L'électeur, 23 août 1892, mardi 23 août 1892
* Edition quotidienne Bibliothèque duParlomont Québec,^Mardi,‘l23 Août 1892 i3e année, No.33r PRIX DS L'AB ONNEMENT ÉDITION QUOTIDIENNE Un an.$ p liait moi».* Six moi*».1 ^0 QuAt.ro mois.1 M L'abonnement ost strictement payable i d'avance.ÉDITION HEBDOMADAIRE r Un nu, nu comptant, d’avance.*.0 75 TA1ÏF D23 ANtf ONOE3 Prcmifiro insertion (par ligna).S 0 10 Autre*! imortiovn, ai p iblitios tou« le» jours.0 01 Trois foi» pu* nom linos.(j o;} Houx fois mr soin lino.0 07 Avis île n iisiauciH, m iringos >0 décès 0 2ô Toutes lettre», etc., il »vront 6t.ro ndronéoT h.Kum:st I ’ u.wri*.L' Hire tear, 11101113,*’ Cjix.- Lun mt 13110, Québec.* ^ ERNEST PACAUD, Editeur-propriétaire BUREAUX: 111, Cûto Lamontagne, Basse-Ville, Québec ULRIC BARTHE, rédacteur j L’ELECTEUR QUÉBEC, 23 AOUT 1892 EDITION DU MIDI Glorieux cinquantenaire % Les plus belles fêtes qui se soient encore données à Québec 60,000 ETRANGERS EN VILLE Mitant hommage an vénérable Cardinal Taschereau Brlllanto commémoration du c-ttquantenairc do la société Saint Jean Baptiste Depuis trois jours, notre vieille cité est en liesse.Ses rues antiques sont pleines de drapeaux, do festons et do musique.Jamais encore Québec n'avait vu pareille affluence de visiteurs.Cela éclipse Icj; fêtes du centenaire Laval, et les mémorables réjouissances do 1880 et de 1889.Dimanche soir, *12 wagons chargés do monde arrivaient en gare du Palais, et lundi matin le train de la meme ligne ne composait do 28 wagons.Il en a été de mémo des autres chemins de fer et des bateaux qui n'ont cessé et.ne cessent encore de sillonner lo fleuve en tous sens, pouvant h peine suflire à transporter les voyageurs.Le lecteur ne nous on voudra pas si nous consacrons encore aujourd'hui presque tout notre journal au récit de ces fêtes, les plus brillantes qui aient jamais été donnée» à Québec.Nous nous contenteront do noter brièvement les autres événements importants du jour, cértains do donner ainsi satisfaction au patriotisme de ceux qui nous lisent.l^es principaux articles du programme étaient : |K>ur dimanche, les présentations d'adresses h, Son Eminence, et io fou d’artifice du soir ; pour hier, la procession, la messe do St-Jean-Baptiste, le couronnement du monument Jacques-Cartier, le banquet national, le concert-promenade.Tout cela s’est fait avec une pompe et un ordre admirables, bien qu’il y eût en villo 80,000 étrangers, au dire du Chronicle, d’après les informations recueillies par ses reporters aux gares do chemina de fer et dans les hotels.La fête de nuit de di macho soir a été ravissante, grâce à une température délicieuse.Le feu d'artifice lancé du fleuvo et dos différents points des deux rives n’était pas très dispendieux, mais notre Ville se prête si bien h ces sortes de manifestations qu’à peu do frais on est toujours certain d’obtenir des effets magnifiques.Des hauteurs de Québec et de Lévis, des milliers de spectateurs massés sur la Ternisse*, sur les glacis, sur les Remparts, sur les quais, ont pu suivre le jeu dos fusées et des feux de bcngale qui par moments embrasaient l’atmosphère.La procession d'hier matin a été ce qu'on a encore vu do mieux dans le genre à Québec.Rien no saurait donner une plus belle idéo do notre nationalité que co concours immense d’hommes du peuple, défilant au son de nombreuses fanfares, dans un ordre admirable, sans lo moindre désagrément, confirmant uno réputation depuis longtemps acquise de peuple do gentilshommes.Avant de laisser à nos chroniqueurs le soin de noter les détails do ces fêtes mémorablos, faisons part au lecteur d’une impression touchante qui sera peut-être passéo inaperçue pour un bon nombre au milieu do toutes cea magnilicenses : c’est la multitude do souvenirs qui se sont levés de terre sur le passage du défilé d’hier.On y voyait figurer le drapeau de Carillon, cette loque glorieuse portée avec enthousiasme par nos zouaves pontificaux, qui eux-mêmes appartiennent déjà à la glorieuse légende canadienne.Mais ce qui nous a particulièrement touchés, c’est lo grand nombre do vieux patriote» qui prenaient leur modeste part du cinquantenaire dont notre auguste cardinal était la figure ccntralo.Mentionnons spécialement le vénérable Dr O.RobitaUlo, chevalior, lo commis-zaire* ordonna tour des grandes fêtes do Jadis, et M.Jacques Sauviat, .qui tous deux deux assistaient à la messe, couverts do lourn antiques insignes ; avec lo Dr Tourangeau, co sont les trois derniers survivants tics membres fondateurs do notro société nationale à Québec.LA «IQURNEEJDE DIMANCHE Présentation d’hoininngos à Son Emincnoa Vfer U «oclâtô SalnUToau-Tlaptlsto ~ ri hcn^,’•,• .^'"wiwiws .ipr.Vi midi; a eu J .lr., f.ao, du .H" y.".,.1.Su(| Bmi.Z '* .’ " "l du U fon- • O'.-u.rc.' *io ccllcci Les abords du palais cardinalice étiirnt remplis d'une foula immense « vntir'c .'« )fi,-000 personnes, massée des deux côtés de l i rue lhiudo jusqu'à l’archevêché.Un dais rouge couvrait l’entrée principale du palais, la façade était ornée d'une longue banderole aux trois couleurs, relevée au-desHus do chaque fenêtre p.«r (les faisceaux «le petits pavillons français, anglais et aux couleurs papales.Une nombreuse délégation de 1% «ociélé Saint-Jeau-Baptiste, accompagnée de délégués des soci.'tés-so'urs do la ville et de l'étranger, parmi lesquels nous avons remarqué : M.L.O.David, président de la société St-Jean-Baptiste de Montréal ; M.J.D.Holland, vice-président ; MM.Archambault, Versailles, Larue, 1*.A.Brou»-seau, «lo Lowell, Mans.; M.C.1).llél>ord la Banjuo «le Pierre, après en avoir successivement rempli tous lcrf grades avec la plus grande distinction ; et f?ter, ci» même temps, par une heureuse coïncidonco, les Noces d’Or de notre belle société St-Joan-Baptiste.Eminence, vous avez traversé maintes fois P Atlantique pour vous rendre au Quartier-Général faire rapport au coinmaml.mt-en-chef de toutes Ica escadres, dans la personne du St*Père, que tous ses sujets qui se Hont succédé depuis la découverte «lu Nouvcau-Mondo par l’Immortel Christophe Colomb, et surtout de ceux «le notre très bien aimé Canada, découvert par le non moins célèbre navigateur Jacques-Cartier, notre Patron comme pilote, sont «oüjours restés fidèles au drapcr.ti hissé à la corne du niât d’artimon de la Barque «le Pierre, sur lo lac «le Génésarcth, il y a déjà plus do dix-huit siècles.Oui, Eminence, soyez* persuadé quo nous, qui avons parcouru plus d'uno partie des mers du globe, sommes toujours prêts, individuellement comme corps, «à nous î allier autour do «1 au tirs inh'ii is d'une sphère plu» humble, «*s liitérèt » h h* au \* et profcMiionnel», rpn» 1 «association privée pont sctih* promouvoir ctlicacuinent.Coiimie l’observe ju-icincnt lo P.«i».ï, l’Etal qui refuserait à ces associa* t ions I exist«'iice cl la libni.ô, ho hiiiiïilonik pu la imbnc r car toute» oUes décou lent do la même source «pio bu : la tociahiiiüi naturelle À 1 homme 1 Eli bien ! donc, homme» du triv «il, voici ( la
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