Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 27 juin 1864, lundi 27 juin 1864
8ème année QUEBEC, LUNDI 27 JUIN 1864.Numéro 64 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE J’ESPERE ET J\ Lm riiiMiiéeniie.11 serait difficile de prévoir ce qui sortira do la conférence de Londres.Ce qu'on peut ,lu moins affirmer, c’est que le traite de 1852, qui devait être la base des négociations nouvelles, n’arrivera pas à y prendre place, Les puissances qui Tout signé se décident successivement à l’abandonner, et le moment n’est pas loin peut-être où, se rapprochant des Etats qui l’ont violemment répudié, elles ne trouveront à élever de réclamations que contre celui qui, malgré ses revers, persisterait à le soutenir.S’il n’y avait dans ce dénoûinent qu’un accident isolé, qu'une détermination provoquée par des circonstances spéciales, nous pourrions nous en affliger, sans y reconnaître d’ailleurs un motif d’appréhensions pour l'avenir.Mais il est trop évident que ce résultat n’est pas une exception passagère ; c’est le développement naturel d’une jurisprudence durable qui tend à s’établir et à faire loi dans l'Europe.Les mêmes faits, produits sur différents points, ont entraîné de la part des puissances les mêmes résolutions: les traités ont été écartés par leurs propres signataires, sur ce seul motif (pie d’autres en avaient consommé ht violation, et du moment qu’elle s’est trouvée la plus faible, la victime a toujours fini par avoir tort, aux yeux mêmes de ceux qui devaient la protéger contre sou agresseur.Les peuples et les princes out fait tour à tour l’épreuve de cetto jurisprudence.En Grèce, un roi a vu sa déchéance consacrée par les gouvernements qui lui avaient garanti sa couronne.L’imité italienne a trouvé pour premiers auxiliaires ceux qui avaient le plus vivement flétri ses diverses phases, et nous avons appris, par une discussion récente, que tout en protestant contre l'invasion »lu royaume de Naples par les Piémon-tais, l’empereur des Français ne l’en avait pas moins défendue elle-même contre l’intervention des Espagnols.Le Danemark n’a point échappé aux applications de ce système.A peine le traité de 1852 était-il mis en pièces par l’Allemagne, qu’un des cabinets qui l’avait signé le déclarait 44 une œuvre impuissante,” et nous allons voir que, ne pouvant faire partir les Allemands des duchés, on va s’adresser au Danemark pour qu’il se résigne de bonne grace à les y lais- ser.De semblables spectacles ne sont pas sans doute particuliers à notre époque ; ils se sont présentés dans tous les siècles.Pourtant, lorsqu’ils se reproduisent avec cette régularité constante, il faut qu’ils tiennent quelque cause générale dont il est oppor-tuu de démêler le caractère.Cette cause, elle est tout entière, selon nous, dans l’usage qu’on fait, depuis quelques années, de ce qu’on appelle lu principe des nationalités.Chose remarquable î les nationalités n'ont jamais été plus en péril que depuis quo ce principe est mis eu avant.De ce principe, en effet, tel qu’on l’a entendu, est née une politique à la lois absolue et précaire, tranchante et mobile, n’admettant nulle part que des solutions radicales et n’en reconnaissant pourtant aucune qui soit définitive.Elle ne laisse à l’abri aucun traité, ni aucun titre ; mais elle ne respecte pas davantage les traités qu’elle a faits ou les titres qu’elle a créés ; elle les déclare tous indélébiles, sauve à les anéantir le lendemain du jour où elle les a déclarés tels.Elle indique, comme un droit supérieur, la volonté des populations, mais sans s’occuper de savoir comment elle s’est produite, et il .se trouve trop souvent, ainsi qu’en témoignent l’Italie et le Holstein, que celui qui l’interroge, inet d’abord les choses en l’état où il souhaite qu’elle les ordonne, et, avant de se faire donner la puissance, commence par s’en emparer.Si l’ensemble do cette politique aboutissait en dépit de quelques deviations, à l’émancipation des pays opprimés, si elle atteignait d’ordinaire la liu qu’elle proclame, nous serions moins tentés de nous inquiéter de ses progrès.Malheureusement, c’est le contraire qui est vrai : on eu est vite con- vaincu lorsqu’on jette un regard sur la situation de l’Europe.Sauf la Savoie, dont l’annexion à la France fut autorisée d’avance par le roi de Sardaigne, et votée, en l’absence des troupes françaises, par les populations, il n’est guère do pays où les scrutins populaires n’aient été préparés par les baïonnettes.En même temps on a vu la domination étrangère consolidée à la suite d’entreprises, qui n’avaient été tentées (pie pour la renverser.En Italie, l’autonomie de royaumes distincts a disparu sous le joug piémoutais, comine pourrait disparaître, sous le joug de la Prusse, l’autonomie du Hanovre et de la Saxe.Par contre, la Vénétie est restée sous la domination autrichienne, et si le Milanais en a été affranchi, ce n’a pas été par le suffrage (les populations, mais en vertu de l’acte par lequel l’empereur d’Autriche a délégué ses droits à l’empereur des Français, (jui les a passés au roi de Sardaigne.La nationalité hellénique a-t-elle beaucoup gagner à échanger un prince bavarois contre un prince danois ?On n’oserait le garantir.En Servie, au Monténégro, les privilèges de la Turquie confirmés contre des populations qui la repoussent ; en Pologne, les armes moscovites triomphantes et impunies ; ce sont là les derniers fruits de ce droit magique qui devait sauver les nations.On en faisait moins de bruit en 1829, et la Grèce était affranchie.On en par.ait moins en ls:io, et l’indépendance de la Belgique était fondée.D'où vient (pie la politique nouvelle a conduit les peuples à des résultats si différents de ceux qu’elle leur promettait ?D’où vient (pie, les pénétrant plus que jamais du sentiment de leurs droits, elle les a pins que jamais livrés aux faits accomplis ?C’est qu’en même temps qu’elle allumait dans leur sein toutes les ambitions, elle ouvrait carrière à toutes les divisions.Il n’en est aucun «pii, voyant la façon dont d’autres se sont agrandis, ne puisse rêver à son profit une pareille fort nue ; mais il n’en est aucun sur lequel ses voisins ne puissent également aspirer à la conquérir.11 est commode, sans doute, de se dégager des traités ou d’applaudir à leur violation, tantôt pour servir sus intérêts, tantôt pour satisfaire ses haines.Mais c’est à la condition de renoncer à les invoquer contre ses adversaires, et la naïveté est vraiment trop criante de rappeler aux partisans de l’unité allemande le traité de Zurich, lorsqu’on lui a soi-même préféré l’unité italienne, ou de se voiler la face, comme l’Angleterre, devant l’invasion du Jutland, lorsqu’on a salué et fêté, dans la personne de Garibaldi, l'envahissement des Etats romains.J’eut-on s’étonner maintenant des confusions auxquelles les grandes puissances se-trouvent réduites, e:.de la stérilité qui caractérise la plupart ùu leurs efforts ?Corné me il n'en est pas uue qui n'ait consommt ou approuvé quelque injustice, elles son moralement désarmées les unes vis-à-vL des autres.Elles ne s’inspirent pas confiance et elles n’ont pas le droit de s’adresser des reproches.Si l’une d’entre elles fait appel à l'équité, les autres se persuadent que ce zèle cache quelque arrière-pensée, et, comme elles ne peuvent à leur tour élever la voix sans donner prise à de semblables soupçons il en résulte pour l’Europe un état d’inertie auquel rien n’est comparable.Elle flotte suspendue entre les extrémités les plus contraires, sans savoir vers quel point elle ira se heurter.Elle entend les gouvernements in- petits Etats sont égorgés.î Nous souhaitons que l’issue définitive de ! la conférence de Londres démente, une fois au moins ces réflexions.Mais nous croyons • qu’il est temps de remonter à la racine du mal pour en arrêter les ravages.Le mal est dans cette division des puissances qui j les rend incapables d’empêcher aucun attentât.Le remède sera dans une ^politique ! (pii, en ôtant les prétextes à leurs défiances, arrive à les réunir.La première condition de cette politique, c’est de rendre aux traités le respect qui leur est dû, et pour cela, hâtons-nous de le dire, de ne faire que des traités (pii soient digues de vivre.Trop souvent les réunions diplomatiques no se sont occupées que des moyens d’ajourner les crises, sans songer à les éteindre ; de là des combinaisons arbitraires, qu’un terrible réveil devait rendre vaines.On n’assurera aux engagements la force qu’en y mettant la justice,on ne garantira le présent u en sauvegardant l’avenir.Tl l u Kiilerremenl «le Solidaire.Nous lisons dans l'Emancipation bel-(je du 5 juin : .Il est des choses tellement horribles qu’on hésite longtemps avant d’appeler sur elles l’attention publique pour l'honneur du pays où elles se passent, on voudrait pouvoir les vouer à un silence impéuélrabie.De ce nombre sont les manifestations d’impiété organisées chez nous par les solidaires.II était réservé à cette secte de montrer jusqu’où la haine de la vérité religieuse peut conduire les malheureux disciples du libre examen.Jamais l’audace du blasphème, jamais le cynisme de la négation n’ont été poussés plus loin.Nous en avons sous les yeux un nouvel exemple, et, quelque triste qu’il soit, nous devons le rapporter ici, car il faut bien que l’on sache quels sont ces solidaires, qui dans lu question des cimetières, comme dans toutes celles où nos intérêts religieux sont engagés, forment l’avant garde de l’année 44 libérale.” Il y a quelques jours, mourait en cette ville, à l’hôpital Saint-Jean, un malheureux «pii, jusqu’au dernier moment, avait refusé les secours de la religion.Les sœurs de la charité, ces auges de dévouement qu’on pourrait appeler des preuves vivantes de la divinité du catholicisme, n’avaient pu réveiller dans cette âme endurcie l’étincelle de la foi.Cet homme était solidaire, il est mort en libre penseur.Ses associés sont venus réclamer son cadavre et lui ont décerné les tristes honneurs de l’enterrement civil.Or, voici comment s’est exprimé sur le bord de la lusse entr’ouverto, l’orateur désigné pour prononcer l’éloge du défunt : 44 Frères, 44 Chaque fois que nous accomplissons le triste devoir de rendre un dernier hommage à la mort héroïque d’un des nôtres et que nous rendons à la terre, notre mère commune, la dépouille d’un républicain, d’un libre penseur, d'un homme vrai, chaque fois alors, île cette lusse où s’cnscvcliscnt les souvenir de tant de grandeurs et de tant de misères, s'élève un cri île suprême insurrecti a, un cri cle révolte intellectuelle contre dieu, contre LE CIEL ET LA TERRE, CONTRE lf iniquité, /'injustice et te règne île la force.L’Eglise en tremble jusque dans ses base» et les fîmes se sentent remuées.La Dévolution neselais- voquer la paix, et elle les voit en effet, prouver par plus d’une défaillance leur désir de se point ensevelir ; immortelle, elle s’échap-la conserver ; mais ils ont, d'un autre côté, pe de la mort, et l'idée du martyr va désor- I si peu de foi dans leurs mutuelles protestations que, tout ou se prodiguant les marques d’amitié, ils augmentent sans cesse le nombre de leurs soldats.Ils parlent de guerre ; mais ils sont si peu sûrs de leurs alliances, qu'à peine engagés dans une entreprise ils se désunissent., et, de crainte de surprises nouvelles, finissent par s’abstenir.Dans cette apathie universelle l’audace a beau jeu, et pendant que de grands Etats se regardent, sans pouvoir s’entendre, de mais s incarner eu nous, nous vivifier, et son dernier souille nous embraser du leu sacré de la vérité.44 Le voilà donc le lutteur, étendu et triomphant ! 8a tâche est accomplie.A l’appel de nos cœurs, il ne répondra plus (pie par le souvenir de ses dernières soullrances et de sa fermeté, car Vau Peene était de lbrtc trempe, de principes immuables, passionné pour la propagande et rebelle à toute idée icligicuse.“ Cette vaillance, nous l’avons vu la main-1 tenir en face des plus pénibles manifesta- j tions sacerdotales, la garantir des séductions les plus fines et des pièges les plus adroits.: 44 Autour de lui, la mort fauchait à plaisir ; il vit succomber un à un la plupart des malades, ses frères de chambrée, et toujours en parfaits catholiques ; mais lui, tout en partageant leurs peines, a su dominer par sa vigueur inorale ce spectacle désolant de faiblesses et de corruption, répudier le prêtre, mourir en homme libre et prouver enfin que LA PAIX DK l’âme SK PUISE DANS LA NEGATION DK DIEU ! “ Salut, Van Peene, salut !” Un autre 44 citoyen ” a pris ensuite la parole eu ces tenues : u Messieurs, “ C’est au nom (le la société Vtamingen vooruit! (Flamands en avant!), dont notre ami Van Peene était un des membres les plus dévoués, que je viens lui dire un dernier adieu.“ Les populations flamandes de la Belgique, bien plus que les populations wallonnes, sont encore profondément courbées sous le joug du catholicisme, parce que ceux qui dans notre pays luttent pour le progrès (le rinunauité, ne comprennent pas que le peuple flamand ne peut-être affranchi, que son intelligence ne peut-être développée que par la langue flamande.“ Van Peene, qui était un esprit sain, avait compris cette idée si simple, et pour la réaliser il soutenait vaillamment les 44 Via-min jeu vooruit! ” 44 Je constate avec satisfaction qu’il est mort tel qu’il a vécu : libre et indépendant dans ses convictions, ajmmc il sied à un vrai Flamand.Si beaucoup de nus flamands vivaient de cette vie et mouraient de cette mort, depuis longtemps notre cause serait triomphante.“ Adieu, Van Peene ; ton mâle caractère et ta fermeté dans tes principes ne s’effaceront jamais de la mémoire de tes frères flamands.” Enfin, un malheureux aveugle, qui a acquis une triste notoriété à Bruxelles, par ies chansons qu’il débite dans les cabarets, a lu sur la tombe de son confrère une pièce de vers dont, on sc* fera une idee par la strophe suivante : “ Solidaires, Celui dont la voix vous rappelle Les priucipes qu'un doit propagei eu tout lieu, Jusqu’à son dernier souille y demeura fidèle : Il brava préjugés, cl cultc} et prêtre, et Vieu / ” Ou le voit, c'est l’athéisme dans ce qu’il a de plus grossier, de plus brutal, de plus cynique! La philosophie de ces sectaires nous est maintenant connue ; elle se résume dans cette épouvantable formule : 44 La PAIX DE l’AXIE SK PUISE DANS LA NEGATION de Dieu.” Et voilà les scandales inouïes dont nos cimetières chrétiens sont le théâtre, sans qu’aucune protestation s’élève dans la presse libérale contre ces ignobles manifestations ! Aucun journal ministériel n’a osé jusqu’ici répudier la solidarité de ces blasphèmes ; aucun n’a osé désavouer ces sectaires qui parlent eux aussi au nom de 44 l’idée libérale, ” non pas enveloppée dans toute espèce de précautions oratoires, mais audacieusement affirmée et poussée jusqu’à ses dernières conséquences.Il semble pourtant que de pareils excès devraient inspirer de sérieuses réflexions aux hommes modérés de tous les partis et éclairer nos adversaires sur les dangers d’une politique hostile à toutes les influences religieuses.On connaît l’arbre à ses fruits : les discours que nous venons de citer sont-ils autre chose que les fruits du libre exameu érigé en dogme par les pontifes du soi-disant libéralisme ?Et c’est au moment où de pareils syinp-j tomes se manifestent que la presse ministérielle s’attache à faire appel aux mauvaises passions qui fermement dans les bas-fonds de la société ! C’est en ce moment que les ministres eux-mêmes cherchent à réveiller dans le pays par des discours incendiaires “ les émotions contagieuses ” de 1857 ! En vérité, un tel aveuglement n’a pas d’excuse et nous avons le droit de le flétrir énergiquement, non-seulement au nom des idées religieuses mais encore au nom de la sécurité publique mise en péril.Voltaire lui-même reconnaissait que la croyance à l’existence de Dieu est la base indispensable de tout droit, de toute morale, de toute société.Eh bien ! c’est cette vérité fondamentale qu’on nie ouvertement en Belgique, pendant que les pouvoirs institués pour protéger l’ordre public se font imprudemment les complices de ceux qui travaillent à le renverser! Vit-on jamais pareil scandale dans un pays civilisé ?Aulrci ntuielIfN par I’Africa.LA QUESTION DANO-ALLEMANDE.Le 9 juin, la conférence a été en séance pendant 3 h 1[2.L’armistice a été prolongé d’une quinzaine et n’expirera que le 26 juin.Les journaux de Londres avouent que £S questions à débattre n’ont pas fait un les quest pas.• Les plénipotentiaires dauois, dit-on, se sont placés eux mêmes en complet accord avec les puissances neutres, en acceptant dans son intégrité la proposition d’un compromis, avec la ligne de la Sclilei comme frontière.Les Allemands insistent sur la ligne indiquée par eux et ne veulent entendre parler d’aucune modification.Les Danois se montrent déterminés à recommencer la guerre, plutôt qu’à faire de nouvelles concessions.On regarde comme très possible que la campagne recommence le 26 juin.Le Times de Londres, ist d'avis que si les puissances neutres insistent pour la délimitation des frontières qn’elles ont adoptée, on pourra parvenir à conclure un arrangement.Le Morning Post dit que le plus grand espoir se trouve dans la perspective que l’Angleterre prendra une attitude énergique et laissera comprendre à l’Autriche et à la Prusse qu’il ne faut plus que très peu de chose pour lui faire prendre une décision qui, toute répugnante qu'elle soit, lui sera dictée par un ferme sentiment d’honneur et d intérêt.Le Morning Herald ne voit de chances d’arrangement que 6i l’Angleterre adopte une attitude décisive.Ce journal est d’avis que le parlement doit amener le gouvernement à prendre cette attitude.La conférence s’e&t ajournée jusqu’au 15 juin.La Morning Advertis r dit que, si l’armistice n’eût pas été pro ongé, M.Disraeli était prêt à proposer une résolution de censure contre le gouvernement, et que lord Palmerston était préparé dans ce cas à dissoudre le parlement et à en appeler au pays, plutôt que de donner sa démission, h'Advertiser, de son côté, est d’avis que M.Disraeli peut, même en ce moment, faire une semblable motion.Les journaux de Paris assurent éga- lement que les conservateurs sont déterminés à demauder un compte sévère à lord Palmerston et à son cabinet.La Gazette d'Augsbourg publie le texte de la proposition faite par l’Angleterre.Elle conclut en suggérant que, pi le Danemark consent aux sacrifices qui lui sont demandés, la justice exige ! que l’indépendance du royaume soit garantie par les grandes puissances.L’Angleterre a proposé que le Sleswig 1 méridional ne soit pas annexé au Hol- stein sans le consentement de scs habitants.Le Moniteur annonce que les représentants des belligérants à la conférence ont décidé, dans le but d’arriver à quelque arrangement nmnible, de se réunir sous les auspices de l’un des représentants neutres, et que le plénipotentiaire français a été choisi à cet effet par eux.On annonce que la troisième division de flotte autrichienne va partir immédia-ment pour la mer du Nord.L’escadre de la Manche est de nouveau à la veille de quitter Plymouth pour Spitliead.FRANCE.Le bilan mensuel de la Banque de France démontre une agmentation dans l’encaisse de cinquante deux millions die francs.La Pommerais a été exécuté le 9.Les opérations militaires en Algérie se poursuivent d’une manière satisfaisante.La Bourse de Paris était ferme.La rente à 67 fr.05 c.PRUSSE.L’empereur et l’impératrice Je Russie sont arrivés à Potsdam le 9, pour faire visite an roi de Prusse.Ils devaient repartir le 11 pour Darmstadt.RUSSIE.Le JVord annonce que la Russie n’enverra pas un nouveau ministre à Rome, et que les rapports eutre les deux cours se borneront désormais à un simple échange de dépêches courantes, n’ayant aucun caractère politique.G RAN DE-11 RET A GNE.Dans la séance de la chambre des lords du 9, le marquis de Clanricarde a demandé communication des documents relatifs à l’immigration en Amérique, et iirenrôlemetitd’émigrants anglais a Portland et à Boston, et de sujots canadiens daii6 l’armée fédérale.Le marquis de Clanricarde a accusé le gouvernement fédéral d’avoir favorisé l'enrôlement systématique de sujets britanniques, et a demandé des remontrances vigoureuses contre de semblables procédés, avec menace de guerre s’il n'était pas fait droit à ces réclamations.L'orateur a terminé en disant qu’il espérait que les circonstances permettraient bientôt aux puissances européennes de s’interposer pour mettre un terme au terrible carnage dont l’Amérique est le théâtre.Lord Brougham a appuyé la motion, disant que les fédéraux engageaient de pauvres Irlandais à désobéir a la loi, et faisant allusion au reproche adressé par les Américains à l’AngJeterre d’avoir en-ployé dos;He6sois et des Allemands.L’orateur a profondément déploré que 6es vieux amis d’Amérique fussent plongés dans une guerre sanglante et anti-chrétienne.Il a exprimé l’espoir sérieux et sincere que la paix serait prochainement rétablie.Lord Russell a consenti à la communication des documents et a défendu de nouveau sa conduite et celle de lord Lyons.11 a assure avoir fait tout ce qui était en sou pouvoir, par voie de représentations, déclarant que les autorités de Washington étaient grandement coupa-' blés de ne pas avoir fait une euquète sévère, à la suite des remontrances qui leur avaient été adressées par lord Lyons.Le comte Russell ne va pas jusqu’à dire que ce mépris des remoutrauces qui ont été faites soit nue cause de guerre, mais il doit admettre que ce motif était un de ceux qui conduisaient souvent à la feuilleton bu (iïourrier bu (fianaba le 27 juin 1864.UNE IGVA.SIOISI EPISODE DE 1795 CHA1MTRE 1ER.(Suite.) Au mois de juin 1795, nous le trouvons chargé d’une mission auprès du chef Saint-Rugeant, qui sc trouvait dans les environs de Josselin.Suint-Regeant avait donné des instructions a M.Joseph 't lui avait enjoint d’aller les commu-nqner à l’un de ses lieutenants, dans 1,1 endroit qu’il avait désigne et où nous conduire le lecteur.UHAlTi’RK II.LA TRAHISON.(Lst le dix-septième jour du mois dont mus venons de parler ; il est sept heures du soir.Quoique le soleil éclaire encore la cime des liauts arbres qui formel t l'allée touffue par laquelle on arrived la \liaison de campagne dite le Plessis, située à peu de distance de lu petite vile ta 8t.Méen, et que les vitraux du doijon élevé dont ce tnuuoir est couronné Paient pas cessé de refléter ses rayons, qmiqu’au dehors tout respire encore la vie^tt que la campagne retentisse an loii de .bruits divers, cette maison semblemsevelie dans un silence aussi profond que si elle était enveloppée de toutes les ombres de la mut.Toutes les fenêtres sont closes ;de grands volets sont hermétiquement fermés de manière à désespérer les yeux indiscrets et les oreilles curieuses.Pourtant il n'est pas interdit, paraît-il, à tout être vivant de pénétrer à l'intérieur.Vers sept heures et demie, un jeune homme d’uue taille moyenne, vêtu d’une veste grise, coillè d'un chapeau oi né d’une cocarde blanche, portant un fusil en bandoulière et deux pistolets d’arçon suspendus à uue ceinture de cuir, apparaît 6ur le fossé d’un bois taillis qui n’est séparé de l’allée toulfucquo par fa route de Saiut-Méon à Renues.Un vif regard jeté à droite et à gauche, suffit pour lui apprendre que cette route est déserte.D’un bond il la traverse, s’enfonce sous les grands arbres, ouvre une petite porte qui donne sur l’allée, et se trouve bioulôi duns le salon principal du manoir au donjon.Le jour qu'on y avait ctuuiFé était remplacé par deux flambeaux éclairant une table garnie d’un couvert autour do laquelle il y avait places pour quatre convives.Trois étaient déjà arrivés.—Vous n’avez ui faim ni soif, me semble-t-il, jeuue homme, dit uu nouveau veuu, celui qui paraissait le plus considérable des individus déjà rôuuis au galou, ce qui, du reste, ne pouvait être mis on doute, après l’exatneu desiusigues qui le distinguaient de ses compaguous.Tous les trois avaieut le chapeau à cornes dont les bords, plus d'une fois détrempés pur la pluie, avaieut perdu leur aplomb, et de doubles baudriers croisés sur la poi- trine, dont l'un supportait une giberne, et l’autre uu sabre qui, de concert avec les basques des habits, leur battait les talons.Mais un seul portait les galons hiérarchiques et un plumet qui, semblable à la queue d’uu coq battu, lui fouettait la figure, ornée, daus sa partie inferieure, d’une moustache hérissée do poils roux.Ce dernier était uu sergent au service de la République.Four toute réponse, M.Joseph, après avoir exploré l’appartement, appela un des domestiques de la maison.—Est-ce que M.Hyacinthe n'est pas ici ( demanda-t-il.—Non, interrompit le sergent ; il y était à midi, mais il a été obligé de repartir pour alfaires urgentes.M.Joseph, auquel la première vue des trois soldats républicains c’avait inspiré qu’une médiocre confiance, interrogea d’un coup d’œil le domestique qu'il avait appelé et qui se tenait debout sur le seuil d’une porte, communiquant do la cuisine au salon.U ii signe de tête affirmatif de la part de ce dernier rassura le jeuue chouau.—M.Hyacinthe, reprit le sergent, sa-vuit que vous deviez venir.Je suis au courant, non seulement de ce qu'il avait à vous dire, mais même de ce que vous devez avoir à lui communiquer.Il m’a chargé de le représenter et de traiter avec vous les ailàircs auxquelles nous sommes initiés tous les trois.—Vous allez eu juger par vous-même, continua-t-il, après avoir fait siguo au domestique de s’éloigner et de fermer la porte.M.Hyacinthe m’a appris que, dans quelques jours, une expédition, composée d’émigrés, doit débarquer daus le Morbihan, que le général iloehe a dû partir hier de Rennes pour la combattre; que les chouans doivent opérer uue diversion sur les derrières do son année, et que, pour arriver à ce but, ou va j»rendre, dans toutes les compagnies des insurgés, les meilleurs soldats pour en former uu corp6 régulier ; que vous avez du aller vous enteudre avec uu chef, nommé Pierrot, et que vous devez rapporter l'état du nombre d’hommes qu’il peut fournir.J'avais promis à M.Hyacinthe que j’aurais ameué, ce soir, dix-huit de mes hommes, qui, ainsique moi, sont disposés à se joindre aux royalistes.Vous voyez que uous ue sommes venus que trois.Un plus grand nombre aurait éveillé des soupçous ; mais j’ai la certitude que demain matin, nous serous plus do cent à vous suivre.Nous avons lo temps de traiter ces questions ; ce qui presse le plus, c’est lo souper.Il n’y avait plus de doute pour M.Joseph.Le sergent républicain était digne de sa coulianco, puisqu’il avait été mis au courant de tous les plans de riu-surrection et qu’il eu possédait les secrets aussi bien que lui-mème.Aussi, pendant le repas, le jeune chouan bannit fa réserve dans laquelle il s’était tenu d’abord.Tout à coup, uu coup violent fut frappé du dehors sur les volets do la fouotre de l’appartemeut où soupaiout nos quatre persouuages.L'un des soldats se leva précipitamment, prit sou fusil et sortit.* —Eh bien ! demanda le sergent à M.Joseph, est-ce que vous u’ètes pas curieux de savoir qui a la préteutiou de vuoiûir uous déranger ( Je ne pense pas que ce soit la crainte qui vous retienne sur voire chaise.Le jeune homme sauta promptement sur sa carabine et suivit le soldat républicain.—Il va faire uue vilaine grimace tout à l’heure, ce petit bloudiu, lit en ricuu-uant le sous-officier républicain.Feu d'instants après, le soldat rentrait, et jetait bruyamment sou fusil contre la boiserie, daus uu coin du salon.—Ma foi, dit-il à son chef en se po-saut en face de lui et eu se croisant les bras, faites de moi ce que vous voudrez ; mais le cœur m’a manqué pour exécuter vos ordres, et jamais je pourrai plouger ma baïonnette daus le veutre de cet m-uoceut agneau.Il est probable que ce subalterne désobéissant allait recevoir une vive réprimande ; mais M, J oseph reparaissait au même iustaut.Le sergent dut remettre à uu antre motueut et ses algarades et ses projets de meurtre.L’on se sépara avec les démonstrations les plus amicales de part et d’autre.Le jeuue royaliste alla se coucher dans une chambre située au premier âge et donnant sur le jardin.Depuis deux heures euyirqn, il donnai^ d’uu sommeil profoud et paisible, lorsqu’il fut iéveillé brusquement par uue main qui lui secouait les bras de mauière à les lui démettre.—Sauvez-vous de suite sans vous habiller, lui criaii-ou, ou vous êtes perdu 1 Eu vue des dangers qui les menaçaient sans cesse, les chefs de chouans se couchaient tout habilles, quand l’occasion de prendre quelque repos se présentait à eux.Ce fut cette circonstance qui sauva M.Joseph.Il n’eut que lo temps de prendre son chapeau, sa carabiue, ses pistolets et de sauter par uue fenêtre, heureusement peu elevee au-dessus du soi, dans le jardin, qu’il traversa, sans tropse rendre compte de la direction qu’il prenait, il avait adopté la bonne eu allant franchir uue haie d’épiues, du côté opposé à la petite porto douuunt dans l’allée touffue et par laquelle entrait uue colonne mobile forte de cent cinquante hommes.Le lecteur deuiaudcra peut être comment les soldats républicains, au pouvoir desquelles se trouvait M.Joseph, n’étaient pas allés le tuer dans sa chambre, pendant son sommeil, ce qui leur était facile, saus le secours d’un corps nombreux.Les intentions malveillantes du sergent ne peuvent être mises en doute, d’a* près ce qui s’est passé pendant le souner.Nous ne voudrions pas dire qu’il ireût pas songé à so charger seul de se défaire du jeuue chouau ; mais uue circonstance imprévue dut, daus tous les cas, retarder l’exécution de ce projet.Cu.nu Boisuamon.(à continuer.) LE COURRIER OU CANADA Snorre.L’orateur a dit du reste que, ans son opinion, l’Angleterre avait tout autant de raisons de se plaindre des séparatistes que des fédéraux.Il a assuré la chambre que les représentations déjà faites seraient renouvelées et qu’il espérait qu’elles auraient plus de succès, renco, que toutes les remontrances paraissent devoir être infructueuses.” Le marquis de Clanricarde a déclaré qu’il était notoire que les fédéraux recrutaient en Irlande.Lord Russell a répliqué que si l’orateur fournissaient les preuves nécessaires, les coupables seraient immédiatement pou i suivis.La motion du marquis de Clanricarde a ensuite été adoptée.La chambre des communes a voté à l’unanimité une pension do trois mille livresen faveur de la comtesse Elgin.Le 10, les séances des deux chambres ont été sans intérêt.Lord Palmerston, répondant à M.Disraeli, a déclaré qu’on était convenu d’une nouvelle snspenc-ion des hostilités en Danemark, sans conditions, mais que c’était la plus longue prolongation de l'armistice à laquelle les Danois puissent consentir.ESPAGNE.L’amiral Perry remplace l’amiral Pin-zon dans le commandement de l'escadre du Pacifique.Une députation est arrivée de Cuba à Madrid, pour solliciter le droit d’envoyer des députés aux cortès.TURQUIE.Ou assure que la Porte a notifié au prince Couza qu’elle considéraitson coup d’Etat dans les principautés comme nul et non avenu.AERIQUE.Les forces du roi de Dahomey out de nouveau été repoussées à Abeaputa.41 l’ ALABAMA.” Le trois-mâts Kent est arrivé à Londres.Il annonce qu’outre le Rockingham VAlabama a brûlé un grand nombre de bâtiments américains, et que quantité de prisonniers se trouvent à bord du corsaire.garde de Paris et un demi-escadron do ce meme corps s’étaient massés en colo-serrée vers l’esplanade des Invalides, ne Londres, 12 juin.Le Times écrit au sujet des débats sur les enrôlements pour l’Amérique, dans la chambre des lords : 44 L’affaire a été exagérée.Nous cro- J'ons que les tédéraux n’ont enrôlé dans es Iles Britanniques qu’une portion insignifiante de leurs combattants.Et, s'ils avaieut obtenu deux fois ce nombre, l'Angleterre ne saurait raisonnablement pas, dans aucune circonstance, en tirer un motif de guerre.44 Nous ne pouvons que mettre un terme à ces eurôlemeuts, comme illégaux : aux enrôlements seulement, et non pas à l’émigration.Si l’émigration dégénère par la suite en enrôlement, c’est-là une éventualité en dehors de notre atteinte.” Un conseil de cabinet 6'est réuni hier après midi.Les deux dépêches suivantes ont été reçues à Londres : 44 St.Pctersbourg, 11 juin.44 La Deusc/te Zeitung, de St.Peters-bourg, en annonçant aujourd'hui le transfert au grand-duc d'Gldenburg des droits sur le Holstein dit : 44 Par cette mesure de la Russie, la question de succession entre les maisons d’Oldeuburg et d’Augustenburg, devient une question essentiellement intérieure de droit fédéral, qui pourra être résolue par la diète.” k4 Le prince Gortschakoff est parti hier pour Berlin et Kiasingen.” 44 Copenhague, 10 juin.44 Le Dagbladet d’aujourd’hui, dit : i% On assure que le baron de Plessen, ministre danois à St.Pctersbourg, est parti pour Copeuhague.porteur d’une proposition de la part de la Russie tendant à faire rentrer le Sleswig-Holstein dans la monarchie danoise, ce qui préserverait l’intégrité du royaume.” ALGÉRIE.Le Moniteur donne les nouvelles suivantes 6ur l’insurrection algérienne : 44 D'après le6 nouvelles reçues ce matin d’Algérie et qui sont datées du 4 juin, plusieurs engagements ont encore eu lieu sur différents poiuts.44 Le 3, le marabout Si-el-Azerey est venu attaquer le colonel Lapas et à Gueld-Bouzit ; il a été vigoureusement repoussé, et s’est retiré laissant une vingtaine de morts sur le terrain.44 Le général Rose est arrivé le 3 juin à Zamorah san6 tirer un coup de fusil.Le 4, il devait se porter à Darben-Ab-dallah et se mettre en rapport avec le général Martineau à Aïn-el-Krina, chez les Ouled Amen.44 Le général Liébert, campé le 4 juin à Aïn-el-Hadjeur, a reçu l’ordre de 60 Îorter sur Aïu-Touhna pour châtier les leui-Téguis et empêcher l’insurrection de s’étendre à l’Ouarensenis.44 La province de Constantine reste toujours calme, grâce aux mesures prises par le général Desvaux.” FUNERAILLES DU DUC DE àlAJLAKOFF.Mercredi, le 8 juin, à midi, a eu lieu aux Invalides la cérémonie des funérailles du maréchal duc de Malakoff.Les honneurs funèbres ont été rendus au défunt dans l’intérieur de l’Hôtel par les militaires invalides, dont un détachement armé de lances, tandis que les autres militaires encore valides étaient échelonnés de la grande grille à l'église eu double haie.Une division entière de la ligne avec deux escadrons de chasseurs à cheval et deux batteries, une brigade de la garde (d’iufauterie) avec deux escadrons, avant «e colonel, la musique et l’étendard, enfin un bataillon de la ou elles ont stationné pendant la cérémonie funèbre.Toutes ces troupes étaient commandées par le maréchal Magnan.Après le service, le corps du maréchal a été placé sur un char funèbre et conduit à la grande grille de l’hôiel do l’esplanade ; les troupes ont alors défilé devant lui.Deux salves do treize coups de canon ont été tirées par une demie-batterie d’artillerie placée sur le quai des Invalides, la première au commencement de la cérémonie, la seconde au moment du détilé.Pendant le trajet du char funèbre de l'église des Invalides à la arrille de l’hôtel, les cordons du poêle étaient tenus par MM.le maréchal Vaillant, le général comte d’Hautpou), le comte Walewsky, Mercier-Lacombe, directeur des affaires civiles en Algérie et président de la délutation algérienne.Tousles ministres, es maiéchaux, les amiraux, la maison mi litaire de l’Empereur, les officiers supérieurs, la députation algérienne et les grands corps de l’Etat étaient présents.Après la cérémonie funèbre, le cercueil, porté par douze so ns-officiers désignés, a été descendu dans le caveau des Invalides.! CAN \ D A.QUEBEC, 27 JUIN 1S64.Mercredi étant un jour de fête d’obligation, les ateliers du Courrier du Canada seront fermés.En conséquence, notre feuille ne paraîtra maintenant que vendredi.Si cependant il survenait dans l’intervalle quelque événement extraordinaire, nous publierions un extra.LeN Chambre*.Séances de jeudi, vendredi et samedi.Les Chambres sont revenues de l’émotion et de l'excitation fébrile que leur avait causées la dernière crise ministérielle et ont repris leurs travaux législatifs, si longtemps interrompus, avec une ardeur vraiment édifiante.Pendant les séances de jeudi, vendredi et samedi, le Conseil Législatif a à peu près expédié toutes les mesures d'intérêt pubiic et privé qui se trouvaient sur sou bilan d’affaires.Le3 plus importantes de ces mesures qui ont subi leur troisième lecture sont : le projet de loi de banqueroute, celui relatif à la collection des frais de cours parle moyen de timbres, et le projet de loi relatif aux Jurés et aux Jurys.Le projet de loi de M.J.B.E.Doriou, pour la protectiou des colons n’a pas reçu cette année, du Conseil Législatif, un meilleur accueil que les années précédentes.Sur motion de M.Moore, la mesure a été renvoyée aux calendes grecques par un vote de21 voix contre 19.Nous voyons avec peine l’opposition que la majorité des membres de la Chambre haute a faite à cette mesure dont les dispositions, telles que modifiées par la Chambre basse, étaient certainement bonnes.Nous aurions mieux aimé voir les membres hostiles à la mesure suggérer des amendements qui auraient pu faire disparaître en partie les défectuosités qu'ils lui trouvaient.Pendant les trois derniers jours de séances la Chambre d’Assemblée, â l'exemple de la Chambre Haute, s’est mise potir tout de bon à la besogne.* Jeudi, la Chambre 6’est occppée d’une foule de mesures tant locales que générales, dont la plus importante est le projet de loi de M.A.Doriou relatif aux élections.Nous avons déjà fait connaître à nos lecteurs les principales dispositions de cette importante mesure.Le comité a rapporté le projet de loi, mais après qu’il eut été entendu que le concours de la Chambre ne serait demandé que samedi et que des ameudements seraient alors proposés.La séance de vendredi a été'presq^exclusivement consacrée aux mesures gouvernementales.Au commencement de la séance, la Chambre s’est formée en comité des subsides et a adopté presque sans désemparer le reste des items des estimés pour 1864 et tous les items des esti més pour 1865, y compris les estimés supplémentaires.Quelques uns de ces items ont provoqué des débats assez longs, entre autres l’item consacrant $18,592 pour paiement des uniformes de la classe A de la milice active.Un amendement de M.J.B.E.Doriou, proposant que cet item fut retranché, aéténégativé par un vote de 58 contre 22.Après l’expédition des estimés la Chambre a discuté le projet de loi imposant les droits de timbre sur les billets promiseoires et les billets de change d’un montant an dessus de $100.Un amendement de M.Holton, proposant le renvoi de la mesure à six mois a été néga-tivé par un vote de 53 contre 24.La mesure fut subséquemment lue pour la troisième fois, ainsi que le projet de loi relatif aux droits d’accise.Au nombre des projets de loi do quelque importance qui ont subi leur troisième lecture à cette séauce, est celui de M.McGee, relatif à l’émigration.Samedi, la Chambre a eu deux séances, relativement peu marquantes.Parmi les mesures importantes qui ont subi leur dernière lecture à cette séauce sont : le projet do loi d’élection de M.A.Doriou, l’amendement a la loi de milice, introduit dans fie Conseil Législatif par Sir E.P.Taché, et le projet de loi de M.Galt relatif aux comptes publics et au bureau des auditeurs.La Chambre a siégé jusqu’à minuit, et s’est ajournée alors jusqu’à dix heures ce matin.l^e futur Mllre du gouvernement.Vendredi, dans le Conseil Législatif, M.de Salles Laterrières a demandé au premier ministre si, dans le cas où le6 changements constitutionnels proposés auraient lieu, le siège du gouvernement serait établi à Ou tenais.Sir E.P.Taché a répondu que cette question était une question du cabinet et qu’il ne lui était pas libre de divulguer les intentions du gouvernement sur ce point.La prorogation.A moins que l’opposition ne juge à propos de jeter de nouveaux embarras sur la voie du gouvernement, les Chambres vont probablement être prorogées demain, on au plus tard jeudi.Ce qui reste de mesures devant les deux Chambres peut facilement être expédié dans deux ou trois séances.La tele Rational «*.La Saint Jean-Baptiste a été chômée cette année dans notre bonne vieille ville de Québec avec beaucoup de splendeur et d’éclat.De bonne heure vendredi matin les rues par où la procession devait passer étaient bordées de jeunes érables et magnifiquement pavoisées.Le temps ne pouvait être pins beau ni plus convenable.Une bonne brise tempérait l'ardeur des rayons du soleil.Las différentes sectious de la société ainsi que les autres sociétés qui devaient prendre part à la procession se réunirent sur l’Esplanade un peu après huit heures.Le comité de régie, la bande en tète, alla salue»* le Président, l’Hon.I.Tliibau-deau, et le pria de venir prendre rang en tête de la société.Puis la procession laissa l’Esplanade et défila par la rue St.Louis, salua son honneur le Maire, et 6e rendit à l’Archevêché où elle salua Sa Grâce Mgr T Archevêque.Ensuite elle prit la rue Buade, puis les rue6 Fabrique, St.Jean, Ste.Marie, Côte d’Abrahan: et St.Vallier, et se reudit jusqu’à l’église St.Sauveur.L’intérieur de l’Eglise était splendidement décoré ; plusieurs couronnes de verdures ornaient le chœur et un grand nombre d’arbres verts étaient placés tout le long de la nef et d ins les arcades et les jubés.La Grand’Messe fut chantée par le vicaire-général Messire A.Taschereau, recteur de l’Universitô-Laval.Un excellent sermon de circonstance fut prêché par le Révérend Père Bournigal, O.M.I.Le prédicateur rappela à son auditoire la grande union qui avait toujours régné parmi nos aïeux et nos pères clans les moments de grandes crises, qu’il cita avec une grande précision d’après les historiens du pays.Il fit un appel chaleureux à tous les canadiens des différents partis les engageant à s’unir étroitement puisque l’union seule pouvait nou6 faire traverser triomphalement les crises que nous aurions encore à subir.11 termina en déclarant que, pour lui, il n’avait aucune crainte pour l’avenir, car il ne doutait nullement du patriotisme de la nation canadienne-frauçaise ; il ne doutait nullement qu’elle triomphât de tous les obstacles qu’elle rencontrerait sur son chemin, tant qu’elle serait soutenue par sa foi et sa piété proverbiales.Tant que les canadiens-français, ajouta-t-il, resteront fidèles à leur sainte religion, il resteront fidèles à la patrie.Il recommanda aussi de faire tous les efforts possibles pour étendre la colonisation, car là était la puissance de la nation.Le 6ermon a été extrêmement bieu goûté et bien apprécié par le nombreux auditoire devant lequel il a été débité.Un chœur d’amateurs organisé pour la circonstance a grandement contribué à rehausser la solennité religieuse.Le Kyrie, le Credo ont été chantés avec un accord et une perfection étonnants.M.Des6ane présidait à l’orgue.Après la Grand’mcô6e, la procession s’est reformée devant l’église St.Sauveur et s’eBt rendue à la halle Jacques-Cartier où elle s’est dispersée après avoir entendu des discours du Président, l’bon.Isidore Thibeaudeau, du Vice-Président, P.G.Iluot, écuier, M.P.P., et du Maire, A.G.Tourangeau, écuier.La bande de St.Sauveur accompagna la procession.Quoique peu nombreuse, elle a rempli admirablement le rôle qui lui était assignée.Les sapeurs et voltigeurs pompiers avec leur gai costume donnaient à la procession un aspect agréable.La société des Charpentiers a fait son apparition pour la première fois dans le public ; sa bannière, un navire on coupe, e6t très bien exécutée et fait beaucoup d’honneur au jeune artiste, M.Giffard, qui l’a peinte.La journée s’est terminée par un concert pomenade à la Salle Jacques-Cartier.On y comptait 225 à 250 personnes.Nous y avons assisté un instant, et nous avons vu avec plaisir que les femmes présentes, à l’exception de 4 ou 5, ôlaient très modestement vêtues.Le fait est que les quelques dames qui avaient cru devoir se décoleter ne paraissaient pas trop à leur aise à cause du contraste que leur toilette faisait avec celle de la presque totalité des personnes du sexe présentes.M.le Commissaire Ordonnateur, le major L.T.Suzor, peut, dans notre opinion être lier et satisfait du résultat de la fête du 24 juin, malgré les taquineries dont il a été l’objet de la part de certaines gens qui, ce semble, auraient du garder leur mauvaise humeur pour une autre occasion.Nous apprenons que la fête s’est terminée à St.Sauveur par un concert donné par les membres du cercle littéraire, jeune institution dont nous avons déjà eu occasion de dire un mot à nos lecteurs.Cette soirée musicale, d’après ce qu’on nous en a dit, fait honneur à son organisateur, le Rév.Père Dedébant.La salle était, dit-on, littéralement encombrée.Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur l'annonce relative à un ouvrage bieu connu en vente chez M.Léger Brousseau : Des jyroviîices de U Amérique du Nord et d'une union fédérale, par J.C.Taché.Ce travail, quoique remontant déjà à quelques années, tire des événements actuels une grande actualité.Toutes les personnes instruites qui voudraient étudier l’importante question de la confédération des provinces, trouveront dans cet ouvrage des aperçus et des données qui leur aideront puissamment à se former une opinion raisonnée sur la matière.Aux coi rc*|»ou.Tourangeau, 44 Maire de Québec.44 Ilôtcl-de-Villc, 44 Québec, 20 juin 1864.” A cotte adresse M.le Consul a fait la réponse suivante : 44 Je suis fort touché de l’honneur que vous me faites, et je vous prie de croire que j’en conserverai toujours le plus précieux et le plus reconnaissant souvenir.44 lous mes soins tendront, pendant mon séjour dans votre pays, à mériter, en accomplissant mes devoirs, l’approbation de l’autorité supérieure qu’y représente l’auguste souveraine de l’Angleterre, et à conquérir votre estime et votre amitié, aussi bien que celle de vos concitoyens, quelque soit, d’ailleurs, leur origine.44 Je no manquerai point, ainsi que l’a fait mon honorable ami et prédécesseur, mon sieur Gauldrée-Boilleau, de signaler à la navigation et au commerce français les ressources qu’ils peuvent trouver, non seule- ment au Canada mais encore dans toutes les provinces britanniques de l’Amérique du Nord, et je mo plais à espérer qu’avec le temps, il en résultera pour les deux pays d’avantageux échanges de produits.44 La gracieuse bienvenue que vous venez me souhaiter avec tant de cordialité, comme l’accueil bienveillant et empressé que je rcucontrc partout à Québec me seront un puissant encouragement dans les efforts que je ferai pour atteindre ce but.44 Veuillez, monsieur le Maire, agréer de nouveau mes reinercîmcns à l’occasion du témoignage de sympathie que vous venez de me donner, et être auprès de messieurs les Conseillers de ville (pii ne sont pas pru-présents ici, l’interprète de mes sentiments les mieux scutis.44 Consultai général de F rance, 44 Fked.Gautier.44 Québec, 23 juin 1804.” Ou sait que le Bureau de Commerce do St.Jeun, Nouveau-Bruusivick, a invité la législature du Canada à visiter cette province.Cette démarche a provoqué une assemblée des citoyens d’Halifax (Nouvc le-Ecossc), qui a eu lieu le 20 de ce mois.Le Maire présidait, et l’on a passé trois résolutions.La première déclare que c’est l'opinion de cette assemblée des citoyens d’Halifax que c'est d’une grande importance sociale, commerciale et “ * ne pour l’Amérique britannique, que les hommes politique, des différentes provinces soient plus intimement au fait du caractère et des ressources de chaque colonie.2° Qu’une invitation soit cuvoyée par le Maire et les citoyens d’Halifax aux présidents (Speakers') respectifs des deux chambres du Parlement du Canada, les priant de pousser leur visite jusqu’à cette cité, et de consentir à être les hôtes des citoyens depuis leur départ de St.Jean jusqu’à leur retour.3° Qu’uu comité soit nommé pour préparer et transmettra cette invitation, et si elle est acceptée qu’il fasse les arrangements nécessaires pour la réception et l’accueil convenables de ceux des membres de la législature canadienne qui voudront bien honorer cette cité de leur présence.Cette bienveillante invitation a été transmise aux deux Chambras canadiennes, par la voie de leurs présidents respectifs.Les deux Chambres ont chargé leurs présidents de remercier le maire et les citoyens de d’Halifax de leur courtoisie et de leur dire eu même temps qu’elles ne peuvent accepter leur gracieuse invitation, attendu qu’à cette saison avancée de l’année et après une longue session les membres étaient désireux de retourner j dans leurs familles et qu’il leur était impossible d’eutrepraudre un si long voyage.C’our Samedi, John Donaghue a été amené à la barre pour subir son procès pour ho mickle.Le prisonnier était accusé d'a voir causé la mort de sa femme en lu donnant des coups violents.Après Pau dition des témoignages des médecins, la cour a coupé court aux procédures en recommandant aux jurés d’acquitter l’accusé, car il était prouvé que l’autopsie avait établi 1 existence de maladies qui pouvaient causer la mort de la défunte sans les coups qu’elle pouvait avoir reçu.Le prisonnier fut acquitté et mis en liberté.Klat*«Unl*.On se bat sans cesse dans les environs de Richmond.Le 6iege de Petersburg parait avoir etc abandonné.Beauregard a réussi à déjouer tous les magnifiques plans de Grant.Mercredi, le général A.1.IIill a surpris le second corps d armée de Grant sur le chemin Weldon et lui a infligé des pertes énormes.La fusillade que les soldats du Sud firent sur ce corps d’armée fut si vive et si inattendue qu’elle créa une panique extroardi-naire dans les rangs et causa une fuite rapide dans le bois en arrière du troisième corps.La perte du Nord dans cette affaire est au-delà de 1500.Nous empruntons au Courrier des Etats-Unis de vendredi le résumé suivant sur la SITUATION GÉNÉRALE.Le J unes a publié hier une correspondance très impartiale et très bien faite de l’armée du Potomac, il croit que, si Hancock était arrivé a temps pour soutenir la première attaque de Smith contre Petersburg, la ville aurait pu tomber entre les mains dos fédéraux.Malheureusement le retard d’un convoi de vivres a causé des lenteurs dont Beaurgard a immédiatement profité.44 Les mesures de défense de Beaurgard ^Petersburg, ajoute le correspondant du / imes, rivalisent avec celles qu’il a prises à Charleston.Kilos révèlent en lui un des plus habiles soldats de l’armée du Sud.Cette opiniou n est par affaiblie mais corroborée par un fait qui a étonné tout le monde ici : l’année du Potomac n’a pas encore i euconti é ici un seul homme appartenant en propre à l’année de Lee, pas un seul soldat des corps de Longstreet, de Hill ou de lie well.Les forces qui défendent Petersburg sont exclusivement de l’année de Beauregard, augmentée peut être par quelques renlorts de l’année de la Virinnie du nord.i U ’ * Y redoutes, armée chacune de six a dix-huit canons, défendent Petersburg.Elles sont parfaitement disposées et d une construction puissante, égales en tout aux fortifications de Washington.Elles sont reliées par un parapet qui sort i» 1 infanterie, le plus fort que j’aie encore vu-En résumé, la situation actuelle des armées opéraut contre Richmond est idc».tKjuc à colle qui s’est déjà présentée trois lois : cil lace do Spottsylvama Court Hou-so, devant les lignes du South Anna, et sur le Chickahominy.” Après avoir expliqué que les communication» do Richmond et do Petersburg sont intactes, le correspondant du Times expri-mo l’opinion qu’il est difTicilo de les intercepter sérieusemont.Lee a daus son nr méo uu corps spécial, dirigé par des ingé- uieurs anglais, qui répare sur le champ les fragments de route endommagés.Il y a des dépôts de rails et de traverses sur é-rations futures dans la Louisiane.Il c»st vrai (jne, faute de renforts suffisants, ces opérations sont indéfiniment retardées.Il serait aussi fort imprudent d'entreprendre une campagne en Louisiane, dans une saison où les soldats peuvent à peine supporter la chaleur sans bouger de leurs camps.Le général Samuel Jones, qui remplace Beauregard à Charleston, a essayé d’cmpG-clicr le bombardement de cette Ville, comme nous l’avons dit, en internant dans le* quartiers les plus exposés des officiers unionistes : parmi eux se trouvent cinq hriga-diers-généraux, qui sont MM.Seymour Wcsseis, Scammon, Shuler et Heckman onze colonels et neuf majors.Le gouvernement du Nord, usant de représailles, vient d’envoyer le général Gardner, le défenseur de Port Hudson, au général Foster, afin quo celui-ci exposât son prisonnier au feu des assiégés.Grâce à Dieu la guerre n'a pas encore atteint un tel degré de barbarie dans l'ancien monde ; on répudie au contraire tous les actes inhumains qui semblaient naturels au moycn-àgc, et on humanise la guerre autant que possible, si ces deux mots peuvent jamais être liés l’un à l’autre.Quand la Hotte française a bombardé Odessa, elle a scrupuleusement respecté la ville et ne s’eu est irise qu’à la citadelle ; quand le maréchal Taillant a assiégé Rome, il n’a pas touché un monument ou une villa.Ici, dans leur aveugle furie, les partis se vengent sur des habitations inolfcnsives, et les représailles amènent des représailles.Le bombardement de la ville de Charleston a causé la mesure de Samuel Jones (pii entraîne cello du général Foster.Dieu sait ou l’on s’arrêtera dans cette voie.• Un vote singulier, ordonnée par M.Butler, doit avoir lieu aujourd’hui à Norfolk: les habitants doivent déclarer par voie de scrutin s’ils veulent ou non la continuation du gouvernement civil.Si non, M.Butler empêchera par la force le procès (finie treu* taine d’individus accusés d’avoir vendu des liqueurs sans se soumettre aux formalités exigées parles lois de la Virginie.M.Pier-pont, gouverneur nominal des districts conquis de cet Etat, interdit aux citoyens de voter, mais c’est M.Butler qui est le plus fort, et il tient à éviter un procès à trente cabaretiers (le ses amis.D’après les journaux de Nassau, cinquante steamers prêts à violer le blocus sont à Liverpool, et vingt à Bermuda.On dit aussi que les agents confédérés arment un corsaire (le seize canons dans ce dernier port.Un citoyen nommé Jackson a été arreté la semaine dernière à Iudianapolis par les autorités militaires, pour s’étre permis d’avancer que M.ValJandigham est aussi bon unioniste que M.Liucoln.Un de ses amis étant venu demander de ses nouvelles, on l’a arrêté aussi, et on ne l’a élargi qu’aprés un long et minutieux interrogatoire : c’est un étranger (pii dit être venu aux Etats-Unis pour jouir des douceurs do la liberté de penser, de parler et d’écrire.ATTAQUE DE l’KTEESUUKG.Afin de rendre la campagne du James plus claire pour nos lecteurs, nous reprenons le journal de l’attaque de Péterbonrg depuis le premier jour jusqu'au dernières nouvelles.C’est le mercredi 15 juin que lo général Smith a traversé l’Appomattox et s’est porté par la rive droite vers Pétcrsburg.Sans attendre la coopération de Hancock il marcha sur les premiers retranchement* ennemis et lus emporta.Jeudi matin, Hancock arriva et enleva une seconde ligne do fortifications, dont la possession permetaux fédéraux de bombarder la ville.Vendredi presque toute l’armée était devant Petersburg, et Burnside s’empara de deux redoutes ou plutôt de deux fossés à tirailleurs, où il trouva 4 canons, c’étaient les dernières defenses extérieures de la cité.Cettf journée, plus sanglantes que les précéder tes, avait amené les unionistes à un millo-t demi de la ville, mais leur avait coûté L* 500 hommes.Il était évident que la gain! son avait reçu des renforts.Samedi, les fédéraux ont vainement J1011* i té à l’assaut d’une ligne de fortilicai°ns qui est à un mille de 1 Petersburg.M.^an* ton convient du fait, mais ne parle pu?d» chiffre dos portes.Se voyant inhahhs à avancer, les unionnistes se sont bornésè se rotranchor dans les positions conquis, afin de ne pas perdre lo fruit deieun miers succès.Les journuux de Richmond avaent reproché à Lee de n’avoir pas mflisannieut préparé la défense de Pétersbirg;ies derniers événements leur donneit tin démenti, et prouvent que le général cfvfédéré ne renonce pas à défendre la accède fille do la Virginie.On va jusqu'à die quenon-soulc-ment Leo a envoyé des ronfûts à Beauregard, mais encore qu’il s’est étali sur les hauteurs 63 LE COURRIER CANADA.qui sont à l’ouest de la place, tandis que Grant occupe les éminences qui sont à Test.Lcr fédéraux peuvent avec leurs bombes détruire Pétersbourg, mais ce ne serait qu’une ruine stérile ajoutée à tant d’autres, et qui ne les rapprocherait pas de leur but.Les journaux du Sud ne manifestent aucune appréhension au sujet de l’attaque de Petersburg, et des prisonniers sécessionnistes prétendent que cette cité ne tombera nas aux mains des fédéraux.Le journal de la ville assiégée, Y Express, avoue que la journée do mercredi a été tout à l’avantage des unionistes, qui ont surpris les confédérés.Il ne semble pas s’en émouvoir beaucoup, et no dit nulle part nue la ville soit en danger.Il doit avoir changé d’avis depuis que les fédéraux se sont rendus maîtres d’une position d’où ils peuvent bombarder, car en admettant cjuc Petersburg ne puisse pas plus être pris quo Charleston, il peut du moins être incendié.A propos de l’expédition du général Ivautz, l’Express nie (pie cet officier ait jamais pénétré dans la place, et prétend qu’il a perdu deux pièces de canon.Il était important pour les unionistes de se rendre maîtres du chemin de fer de Petersburg ù 'Richmond.M.Butler, profitant de l’évacuation des retranchements sécessionnistes devant Bermuda Hundreds, l’a occupé sur une certaine longueur.Mais, d’après une dépêche que le ministre de la guerre n’a pas encore démentie, Lee l’a surpris tandis qu’il arrachait les rails et l’a rejeté dans ses lignes en lui infligeant dos pertes sérieuses.Samedi soir, la position des confédérés formait un demi cercle dont les deux extrémités s’appuyaient sur K Appomattox, couvrant Petersburg au centre.Les fortifications sont du caractère le plus imposant a droite.Pour monter ù l’assaut, les fédéraux sont obligés de traverser une espace ouvert de plus de 000 verges, exposé à un feu croise des batu ries sécessionnistes.Aussi y aura-t-il plus d’une lutte sanglante avant que M.Stanton puisse télégraphiée nue Petersburg est entre les mains des soldats du Nord.LA NOMINATION DE M.LINCOLN.La nomination do M.Li ncoln par la convention de Baltimore a fait passer de doux moments aux journaux du Sud.Nous prenions au hasarJ, parmi leurs appréciai ions, la suivante, qui appartient au Dispatch de Richmond : Pour notre part, nous sommes tout heureux delà nomination de M.Lincoln.Quand un chef hardi de partisans proposa, lors de la première révolution, d’enlever sir \V.IIowc au beau milieu de son année, Washington s'y opposa.Il croyait la chose très possible, mais IIowc avait conduit la guerre aussi stupidement que possible, et tout changement aurait profité aux Anglais.Qu'il reste, dit-il, de peur qu'il ait un successeur qui ne soit pas aussi bote.C'est-ce que nous dirons du vieil A be.Il serait impossible de trouver un pareil baudet dans tous les Etats-Unis : qu’il y reste.Nous autres du Sud devons être enchantés de lui, car il a conduit la guerre exactement comme nous le pouvions désirer.Il a affermi ceux qui flattaient, augmenté l’ardeur des bien disposés, excité le zèle (les indifférents et transformé la neutralité en brûlant patriotisme.Quant aux opérations militaires conçues cl exécutées sons ses auspices, uousjn’avons sûrement pas le droit de nous plaindre, damais campagnes n'ont été conduites avec plus grande stupidité.Pour toutes ces raisons, nous sommes décidément en faveur du vieil Àbe, et si nous disposions d’un million de votes chez les Yankees, il les aurait tous.Il a fait du Sud le peuple le plus uni qui ait jamais combattu un envahisseur, et il mérite en conséquence la reconnaissance de tous les hommes du Sud.Si quelque chose pouvait ajouter aux obligations que nous avons à la convention de Baltimore, ce serait la nomination d’André .Johnson, de tous les hommes le plus abhorré au Sud, et lo plus propre à tenir reliés les partis déjà unis en niasse solide pour la poursuite tie fa guerre.Convaincus comme nous le sommesjque, la continuation de la guorro donnée, personne ne la conduira aussi stupidement que Lincoln et Andrew Johnson, nous sommes en faveur de ces candidats.Néant:** Npéclale «lu Connell tie Ville-, Mardi, 21 juin 1SG4.Présens: Son Houneur le Maire et MM.lus conseillers Alleyn, Bowles, Bolduc, Burns, Côté, Hamel, Hearn, Hossack, Kirwin, Laird, Lavoie, Leiuesuiicr, Renaud, Kinfret, Hoy, Scott, ct »St.Michel.Le procès verbal de la dernièro séance a été élu et adopté.Présenté une lettre de MM.Holt et Irvine, avocats de cette cité, par laquelle ils informent luConsciPqu’il sont reçu instructions do dame K lie n O’Neil de demander la somme de cinquante louis pour l’iudemniser des dommages qu’olle a souffert par cause des blessures que lui a iufligés le cliova do M.Bilodoau dans le mois do mars dernier qui avait pris le mors aux dents, l’avait atteint dans la rue St.«Jean, et que s’ils étaient contraints d’instituer des procédures légales, elle demanderait uue somme beaucoup plus considérable.—Renvoyée au comité des fitiuuccs.Présenté une lettre de dame Marguerite Huot Chaperon, propriétaire de maisons sur la rue Ste.Augèlo, quartier St.Louis, qui se plaiut qu’une odeur intolérable émanant d’une écurie situéo dans lo voisinage dos dites maisons dans laquelle on garde des pourceaux les incommodent fortement ct demande à faire cesser eot inconvénient.—Renvoyée au comité de santé.Présenté uue lettre de l’Inspecteur de la Cité qui informe le Conseil que le mauvais état de santé do son député depuis quelque temps ne paraissant pas s’améliorer, ot comme sou Age ne lui permet pas do prolonger plus longtemps le surcroît à scs occupations légitimes occasionnés par cette circonstance, il suggèro au Conseil l’à-propos dénommer un suppléant temporaire au sous-inspcctcur des chemins.— Renvoyée au comité des chemius.Présenté les 585e, 58Gc"et 587e rapports du comité des tiuances.L’ordro du jour étant appelé, Lu pour la troisième fois le règlement inti- Côté, Hamel, Hossack, Kirwin, Laird, Lome- surier, Uen.ud, Rinfrei, Roy, Scott, St.Mi-ohel.7 Lu pour la seconde fois, les mêmes membres étant présents, les projets dos trois rèirlemeus sui vans, savoir : 1° Règlement pour révoquer un règlement y mentionné pour prélever des fonds afin de subvenir aux dépenses de la cité de Québec ; 2° Règlement pour amender un règlement concernant les marchés de Québec : J° Réglement pour amender le Tarifs des charretiers, lu pour la première fois le 13e jour de juin courant, publié en anglais dans ta Gazette de Québec ct en français dans le Courrier du Canada le 15o jour du même mois.Lu le 576e Rapport du Comité des Fiuanccs .îl été renvoyé de nouveau au même Comité.Lu le 577e Rapport du Comité des Finances lequel ayant été mis aux voix, :i été passé et il a été 1 Résolu :—Que l'emplacement mentionné dans le 207e rapport du Comité des Chemins soit encore annoncé et mis eu vente à l’enchère sur ta somme do 8150.Lu le 580e Rapport du Comité des Finances lequel recommande l’adoption du rapport du Comité spécial nommé par le Couscil le 12e d avril dernier et par le Comité des Finances le 14*0 du même mois, lequel ayant été lu et mis aux voix, il a été Résolu :—Les huitième ct quatorzième paragraphes soient retranchés et le dit Rapport tel qu’amendé a été passé et il a été Résolu 1° Que le Trésorier de ta cité tienne un livre de caisse on sus de ceux tenus pur le Teneur de livres afin de montrer ta balance exacte en mains chaque jour.2° Que les arrérages de 1863 tels que démontres par l’étut du comptable soient transférés dans le Journal et placés au débit des quartiers respectifs et nu crédit du Revenu, et qu’à ta conclusion des livres de cotisations annuels le revenu total des cotisations soit ainsi entré tous les ans dans les livres do cotisation.3° Qu’uu commis appelé commis contrôleur soit nommé pour contrôler tous les reçus dans le Bureau du Trésorier et dont les devoirs consisteront à mettre en mains de l’assistant Trésorier les comptes des cotisations ot de la laxo de l’eau et lesquels seront certifiés par lui et entrés dans sou livre ct qui devront s accorder avec les reçus de l’assistant Trésorier.Les reçus pour la taxe de l’eau devront être entrés sur la page en regard et les comptes respectifs du commis contrôleur et de T assistant trésorier devront cadrer ensemble à la fin de chaque jour.4°.Que ta première besogne du commis contrôleur a l’ouverture du bureau, sera de contrôler avec le teneur de livre tous les comptes payés le jour précédent eu sorte que tout “Oinpte payé soit mis au crédit de qui de droit.5°.Qu’une liste dos arrérages soit faite le 1er jour de Janvier le 1er jour d’Avril et le premier jour de Juillet de chaque année, les époques plus convenables pour ce faire, et que ta dite liste ne soit pas altérée que par une autorité compétente.6°.Que toute somme payable à la Corporation pour cotisations, taxe d’eau, etc., ne soit reçue que par l’assistant trésorier de ta cité, ou en son absence, par quelqu’autre personue dûment autorisée par le Maire.7° Que les principaux livres de ta Corporation de l’aqueduc tenus par M.L.Ë.Doriou n’exigent aucun changement, sauf les outrées additionnelles mentionnées dans le paragraphe deuxième.•S° Que nul bref d’exécution pour revenu ordinaire ne soit exécuté sans un certificat du trésorier de la Cité ou en son absence du comptable que ta dette n’a pas été préalablement payée.9° Que les argents payés au Greffier de la Cour du Recorder soient chaque jour déposés par lui entre les mains de l’assistaut-Trésoricr avec une liste dûment certifiée.10° Que l’avocat de la Corporation soit requis de fournir un état mensuel de toutes sommes d'argent reçues par lui pour la Corporation ct de plus qu’il soit fait un plus fréquent arrêté de comptes entre la Corporation et lui.• 11° Qu’il soit enjoint aux huissiers de la Cour du Recorder de rapporter et payer au département du Trésorier toute somme d’argent'aussitôt que prélevée et reçue par eux.12° Comme certaines informalités paraissent provenir du mode de percevoir les amendes, après emprisonnement, que le géôlier fournisse une liste de toutes les sommes d’argent qu’il pourra avoir reçu provenant de cette source.13° Que nul commis dans le bureau du Trésorier de ta cité ne pourra le laisser avant que T assistant trésorier ct lo commis contrôleur aient arrangé leur balance de la journée.14° Qu'il sera du devoir du Trésorier de ta cité de voir à oo que les suggestions ci-dessus énumérées soient mises à exécution.M.Bowles, secondé par M.Scott, a proposé et il a été Résolu :—Qu’uu protêt notarié soit signifié aux entrepreneurs de ta traverso par bateaux à vapeur entre Québec et ta Pointc-Lévi à cause de la non exécution par eux de leur contrat avec la Corporation, tant parce qu’ils n’ont pas employé le nombre voulu de bateaux, que pareequ’ils ne traversent pas aux heures particularisées au dit contrat, ct que, si les entrepreneurs ne se conforment pas immédiatement aux clauses de leur contrat, l’avocat de ta Corporation soit requis d’intenter des procédure, légalos contro eux, sans plus de délai.M.Alleyn, secondé par M.Ilcarn, a proposé ct il a été Résolu :—Que ce Conseil s’ajourne mainto-nunt à vendrodi lo 1er Juillet prochaiu à 7} heures P.M.Ajourné.FAITS DIVERS.—Hier, vers dix heures, l’atmosphère s’est subitement assombrie ct à un tel point que, dans les églises ou so célébraient Tudieu divin ot dans les maisons on a dû allumer les lampes ct les chandelle*.Cette obscurité dura une partie de la journée, ct causa dans certains endroits des faubourgs une véritable panique.Chacun donnait son explication du phénomè-no ; parmi cc» métérologistos improvisés, les uns disaient que la terre traversait ta queue d’uno comète, los autres que l’obscurité était produite par uno éclipse, etc., cto.Uue pré-tonduc prédiction qui circulait ces jours der ou guerre.Malbeurouscuient pour la prophé-tessc, les événements no sont pas venus confirmer son oracle, car aujourd’hui l’atmosphère est dans son état normal.CAISSE d’kCONOMIK NOTRE-DAME DE QÜK-HEO.M.Edmond Lange vin, sucré taire de 1 archevêché, accuse réception avec reconnaissance de la somme de cent vingt piastres, étant un don que messieurs les directeurs ont fait pour le secours des pauvres visités par les conférences françaises de la oociété St.Viucent de Paul de cette ville.incendie.- Entre 4 et 5 heures samedi matin, le feu s’est déclaré dans la boutique de M.Cartwright, moublicr, rue et faubourg St.Jean.La Police et les Voltigeurs pompiers ont réussi à arrêter promptement le progrès des flammes.La boutique a été toute consumée mais ta résidence de M.Cartwright a été sauvée, quoique passablement endommagée.Il a uue assurance de 8800.c noyé.Yeudredi, dans l’après-midi, un enfant, âgé d’environ Luit ans, fils do Weston Hunt, écuier, s’est noyé accidentellement au pied du slip du marché Chauipluin.Nous regrettons d’apprendre que M.Octave Vézina, frère du Caissier do ta Banque Nationale, est mort le 12 mai au service de l’armée du Nord.casse-cou.—Nous regrettons beaucoup d’avoir à appeler l’attention des autorités municipales sur le fait d’un citoyen de la rue"Scott ‘pi*1 îl cru necessaire de défaire lo trottoir régulier qui existait au côté de sa maison pour y substituer deux marches étroites, qui forme un véritable casse-cou, la nuit particulièrement, pour toutes les personnes qui sont habituées a passer sur ce trottoir de pied ferme.Vu ta grande circulation qui a lieu dans cette rue nous espérons que la mention du fait aura l’effet de faire remettra le trottoir comme il a toujours existé jusqu’à ces jours derniers.Nous faisons cette réclame avec plaisir et pour nous rendre a ta demande d’un grandgnombrc de personnes intéressées qui nous en ont fait 1a remarque.HOURSE DK NEW-YORK.— 22 JUIN.—La hausse sur Tor continue.Il lait un moment 2H;>.On cite quelques transactions seulement à 224 et 225 dans les premières heures (le la journée.Le marché monétaire est toujours très agité, la suspension de toute concurrence, par suite de radoption du malencontreux bill sur Tor, ayant placé les transactions sous le contrôle direct de quelques spéculateurs seulement, qui font la loi au commerce.Aussi les affaires de clian sont-elles presque totalement interrompues.Le change sur Londres est à 245, mais cette côle n’est que nominale.Le marche aux valeurs, ouvert fermement, se remet promptement à la baisse.Les valeurs du gouvernement seules demeurent fermes, les litres de dette des Etats sont lourdes, les obligations des chemins de 1er calmes et les actions irrégulièrement tenues.Dans l’après-midi, Tor retombe successivement à 220,^218, 212 et enfin à 205, pour refaire ensuite 210.Les courtiers achètent à 205 pour revendre à 2lü, mais les transactions sont presque milles.A la seconde séance, la baisse continue sur presque toutes les valeurs, qui sont lourdes et mal tenues.Les affaires de change sont suspendues.( Co u rr ier des J-J ta (s- L n is.') professeur d'évasion.—Un condamné nommé Win.Hingston, détenu à la prison d’Essex (Vermont), donne du fil à retordre à ses gardiens.Il y a quelque temps, il avait fabriqué une clef avec le fil de fer d'un vieux balai, ct il a réussi à prendre celle des champs en ouvrant le cadenas de son cachot.Repris depuis et renfermé à St.Jolmsbury, il a brisé ses menottes, a coupé un barreau de sa cellule avec line vieille lame de rasoir qu’il avait cachée dans ta semelle de ses bottes, et a encore reconquis sa liberté.Une troisième lois, on avait cru prudent de l’enchaîner; il a rompu sa chaîne, a’fait un trou dans le mur qui était épais de seize pouces, sans autre outil qu’un clou, et a gagné la campagne.Enfin il a encore été capturé et confiné dans 1a prison dlrasburg, où on le surveille jour et nuit; il a juré qu’il s’évaderait encore, quand mme ou l'enfermerait dans un moule de bronze comme un escargot dans sa coquille : il a ajouté que quand il serait libre, il ne volerait plus, mais qu’il gagnerait honnêtement sa vie en donnant des leçons d’évasion à un dollar le cachet.MONTANT DE LA DETTE.—M.Chase, GU réponse à une requête de la Chambre, a fourni les chiffres suivants comme montant de la dette des Etats-Unis au 14 juin: Dette portant intérêt en espèces.$837,941,091 “ “ en papier.379,700,802 ne portant plus intérêt.370,174 no portant pas intérêt.501,383,104 TEMOIGNAGE LOCAL.Que chacun connaisse tovinion iVune personne qui a fait usage de la Salsepareille de Bristol.MM.Devina et Bolton, Droguistes, Montréal : Messieurs,—-C’est avec les sentiments do la plus vive reconnaissance que je vous donne les détails d'une cure opérée sur moi par l’usage de la Salsepareille de Bristol que j’ai acheté à votre magasin.J’avais un rhumatisme sévère depuis plusieurs années, qni m’était presque complètement l’usage de mon bras droit, et s’étendait jusqu’à ma poitrine et mon dos.J’étais incapable de marcher ct de plus j'éprouvais une grande douleur dans le côté, c'est pourquoi mon médecin croyait que c’était une maladie du foie.M.Kennedy, mon voisin, sur lequel lu Salsepareille de Bristol avait produit une guérison presque miraculeuse, me conseilla d’en essayer une bouteille ou deux.Je le fis, et en même temps je pris une couple de pilules recouvertes en sucre de Bristol.Je suis aujourd’hui radicalement guérie, je n’éprouve plus aucune douleur quelconque, et je suis comme si j’avais reçu une vio nouvelle.Je puis avec confiance recommander la Salsepareille et les pilules à tous ceux qui ont la même maladie.MAD.CROSBY, Rue Sainte-Marie, Montréal.?VIS IMPORTANT.Le public est particulièrement averti d’examiner avec, soin chaque bouteille de la Salsepareille de Bristol, qu’il achète, attendu qu’aucune n'est véritable que celle qui porte la signature de Lauman et Kômr* écrite sur l’étiquette bleue qui est à l’extérieur de l’enveloppe, autour de chaque bouteille.La sulscparcillc véritable est préparée seulement par Lanman a Kkmp, Droguiste en gros, New-York.Agents à Québec :—John Musson et Cie ; J.S.Bowen; J.K.Burke; Bowles et McLeod; E.Giroux; O.Giroux; J.H.Marsh ; J.W.McLeod; W.K.Brunette ; R.Dugal et J.-B.Martel et Cie.Nalaaaiice.A Sorel, le 12 du courant, la Dame de l’bon.C.J.Laberge, un fils.Vendredi, le 24 du courant, (jour de la St.Jean-Baptiste), la dame «le A.E.Langevin, écuier, a mis uu monde uue fille.MarlagcN.A Berthier, lundi, le 20 juin, par Mgr.Morrison, cousin de la mariée, Guillauiue-Henri-Thomas Tran-chemontagne, écr., de la Maison F.R.Trauchemon-tagne, à Demoiselle Marie-Julie-Célina Boucher, petite fille de feu Col.François Bouclier, écr., do Maskinongé.A Stanfold, mercredi, le 22 du courant, par Mes-sire E.A.Taschereau, V.G., recteur de l’Université-Laval, assisté de Messire Pelletier, curé du lieu, Henri Thomas Taschereau, écuier, avocat de Québec, fils de l'Ilouorable Juge Taschereau, à Demoiselle Marie-Louise Severine, seconde fille de R.L.Pacand, écuieiy* vocal, de.Stanfold.Déc£*.A Alexandrie, en Virginie, le 18 du courant.Jo-seph-Caleb Paradis, ci-devant de Québec, capitaine dans le 5e régiment du Maine, à la suite de blessures reçues près de Richmond, le 3 juin.Il sera inhumé demain, mardi.Le convoi partira de la demeure de son père, chemin Gauvin, Sainte-Foye, à 8 heures A.M.Ses parents et amis sont priés assister.-— ».——— Vendredi soir, à l’âge de 9 mois, Edouard-Théophile-Alphonse, enfant de M.Rosa, constructeur de navires.Vendredi, au faubourg Saint-Jean, chez son gendre, Rouiaiu Vallière, Sieur Iguace Dorval, ci-devant de St.Augustin, à l’Age de 87 ans.Jeudi, A Saint-Roch, le 23 du présent, à l’Age de 4 mois, Louis-II.-Nap.-Ant.Dupuis, fils de M.L.N.A.Dupuis.Le 25 courant, au faubourg St.Jean, A l’Age de 42 ans et 8 mois, après huit mois de maladie, soufferte avec la résignation d’une vraie chrétienne, Madame Adélaïde Plante, épouse de Sieur Charles Lavarière, boucher.Elle laisse pour déplorer sa perle uu mari désolé, quatre enfants et un grand nombre d'Ainis qui la regretteront longtemps.A St.Hyacinthe, le 17 du courant, Dame Marie Eloïse Delphine Dufort, épouse do P.Bachand, écr., avocat, à l’Age de 28 ans.A St.Hyacinthe, le 14 du courant, après une longue et sérieuse maladie soufferte avec la résignation d'un vrai chrétien, M.Michel Plamondon, à l’Age de 01 ans.A Otttawa, le 18 du courant, après une courte maladie, à l’Age de 23 ans, M.Léon Delile, ci-devant de la Pointe-aux-Trembles, District de Québec.Il laisse pour déplorer sa perte un grand nombre de parents et d’amis que ses bonnes qualités lui avait acquis et qui le regretteront longtemps.A Ottawa, le 19 du courant, à l’âge de 45 ans, après une longue maladie soufferte avec une grande résignation, M.Jean Mathieu, maçon, ci-devant de Québec.Il laisse pour déplorer sa perte, une femme inconsolable, quatre enfants et un grand nombre de parents et d’amis qui le regretteront longtemps.M.Mathieu était l’un des fondateurs de l'Union St.St.Joseph d’Ottawa.Les journaux français de Québec sont priés de reproduire.LA CuNFEDERATION DES PROVINCES- U «I K tulé “ règlement pour établir dos stations de , n*9rs d,lli8 lcs classes du peuple, no contribua oharrotiors dans la cité du Québec ct pour ri-1 PM PÜU B entretenir lu panique.D après co roquor et amender certains règlements ooncer- T10 nous aV0D8 Pu 8“vo,r> une Jcunc, fiIic “?* nant icelles : lequel uynnt été mis aux voix u I Pr6di,° dernièrement quo vers lu fin do «té xdopté les membres suivants étant présents, jn,D 1“ torro serait plongée dans 1 obscurité •avoir: Son Honneur le Maire ot MM.les Pédant trois jours et que ce phénomène serait conseillers AlUyu, Bowles, Bolduc, Burns, : 8U,vi d «no^rsndo catastrophe : poste, choléra Total.$1,719,395,108.L’intérêt annuel à payer en espèces est de $50,823,072 ; en papier, $20,87 6,057.— 'Total des intérêts à payer: $71,699,730.ANKOrVCHS IOI TELLE S.Thé naturel du Jupon—Léger Brousseau.La Confédération dos Provinces—Léger Brousseau.Avis de la plus haute importance—L.Maurice.Distribution des prix du Collège Stc.Anne.Examen de l’Ecole Normale Laval.Exameu des élèves de l’Hôpital Générale.Distribution des Prix du Petit Séminaire do Québec.En débarquement—J.B.Renaud.Envois Américains-Escomptes—R.S.M.Bouchettc.Départ do l’Ruropa pour Montréal—J.E.Deschamps A VENDRE chez le soussigné l’ouvrage, maintenant si pleiu d’actualité, intitulé : DES PROVINCES DK L’AMERIQUE DU NORD KT O’UNB Union Fédérale Par !K.J.C.TACHE.Pilules Sucrées de Bristol—Aucun cathartique de famille n'a mérité ou reçu autant de reconnaissance que les “ Pilules Sucrées de Bristol ” de la part des médecins ou de celle dcô patients.Les témoignages de leur efficacité ct de leur entière exemption de toutes propriétés malfaisautes sont des autorités médicales les plus hautes et les plus sures.Leu** grand mérite, d’après ccs témoins, est non-seulement do nettoyer l’estomac ct les entrailles, mais encore d’obvier à la nécessité d’une purgation continuelle.Kn d’autres termes, elles donnent du ton et lino vigueur permanente à ces organes et lour permettent de remplir leurs fonctions naturellement sans être obligés de recourir à co remède.Cetto qualité est de la plus haute importance.De plus, elles ne réduisent pas la forco générale, comme la plupart des purgatifs minéraux, et n’occasionnont pas par leur opération des douleurs ou nausées.Elles sont donc inappréciables pour les femmes, les enfants et les personnes Agées.—Elles sont conte nues dans des fioles et peuvent être gardées sous tous les climats.J.F.Henry «& Cio., Agents-Généraux pour lo Canada, 803, rue St-Paul, Montréal; vendu à Québec par tous les droguistes.A vendre chei LEGER BROUSSEAU, Libraire, 7, Hue Buade, Haute-Ville.t’ollége de Ste.\ nne.LA DISTRIBUTION SOLENNELLE DES PRIX aura lieu le 7 JUILLET prochain.Afin de permettre aux élèves et aux parents de profiter du passage des chars pour se rendre dans leurs familles le môme jour, la séance commencera à 11 |h.A.M.Le matin à 8 heures, un service sera chanté À l’église paroissiale pour le Fondateur du Collège.M.C.F.Painchaud.La rentrée des élèveB est fixée au 1er septembre prochain 27 juin 1864—949 5f.Amérflcaluti—Enctniptei DEPARTEMENT DES FINANCES, Douanes, Québec, 6 mars 1863.L’HON.Ministre des Finances a enjoint que désormais les Avis Hebdomadaires soient publiés et fournis aux Percepteurs des Douanes, relativement aux taux de l’escompte qui doit être alloué sur les Envois Américains, lequel sera en conformité du prix de l’or tel qu’il est représenté par le change, à un taux égal.De tel avis devront paraître chaque samedi dans la Gazette du Canada.R.S.M.BOUCHETTE.Département des Finances, Douanes, Québec, 24 juin 1864 EN conformité à l’ordre ci-dessus, avis est par le présent donné que l’escompte autorisé est déclaré devoir ce jour, 49 p.100, lequel percentage de déduction devra être continué jusqu’au prochain avis hebdomadaire, et s’appliquer à tous les achats faits aux Etats-Unis pendant cette semaine.R.S.M.BOUCHETTE.27 juin 1864.—952 If.EN débarquement.DE la Barque “ CORSAIR ” d’Anvers et de la Barque “ PRECIOSA ” de Rotterdam : Genièvre en baril9 et en boites.600 detni-boîtes de vitres d’Allemagne de grandeurs assorties.A vendre par .J.B.RENAUD.Québec, 23 juin 1864.AVIS DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE.INSECTICIDE-VICAT.BREVETÉ.M OR,T Certaine et instantanée aux insectes, tels que Punaises, Coqnerfiles, JfMUes, Puces, Poux, ë'ourtnis, Pucerons des tlcursj Miarbeaux, •ârai&nccs, etcetc.L’INSETICIDE- VIGAT se compose d’une poudre it d'un soufflet à l'aide duquel cette poudre est lancée par atome dans les recoins les plus reculés ; un seul de ces atomes est suffisant pour la destruction de tout insecte.L’insccticide-Vicat a acquis une célébrité en France qui a reçu la sanction des sociétés savantes et le Brevet.—Il a été le seul admis aux expositions universelles de 1855 et de 1862.Cc n’est pas un poison, car il n’est pas malfaisant aux hommes ni aux animaux vertébrés.J’c?i garantie l'efficacité et i Innocuité.N'acceptez que ce qui est dans des flacons et des 80ufilets sur lesquels ma signature est apposée.E.H.Doücet.Tout autre chose est : Contrejaçon Poison et par conséquent dangereuse.GRANDS FLACONS, 60 cents PETITS FLACONS, 35 cents BOITES-SOUFFLETS, appareil garni do poudre, 30 cents INSUFFLATEURS, tout métail garnis de poudre, 50 cents.Entrepot general et seule maison de Gros au Canada E.H.DOUCET, 153, KUL1 CRAIG, 153, MONTRÉAL.Agent Général à Québec : L.MAURICE, 27 juin 1864—948 3m.Hôtel Chnrtrain.ÜNE JEUNE DAME ANGLAISE, d’une bonne éducation, sachant et parlant bien la langue française, possédant la musique et touchant le piano, désire se p'acer dans uno maison d’éducation ou dans une famille privée, comme gouvernante pour instruire les enfants.Les meilleures recommandations seront produites en s’adressant au bureau du Courrier du Canada.Québec, le 22 juin 1864.—947 - Soumissions demandées.I igné
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.