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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 13 octobre 1862
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1862-10-13, Collections de BAnQ.

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lus la force des choses nous maintient, relativement à la question romaine, dans une ligne de conduite également éloignée des deux partis extrêmes, plus cette ligne doit être nettement tracée, pour prévenir désormais l’accusation sans cesse renouvelée de pencher tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.“ Depuis que je suis à la tête du gouvernement en Prance, ma politique a toujours été la même vis-à-vis de /Italie : seconder les aspirations nationales, engager le Pape à en devenir le soutien plutôt que l’adversaire, en un mot, consacrer l’ai-linnce de la religion et de la liberté.“ Depuis l’année 1810, ou l'expédition de Rome fut décidée, toutes m *s lettres, tous mes discours, toutes les dépêches de mes ministres ont invariablement manifesté cette tendance et, suivant les circonstances, je l’ai soutenue avec une conviction profonde, soit à la tête d’un pouvoir limité, comme président de la République, soit à la tête d'une année victorieuse sur les bords du Mineio.** Mes efforts, je l’avoue, sont venus jusqu'à présent se briser contre des résistances de toutes sortes, en présence de deux partis diamétralement opposés, absolus dans leurs haines comme dans h*urs convictions, sourds aux conseils inspirés par le seul désir du bien.Kst-ce une raison pour ne plus persévérer, et abandonner une cause grande a ix yeux de tous et qui doit être fécondé en bienfaits pour l'humanité \ ** 11 v a urgence à ce que la question romaine reçoive une solution définitive, car ce n’est pas HMileiueut en Italie qu’elle trouble les esprits; partout elle produit le même désordre moral, parce qu’elle touche à ce que l’homme a le plus à cu.Mir, la foi religieuse et la foi politique.•* Chaque par* substitue aux véritables principes d’équité et de justice son sentiment exclusif.Ainsi, les uns, oubliant les droits reconnus d’un pouvoir qui dure depuis dix siècles, proclament, sans égard pour mie consécration aussi ancienne, la déchéance du l'apc; les autres, sans souci de la revendication légitime des droits des es, condamnent sans scrupule une partie de Titane à une immobilité et une oppression éternelles.Ainsi, les uns disposent d’un pouvoir encore debout cents millions do catholiques et donner à la reli- I gion un lustre nouveau en montrant la foi seron- j dant les progrès de l’buinaiiitc.“ Mais sur quelle b:i>c fonder une omvre si désirable ?“ Le Pape, ramené à une saine appréciation des choses, comprendrait la nécessité d’accepter tout ce qui peut le rattacher à l’Italie, et l’Italie, cédant aux conseils d'une sage politique, ne refuserait pas d'adopter les garanties nécessaires à l’indépendance du Souverain Pontife et au libre I exercice de son pouvoir.j “ On atteindrait ce double but par une combinaison qui, en maintenant h* Pape maître chez lui, abaisserait les barrières qui séparent, aujnur-d'hui ses Etats du reste de l’Italie.44 Pour qu’il soit maître chez lui, l'indépendance doit lui être assurée, et son pouvoir accepté librement par ses sujets.Il faut espérer qu’il en serait ainsi, d’un côté, lorsque le gouvernement italien s’engagerait vis-à-vis de la France à reconnaître les Kbits de l’Kglise et la délimitation convenue ; de l’autre, lorsque le gouvernement du Saint-Siège, revenant à d’anciennes traditions, consacrerait les privilèges des municipalités et des provinces de manière à ce qu’elles s'administrent pour ainsi dire elles-mêmes ; car, alors, le pouvoir du Pape, planant dans une sphère élevée au-dessus des intérêts secondaires de la société, se dégagerait de cette responsalbiité toujours pesante et qu’un g uvernement fort peut seul supporter.“ Les indications générales qui précédent ne sont pas un ultimatum que j’aie la prétention d’imposer aux deux partis en désaccord, mais les bases d’une ! que je crois devoir m'etlor- cer de faire prévaloir par notre influence légitime et nos conseils désintéressés.“ Sur ce, je prie Pieu qu’il voulait en sa sainte garde.“ Nxi*oi.f:oN.” Le ministre des affaire* étrangères à t'i/mbassa-*hurtle France o Fana.Paris, le -h» mai 1SG2.Monsieur le marquis, je crois utile, au moment où vous vous préparez à retourner à votre poste, de consigner dans une dépêche le résumé de nos conversations sur les graves intérêts que l’empereur a confiés à votre zèle et a votre dévouement, et de vous fournir ainsi le n nyen d’établir, une lois de plus, le caractère invariablement amical et bienveillant de lu politique du gouvernement de .Sa Majesté à l’égard du Saint-Siège.La pensée qui nous a guides, dès le début de la crise que traversent ensemble l’Eglise et l’Italie, n’a pas cessé de nous animer, et si infructueux qu'aient été jusqu'ici nos ctlbrts.nous n’en sommes pas arrivés encore à nous convaincre de l’inutilité de les poursuivre.Kn n'abandonnant pas Tespo:« d’atteindre le luit que nous nous proposons, en nous refusant à admettre que la destruction de Fêtât de choses inauguré dans la Péninsule doive être une condition sine qua non d'existence pour le pouvoir temporel de In papauté, ou que la chute de ce pouvoir soit devenue la conséquence logique comme s'il était abattu, et ics autres d’un peuple | et nécessaire de l'établissement du royaume «VI-qui demande à vivre comine s’il était mort.mlie, je suis certain d’être l'organe des intentions ** Quoi qu'il en soit, le devoir des homines d’K- et «les volontés île l’empereur.Sa Majesté si dai-tat est d'étudier les moyens de réconcilier «leux gué préciser, dans une lettre qui m’est adressée, causes que les passions seules présentent comme les idées que lui ont inspirées de longues et sc-irrée.onciliablcs.Kohouorait-on, la tentative ne serait pas sans quelque gloire, et, dans tons les cas, il y a avantage à déclarer hautement h* but vers lequel ou tend.*• (Je but est d’arriver à une combinaison par laquelle le Pape adopterait ce qu’il y a do grand dans la pensée d’un peuple qui aspire à devenir une nation, et de l’autre côté, ce peuple reconnaîtrait ce qu’il y a de salutaire dans un pouvoir dont.'influence s'étend sur l’univers entier.Au premier abord, en considérant les préju- rieuses réflexions sur la situation respective du Saint-Siège et de l’Italie.Vous trouverez ci-jointe, monsieur le marquis, une copie de cet important document, et les considérations si pleines d'élévation, de lucidité et de force qui y sont développées vous indiqueront, avec une autorité que tout commentaire do ma part amoindrirait, le terrain où vous aurez à vous placer dans vos entretiens avec le cardinal Anto-nelîi et le Saint-Père hii-inéme.l’avais évité à dessein, en vous prescrivant la gés et les rancunes, également vivaces de chaque ! démarche dont vous vous êtes acquitté au coincôté, on désespère d’un résultat favorable.Mais menccment du mois de janvier dernier de forint!-si, après avoir examiné le fond des choses, on in- t 1er le plan de conciliation pour la préparation du-terroge la raison et le bon sens, on aime à se per- j que! vous étiez chargé de réclamer avant tout le Miader que la vérité, celte lumière divine, finira ‘ concours du Saint-Siège.J'espérais, cnellèt, que par pénétrer dans les esprits et montrer dans tout son jour l'intérêt suprême et vital qui engage, qui oblige les partisans de deux causes opposoes a s'entendre et à se réconcilier.** Quel est d’abord l’intérêt de l'Italie?C’est d’écarter autant qu’il dépend d’elle les dangers qui la menacent, d'atténuer les inimitiés qu'elle a soulevées, enfin de renverser tout ce qui s’oppose à sa légitime ambition de se reconstituer.Pour vaincre tant d’obstacles, il faut les envisager froidement.“ L’Italie, connue Etat nouveau, a contre elle tous ceux qui tiennent aux traditions du passé ; comme Etat qui n appelé la revolution à son aide, elle inspire la défiance à tous les hommes d’ordre.Ils doutent de sa vigueur à réprimer les tendances anale * s, et hésitent à croire qu’une société puisse s’a Hennir avec les mêmes éléments qui en ont bouleversé tant d’autres.Enfin, à ses portes, elle a un ennemi redoutable, dont les armées et le mauvais vouloir facile à comprendre seront longtemps encore un danger imminent.*' Ces antagonismes déjà si sérieux le deviennent davantage en s’appuyant sur les intérêts de la foi catholique.La question religieuse aggrave de beaucoup la situation et multiplie les adversaires du nouvel ordre île choses établi nu delà des Alpes.Il y n peu de temps, le parti absolutiste était le seul qui lui fût contraire.Aujourd’hui, la plupart des populations catholiques en Europe lui sont hostiles, et celte hostilité entrave non-seulement les intentions bienveillantes des gouvernements rattachés par leur foi au Saint-Siège, mais elle arrête les dispositions favorables des gouvernements protestants ou schismatiques qui ont à compter avec une fraction considérable de leurs sujets.Ainsi, partout, c’est l'idée religieuse qui relVoidit le sentiment public pour Titube.Sa réconciliation avec le Pape aplanirait bien des difficultés et lui rallierait des millions d’adversaires.14 D'autre part, le Saint-Siège a un intérêt égal, sinon pins fort, à cette ré* onciliation ; car si le Saint-Siège a des soutiens zélés parmi tous les catholiques fervents, il n contre lui tout ce qui est libéral en Europe.Il passe pour être en politique le représentant des préjugés de l’ancien régime et, aux yeux de l’Italie, pour être 1 ennemi de son indépendance, le partisan le plus dévoué de la réaction.Aussi est-il entouré des adhérents les plus exaltés des dynasties déchues, et cet entourage n’est point fait pour augmenter en sa faveur les sympa Mues des peuples qui ont renversé ces dynasties.Cependant, cet état de choses nuit moins encore nu Souverain qu'au Chef de la religion.Dans les pays catholiques où les idées nouvelles ont un grand empire, les hommes mêmes les plus sincèrement attachés à leurs croyances sentent leur conscience sc troubler et le doute outrer dans leurs esprits, incertains qu'ils sont de pouvoir allier leurs convictions politiques avec des principes religieux qui sembleraient condamner la civilisation moderne* Si cette situation, pleine de périls, devait so prolonger, les dissentiments es risqueraient d'amener des dissi- dences fâcheuses dans les croyances mêmes.44 L'intérêt du Saint-Siège, celui de la religion exigent donc que le Pape so réconcilie avec.l’Italie ; car ce sera sc réconcilier avec les idées modernes, retenir dans l« giron de l’Eglise deux notre ouverture ne serait point repoussée par une fin de non recevoir aussi catégorique, et que le cardinal Autonclli nous aiderait à rechercher les bases d'un arrangement acceptable pour le chef de T Eglise et compatible avec les événements accomplis dans la Péninsule.Devant la résistance que nous avons rencontrée, une plus longue réserve risquerait d’être mal comprise.Les tentatives du gouvernement de l’empereur pour amener la cour de Rome à se départir, dans l’ordre temporel, de ses doctrines absolues, pourront échouer, mais il importe que nos intentions ne soient ni défigurées, ni méconnues et que personne n'ait le droit de nous accuser de n'avoir point articulé nettement les conditions qui, à nos yeux, garantiraient l'indépendance, la dignité et la souveraineté du Père commun des fidèles, sans remettre de nouveau en question les destinées de Vïtnlie.Jamais, io le proclame hautement, le gouvernement de l'oinpereur n'a prononcé une parole de nature à laisser entendre au cabinet de Turin que la capitale de In catholicité pût, en même temps, devenir, du consentement de la France, la capitule du grand royaume qui s’est formé au delà des Alpes.Tous nos actes, toutes nos déclarations s'accordêiit an contraire, pour constater notre ferme et constante volonté de.maintenir le pape en possession de cette partie de scs Etats que la présence de notre drapeau lui a conservée.Je renouvelle ici cette assurance, monsieur le marquis, mais je répète aussi, avec une égale franchisé, que toute combinaison reposant sur une autre hase territoriale que le statu quo ne saurait aujourd’hui être soutenue par le gouvernement de T empereur.Le Saint-Père, comme il Ta fait à d’autres époques, pourrait réserver ses droits dans la forme qu’il jugerait convenable ; mais un arrangement impliquerait de sa part, dans notre pensée, la résignation de ne plus exercer son pouvoir que sur les provinces qui lui restent.L’Italie, de son côte, Dirait à renoncer à ses prétentions sur Rome : elle devrait s’engager, vis-à-vis de la France, à respecter le territoire pontifical et à sc charger de la plus grande partie, sinon tic la totalité de la dette romaine.Si le Saint-Père, dans un esprit de paix, de charité et lor*tl»le état «le l’IfHtl#».On lit dans le Monde ; La situation de T Italie est déplorable.Nous ne parlons pas des attaques contre la A Naples, la presse clandestine s’est organisée régulièrement.Nous venons de recevoir les deux premiers numéros d’un journal intitulé : Rome ou la mort, d’un assez grand format, à doubles colonnes, sur papier assez fin et de couleur bleuâtre, qui prêche ouvertement la rébellion armée de la république, et annonce qu’il existe à Paler-me un comité secret ayant pour programme : Italie une ! Rome capitale ! Réalisation du plébiscite.(La Discussion?.) Autriche.On écrit de Venise, le 15 septembre : u Nous apprenons une nouvelle «jui, si elle sc confirmait, prouverait combien le découragement gagne en Italie.On nous assure, en effet, «pie l’autorité a reçu de nombreuses pétitions d’émigrés vénitiens qui demandent à ret enir dans leurs foyers sans être l’objet de poursuites, en promettant qu'ils sc conduiront dorénavant en lovaux religion, de la perversion des intelligence* i \.* —.y* .«»:•«.«' et de la corrupt iondes mœurs ; cc sont làjsuJeîs 1 Autriche.Quelques pétition- res< usures, ajoute-t-on, n’ont pas attendu la re- des maux plus grands «pie tous les aut mais que le progrès moderne tolère facilement.Il est d’autres maux qui effraient davantage, dans notre temps d'abaissement et de sensualisme ; les propriétés violées, Tordre matériel troublé, la vie même menacée, voilà ce qui frappe beaucoup plus, et voilà ce que l’Italie souffre actuellement, grâces aux doctrines qu’on va laissé professer, grâce aux encouragements «pii ont été donnés à l’esprit «le désordre.A Milan, on a saisi une caisse remplie de stylets, ce «pii n’a pas empêché le poignard d’y jouer un rôle; à Gênes, on a arrêté des in- j»t violents, a été attaqué parle Gouvernement.Le voile est tombé, la tyran- « nie russe s'est montrée dans son effrayante vérité aux yeux «le F Europe saisie d’horreur, «?t la nation polonaise a poussé des cris «Je colère et «l'exécration.Si le gouvernement russe et le C ’zar désirent persuader à l’Europe qu’ils veulent donner satisfaction aux • .• ji \ % • • • 1 / f I piémontais en face d une situation qui «lé- | ]>0jÜIiais t.t f;ljre droit à leurs reclamations, «honorerait l’Italie, si l'Italie était véritable- Uii fiull quq]s agissent différemment envers ment avec les sociétés secrètes et avec les bandes d’assassins qu’on retrouve partout ?que fait-il, au moment où le cri Rome on la muet est le mot d'ordre de tous ces bandits ?11 crie avec eux Rome, ou fa mort, il «lit que les volontaires de Garibaldi ne fai-1 r'n .~ saient que satisfaire un 44 impérieux be- i’orcy a adresse aux troupes placées sous son commandement.F«>rdre du jour sui- eux pour conjurer la catastrophe qui menace* aujourd’hui l’empire.” En arrivant à la -Martinique, le général que satisfaire un ” unpi soin ; ” il dit que lui refuser Rome, c'est s’exposer aux plus terribles extrémités, en un mot, il justifie le jioignard tout en refusant de s’en servir, il encourage ces hideux projets dont il se fait un argument pour aller à Rome ! Lorsque Garibaldi marchait au renversement du l ape et se vantait de chasser de Rome les Français, an moins il marchait à la lumière du jour, et cependant l'honneur de la Franco, autant que son intérêt, nous commandait de restera Rome : aujourd'hui, pourrions-nous nous retirer devant le poignard et l'assassinat ?Il y a des journaux écrits en France et en français «jui le prétendent ; il y en a là qui conseillent à la France «le reculer, parce que l'assassinat et le régicide élèvent la voix : nous en sommes profondément humiliés, mais nous 11e perlions pas pour cela courage ; car nous savons bien que le pays 11e peut-être avec ces teneurs «le plume «pii font si bon marché de l'honneur national, des devoirs et des intérêts «le la France.Les journaux de la Révolution enregistrent avec une grande satisfaction les meetings «pii continuent en Angleterre en faveur de! Garibaldide !' Italie.On sait ce qui se passe dans ces meetings.Quand on n’y prêche pas le crime, on y déclare, connue à lVmnitigliam, «pie u le gouvernement de “ S.M.la Reine doit agir pour déterminer 44 la Franco à retirer ses troupes de Rome.” Si nous 11c reculons pas devant le poignard, il faudra donc que nous reculions devant l'Angleterre ! c'est-à-dire, dans cette circonstance, devaut Mazzini, le complice «le Garibaldi, et son chef.Un des principaux I agents de Mazzini écrivait en effet à Gari- vant : ORDRE GÉNÉRAL* Soldats, Un jour vous avez trop demandé à la victoire, qui marche habituellement avec vos drapeaux, et elle vous a fait une infidélité passagère, qu’un ennemi, dans sa présomptueuse forfanterie, a exploitée près des crédules et des ignorants, eu prétendant qu’il avait vaincu les soldats «le Magenta et de Solferitio.# Non, vous n'avez pas été vaincus à Puebla, et d’ailleurs vous avez pris une noble revanche à Aculcingo, et plus récemment à Dorrego.Le 5 mai, l’héroïque courage de quelques centaines des plus intrépides d'entre vous est venu se heurter contre un obstacle quo vous n'aviez pas les moyens de briser, et.«•‘est pour y arriver que l'empereur euvoie à votre aide «les forces suffisantes pour vaincre toutes lqs difficultés que votre faiblesse numérique n’a pu surmonter, quelque bravoure «pie vous ayez déployée.Ces renforts me suivent, et c'est avec autant de bonheur que «1e fierté que je me vois placé par notre bien-aimé souverain à la tête de soldats comme vous.Vous nu* connaissez comme jo vous connais, et cette mutuelle confiance est la plus sûre garantie du succès.V oui* qu il soit prompt et complet, je réclame de vous une soumission absolue, une discipline qui doit être sévère, mais qui 11e sera que paternelle si vous écoutez mes conseils.Vous comprendrez que dans un pays où 7716 81^9 7776 4 16 45 13 f.K COITKRIKK Ml' rAIVAOA.Si nous voulions devenir membre de | d’y entrer.On ne supprime pas le dan-TUmon américaine, iî la udrait le rejeter, per en ne voulu .t pas l’apercevoir; la ou du moins le retarder jusqu’à ce que ; prudence, vent, au contraire, qu’on ne le besoin de communications entre JIali- néglige rien pour en découvrir tonte Té-tax et Québec devenant plus impérieux ; tendue.en rendit la construction nécessaire et II est important que l’on sache bien rémunératrice.Le port tie Portland ; que nos différends ne sont pas sérieux, comme port d'hiver nous suffirait alois, que nous sommes tous d’accord sur les et nous y aurions droit, ainsi qu'à tous j questions do nationalité, et que si la nôtre les autres avantages que notre annexion 1 était menacée, on nous verrait tous, pourrait nous procurer, de même quel Hauts orte et des embarras pleins de I mimstrateur, a fait les ordinations sut- n’est malheureusement que trop certain j dai'*ersr dont la, fi:i f PC"t pas se pré- vantes dans la chapelle du Collège de que 1 exécution dune entreprise aussi cieuX| et cert° on ne doit pas trop ¦] J_ .considérable pèsera lourdement et long- j chander quand par des mesures de pré- ( * V• " \r t • temps peut-être sur les finances dn pays, caution même fort coûteuses on peut ^ous-Diacre.M.Louis rourmor.sans qu’on puisse espérer d’ailleurs de j empêcher qu’il ne soit répandu.Ce sang Acolyth'is.MM.dis.Bacon et En- retrou ver, immédiatement du moins, une ! »aPP»r«?»/ .T1'* et si on ne .gène Frénette.1 unsure.—M.Bernard Dernier.cuisson est de plus courte durée (pie la première et se fait dans un four semblable a celui que nous avons décrit, (’’est là la dernière opération après laquelle “ii met les pièces en magasin.44 Des recettes de cette poterie bien encouragée peuvent être comme suit : 41 I fou maux donnent par mois ôOO piastres chaque, valant par mois.* 2,000 “ t fournaux par année donner»ml.2 l.noo 44 Deux aimées donneront.iS.000 44 'Trois années donneront.72,non 44 Les dépenses sont comme suit : 44 (Liges, par mois.* 000 44 (Ligespour uneaimét .72,00 44 Charbons pour une aimée, 37ü tonneaux*.••••••• .oO-l 4‘ Vernis rouge, plomb et II quintaux (le telle .*•¦ .••••.•¦•••.ISO Terre nécessaire, luo tonneaux.500 U il En tout pour une année.-s 10,4-84 Dépense pour deux années.20,908 La recette totale pour trois aimées est de.*872.000 La dépense totale pour t rois années est de.h 1,152 ses, résolument en faveur de cette grande mesure qui, selon uou», doit avoir les Oh filiations iiazar pour venir en aide i% t*ite Me.Hrlgltle.Le Bazar pour venir en aide à T Asile , ., , i., ! pont pas hésiter à le verser quand il s’a- sorte de compensation dans te develop- git d' la ^.fendre, dans tontes les autres peinent du commerce et de 1 industrie.circonstances on ne peut jamais faire Sur quelles raisons se fonde-t-on dès j trop pour l'empêcher de couler.lors pour passer outre et désirer la réns- ! ( )ri nous dira peut-être : site de l'entreprise ?Sur des raisons ma- ! ^ue 11011:3 l)renons ri0P pr(»mpteinent jeures que M.Ch.de Gazes, M.J .I ., Que ]e* Etats-Unis ont pour le moment ; ^te- Brigitte s’ouvre aujourd’hui dans la expose avec non^ moins de ^ vigueur ^ que d'embarras sur les bras, et que c'est Salle Musicale, rue St.Louis, Haute- de clarté dans 1 article suivant qu il a ¦ tout ce qu ils peuv*etit iairc que de suffire \ ille Nous engageons les personnes bien voulu nous envoyer et que nous in- j à leur sanglante besogne ; quifvenlent faire une bonne œuvre à le aérons avec une vive reconnaissance.M.! Qu'une fois la guerre actuelle terminée i vjsjlcr# ^ous espérons (lue les Dames de (jaze^ se mettant au-dessus des nas.ils seront tellement épuisés d hommes et • .# » • ue v^azeb, se uieuaiu au ueôbiia ues pas ., , 1 .qui se sont donne tant de peines pour sions et des interets mesquins de parti, ; pid^ le’r tiennc de tenter St le ïfî organiser ce bazar, auront la satisfaction pose et résout la question en veritable I (jes batailles ; j de voir le public répondre cbalenreuse- ami du pa)s.1 Qu ils n ont point de raison de nous j ment à leur appel.Voici son article : i en vouloir, et que s'ils avaient eu Tinten- ‘ Ce n'est pas une question d'une mince îlon (^e 'ancc*r ^enrë ^"Tlats contre nous, Mauufaclure €4aiiittll4*iine.Un correspondant (lu Colonisateur, dans un compte-rendu d'une visite qu’il a faite dernièrement à Québec, parle ainsi de la manufacture de vaisselle de terre du Cap Rouge : 44 Un établissement unique dans le pays et qui fait honneur à Québec, est la poterie de MM.Ilovvison ctChartré, au Cap-Rouge.Cet établissement est dû a l’énergie de M.Ilovvison.Après avoir fait, un cours d’études au petit séminaire de Québec, avee distinction, il prit un magasin de vaisselle.Ayant réussi, il passa en Angleterre, visita les établissements de poterie et forma h* projet d'alimenter son magasin par une po-teriequ’il établirait dans le voisinage de Québec.Ce fut à l’endroit où les Français construisirent le premier fourneau à chaux, près de la rivière du Cap-Rouge, qu'il se décidât â exécuter son plan.Les résultats qu’il a obtenus, font honneur, non-seulement à Québec, mais encore au Cumula.Des hommes aussi entreprenants et aussi industrieux ne sauraient être trop encouragés.Je pense faire plaisir à vos lecteurs en leur donnant une description complète de cette fabrique de vaisselle, et j’espère que tous les bons Canadiens qui veulent voir grandir notre industrie et notre nationalité paieront un tribut d’encouragement au talent de M.Ilo-wison en achetant sa vaisselle et en augmentant son crédit.*4 Dans cette fabrique on mélange une argile que Ton trouve sur les lieux avec une autre argile importée des Etats-Unis.Dans la première opération que Ton fait subir à la matière brute, on cherche à obtenir une pâte bien homogène.Dans ce but ou met les terres dans une grande cuve avec un excès d'eau.Un agitateur mû par une ma- j ,1,* l'archevêché île Québec, ’désireux’Tl',¦'voir chine à vapeur mélange le tout et en fait développer l’industrie Canadienne et ositi«Mis, ou juge inutile de rien dire.On commence n être moins assurée que Lee.battra en retraite.Le fait à peuplés a\oié que M.Ielfers«Mi 1 lavis est pnrveuii à former une seconde armée (pii occupe la ligne du Rappahannock, retire au général virginien le souci de couvrir Richmond* et lui laisse la facilité de tenir en respect l’immense année de McClellan sur les rives du Haut-Potomac.Celui-ci reçoit journellement des renforts, qui, depuis la bataille d Antietam, ont du augmenter son année d’un tiers.(Quelques personnes imaginent que le jeune general a I intention de prendre ses quartiers d’hi- uve aujourd’hui ; nous ne citons pour mémoire, car elle nous pa- use - opère la fusion de la substance vitritiablc, qui fait fonction de vernis.Les vernis de cet établissement sont dûs à l’intelligence de M.Howiaon, et sont d une qualité supérieure.Cette seconde Chanibersburg, 8h.«lu soir.Kuviion quinze liomines â cheval sont dan* la ville avec des carabines et un drapeau parlementaire.Ils demandent avoir les principaux rési-dunts.Ils ont une l«>rce considérable à un mille environ, «pii entrera en ville dans une heure.( Troisième dépêche.) Le colonel McClure et le prévôt marshal Rimmel viennent de se rendre â deux milles de la ville, pour rencontrer K* commandant rebelle.( fii ne peut rien faire que se rendre.Nous attendons l'ennemi dans une demi-heure.Les gens du Sud ont traverse le Potomac à Hancock et ont traversé la campagne jusqu'à la pointe de Pittsburg.• i.es dépôts de la banque «le Chambershiirg n»* sont pas encore revenus «!«• New-York depuis la «lernière aJcrte.Ilarisburg, sh.du soir.Le ^gouverneur t'urlin fait avancer des troupes vers la vallée.Harrisburg, lOli.du soir.D‘*s dépêches «pii viennent «l’être reçues «le Shippenshurg, confirment la nouvelle de Tnccupa-ti«m de Chanibersburg.L’avant-garde d«-s Ibreeh rebelles compte l,uuu cavalier* et six pièces de canon.I.A HATA II J.K UK l’KKKYS Vll.l.K.Louisville, lu octobre, 1 b.d(* l'après-midi.Hier matin, de bonne heure, le général Buell a attaqué les forces de Bragg à Chaplin Creek, dans le voisinage immédiat de lVrry*ville.Après une courte mais terrible lutte, les rebelles se sont rapidement retirés vers le sud, par trois routes «lit* lé rentes.Nos forces les poursuivent de près.Aux derniers avis, les forces du général Gilbert se trouvaient à 1 arrieio des rebelles et à quelque distance au-dessus.Les exigences militaires demandent la suppression des détails.On n'a pas reçu le rapport des pertes des deux côtés.I.A M'KIlUt: DANS I.K SCD-OCKST.Cairo, 9 octobre.La nouvelle de la mort du général Oglesby, à la suite de blessures reçues à Corinth, est cou* trouvée.L’avis de l'occupation de Grand .Junction par les confédérés n'est pas confirmé.Nos troupes occupent Rionzi.Nous avons repoussé Brice jusqu'à Ripley, cl, autant qu'on peut le savoir, la poursuite continue.Nous lisons dans la (iorresjumdance de liante : En nous promettant samedi dernier d’ex-j aminer les trois lettres sur la question ro- ¦ k • , .-v.«M,, iv/u,i .,n oui ui.v r’U'/ii 1 .lô™7v-v?î,V,?|tU ''""'T'1 **«“™»l.nu« lus lo- : u.ni no du M.le Vicomte lie In Ouérom.ière, .•cite ville pur les trois voie» de M,massas, de lu i ' ° * , t-iss.Le journaliste, â notre avis lu moment des charges «pu» vous pouvez i < u moins, est tin écrivain passionnément remplir encore et des travaux dont vous touchez le prix, de vos domaines et «le vos rentes.Mettons «jue vous n’avez rien «jue ces trente mille francs.»Sorait-on bien venu à vous dire:— Vous êtes sénateur c’est bien; mais trente mille francs sont trop pour vous; six mille francs doivent sutlire.("est pourtant juste ce «jue vous laissez au Pape : un cinquième.Trouveriez-vous bien qu’un gouvernement ennemi, se substituant à celui que vous servez avec tant «le talent, changeât les conditions de la France «*t les vôtres, rognât vos terres, et vous obligeât à vivre dans une bicoque—C’est pourtant encore là, proporti«»n gardée, ce «pie v«m> proposez jiour le Pape.Nous avons «*u l'honneur «levons le «lire: —Soyez tout un, ou pour ie Pape, ou contre le Pape.Le Pape ne veut pas «le pis aller, et la I Vovhlence ne réduit pas plus la justice «jue le territoire de l’Eglise aux proportions «ju’il vous plaît «le leur donner.— L’Empereur sauvegarde le territoire «le la France, après nous avoir préservés du socialisme ; laissez-lc en paix ramener le territoire «le l’Eglise à ses premières limites et ne proposez pas la consécration du fait accompli, quami le fait accompli est un vol, un trait «le pur s«)cialisme.Vous vous efforcez inutilement de faire entrer dans la théorie «le votre solution les intentions du gouvernement français «lotit les paroles sont en e«mtradiction flagrante avec les vôtres.Votre division «le l’Italie, au nom «le Vhis-tnire et «le la raison, sera repoussée par l’Italie, comme elle l’est par l’histoire et |»ar la raison.— A peine Najiles aura-t-elle recouvré son autonomie, vous verrez les ita-li«*ns «les provinces «lu nor«l se faire la gu«*iTC ; et ce sera selon Y histoire.Florence ne pliera pas «levant 'l’urin, Milan voudra tout dominer, Btilogne rcconunaiulera son Uoi, et la raison par hnjuelle vous avez «lé-montré si victorieusement «jue l’unité absolue est impossible s’appliquera à cette unité réduite.Quant à la «juestion administrative, il faut laisser au Faj»e seul le soin «le la résoudre.Rendu à sa liberté, il saura jiarfaitemctil concilier le respect «les glorieuses traditions «1«* la royauté poiiti!i«:ulc avec les besoins «le la société moderne.Vous parlez «l’une souveraineté du Dupe combinée avec l’administration d’un prince étranger.C’est injuste, impraticable ; au bout «le six mois, le prince étranger serait exécré.Il y avait autrefois «les administrations indépendantes, fortes et soumises.Bologne mandait, à K«*mc un ambassadeur, et nous avons encore «les monnaies «1 or «pii |M>rtent «l’un côté l’écusson «lu Fajie accostant l’écusson «le la ville, et sur le revers l«*s paroles : Sen a tus pnjndusijuc /lotion ie.n sis.Est-ce donc la paj »auté «pii a détruit cela ?Est-ce la pa|>auté «jui a remplacé _ - «lance municipale par la centralisation V i-royez-nous, Monsieur le sénateur; au point, où vous vous êtes élevé, et mû, comme vous l’êtes, par «le nobles passions, envisagiez la double question de l’indépendance italienne et de la Souveraineté pontificale à la lumière de la vraie “ ‘ inséparable de la vraie foi.L’Italie, «pii avait accueilli votre première brochure avec transport, n’en veut plus à cette heure et vous accable d’injures ; voyez le chemin qu’elle a parcouru.L’Eglise repousse avec la meme énergie votre ultimatum ; elle reste, dans la sérénité «pie lui donnent la foi, lu «Iroit.ut la justice.Vous parlez «lu rôle de 1h papauté dans le adonné nu travail, cherchant à éclairer ses concitoyens sur la valeur «Tune cause politi-«jtte, «leiuettraiU ferme en son propos et regardant comme un acte malhonnête de « _ changer ses principes ou «le soutenir à la fois «les principes contraires.Dans ses moments perdus, le journaliste, le journaliste chrétien surtout, est homme «le lettres.Il traite les questions de morale, «l’art et de littérature et n’aspire point à prendre une |iart active aux affaires.Ecrire, tel est son métier, métier «liflicile, ardu, qui lui fait plus d’enuumis que d’amis.Dans l’Italie nouvelle, les journaux ne sont «loue pas écrits par «l«*s journalistes, mais par «les sectaires.* La race des braid «jui déshonorait les anciennes républupies italiennes, revit «huis les mauvais journaux de la péninsule.Tout ce qu’il y a d’honnête et de respecté dans le monde est par eux insulté, baloué, vilipendé, calomnié, traîné dans la fange et voué à l’exécration.Il n’est figure si haute qui soit à l’abri de leurs outrages.(Jue s’ils )>ouvaieut faire trêve à leur haine, ils s’insulteraient eux-mêmes ou mordraient la main «jui les paie.liii|»reftMion de loyale un ballon.AL Glaishcr a publié le compte-rendu suivant «le l’ascension qu’il vient «l’effectuer récemment à Wolverhani|»t«»nJ(Augleterrc : 44 Au départ, à une heure t rois minutes, la température était «ie 5il dégrés Karen huit.A une hauteur «l’un mile, elle descendait à 29 tiegrés.Quelques instants après, nous entrâmes dans un nuage «l’envi-ron 1,100 pimis «le hauteur ; le thermomètre m» varia pas ; l’air était saturé d’humidité.Au sortir «lu image, nous entrâmes dans un océan «b* lumière ; il était une heure «lix-sept minutes ; l’air était d’un bleu splendide ; un seul nuage se dessinait sur notre tête ; mais tout un panorama de nuées se développait sous nos pieds, comme une surface agitée sur laquelle s’élevaient «les collines et «les montagnes, les unes isolées, les autres en chaîne ; «les masses blanches s’en détachaient.J’essayai de photogra-jiliier ce spectacle admirable ; mais nous montions avec une telle rapidité que cette opérations me fut tout-à-fait impossible.Je le regrette, car nous nagions dans une atmosphère tellement lumineuse, qu’il m’eût suffi d’une seconde d’immobilité, ayant été muni, «laus «*e but, de plaques d’une sensibilité extrême.44 II était une heure vingt, et une minutes, nous venions «l’atteindre 2 milles «le hauteur ; la température devint glaciale.A «leux heures vingt-huit •ininutes, vers 3 milles de hauteur, on ne comptait plus «pie 18 degrés ; vers 4 milles, y degrés, et enfin, dix minutes après, nous touchâmes 5 milles ; le thermomètre descendit à zéro et marqua 2 degrés au-dessous.Jusqu’à ce moment, j’avais poursuivi mes observations sans malaise.; je n’éprouvais aucun embarras à respirer, tumlis que M.Coxwell, mon compagnon, qui dirigeait le ballon, avait senti par moments ses poumons embarrassés.A une heure cinquante et une minutes, le baromètre marqua 10 pouces f> lignes, c'est-à-dire une hauteur de 5 milles trois quarts.Je reganlai le tube d’un de mes t hermomètres, il manjuait.5 < leg rés au-dessous de zéro ; mais quanti je voulus consulter l'autre, je ne pus voir la colonne de mercure.J'essuyai nies yeux et je pris une leutiHe ; mais je ne calme et paisible ; il me raconta tout cela sans obtenir une réponse, et «léeouvrit que j’avais de nouveau perdu connaissance.Il raconte qu’à ce moment il sentit l’insensibilité le gagner à son tour, «ju’il comprit qu’il n’avait «jue le teuij*s «l’ouvrir la sou-|>apu, mais «jue ses mains lui firent défaut.Il saisit alors la corde entre ses «lents, et maintint la soupape ouverte jusqu’à «te «pi’il constata que le ballon descendait.C’est un acte qui peint complètement le caractère «le AI.Coxwell.Je ne l'ai jamais vu à court d’expédients pour faire face à une difficulté, quelle qu’elle s«nt ; son imperturbable sang-froid ne se dément jamais, et c’est ce qui m’avait donné toute confiance en lui j»our la direction d’un ballon aussi considérable.44 Quand je demandai à Al.Coxwell s’il avait noté la température, il me répondit qu’il ne l’avait pu, la face de tous les instruments était tournée vers moi ; mais il a remarqué «pie le centre «lu baromètre anéroïde, son côté bleu et une conle attachée à la nacelle étaient sur la même ligne droite.S’il en est ainsi, le baromètre «lésait être entre 7 et 8 pouces.Une hauteur «le f> milles 1 [2 correspond à 8 pouces.44 Un petit thermomètre très sensible a marqué jusqu’à 12 dégrés au-dessous «le zéro ; mais, malheureusement, je n'ai pu 1«* suivre jusqu’à ma sortie de la nacelle, et je ne puis répondre (jue l’index n’en ait pas été dérangé en «lescendaut ; quand la température atteignit 15 degrés Farenheit, elle nous parut chaude ; à 24 degrés, elle l'était extrêmement pour nous.En touchant terre, le thermomètre marquait 54 dégrés.44 J’avais emmené six pigeons.J’en lâchai un à 3 milles de hauteur.Il étendit ses ailes et descendit en flottant comme un ARRIVAGES.11 octobre.Goélette Providence, D Petit, Dedcliiiuibuiilt, 4u «!ordef* bois.— Swift, K Tremblay, Petite Rivière, 25 do.— 8 te Anno, Kl ie Roy, Baie St Paul, beurre, «eufc, et jmtatoJ.— Juli«;, M Simard, do, 45 cordes bois.— Victoria, B Savard, do, GUO perches et 12 c bois.— Hélène, L) Gohiel, cio, 100 bottes foin.— Victoria, G Courtois Geiitilly, 2000 bottes foin t*t 40 cordes bois.— Canadien, P Hood, Grondin es, 7000 do.— Aron, C Hamel, uotbinièn*, 2000 do, 40 c bois.— 8t George, G Lacnursier, Batiscau, 3500 b.foin.Marlu(jr«’N.A Yamachiche, le 1er du courant par le Révd.Messire Horion, Honoté Lord à Dlie.Marie Trade! le, tous deux «le celte paroisse.A St.Réini, le C courant, par le Révéreud Mentire Tassé.M.Thomas St.-Denis cultivateur de St.Philippe, à Dlle.Adeline Weilbernuer, demeurant chez Pilon.J.O.Bureau.IfUC'Uft.A St.Roch, le 9 courant, après une douloureuse maladie «le 2 mois, sieur Pierre Chayer, à l’âge de 32 ans II laisse jiour déplorer sa perte un enfant, de nombreux parents et amis qui regretteront longtemps ses fstimables «pialités.A Longtifui), le 7 du courant Demoiselle Euphro-sine Anastasie, tille de F.X.Valade, écr.,ûgé de 22 ans.sa longue agonie fut une constante jirière et sa mort le sommeil du juste.A Benuharnois, le 9 du courant, i\ Pûge «le 4 ans et H mois, Jacques-Maximilieu-Adélard, ù en voiture, il court la poste «lans les rues, escorté «l'une garde d'environ une vingtaine de cavaliers, dont la moitié sont en avant et le reste en arrière.Pour une raison quelconque, AL Lincoln s’est laissé persuader que sa vie serait en danger s'il marchait tout seul, comme faisaient ses quinze prédécesseurs à la Maisin Blanche.C'est, certainement un précèdent regrettable «jne le premier magistrat «le cette république se mette à imiter «le la sorte les souverains européens, et s’imagine que sa vie peut être menacée comme la leur.Il est pourtant difficile de voir quels bénéfices le Sud tirerait «1«» la mort du AI.Lnooln, qui serait tout naturellement remplacé par AL Hamlin.On ne sait pourquoi «es gens troji zélés se sont fourré «lans la têt< «jue la vie «lu Président courait des dangers, car jamais idée plus absurde n'a troublé une cervelle humaine.” —(n s’entretient beaucoup à Turin «les cadeaix faits par Pie IX à sa filleule, la primasse Pie.On évalue ces cadeaux à près de 500,000 fr., et on cite parmi eux un clupelct «le 315 grains, dont chacun est séjiar* par une perle et chaque perle par un «fumant.En outre, une horloge «l’un travai exquis, et dont chaque chitfre d’heure coitient une relique.Enfin, un album héraldque «les papes, avec l«*s portraits et les inscriptions relatifs à chaque pontife.L’albun se termine par le portrait «le Pie IX.Ylallc pour f Angleterre, PAR LA LIGNE CÜNARD.i Bureau île Poite de Québec.^ \ 8 Oct.1862.1 UNE Malle pour l’Angleterre, par la ligne Cu- ¦m i \o*a or^’ scra c,CHe à ce bureau.uuaDI, le 13 courant, à 3 h.P.M.Qt’ébe,, h Oct.1*62.400 J.SEWELL, Maître de Poste.POUDKK A TIRI.H.: REC V avec un t damné à mourrit 000,000 AGENTS, UiKlIJfiES OV ë'EJHJIMESi Cour vendre la nouvelle C'a rte dus If tuts- Unis, des Canadas et du Souvenu*Brunsicic/y coloriée sur acier, de Lloyd, D’après tu EDOUARD LeBOUTILLIER, AVOCAT, Xo.S, Rue St.Louis.Québec, 15 sept.1862.375-lui C.G.BERTRAND, Xo.15, Rue du Pont, Saint-Roeh.D»ns la mairton où est le Bureau du notaire Delfige.Québec, 15 septembre 1662.373-lrn ACADEMIE ©ommciciah' Anglaise.F ES FRERES DES ECOLES CHRETIENNES / ouvriront, au 1er SEPTEMBRE prochain, dans la RUE D’AUTEUIL, un Cours d’Ktudee purement anglais, divisé en trois classes, et oh seront enseignées les spécialités suivantes : 3r Classe.Lecture—Ecriture—Calcul mental et pratique— Grammaire—Instruction religieuse.2 e Classe.Les mêmes spécialités que dans In classe précédente continuées, et de plus, la Géographie, l'Histoire, les Eléments d’Algèbre et la Géométrie pratique.1 irt Classe.La tenue des livres dans toutes ses parties : théorie et pratique.Lu correspondance commerciale, etc.L’enseignement religieux se donnera dans la lau-gue maternelle.2° L’année scolaire commencera le ’er lundi «le Septembre, et finira dans la 1ère huitaine de Juillet, et sera divisée en «juatre termes ou q artier*, chacun de onze semaines.—Le coût, pour chaque quar* tier, sera, pour U 1ère classe, de $8.00 “ 2e « de $6.00 “ 3e «4 de $4.00 payable rigoureusement d’avance.Ponr plus de détails, s'adresser à .NT.AUCLAlR.curé de Québec, ou à M.McGAURAN, ch.de âl Patrice j ou encore, ans FRERES, rue «les Glosais 13 août 1862.331 ÎT'NCRE NOTRE «le Dunbar et Perth, en bou-\à teilles de différente* dimension*.Qualités supérieures.A vendre chez LEGER BROUSSE A U, Libraire, 7, Rua Ruade, H au te-Ville.9773 5704 7093 7716 1,K' COI'RTîFKR DU ' CANADA iisfcMi *TC.sSufA « COMPAGNIE DIS Vapeurs Océaniques «le Montréal.K Ol'V EAUX AH K AN G EMEXTS.Passagers inscrits pour Londonderry, (^Uis-"ow ou Liverpool.Cart/.* r/r retour accordées à d'* faux réduits.LA ligne de cette Compagnie est composée des vapeurs suivants de première classe.NORWEGIAN, 2500 ton.Capt.McMaster HIBERNIAN, 2500 ton.•• Grange.BOHEMIAN, 2200 ton.“ Ballantine NOVA SCOTIAN, 2200 ton.•• Borland.ANGLO .-NON, l*0u ton.“ Graham.NORTH AMERICAN 1800 ton.“ Burgess.JURA, 2300 ton.“ Aiton.NOUVEAU VAPEUR.“ - Portant Us Malles du Canada et de* Etats-Unis.BIOGRAPHIE .DU CHliVAMÜR ARD PAR E U G E N E D F RIVES IjL-ü des vapeurs ci-dessous nommés ou d’autres vapeurs partira de Liverpool tous lei JE i DI, pour et de Québec, tous les SAMEDI, touchant à Loch Foyle pour recevoir à bord et débarquer le> passagers è Londonderry et pour Londonderr Voici les dates de départ de Québec :— Nova Scotiaw.Samedi, 4 Uct Jcha .* .Samedi, 11 AXOLO-SaXON ^atiiedt, l S do Hibernian.Ruined», do.North American.Samedi, 1er Nov.Et tons les Samedis suivants /11IARMAXTE petite brochure crime centaine tie pages avec v.y superbe PORTRAIT PHOTOGRAPHIQUE et AUTOGRAPHE.V R I X : 2.') CENTS.Comme le nombre des exemplaires est peu étendu, les amateurs! elront bien de se hâter.Un arrêt reytlu par /a Cour impériale tir Di-jon, !ÜU" No.7, K.ip Buade Haute-Ville .^^LKUEIt BROUSSEAU, Libraire, 7, Rue Buade, Haute-Ville.No.7, rue Buade, Haut-Ville.Ha «gante ffilmberscUe, - GUIDE MÉDICAL DES FAMILLES.A.ViEISfDRE, I Z Bouaeigné vient de recevoir par le dernier ! | ES “ OISEAUX DU CANADA,” par J.M.LeI a vapeur, canadien quelques exemplaires de la * X-i moiu», eu 2 volumes, au bureau1 du Courrier ANTE UNIVERSELLE.4 vol., 8 vo.j du Canada.Prix réduit pour les écoles LEGER BROUSSEAU, \ LEGER BROUSSEAU.• 7, Rue Buadt.| 3 juillet 1861.
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