le temps et l’espace et,—ce‘qu’il | fait quelques stations, à la Pointe aux ne faut nas dédaigner—elle n’écorche j Pères, parfois a Petit Métis, a Ma ta ne, pas trop la bourse.On se déplace au jourd’hui avec une aisance qui jettanii ! moyen do marches forcées sur lo pont du tion du bien qu’cllo voudraient ; Miramichi, dos milliers de nos sembla- dire, i blés rôtissaient, haletaient sous 1 s ar j Agréez’les profonds «cuti monts de {dcursdu soleil dans les ruurs,côtoyant d’abord l:s plantureuses rives du Sc Laurent en bas de Québec,sur lesquel les s’échelonnent de riches paroisses,formant une perspective qui rivalisa avec tait II toutes nue sim j Le Journal \\dc Quthr/y nous accuse m -, • *i i i de vouloir faire croire aux Metis que Il nous serait impossible uc recueillie 1 .1 • , i i “ jour cause est iustc.tes nos impressions du voyage dans i , J ., /., , » ., ,r ., .iv,,., Le confrère ferait bien empoche ne i simple chronique de journal.Non* , .• ., 1 .1.!., .! prouver points de •ir L’AFFAIRE KERR-KEIIOE L'enquête du coroner sur le drame droit abstrait lo*?plus épineux, dans Je l'Intereolouial s’est continuée hier ce chas-é cro.'-é d arguments contradic- : toute la journée.On a interrogé les té-j toirc-s demandant i attention D plus fé- j moins Lstarte, conducteur du train ; i rieu e pour en suivre les développe- A.II.McDonald, suriutcndnut de ITn- tais Ida Métis à prendre les armes.Ver&i.,.i.j;.i a „'«i.i nnn i i Au .; r- i mcl1^» Ju£c—Jü dis le juge, CdV il n } turcoiouial ; sergent Harpe, oui onttous^ le -U mars, il reçut une JOllie uu major At, i.i» ., r .1 • / _ x m \ » .* .J 1 en .i \eritaDieiucnt ou un, 1 .mtre c.-t la corrobore • s laits nrccedemmcut cou- reut auos, nommas, y coiupr.» le Irès | Grower lu.d«*ant que les Métis commet- i r la moutre-le doue s’est trou-1 S," ' F rév.Dr Walsh, prêtre au collège Way-nonth, Irelande, au poste d’archevêque de Dublin, et le très rév.Dr Gross comme archevêque d’Orégon, Etats-Unis.31.le Capitaine Sheppard, aide-decamp de Sou Honneur le lieut.-Gou ver-ncur, est en villégiature A l’“ Iroquois House,” St Hilaire.Une dépêche do Londres au Globe mande que 31.3corgc Stephen ot Thon.D.A.Smith, du Pacifique Canadien, .s’embarqueront le 13 août pour revenir au Canada.Nous apprenons avec plaisir que 31 urn Garneau est beaucoup mieux.Elle est revenue avant-hier à la ville.Le lieutenant-colonel Oswald, de l’ar-tilloric de garnison de Montréal,conseille A scs hommes do garder aussi longtemps que possible louis scrips do terre parce que la valour do la propriété foncière atigmont ra rapidement au Nord-Ouest.Le général Middleton est attendu A Ottawa au commencement do la semaine prochaine.Il doit ramener avec lui le cheval qu’il a volé aux 3Iétis.31.E« L.Uacaud, avocat C.R., est parti ce matin de Québec pour se rendre en excursion A Rusîico, Ile du Prince-Edouard.Rustico est une des stations balnéaires les plus en renom dans les Provinces Maritimes.taient des déprédations et lui deman- ! - » i rr.dunt d'envoyer des renforts A Carletou.Le capitaine 31oore partit pour cet endroit avec deux hommes.Le témoin alla ensuite A ILitoche où il trouv * la rivière gardée par des hommes armés.Il traversa .*r vit R ici qui l’accusa de négliger son peuple, ajoutant que sans des hommes comme lui les griefs des 31 é-ti.s seraient redressés depuis longtemps.Kiel devint très excité et dit : a Vous ne savez pas qui uous sommes j c'est une guerre d’extermination uuo nous von-Ions ; il nous faut du sang, du sang et encore du sang.Il n’y a que le sang pour nous satisfaire.” Kiel accusa le témoin, devant le conseil, d’une foule de choses dont il n’était pas coupable.Philippe Garneau agissait connue secrétaire et prenait note des témoignages produits, contre le témoin.il retourna a Carletou le 24 mars et lut envoyé par le major Crozier pour découvrit quelque chose au sujet du commissaire lrvine qu’on disait en route avec du renfort.L : témoin décrit ensuite la bataille du lac au Canard et l'évacuation de Ca l'IctOLi.Trausqucstioimé pur M.G reçus h iclds, —Il n’a jamais eu querelles personnelles avec Kiel.Kiel a déclaré qu’il ferait une démonstration hostile au gouvernement.John Astloy, arpenteur de Prince-Albert qui était un des prisonniers de Kiel, dit qu'il a affiché dans l’établissement une proclamation de Crozier (jui a été ensuite déchirée.Il raconte son arrestation et son emprisonnement pa*r Rit 1 et sa libération par les volontaires A Batochc.Riel lui a avoué qu’il isse.7/C chef de police Shortcll, de Still- Ah ! mais c'e.^t que vous ne connais- water (Minn.), est arrivé en cette ville se/, pas le juge Richardson.C'est un • hior matin, pour suivre l'affaire.Kcrr a phénomène de juge que cet homme-lA, la i été enterré hier après-midi dans le cime- âpres tière Mount Ilermou.Le détective Kehoe a été de nouveau emprisonné en attendant la tin de l’enquête.Il u pour avocat M.Jules Tessier.t , .t i r\ ii avait ordonné A ses hommes, au nom oir John et Lady 31 ucDouala passe- , a» .i, • .j .• \ , ,, ., , - , A , du Tout Puissant.de tirer au lac auCa- >nt ici demain pour se rendre a leur , ., • i * \ i u- -a i nard, mais il ajouta qu il n avait donne aison de campagne A la Kivièrc-du- .’ , l, , , ront m; Loup.Ils s’arrêteront A I’Islet, où ils seront joints par madame Pope, en ce moment en visite chez la famille do l'hon.juge Caron.Une conférence de l’association fédérale de l'empire britannique pour délibérer tu r la fédération impériale ai ri îi*u le 1 I juin 1886,à Londres, A Extcr Hall.j£HLi pioposcra une constitution organisant un parlement fédéral où le Canada aurait 43 représentants et l'Australie 48.Un journal du 3Iauituba dît: u Gros-Ours joue vraiment do malheur.Eu 1876, il refusa de signer le traité parce qu’il n’y avait pas de clause particulière empêchant de pondre un indien.Il serait curieux que le seul indien qui ait relevé ce point fut le premier pendu au Nord-Ouest.Gros-Ours avait IA uuc singulière prévision.” LE PROCES DE RIEL (Audience de mardi) Nous reprenons notre récit au point où nous l'avons laissé hier, au moment où l’acte d’accusation venait d’être lu par le greffier.M.Osler, C.R., ouvrit la cause par un long réquisitoire contre le prisonnier.Il sc ait capable de prouver que Riel avait dirigé l’insurrection, et pro.ait une lettre de Riel au major Cro-dans laquelle on demandait la redon du fort Carlton, ainsi que d’au- cet ordroquo lorsque les hommes du Major Crozier eurent fait feu.Riel lui a aussi dit qu’il livrerait un autre combat aux soldats afin d’obtenir du géuéral Middleton de meilleures conditions pour faire sa soumission.Transque&lionui par M.J.C.Johm• tone-U dit A Kiel que c’était mauvais d’employer les Indiens pour sa cause : alors le prisonnier répondit que ce n’était.nas son désir, mais celui de ses associés.II.Ross, Pierre William Tompkins et George Noss corroborent l'évidence du dernier témoin, ainsi que 1 agent indien Lash, qui était aussi uu des prisonniers des rebelles.A six heures la Cour s’ajourne.Riel a pris île nombreuses notes de tout ce qui se passe et depuis qu’on a produit son ultimatum A Crozier et s os menaces à M iddletou do massacrer les prisonniers^l surveille les procédés avec encore plus d’attention.Le général Middleton a assisté au procès toute l'après-midi.SCISSION DANS LE PARTI TORY EN ANGLETERRE On télégraphie de Londres, 29.—Ou vient d’apprendre dans le public le nouvelle d'uno scission qui s’c8f produite dans le camp tory et qui menace de devenir sérieuse.Lord Randolph Churchill a refusé,au dernier moment, d’assister A uno grande assemblée de conservateurs qui doit avoir lieu A Liverpool et pour laquelle il avait été insorit comme un des principaux orateurs.Il motive son refus du fait que les deux membres tory pour Liverpool n’ont pas voulu lescoonder à propos do la politique irlandaise du cabinet.M.L.Gill, Pire, décédé hier A l’hôpital du Sacré-Cœur, était membre de la société ecclésiastique Saint Jo- pius haute expression de la science ju-dicire, un génie transcendant auquel on ne rend pas justice évidemment en b laissant croupir ici.Que venez-vous parler d’embarrasser un homme comme cola I Los autorités citées ?Mais, il en fait sa nourriture quotidienne, il n’y a pas une ligne de tout cela qu’il ne sache par cœur.Les statuts ?Bah ! ils sont rangés par ordre, clause par clause,dans sa mémoire, comme les carreaux d’un j s*ph.échiquier dans la tête d’un joueur I d’échecs.Les objections soulevées ?Bagatelle et jeu d’enfant que tout cela pour Archevêché de Québec, lui.i 30 juillet 1835.Il s’agit d'un procès de la plus extrê-inc gravité, qui aura un retentissement énorme dans le pays, qui créera un précédent dont on ne manquera pas de s’autoriser plus tard, qui louche aux intérêts les plus majeurs et qui peut avoir des con>éqtlences redoutables !— Eli bien, est-ce que vous feriez par ha- ll.Tütu, Pire.GRAND ENCAN DE MEUBLES TUES ELEGANTS reçu 3131.Oct.Lemieux èc Cic ont une grande quantité do meubles nouveaux, qu’ils vendront A l’encan ven- •,ird .,u pn-ideut .1, ce tribunal unique, (J,.cdl IcJ31 juin,t à ieur saUc No 253 1 injure de croire nu .la est pas, par rut.ol Faubourg .St Jean, Québec ; le V vtud ’ *PPr?5'»“d.,es» à la i»a“tc.uï u,ut -se composa d’ameublements Je sa- d’une pareille situation, sans qu’il lui faille encore recourir A des notes, consulter des autorités, comparer des statuts, délibérer enfin ?Il s’agit en définitive de la vie d’uc homme qui a été mêlé A des événements qui laisseront leur trace dans l'histoire du pays.Bah ! qu’est-ce après tout que la vie d’un homme et qu’y a-t-il dans celle dt Kiel qui doive préoccuper davantage un esprit de ia trempe du juge Richardson ?“ Si je comprends bien votro plaidoyer, dit il A 31.Fitzpatrick, vous prétendez que la loi de 1380 en tant qu’elle s’applique au cas actuel est idtra viresi —14 Mais oui, Y'otre Honneur, répond M.Fitzpatrick, notre plaidoyer revient A cela en définitive.”—u Eh bien, comme jc ne partage pas la même opinion, je rejette votre plaidoyer.” Eh bien ! ne vous avais-je pas dit que c’était la science infuse que ce juge?Ah ! infortunée plaideurs do la province de Québec qui vous plaignez sans cesse des lenteurs de la justice, que n’ê-tes-vous A Bégina devant le juge Rich rrdson ! Voilà l’homme qui a trouvé le moyen de rendre la justice expéditive.Ah ! elle îst amère,l’ironie que je dépense en ce moment A l’adresse de cet homme, car enfin il s’agit ici de l’administration de la justice criminelle, une chose que dans tous les pays civilisés ou cntouie des plus grandes garanties et dont on fait l une des colonnes sacrées do l’ordre social.Et quand cette chose est confiée A de pareilles mains, quel respect veut-on que l’on ait pour les dis-pcnsateurca do la justice, et quelle sécurité peutron avoir dans un pays où une sinistre farce comme celle-là est possi-bh ?Riel, si coupable qu’il pu isse être et si graude que soit la respo nsabilité qui lui incombe—et je ne suis pas de ceux qui l’exousent, tant s’en faut—a droit A uu procès impartial.Il y a d'autant plus droit que son offense est plus grave et sa responsabilité plus lourde.Il a droit de s’attendre qu’on pèsera mûrement tout ce qui sc rapporte A la part qu’on lui attribue dans le drame qui vient d’ensanglanter le Nord-Ouest, qu'on ne disposera pas A la légère et sommairement des représentations qu’on fait valoir en son nom pour sa défense.La conscience publique elle-même ajlo compose Ion couverts en crin, meubles de parloir, table dessus en marbre, jardinière, miroir, de corniche, peinture, tapis, chaises montées sur broche, sideboards dessus en marbre, sideboards avec miroir, table à dîner, prclarts, un grand assortiment d’ameublements de chambre A coucher en noyer noir dessus en marbre, matelas en crin, matelas en laine, et quantité d’autres effets.Tout ce qui sera mis A l’enchère sera vendu sans réserve.La vente commencera A 2 heures précises.Nous croyons devoir dire A ceux qui ont besoin de meubles de ne pas manquer cette occasion ; les meubles sont d’un fini parfait et faits sur commande et seront vendus sur garantie.Ceux qui ne peuvent pas assister A l'Encan pourront acheter à vente privé A très bas prix.N’oubliez pas,vendredi le 31 juillet A 2 heures.Visible jeudi toute la journée.3 fs.ENCAN DES MEUBLES D’UNE SUCCESSION MM.Oct Lemieux et Cie, ont reçu instruction des intéressés do vendre à l'encan samedi le 1er août au No 42 ruo Garneau Haute-Ville, tous les meubles de la succession consistant en : ameublement de salle à diner, table A diner, bibliothèque, prelart anglais,vaisselle, ameublement de chambre A coucher, commode, canapé, lit de plumes, matelas de crin, couvertes, lingerie, bijoux, robes de soie noire cl de couleur ; aussi tous les effets d’une buvette.[Bar], pompe à bière argentée, carafes, verrerie, sofa etc.Le tout vendu absolument sans réserve.La vente commencera A 1 heure et demie précises.2 fs AMONCES XOÜVELLES Réduction.—D.H.GEGG-IE.Poêles à gaz.—D.H.GEGOIE Avis public.Soumissions demandées.Les célèbres piauos Knabe—L.E.N.Pratte.Déménagés—Bernard à Allaire.Ligue de la malle Royale—A.Gaboury.NOUVELLES LOCALES AUJOUaD Hl’I 80 JUILLET : Do l oct ,v.—L«ver du koloil i 4 h.27, coucbe, i Quarante-heures domain A Tewkesbury Temps : ensoleillé et très chaud—Thermo.mètre : 00 % CHRONIQUE nu FEU De feu s'est déclaré hier avant-midi A 11 heures chez M.Cbrysostôme Laugc.lier, avocat, rue St Ursule.Peu s’en fallut que l’incendie ne sc propageât.Les pompiors ont heureusement pu maîtriser le danger de suite.PERSONNEL Le rév.31.F.Côté, curé de St Valé.rien de Shefford, est en cette ville, LES PELERINAGES Les pèlerins d'Ottawa qui ont visité la Bonne »Stc Anne hier étaient au nom.bre de près de 1,500.—Le pèlerinage des membres delà société Saint Vincent de Lévis à |a Bonne **;i Aune aura lieu dimau-du, le 9 uaV.en mémo temps que celui de l’Union S: Joseph de St Koch.— !/ a.ii i* uej est telle A StO Aqqq cette «muée qu j les organisateurs des pèlerinages sont obligés de s'incrire longtemps A l’avance s ils veulent y passer le dimanche.Tous les dimanches sont retenus jusqu'au mois de septembre.Les gens du pays commencent A comprendre quel immense avantage il y aurait pour eux à a’.oir un chemin de ter sur la côte de Beaupré.» Il y aurait des pèlerinages l’hiver comme l’été, et ccttc délicieuse région serait, en outre, visitée par un grand nombre de touristes attirés par sa belle nature et scs perspectives incomparables.ARRESTATION IMPORTANTE Un jeune homme, «accusé d’avoir ouvert des lettres chargées qui lui avaient été remises pour être jetées A la poite,a été arrêté, mardi, dans une maison malfamée du quartier 3Iontcalw.On a trouvé 830 dans son porto-monnaie et 85 dans une lettre qui avait été ouverte.Il a comparu devant la cour et a été écroué en attendant son procès.NOTRE-DAME DE LA GARDE Le desservant le Notre-Dame de la Garde a obtenu la permission des autorités de tenir des réiristres de marias».c •" i baptêmes et sépultures.On dit que la chapelle do Notre-Dame de la Garde appartient maintenant à U population canadien ne* française de h localité.Le premier mariage qui ait été béni daus cette chapelle a eu lieu mardi .Les conjoints étaient Simon Bichat et 3Iiie Urina.La bénédiction nuptiale a été dounée par M.l’abbé Rj^sard.U cérémonie a été très solennelle.NOU VELLE SC PERI EU RE La Sœur Marie de Bonsccours,aaln> fois supérieure du couvent des &ra;f de la charité de Lévis et depuis quelque» années supérieure du couvent de St Nicolas, est partie ce matin pour St Thomas de Montmagny, où elle cat appelée comme supérieure du couvent des Sœurs de la Charité récemment établi en cette ville.COUP DE COUTEAU Dimanche, des enfants jouaient dan?une arrière-cour rue St Réal, lorsqu’un des petits garçons, tirant un couteau de sa poche, en frappa un doses camarad-s dans le dos.La blessure n’étant pM dangereuse, il ne sera rien fait A ce petit sauvage.l’aqueduc 31.Boomer a télégraphié hier qu'il arriverait A Québec aujourd’hui pour assister à l’ouverture oomplète du nouvel aqueduc.MORT D’UNE ANCIENNE QUEBECQUOlSB Le 15 juillet courant, au presbytère de »Sto Brigitte des Saul ta, chez son fih lo réy.Mcssiro A.Smith, prêtre curé, do cette paroisse, Dame Marie Rose Charlaud, épouse de Jos.A.Smith, écuicr, médecin, rendait sa belle Ame à Dieu A 1 Age de 84 ans et 7 mois, bile était née A FAncicnnc Lorctte de Québec le 25 déccmbro 1810.Elle Iàisse pour pleurer sa perte sou époux, cinq enfants, quarante petits* enfants et arrière-petits enfants.Elle a eu des funérailles pompeuses A la Baie du Fobvrc lundi le 20 courant.UNE NUISANCE PUBLIQUE Tout un public ahuri, en particulier la population de la Basse-Ville et d une partie de la Haute Ville, appcjlc de tous scs vœux l’expiration du contrat qu-3131.Carrier et Lainé, de Lévis, oo signé avec le département de lr.tmar.ul.et dés pêcheries pour la fabrication d sifflets de brume destinés aux phares « u golfe.Tout le long du jour, on n ca fjend qu’un beuglement.Ne pourrait-o trouver un nouveau procédé pour accorder cea utiles instruments do manière ù ne pas ahurir les gens à une lieue à la ronde ?ACCIDENT FATAL Vendredi, le 24 courant, M.Nazaire Lauglois, ci-devant do Québec, et ciui a été longtemps propriétaire d’un hôtel sur le chemin Lorctte, s’est tué eu travaillant sur le toit d'une bâtisse ù Windsor.Ontario.Le malheureux est tombé d’une hauteur de quarautc pieds envi-ion sur le sol, se cas»aut uue jambe et s’ouvrant le crime #d’unc manière affreuse.I/infortuné u’a pas repris connais-saucc et est mort trois heures après.ACCIDENT |]- Mardi après-midi, un petit garçon tomba du haut du quai Webster rue Champlain,daus une barge do canal qui y était accostée, et s’infligea des Measurer assez graves nik visage.MORTE EN PRISON l'nc idiote du nom de Adeline J>u-luont.est morte hier matin eu prison où elle était enfermée depuis peu.Uue enquête aura lieu cette après-midi.UN REQUIN A LA MA LD AIE Gare,à vous,baigueura !L’an dernier, c’était le serpent de mer ; cette année, c’est uu requin, mais cette fois en chair et en os, qui est venu s’échouer avant-hier soir dans les fascines à pêche du Ueuteuant-colonel liccvc.Le terrible captif mesure 11 pieds 7 pouces.HUISSIERS MALTRAITES Deux huilsiers qui se sont présentés hier dans une maison de la rue du ltoi pour verbaliser, n’ont pu le faire saus quelque difficulté.La maîtresse de la maison, voyant que ses meubles allaient être sacrifiés, s'est payé le luxe d’en casser quelques-uns sur le dos des exécuteurs de la loi.Il a fallu l’aide de deux sergents de maitriser cette maîtresse LA FEMME KNAULT On nous iuforme (juo la femme Enault, que tout Québec est allé voir, il y a plus d'un an, sur la \ ! • • Jacques-Cartier à Québec, est en Ce moment à ChicaSo.Elle se livre là comme à Qaé-bec à son occupation tavoritc : l’ex- traction des dents.Les gens do Chicago sont aussi émerveillés do l’adresse de cette femme-dentiste que nous mêmes.AVIS Le pèlerinage des associés du Sacré-Cœur à Ste Anne de Beaupré, aura lieu le dimanche 2 août prochain.C’est le vapeur Brothers qui transportera les pélérins.Un prêtre entendra les confessions à bord en allant.Le prix du passage, aller et retour, 50 cts pour un adulte et 25 cts pour un enfant.Ou pourra so procurer des billets i\ l’hôpital du Sacré-Cœur ou sur le quai en embarquant.Départ à 0 h.du mutin.10 fs si - 3,*srarr*~vW&HOBI DECES (Je matin, ù 1 h.et demie, Jules Mitre, figé île cinq semaines et quatre jours, enfant de K.Laitue, chemin Str Foyj.KTAlilil i:.\ 1812 g LO ver,Try & cie Dèslrcût attirer l attention d< « touristes et des étrangers qui visitent Québec sur leur assortiment de première ( lusse en fait de marchandises de Fantaisie telles que Soit**, Satins, Velours Uue grande variété dJKtoflcsà ItolM**, Dentelles* Has de Soie* («unis, nouveaux genres “ Couleur Tan Durai-] pluies Pardessus Imperméables.Plusieurs lots de («ants verni us A moitié prix.Manteaux et Itobes faits k ordre apiè* huit heures d’avis, qui pour lu tini et la coupe no peuvent être surpassés.Dernières nouveautés en fait de Chapeaux* Bonneterie, rieurs, 1*1 u mes etc.GLOVER, FRY & CIE.J.S.LETOUMEAU & (1E COI RTIERS.AGENTS D*ASSURANCE ET COLLECTEURS.Argent i\ prêter sur propriétés foncières ; cl sur billets.Billets promissoirs, obliga- j tions ut llvi compte achetés, utc,, ctc.| villi; im: movi m vus y Chez tous les Parfumeurs et Coiffeurs de France et de l’Étranger X-jcI , T?.vv « r £oudre ic n fouet devant lu maison de Mine Honoré Brou»seI.heu deux amoureux achevaient de dîner.; M Lovai.Fram œur donna dans la .glace un cou»»'dœü à 9 m déguisement, i>ourJ«^-»urer quo rien ne clochait, prit sou fameux nuc de nuit et fe préjmni ù descendre,attendant quo Mme Honoré Brou «sel eût mis son « hui».au à tlcurn aux couleurs éciuUnios.—Br eudë quelque» objet», de toiletter, dit M.Loyal, un petit pu’quet, il est probable que nous ne rentrerons pas ce soir ici.-•-Alors jémmène Marquis ?pus la peine, U nous embarrasserait et pourrait non» compromettre.Allons, «lépé-ehous-nouv ; en r«»ute ! On ddacendit.Après la petite inspection du rigueur aux deux bouts de la rue, M.Loval-r rancœur s'approcha du Boudillou, qui ce tenait droit sur son siège,et lui cion-na ses instructions à voix basse.• l'tila il rejoignit Mme BrotiSScJ, qui était déjà installée dans le fiacre ut l’on partit.Le cheval d’Alcindor Boudillon marchait bien.On arriva vite à la cité Maupy,Le g.arîd campement des chiffonniers est plus I pistoresqtie encore la nuit venae qu’en plein jour.La nuit ed.pour ce a grands épurateurs I lu pavé de Paris, lu vrai luomclit du tra-j vuli.et c’est un spectacle vraiment curieux : que do les voir partir en chasse, ioui lantcr-| nu à la main, f jr ruant ainsi des arabesques de petites lumières, semblables do loin à b t‘- Le jour le trouva brisé de fatigue et n’ayant pu assembler deux idées saines, n'ayant pu s’arrêter à aucun projet.11 descendit craintif et tremblant.La mai-tresse d hôtel à son comptoir lui fit l'effet d'un juge derrière sou siège.—Ayes-vous été souffrant, monsieur Nogale 7 lui demanda-t-elle avec son plus gru-cieux sourire, pq vous a entendu remuer toute la nuit.C'était une simple marque Quund reviendrez-vous ?—Je ne Bais pus.Voulez-vous que je vous règle mon mois ?-*-0h I ce u’eHt pa« lu peine 1.protesta lu bonue dame.—>Bi, si.On no sait qui vit et qui meurt, .faillie mieux être en règle.M.Marius Nogulc paya, monta faire sa valire et fit chercher une voiture.-—Je ne rentrerai pas avant mon départ, dit-il, J ai un tus de choses à régler.Vous savez, quand on est obligé de partir précipitamment.En voiture, M.Loyal était trauquille.Il donna au cocher l’iulrcsse de Bon bureau de l’avenue do Clichy.11 y dcsccudit, paya et s'enferma dans son arrière-boutique.Au bout d’une heure, il ressortit, complètement transformé.A force dey lavages, le teint Jaune avait disparu.• M.Lovnl avait maintenant la peau rose, un peu pèle, iuur-brée de veines rôuges et bleues tomme les vieillards Les cheveux étuicut blancs, les sourcils blancs, les cils blancs ; une grosse moustache blanehe, longue et allant jusqu'aux joues, garnirait sa lèvre supérieure, dominant une impériale de même couleur.Quant au corps, il s'était hissé, et grâce »’i un,41 capitonnage " intelligemment fait, il avait gagné en grosseur sur ce qu il avait perdu en hauteur .Une rosette rouge, assez large, ornait la houtonuière de la redingote.Vous eussiez Juré voir ui: vieil officier.Il tenait à la main non fameux sac de nuit.Il fit quelques pas dans l’avenue, et avisant une voiture qui passait n vide, il y monta et sc fit conduire chez Mmo Brous-sel.La hoge-femmo l’attendait : à sou coup de Bonnette bien connu,elle accourut ouvrir, mais elle recula d étonnement à la vue de ce personnage qu'elle prenait pour un étranger.—Allons, allons, l’oupoulo, dit M.Loyal avec son sourire, je vois «pie cette fois encore mon travestissement est réussi.Tu m'attendais en *• homme jaune n et tu me vois arriver en “ homme blanc./—Ah ! c'est incroyable comme tu as du talent pour cela ! s'écria Mme Bcouiscl avec admiration.—Tu crois ?Kh bien ! mon teint do Méridional qui t’avait tant surpris, il y a quelqu'un qui l a “ dépisté”.Hier, j ai été suivi.-*-Bnh ! par qui donc ?—*.Par Zidorc.Aussi me suis-je décidé û brusquer les choses, et à en finir aujourd'hui même.Tu nattends personne?—Je n attendais que toi.—Je puis rester ici shus crainte ?-^Absolument.Si quelqu’un sonnait, n’ouvrirai pas.D’ailleurs, au besoin, il y 1 es chatnbros de mes pensionnaires.••• —Ta es habillée, mets ton chapeau et vat-on prendre une voiture.—sPour toi?.—Non, fichue bête, pour toi.Tu diras au cocher de te conduire au rond-point do la Villcttc.Là, tu prendras la rue Secrétan et tu lu remonteras.Une fois au milieu, tu demanderas M.Boudillon, lu physlclen-cliar-hihin-hercute.—M.Boudillon?.Bien.—Tu lui diras que tu viens de ma part et que j'ai besoin de sa voiture,*—pa* son entre-Fort, l’autre, le fiacre.—C'est entendu.Et pour quelle heure ?—Six heures juste, ici, chez toi — Bon.Je m’en vais.Attends-moi pour déjeuner : si tu as besoin de quelque chose, tu sais cù sont les clefs.LEGRAND DOCTEUR DIO LEWi.BON OPINION expkessk; Les témoignages si directs do profession, de lu faculté, de médecins éminents et «le tant d’autres personnes intelligentes et honorables en faveur du WARNER’S SAFE-CUBE m'avaient grandement surpris à mesure que les meilleurs journaux reproduisaient ces Attestations dans leurs principa-ses^colonncft.Comme je connais plus d'un «le ces messieurs, la lecture de leurs témoignages me donna l'idée d’acheter quelques bouteilles du WARNER'S SAFE CURE afin do l’analyser.Mieux que cela, j'en pris moi-inéme, ayant soin «le tripler la dose prescrite.Je m'assurais ainsi que ce remède n’a rien d’offensif.J’ajoute niêrr.O en toute franchise quo j'en ferais usage s’il m'arrivait de souffrir des rognons.I)e fait, la médecine s’arrête toute déconcertée et est obligée do confesser son impuissance en présence «le plus d'un cas de mal des rognons.D'autre part, les attestations «b* centaines «le personnes «lignes do i«»i «-t en possession de toutes leurs facultés ne laisse guère «t clou.,i,s feux s'élevant, «ubaiM^ut.k'iui- w(1uc,-M- Warner n.- s.It tombé sur i m- roi-.int .Uns l.-ur course funtuisisU-, au | ,ll! cesi heureuses dtçonvertc» nuxqu.,-1-i milieu de la parfaite obscurité «lu caravan- I humanitésoutirante doit parfois >o hou-serait.lagcm.ut.La; voiture entra dan< le terrain ft, sur | les judioaiton* de Mine Brousstd, alla jusqu’à la maison de Prosper Martin.Lu sage-î : ohm** frappa à lu porte, «pii s'ouvrit.Prospüf et la mère Consolation étalent là ave Jeanne.Connue ! avait annoncé Mine » BioU/^el, Mlle de Uicutiie était presque ré-1 iuli«*.p lyriquement du naa'ni ; car le cerveau e.L’ore alluibü n avau pas repris toute sa lu id:*.é.Fur moments, la jeune tille j j était calme ; elle causait à peu près raison-| nubloiiieiit.Mais, dès qu’on voulait la quetw | tionuer, ù la moindre ullusion h l’aventure qui avait causé sa maladie, lu tête se trou-1 niait, des hallucinations terribles l’asbiul-luient.C’ était une crise suivie d une lou-gue atonie, dont elle était ensuite très longue à *e remettre.Aussi le médecin uvait-il expresséiiKUt défendu qu’on lui posât lu VOYAGES DE VI* A HOLD L»u ) ^ V -Jk£ Jk.H 33 Magnifique vapeur pouvant contenir 250 passagers A commencer du 10 juillet 1885, le Ve g a fera les voyages suivants, le temps et les «xprMMMiiK UC.JU.quon phi»» le toa'r’rto'îïlV.IOrl.-nns.Dé- momdro
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