Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 juin 1863, vendredi 12 juin 1863
éeute aimée.UUEBEi:, VENDREDI 12 JUIN 1863.Numéro 54.—A.E.ATT1ÎRV lotifficf îm lanaîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.S«llteur-Propriétaire :—LEGER IïROUSSEAU JE CROIS J’ESPERE ET J’AIME.ri: pouvoir i'i:>iroui:i.m:s IM pus.JUSTIFIE l'AU l/lIISTolUE.ETUDE SI R l/oliDJI VU, I.’kXKUCICIS MT h’iN* FMJKKCK DM MA SOUVERAIN îri’K UONTI MICA MM, par S.Km.le Canlliial MATIIIEI!, Arehevûquo do Besançon.C’est l’honneur de la question romaine de produire, depuis quatre ans, comme une mine inépuisable, îles écrits qui l’éclairent sous toutes ses faces.Toutefois, celui (pie nous annonçons est, quant à sa partie principale, un ouvrage véritablement nouveau, qui résume, complète tous les autres et achève la démonstration.L’auteur divise l’histoire de la souveraineté pontificale en deux grandes époques.La première, qui commence avec l’existence publique de l'Eglise en 318, et se termine en 12S0, em-bntssant ainsi un espace de neuf siècles.Elle renferme l'origine, les progrès et les luttes du pouvoir temporel.L’auteur, de sa plume vive etinclisive, nous décrit sa naissance, ses agrandissements successifs, sa constitution et son alfer-inissement déiinitii.La seconde époque comprend six &iè-eles, de 1280 à 1S5U.Elle date de la de la pacification entre le sacerdoce et l’empire, et se termine à la dernière guerre d'Italie, qui a ouvert la ques tion actuelle.Pendant ce laps de temps, les Papes exercent leur souveraineté temporelle dans toute sa plénitude et leur influence par toute la terre.Les luttes ne manquent pas toutefois, car c’est une loi de l'bistoire, qui sort du reste de la nature même des choses, que les institutions comme les hommes ne se maintiennent dans leur pureté et leur dignité que par la guerre et le coin bat.L’éminent auteur se propose de réfuter pur l'bistoire une triple erreur qui fascine et trouble aujourd'hui nombre d'esprits.11 y a erreur de droit, quand on conteste la légitimité du pouvoir temporel des Papes et qu'on attaque son origine et ses titres, il y a erreur de fait, lorsqu’on nie l’exercice continu, authentique de ce pouvoir.Et en troisième lieu, il y erreur d’appréciation, quand on représente ce même pouvoir des Papes comme un danger pour leur leur autorité spirituelle et leur indépendance.La première de ces erreurs trouve sa réfutation directe dans l’exposé des origines et des titres de la souveraineté pontificale, la plus ancienne et la plus légitime de toutes les souverainetés.La réfutation de la seconde est la partie vraiment neuve de l’ouvrage.Le P.Theinera publié l'année dernière, à Home, un écrit en 3 volumes infolio presque inconnu en France, et qui a pour titre : Codex diplomat*eus dominii tempo-rails S.tiédis.Le savant oration y a entassé une masse de documents précieux, qui sont autant de preuves authentiques et comme toutes vivantes de l’exercice du pouvoir temporel des Papes et de la sagesse de leur gouvernement.L’illustre auteur de l’écrit qui nous occupe, à l'aide de ces documents, qu'il emploie avec une rare sagacité, a mis dans tout leur jour cet exercice et cette sagesse du gouvernement temporel des Papes.Il montre enfin l'inianité de la dernière erreur, en suivant à travers les siècles la marche, l’action et l'inlluenee de la Papauté, et en faisant voir qu'elle n'a conquis, recouvré, agrandi et employé sa puissance temporelle qu’au proltt de son pouvoir spirituel.Tel est dans son ensemble l’écrit de l’éminent Cardinal.Citons, pour donner au lecteur le désir de le lire en entier, quelques passages de sa remarquable conclusion, où sont rappelés lostitre6 divers des Papes à la possession do leur souveraineté temporelle.“ Rome appartient aux Pontifes par le droit du temps et de la prescription ; car il y a plus de dix huit siècles qu’ils y habitent, plus do quinze siècles qu'ils vjrègnent de fait, plus de dix siècles qu'il la gouvernent do droit, plus de six siècles que leur possession a été universellement reconnue et acceptée, même par leurs ennemis.44 Rome appartient aux Pontifes par droit d’acquisition et de rachat.Lis l’ont en effet cent fois conquise en la défendant, cent fois rachetée et lu restaurant .44 Rome appartient aux Pontifes par le droit de la société chrétienne, dont ils sont les chefs et les interprètes.C’est elle qui l'a achetée et.qui la garde encore pour assurer lu dignité et la liberté des Papes.Elle l’a achetée en versant le meilleur de son sang pour la sauver de la ruine, en lui payant des impôts et des tributs pour l’embellir, en lui envoyant des députations de pèlerins pour y reconnaître le Roi des âmes et y saluer le seul trône qu’on ne puisse ébranler.44 Rome appartient aux Pontifes par le droit politique de l’Europe.Ce droit vario dans ses principes et dans scs up plications ; mais il n’a jamais hésité ni fléchi sur lu nécessité de reconnaître le pouvoir temporel et de le mettre a l’abri de toute atteinte.C'est pourquoi I on a vu la royauté pontificale tantôt prépondérante, tantôt affaiblie, souvent secourue, mais toujours avouée par la politique.Autrement elle intervenait efficacement dans les querelles des peuples et des rois, et cot abitrage heureux rendait des décisions souveraines, sous la double garantie de la foi des parties et do 1 indépendance temporelle du juge.Aujourd'hui elle demande â vivre dans une neutralité pacifique entre les diverses nations qui se disputent dans le monde l’argent, la gloire et l’influence.Les Papes n’ont jamais connu que deux rôles dignes d’eux : dans les temps de foi, l’arbitrage des grandes affaires ; dans les temps d’indifférence et de division, la neutralité.Soit que le droit public ait vu en eux les juges des nations, soit qu’il les ait coiioidérés comme neutres, leur pouvoir temporel est demeuré la condition de leur* propre existence et la garantie des droitB de tout le monde.4* Rome appartient aux Pontifes par le droit du suffrage populaire.Mais eetle élection, toute différente de celle où président la peur, la corruption ou l’entraînement, est l'acte spontané, réfléchi, prolonge de toutes les générations qui viennent d'elles-mêmcs, tantôt se placer, tantôt se remettre sous la tutelle du Saint-Siège, avec les démonstrations les moins équivoques de fidélité et de dévouement.44 Rome appartient aux Pontifes par j le droit des chartes et des contrats.Si i le sceau des princes est le gage le plus | sacré de leur parole, c’est quelque chose i assurément qu'une souveraineté qui pré- j sente, depuis le \ lie siècle jusqu au ; XVle, des titres rajeunis d’âge en âge.44 11 n'y a donc pas en Europe, selon • l’expression du comte de Maistre de sou- , veraineté plus justifiable que celle des Papes ; elle est comme la loi divine, justificatif in st.metijtsa." Etudions donc le livre de 8.Km.le cardinal Mathieu.La question romaine il est vrai, est entrée pour le moment dans une phase d'apaisement et de silence relatif.Mais, ne noitr y trompons pas, elle n'est point résolue.On n’a pas osé donner nne solution ; des circonstances, des difficultés particulières, ont fait surseoir à une décision ; mais la question est toujours là, suspendue sur nos tètes.La Pologne, la généreuse autant qu'infortunée Pologne, occupe on ce moment, et à bon droit, e- esprits et les cœurs ; mais la grande question, la ques- : tion souveraine, la question de vie ou de j mort pour la civilisation et la liberté en j Europe, e'o-t toujours la question rotnai- j ne ; elle cal souveraine et domine toutes les autres, précisément parce qu’ollo est j et “ e.Elle dort en ce moment, mais son réveil pont être prochain c* terrible.Soyons prêts.Les catholiques sincères et non indépendants ont pour j eux le droit, la justice, les principes ; c'est le ptincipal.Le livre de S.Km.i le cardinal Mathieu montre qu'ils n’ont pas moins l’histoire ; c'est un grand ser- ; vice rendu à la cause.L’bistoire est une des études favorites do notre siècle, et, il faut le dire, le résultat général d« toutes les recherches savantes faites pat 1 es ennemis mêmes du catholicisme, lui est manifestement favorable.Il n'a ri à craindre de l'histoire, pas plus que de> sciences naturelles et de la saine philoSophie.La question de la souveraineté j temporelles des Papes, elle aussi, voit l'histoire lui envoyer ses lumières propi- \ ces.Ses rayons brillent d'un vif écln' dans ie livre que nous étudions.Cet ouvrage s'ouvre par un chapitre sur la distinction et la compatibilité des , deux puissances.j 44 Autant il est certain, dit l’éminent 1 auteur, que les deux pouvoirs, dont l’o- j rigine est la même, sont distincts par \ leurs fonctions, autant il est faux de dire j qu’on ne saurait les réunir dans une mé mu main.Leur compatibilité prétendue j est démentie d’un bout à l'autre de l’histoire par les monuments de tous les peuples (1).” La raison, du reste, parle ici comme l’histoire.Le gouvernement de l'Eglise et celui d’un royaume tempered ne sont nullement incompatibles ; la dignité sacerdotale et la dignité royale ne le sont pas davantage.L’incompatibilité existe, en effet, entre des choses contraires et opposées ; c’est sa définition même.Mais ici il est impossible de voir une opposition, et l’on voit au contraire très clairement qu’il n’y en a pas ; il y a sans doute des choses distinctes, des choses différentes, mais une différence n’est pas une opposition.De plus, la dignité sacerdotale n’enlève absolument rien â l’homme, elle ne fait que lui donner.Elle lui laisse manifestement, s'il en a, son génie et toutes ses capacités.Les plus grands politiques que signale l'histoire sont des cardinaux; et les pontifes de Rome, â la lois grands papes et grands rois, 601 it connus.Ceux donc qui proclament qu’il y a incompatibilité entre le sacerdoce et la royauté montent â la (1) Première époque, première période, chap.1.nature des choses aussi bien qu’à l'histoire.Quant à l’origine du la souveraineté pontificale, les uns l’ont vue dans l’abandon de Rome par Constantin, qui la laissait au Pape ; on a même imaginé une donation en forme faite par ce prince, donation qui, selon l’expression très juste du comte de Maistre, est une fable, mais une fable très vraie (2), puisqu’on abandonnant Rome il la donnait on réalité.D'autre6 insistent sur le délaissement des Papes et du peuple romain par les empereurs do Constantinople, incapables ou oublieux de les défendre ; d’autres signalent comme source du pouvoir temporel des pontifes romains les immenses propriétés territoriales qu’ils acquirent insensiblement, la grande propriété conduisant alors facilement à la souveraineté ; tous enfin constatent la part immense des rois francs dans l’établissement du pouvoir temporel des Papes.Il est, en effet, certain et hors de toute contestation «pie Pépin et Charlemagne, soit par des restitutions dedomai-nes envahis par les Lombards, soit par des donations considérables, ont assuré, agrandi et confirmé la puissance du Siège apostolique, et le comte de Maistre a pu dire que c’est la France qui a constitué humainement l’Eglise catholique dans le monde.A notre avis, la vérité sur l'origine de la souveraineté pontificale est dans la réunion do ces opinions ; tous ces éléments ont contribué à l’établissement du pouvoir temporel, c'est un fait historique.Et t«*lle nous parait être aussi la pensée de S.Km.le cardinal Mathieu.Après avoir exposé les donations et les restitutions faites par Pépin, vainqueur d’Astolphu, il s’exprime ainsi : 44 Le grand dessein préparé et mûri depuis tant d’années dan- les conseils de la Providence, s’achève ainsi dans le milieu du Ville siècle.C’est l'œuvre du temps, on plutôt db Dieu.Les Papes l'ont commencée et poursuivie justement, en vertu de la loi providentielle de leur existence et des besoins de leur autorité spirituelle ; 1rs empereurs de Constantinople l'ont laissée grandir en se retirant ; les rois lombards l’ont consolidée un l'attaquant à outrance ; l'épée des rois francs l’a achevée en le prenant sous sa protection (S).” La providence a donc conduit toutes choses à l'établissement du pouvoir temporel des Papes, et quand on étudie attentivement son action, on arrive à cette conclusion que tonte l'bistoire confirme : Rome tu* peut appartenir qu'aux Pontifes romains.Ecoutons à cet éirard S.cl» Km.le cardinal Mathieu : 44 En se retirant de Rome, Constantin a marqué d'avance les devoirs de tous les princes et les destins de la Ville-Eternelle.Ce devoir, c'est de se retirer devant le successeur de Pierre ; ce destin, c’est d'appartenir à l'Eglise et de demeurer ainsi la reine du monde.Lorsque Théodose partagea l'empire du inonde entre ses deux lils, c'est à Milan et non à Rome qu'Ilonorius viendra régner.Lorsque les Hernies renversèrent l'empire d’Occident, c'est à Ravcnne et non à Rome qu'Odoacre essaiera d'établir la capitale de son royaume.Les Goths succéderont aux llérules ; mais le puissant Théodoric ne songera pas même à revendiquer la ville des Papes.Les Lombards chasseront les Goths à leur tour, mais Alboin, leur chef, se fixera à Pavie, et ses successeurs périront pour avoir voulu inquiéter Rome.Charlemagne détruira les Lombards ; mais s’il délivre Rome, c’est pour en assurer la possession au Pape ; s'il y prend la couronne, c’est pour en porter ailleurs le poids redoutable.Les nouveaux empo-pereurs d'Occident, Francs au Saxons, entreront dans la môme ville, tantôt en protecteurs, tantôt en ennemis ; mais totij >urs en étrangers qui viennent y loger comme en passant.Enfin un conquérant plus redoutable et plus victorieux que Charlemagne, en donnant à son fils le titre de roi de Rome, n'a pas même osé, malgré l'exil du Pape, aborder ce trône qu'il croyait avoir assuré à sa race.Personne encore ne s’est assis deux jours de suite sur lo siège que Constantin a abdiqué volontairement il y a quinze siècles.On dirait qu’une main invisible n’a cessé d'y attirer, avec une persévérance inexplicable, les peuples les plus farouches et les rois les plus ambitieux, comme pour les on bannir ensuite avec plus d’éclat dans l’excès de la puissance ou dans l'ivresse du pillage, et faire sentir à toutes les passions humaines que le doigt de Dieu est là(•!).” Le Piémont ferait très bien de méditer ce grave enseignement.Après avoir démontré la légitimité du pouvoir temporel par celle de son origine, l’éminent Cardinal en fait sentir la nécessité par son absence même.M.Bonjean avait émis au Sénat cette singulière assertion, que l'autorité spirituelle des Papes s’abaisse à mesure ijtie lour autorité temporelle s’élève.L histoire rotes te hautement contre elle.S.M.£m.le cardinal Mathieu lo démontre par ie tableau frappant des Xe et Xle siècles.Pondant ces deux cents ans, Rome et les autres domaines des Papes, tout en continuant à leur appartenir en droit et nominalement, tombèrent en fait tantôt sous la domination des prin ces de Toscane, tantôt sons celle des empereurs d’Allemagne, tantôt sous celle des comtes de Tusculuin et autres seigneurs italiens.Or, c’est un fait historique que cette époque est la plus triste pour la Papauté au point de vue du pouvoir spirituel et de la dignité morale du Siège apostolique, de telle sorte qu’il y a corrélation parfaite entre la puissance temporelle et la puissance (spirituelle dau6 son exercice ; l’une et l’autre sont hu-inilliées en même temps.44 Le spectacle du monde à cette époque est un argument sans réplique en faveur du pouvoir temporel.La majesté de la religion est déchirée à Rome eu même temps que la majesté du trône.La turbulence des factions rivales et l’intervention quelque fois tyrannique du pouvoir impérial ; la création des antipapes avec les violences qui accompagnent leur intrusion et les guerres civiles qui la suivent ; la vie de plusieurs Pontifes précipitée par le poison, achevée dans l'exil ou livrée au fond d’un cachot aux horreurs de la faim ; la mort plus tragique et plus odieuse encore des Etiennes Y I, des Sergius, des Jean X et des Jean XI, étranglés au château Saint Ange ; cent cinquante ans de troubles dans l’Eglise et de guerres dans la péninsule ; voilà les faits qui proclament jusqu'à l’évidence l’abaissement simultané des deux pouvoirs, et la nécessité d assurer au Saint-Siège l'indépendance complète de son existence temporelle pour taire respecter dans l'ordre spirituel sa mission, ses prérogatives et ses droits (5).” Mais Dieu n'abandonne jamais son Eglise et sait lui envoyer des sauveurs au temps marqué par sa Providence.Deux grands Papes la relevèrent de son abaissement spirituel et temporel.Saint Grégoire \ il y rétablit la discipline, en bannit la simonie et les mauvaises mœurs et, par sa victoire sur Henri VI, l’ailrau-chit pour un temps du joug des empereurs d Allemagne.Innocent III renferma dans ses limites et maintint sous sa liante juridiction l’autorité du préfet et du Sénateur de Rome, et fit rentrer bientôt sous la souveraineté pontificale tous les domaines qui leur appartenaient.Il faut lire dans Mgr Mathieu les détails de cette restauration du pouvoir temporel des Papes, détails puisés aux sources authentiques contenu dans le Codex diplomat ions du P.Thonier.Celte restauration I vint complète et définitive par la chute de la maison de Souabe, l’ennemie de la souveraineté pontificale, et par l'élévation à l’empire de Rodolphe de Haspsbonrg, chef de l'illustre maison d’A utriche.La première partie du travail que nous prème établie auprès du Pontife, présidée par lui ou par son vicaire, composée de cardinaux et divisée en plusieurs sec-sions, jugeait en dernier ressort.44 En étudiant l’organisation des finances pontificales, on y trouve les trois elements qui entraient à des degrés différents, dans l’administration delà justice.La commune et la signeuric ont leurs recettes.La province concentre les recettes des communes et des signeuries, et la trésorerie pontificale celles des provinces.Nombre d’écrivains taxent encore de barbarie tout ce qui vient du Moyen-Age, et spécialement de Rome.Qu’ils lisent le chapitre dont ces lignes sont extraites.l’abbé désokges.Halle.Le roi Y ictor Emmanuel a prononcé le discours suivant à l’ouverture du parlement italien : ‘4 Messieurs les sénateurs, 44 Messieurs les députés, 44 En ouvrant cette nouvelle session comme roi d'Italie, j’aime à vous remercier de ce que vous avez fait durant une période de plus de deux années.Vous avez affirmé les droits de la nation à son unité complète ; ces droits, je saurai les maintenir dans leur intégrité.4k Vous veniez de commencer vos travaux parlementaires lorsque la Providence nous enleva l’homme illustre qui m'a aidé si puissamment dans l’entreprise difficile de notre régénération.Toute 1 Italie a partagé la douleur que j'en ai ressentie.“ La plupart des puissances ont reconnu le nouveau royaume ; notre voix se fera entendre parmi elles pour le triomphe de la justice et pour la défense des principes de liberté et de nationalité.u Le mariage de ma fille avec le roi de Portugal, en conservant une alliance utile entre deux Etats libres, m'a prouvé, comme toujours, que les joies de ma famille sont aussi celles de la nation.u Des traités de commerce o.t été conclus avec la France, la Belgique, la Suède et la Turquie.D’autres vont Vôtre avec l’Angleterre et la Hollande.Ainsi s accroissent, par la communauté d intérêts entre les populations, les rapports amicaux entre les gouvernements.44 II y a deux ans, autour de la glorieuse armée subalpine s’organisaient les soldats de nos nouvelles provinces.Au- , jourd hui, nous sommes fiers d’une armée italienne également brillante par 6a va- j leur et solide par sa discipline., “ La marine, riche de tant de bons elements, et pour le développement de laquelle vous avez en tant de sollicitude, sera à la hauteur de l’armée dans ses progrès.Mon vœu le plus ardent est que la nation puisse compter avec sécurité sur la force de ses propres armes, et JAi premiere partie au travail que nous nr, , - i .^ atinalysons se termine par un chapitre (lu , “jiii'ope le reconnaisse.La liberté { aussi intéressant qu'important, intitulé : P,oc*n,t de tontes parts 6es résultats na-J)e l'on/anisvtion politique, administra- tur® L.°,1( re et !l prospérité.tivc, judiciaire et financière dee Etats de .% ans quelques provinces, la sure-l'Eglise pendant L Moyen Age.Dans te Pllb,1(iuc a besom de mesures effica- s (2) J)u l'ape, III,ch.G, (in Ire Kp., lro pér., clmp.5.(•*) lro Kp„ lro p6r ., ch., 2.g use pendant Ce Moyen Age 1 impossibilité de le mettre en entier sous les yeux du lecteur, terminons cet article par quelques extraits qui très certainement donneront lo désir de le lire dans l'ouvrage même.44 Le gouvernement des Etats-Pontilî-caux se présente dès le Xlle siècle avec tous les cractcres des gouvernements les plus éclairés et les plus complets que l’on puisse imaginer pour cette époque.L’Angleterre, la France, l'Allemagne n'avaient encore que les institutions fort imparfaites, quand les Etats romains offraient déjà, dans les moindres détails de leur administration, les perfectionnements dont nous nous vantons le plus aujourd’hui.Leurs libertés communales étaient développées, quand les nôtres naissaient à peine.Les provinces y étaient organisées, quand nous ne les connaissions pas mémo de nom.Notre unité nationale n'était qu'un germe à peine éclos dans la pensée de nos rois, que les domaines pontificaux se trouvaient déjà reliés entre eux par une savante organisation.“ Trois sortes d’autorités entrent dans l'organisation des domaines pontificaux : celle du seigneur dans le fief, du podestat ou des consuls daus la commune, celle du recteur dans la province, celle du Pape dans toute l’étendue do ses Etats.Le Pape, en qui réside la plénitude de la Souveraineté temporelle, reçoit do tous ses sujets des actes de soumission et des serments du fidélité.Userait supper-ficiul de les citer on détail : lo P,Theinor en a réuni plus de deux cents en comparant les archives pontificales de) nis le millieu du Xlle siècle jusqu’au commencement du XVe.Sus recteurs (ou gou-vurneurs do province) concentraient I sous leurs juridictions les affaires judi-‘ ciaires, financières et millitaires de la province .44 La justice se rendait à trois degrés, selon l’importance des causes.Le premier tribunal ressort était celui du podestat .Le recteur jugeait en appel la plupart des causes sur lesquelles le podestat avait prononcé_______La Cour su- (5) Ire Kp., 7,0 p6r., chap.4.ces, mon gouvernement no manquera pas à co suprême devoir.Les gardes nationales, qui ont déjà si bien mérité de la patrie, y contribueront par leur zèle.Dans le môme but, la France est prête à prendre avec nous des arrangements militaires dont elles reconnaît l'opportunité.44 Dans toutes les provinces du royaume les travaux publics sont poursuivis avec activité.Le Tronto est déjà fran chi par les locomotives; bientôt tontes les parties de 1 Italie, déjà unies par les sentiments, le seront encore par des con-munications faciles.u Votre tâche la plus urgente est d'unifier les lois du royaume en favorisant en même temps le dévelopemcnt do to i-tes les forces locales.“ Je recommande surtout à la sollicitude du parlement les dispositions relatives à la réorganisation des finances.44 Les capitaux de l’Europe 6ont accourus â notre appel avec confiance dans le nouvel ordre de choses ; c'est pour j nous une dette d’honneur d'y répondre par notre promptitude a nous imposer les sacrifices nécessaires.*4 Messieurs les sénateurs, 44 Messieurs les députés, 44 Consolider la liberté avec le Statut pour base, et par la liberté conquérir l’indépendance et l’unité complètes de la patrie ; tel est le but auquel nous avons consacré notre vie.Pour l’atteindre, la concorde, la sagesse et l’énergie sont également nécessaires.L’Italie a montré qu'elle possède au plus haut do-dégré ces qualités.En persévérant dans la même v ie, aucune force humaine ne pourra détruiro l’édifice que nous avons élevé et.c’est avec une sécurité et une foi entières que je hâte de mes vœux l’heure de l'accomplissement dos destinées de l'Italie.” ill.Ut* t ai ourjugé par «en miiiIn.La souveraineté du but, voilà la doctrine politique que l’on cherche à faire prévaloir dans notre malheureux pays, et qui ressort de tous les faits, de tous les actes du gouvernement.Sur quoi s’est-on fonde pour justifier l’intervention piémontaisc dans les différons Etats do lTtalie ?Sur ce que ces pays étaient mal gouvernés et appelaient lo Piémont à leur aide, et sur co qu’il était nécessaire pour le bien de la paix, et pour la tran-quilité do l’Europe, do soustraire ces pays aux influences révolutionnaires, qu’à vait fait surgir le détestable régime que leur imposaient leursgouverneinens, qui, selon l’expression de M.Gladstone, étaient la négation de Dieu.Ne sont-ce pas les motifs que l’on allègue 6ans cesse en faveur des annexions, particulièrement en Angleterre.Les amis de l'ordre ce sont le6 Piémontais ; les révolutionnaires, co sont les princes détrônés.Mais il y a toujours des amis imprudent, véritables enfants terribles, tels one M.Nicotnède Bianclii, qui vient ue publier nne biographie du comte de Cavour.Les documens qu’il a eus entre les mains ne proviennent pas d’une source mystérieuse ; ce sont les publications d un juif qui a été secretaire du ministre défunt ; celles d'un habitant de Genève qui recevait de M.de Cavour une correspondance confidentielle ; celles de MM.Bcrti, Bonghi et autres qui ont trempé dans toutes ses intrigues.M.L a Farina, conspirateur d'ancienne date, et directeur du journal dans lequel a paru l'ouvrage de M.Bianclii, a communiqué à ce dernier sa correspondance avec il.de Cavour.Or quel pouvait être le but de cette correspondance avec un conspirateur, sinon de conspirer.D'ailleurs M.de Cavour n’a-t-il pas avoué lui-même à la la chambre, que depuis douze ans il n’avait fait que conspirer?Quelle triste idée on a du caractère de cet homme, lorsque l’on voit cette contradiction* perpétuelle entre ses paroles et ses actes! A la tribune, il repoussait avec indignation toute complicité avec le régicide Milano ; il protestait, disant qu'il se garderait bien de susciter des embarras à un Etat avec lequel son gouvernement était en relations.Eli bien ?c’était une imposture.C’est lui qui invitait M Lafarina à répandre de nouveau ses écrits incendiaires, à recommencer la publication de cette Gazetted' Italie, qui donnait tous les jours aux passions une pâture nouvelle, qui se faisait l'écho des mensonges de tous les correspondants.C'est lui qui dirigeait ce journal, et qui lui donnait le moyen d’exciter ou d'entretenir les sociétés sécrètes, de fomenter les éméutes dans les provinces méridionales de lTtalie.On sait qu'on a fait tout ce qu’il était possible de faire, pour faire éclater nne révolution en Sicile ; on se promettait d'intervenir au nom de l’huinanité, et de saisir ce prétexte pour arracher cette île à la domination des Bourbons.On ne put réussir ; la révolution n'existait que dans la petite gazette de M.La Farina ; et ce fut cependant sous prétexte de secourir les libéraux de la Sicile, que Garibaldi fit sa fameuse expédition.On arma des bateaux à voile et à vapeur ; ou prit des canons, des fusils, de l’argent ignorer et le gouvsruoment était censé tout.Il y a plus : M.de Cavour protesta contre cette expédition on face do l'Europe ; il appela flibustiers ceux qui la composaient ; il envoya des frégates â leur poursuite.Mais, en mémo temps, il écrivait au vice-amiral Persano : “Placez vos navires entre l'armée napolitaine et les vaisseaux de Garibaldi.”_____Et Persano répondait : “ Je crois comprendre : si je ne réussis pas, vous m'enverrez à Fénestrelle.” M.de Cavour écrivait en outre de coté et d'autre pour favoriser l'expédition.Il lui faisait passer de l'argent ; il en avait même donné avant qu'elle fut’commencée.Tout cela résulte clairement des pièces que l’on publie aujourd'hui.Ajoutez à cela qu'un de ces aerniers jours, M, Crispi disait en s'attendrissant sur la folie de M.Farini, qu'il ne pouvait oublier que celui-ci lui avait envoyé beaucoup d'argent pendant sa dictature eu Emilie, et lorsqu'il conspirait en Sicile.On sait, d’antre part, que Farini fit parvenir un million et demi en Toscane dans les Marches, dans la Romaine, et que le roi y ajouta 300,000 livres’de sa bourse.Voilà doue quel fut lo mobile de cette révolution, à laquelle on assignait pour cause unique le mécontentement des populations.C est ainsi qu’on avait préparé de longue main ces bouleversemens qui devaient être pour l’Italie une sour-cu do malheurs et qui devaient ébranler tonte l’Europe.Et nous n'avons parlé jusqu’ici que de ce qui concernait les Etats d’Italie indépendans do la domination autrichienne.Un savait que la Lombardie détestait cette domination ; or, M.Bianclii assure qu’il possède un document écrit par M.do Cavour, dans lequel il dit qu’une députation de Lombards, composée de personnes fort honorables, vint le trouver pour lui dire que la Lombardio serait très satisfaite si on lui donnait un roi ou un vice-roi, tel que l’arehidu-Maximilien, avec une constitution libé raio.Ceci prouve quo les Lombarde avaient l habitude do cousidéror le mi D8C ï, F COTTI?RI MK IM' t’ANADA.Dans Qucbcc-< hicst, AL Alleyn avait la majorité, à la même heure.Voici la liste des députés élus jusqu’à ce jour : Comtés Déit rks ArpMiteuil.J.J.C A blunt.I Cornwall .I.S.Macdonald.M (•lenjjarrv.D.A.Macdonald.M Hustings (8ud).L.Wiillbridg».M I.otbmicro .•>•••• !!¦ (.î-’tirton.M Cliainplatn .J * «1.1\ o» ».( ^ ! 1-1 ; * i : ! o ! :.I.Buchanan.1 l.aïubton.V.Mackenzie.M Phorbrooko.«.«•.« • • • *\.T' .O ait***»**» •••••••••CT Huron et Bruce.I.Dickson .M Montré • Il •••••• •••••• (î.K Cartier • ••••• ••••• i» *4 Centre.J.Bosc.• •• •••••• ••• ••• O nistre piémontais comme le chef naturel des mecontens de cette province ;ils s'adressaient à lui, pour le prier de mettre un terme à cette agitation si funeste, en laissant la Lombardie libre d’accepter l’organisation que l'Autriche semblait disposée à lui donner.(J'est là une révélation d’une grande importance.AL Bianchi n’a pas cru devoir encore révéler les noms de ces honorables Lombards, qui faisaient bon marche de l'indépendance de leur pays; plusieurs journaux, entr’autres la jJiscussione, qui possèdent le secret, n’ont eu garde de le laisser transpirer ; ils ont donné le nom de Alaximi-lianiste justement à la coterie, qui depuis 1859 a la haute main en Lombardie, qui donne les emplois et a le monopole des place les plus lucratives.On n’a pas oublié que, dans le temps, on a prétendu qu'à la tète du parti de l'indépendance du royaume Lombardo-Vénitien, sous son archiduc, était l’historien César Can tu.Mais M.Cam il qui, dans ses écrits s’est montré constamment opposé à la domination étrangère, a toujours repoussé de toute sa torce cette supposition.Aujourd’hui, voilà des documens qui prouvent qu'il n’a jamais trempé dans cette ai'raire : mais ces documens provent en même temps que ce projet a réellement existé.Ainsi la lumière te fait pou à peu.Turin, 17 mai.Nous savons maintenant à quoi nous en tenir sur les causes qui ont déterminé le roi Victor-Emmanuel à renoncer au voyage de Pescara.Les mini-très ont fait dire pi partirait pi n r le discours motif app dois m'en i ces échappées à un per forme, ce serait le suivant.~ I voix.Le Bays donne l’état des poils Le préfet de Foggia, je crois, aurait des diverses paroisses du comté.au registre des prisonniers, avec la mention de leur “ profession religieuse,” et dispense ceux qui sont régulièrement visités par un ecclésiastique' d’une autre “ persuasion/’ de la visite deB chapelains do l'Eglise i t'allie.Tel était le bill proposé par mi* Cïeor-ge ( iivy de la pan du gouvernement.Lord Palmerston a soutenu son collègue de l’intéiieur, et selon la remarque de M.George Wiglcy, »1 a été superbe en se trouvant, par hasard, l'avocat d’une bonne cause.Il a posé la question comme étant *• soulevée entre le bon sens et des préjugés fort respectables et fort honorables.” ,4 .T n.4> Des membres éminents de la Chain* ouc?i.i.u .Mcuce.o # Ontario (Sud).O.Mowat.M hre se joignirent à sir fîcorgc Cirev et à Quebec (Comté).F.Evunturel.! - - tous les crimes de l'Irlande ! Que la cause du crime de l'Irlande et des troubles occasionnés par les Irlandais dans tontes les parties des domaines de la Reine était l'action organisée de la prêtrise catholique romaine.(Cris de : Oh ! oh !)” 11 a ajouté “ que le temps viendra où éclatera la guerre civile, que le duc de Wellington avait cherché à éviter au moyen de l'Acte de l'émancipation c; ’ *\ .*’ En dépit de cette belle éloquence, Fa-mendement de AI.Langton fut rejeté sur division par une majorité de ueiiie voix, et quelques jours après la troisième lecture du bill fut proposée et agréée.Kimou^ki • •••••••• •••••• •••••••• lî •¦Sylvain *•••••••• •••••••*! Terribonue.L- S.Morin.(• Xorlhumberlaml-Oucsi.las.Cockburn.O Don 11estot .«.«.•.•.••«•Il« 1 «iti!iü.( ^ La lettre M, après les noms des députés, veut dire ministériel ; la lettre t ), oppositionniste, et la lettre L indépendant.Comte .c Tcnt honnr.Dans notre liste des députés élus, on voit le nom de/honorable M.Morin pour le comté de Terrebonne.Le Journal J Outhcc d’hiei soir aliirino nue M.Morin I.k* noijvdus < ouim;«laduiti des gr111 été capturés dernièrement dans le (udlb du Alexique, Le schooner confédérée Echo, avec 1 S.> balles de coton t Les schooners eonlederé» General Evnn.Hupi*l.Jane, Adclicet 1'iriyht, chargés de coton pour la Havane; Le schooner con fédé ré .)/ississi/tjd, avec 187 halles de coton pour Nassau; Le schooner havanais Sea Bird; Le schooner Alabamien Hippie, avec 1 10 balles do colon pour la Havane, et le schooner Hunier, chargé de i-l balles.Du 9 décembre 1832 au 30 mai IS33, l'escadre du golfe du Alexique a pris 43 batiments qui ont été déclarés de bonne prise.Quand le gouvernement n’aurait pa» manifesté des idées de modération en annulant l’ordre du général Burnside relatif au Times de Gliicago, on devinerait qm l’administration recule devant i arbitraire à la lecture d’un ordre signé par io meme général, mais évidemment dicté par une plus haut»» autorité.-Nous lisons dans cei ordre : “ Le commandant-général désire appe- jonuiers ne veulent pas faire, craignant to que s ;1 s'élevait des difficultés, les cf 1 • • * / i • ju’on ne les traite pas aussi lavorable- fvis inime-iiats de cette coil »i.»n seraient h.levee du blocus, car iî e»f évident qui* il!; »ver,i iniquités (le son agent.Nous voyons un autres'* îptôme du rie**.' .grands propriétaires criaient encore qu'ils luisaient la demande expresse et tonne1-n’étaient pas en sûreté.On a appris par le.On conçoit que dans ia pratique, la bouche de AI.Bisanclli que les prisons grâce surtout au mauvais vouloir des aune contiennent pas moine de S,000 indi- torit(:.s protestantes, cela entraînait bien vid us dont presque la moitié sont de» pré- , k-.n * h ., venus politiques.' d«e dlUC ,ltes- 11 résultait que la Nous avons appris que les cours d’ap- idapart de ces malheureux Unissaient pel ont jugé plus de 700 procès dan» le par ceder aux »o,licitations du chapelain seul département de Capitanate, et que anglican et apo»tasiaient on vivaient et ceux des autres cours dépassent 3,000.mouraient dans l’iudiflcrencu.AI.Pernzzi dans un très long discours, i • „ .lf , r a aussi parle de 1 occupation de Borne,1 .y 1 .1 et il a laissé entendre que des record» gcmi»»aiein deem état Bir ^ a ,,,ü,,trd «i Centre et Québec Ouest, à Trois Kivié- u" sol,|î‘t Ciltho,1(IU0 ùt!lit Jûtenii dans res et dans Montmorency.| m,e l,n'011 ,mlltau'e> 11 rec«vait tüU'c Doucukstkk.— Depuis hier soir les 1 J1’»» “ummuer catholique, et bruits les plus contradictoires ont couru ‘i11 1111 8a^l'lü iJiir an ôtait al- sur ie résultat de la votation dans le 1 lo"6 a chac,,n dc ccs chapoJains.Mais comté Dorchester.Selon les nus, M.' sl> I)0ur une cause quelconque,- le méine amplement prouvé que là où l’onanorn- _ _ nié des aumôniers catholiques, l’ordre a Fs ne ponrraient.s’aUendro à ce que l’An- prisons d’Angleterre pourofiVir le» con- été bien plus facilement maintenu et la 1 ¦1rr:etL',I.e soutint, la gu cm terminée.solations de son ministère à ceux des i)ri- disciiJiuc dc la prison bien mieux obser- ^ C! Ui- ^¦•|»yïda;it -pi • j»;ii *-ilieévéno-• i i• • » .i .,, nient armait, on verrait tous e» Canu- sonniers catholiques qui s v trouvaient vue.j:IM1 i, * , , , ^ * i j .r ., (Uen» ie\ es comme un seul homme.De Du con Cote, M.Di»i aeli, dont la pa- j>!u» on ne tait pas lo »•»! hits en un jouret role est toujours si écoutée, a dit entre toute colonie qui veut défendreelle-mème autres virement imposé j»ar l'opinion pu-blia.Jo no «aurais vous certifier co qui a eu lieu dans la Go et la 7e cii consv .îp-tion ; mais, d’après co qui m’est dit, les choses ne marcheraient pas aussi vite dans arrondissements.Dans lo Go notamment les différents compétiteurs de l’opposition maintiendraient résolument leurs prétentions respectives.On a pu faire la remarque que, en dehors de Paris, c’est dans les départements du Sud et do l’Ouest que la lutte électorale s’annonce commo devant être plus spécialement active.Dans le Nord, dans l’Est, le calme actuel ne fait présager une animation bien vive pour le jour du scrutin.Le télégraphe nous a habit nés presque aux assertions controuvées et aux exagérations de toute,sorte particulièrement en ce qui concerne l'insurrection de Pologne.Cependant, on doit avouer que les nouvelles, qu’elles soient venues de Varsovie, de Cracoviu, ou d’ailleurs, ne nous avaient pas encore apporté une exagération aussi forte que celle que nous trouvons dans VOpinion nationale, et d’aprés laquelle les insurgés no compteraient pas moins, aujourd'hui, «le 160 à 200 mille combattants.M.Faidherbe, nommé pour la deuxième fois gouverneur de notre colonie du Sénégal, y retourne avec le grade de général.C’est nue récompense bien méritée sans doute, mais c'est aussi un signe de l’importance considérable qu’a prise cette possession en Afrique.Le prince Napoléon doit arrriver à Cherbourg dans la seconde quinzaine de juin.On assure qu’en quittant l’Egypte, le prince ira visiter Smyrne et Constantinople et reviendra en touchant à Lisbonne.En raison des circonstances actuelles, il n’uborderu pas en Grèce, comme il avait été dit.Los bruits d’une villégiature à Saint-Cloud reviennent sur I eau.La Cour irait se fixer dans cette résidence, dans le courant de la semaine prochaine, jusqu’au 20 ou âo juin, époque où elle irait habiter le château de Fontainebleau.persistait dans l'abstinence.Les dix-sept jours déjeune avaient naturellement affaibli cette femme, mais, extérieurement, elle n'avait pas Mftry Flower, A Lavoie, do, bardeaux et de corde.bois Marie Louise, F Larrivé, Trois-Pistoles, bois de changé.Il y a environ deux années que Bat- «j.00//?6» ®“fa» bourr(î et sucre, ten fut incarcérée dans la même prison et tÜ, ’ * 5fB,i€,p»4 inu.n O P___! 1 ?¦ r.!d industriels tlo nos tau bourgs ~ Helôiie, H Worren, do, bois de corde et œufs, ru curer de l’argent sans fatigue * Ecossaise, J Duguay, (lo, bardeaux et œufs.11 signale un, pratiqué à Péra " »adrienDH,a^,i,l', d°' b,l^deftUX, plMchel ct es fêtes de Pâques, qui ne inan, .1 .1 r — i jj—ai—moi— ou dix-sept jours.—On lit dans le Journal (le Constantinople : “ Entre le6 divers moyens employés par les industriels do nos faubourgs pour se prucu on nous en i pendant les que pas d’une certaine originalité : deux individus profitant de coque, pendant les jours fériés de l’orthodoxie, les négociants du passage Oriental n’avaient pas ouvert leurs boutiques, s’imaginèrent de fermer l’une des deux Lsuos du passage et, se tenant â celle donnant dans la grande rue de Péra, de convier les passants â entrer, moyennant dix paras, pour y voir, disaient-ils, un spectacle remarquable.Beaucoup de personnes passaient outre, malgré les discours pompeux do ce.s deux iudividuset les oripeaux qu’ils avaient appondus le long des murs, mais un grand nombre de ces domestiques, baillais et paysans, (pic les fêtes amènent ordinairement a Péra, se laissaient tenter donnaient leurs dix paras et entraient.Alors un des deux compagnons conduisait les visiteurs groupes de dix vis-à-vis de la grande glace du fond, leur démontrait d’un très grand sérieux l’exactitude de leur ressemblance, puis, découvrant François, Emilie, A Dufour, Ile aux Coudr«*s, patates.-— Minante, J Lebrun, Rivière-Ouelle, 45 ballots de foin.Ltconore» J Tremblay, Malbaie, bois de corde.Helene, II \V orren, do, bois de corde et œufs.Déi'^N.A Kimouski, le 5 du courunt, à l'Age de 50 ans, après une maladie de 7 mois, sou ire rtc avec la résignation d une vraie chrétienne, dame Marie-Emilie JSt.-Laurenl, épouse de sieur Louis-Mare Lavoie, pilote des vapeurs océaniques.Elle laisse pour déplorer sa perte un époux inconsolable, 7 enfants et un grand nombre d'amis qui sauront la regretter longtemps.Scs funérailles ont eu lieu lundi, le 8 du courant.Malle I*A I pour l’Angleterre, LA LIGNE CUNARD.Québec, 12 juin 1803.685 ¦us ni v a:us xmyé.—Mercredi matin, un journalier du nom de Patiick Coleman, s’est nové en tombant du quai Connolly, Masse-Ville.Son cadavre a été promptement repêché.Le défunt résidait dans le quartier St Louis.Il laisse une femme et plusieurs enfants.corns de corTKAt x.—Mercredi après-midi, plusieurs matelots du navire Transit.excités par la boisson, se prirent de querelle.Lu d’eux du nom de Fisher, moins ivre, voulant les apaiser, reçut «le run de ses camarades nommé Holman un coup de couteau dans la poitrine.Le blessé a été transporté chez le Dr Moi-fat et soutire beaucoup de sa blessure «pii est, sinon dangereuse, du moins grave.llolgan a été arrêté, a comparu devant le juge des quart iers-Bes>ioii6 et a été condamne.ta fa OKU us.— Mercredi matin trois matelots, qui sortaient de prison, passant devant le magasin de M.Turcotte, vis-à-vis, de la Jeùte de la Lasse-Ville, sc sont mis à jeter des pierres dans les châssis dont ils ont cassé plusieurs vitres.Ils ont été immédiatement arrêtés.On croit que leur but était de se faire emprisonné de nouveau pour ne pas partit avec le navire auquel ils appartient.accident.— Hier soir un enfant du nom de Terrien, a été renversé à terre par une voiture qui passait dans la rue une citerne qui se trouve dans l’allée adjancente, les faisait regarder l’un après I Malle pour l’Angleterre, l'autre l'eau cm’elle contenait, et enfin .Vv.w^’.V11, Ne'VT'!rk!.s,;Tl ' lue congédiait en les priant de ne rien I LUM)I'lc 15 J,"u- * 1 h' 1' 'M' dire à personne des merveilles qu’iU avaient vues.Cette mystification donnait lieu souvent, comme le pense bien, à des discussions assez orageuses, mais l’aplomp du cicerone convertissait -les plus sceptiques, et jusqu’au soir du lundi, où la police municipale vint mettre un ternie à ce ménage, la recette avait atteint, dit-on, près de cinq cents piastres.Ajoutons, pour la morale de cette histoire, que celle somme a été distribuée le lendemain aux pauvres par la municipalité, a l’endroit même où elle a été perçue.” —Les nouvelles de Caprera nous apprennent que Garibaldi fait chaque jour une promenade, appuyé sur des béquilles car il ne peut pas encore poser son pied à terre.—Les correspondances de Coehinchi-ne confirment que M.le capitaine de vaisseau Trieault, aide-de-camp du ministre de la marine était arrivé, le 7 avril, a Hué, avec les person lies composant la mission française.Ils ont été reçus avec les plus grands honneurs dans la capitale de l’empire d’Annam.La tranquillité la plus parfaite régne dans les provinces de la (Jochinehinesoumises aux armes françaises.— Un individu très-bien mis et aux bonnes manières, raconte le Rropaya-tear de Lille, se présente pour déjeuner dans un îles meilleurs hôtels d’une ville voisine.Le garçon de table, prévenant comme tous ses collègues, s’empresse auprès du nouveau venu, s’enquérant de ce qu'il pourrait lui servir.Enchante de tant de prévenances, l'étranger choisit un menu des plus plantureux, sans oublier les vins.Le festin se prolougc .mais cependant il doit linir.Il s’agissait alors de régler la carte qui se montait à 29 fr.—Voudriez-vous appeler madame l dit lo convive au «zareon.( Huroiu de Poste de Québec, \ 11 juin 1863., .—Un nouvel instrument, Yoctavisson.d Aiguillon.L entant na reçu que de vient d’etre inventé par M.Uadovini.légères contusions, surtout a la figure.Une lettre de Rossini à l'inventeur en —Le capitaine MoNab rapporte qu’on a fait l'éloge suivant : relevé de YAinjlo-Surun, au moyen de pion- ; a Votre octavisson réunit à la vigueur gears, pour audessus de *40,000 de mar- de lalto le brillant du violon.Vous en chandises.Le corps du capitaine Stodard, soixante hommes d’équipage et 1G0 passagers ont été trouvés.Ils ont tous été transportés à terre pour y recevoir la sépulture.On a aussi trouvé une boîte contenant *112,000 en espèces.Ou lit dans V Ordre : Hier après-midi, vers I heures, pendant savez tirer des effets ravissants.L'avenir couronnera vos efforts; croyez à cet* te prédiction que vous offre votre reconnaissant.u G.ROSSINI.” .M.Ch.de Bériot donne l'attestation i suivante à Yoctavisson : u Cet instrument, facile à jouer pour une dimen et l'alto.: des Irlandais.I{amassé in-! ^ participe du brillant de 1 un et delà I * I AlIV-.ll *4 1 I Iliot I milVilli KIOI IV.il KM une 1 bon.ai.J/essaimes passait sur la rue i * .• , ., , ., .Sic.Marie, revenant de la Division-Est, il a ! l?Ut vlolo,ll8to h‘lbl c’ C8t f un( été brutalement assailli par quatre individus | ?!on in?»\eniu‘ en l (:.l* ' ’olon e qu'on dit être sensible et couvert de sang, il a été transporté h rilôtcl Donegana, puis chez lui.Son état est très grave.On ne connaît pas encore les égorgeurs qui viennent de se rendre coupables de cette lâcheté, mais on est â leurs trousses.—Un journal anglais, lors (lu naufrage de f.lmj/o-Saxon, suggérait d’établir un phare bottant, à 40 milles de la cote, vis à-vis «lu Cap Race.Ce phare communiquerait avec le rivage au moyen d’un lit télégraphique ; il serait pourvu d’un puissant sitllet à vapeur, afin «h* prévenir toute collision avec les vaisseaux.Cette suggestion nous paraît être très importante, et mériter l'attention des intéressés.Il n’y a pas «le doute qu’un pareil phare serait d’une grande utilité, vu les resells dangereux qui se trouvent aux approches «lu Cap Race.—(/ty/s.) — Cinq loges maçonniques sont nu moment de sc constituer à Naples.Elles semblent destinées à prendre un certain caractère politique ; ce n’est toutefois que plus tard qu’on pourra juger de la valeur de ces sortes d’associations, qui, par leur nature et leur analogie avec la société «lu carbonarisme, se prêtent assez au caractère italien.Les hommes les plus influents dans les manifestations de la rue ct des cafés sont les plus disposés à s’y affilier.— On lit dans le Morniny Post : “ Un cas extraordinaire de persistance à endurer la faiiu vient d'avoir lieu à la prison du comté de Berks, Heading.Une femme âgée de vingt-sept ans, nommée Martha Batten, i\ été arrêtée lo 10 «lu mois dernier à Ncw-Bury, sous la prévention de vagabondage, et condamnée à vingt-un jours d’emprisonnement daus la susdite geôle, où, dès son entrée, elle déclara sa résolution de ne rien manger jusqu'à l'expiration de sa poino.Chaque jour, jusqu’au 25 du mois dernier, ollo refusa «le prendro aucune espèce de nourriture, et l'on no put parvenir qu’à lui faire accepter un peu de bouillou ct de gruau daus la soiréo du jour susmeutionué, et encore parce que l’administration avait décidé d’employer (les moyens do rigueur si élit suavité de l'autre.L’octavisson est muni de six cordes, accouplées deux par deux et accordées en octaves, ce qui lui donne un caractère tout à fait original, et ajoute du prestige aux traits de dilllculto.Son cachet particulier se révèle dans les chants largos et mélancoliques.C’est là surtout (pic son timbre sc rapproche de la voie humaine, et prend une couleur poétique qui touche le cœur.“On.de Bkuiot.” Départ de “ l’Eurupu ” pour Montréal.—d.K.De.-»-chainps.Départ «lu “ Montréal ” pour Montreal.— J.K.De.«-chuiups.Départ du Lady Head.—F.H u tenu.Départ des Malle?pour l’Angleterre, ligne Canard.—J.Sowell.Cigares !—John Touffe.bière amère.Do Thés frais.Do.Cidre ! Do.par la ligne Cu-close ù ce bureau J.SEWELL, Maître de Poste.Malle pour l’Angleterre, PAR LA LIGNE CANADIENNE.I Bureau «le Poste de Québec, ( 9 juin 1853.(JNE Malle pour l’Angleterre, par la ligne cuna-J dienne, sera close ù ce bureau, SAMEDI, le 13 courant, h 7 li.A.M.J.SEWELL, Maître de Poste.Québec, 10 juin 1853.585 CIGARES! 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