Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 29 mai 1865, lundi 29 mai 1865
Oomo année QUEBEC, LUNDI 29 MAT 1865.Numéro 49 % (EanaîKi t JOTTRNATi DES INTERETS CANADIENS .TE CROÎS iT’ERPERE ET -T'AIME jpi o< éjà le publie est familier avec eux, et il ne serait peut-etre pas bien ditîicilc do suivre avec quelque précision, depuis les premières scènes jusqu’à la dernière, le rôle joué par chaenn ifeux dans le drame.Nous avons donné hier dans notre post-scriptum le résumé des dépositions ; il est linéiques points i nportants sur lesquels il est utile de revenir avec plus d’étendue, notamment l’incident relatif à la lettre qui semble impliquer l’assentiment de M.Jef-lerson Davis à l’incendie des villes du Nord.N’oici in extenso l'interrogatoire du révérend \Y.II.Kyder, et la traduction du document dont il s’agit : D#—cJumIIom sont votre résidence et votre profession.^ \i.—Je réside à Chicago, et je suis ecclésiastique.D.— Dites si vous avez lait récemment mu* visite à Richmond, et à quelle époque.R.—Je suis parti de Chicago le 9 avril, et suis arrivé :\ Richmond le 14 ; j’y suis resté jusqu’au *21.D.—N’avez vous pas trouvé dans le capitule, pendant ce séjour, les archives des soi-disant Etats-Confédérés; et, dans ce cas, dans quelle condition V g.—-Oui ; elles était généralement éparses confusément sur le plancher.I).—Av ez vous, de même que plusieurs autres personnes, ramassé des papiers sur le plancher ?R.—Oui.D,—Dites si le papier que vous tenez en ce moment à la main a été ramassé dans le capitole tie Richmond,—dans les circonstances dont vous parlez.R.—Oui ; je l’ai ramassé soit dans le batiment, soit tout près eu dehors ; ou bien il m’a été remis par quelqu’un qui l’a ramassé parmi les débris épars dans la chambre ; il v avait une ou deux personnes avec moi ; elles se tenaient baissées, et lorsqu’elles trouvaient quelque chose d’important, le ramassaient et le conservaient ; quelquefois, le sous-oflicier «le service me présentait quelque chose et jo le mettais dans ma poche.Quand j’ai eu ainsi recueilli une certaine quantité d’objets, je les ai réunis, les ni mis dans une botte, et lésai envoyés à Chicago; ce papier est un «le ceux trouvés «le cette manière.Déjuge avocat a donné lecture «le ce papier ; en voici la teneur : “ Richmond, 11 février 1S65.o A New Excellence Jefferson Pu vis, 44 ErésiJcnt, C.S.A.41 Lorsque le sénateur Johnson et moi-mème uons nous sommes rend us-auprès «le vous au sujet «lu projet «le harceler et «le harrasser l'ennemi eu brûlant sa marine, ses villes, etc., etc., il y eut quelques observations faites par vous, auxtjuelles je n’étais pas entièrement préparé à répondre, mais qui, ainsi qu’il résulte de conférences suhsé-qnentes avec les parties qui proposent l’entreprise, nu sauraient faire objection au projet.44 Premièrement,—La matière incendiaire se compose du plusieurs préparations et non d’une sonie, et peut être employée sans exposer la peisonuu «pii l’emploie au moindre danger quelconque «l’être découverte.“ Les préparations ne sont pas entre les mains do M.Daniel, mais dans celles «lu professeur McCullough, et ne sont connues que de lui et d’une autre personne.44 Secondement.—Il n’y a pas «le nécessité à e voyor «les personnes en service militaire dans lu pays ennemi ; mais l’allaire peut être faite par «les agents, et, dans la plupart des cas, par «les personnes ignorantes «les faits, et, par conséquent, «les agents innocents.4i *J’ai vu assez - es diets qui peuvent être produits pour me convaincre «pie, dans la plupart «l«*s cas, sans aucun «langer p«»ur lus parties engagées, et dans d’autres au prix d’uu très léger ris»pie, nous pouvons : \°—brûler tout navire parti d’un port étranger poui les Etats-Unis ; 2°—nous pouvons brûler tout transport partant du port de New-York ou d’autres ports «lu Nord avec «les approvisionnements pour les armées «1«* l’ennemi au Sud ; 3°—brûler tout transport ou canonnière sur la rivière Mississippi, aussi bien que dévaster le pays et remplir la population de terreur et «le consternation.Jo ne suis pas seul «le cette opinion ; mais beaucoup d’autres personnes sont aussi complètement, et absolument convaincues que je le suis.Je crois que nous avons les moyens à notre disposition, s’ils sont, promptement préparés et énergiquement appliipiés, «le démoraliser le peuple du Nord dans un temps très court.Dans le but de fixer votre opinion à cet égard, jo vous engage respectueusement mais instamment àavoir une entrevue avec le général Ilarris, autrefois membre «lu Congrès pour lo Mississippi qui, je le crois, est en mesure, par «les preuves concluantes, de vous convaincre que ce que j’avance est parfaitement faisable et praticable.Le protbml intérêt que je prends au succès «le notre cause, et la conviction de l’imporlance «ju’il y a à tirer parti de tout élément possible «1«* «lélonse, me servira d’excuse "pour vous écrire et pour inviter le général Ilarris vous voir.Si vous jugez utile de le taire, veuillez design or le moment «>û il vous conviendra «le le voir.44 Signé : W.S.Oi.diiam.” Au dos de la lettre sont deux annotations, dont l’uno est conçue dans les termes suivants : 44 Riehmoml, 12 lévrier 1865.44 lion.IL N.OUI hum ; “ Relativement aux plans et moyeu» «l«> brûler 1«*k maisons, les villes, etc., etc., des préparations sont entre les mains du professeur McCullough, et sont connues «rime seule personne.Demandez au Brésilien! «l’avoir une entrevue avec le général Harris, autrel«iis «lu Missouri, à ce sujet.” La seconde est ainsi conçue : 44 Le secrétaire «l’Etat, a sa convenance, vomira bien voir le général Harris, et savoir quel plan il i pour surmonter les difficultés préeéd«*mmont éprouvées.14 J.D., lévrier 20, 1805.44 Reçu, 17 février IbOf».” C’est cette dernière annotation qui est attribuée à M.Jetferson Davis.Les témoignages suivants ont été entendus pour constater l’authenticité de l'écriture.M.John Potts.—D.—Quelle est votre profession ?R.-Je suis commis en chef «lu département «le la guerre, dopais vingt ans.1).—Etes-vous parfaitement familier avec l’écriture «le Jefferson Davis y R.—Oui.I).—Regardez cet endossement, signé J.D., et voyez s'il est «le sa main.R.— Dans mon opinion, oui.M.iV< it han H ice.— D.—Con n a i ssez - v o u s l’écriture de Jellersou Davis '! R.—Oui.Tandis qu’il était sociétaire «le la guerre, j’avais û signer «les réquisitions, et, naturellement j’avais sou écriture tous les jours sous mes yeux.D.—Regardez cette lettre qui vient d'être lue, et voyez si l’endossement est de l’écriture do Jellersou Davis.R.—Je pense que oui.D.— Vous avez eu aussi occasion «le connaître son secrétaire ?R.—Oui, j’avais généralement «le dix h vingt signatures devant moi chaque jour,— qiiehpielbis il signait en ma présence, mais pas toujours.J/.Joshua T.Owen.—D.—Couuaissez-vous le professeur McCullough ?R.—J’ai connu un gentleman que Ton appelait professeur McCullough, je crois, pendant vingt ans ; il était professeur «le chimie au collège «le Princeton, et professeur de mathématiques au collège Jefferson, en Pennsylvanie, où j’ai été diplômé ; et vers 1830 ou 1810, si mes souvenirs me servent bien, il était essayeur ù la Monnaie de Philadelphie.D.—Savez-vous où il a été pendant la rébellion ?R.—11 était ù Richmoud, au service «les confédérés.Je puis dire que son père était fun «les contrôleurs à Washington ; s«»u nom était Hugh, lu meute que Celui du secrétaire actuel «lu Trésor.D.—Avait-il quelque distinction comme chimiste ?R.—Oui, il était peut-être plus distingué connue ohimiste que sous tout autre rapport.1).—Etait-ce à ce titre qu’il était employé dans le service confédéré, à votre connaissance ?R.—Je no sais pas.Le général Hunter a remarqué, pemlanl son expédition dans la Vallée, qu’il avait reçu une lettre écrite par McCullough, «lans laquelle il disait qu’il avait été seulement capitaine durant toute la guerre, et qu’il était très désireux d’avoir «le l’avancement.Le juge avocat général a fait observer «ju’il serait désirable «jue cette lettre lut jointe au dossier comme pièce historique.Le général Hunter a dit «ju’il l’avait «ion-née ii son beau-frère ù Princeton, «*l qu’il écrivait pour qu’elle lui fût envoyée.Comme on le pense, cet incident est aujourd’hui commenté sur tous Iws tons.Nous nous bornons à traduire les lignes suivantes «le 1 ’Express de New-York d’hier soir : 44 La lettre du professeur McCullough, le chimiste, qui propose de fournir aux Etats-Conlé«lérés une sorte «le composition capable de détruire les vaisseaux, villes, etc-, de l’ennemi,—est importante seulement, ù notre avis, à cause «le l'endossement signé .1 D,—quoique même remhisscuicul, il faut le remarquer, ne soit pas une approbation «le la composition, mais simplement une requête,—comme cela a lieu pour la routine ordinaire «les affaires officielles,— pour «juo le secrétaire d’Etat, voie le général Harris à ce sujet.Il n’y a là dedans rien «jui imjilique Davis «lans le complot d’assassinat, mais on en tirera grand parti pour montrer «ju’il n’aurait pas été mal disposé jiour des complots d’un autre genre.” C’est tout ce «jue l’on peut induire en effet «le ce «locumeiit, en admettant qu’il soit authentique, ce «jui n’est pas suffisamment établi, comme preuve légale, et au point «le vue «finie affaire judiciaire aussi capitale, par le témoignage «le «leux personnes qui croient reconnaître C écriture «lu M.Jellersou Davis.Il est probable «jue la cour ne su contentera pas de ces témoignages par à peu près, évidemment faillibles et «luhitatils, et qu’elle avisera à d’autres moyens plus efficaces de constatation.Il n’est pas difficile assurément «1«* se procurer de l’écriture de M.Jetferson Davis.11 doit s’en trouver «les niontagues au département «le la guerre et ailleurs.Rien «le plus simple «loue «jue «le faire le rapprochement, et «le faire opérer la vérification par «les exporta «lignes «le loi et assermentés, comme cela a lieu toutes les fois «ju’il y a une question «l'écrilure devant tous les tribunaux du monde.Du reste, la production delà lettre en question n'est qu'accidentelle «lans le moment présent ; c'est un hors-d'œuvre parmi les témoignages relatifs aux accusés «jui sont sur les bancs «levant la commission militaire, et simplement une communication à l’adresse «lu public ; la cour ne s’occupe pas «juant à préseut «lo M.Jefferson Davis, ot qu’il doive être jugé par le même tribunal ou par un autre, ce sera à ce moment as une chique de tabac ; «jue le Président et sou cabinet étaient tous abolitionistes, et qu«* tous ensemble et tous les unionistes «lu .Maryland seraient tués avant six semaines.w Après cela, dit-il, c’était peut-être une plaisanterie, car M.Mudd était très farceur.( )’ Laugh lin est «le plus en plus compromis.Au moins est-il certain qu’il était «le connivence avec Root b antérieurement à l’assassinat.Deux télégrammes à lui adressés par Rooth ont été produits à la cour.Les voici : 44 Ri mars.—Ne craignez vous pas «lu négliger vos affaires ?Vous leriez mieux «le venir tout «lo suite.—J.Rooth.” 44 27 mars.—Prévenez Sam ; venez avec ou sans lui mercredi matin ; nous vernirons ce jour-là, sûr.—J.W.Rooth.” Spangler n’est pas gravement compromis.11 n’est pas probable (ju’il s’élève «le nouvelles charges contre lui.C’est lui «jui a les meilleures chances, et après lui Arnold.Ce dernier était évidemment en relations avec Booth et avec ses allidés ; mais il paraît avoir tiré à temps son épingle «lu jeu.Quelque temps avant l’assassinat, il s’est «lispu-té avec Rooth «lans un de leurs meetings secrets et s’est retiré «le la conspiration.11 s’est rendu à la forteresse Monroe, où il a pris un emploi qu’il a gardé jus«ju’à sou arrestation, «leux jours après l'événement.Divers laits assez graves sont mis à sa charge, mais il n’en paraît que médiocrement affecté et semble encouragé par son conseil, le général Thomas Ewing, «jui a eu une escarmouche assez vive avec les avocats des autres prisonniers au sujet de l’admissibilité «les révélations «le son client.Il y a eu pendant un instant un débat à trois parties entre le juge-avocat, .M.Ewing et les autres avocats ; mais la commission a décidé que toute la «Imposition d’Arnold serait entendue.(’’est un succès pour lui et il n’est pas impossible «ju’il soit en bonne \ oie,—à moins qu'il u«; s’élève «le nouvelles charges contre lui.Les dépositions ont continué hior.On croit «jue Unis les témoins à charge seront entendus demain.Lus témoins à décharge ont été renvoyés à lundi.Il y en a une vingtaine d’assigtiés.En tout, «le l’une et «le l’autre part, il n’en reste guère qu’une trentaine à interroger.Il est probable que le procès sera terminé la semaine prochaine.Voici, à ro-babilités, comme l’âme «lu complot.Elle est toute vêtue de noir.Un voile épais couvre son visage, qu’elle cherche encore, malgré ce rampart pres.jue impénétrable, à «lé-rober plus strictement aux regards, en lo • i.1 couvrant «le ses mains et «le son mouchoir.En dépit do ces obstacles, on peut encore constater que c’e.-t une femme bien conservée d’une cinquantaine d'années, avec «les traits réguliers et non sans élégance, et «huit le teint n’est pas dépourvu «le fraîcheur.Ce n’est pas, comme on l’a «lit, une femme d’une taille extraonîinaire, encore moins une espèce «l’ogresse, comme on l'a représentée.Ses mains sont libres, mais ses pieds sont entravés comme ceux des autres prisonniers, et retenus par une chaîne rivée au-dessus des chevilles.Quand les prisonniers se lèvent et qu’ils sont recoinluils à la geôle, on enteml «lans toute la salle le cliquetis sinistre des fers.Un soldat porte â chacune «lu ses «leux mains les boulets attachés aux pieds «le Pay m?et d'Atzerotli, qui, sans ce secours, pourraient :\ peine faire un pas.Les entra** - de Mme Surratt tintent sous sa robe, et | la procession funèbre défile lentement «lo-vaut l’assistance curieuse, conduite par le général Ilartrauft, «jui la précède portant à la main un lourd trousseau de clés énormes.On lit dans lo mémo journal du 22 courant : La séance «le Vendredi a été occupée principalement, comme nous l'avons «lit, par l’interrogatoire des témoins concernant l'aceu>é Payne.Les impositions ne laissent â peu près aucun doute sur sa culpabilité.Payne, qui, jus«jue-là avait montré une assurance imperturbable, a, dans D cours de ces dépositions, laissé voir quehjue émotion et même «les éclairs d'une intelligence plus vive que sa physionomie n'en révèle «!'«>•-dinaire.Il a l’air, «lu reste, de no s'occuper «jue «l'une chose, non pas si les témoins le reconnaissent, mais s'ils racontent bien les choses connue elles se sont passées.11 est toujours vêtu «lésa chemise de laine ; mais ou a lait un instant retirer les témoins, et ou l’a habillé avec le chap««au ramassé «lans la maison Sewanl et les deux paletots, qui ont été reconnus pour lui avoir appartenu.Le jeune «lomestique mulûttv, ramené à l’amlienco, s’est écrié : *4 Oh ! il me connaît bien.S’il a tout avoué, vous pouvez lui domauder si ce n'est pas moi «jui ai ouvert la porte.” Cette exclamation, fait sur un ton «le franchise juvénile, a provoqué une hilarité générale «jui a été partagée par Payne.Ainsi vêtu, c’était un homme tout différent.Il avait l'air beaucoup moins vulgaire et surtout moins sau-j vage.Les bettes qu’il portait quand il a été arrêté ont été reconnues comme ayant * été faites pour Rooth, dont le nom >«* trouvait écrit sur la doublure â l’intérieur «le la tige.Pu nouveau témoignai» a fait ressortir une contradiction compromettante «lans la conduite de Mme Surratt.On a rappelé «jue la nuit «le l’arrestation «le Payne, lors« ju'il a été conlronté avec elle, elle a déclaré qu'elle n'avait, commandé aucun travail à cet homme, et qu'elle ne le connaissait nullement, tandisqu’il est n«»t«»irc «ju’il avait pris pension chez elle.Il « st vrai qu’à ee moment, il était minuit, que Payne était déguisé en ouvrier avec nue pioche sur l’épaule, et qu’il avait le visage et les mains couverts d’un einluit qui pouvait le rendre méconnaissable.L’auilienco «1«* samedi a été signalée par un incident d’un certain intérêt.M.l’assistant secrétaire «le la guerre Dana a oro- c» A «luit un appareil trouvé «lans les bureaux «lu secrétaire «le la guerre confédéré, â Richmond, et «jui, au moyen «l’un certain mécanisme, traduit l’écriture vulgaire en un langage a*vii, et «litos s’il a été trouvé «lans la malle «h .1.Wi'kcs Rooth ; comjmrez-le avec cet autre, «huit l’assistant-secretaire Dana vient «le purler, • t «lues s’ils sont ou no sont pas les mêmes avait «l«?s raisons pour tenir la déposition secrète.En conséquence, la salle a été evacuee, et lo public n’a pas été admis, uon }>lus que la presse, à assister aux dernières oj)é rat ions.On remarquait à cetto audience un plus gratnl nombre de dames que les jours précédents.Le département de la guerre a reçu de Richmond «leux grandes caisses remplies de correspondances privées do George N.Saunders.# Une dépêche particulière adressée à la Tribune «lit que Je gouvernement a définitivement résolu «le traduire Jefferson Davis devant un tribunal civil, — probablement devant un jury à Baltimore, sous la présidence de M.Chase, président de la cour suprême.On écrit de Rome, 3 mai : Le Pape s'est transporté hier à Saint-Aîhaiiase, où, iij>rés avoir assisté à une messe solennelle selon le rite orienta! il a fait promulguer les décrets de la Sacrée Congrégation des Rites portant quo l'on peut procéder à la colonisation du IL Josaphat Kuncewicz et à la beatification du \ .Jean Berchmans.Autant «jtiujo puis me rappeler, Sa Sainteté a ré]tondu en ces termes aux remercînients «jue lui adressaient les postulateurs des deux causes : ** En tous les temps et en tous les lieux le Seigneur a permis quo ses fidèles arrivassent a l'éternel séjour par des voies semées de calomnies, de persécutions et «1 opprobres.G est la une règle qui ne souffre que de rares exceptions.“ Nous trouvons une de ces exceptions dans Jean Rerchmans, que le Seigneur a transplante au ciel connue un fleur modeste et embaumée.11 y a dans la vie de ce saint jeune homme un en cou rage* ment bien jmissant pour la jeunesse.°Et je remercie Dieu avec les j»ères de famille, avec les tils de saint Ignace, d’avoir ménagé cet exemple aux jeunes générations.“ La voie du salut est semé d’épines et de douleur.Nous en avons la preuve non-seulement dans ce grand docteur At hausse dont l’Eglise célèbre en ce * * R.—Ce seuil les immies, monsieur.témoin important dont le gouvernement D.—Voiih ii’hwz pas «le doute sur leur similitude f R.—Uns du tout, monsieur.D.— Dites si, oui ou non, d’autres dépôt-lies en -ugnes conventionnels nu sont pas tombées, «lu temps en temps, entre les mains «lu département «le la guerre, et n’ont pas été livrées à v«»tre examen.R.—();;i, monsieur.D.—Dites si elles n’étaient pas dans lu même système «pu* celui-ci.R.—Qiielqih*s-imes, monsieur; elles sont arrangées sur lu même principe.D.—Je parle maintenant des déj.êches d«*s 1 t et 19 octobre «lender ; les avez-vous en vol * e ) >• »sses.si« *n ?R-—Oui, monsieur.D.—Ce sont les traductions ?R —Oui, monsieur.D.—Avez-vous les originaux ?R.—Non, monsieur ; j’ai les copias.D.-Dites m elles sont écrites dans la môme système «fout sous avez j»arlé.R.—Je crois «jue oui ; elles peuvent «lif-iérer quant à la clé «les mot ; mais le principe c’est 1«* même.D.— \ (mis les avez traduites l R.— Les commis les ont traduites.I).—Ont elles été traduites sans la con-unissaime y«*ns en fréquentant lu* camps, en s«* liant avec les otliciurs, eu Virginie «*t dans ta Shenandoah ; probablement aussi il avait «les relations au Canada.Peui-êtrt» un jour aurons-nous «juebjue éclaircissement à «a* -ujet.En attemlant, il suffit « 1 «• savoir que le système de corres-pondancc «lont on se servait un général «lans la eoiilé«lération dan* les dépêches du 13 et 10 octobre étaient «les spécimens circulant «h* Riehmoml au Canada et vW-vir-s>i,—«huit d’autres -périmons soit iJentiqucs, Soit variable* qtooqut n posant sur le meme prineip», >ont tombas à plusieurs reprises entre les mains «lu «lépartement «ie la guerre « 1 «* Washington ;—il suffit, «lisons-nous, de savoir que ce système était connu «le Rooth.Nous verrons quel jiarti et quelles conclusions on tireront l'accusation et la défense,—si toutefois «juehju'uu est direculent mis en cause pour ce fait.Divers autres témoins ont été entendus, notamment le général A.J.Hamilton, du Texas, MM.John A.Ward, «le Ryrantown, Kobei t N eilson (homme «le couleur), le «locteur Wilson, «*t M.James R.Stuart, qui s'est lancé sur h* théâtre après l’assassinat «le M.Lincoln, «*l a poursuivi Booth «lans sa fuite.C«*s diverses «impositions ne révèlent aucun fait nouveau et sont sans iuté-rét.M.Campbell, premier caissier «lo l'Ontario Bank, à Montréal, a rapporté «jue Jacob Thompson, reconnu jiour agent tinan-cior «lu ia confédération au Canada, avait eu à celte baixjue un crédit ouvert, qui s'était élevé jusqu’à siv cent quarante neuf mille «lollars ; que c«*s sommes avaient été retirées par im à différentes époques ; que Thompson avait traité diverses opérations avec d'autres banques du pays, et «ju'il avait une fois tiré un clnYjue de 50,000 sur l’Ü/i-tario Bank à l'onlro de C.C.Clay.Enfin Rooth a eu dans la même bainjuc un petit : compte courant «jui laisse en sa faveur un solde «le $400.A la tin «le l’amlience, lu ministère public h requis le lmis-clos pour l'audition d’un Il .naquit, comme vous le Bavez,’ au soin d'une famille simple et pure de mœurs ; il tut élevé dans les privations et les mortifications ; ii fut mis à mort parce qu'il ne voulait pas que le schisme divisât son troupeau.44 Us sont rares, à notre époque, les bourreaux qui brisent la tête à coups do hache, mais il y a d'autres bourreaux, et ceux-ci sont nombreux.Il faut leur appliquer ce* paroles «le l'Ecriture : Vous crucijit 2 vos prophètes !- Une presse depravee crucifie une foule d’hommes purs ; on déchire dans «les libelles impies et obscènes ceux qui défendent les droits du Saint-Siège.” Je m’adresse aux quatre coins «lu monde et jo «lis : Quels sont ceux «jui se déclarent les protecteurs de ces malheureux écrivains ?.C«*ux «jui, au temps «le saint Grégoire le Grand, faisaient con-Hsier la science a soutenir le contraire du vrai et à pervertir le sens même des mots.Ge sont là des doctrines qu’on cherche «le nos jours à remettre à la mode.” Pour combattre «les desseins aussi jdiarisaï«jues, imprégnons-nous, si je puis parler ainsi, «lu sang «le NiUre-Seigueur, «1 ou procédé imite vérité, car c'est par la vérité que P«»n peut combattre l'erreur.“ Prions Dieu de bénir les Orientaux, la jeunesse, et d'éclairer et de reconduire dans la droite voie ceux «jui se sont faits les persécuteurs de l'Eglise.” S.G.—M.Z.«reçut «Drnièrement un commissionnaire do G .«jui lui apportait «leux superbes lapins.Après avoir accepté le présent, !«• maître «lu l«»gis invita le messager à se reposer «l«* la longue course «ju’il venait de taire et lui fit servir de la bière, du p.iiu, «lu beurre et un énorme morceau de fromage «i«* Hollande.Le commissionnaire se mit à l’œuvre, et, en moins de rion, les quatre cinquièmes «lu fromage avaient disparu.En ce moment Mme Z.entra par hazard dans la cuisine, «*t vit son fromage à pou |»rèa englouti.Aussitôt elle court avertir son mari, qu’eMo tance vertement au sujet «le son hospitalité iinprutlente.—S’il nous arrive du momie, finit-elle par «lire, nous n’aurons plus de fromage à présenter.—C'est vrai, dit M.Z.,mais laisse-moi faire, je vais «lu moins sauver ce «jui reste.Z.court à la cuisine et se trouve eu présence de son hôte vorace.—Eh bien ! mon ami, lui «lit-il, cela vous semble «loue bon ?—Très bon, monsieur, comme vous pouvez voir.—Cependant, mon ami, il faut «jue je vous prévienne «l'une chose.—Qu«>i done, monsieur ?—C'est «jue ce fromage a un inconvénient: c’est «jue.lorsque, .quand on en mange beaucoup, ou ne sait plus parler.— Rien vrai, ce que vous «lites-là, monsieur ?—Parfaitement vrai.— Oh ! merci, merci, monsieur, quelle chance I Et mettant en poche le morceau qui restait, lu paysan ajouta avec satisfaction ;— Je m’en vas le douner à ma femme ; il u’y a j»as moyen «le la faire tairu. LE < O ' 3 R nu CANADA.•i « ,N A 1 ) A .QI K|:KÜ, 29 MAI IsiiS.l/HNNiiNslual politique», la démocratie ut ivs Aoclrliialrew.Il fut un temps où un observateur judicieux pouvait, en étudiant les événements qui se déroulaient sous ses yeux, prévoir jusqu'à un certain point leurs conséquences et écrire pour ainsi dire d’avance 1*histoire de son pays.En ces temps, les hommes politiques et les gouvernements n’avaient pas encore fait litière des grands principes sociaux et politiques et la dérogation à ces principes constituait une exception et une exception qui se présentait si rarement que l’historien ne croyait pas devoir la taire entrer en ligne de compte dans ses conclusions d'histoire.Les grands hommes de nos jours appellent ces temps les siècles d ignorance et de ténèbres.Aujourd’hui, c'est-à-dire dans le siècle par excellence des lumières et du progrès, ce qui était l'exception est devenue la règle ; les principes varient avec les jours et avec les pays et cette mobilité a pris des proportions telles qu'il est devenu presque impossible de prévoir la veille ce qui arrivera le lendemain.De là cette inquiétude, ce vertige qui se sont empares des peuples et des rois ; de là cette politique de défi au ce.Au fonds de ces perturbations dans l'ordre moral et politique, au fonds de ces aberrations, apparaît la main de la démocratie irréligieuse et impie.C'est elle qui, pour légitimer l'indigne manœuvre qui a mis Victor-Emmanuel eu possession du Royaume de Naples et des deux tiers des Etats-Pontiticaux, a fait passer dans le droit international le principe inonstreux du fait accompli.C'est encore elle qui pour empêcher les puissances catholiques île protéger le Pape et le pouvoir temporel contre les innombrables bataillons des ennemis de l'Eglise, faisait proclamer le principe immolai de non-intervention.Enfin, c'est elle qui pour autoriser les révolutions a introduit dans le droit pu blic le principe des nationalités.C'est encore la démocratie irréligieuse qui décide de l'application des trois nouveaux principes, et qui pousse les gouvernements d'Europe dans les incroyables inconséquences dont les hommes d'état donnent depuis dix ans au monde le spectacle dégoûtant.Les principes de non-intervention, du fait accompli, des nationalités, qui font les affaires de la démocratie lorsqu'il est question de dépouiller le Pape et de combattre l'Eglise, ne lui vont plus lorsqu'il s'agit de la Pologne, lorsqu'il s'agit de l’Irlande, lorsqu'il s'agit de la confédération du Sud ; c’est ce qui explique pourquoi l’Europe a laissé écraser la nationalité polonaise, après avoir reconnu aux nationalités le droit de conquérir leur autonomie, même au dépens de la violation du droit public ; c’est ce qui explique pourquoi l'Angleterre qui a applaudi si cordialement l'innovation du nouveau droit des nationalité en Italie continue à en refuser le bénéfice à la malheureuse Irlande ; c'est ce qui explique pourquoi l'Europe après avoir, par le fait même de la reconnaissance du royaume italien, lé-critimé la révolte du sujet contre son souverain légitime, n'a pas voulu reconnaître aux Etats de la confédération du Sud le droit de briser le lien de convention qui les lie aux Etats du Nord.(Jette môme démocratie—sous cette dénomination nous comprenons non seulement les démocrates proprement dits, mais leurs alliés naturels, tous les ennemis de l'Eglise—cette même démocratie irréligieuse, disons-nous, vient de donner une nouvelle preuve de l'élasticité de ses doctrines.Qu'on ouvre à l'heure qu'il est tousles journaux démocrates, depuis le Siècle jusqu’à la petite feuille à cent abonnés, et dictions aident Lincoln, on y verra aussi un mausolée élevé à la mémoire du défunt président.Et cette même presse, ces mêmes doctrinaires été frappé dans la personne du Président Lincoln ; c'est que la balle qui l'a frappé a également frappé la démocratie dont il était le seul représentant attitré ; tan dis que le poignard de l'assassin de Rossi, la bayonnette de Milano, les bombes fulminantes d'Orsini étaient dirigés coiltre le principe de la royauté héréditaire que la démocratie veut faire disparaître du inonde pour écraser plus sûrement l'Eglise et la Papauté.(Jette même démocratie, qui condamne aujourd'hui l'assassinat politique, il y a quinze ans qu'elle joue avec la tète des rois, er le catalogue suivant des régicides tentés ou consommés depuis IS50 dit assez quelle auleur elle a mise à son couvre de sang : La reine d'Angleterre.La reine Victoria peut compter quatre attentats contre sa vie.Le 28 juin 1*50, elle reçut un viohnt coup de bâton d'un certain Robert Rate, lieutenant au lOc hussards, en retraite.Le roi (h Pruss*.En mai 165o, le défunt roi de Prusse, montant en wagon, reçut à l’avant-bras droit un coup de pistolet d'arçon d'un calibre extrêmement tort ; 1 assassin Sefelage, de Wetz-low, cria, le coup tiré : I hn la liberté ! Ecmjurt'Ur d'Autriche.Le 18 février 1S53, à Vienne, François-Joseph 1er fut frappé à la nuque,:d'un coup de couteau.Le meurtrier se nommait Liheny,d'Albe royale, en 1 longrie, âgé de vingt ans, demeurant à \ ienne, tailleur de son métier.L< duc de Panne.Le 20 mars 185-1, Ferdinand-Charles 111 duc de Parme, revenant d'une promenade publique, fut heurté par un inconnu, qui, en le heurtant, lui donna dans le bas-ventre un coup de poignard, laissa le fer dans la plaie et prit la fuite.Le duc rendit le dernier soupir au boutde vingt-trois heures de cruelles douleurs.La reine d''Espagne (une seconde fois.) Le mai 1850, la reine Isabelle II, pas saut en voiture dans la rue de l'Arsenal, à Madrid, un jeune homme, nomme Raymond Knentès.lira hors de sa poche un pistolet, et il s’a] prêtait à le décharger contre Sa Majesté si un agent ne se fût »! * trouvé là pour lui arrêter le bras et le désarmer.I.e roi de Naples.Le* décembre 1S50, pendant que Ferdinand II asssisiait, à Naples, au défilé des troupes, un soldat nommé Agésilas Milano le trap] a de sa bayonnette.et plus tard Garibaldi honorait la mémoire du régicide.Napoléon III.1 )ans le mois d'octobre 1852.comme Napoléon sur le point de devenir empereur était à Marseille, on avait préparé une machine infernale formée de quatre tremblons de gros calibre et de deux cent cinquante canons de fusil chargés de 1,500 balles, et (pii devait faire explosion d'un seul coup aux dé (tens de la personne du prince et de son cortège.Mais l'attentat ne fut pas accompli.Napoléon III (une seconde fois).Le 5 juillet 1853, on chercha de nouveau à assassiner Napoléon III comme il Su rendait au théâtre de i'Opéra-( Vmiique.Douze Français qui avaient pris part à la conspiration furent arrêtés.(Voir le Jlo-nit vr du T juillet 1*53.) A apoUon III (une troisième lois).Le 28 avril 1855, Jean Liverani, dans la Prorogation.La Gazelle du (ra?iada de samedi contient une proclamation prorogeant de nouveau le parlement, provincial jusqu'au 5 juillet prochain, mais non pour la dépêche des affaires.M.1 abbé N.Leclerc, à qui nous avions attribué la notice biographique publiée dau> la (mZ'ttt des Campagnes sur le Eévd.M.B.Reltier nous prie de dire que ce travail est l'œuvre tie deux amis de la Gazette dont 1 un, surtout, a connu utimement M.Pelletier à Ste.Amie, et que quant a lui, il n'a eu d’autre mérite (pie d'avoir fourni quelques légers détails.oeil à ri:ut opt*.Le IL raid de New-York rend compte en ces termes de la grande revue qui a eu lieu mardi et mercredi dernier dans les environs de Washington : “ Deux cent mille soldats américains traversent aujourd'hui Washington.Chaque régiment, chaque brigade, chaque division a de glorieux états de service, lit* ont combattu à Antietam et à Atlanta.Les uns ont pris Lee dans un traquenard et les autres ont traversé toute la confédération comme une épée traverse des chairs, lis retournent dans leurs foyers ; mais y resteront-ils longtemps ' Avec un quart de leur nombre, Se««tt a e vu le manque de clarté de la loi rait deux coups de pistolet contre Rem- , M].^aiïîU Pulir 1er?de coUbpiration, il perenr des Français.nti Ç,llv'uU P.reudre lil responsabilité de Napoléon 11/ (une enalrieme fois), "" jugement dans lalla.ro de En 1S57, Tibani, Bartolotti et Grilli se Blackburn ; .nais que 1.prisonnier com-rendent d’Angleterre en France, et vont : panutiail dev ant leo juges aux prêchai- à Paris pour y assassiner l’Empereur ; mais ils sont découvert , arrêtés, jugés et punis.Napoléon 111 (une cinquième fois).Le 14 janvier 1858, ( )rsini, Gomez, Pieri et Radio lancent des bombes homicides nés assises.En même temps, il a cepté un cautionnement de $3,U0U.ac- N«*us lisons dans le Propagateur ca-Iholique, excellent journal publié à la contre l'empereur des Français et en j Nouvelle-Orléans et en qui l’Eglise et °.,,, .• .n les bons principes out toujours trouve un nombre d honnêtes citoyens.‘ 1 J Napoléon 111 (une sixième lois).Le 24 décembre 18fi3, on arrête à Paris Greco, Trabueco, Impératore et Scaglio-ni, arrivés de Londres dans cette ville avec l'intention de tuer l'empereur des Français.Le roi de Prusse.Le nouveau roi de Prusse, se trouvant aux bains «le Baden, court péril de la vie dans la matinée du 14: juillet 1801.Deux coups de pistolet lui sont tirés par Oscar Decker, étudiant en droit à Leipzig.Le régicide déclare qu'il a voulu tuer le Roi, “ parce qu’il n'est pas capable d'effectuer l'unité allemande." La venu de Gréer.Le 18 septembre 1*02, la reine de Grèce, qui, durant l'absence du Roi, avait en mains la direction «les affaires publiques, revenait à t on y lira les pins foudroyantes malé- chuval do lu promenade et se trouvait .* , ,, , , _ “ ,• i n • près du Palais-Royal, lorsque Aristide actions a 1 adresse des assassins du ire- L .1 , .° .Dousios, etudiant de 1U ans, 1m tire un coup de revolver «pii porte a faux.Victor-Emmanuel 11.Eu 1S5S, on attente aussi à la vie de ce souverain, et le comte de Cavour fait à la Chambre ., N .ni • i des Deputes le récit de cet attentat dans rmaires, qui n ont pas aTi ourd hui de , .1 , , .4 , .J 1 .J ., .,, la seance du LO avril, comme on peut le mroles assez énergiques pour flétrir 1 as- voir daus leB Actes otikieU de cette V Bassinât politique, ce sont eux qui depuis un siècle arment lu.-> régicides ; ce sont les amis, alliés et admirateurs de Maz zini, l'apôtre du poignard ; ce sont eux qui ont provoqué l’assassinat du comte Rossi et qui l'ont justifié ; ce sont eux qui ont armé la main îles assassins Milano et Orsini.L’école où se sont formés tous ces pic* Chambre, n° 158, p.507.Lc eu rdin al A ntonelii.Le 12 juin 1855, on tente de tuer S.Km.le cardinal Antonelli, comme il descendait l'escalier du palais apostolique.Le meurtrier se nommait Antonio Dctelici, cha-| pelier do profession.Grâce à la divine Providence, le coup manqua.Quel horrible catalogue î quel épouvantable civilisation î quel affreux pm- assassins c’e6t la presse démocrate, c’est 1 grès, dirons-nous avec le journal auquel la presse impie, c'est la presse ennemie de l’Eglise.Pourquoi donc aujourd'hui celle presse proteste-t-elle si énergiquement contre l’assassinat politique.Ah ! c'est (pie ce n’est pas un souverain ordinaire qui a nous empruntons cette funèbre liste! O peuples! ô rois! comprenez donc j ce n'est pas la démocratie qui vous sauvera, ni la liberté, ni la constitution, ni la république ; l'Eglise seule peut vous sauver.ardent défenseur : u Nouscommençons aujourd'hui le quarante-sixième volume du Propagateur Catholique, ce qui veut dire que nous sommes à la moitié de la vingt-troisième année du journal.Vingt-trois ans «le journalisme, c’est-à-dire vingt-trois ans de travau,r forcés, hard labor, carcere duro.comme on voudra l'appeler, c’est plus qu'il n’en faudrait pour tuer un homme.qui n'aurait pas pour se retremper, la foi, l'espérance et l'amour.u Mais, grâces à cette panacée, nous ne sommes point encore tué, nous nous sentons au contraire très vivants ; et si les sens faiblissent sous le poids des années, nous nous sentons, pour l'imagination, l'esprit et le cœur, plein de jeunesse et de vigueur, corame il y a vingt ans; ce qui intéressera sans doute un peu nos lecteurs, et nous intéresse certainement beaucoup.u Apres plusieurs années d’épreuves et de difficultés nous serions heureux de pouvoir présenter de nouveau le journal à nos lecteurs sous son ancienne forme et reprendre nos allures ordinaires.Mais la dureté des temps ne nous le permet pas encore.Lu présent n'est guère plus brillant que le passé, et l'avenir irappa rait cju’enveloppé d’épais nuages qui le rendent encore plus sombre que le présent.11 nous Cbt donc impossible du prévoir iu tumps où nous pourrons avoir hors de la ville la même circulation qu'antrefois.u En attendant, nous continuerons de faire ce qui est en notre pouvoir, dans notre sphère restreinte d’action, pour défendre la cause de l'Eglise Catholique, qui est la cause a laquelle nous consacrons toutes nos forces et tous nos travaux.Nous resterons, comme dans le passé, fidèles à notre devise : la Religion et le Raye.Le pays nous usl cher ; mais nous mettons au premier rang la religion, parccquo nous surbordonuons la matière a l'esprit, les intérêts du temps à ceux de l’éternité.Et d'ailleurs c'est dans la religion qu'est le salut dus peuples.Le pays est malade.La religion seule pont iesauver; sinon les Empyriques le tueront .“ Four nous, qui savons que Dieu a fait les nations guérissables, et qui connaissons lu remède, nous continuerons de l'indiquer, et.de presser nos frères d’y avoir recours.Et nous espérons que ceux qui partagent nos convictions, et qui nous sont restés dévoués dans la bonne et dans la mauvaise fortune, continueront de nous apporter hoir concours et de nous aider à faire triompher la cause qui nous est commune a tous : L'exaltation de l'Eglise, et par l'Eglise le salut du I>ays." Imi pour protéger les Oiseaux.Nous lisons sous ce titre dans \c Journal de L Instruction Publique : Comme cette loi passée dans bavant dernière session du parlement, est surtout faite à l'intention dus enfants «le la campagne, nous croyons devoir y appeler l’attention des instituteurs.Ils rendront un service leurs élèves et aux parents des élèves en faisant connaître ses dispositions.Du premiers mars au premier d’août de chaque aimée il est défendu de tuer aucun oiseau excepte les oiseaux «le proie, les corbeaux, les corneilles, et les tourtes ou pigeons sauvages.il est aussi défendu d'enlever ou de détruire les nids, «le tendre des filets ou des cages pour prendre des oiseaux.Toute personne «pii se rend coupable d’une infraction à la loi peut-être punie par une amende «le dix imastkks.Le principal motif de cette nouvelle loi «•'est (pie les oiseaux en détruisant les insectes protègent réellement les récoltes ; et que la grande quantité d’insectes que l’on a remarquée ces aimées dernières et qui ont été si nuisibles à F agriculture provenait de la destruction de leurs ennemis naturels.Outre ce motif qui est tout dans l’intérêt public il y en a un autre de haute moralité dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs.C’est une vilaine et cruelle chose à voir des cillants «pii tuent sans nécessité et par plaisir «le pauvres animaux, ou qui les font soutlrir ; leur caractère ne peut manquer de sc ressentir plus tard de ci-s tunestes habitudes.Cet âge est sons pitié, a «.lit le fabuliste ; la pitié envers tout ce qui est faible est donc la première chose «pi’on doit lui inculquer.Laissez en paix les oiseaux du bon Dieu ; il les a laits pour chanter sa gloire, pour réjouir vos oreilles, celles de vos parents par leurs douces chansons, et votre vue par leur beauté et leur gentillesse.-Mais il v aurait quelque chose de plus à faire pour conserver nos oiseaux.La destruction «les arbres, le déboisement qui s’opère avec une sorte «le fureur inintelligente, contribue beaucoup à les éloigner.Nous savons qu'il y a «les agriculteurs instruits qui s’occupent de planter des bosquets sur leurs terres et de reboiser une petite partie des vastes domaines (pie le fer et le leu ont dévastés ; nous souhaitons que leur exemple soit plus généralement suivi.En terminant nous recommanderons aux instituteurs la jolie pièce de Mde Auaïs Sé-galas, Les i irtuoscs (tes Luis,suns, qu’ils trouveront dans notre journal «le 1 >>58.Elle se termine par les «leux stances suivantes : “ Kulàut3 si Ton détruit ces lyres du feuillage, Que dira le printemps qui chaque année engage Ces chanteurs emplumés ?Hélas on n’entendra Sur l'arbre, vert thé&tre, aucun petit artiste ! L'air, chemin de3 oiseaux, deviendra morue et triste Comme au désert de .Sahara.“ Bien.vous laissez en paix ces petits oiseaux frêles Nous avons dans les prés ou s’ouvriront leurs ailes, Tant de bœufs aux pas lourds, taut d'épais animaux, Aux cités tant d’esprits positifs et sans tlainmes, Qu’il faut bien quelquefois, pour consoler nos âmes, Des poëtes »*t des oiseaux ! ” On écrit de Rome, fi mai 1SC5 : Les négociations ouvertes entre le gou-nornent pontifical et.lu gouvernement piémontais, sont l'objet des justes préoccupations du tous ; elles soulèvent, dus questions de la nature la plus délicate, qui exigent pour leur solution toute la sagesse et l'expérience du Pontife suprême, ainsi que la prudence et l’habileté consommées de son ministre secrétaire d'Etat.Contrairement à ce que je vous disais dans ma dernière lettre, toutes les probabilités sont pour que les conférences entre le cardinal Antonelli et le représentant piémontais, aboutissent à de sérieux résultats.Le bruit même d'une entente complète, entre les deux négociateurs, est assez généralement répandu dans la ville et il en est beaucoup qui prétendent (pie tout est terminé.Il nous semble (pie l'opinion publique devance le résultat à venir.On ne sait encore rien de précis à cet égard, car le secret le plus absolu couvre les négociations entammées â ce sujet.Tout ce que je puis laire, c'est de vous transmettre ce que j’ai pu recueillir de plus grave et de plus sérieux près des personnes les plus autorisées en pareille matière.Comme je vous le disais dans ma dernière correspondance, le cardinal Antonelli aurait commencé, dès la première audience accordée à M.Vegezzi, par déclarer qu'il avait ordre absolu d’écarter toute question touchant â la politique, et de ne s'occuper uniquement que (le ce qui faisait l’objet de la lettre du Souverain-Pontife au roi Victor-Emmanuel.Cette déclaration absolu et préliminaire a paru contrarier vivement l'envoyé piémontais, et tin moment on avait lieu de croire (pie les négociations n’auraient pas de suite.Mais, après de nouvelles instructions demandées à Turin, M.Vegezzi a adhéré aux conditions posées par le cardinal et les conférences se sont suivies avec une activité merveilleuse.Les propositions du Saint-Siège n auraient, assure-t-on, éprouvé aucune objection sérieuse, et le diplomate turi-nois se serait montré, en tout, animé d'une surprenante facilité.Sur plusieurs points il aurait plus accordé (pi on no lui demandait.Ainsi, non seulement il n'aurait pas insisté sur le droit de présentation des évêques pour les diocèses des provinces annexées, mais il aurait môme consenti à ce que le Souverain Pontife nommât directement aux évêchés de la Lombardie, (pie lu Piémont possède en vertu d'un traité irrégulier.On assure que le gouvernement fran çais ne serait pas étranger à cette condescendance inattendue, et qu il aurait usé de toute son influence pour (pie Victor-Emmanuel fût large dans ses concessions, et saisit avec empressement l'occasion de su rapprocher du Saint-Siège et de se reconcilier avec lui.On voudrait que», par là, h» roi d'Italie donnât un gage moral de l’exécution du la Convention j du 15 septembre dernier, et rassurât l’o- ] pinion publique en Europe contie les tendances révolutionnaires de son gouvernement.Tout en faisant les vœux les plus sincères pour qu'il soit mis fin â la déplorable situation dans laquelle se trouve l'Eglise d'Italie, il est beaucoup de personnes graves (pii ne sont pas sans inquiétudes sur les résultats derniers des négociations entamées.Elles craignent que sous cette grande condescendance du gouvernement piémontais, ne se cache un danger pour la Papauté.Aux veux de beaucoup, plus le roi Victor-Emmanuel fera de concessions au Saint-Siège sur le terrain religieux, plus il semblera acquérir du droit à en obte nir, â son tour, sur lu terrain politique.Comme le Souverain-Pontife aura les mêmes motifs pour refuser demain ce qu’il a du refuser jusqu'à ce jour, on soulèvera l'opinion contre cette resistance nécessaire et légitime, et on représentera la Papauté comme repoussant systématiquement toute idée de réconciliation, et en opposition avec la paix et le bonheur de la l’éniusule.D’un autre côté, on se demande qui garantira l'exécution des engagements pris par le gouvernement de Turin, et qui pourra empêcher eu dernier, sous l’empire du la première circonstance venue, rt du Mexique.L«u*s même que l’Angleterre ne s'opposerait pas aux tentatives probables d’envahissement des Ktats Unis, trois nations européennes au moins, la France, l'Autriche et la lielgi que sont engagées à soutenir l'empire, et leur attitude empêchera les Etats-Unis de provoquer uu conflit dont le résultat ne serait rien moins que sûr pour eux.“ Il serait utile d’offrir de grands avan-ttitres aux émigrants du Sud, qui sont gens peu amis des Yankees, et qui ont prouvé qu'ils savaient défendre leurs • • » / O propriétés.On croyait généralement a Vera Cruz (pie l'empereur Maximilien allait reprendre aon voyage un moment interrompu, 1*1 que les ville» d’Orizaba, de Jalapa et de Vera Cruz recevraient sa visite.— (Gouvrier des fc'Lats- Unis).NOUVELLES 1)’EU KO PE.Ce matin nous avons reçu îles journaux de Paris du 13 mai.Ils nous sont arrivés par la malle apportée par le China, (pii est arrivé à Boston vendredi.Nous en taisons les quelques extraits suivants : Le voyage de l'Empereur en Algérie défraie presque seul l'attention publique a Paris.Les dépêches d’Alger communiquées aux journaux contiennent ia relation détaillée du séjour de P Empereur dans la colonie africaine cl constatent qu'il reçoit partout, même dans les mosquées, l'accueil le plus empressé.On croit que Sa Majesté ne reviendra pas à Paris avant le 15 juin.Il se confirme que l'organisation de l’Algérie ne subira pas les changements dont il avait été un moment question.Le maréchal Mac-Mahon réunira plus (pie jamais tous les pouvoirs militaires et civils, et correspondra directement avec l’Empereur.Un télégramme, en date de Turin, le j 12, nous apprend «pie Victor-Emmanuel était parti, la veille, polir Florence, an-compagne du général La Marmora.Le journal ministériel, Y/talie, per-; sisto à dire qu'il n'est pas décade que M.I Yegezzi doive retourner à Lome.On mande de Lisbonne, le 10 mai, «pie j la Houille russe ayant à bord les restes mortels du graini-duc héritier de Russie, vient d'entrer en rade.M.le due de Persigny est arrivé le 10 mai à Paris, de retour de son voyage à Rome, à Naples et à Florence.Une lettre de Constantinople fait connaître (pie, dans l'incendie récent de la maison des sieurs de charité, quatre» petites orphelines ont péri dans les flammes.Les «piatre victimes, qui étaient âgées de cinq à six ans, se sont égarées dans l'immense fournaise.On les a cherchées pendant sept jours dans tout Constantinople ; le septième jour, les travailleurs ont Vetiouvé ces pauvres enfants brûlées et ensevelies sous les décombres.Li cath ilralo catholique d'Athènes vient d'être inaugurée, sous le vocable «le saint Denis, I aréopagiste, par Mgr Albert, évûquo de Syra, dont la juridiction s’étend sur Athènes.Les correspondances de la Turquie et des Principautés font le plus navrant tableau des souffrances qui déciment les malheureux Circassians.La misère de ceux qui sont arrivés dans la vallée du Danube, on face de Bucharest, dépasse toute expression.Encore une nationalité détrui e, dans ce siècle «pii se vante d'avoir inventé la politique des nationalités ! On lit dans VOcéan, de Brest : u Une lettre du Sénégal annonce quo le royaume de Cayor a été olÜcieilement annexé à cette colonie.Le général Faidhurbe, gouverneur, avant do prendre cette mesure, avait consulté son conseil privé, dont l'opinion avait été unanime.Lu Cayor, après son annexion, a ete partagé en sept cantons, â la tète desquels ont été placés des chefs révocables, nommés par nous." On lit dans Y Union, de Paris : Notrecorrespondant.de Turin confirme aujourd'hui tout ce qu’il nous a dit précédemment de la mission de M.Vegozzi : les négociations sont interrompues ou si mieux on aime, suivant l’expression du journal officieux Y Italie, suspendues ; et les ministres qui ne sont pas d’accord entre eux, ne savent pas encore ce qu'ils doivent taire.C'est apparemment ce qu’attendait la feuille franco-piémontaise quand olle a assuré que 44 rien n'empêchait do reprendre les négociations, comme aussi rien n'obligerait d’y donner suito ”.On voudrait bien traiter, mais on uo voudrait pas s’engager.On craint la chambre, ou craint les partis, n craint la presse.On examine donc ; on délibère ; et il ne parait pas jusqu'ici qu'on soit près d’arriver à une conclusion.Il semble, r\ en juger, par l’extrait, suivant du Monde, que les nouvelles de Rome tendent â se rapprocher de celles de Purin : “ M.Yegezzi a quitté la ville éternelle.Les uns disent que tout ce qui regarde la question «lu rétablissement des évêques sur leurs sièges, a été réglé en principe â la satisfaction des deux parties ; mais que l’avocat de Victor-Emmanuel n’ayant pas d'instructions et de pouvoir suffisants, est allé à Turin taire ratifier les accords ; qu'il y a ailleurs a s’entendre encore sur l’application des articles convenus en principe ; ce qui peut exiger certains délais.Les autres croient 1 arcluindises Sèches, QU’ILS VENDRONT COWilK PAR I.K PASSÉ A des prix très réduits, A leur établissement qu’ils ont largement amélioré et qui portera désormais le nom de MAISON JACQUES CARTIER, K ° 3u, rue de la Couronne, .Saint-Ru, h, (Près du tuurchc).Québec 19 avril 1865—1057 12m.AVIS.| ’ENTREE de la Salle d'Exereico, rue St.Louis, | j ne sera permise A l’avenir, pour le soir qu’aux personnes munies d’une CARTE d’admission, laquelle peut être obtenue en s'adressant soit aux Chefs ou Majors du Bataillons, Capitaines «le Com-uies ou au Major de Brigade.L.T.SUZOR, Lt-Colonel.M.B.Québec, le 24 octobre 1804—1148 j, MüSSMJN Mécanicien, forgeron ' n j FABRICANT b lits de fer et de fonte ; lits d’en-J[ ' fants, lits et fauteuils de voyage, lits de fer pour dortoirs de collège, hôpitaux, pensionnats faits en tout genre, sur commande.Moulin A coudre, balances (plat-form scales) clefs, serrures, coffres-forts réparés, et tout genre d’ouvrage en fer, en licier, en fonte et en cuivre, exécuté promptement.Rue St.Vallier, 1, St.Roeli Québec, 16 janvier 1866—1124.Dr L.J.A.SIMARD, Médecin-OcuUite tt Auristf, Professeur de médecine A l’Université-Laval, a ouvert son bureau de consultation, No.18, RUE St LOUIS* Consultations A toutes heures.Québec, 3 octobre 1863.1056 *VT • IflïsücB* i lOMPAGN I K DK S \ upeurs 3 L'éiiniques Montréal.ETE 18 0 5 l>:iB8:U'ern MiHcril.* pour LonJomloiry, ou Liverpool.Cartes de retour accordera «1 des taux réduits iA ligne de e« tir Compagnie est composée des j steamers de première classe suivants : PERUVIAN 2600 ton - - Capt Ballautine MORAVIAN 2650 ton - - “ A itou.HIBERNIAN, 2434 ton - - “ Dutton.NU VA SCOTIAN, 2300 ton - - “ Wylie.BELGIAN 2200 ton - - “ Brown.NORTH AMERICAN 1784 ton - - “ Karr.DAMASCUS.1300 ton - “ Watts.Trauh-porUint U* .1 f tills# du Canada et des Etats- Un U.L’un des vapeurs ci-dessus désignés ou un autre, laissera LIVERPOOL, tous les JEUDIS, pour Québec, et partira de ce dernier port tous les SAMEDIS, arrêtant A Loch Foylo pour recevoir A son bord et débarquer des passagers allant A Londonderry ou en revenant.Voici les dates de départ:— DE QUEBEC.I’kui vjan.Sam-di, 13 mal.111 II K II N i A N .m0 Damascus,.“ 27 44 Moravian,.“ 3 juin.Et tous les samedis «uivants.PRIX DE LA TRAVERSEE DK QUEBEC A Lotuioiulcrry ou Liverpool.CHAMBRE, $66.00, $70.ut ou $8u 00 selon les accommodements.D’ENTREPONT, $J5.On ne peut teteoir de chambres si on ne paie d’avance Un chirurgien expérimenté se trouve sur chaque vapeur.|>ÿ‘- fit petit bateau A vapeur partira du quai Napoléon, chaque samedi matin, A 0 heures précises, pour transporter A bord du steamer les malles et les passagers.Pour de plus amples informations s’adresser A ALLANS, RA K et CIE, Agoni -.Quebec, le 0 mai 1865.—1243 COMPAGNIE UE MONTREAL DBS StraiihTs ()ccunii: CAM HIRE ANGLAIS, Qualité supérieure.C’est le meilleur préservateur des Hardes d’hlvor, Pelleteries, etc., etc., contre les mites, pendant l’été.A vendre chez THOS.VALLERAND et Cik., Pharmaciens, N° 32J, rue Saint-Jean, Pied d© la côt© Je lu Prison.3 mai 1865—1206 APPROVISIONNEMENT DES PHARES.I vKS SOUMISSIONS CACHETEES serout reçues I / A ce bureau jusqu'à SAMEDI, le dixième jour de JUIN prochain, à MIDI, pour un approvisionnement de 060 GALLONS D’HUILK DK BLANC DK BALEINE, do la meilleure qualité, pressée à froid, pour les Phares Provinciaux au-dessus de Laebine ; un tiers de cette huile devra ÔLru de matière première, et se maintenir limpide à 30° Kurenbeit, et les deux autres tiers à 34°, le tout sujet à l’inspection et à l’épreuve avant l'acceptation, et de plus à être mesuré s’il est jugé nécessaire.Toute cette huile devra être fournie dans dos barils cerclés en fer, contenant cinquante gallons chacun, et en très bon ordre ; elle devra être livrée au risque du fournisseur, sur tel quai, près du Bassiu du Canal Lochiue, à Montréal, et à tel jour, le cm vers le 1er juillet prochain, qui pourra être fixé dans le contrat.Des Noumisaious serout uussi reçues en même temps pour SIX MILLE CINQ CENTS GALLONS D’HUILK DE CHARBON, non explosive, de la meilleure qualité, qui devra être fournie dans des barils cercles en fer, contenant do vingt à cinquante gallons chacun, et qui devra être Livrée au risque du fournisseur, au temps ci-dessus mentionné, a Montréal.Ces barils seront fournis pur 1 adjudicataire ot le prix eu sera inclus dans celui îles huiles.—AUSSI — UN BATEAU A VAPEUR DEMANDÉ.Des Soumissions cachetées seront reçues en môme temps et au même lieu pour un BATEAU A VAPEUR qui devra transporter et livrer les npproe Mfciounementa annuels aux Phares situés sur 1-Flouve Baiut-Lauront et sur les lacs intérieurs, savoir : bur les lacs Sauit-Louis et Baint-François, le fleuve tiaiut-Laurent, entre Rrockvillu et Kingston, les lacs Oulario, Erie, fciaiute-Claire et Huron, et la Baie Géorgienne.Le bateau devra être prêt à recevoir les approvisionnements [consistant environ en IGO barils d’huile, et 40 tonnes d’autres articles] à Montréal LUNDI, lo troisième jour de JUILLET prochain, et à livrer ces articles aux Phares dans le plus court délai possible.—L’aide de l’équipage du bateau sera requise pour la livraison des provisions.Les personnes qui seront chargées par ce Département de la livraison de ces approvisionnements seront reçues à bord.Le bateau pourra transporter d’autre fret pourvu que cela n© nuise pas à la livraison convenable des approvisionnements, et il sera requis de retirer d aucun des Phares, en montant, tout© huile de blanc de Baleine et tels approvisionnements qui seront iudiqués pour les livrer À tels autres lieux qui seront désignés ; et aussi de rapporter d’aucun des Phares et de livrer à Montréal tout ce qui appartiendra au Gouvernement, ainsi que l’indiquera la personne eu charge.Un devra mentionner une somme totale pour l'accomplissement de ce service.Toutes autres informations concernant ce transport pourront être obtenues en s’adressant à ce Bureau.Des Soumissions séparées, adressées au .Soussigné, se rout reçues pour chacun de ces services et devront être endossées respectivement : “ .Soumission pour l'Huile de Blanc de Baleine."—“ .Soumission pour l’Huile de Charbon.’*.— “.Soumission pour la livraison des Approvisaiouuemeuis des Phares.” Par ordre, F.BRAUN, .Secrétaire.Département des Travaux Publics, Québec, 5 mai 1866—1233 4s.MOULIN A FA Kl N K A LOUER.L* N moulin a farine contenant 2 paires de mou-I langes pour l'Avoine et 2 paires de moulanged pour le Blé, très-avautugeus©meul situé pour le commerce, sur le bord du Fleuve du .St.Laurent à 3 lieues de Quéheo.l u magnifique lot d«- grève eut attaché au uiou-in et pourrait liés bien être uiilioé pour un foulon.S'adresser à E.G.CANNON, N.P.Uueb't •• liai 1 •• c 4 HfchîHI T.TÀSCHEfitÂU, AVOCAT, Hun au et résidence, N° Eue St.hait*, Haute- Ville, Québec, Il suit les Cours des Districts de Boa ice et de Mo ià tnagny.Qtéhec, 4 juillet 1864—55^ 12m.ClONSIilLS d’une mère a «a tille 1 pour l’année «le sa première communion, appropriés aux années qui la suivent, pm Mme A.F.du Lys, in-18.44 Les mères chrétiennes trouveront dans ce petit livre un écho pur et fidèle de leurs propres sentiments, de leurs propres conseils ; il les soulagera dans leur tâche.Il ne plaira pas moins aux jeunes en fants par la forme du dialogue qui l’anime ainsi que par les détails et les petites scènes d’intérieur qui y répandent, avec la variété, la vie et le parfum de la famille.”—{Gazette de France j A vendre chez LEGER B ROUSSEAU, Libraire.No.7, rue Buade, Hante-Ville.t>Ll MES d’OlE, PLUMES d’AUI EK de toute I l»’s lormes et de tousles prix.- Petites plume rt Magnuin-Boiiuui A vendre chez LEGER BROUSSE A U, Libruir.e 7, Rue Buade, Haute-Ville.CONDITIONS DU UOilRiUEK ÜU GANAUA i*rix île t abonne men/ : (Invariablement
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