Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 9 octobre 1863, vendredi 9 octobre 1863
7ème année.QUEBEC’, VENDREDI 9 OCTOBRE 1863.Numéro 102.! minier ùu anato t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.—A.R.AUBRY C4lteur«?raprléUlre LEGER BROIISSEA l JE CROIS JTiPRF.RE ET J'AIME lettre) PaMorale.M>r FEvcqne do Nîmes vient d’adres-Ber an clergé de hou diocèse une “ lettre u pastorale contre un article de l:i Revue u JH Deux-Mondes intitulé V Evanqib et, u p/histoire, pur Ernest ilavet, profes-“ sour nu Collège do France.” Voici les première* pages : u II existe on Franco, nos très-chers coopérutours, une Revue qui, par son importance, semble occuper le premier rang parmi les publications do la presse périodique.Remarquable par la gravité des questions qu'elle aborde, elle ne l’est pas moins par lo talent ou la renommée des écrivains qui ia rédigent.Mais ce qui la distingue surtout, c’est l'absence radicale d’esprit chrétien, c'est le rationalisme obstiné dont elle se fait un système, si ce n'est pas une gloire.Vous n'en verrez presque pas un numéro qui no contienne un article plus ou moins erroné, pinson moins agressif contre l’Eglise, res doctrines, son histoiro ou eus institutions; c’est une citadelle d’ou le fort arnn.suivant l'expression de l’Evangile, jet; ¦» sans cesse des traits empoisonnés contre le Christ qui passe (1).Cette Ii> vue s’appelle la Revue des Deux-Mondes.Elle était rendue digne par sou passé *.k donner asile à l'éloge de la Vie de.Jésus j c'est un honneur qu'elle n'a point vnulu décliner.Un professeur du Collège e Franco avait compose* cot ouvrage ; ode a fait choix, pour le louer, d'un autre professeur du Collège de France.M.Ilavet, le critique, s’est constitué le panégyriste do AI.Rmmn, le blasphémateur ; et nous devons à la justice d'avouer que l'impiété du texte est vaincue par celle lu commentaire (2).“ Far la nature de son intelligence, par celle de ses l‘couve, dit-il, que les cvanqclisles aient seulement vu Jésus, et tout fait supposer le contraire (f>).Al.Renan n'ost point allé, dans son dernier écrit, jusqu’à nier la possibilité du miracle, il n’en a nié que le fait ; AI.Ilavet lui prête l'honneurd'uno doctrine plus absurde dont il fait lui-même sa propre» doctrine : Vitnpossibilité et le néant essentiel du miracle ((>).C’est là le trait distinctif de Al.ilavet: l'intrépide exagération de l’erreur et du rationalisme.Les rêveries de M.Renan, quand elles dépassent toutes les bornes, lui conviennent, il en accepte la solidarité ; quand elles sont timides et contenues, il leur reproche de ne pas aller assez loin, et lui-même s'élance en avant.Il lui faut F impiété à outrance, et pour qu'elle ait, même dans ses audaces, un charme complet et .qui lui sourie sans réserve, il est nécessaire qu'elle se produise bous une forme méprisante ou railleuse.“ Notre intention n'est pas, en discutant ce deplorable article, d'en relever tons les détails, N.T.C.O., nous laisseront le* orrours communes à AL Ua-vut ot à M.Rouan, pour ne toucher qu’aux abe rrations personnelles de AL Ilavet ; meme dans ces limites, nous aurons encore une foule énorme d’inexactitudes ot d’impiétés à faire ressortir et à condamner.’ Cet examen «les observations de Al.Ilavet remplit quatre-vingts pages, et nous devons rem neer à lo reproduire.Alais la plupart do nos lecteurs voudront lire en entier cette admirable lettre pastorale, qui sera bientôt sans doute, en vente à Paris.En attendant, nos citons la conclusion.(1) Luc, xi, 21.(2) L' Evany i/o et /' fhistoire, par Ernest Ilavet, professeur au Collège de France.{Revue dos Deux-Mondes, 1er août 1803.) (3) Pensées de Paséat, par Ernest Ilavet.—Paris.Dezobry et Alagdcloine, 1852.(*1) M.Ilavet, Revue des Deux-Mon des,582.(5) M.Ilavet, 583.(0) M.Ilavet, 671.ir r< u En formant cetto discussion, nous nous sentons humiliés pour lo temps auquel nous appartenons.Ou n'a pas attendu notre époque assurément pour blasphémer Jésus-Christ, notre adorable Maître et Sauveur.Longtemps avant nous, “ tous les fondements do notre salut, dit Bossuet, ont été attaqués même par dos gens (pii faisaient profession de christianisme.Le perfide arien a nié son humanité, le nestoricn a divise les personnes, J'eutychéen a confondu lus natures, ot sur la personne de Jésus, toutes le* inventions diaboliques so sont tellement épuisées, qu'il est impossible) de s’imaginer une erreur, qui non-seulement n'ait été soutenue, mais même qui n est fait une secte sons le nom du christianisme (7).” Jusqu’à cetto limite, lo passé reste digne du présent, et le présent ne parait pas plus coupable que le pussé.Mais ce qui nous caractérise, ce qui nous rend plus inexcusables que les âges précédents, c'est que nous outra-e a .QUEBEC, 9 OCTOBRE 1$63.La quatrième page- Nos lecteurs trouveront sur notre quatrième page d aujourd'hui p 1 usieurs fa2ts divers et des articles sur des matières intéressantes.Les Chambre!,.Sécniec de mercredi.Dans s i séance de mercredi, le Conseil Législatif s’est occupé du projet de loi relatif à l’établissement d une banque de Crédit Foncier.Plusieurs clauses ont été amendées,œn comité géuéral.Après l’adoption de la Sôème clause, le comité s’est levé, en demandant la permission de siéger de nouveau à la prochaine séance.La séance de mercredi dans la Chambre d’Assemblée mérite presque, sinon sous le rapport de la violence, du moins sous celui de l’absence de tout décorum, d’aller de pair avec les séances des clubs révolutionnaires de S9.Un étranger qui serait entré dans la salle de délibérations au moment où elle était pour ainsi dire transformée en salle de concert, au , moment où des groupes de députés, organisés en chœur, se renvoyaient les refrains discordants de chansons quo répétaient d’autres groupes réunis dans les corridors, en dehors de la salle, aurait eu une bien triste idée de notro Assemblée Législative.Ce n’est pas la première fois que nous avons occasion de constater ces déplorables tendances qui poussent un de nos grands corpsdo l’Etat à descendre, dans 6es délibérations, au niveau d’une réunion de clubistes.Depuis quelques années, nous le disons avec regret, notre Chambre d’Assoinblée n’a plus cette physionomie grave, cette auguste dignité qui devraient la caractériser.Les députés oublient, dans leurs débats, qu’ils sont là les représentants d’un peuple qui a les yeux sur eux et sur qui des scènes du genre de celles qui se sont produites mercredi sont de uature à produire les effets les plus démoralisateurs.Si la Chambre d’Assemblée veut que ses décrets soieut respectés par le peuple, il faut uécessaireinont^qu’elle commence par se respecter^elle-même.Nous espérons que nous n’aurons plus occasion de revenir sur ce sujet.C’est AI.Rose qui a repris les débats ajournés sur la motiou de.nou-conüancc de AI.Gait.M.Rose a fait passer un très mauvais quart d’heure au ministre des finances et lui a fait amplement expier les applaudissements dont ses partisans avaient couvert ses diatribes de la veille contre plusieurs membres de l’opposition.M.Rose a montré que M.lioltou avait autrefois serré la main au Grand Tronc, qu’il appelle aujourd’hui l’impertinent mendiant.Il a montré que AI.lioltou avait fait naguères avec le Grand Tronc des affaires très lucratives, et qu’il avait voté, au grand scandale de AI.Brown, autrefois 6on ennemi politique et aujourd'hui sou zélé facto tum, une somme de deux millions, afin que la compagnie fut eu état de lui payer le montant de 6on contrat.AI.Holton avait oublié le proverbe qui dit que : quand ou a un château de verre, il est imprudent de jeter des pierres sur la maison .de son voisin.AI.Rose 6’est très bien acquitté de la mission do lui raffraicliir la mémoire.M.Rose a ensuite parlé de l’état financier de la Province, et a réduit à uéant l’excuse donnée par AI.lioltou pour ae pas avoir proposé ses grandes mesures financières promises pour cette session, en citant le cas de sir Robert Peel, qui, mouté au pouvoir en^septembre 1S42, se présentait avec sou budget.dans le mois de mars suivant, uu mois après la convocation du nouveau parlement.M.lioltou a répondu longuement à M.Rose, et uou6 devons dire qu’il a fait sonner moins haut cette fois son intégrité politique, il a été aussi inoiii6 tranchant dans ses allégations, et plus modéré dans ses expressions.Eufin il a montré qu’il avait assez bien profité de la leçon que venait de lui douuer M.Rose.M.Street a attaqué la politique financière du gouvernement et a surtout démontré quel tort AI.Holton faisait au commerce en attendant à la prochaine session, c’est-à-dire au printemps, à faire connaître les modifications qu’il se propose de faire au tarif.AI.Lange vin a exposé dans un bon discours l’état actuel des finances et il a énergiquement blâmé l’inaction du gouvernement, en présence d'un état de choses déclaré périlleux par le ministre des finances.Al.Perrault a pris fait et cause poulie ministre des finances et a qualifié la motion de AL Galt de motion factieuse.AI.Rémillard, craignant sans doute d’entrer sur le terrein glissant et raboteux des finances, s'est contenté d’attaquer AI.Evanturel, son beau-frère, l'accusant de dépenser l'argent de sa mère à propager, dans le Canadien, des faussetés sur son compte.Cette attaque de AI.Rémillard contre son beau-frère, AI.Evanturel, a généralement déplu ; plusieurs s'en sont exprimés avec une grande vivacité, et, au dire même des plus modérés, le député de Bellechas-se aurait du se rappeler que ce n'est pas dans une assemblée où se discutent les grands intérêts du pays qu’il convient de venir parler des petites jalousies et des petites intérêts de famille.AI.Bellerose a vertement tancé le gouvernement, et dans le cours de ses remarques a eu avec AI.Hou de une lutte personnelle qui a fort amusé la Chambre.AI.Bellerose a dù finalement reprendre son &iége, sa voix 11e pouvant dominer les cris de " ajourné ” et do “ question ” partis de tous les points de la salle.AI.Conger se leva alors et proposa l’ajournement des débats.AI.J.S.McDonald s’opposa mordicus à un ajournement et insista fortement pour que le vote sur la motion de non-confiance fut pris.La motion de AI.Conger fut rejetée sur une division de 04 voix contre 01.Après ce vote, AI.Ferguson se leva et proposa l'ajournement de la Chambre.C’est AI.Conger qui a rouvert les débats sur la motion de non-confiance, et il s’est prononcé contre le gouvernement pareeqn’il ne le considérait pas à la hauteur de l’état des affaires.M.Joly qui lui a succédé a fait un beau discours, si l’on peut donner cette épithète à une collection de phrases bien tournées, mais péchant du côté du raisonnement.Ainsi AI.Joly diffère complètement d’opinion avec tous les hommes d’Etat dignes de ce nom, qui croient qu’il faut se préparer à la guerre avant qu’elle éclate.AI.Joly, lui, trouve absurde de se préparer à la guerre en temps de paix.J (.die doctrine que AI.Joly a enfantée pour justifier son opposition au projet de loi de milice du ministère Car t ier-Alel Xmaid.En terminant, le député de Lotbinière a protesté contre l’appellation de rouge donnée par l’opposition à tous ceux qui ne marchent pas avec les chefs de l'ancien gouvernement Cartier-McDonald.Les discours .es plus remarquables qui ont été prononcés ensuite, sont ceux de MAI.AIcKenzie (d’Oxtbrd), Cockburn, Walsh, McKenzie (de Lambton), Cartier, Galt et Holton.Les orateurs ministériels ont découvert que la motion de AI.Galt blâmait non seulement la politique financière du gouvernement actuel, mais encore la po lique financière de (’Administration Ale-Donald Sicotte.Cette découverte venait très à propos pour justifier le vote de AI.Foley, qui après avoir, en toute occasion, depuis l'ouverture de la session, blâmé le gouvernement actuel, devait sur la motion de AI.Galt, lui donner son cordial appui.Chemin du Lac 81.Jean.M.J.D.Broussoau, député do Port-neuf, a reçu d’un de ses électeurs la lettre suivante relative au chemin du Lac St.Jean.AI.Broussoau, qui s’est activement occupé de l'ouverture do ce chemin, et qui connaît un pou le territoire qui 6cparc Québec du Lac St.Jean, est d’opinion que le plan proposé par AL.Dubuc estjeelui dont la réalisation serait la plus facile et la moins coûteuse.Nous croyons que la suggestion de AL Dubuc mérite, dans tousles cas, d’être prise en considération :— St.Raymond, 5 octobre 1SG3.Monsieur, Au moment où le gouvernement a l'intention de faire faire une exploration pour uu chemin depuis Québec jusqu’à cette nouvelle et intéressante Colonie qu’on appelle vallée du Lac St.Jean et le Saguenay, je crois devoir dans l’intérêt du gouvernement et des intéressés même, donner quelques renseignements relativement à ce chemin, ayant uioi-même parcouru une grande partie du terrain entre Québec et le Lac St.Jean.Je vois par plusieurs correspondances, qu’on a l’intention de faire partir ce chemin de Québec en passant par Bonuport, Laval, et cu-suite â travers des montagnes rocheuses, incultivables, ee qui entraînerait do grandes dépenses, car chacun sait quo là où le terrain est mauvais, il y a beaucoup plus de travaux.Quant à moi, monsieur, je pense que le meilleur chemin de Québec au Lac St.Jeau serait celui qui passerait par Valcartier, (Jus-ford, (Est,) Roqueuiont, de là par le Lac Batiscan et du Lac Batiscau au Lac St.Jean.De Québec à Valcartier chacun sait quo le chemin est très bon ; de Valcartier au Lac Clair, (distance de 5 milles) le chemin n’est pas encore ouvert, mais une exploration faite par AI.Déry, arpenteur, a prouvé que le terrain était très propre pour un chemin.Du Lac Clair jusqu’à la rivière Ste.Anne, (branche du Sud) le chemin est ouvert, et de là jusqu’à 7 milles au delà des fourches du On nous dit quo M.Foloy avait aussi ?nui d u Nord do la rivière Ste.Aune distance * de 10 à 12 lieues du Lac Clair.une antre magnifique raison pour expli- Dcpuis le Terminus de ce chemin jusqu’au quer sa volte-face subite, mais que celle- Lac Batiscau le terrain est très propice pour là il ne la donnait pas au premier venu, j uu chemin, il u’y aurait aucune cote.La diset encore moins au public.Ce sont sans tauce scrah de G à S lieues.La les mon., .tannes perdent beaucoup de leur hauteur doute les mauvaises langues qui ont tait ct hissent entre elles de grandes vallées.courir ces bruits-la.Depuis le lac Batiscan jusqu’au Lac St.! Jean la distance est à peu près de 24 milles, ! mais là le chemin passerait à travers uue ma- I gnifique vallée pouvant former plusieurs pa- ! roisses, je pense.Je ne puis dire si le terrain Et Al.O’lIalloran, nous sommes sûr que la calomnie va également essayer à lui O %/ faire un mauvais parti.11 est vrai que c’est Cette motion fut suivie d’un brouhaha jolimeut drôle qu’un revirement d’opi- considérable.Peu à peu cependant le tumulte s appaisa et après une courte discussion, la motion fut mise aux voix et rejetée sur une^ division de.62 voix contre 58.nion qui s’opère du jour an lendemain ; mais il parait que la nuit porte conseil ! A onze heures et quelques minutes, conformément à ce qui avait été eutendu la veille entre les deux partis, le Prési- L’opposition tenait fortement, à ce qu’il dent sur la demande de la Chambre, fit parait, à un ajournomont, car une autre 1 4lpp*der les membres absents de la salle, motion d'ajournement fut immédiate- Pour cotation sur la motion de non-ment proposée par AI.Conger.t confiance.C’est alors que le tumulte et la confia- * Lorsque la Chambre fut au complet, sien arrivèrent à leur comble, et que les greffier commença, au milieu d’un dépu tés-virtuoses commencèrent dans les corridors à donner leur concert, au milieu de cris de toutes sortes et prononcés sur tous les diapasons de la voix humaine.Sans manquer à la plus stricte impartialité, nous croyons devoir déclarer le parti ministériel responsable, jusqu’à un certain point, de ce tumulte.La droite, après avoir déclaré qu'elle s'opposait à un ajournement des débats, ne pouvait pas légitimement mettre, par ses cris et par ses interruptions, les orateurs de la gauche dans l'impossibilité de se faire entendre.La gauche irritée, usa de représailles et le tapage commença, pour ne finir qu'avec la séance.La motion de AL Conger fut rejetée sur une division de 62 contre 52.Le greffier avait à peine donné le résultat de cette dernière division que AI.J.Dufresne proposa une nouvelle motion d’ajournement, qui fut également rejetée.Le gouvernement voyant que l’opposition était décidée à proposer jusqu’au lendemain des motions d'ajournement plutôt que de laisser la Chambre 60 diviser sur la motion de AI.Galt, consentit à un ajournement des débats, sur l’assurance donnée par l’opposition que le vote serait pris avant onze heures à la prochaine séance.Une nouvelle motion de AI.Contrer proposant que les débats fussent ajournés, pour être le premier ordre du jour à la prochaine séance, fut alors adoptée ; et sur motion de AI.J.S.McDonald, la Chambre s’ajourna a quatre heures et dix minutes.A l’heure de l’ajournement les galleries étaient encore pleines de curieux, en dépit de l’heure avancée.Séance de Jeudi.Toute cette séance, dans le Conseil ’ Législatif, a été absorbée par• une dis-| cussion animée, en comité général, sur le projet de loi relatif à la dette de la ville d’Hamilton.Le but de cette mesure est d’atitori-: ser la ville d’Hamilton a émettre des débentures.Le Conseil après une séance de trois heures s’est ajourné avant de s’être prononcé sur le mérite de la mesure et sur un amendement à une certaine clause, proposé par l’Hon.M.McCrca.La séance d’hier, dans l’Assemblée Législatif a été moins agitée que celle de la veille.religieux siionce, à faire l’appel des députés.L’enrégistreinent des votes termi né, le greffier lut le résultat de la votation, qui donnait gain de cause au ministère et qui fut accueilli par les applaudissements prolongés du parti ministériel.Voici lu division :— Pour:—MM.Abbott, Alleyn, Archambeault, Beaubien, Bell (Kuasell), Bellerose, Blanehet, Bown, Brousseau, Buchanan, Cameron, Carling, Cartier, Cartwright, Cauchon, Chupaid, Cockburn, Conger, Cornellier, Currier, Daoust, DeBoucherville, Dénia, Duckett, Dufresne Jos, Dunkin, Evanturel, Ferguson Thos, Ferguson W, Gait, Gaudet, Harwood, Higginson, Irvine, Jackson, Jones, Knight, Lange-vin, Macdonald J A, McGee, Morris, Piusonneault, Pope, Poulin, Pou pore, Powell, Price, Raymond, Robitaillc, Ross J J, Ross J Shanly, dimpson, .Street, Taschereau, Tassé, Turcotte, Walsh, Webb, Wilson, Wright Atnos—61.Contre:—MM.Ault, Bell (Lanark), Biggar, Bou-rassa, Burwell, Caron, Chambers, Coupai, Cowan, Dickson, Dorion A A, Dorion Eric, Dufresne Alex, Dunsford, Foley, Fortier, Gagnon, GeoUrion, Holton, Houde, Howland, Huntington, Huot, Joly, La-brèche-Vigor, Laframboise, Lajoie, Macdonald DA, Macdonald John, Macdonald J Macfarlane, Mackenzie A, Mackenzie Hope, McConkey, McDougall, est argileux ou sablonneux ayant passé là en hiver, tout ce que je puis dire, c’est qu’il y a une vallée magnifique.Un cheiniu à travers cette vallée faciliterait beaucoup la colonisation de ce superbe terrain.En résumé il resterait donc de chemin à faire une distance de 12 à 15 lieues et cela à travers un bon terrain.Des personnes plus compétentes que moi tel que MM.J.Dory et Nelson, arpenteurs, pourraient fournir de meilleures informations et seraient les plus capable* je pense de faire une exploration dans ces régions encore inexplorées.J’ai moi-même parcouru la distance du Lac Clair au Lac Batiscan et je puis affirmer que le terrain est très propice pour un chemin, même pour uu chemin de fer s’il en était besoin.Je pense aussi que ce serait la voie la plus courte ct la moins dispendieuse.Jo vois que les habitants de Beau port, ct Charlesbourg seraient très contents si ce chemin aboutissait dans leurs environs.Je ne vois pas quel avantage cela serait pour ces paroisses ; suivant moi, ce sera Québec qui en aura tout le bénéfice, excepte les quelques auberges qui pourront par la suite s’établir, le long des chemins.Je suis, Monsieur, Votre obéissant serviteur, G.A.Dubuc.J.D.Brousseau Ecr., M.P.P., Québec.Dimanche dernier, 4 octobre, fête du Rosaire, Algr Farrell, évêque (('Hamilton, a dû poser et bénir solennellement, à Guelph, la première pierre d'une nouvelle et vaste église.Le besoin d’une grande et commode église, dit le Toronto Mirror, se faisait depuis longtemps sentir parmi la nombreuse population catholique de Guelph, et le temps est arri vé de commencer à la gloire de Dieu un édifice qui témoignera du zèle et des sa-crificesdc lasociétô catholique do Guelph.Sylvain, Thibaudeau, Thompson, Wall bridge T C, Wells, White, Wood, Wright Alonzo—04.Voilà donc l'administration AIcDo-nald-Dorion encore une fois sauvée du naufrage.Cette fois, le ministère doit son salut à la conversion phénoménale de deux députés, AI.Foley et AI.ü’Hal-lorau : sans cette conversion on 11e peut plus opportune, le ministère se trouvait battu par une voix de majorité.Après la votation, Al.Dorion dit qu’il croyait de son devoir d'annoncer que l'Hon.AI.Brown avait paire avec Pilon.AL Rose et que c’était pour cela que leurs noms ne se trouvaient pas dans la division.Comme nombre de nos lecteurs ignorent peut-être ce que veux dire le mot paircr {paired off), en voici l’explication.D’après une coutume du régime consti-tu’iouel, lorsqu’un député se trouve dans l’impossibilité d’assister à une séance où doit so donner un vote imnor-1 1I11 Mu 1111 ni «ni ., ., ., brave* de 1760.tant, il tache de s entendre avec un dé- ; __ puté du parti opposé, qui a également j Le comité chargé de faire les préparais raisons de s’absenter de lu séance, et 1 tifs pour célébrer avec éclat ot la solon- Ordiaalion.Le Courrier de St.Hyacinthe nous informe que dimanche dernier, Algr l’Evè-quo de St.Hyacinthe a fait, dan* la Chapelle du Collège, l’ordination générale suivante : Prêtres.—MAI.F.P.Côté et P.U.Brune lie.Diacre.—AI.J.O.Leblanc.Sous-diacre.—AI.E.Lecomptc.Minorés.—AI AI.F.X.P.Decelles, G.E.A.Gatien, P.Laroche!le, F.X.Bouvier, J.B.T.Boivin ct F.Giard.Tonsurés.—MAI.L.N.Dupré, P.N.St.Onge, E.Blanchard et F.P.Dignan.ils conviennent entre eux que ni l’un ni l’autre ne feront acte de présence, afin do laisser égales chances aux deux partis.Voilà ce qu’on appelle paircr.Sur motion de AI.lioltou, la Chambre se forma eu comité des voies ct moyens et adopta plusieurs items, après quoi le comité se leva, en demandant la permission de siéger à la prochaine séance.La Chambre s’ajourna à minuit moins un quart.ni té qu’elle mérite la grande fête du 19 Octobre, est activement à l’œuvre.On commence aussi à s’occupper de la décoration des rues et on nous informe que lo Capt.McKay et AI.J.Fuchs, chargés de recueillir une souscription pour l’érection d’acres do triomphe, sont déjà parvenus, grâce à leur louable activité, à collecter uue bouime assez ronde, dans la ville.MM.E.Larue et J.Gingras, ont été choisis pour faire, dans lo foubourg St Jean, une collecte dans le mémo but.Nous espérons être en état do publier, lundi, le programme de la fête préparé par le Major de Brigade L.T.Suzor et adopté par le comité.Alais nous pouvons dès aujourd'hui annoncer que deux discours de circonstance seront prononcés : l’un en français, par l’hon.Lient.Col.A.de Salaberry, Député-Adjudant-Général, et lils aîné du hérosfde Chàteaiigay, et l’autre, en Anglais, par le Lient.Col.Sewel, commandant de la force active à Québec.On nous apprend aussi que les troupes de la garnison prêteront, par leur présence, leur concours à la fête.Kta(»-(nl*.Aucun événement militaire important.Uue bataille est imminente outre les armées de Rosencranz ot de Bragg.Le siège de Charleston est virtuellement suspendu jusqu’à nouvel ordre, et Y lixpress de New-York ne pense pas qu’il soil repris sérieusement avant le 1er novembre.Dopais quinze jours, Beauregard a fait travailler sans relâche aux ruines du fort Sumter, sur lesquelles il a installe de nouvelles batteries.De là lo renouvellement de la canonnade contre la forto-resse, qui 11’a jamais paru aussi inexpugnable que depuis qu’olle est détruite.Une bande do guérillas, sous les ordres du fameux White, du comté de London (\ irgiuie), a poussé dernièrement- une pointe jusqu’à Langley, à six milles au-dessus de Georgetown (faubourg de Washington), refoulant devant elle les piquets du Nord.Les confédérés avaient deux pièces de canon.On lit dans le Courrier des Etats-Unis du 6 octobre : Braxton lirayy, a pris le parti d'iliquider les derrières do Rosencranz pour déterminer la retraite du général unioniste, en lui inspirant des craintes pour sus communications.Samedi, un détachement de cavalerie séparatiste a attaqué McMinnville, dans le Tennessee central.11 a en est suivi un combat dont on ignore le résultat, pareeque les fil» télégraphiques ont été coupés outre AlcMinu-ville et Nashville.On sait que des corps confédérés ont traversé lo Tennessee près de W ashington, ce qui indique des projets d’incursions dans les environs de Tullahoma, de Alurfreesboro et deNash-vile même.Les incendies de steamers se multiplient dans uue proportion alarmante dans les eaux de l'Ouest.Jeudi matin le Robert Ca?npbcll a été incendié en face de \ iekîîburg, et avant hier, à St.-Louis, les steamers Chancellor, Forest Queen et Catahoule ont été brûlés en moins do deux heures.Ces quatre bâtiments ne valaient pas moins de §200, 000.On attribue ces sinistres à la société scoété des Chevaliers du Cercle d’Or, qu’il serait temps de ne plus appeler secrète, puisque, depuis cinq ans, on en parle presque quotidiennement.On a des nouvelles de Y Alabama et du Georgia.Des lettres de 15to Hélène du G août annoncent que le premier de ces corsaires avait incendié, a quelque distance du cap de Bonne Espérance, les trois-mâts.américains Express et Anna F.Schmidt.On ue cite aucun nouvel exploit du Goergia, qui naviguait de conserve avec Y Alabama.On ajoute que le capitaine Sommes a armé un navire capturé, le Havelock pour faire la course dans l’Atlantique austral et dans l’Océan Indien.La présence des doux corsaires dans ces parages crée un grand danger pour le commerce des fédéraux avec l’JLIindoustan et la Chine.Nous lisons dans VEcpress : u Tout le monde se rappelle le nom do l'homme qui a suscité les émeutes de cette vi 1 lo, Andrews, et qui a été arrêté en campagnic, d’uuw négresse.Il n’a pas été conduit devant le recorder Hoffman au contraire des autres émeutiers, mais séquestré, a-t-on dit, dans le fort Lafayette.“ Or, un individu du nom d’Androws vient do faire parler de lui à Leavenworth, dans le Kansas.” Ici, Y Express raconte d’après lo Times do Leavenworth, que cet Andrews, employé du gouvernement, a été arrêté par le maire de Leavenworth.On a reconnu qu’il avait été envoyé do l’armée du Potomac pour jouer le rôle d’espion parmi les guerreiHéros du Sud.Il était pourvu d’argent confédéré contrefait et d’autres ressources propres à lui donner du crédit parmi les sécessionnistes.“ Le gouvernement continue Y Express, prend le parti d’Andrews contre maire de Leavenworth, et on suppose qu’il s’agit du même homme qui a paru ici dans les émûtes et qui a tout à coup disparu.Il existe à New-Y ork une vive impression que c était un espion du gouvernement, envoyé expressément dans la Cité Impériale pour y fomenter l’émeute et la guider, dans le but do don- j nur un prétexte à l’administration pour ! Ëroclamer la loi maniable à New-York.Leureusomeut, le général Wool s’est refusé à la mesure, mais son refus a été suivi de sa destitution immédiate.Les suppositions de Y Express sont peut-être erronées, et nous nu voyons pas qu’elles reposent sur un autro fondement qu’une parité de noms fort ordinaire.Mais il n’eu est pas moins singulier qu’on n'uit plus jamais entendu parler d’Andrews et que, de tous les émeutiers lo plus en relief, il soit précisément le seul auquel 011 n’ait pas fait son procès.Lo gouvernement pour faire taire des bruits fâcheux, dovrait bien révéler où est Andrews et expliquer sa longue sé- questration sans jugement.M.Lincoln a roi usé hier matin de recevoir lo président du comité kanzo-mis-sourien.Rapports des Comités de Secours des incendiés des quartiers Montcalm et St.-Sauveur : COMITÉ MONTCALM.Le comité de distribution do secours aux incendiés du quartier Montcalm nommé à l’Hôtel-de-Ville, en juin 1861* pur les citoyens souscripteurs en faveur dc6 incendiés des quartiers Saint-Sauveur et Alontcalm, a l’honneur de faire rapport de ses procédés.‘ 1° Immédiatement après l’incendie du du quartier Alontcalm, Son Honneur le Maire de Québec, feu Thomas Pope, écuyer, s’empressa, avec un zèle digne de tout éloge, d’autoriser le comité à distribuer des secours alimentaires aux familles incendiées au nombre de cent-(piatro-vingt-dix, qui se trouvaient dans ht pins grande détrosse et.le comité distribua eus secours pendent l’espace de dix jours, au montant de cinq cent quatre-vingt-dix-neuf piastres et quatre-vingt-cinq contins.(Voirie tableau numéro 1 qui accompagne lo pressent rapport.) 2° Le comité s'occupa sans retard de recueillir des souscriptions dans les divisions électorales Centre et Ouest de la Cite, et de la collection des pommes souscrites ; et il a le plaisir d’annoncer que le montant s’en est élevé à la somme de dix mille doux cem-soixanto ot 6ept piastres et trentoot-un contins, déduction faite de soixante-ot-dix-sept piastres qui restent dues sur la dite song-cription ot de quatre-vingt-cinq piastres donnéos au comité spécialement en faveur do deux familles incendiées.(Voir les listes de souscriptions, le livre tenu par Messieurs les trésoriers et le tableau numéro 1 qui accompagnent lo présent rapport.) 3° Le comité distribua en outre à cent onze locataires une somme de neuf-cum-vingt-trois piastres.(Voir le tableau numéro deux.) 4° Conformément, aux instructions reçues du comité général, le comité de distribution appela en assemblée les propriétaires incendiés ot lus informa qu’il no pouvait leur donner des secours qu’à la condition qu’ils reconstruiraient leurs maisons en matériaux incombustibles : condition à lapuelle tous s’engagèrent.Un grand nombre d’entr’eux commencèrent à reconstruire leurs demeures et le comité a depuis ce temps 6uivi attentivement le progrès des propriétés en reconstruction et a payé par divers versements à soixante-dix-neuf propriétaires la somme de six-millo-huit-cent-q mitre- vingt-11 ne piastres et quatre-vingt-onze contins.(\ oir le tableau numéro trois.) 5° Le comité a versé entre lus mains de messieurs 1rs trésoriers du comité de secours Saint-Sauvour, la somme de deux mille quatre cent vingts piastres ct quarante quatre contins, et le montant dec dépenses du comité a été do quarante-et-unc piastres et quatre vingt seize canting.(\ oyez l'état des comptes de messieurs loft trésoriers, marquée numéros 4 et 5.) 6° Le comité est heureux d’anoncer que soixaute-et-neuf propriétaires ont reconstruit leurs demeures de la manière suivante : Maisons en bois à un étage à être enduites en brique et en mortier, ayant cheminées en brique et toitures couvertes en tôle ou en ferblanc.• 3S Do do do à deux étages 5 AIaisons à deux étages à être enduites en brique et en mortier, ayant cheminées en briques et toitures plates, couvertes en ciment de Warren et gravier.2 Maisons en brique à un étage, ayant toitures couvertes en tôle on en foi-blanc.g Do do do à doux étages 6 Maisons en brique à deux étages ayant toitures plates, cou vertus en ciment de Warren et gravier.3 Do do do à deux étages 2 Maisons en briques à trois étages ayant, toiture couverte eu fer- blanc.1 Maisons à trois étages dont une en en pierre et deux à être enduites en briques ayant toitures couverte* en ferblanc.l AIai6ons réparées.2 Han gard.\ Maisons non reconstruites.10 Pour plus amples détails voir lo tableau marqué numéro 6.Lu tout humblement soumis.G ko.IL Simard, Président du comité do distribution.Québec 29 septembre 1863.CO M IT E 8 AI NT-8 A U VEUT’.Le comité de distribution des secours souscrits on faveur dos citoyens du faubourg Saint-Sauveur, qui ont souffert par I incendie du 7 juin, mil huit cent Roizanto-et deux, a l’honneur de faire rapport que le montant îles souscriptions recueillies dans tous les quartiers de la cité s’est élevé à la somme de six mille treize piastres et soixante-trois centina en argent, et une valeur de qtiAtre cents piastres en matériaux propres à la construction des maisons.Lo comité a la satisfaction d’informer les souscripteurs quo, moyennant co montant en argent et cette valeur en matériaux, il a pu donner à chacun des propriétaires nou assurés, une somme de quatre vingt-dix piastres en argent, et une part des matériaux, et avec ce secours il a puissamment contribué à relever le courage des victimes de l’incendie, et les a engagées à rebâtir do suite leurs maisons.Le comité a pu aussi venir on aide aux locataires en leur donnant une somme d’argent proportionné aux pertes qu’ils avaient faites, et tous, tant propriétaires que locataires ee sont montrés pleinement satisfaits et reconnaissants envers LE COURRIER DU CANADA.lours généreux bienfaiteurs.Lo comité a cru aussi devoir encourager la reconstruction des maisons en matériaux incombustibles, moyennant une primo de vingt piastres pour chacun des étages do la mah.on, et il est heureux de pouvoir dire que ce faible encouragomont a réussi au-tiélà de ce qu’on pouvait en attendre, Lo nombre des propriétaires secourus par le comité de distribution est de 63.Celui «les locataires est de 51.Ceux qui ont obtenu un primo sont au nombre do 8.$5,310,00 500.00 200.00 Total.;.$6010.00 Mo n t an t col 1 oc t é.6010.63 PmmiiNT V ALLEE, Président.On lit dans le Monde : De toutes parts les diplomates prennent leur congé et s’en vont en villégiature; il est juste qu’ils se reposent la main.L’empereur Alexandre so promène dans son vaste empire ; le» prince Constantin est en voyage pour Berlin et Vienne.Il semble (pie les souverains aient à c(uur de s’affranchir du truchement de la diplomatie.Lu public saura un peu moins do quoi il s'agit, car les princes ont des habitudes innées de discrétion.Le partage de la Pologne, en 1772, était convenu et arrangé entre les hautes puissances co-partageantes, et les ambassadeurs étrangers ne si* doutaient de rien : la France et l’Angleterre apprirent la chose quand elle fut faite.C’est une 44 curieuse affaire,” écrivait l'ambassadeur d’Angleterre à son gouvernement.Ce même ambassadeur, M.Harris, dans îles fragmente reproduits par la Revue des deux Monde* du 1er septembre, raconte a lord Suffolk, comme trait de mœurs, que le grand Frederic ordonnait à scs chirurgiens d’achever les Prussiens blessés, afin île soulager d'autant la caisse des invalides.Nous savions Frédéric philosophe, mais non si économe.On ne sera pas fâché d'avoir le texte même du diplomate anglais : Loin d'être sanguinaire, c’est tout au plus s’il (Frédéric) laisse appliquer la peine capitale à d’autres qu’aux grands criminels ; et cependant, dans la dernière guerre, il avait par des ordies secrets, enjoint à plusieurs chirurgiens do son armée de laisser mourir des soldats blesses plutôt que d’augmenter par dos amputations le nombre et par conséquent la dépense de ces invalides.” (Lettre écrite à lord Suffolk, le 18 mai 1776.Aujourd’hui, les événements se passent ail grand jour ; 1er ambassadeurs n’ont plus besoin d’en informer leurs cours ; ! meur que le corps législatif sera convoqué ut meme il n’en est jamais question dans j cm octobre prochain." nord,Tchong-tagen, reçut l’ordre do marcher contre olios à la tête d’un corfs de troupes dirigées par des instructeurs européens.Il était accompagné de M.Gibson, gérant au consulat d’Angleterre, qui lui servait d’interprète auprès de ces derniers.u Blessé dans une rencontre, M.Gibson rentra bieutôt à Tien-tsin, et Tcliou-tagen, qui se trouvait alors non-loin de SI lion-sienn, siège épiscopal de Mgr Langui Hat, vicaire apostolique an Tchély oriental dut recourir pour le remplacer, aux prêtres de la mission.L’un deux, lo P.Lobouc, consentit a lui servir d'interprète, et pendant toute la durée de 1 expédition donna flu nombreuses preuves de courage et de dévouement.u Sur la proposition de Tchong-tagen et en témoignage de sa haute satisfaction pour les services rendus dans cette circonstance à l’armée impériale par co missionnaire, S.M.l’empereur do la Chine vient de lui conférer une marque de distinction bien rarement accordée **ans doute à des Européens.Le 9 de ce mois, un rnadarin d’un rang élevé, accompagné d un nombreux cortège, s’esi rendu an consulat de France à Tieu-sin, et a remis à M.Eda, en le priant de le faire parvenir au destinataire 44 l’Etoile d'or précieuse avec perle bleue.” NOUVELLES D’EUROPE.Lu Persia ^ parti do Liverpool le 20 septembre et de Queenstown le 27, est arrivé à New-York mercredi matin a 11 houres.Une lettre de Paris adressée au World dit que le pirate Florida est en réparations aux frais du gouvernement et lorsqu’il prendra la mer, il saluai n.le drapeau français et le publie sait déjà que lus autorités répondront otliciellcmeui au salut.Trois vaisseaux fédéraux sont au guet extérieur et les chances (Lune attaque sont imminentes.Les journaux disent que ia Florida doit laisser Brest cette semaine ; ceci n’est pas fondé, elle partira du chantier mais non du port ; et en même temps, elle sera accompagnée de deux ou trois formidables vaisseaux.I ' Rhône est sorti de son lit d'une hauteur «le deux mètres sur le chemin de Lyon ; la campagne qui se trouve sur les bords de la rivière est submergée ; les eaux de la Seine ont aussi gonflé à une hauteur considérable.La Fat rie «lu 16 septembre dit «pie la question «le savoir si la Pologne devrait être reconnue en qualité «le belligérante a etc continuellement soulevée par ies deux grands pouvoirs maritimes.La Fat ri* annonce l'arrivée «lu chevalier Nigra à Turin.Le National donne, sans garantie, une ru- leurs dépêches.Parle-t-on d’un peuple chrét ien réduit en esclavage i Le césarisme orthodoxe agit exactement do la même façon que ic césarisme païen ; il applique la doctrine mémo de l’esclavage antique.Cette expropriation générale de toute une classe do citoyens, ces hommes arrachés à leurs familles, rasés, enchaînés c.condamnés à la perpétuité des travaux-fbreés on Sibérie, rapeilent les sang! mtexécutions de la politique païenne : c* est tout un peuple frappé «le mort civile.XoLvrUeR «l'Orient.On écrit d*Alexandrie au Pays de paris : 44 La civilisâti.m européenne va faire brèche dans vieil e ville orientale ; le Cairo voit arriver les architectes et les maçons.Un quartier neuf vu être bâti à gaucho de la route de Boulak.Le chemin de fer, que l’on est en train de prolonger jusqu’il la route, trouvera là une gare sembiabîo à colles de Paris.44 Un vaste square, un théâtre, une Bourse, une église catholique, un temple protestant, compléteront l’ensemble dc9 grands travaux d’utilité publique.En songeant à l’utile, on n’a pas oublié l’agréable : le jardin de l’Eztbckieh va disparaître, un magniiique jardin anglais lui succédera.Ce sera une imitation plus ou moins exacte «lu Bois de Boulogne avec ses rochers, scs cascades ; sa rivière artificielle.Ajoutez y le luxe de la vé-gélation tropitale, et.vous aurez une idée de l’emsemble.Du côté du sud, un large boulevard bordera le jardin et conduira droit au Mousqui.Cetto voie nouvelle sera le boulevard do Mcheniût-Ali.“ On travaille à réparer et à agrandir Le palais de Casr-el-Nazar sur la route de Choubrah.Cent cinquante ouvriers tracent les allées, préparent les plates-bandes, platont des arbres, creusent «les bassins ; ce palais est ordinairement la rési-denco des étrangers de distinction «pii visitent l’Egypte.Il va être tout à fait digne de sa destination.44 Mais rétablissement lo plus utile dont la ville du Caire sera dotée, est le jardin d’acclimatation.Les plans sont terminés, les derniers arrangements seront bientôt pris ; les ouvriers no tarderont lias à so mottre à l’œuvre.44 Le jardin d’acclimatation recevra toutes les especes d’arbre à fruits, toutes les essences forestières, Icb plantescomes-tibles, textiles ou d’agrément, les céréales etc., dont l’introduction en Egypte paraîtra présenter quelque avantage.C’est de là qu’une fois l’expérience faite, la culture «le ces végétaux se répandra dans le pays.” L••••»•••••• i *• •••••• >•••• • • • t De Québec.3 octobre 10 17 24 31 u ii n u TAUX DE PASSAGE DE QUEBEC.Chambrkb.| Entrepont.(Selon les commodités.) A Glasgow .$66 à $80 A Londondery$66 à $80 A Liverpool.$66 à $80 A Glasgow.$30 00 A Londonderry.$30 00 A Liverpool $30 00 c CITRONS ! CITRONS ! ! reçu, un lot choisi de CIA vendre par T TENANT d’être Y TRONS.Québec, 18 sept.1863.JOHN TEAFFE, 20, rue St.Jean.En v Brou Départ de 14 l’Europa ” pour Montréal.—J.E.Des-charaps.Départ du 44 Montréal M pour Montréal.— J.E.Deschamps.Inauguration du Monument des Braves do 1760.— L.T.Suzor et L.J.Pitau.Huile I Huile 1—Leiuesurier, Grant ot Cic.Beurre 1 Beurre l— Idom.Sel l Sol 1— Idem.Provisions.— Idem.ente à la librairie de Léger Brousseau une intéressante brochure intitulée “ CELEBRATION DU 200ôme ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DU SEMINAIRE DE QUEBEC.'’ Cette brochure contient outro le compte-rendu do la fête, les discours prononcés à cetto occasion.Un portrait de monseigneur Laval, photographié sur un portrait à l’uuilo, rend cetto brochure eucorO plus précieuse.Québec, 5 octobro 1863.La Banque Nationale.Québec, 1er Octobro 1863.AVIS C9t par le présent donné qu’un dividende semi-annuel de QUATRE PAR CENT sur le capital versé de cetto Institution est déclaré et sera payable à la Banque, LUNDI le 2 novembre prochain.Lo livre de transports sera fermé du 16 au 31 Octobre courant inclusivement.F.VEZINA, __________________774___________Caissier.'THEOLOGIE à l’Usage des Gens JL du Mon«io, ou études sur la doctrine entho liquo, par Charles du Sainte-Foi.Secondo édition, revue, corrigée et considérablement augmentée par l'auteur, avec approbation do S.E.M Gousset, cardinal-archevêque de Reims.Publié eu 1851.Ouvrage en 8 volumes, reliés.A vendre chez LEGER BROUSSEAU, Libraire, No.7, Ruo Ruade, Haute-Vilfo.CIGARES DE MANILLE.20 000 QIGAFES DE MANILLE garantis 5 30,008 delà Havane, différentes marques.A vendre par JOHN TEAFFE, 20, rue St.Jeau.Québec, 1S sept.1863.RÏlUM DE LA JAMAÏQUE.j T TENANT d’ètro reçu un article choisi, fin vieux - V Load London Dock, Rhum de 1a Jamaïque.A vendre par JOHN TEAFFE, 20, rue St.Jean.Québec, 18 sept.iS63.Chambres non assurées à moins qu’elles ne soient payées.Un chiturgien expérimenté est à bord de chaque vaisseau.t&P Un petit bateau à vapeur partira du quai Napoléon samedi matin avec les malles et les passagers, à neuf heures précises.Pour plus amples particularités s’adresser à ALLANS, RAE et CIE, Agents.Québec, 30 sept.1863 648 COMPAGNIE DE MONTREAL DBS Steamers Oceanniques.ARRANGEMENT~POUR L’ETE DE CO 0 G0 ¦H Communication «iirectc par 6teameravec GLASGOW.L PREMIÈRE QUALITÉ DE BEURRE.EN AN T d’ôtre reçu et à vendre par JOHN TEAFFE, 20, rue St.Jean.Québec, 18 sept.1863.SAU MOX FUMÉ, etc., UNE nouvelle provision.—aussi— Un lot choisi de morue de table.A vendre par JOHN TEAFFE, Québec, 18 sept.1863.20, rue St.Jean A VENDRE OU A LOUER, Mk VT NE MAISON de 30 pieds sur 25, ^_J près de l'égliso de St.Basile, qui pourrait servir comme magasin ou résideuce.Conditions faciles.S’adresser sur les lieux à JOSEPH JACQUES, 30 septembre 1863.lm Propriétaire.çr | A VEN DRE Olf A LOUER, MrjNR MAISON avec dépendances et un beau jardin situées près de l’église de Ste.Anne de la Pocatière.Pour plus amples informations s’adresser au curé de Ste.Anne.Québec, 1er Mai 1863.639 A LIGNE DE GLASGOW DE CETTE COMPAGNIE, se compose des steamers de première classe suivants :— ST.ANDREW.1500 tonneaux.Capt.Kirr.ST.GE J RG E.1500 tonneaux.Capt.Wylik.ST.PATRICK.1400 tonneaux.Capt.Scott.St.Patrick, capt.Kerr, laissera Québec, directement pour Glasgow, SAMEDI, lo 3 octobro prochain.Pour le prix du fret ou des passagers s’adresser à ALLANS, RAE A CIE., Agents, 30 sept.1863.673 21, rue Saint-Pierre AVIS.LES soussignés désirent informer le public qu’ils ont contracté société pour entreprendre et faire exécuter tous ouvrages eu MENUISERIE et CHARPENTERIE pour maisons, églises, etc., etc.Toutes demandes devront être adressées à St.Koch, rue Richardson, No.29J.Ils espèrent que les MM.du Clergé voudront bien leur accorder l’encouragement que mérite l’expérience qu’ils ont acquise.J.B.BERTRAND et CIE.Québec, 4 sept.1863.755-6m _________ VENANT d’ôtre reçu un lot choisi de FINNAN HADDIES.A vendre par JOHN TEAFFE, Québec, 2 octobre 1863.20, rue St.Jean.OIGNONS PORTUGAIS.XTENANT d’être reçus et à vendre par JOHN TEAFFE, I Québec, 2 octobre 1663.20, rue St.Jean. LE COURRIER DU CANADA.Variétés.le magenta.— La frégate cuirassée le Magenta vient de terminer ses essais à b rest, et elle a quitté ce port le 0 pour se rendre à Cherbourg, où elle prendra part aux nouvelles expériences comparatives.Nous empruntons à V Opinion nationale la description suivante de ce bâtiment, construit.d après un système qui semble obvier aux inconvénients et surtout au manque d’air, signalés dans les premiers vaisseaux du môme genre : “ Le Magenta est un vaisseau, c’est-à-dire qu’il n’a rien de commun avec ces machines étranges, ces monitors inventés par les Américains, et que, quand on le voit de loin au milieu d’une escadre, on peut, jusqu'à un certain point, le prendre pour un vaisseau ordinaire, plus bas sur l’eau seulement, plus simple, plus sévère ; mais, à mesure qu’on •’en approche, on comprend que l’on va avoir affaire à quelque chose de nouveau, d’inconnu.Plus élevé sur l'eau à l'avant qu’à l’arrière, comme s'il était ramassé sur lui-môme, il présente une immense masse noire insensible au roulis, alors que les autres vaisseaux mouillés près de lui se balancent gracieusement ; pas de lignes blanches indiquant les batteries, presque pas de mâture, des formes extrêmement amincies à l’avant comme à l’arrière, qui, l'un et l'autre, se terminent en coin ; à l’avant, un immense soc de charrue (l'éperon) qui ouvre et laboure la mer : voilà les différences qui saisissent tout d’abord.44 Lorsqu’on est monté sur le pont, ces différences deviennent plus sensibles et se précisent.44 La mâture, qui paraissait si simple, paraît plus simple encore, réduite qu’elle est aux mâts d'une corvette à vapeur, aux cordages indispensables pour les maintenir debout.Dans le combat, on ne garde que les bas mâts.44 Toutes les choses extérieures qui, daus les vaisseaux, tiennent tant de place, sont supprimées ; ainsi les embarcations, au lieu d’etre suspendues au dehors, sont rentrées sur le pont.44 Sur ce pont, parfaitement uni d’un bout à l’autre, on ne voit point d’artillerie, à l'exception de deux pièces de chasse placées à l’avant.44 A peu près au milieu, à côté de la cheminée, s'élève une tourelle blindée, à l'épreuve du boulet ; au-dessus est un toit en tôle à l’épreuve de la balle.44 Cette tourelle contient des movens de • communication avec toutes les parties du navire pour la transmission des ordres tant pour la manœuvre générale que pour le tir de l’artillerie.44 En combat, tout le inonde rentre dans l'intérieur du vaisseau, et cette tourelle seule est habitée ; c'est là que se tiennent le commandant, sou oflicier de choix, des hommes pour les siguaux et quelques fusilliers.4‘ C'est de cette tourelle alors que partent tous les ordres ; c'est de là que le commandant dirige et le vaisseau et le tir.Pour cela il a devant lui : 44 1 ° Un porte voix qui, communiquant avec les batteries, transmet les charges et les distances pour l’artillerie ; 44 2° Des instruments servant à indiquer avec les batteries des gradations suivant lesquelles chaque pièce doit être pointée pour le tir intérieur, c’est-à-dire que voyant lui-même, aussi bien dans l’ensemble que dans le détail les phases du combat, il peut, au moyen de ces instruments, réunir sur un seul point tous les coups de son artillerie, absolument comme si lui-même il pointait successivement toutes les pièces.44 Pu pont, on descend dans les batteries, qui sont au nombre de deux, renfermant chacune 24 pièces rayées se chargeant par la culasse.Ces pièces, du dernier modèle, lancent des projectiles de 30 kilogrammes avec une charge ordinaire de 30 kilogrammes de poudre.44 Toutes les batteries, c’est-à-dire toute la partie militaire du vaisseau est renfermée sous le blindage, qui couvre ainsi toute la flottaison, mais qui ne s’étend point jusqu’à l’extrémité de l’avant ni jusqu’à l’extrémité de l'arrière, comme dans les frégates cuirassées construites jusqu’à ce jour, la Gloire et la Normandie.Le but de cette innovation est d’alléger le navire.44 En elfet, le but à remplir, dans la construction de ces vaisseaux, est double comme leur destination.Agissant comme béliers au moyen de l’éperon, ils doivent être rapides, c’est-à-dire longs et légers.44 Agissant comme rempart, ils doivent être invulnérables et résistants, c’est-à-dire courts et bardés de fer.On a cru résoudre ce double problème eu cuirassant seulement les parties du centre, celles qui renferment l’artillerie et les hommes, et en laissant à nu le bois des extrémités qui ne servent qu’à la marche, et qui peuvent être démolies sans danger, la ligne de flottaison étant protégée dans toute la longueur par le blindage.44 Pour que ce centre soit complètement à l’abri, on l’a enfermé dans deux cloisons transversales, placées l’une à l’avant, l’autre l’arrière, et qui, l’une et l’autre, blindées, empêchent ainsi les batteries d’être enfilées.44 Ces parties non blindées sont employées : celle de l’arrière, au logement de l'état-major ; celle de l’avant, au logement des maîtres, la cuisine, l’hôpital.44 Et là 6e trouvent des innovations non moins utiles à la conservation de la vie de l’équipage en campagne que ne l’est le blindage en combat.44 Dans les premiers navires cuirassés construits, tout était sacrifié à la cuirasse, c’est-à-dire à la solidité, et les jours donnant l’air et la lumière avaient été si parcimonieusement ménagés que ces navires sont des étoufibirs.44 Je me souviens d’avoir vu dans la Tonnante une batterie flottante construite au moment de la guerre de Crimée, les conduits en gutta percha destinés à transmettre les ordres fondus par l’horrible chaleur qu’il faisait dans la machine, et tout le monde sait quel a été le triste son de l’équipage de la Normandie, enfermé, sous le ciel du Mexique, dans des batteries sans air et sans lumière.44 Dans le Magenta, ces inconvéniens, résultant du manque d’air, ont été admirablement prévenus.Les batteries sont plus hautes de plafond quo daus les vaisseaux ordinaires, les cabines des officiers sont vraiment confortables, l’hôpital est magnifique.Partout l’air et la lumière arrivent à flots ; la cale même, qui est immense, C6t aérée et éclairée par deux larges panneaux, l’un en avant l’autre à l’arrière, qui descendant sans obstacles jusqu’au fond, ventilent parfaitement tout le vaisseau.44 Ou comprend que ces logemens non blindés seraient très exposés eu cas où l’on Irait au feu ; pour ce cas, ou a répété dans le faux-pont une série de logemens obscurs I ‘4 Le roi ne voulut pas rester en arrière dans le genre de ceux qui servent aux ofli- de politesses, et la veille du départ de l’am-ciers dans les autres navires cuirassés.bassadeur, il lui fil, à son tour, romettre 44 La machine destinée à donner i'impul- pour la reine de la Graïulo-Bretagno des sion au navire esl semblable à celle du Na- présens de sa façon, parmi lesquels deux poléon.D'une force de 1,000 chevaux no- jeunes filles de douze à seize ans, 44 très jo-minaux, elle développe environ 2,700 che- li**s et très intelligentes,” une pipe, un sae vaux-vapeur ordinaire.En marchant à tou- à tabac et un grand parasol à bandes de vote vapeur, la vitesse qu’elle donne est do 13 lours de diverses couleurs, à 15 nœuds (le nœud est de 1,852 mètres.) 44 Ah ! si le prince africain avait eu quel-L’hélicc est à six branches.La consomma- ques notions du climat des bords do la 'ration du charbon, tous les fourneaux tone- mise, ce n'est point un parasol, mais bien donnant, est do lo0 tonneaux par jour, un parapluie qu'il eût envoyé à la reine Vic-L’approvisionnement que l'on peut pren- I toria.” dre est de 7 à 600 tonneaux.4 La longueur du vaisseaux est de 00 mètres environ, sa largeur de 17 à 18 mètres, son déplacement est de 0 à 7,000 tonneaux, qui représentent de G à 7 millions île kilogrammes.L’éperon, placé à l'avant, pèse 15,000 kilogrammes.Enfin, l’équipage est de sept cents hommes.44 Tel est aussi clairement que je puis le dire en peu de mots, ce vaisseau, dernier mot pour aujourd'hui de l'art de la construction navale où tout semble prévu et disposé pour la conservation de la vicdcDiom* me.” UNE VISITE AU KOI DE DAHOMEY.—La /*«!- trie contient un long récit d’une visite faite au roi de Dahomey en 1858 par le coniim*- i.E koi de Dahomey.—La lettre suivante, dit /’ Keening-Star, a été adressée par le célèbre chasseur, M.Jules Gérard, au duc de Wellington : Monsieur le duc, Votre Grâce sait parfaitement que peu d'hommes gagnent à etre vus de près, à moins que *ce no soient des hommes de mérite et d’intelligence.Le roi de Dahoiuov, malgré son surnom qui signifie l'Eternel ou l’Infini, justifie parfaitement cette règle à laquelle il ne fait pas exception.Physiquement, il est semblable aux autres noirs du pays, grand, bien bâti, ayant une tête de boule-dogue L’expression la plus habituelle de son visage est celle de la ruse et de la cruauté.Ses qualités morales dore anglais Wilmot ; nous en extrayons les I sont en harmonie parfaite avec sa couforma-dêtails suivans qui seront lus avec intérêt : tion physique.Il est plus gracieux que les *4 Le roi de Dahomey, d’après le portrait rois qui l’on précédé, fanatique des vieilles qu'eu fait le commodore \\ ilmot, est un coutumes.fort bel homme de plus de six pieds anglais, Les traditions de cette cour mieroseopi-large des épaules et d'une physionomie que sont d'exploiter les blancs le mieux qu’il sait à l’occasion rendre agréable mal- possible, et spécialement de les amener à gré ses yeux injectés.Il est grand fumeur, leur faire des présents.Les coutumes sont mais, pour un nègre, il est relativement so- d’exciter le peuple par des .spectacles sau-bre sur les spiritueux.Sa peau est beau- guinaires de manières à pouvoir s’emparer " de la population voisine, lorsqu’un marchand d'esclaves fait des ofl’res au roi, et aussi de faire annuellement des sacrifices humains.couj* plus claire que celle de la plupart de ses sujets ; elle a la couleur cuivrée des Indiens de l’Amérique.Il est très actif* et très amateur de Jauses et de chants, exercices auxquels il se livre volontiers dans les solennités publiques.Il est âgé de quarante a quarante-trois ans.44 Une des plus bizarres institutions du Dahomey, c'est assurément le corps d'amazones, qui, au nombre de plus de 5,000, composent la garde du roi.Ces guerrières forment une très belle troupe ; elles sont fortes et agiles.Personne ne peut les approcher que le roi, qui vit au milieu d'elles.Les premières en honneur et en importance, elles sont infiniment supérieures à la partie masculine de l’armée en toutes choses : aspect, costume, prestance, instruction militaire et bravoure.Elles paraissent d'ailleurs avoir parfaitement conscience de l'autorité qu'elles possèdent; on s'en aperçoit à leur désinvolture libre et hardie.La plupart sont jeunes et de bon air.Elles seuil censées mener une vie de chasteté.Le roi seul a le privilège depicudre pour épouses parmi elles toutes celles que bon lui semble.Elles se recrutent au fur et à mesure des besoins parmi des jeunes filles de douze à quatorze ans attachées à chaque compagnie, et qui y prennent leur métier de soldat.Celles-ci toutefois n'accompagnent les aînées à la guerre qu’à un certain âge, et quand elles savent manier convenablement le fusil.4* En dehors de leur métier de soldats, les amazones ont ia charge d'approvisionner d'eau le roi et sa maison, ce qui n'est point un mince travail.Matin et soir de longues riles de ces femmes, Ja cruche sur la tête, J’ai passé juste vingt-jours à Ivana, où était le roi.Le jour de ma présentation, je fus conduit à travers la place du Marché, ou douze cadavres était exposés en différons endroits.Six étaient pendus par les pieds, les autres disposés comme des hommes prêts à marcher.Ceux que j'ai vus de près étaient horriblement mutilés.Une énorme mare île sang couvrait le.sol au-dessous de l'échafaud.Notre réception par le roi a été brillante, très cordiale pour moi et pour le consul de France.Nous avons pu bientôt nous convaincre que c'était une comédie habituelle jouée par ce pauvre paladin pour se faire donner «le- présens par les blancs.Le roi aime passionnément les hideux spectacles qu'il nous a fait voir.Les danses grotesques de ses ministres et des princes font ses délices.La musique infernale qui accompagne ces danses lui donne des extases.Le spectacle a duré six heures.Le lendemain, il nous a invités â voir une procession.En arrivant au palais, nous avons eu une agréable surprise ; encore des mares de sang et une double rangée de tètes fraîchement coupées, formant deux énormes chapelets.La procession de ses richesses se composait de quelques vieux carosses traînés par «les hommes à figures de polichinelles.Mille femmes portniont olmouno une bouteille «le liqueur, sur la tête un bassin d’airain ayant forme de bain de pied, destiné â re- el des effet* auraient déjà exterminé des nations entières.Des peuples puissants fument et prisent depuis trois siècles sans qu’on remarque chez eux aucune décadence.Le tabac peut être regardé comme un sédatif bien plus que comme un narcotique.Son action physiologique est ainsi décrite par une haute autorité : 441.Son premier et plus remarquable effet est d’apaiser, d’alléger, de calmer le système en général ; 44 2.Son second cl moindre eflet est d’exciter, do fortifier, d'assurer l’activité de la peuséo.” Noua croyons que l’iin ou l'autre de ces effots doit prédominer, suivant l’état physique et intellectuel de l’individu et la quantité de gaz absorbée.L'influence du tabac plonge l’indolent Oriental dans la plus profonde rêverie ; tout son bonheur, quand il fume, semble consistera ne penser à rien.Le studieux Allemand, au contraire, pense et rêve, rêve et pense alternativement.Son corps est tranquile, mais son esprit est éveillé.” Chez les fumeurs d’habitude, dit Porcy-ra, l’usage modéré du tabac produit sur l’esprit cette douce tranquilité qui le fait tant rechercher par toutes les classes de la société.” La sensation agréable que procure le tabac est fort difficile â définir, car c’est un plaisir bien plus négatif que positif et qui rend plus heureux par le vague qu'il fait naître que par le bien réel qu’il produit.Il console des petites contrariétés de la vie, repose le cerveau de ses fatigues, et inspire des réflexions calmes, surtout lorsqu’on en use modérément après un rude travail.Mais, si ou le consomme sans intermittence, il maintient constamment dans une douce gaieté d’esprit, qu’il rend aussi plus vif et plus dispos.L’habitude de fumer est éminemment sociale et favorise essentiellement les habitudes matrimoniales.Non-seulement elle «lis-pose le riche à se montrer indulgent poulies gracieux caprices de son aimable compagne, mais encore elle retient le pauvre au coin de sou feu ; chez tous «leux elle adoucit les aspérités de la vie domestique.L'excès du tabac, comme tous les autres excès, est suivi d'effets plus ou moins fâcheux, selon la constitution et le tempérament du consommateur.L'homme lymphatique, l'homme obèse fumeront sans inconvénient plus que l'homme sec ou à la taille dégage, car 1 excès se mesure diversement chez les individus.Les manipulateurs «le tabac ne semblent nullement affectés par leur état.Christison calcule, d'après les recherches de M M.Parent-Duchâtelet et Darcet, «jue parmi les quatre mille ouvriers «les manufactures «le tabac en France, ou n’a aucune preuve que cette plante ait cause quelque désordre ; ceux d’entre eux «jui eu usout inodérémeut jouisse ut de la même sauté, atteignent à la même longévité que tous les autres membres de la communauté.Les appréciations de fauteur sur les effets sociaux du tabac, pourrait bien être particulières à l’Amérique.On n’admettra pas aussi facilement eu Europe que le cigare et la pipe favorisent les relations de famille.Mais ou traversent les campagnes pour aller puiser cevoir le sang «les victimes humaines, le aux rares sources ut réservoirs du pays.Eu jour du banquet du roi, une image «le la pareil cas, celle qui ouvre la marche porte Vierge, diverses corbeilles remplies Je crâ- toufi les deux à un vieux mur en maçonnerie, le noir plongea son bras jusqu’au coude dans un trou, en retira un énorme ‘serpent jaune qu’il saisit au cou et retint sous la vigoureuse étreinte de sa main (ce qui, jo vous assure, ne me rassurait qu’à moitié).44 Le panseur noir, après avoir coupe une des extrémités de la banane, lit mordre ce fruit par le serpent, et jetta l’animal, devenu inerte, loin de lui.Lu chair de la banane, comme on sait, est d’tiu blanc laiteux au centre, et un peu jaunâtre dans son contour.44 La banane devint, sous l’influence de la morsure du serpent, noire comme de l'encre.Que lit mon panseur ?Il exprima goutte à goutte du jus do citron sur cette banane, qui du noir, passant par toutes les teintes intermédiaires, retint à un blanc de café au lait.44 Je vous raconte une histoire ; le reste est du ressort île la Faculté de médecine.Loi h de moi l’idée d’empiéter sur le domaine des médecins ; je me permets seulement de soumettre un fait â leurs investigations o savantes ; à eux de tirer les conséquences.— G.Sachet.M GUERISON DES BRULURES, APPLICATION DE Uei.eotiucitk.—Les affreuses et longues sulfrauces, si souvent mortelles, causées par les brûlures «loivent faire accueillir et exa miner avec empressement tout inodo de soulagement, tout essai de palliatif sérieux.Nous croyons donc devoir nous occuper d’un moyen de guérison dû à Yélectricité et.qui, d’après la revue scientifique les Mondes, serait aussi prompt qu’eflicaec.Avec un appareil volta-fara«li«jue d’une certaine force fournissant un eoirant électrique à intermittence régulière et sans secousse, voici comment on combattrait victorieusement les brûlures et leurs terribles effets.On prolongerait entièrement la partie du corps atteinte par le l’eu, doigts, mains, bras, pieds, etc., dans une cuvette ou u u baquet de bois, en terre ou en métal, rempli d’eau ; on ferait ensuite communiquer le pôle négatif de l’appareil avec l'eau, au moyen «le l'un des conducteurs flexibles dont chaque appareil électrique est muni ordinairement, et au bout duquel serait fixée une petite lame, ou plaque en cuivre, «pii communiquerait le courant à l'eau, et l'on placerait l’autre cordon fixé par une «le ses extrémités au pôle positif «le l’appareil et par l'autre à une plaque, sur un point du corps hors de l’eau ut un peu éloigné «le la partie affectée, par exemple, dans la main du côté opposé, afin d'établir le courant é-lectrhjue d'un pôle â l'autre, à travers la partie souffrante ; on laisserait cette partie sous l'action «lu courant électrique et au degré de force que le malade pourrait supporter, jusqu'à oe que.si on le retirait un instant de l’eau, il ne sentit plus d'inflammation, autrement il faudrait continuer l'électrisation jiupfà ce (pie la circulation du sang «oit complètement rétablie dans la partie affectée, et «jue l'inflammation et la douleur eussent complètement cessé.Aussi longtemps «pic la partie atteintercs terait plongée dans l’eau sous l’action électrique, le malade ne ressentirait aucune douleur.au cou une sonnette, qu’elle agite dès qu’elle aperçoit quelqu’un sur le chemin.A cet avertissement, les hommes déguerpissent au plus vite, en attendant que les amazones soient passées.La raison en est que si un choc arrivait à l'une «le ces dames, ou qu'une cruche d’eau vint à se renverser, le malheureux qui se trouverait près de là paierait l'accident de sa vie, ou tout au moins de sa liberté, sa seule présence en étant supposée la cause.44 C’est à Canuah, ou le roi tenait en ce moment sa cour, à huit milles d’Abomey, que le commo«lore auglaiset ses compagnons parurent pour la première fois en la présence royale.Sur la grande place attenante au palais, où ils arrivèrent portés dans des hamacs, étaient assemblés, pour la circonstance, tous les chefs avec leurs gens et un nombre considérable de soldats.Le spec-44 tacle était des plus intéressans, écrit le 44 commodore : les couleurs éclatantes des 44 grands parasols, les accoiilremens des 44 chefs, les décharges des fusils, les chants 44 dé l’assemblée, le son des tambours de 44 guerre, les gestes sauvages «des soldats et 44 leur aspect féroce nous faisaient sulîisam-44 ment comprendre que nous étions chez 44 une nation barbare.” 44 Après que, selon la coutume, leurs porteurs leur eurent fait faire tro s l’ois le toui de la place, ils mirent pied à terre et franchirent l’enceinte du palais.entrc deux rangs de chefs.44 Erigé au fond d’une vaste cour, ce j>a-laix, il est bon de le dire, n’est autre qu'un grand bâtiment à toiture de chaume supportée par do grossières colonnes «le bois.En lace et tout proche, avec un passage pour arriver au roi, était disposée une nombreuse collection de parasols de nuances variées, sous lesquels étaient groupés les principaux chefs.44 De chaque côté du roi, à l’intérieur du bâtiment, étaient ses femmes, au nombre d'une centaine, 44 la plupart jeunes et fort jolies sous leurs costumes aux vives couleurs.” Le roi, couché sur une espèce de divan d’étoffe cramoisie, fumait avec dignité.Une de ses femmes tenait un sucrier de verre qui servait de crachoir au royal fumeur.Sa Majesté était très simplement vêtue.Nue jusqu’à la ceinture, elle n’avait qu’une simple pièce d’étofl'e autour des reins.A son cou était une chaîne d'argent à laquelle pendait un talisman.44 Le côté gauche de la cour, depuis le mur jusqu’auprès du roi, était rempli d'amazones diversement armées de fusils, de sabres, de rasoirs gigantesques pour couper les têtes, d’arcs, de flèches, d’cspingoles, etc.Toutes étaient assises.Auprès d’elles, placé eu évidence, était leur gros tambour de guerre, tout garni de crânes humains: De semblables ornemens figuraient aussi à la ceinture des 44 capitaines.” Cette première visite n’étant qu’une visite de présentation, le commodore dut réserver pour une autre circonstance speeches politiques et harangues abolitionnistes.44 Nous avons omis de dire que, avant de formuler son message, l’officier anglais avait offert au roi, au nom de sa souveraine, divers présens, dont le principal était un grand portrait de la reine, richement encadré.5 rein] nés humains, une image de %saint Laurent, de grandeur naturelle, portée par des noirs, enfin le tambour de la mort.Dans un autre festival le roi a commandé à pied ses amazones, qui ont manœuvré avec la précision «l'un troupeau de moutons ; sur la place du marché, l’on ne fesait pas un pas sans heurter uu cadavre, et le roi allait et venait au milieu de mares «le sang et de fragmens de chair humaine en putréfaction.En cette occasion, il s’était barbouillé le visage «le charbon.La cérémonie se termina par une danse effrénée â laquelle le roi prit part, ayant pour vis â vis des soldats et des musiciens ivres.Tels sont, monsieur le duc, l’homme, le gouvernement et le peuple que nous avons ou jusqu’ici l'espoir de faire entrer dans une voie moins contraire aux lois de l'humanité.Je regrette que le capitaine Burton soit arrivé à Kana juste au moment «lu départ du roi, car il eût pu être à même de voir et déjuger tout cela.Je suis, monsieur le duc, votre très obéis saut serviteur.jules gerard.- 1’.S.Au jour do son départ, le rot nous a invités à une revue de son année, partant pour la guerre.Elle était flirte «le 12 â 15,000 individus, y compris 12,000 amazones, 1,000 soldats de la garde et 2,000 archers.DE LA CONSOMMATION DU TA 1IAC.— Le globe est entouré aujourd'hui d’une zona de tabac qui, à partir de l'équateur, croît et se consomme sur les deux continents, jusqu’à cinquante degrés de latitude.On peut se convaincre de cette vérité par les résultats statistiques suivants recueillis à diverses sources, sur la consommation par tête en plusieurs pays : En Angleterre, dix-huitonccs (quatre cent quatre-vingt-un grammes soixante-dix-huit centigrammes).En France, dix-huit onces et demie (cinq cent vingt-quatre grammes vingt-neuf centigrammes), dont trois huitièmes (cent quatre-vingt-dix-sept grammes) en poudre.En Danemark, soixante-dix onces (un kilogramme neuf cent quatre-vingt-quatre grammes).En Belgique, soix-antc-lreize onces et demie (deux kilogrammes quatre-vingt-trois grammes).Dans la nouvelle Galles du Sud, où les droits sont inconnus, quatorze livres (six kilogrammes trois cent quarante-deux grammes), d’après les relevés officiels.La consommation de toute la race humai-maine a été assez raisonnablement estimée à une moyenne annuelle (le soixante-dix onces par iudividu, ce qui suppose un produit total de deux millions de tonnes ; à huit cent livres par acre (trois cent soixante-trois kilogrammes pur, environ, quarante acres), il faudrait cinq millions et demi d’acres (deux millions deux cent vingt-cinq mille six cent quatre-vingt-dix hectares) de terre fertile pour suffire à cette production.L’auteur d’un article inséré dans la Revue britannique, un vieux fumeur de Boston, ne croit pas à l’effet délétère du tabac.D’après lui, s’il était aussi nuisible au corps et à l’esprit que les réformateurs le prétendent, la marche naturelle des causos Dans les cas peu graves, une heure d’élcc-, .trisaliun suffirait le plus souvent pour la nu changerait rien a une habitude «|ui est du- , guérison complète.Dans le cas ou il y au-vernie un besoin, et l’écrivain américain a rai- r:liL pl-ûe, il faudrait quelquefois «le deux à >on de dire que si un axiome de prudence pin- trois heure* d'électrisation non interrom-losophique nous prémunit, coi.tr© \o danger do ! pIU3 ,,our détruire l'inflammation, mais la contracter des habitudes, celle-ci est naturelle guérison suivrait promptement ce résultat, à f homme ; que lus choses deviennent moins 1 " Si l’accident avait eu lieu par une chute nuisibles par leur répétitiou fréqueute, et qu u- dans une cuve d'eau ou de matière en ébul-ne haute autorité hygiénique nous conseille fition, ou si les vôtemens avaient pris feu 44 d’etre réguliers mémo dans nosvices.” Tune façon ou d'une autre, il f:i nom où sévit l'ardente canicule, *,laecl: couJa!‘l "éSat,f lIa,ls h.direction s de chioi.8 enrayés, piqûres «le 'k/s 1»^- Si le corps entier avait c-té aiment en jeu la vie humaine et Ujml’ 0,1 ,lcv1''iUl l,os?r 1 autre He a la — La Bat rie a reçu d’un de ses collaborateurs une lettre qu’on ne lira pas sans intérêt : 44 Au moment où morsures mouches mettent en jeu tiennent en crainte et en alarmes la population française, voulez-vous me permettre de vous raconter une page du mes voyages ?A côté du mal est peut-être le remède, car tout est peut-être en médecine, comme malheureusement dans presque toutes les choses humaines.Voici mon histoire : 44 En 1848, le gouvernement «le la Martinique faisait reconstruire le fort Bourbon, maintenant fort Desaix; les fossés étaient encombrés do tas de pierres, ruines de 1815, œuvre «les Anglais, qui démolirent ce fort à l’aide de la mine, avant de nous rendre la Martinique.44 Ma compagnie était de service dans les fossés pour en extraire les pierres et les transmettre, à l’aide d'une chaîne continue, aux maçons qui reconstruisaient le fort.Un (le mes soldats de marine, en faisant sauter un de ces tas de pierres,fut surpris par un serpent jaune (trigonocéphale ou vipère à lance), qui le mordit à la main.Je fus prévenu à l’instant même par mes sous-officiers.Mon premier soin fut de faire trans porter le soldat dans mon appartement (le chirurgien-major étant absent pour cause d’un double service), et je fis appeler un panseur nègre.44 Sur mes instantes prières, cet homme consentit à se charger de la cure.44 \ oici ce qu’il fit.A l'aide d'un rasoir, le panseur pratique une incision cruciale sur la partie «le la main mordue par le trigonocéphale et y exprima le jus d’un citron.La main était déjà alors considérablement enflée ; l’enflure, dans tous les contours de la main, mesurait près de 50 centimètres.C’était quoique chose d’affreux à voir.44 Après l’opération, le panseur dit boire au soldat un verre à bordeaux d’huile d’olive, puis, dans le même vsrre, la même quantité de rhum, afin, me dit-il, «le tenir le soldat eu gaieté et d’éloigner de lui toute crainte.De demi-heure en demi-heure, et cela pendant vingt-quatre heures, le panseur exprima dans le même verre du jus de citron et le fit boire au malade.Après l’absorption do cette boisson violente, l’enflure diminua d’heure en heure, et le lendemain, à midi, il ne restait que des traces légères d’inflammation.44 Le chirurgien de service revint alors au fort et envoya le malade à l’hôpital.Mais mon soldat était déjà sauvé, et le lendemain il sortit de l’hôpital.Cet homme no s’est jamais ressenti depuis de la morsure du trigonocéphale.44 Comme complément à mon histoire, j’ajouterai ceci : après avoir bien remercié le panseur noir, qui ne voulut accepter de moi aucun argent, comme je lui exprimais mon admiration sur sa cure vraiment merveilleuse, il me proposa de l’accompagner dans un des contreforts du fort de File Bourbon véritable nid du serpents.44 Dans notre excursion, Je panseur déta- iu1 us importantes de l’Asie.Le 26 juillet a eu lieu l’inauguration de la cathédrale.Cette cérémonie magnifique s’est accomplie en présence do toute la garnison et dos autorités de la ville.La nouvelle église a été bénie par Mgr Lefèvre, évêque d’Isuurepolib, qui a prononce, à cette occasion, un discours touchant, dans lequel il a constaté avec bonheur que le catholicisme faisait cliaquo jour dos progrès parmi les indigènes.— {B rance.) ___ , , , - .v” - A ce cri, la daine cherche à s’esquiver, i ces on8llcs bananes qui servent huais les commis l'empêchent do fuir et toute do nourriture aux pourceaux.Arrivés | !a fraude se découvre.CONDITIONS DD «JUlüUEll DU CANADA.i*rlx de l'abonnement : (Invariablement (Tavance.) CANADA :—Un an $*i,00 mois.2j0l) Hi rois mois.1,20 ETATS-UN'IS D’AMERIQUE, NOUVELLE-ECOSSE, NOUVEAU-BRUNSWICK, ANGLETERRE, FRANCE—Unau.50 franc- Six mois.* Trois mois.Un an.$0,00 Six mois.3,00 Trois mois.2,00 >•••••••••••.».* «.TAlllir UKH ANNONCIH.Los annonces sont insérées aux condition vantes, savoir : Six lignes ot au-dessous.$00 50 Pour chaque insertion subséquente, 00 12} Pour les annonces d’une plus grande étendu elles seront insérées à raison do 8et» par ligne pou la première insertion, et «ic 2c.pour les insertion su oséquonlea.MT Tout ce
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