Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 27 décembre 1865, mercredi 27 décembre 1865
9ème année f I QUEBEC, MERCREDI 27 DECEMBRE 1865.Numéro 136, JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.!,«• Pape Pie IX.On a dit : u La vertu n’est rien qu’une beauté intérieure, comme la beauté est une vertu extérieure.” 44 Or, le grand I>uj>e que Dieu a donné à non Eglise en ce siècle si étrange est orné de ces deux vertus, de ces deux l beautés, et nul ne se peut dérober, ami ou ennemi, au charme qu’exerce Pie IX ; charme, qui résulte de cette double supériorité intérieure et extérieure.Bien qu’issu dbme famille de petits gentilshommes des Marches, et élevé dans un temps où les habitudes et les manières des siècles de politesse n’étaient plus de mise ; bien que placé ensuite dans les conditions très-humbles de la vie sacerdotale, il doit à son élégance naturelle, à sa taille proportionnée, à son visage qu’éclaire un regard d’une indéfinissable douceur, d’être sur le trône le roi le plus digne, le plus majestueux, et en même temps le plus aisément simple)' qui soit au monde.Quand, en 1846, il parut la première fois devant le peuple, un long cri s’é-J clnippa de toute les poitrines, un cri ; d’admiration et de joie :— Corn' è hello ! Comme il est beau ! Et dès qu’on l’entendit parler, bénir, chanter les chants du Seigneur, l’admiration s’accrut encore ; sa voix était aussi belle < uo son visage.ourd’hui près do vingt ans ( ( oin de s’affaiblir, les char- mes de Pie IX sont plus séduisants, plus énergiques que jamais.La pratique des vertus pontilicales et l’exercice du pou-1 voir ont augmenté sa majesté, et lui ont donné cette sorte de lumière, de rayonnement que les peintres mettent aux figures des saints.J’en appelle à tous ceux qui ont eu le bonheur de s’agenouiller devant lui.— | Est-il en ce inonde, à cette heure, un homme qui soit mieux fait pour porter la triple couronne, et qui, par son extérieur, représente plus dignement le Roi des rois l «Peu appelle à tous ceux qui, au jour de Pâques, sur la place de Saint-Pierre, eut vu et entendu Pie IX, revêtu des ornements pontificaux, les bras élevés vers le ciel, donnant la bénédiction solennelle.— Est-il en ce monde, a cette heure, un homme à qui conviennent Il y a uir de cela, et, mieux les douze titres splendides que j saint Bernard attribue au successeur de saint Pierre : —Sacerdos Magnus ; —Summus Pontifex : —Princeptt et Judex Episeoporum; —Apostolorum Heures ; — Primatu Abel ; —Gubernatu Noe ; —Patriarcatu Abraham ; —Ordino Molchisedecb ; —Dignitate Aaron ; —Actoritate Moyses ; —J udicat.u Samuel ; Unctione Christub ; cui Claves tradi-tæ *, oves créditai sunt ?Et ces autres douze titres non moins splendides que lui appliquent les Pères de l’Eglise : —Christianoruni Mouarclm ; —Cliristi in terris Vicarius ; .—A u c.t or, Prœses, Prœiinitor, Confirmatory Mdorator, et Judes Concilio- rum ; .—Apostoliei Depositi, ac Patrimonii Servator et Justus Possessor 5 .—D ctor Orbis ; —Fous Sacerdotii ; —Mortalium Supremus ; —Seelerum Vindex ; —Religionis Vertex ; —Arbiter Orbis ; —Totins Ecclesiæ Curator ac Defensor ; —Christian! imperii Colmnina ?Certes, il y a dans le Sacré-Collège de très nobles figures ; les cardinaux Patri-zi, Amat, de Angelis, do Jïonald, Corsi, Riario Slorza, Mathieu, Donnet, Rei-sacb, Neilesi, Panebianco, Pitra, de Bonnechosc, Antomdli, Mertel, ont des qualités extérieures qui appellent le regard ; que si vous réunissez cependant tout le Sacré-Collège, vous y chercherez vainement une physionomie plus haute, plus sympathique que celle de Pie IX.Bien souvent, je me suis pris à étudier dans les chapelles papales toutes ces figures enveloppées dans la pourpre.Mon imagination osait faire descendre de son trône le Souverain Pontife, le dépouiller de bcs ornements et l’asseoir sur les bancs des cardinaux.Et je sentais aussitôt que sa place n’était pas là ; mon imagination le reconduisait sous le dais, le coiffait de la tiare et se prosternait repentante d’avoir tant osé.Au demeurant, il n’y a dans tout cela que le côté extérieur de cette physionomie pontificale.Pour admirer convenablement PieIX, il faut connaître l’élévation de son esprit, sa piété, son désintéressement, sa résignation, son courage et son humilité, (pie n’amoindrit en rien la conscience parfaite qu’il possède de la sublimité de son ministère, à la fois sacerdotal et royal.(Je serait sortir du cadre que je me suis proposé, en écrivant au courant de; la plume cette esquisse, que de montrer; Pie IX déjouant la révolution eu 184-8 et 1849, se réfugiant à Gacte, rentrant à Rome en 1850, étonnant le monde en 1854 par la proclamation du dogme de rinimaculée-Conception, et luttant dès lors contre toutes les puissances de l'en-ler humilié du nouveau triomphe de la Vierge, Mère du Christ.Ce n’est pas ici le lien, je le répète, do le montrer accomplissant ces grands gestes religieux i et politiques qui tout de son pontificat une suite merveilleuse d'événements.Je laisse il d’autres le soin de faire valoir les antithèses historiques, la canonisation des martyis japonais, des touchantes manifestations du Denier de Saint Rier-/•u, les hardiesses triomphantes de l'Encyclique et du Syllabus, et du concours sans cesse croissant des fidèles au pied du trône pontifical.Pie IX, plein de force, d'énergie, de matnriié, doit surmonter de son vivant la tempête qui prépare ses derniers déchaînements.Il faut donc attendre, pour apprécier toute la valeur de ce grand pontificat, d'en avoir vu le couronnement et d'en pouvoir embrasser l'ensemble.Mais je puis dire, jiour m’en tenir aux aspects les moins élevés, que peu d'hommes possèdent au même degré le talent de bien dire, de raconter avec grâce dans la conversation particulière, et de s’élever avec éloquence dans les discours publics.C'est toujours sans effort et comme s’il jouait que Pie IX tranche les questions le6 plus ardues de la discipline ecclésiastique, de la science chrétienne et de la politique.A son insu, il excelle dans l'art oratoire, qui consiste à exalter tour à tour l'esprit do ceux qui l’écoutent par des considérations sublimes, et à les reposer par des imag s simples et touchantes.Il a eu dans su longue carrière sacerdotale et épiscopale beaucoup de frottements avec les hommes les plus divers ; sa mission en Amé- rique lui a valu des connaissances peu l’occasion de la vérification dos pouvoirs ordinaires parmi les membres du clergé ; i témoignent d’une telle mobilité dans la en sorte que, obligé, par suite de la gra- j composition des partis, qu’il est difficile v i té de son ministère, de porter le plus de prévoir encore si c’est à droite, à gau-sou veut seul et eu secret le fardeau des ' affaires de la chrétienté, il sait entretenir son entourage de sujets édifiants, variés, où étincellent toujours les mots d’esprit, 'es saillies délicates, les observations fines, unies à tout ce (pie donne une expérience consommée des choses et des hommes.Je puis dire encore (pie peu de Pontifes ont montré un détachement plus complet des choses du monde.Pie IX, habitué à suivre les impulsions de la charité, ne sait point résister au plaisir de donner.Il donne tout ce qu’il possède.Un évêque, s’il est pauvre, ne sort pas du Vatican sans emporter quelque riche présent.L’autre jour, c’étaient Monseigneur Manning, archevêque de Westminster, et Monseigneur Doschamps, évêque de Namur, auxquels il offrait des vases sacrés, et le lendemain, voyant arriver M.l’abbé Duniax, qui lui apportait un don de l’archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires, il n’en fat point surpris.Pie IX avait tout donné, ii fallait bien que la Providence lui envoyât le moyen de donner encore.Une autre fois, un prêtre, aujourd’hui assis sur le siège de saint François de Sales, Monseigneur Mermillod, se trouvant a 1 audience, demanda au Pape, compte environ une centaine de mem-une bénédiction spéciale pour la ville bres.” C’est possible ; mais il ajoute de Genève, où il devait se rendre le leu- qu’il reste 44 150 ou 200 autres députés, demain.Pie IX accorda cette bénédic-tien, puis il promeua quelques instants un regard inquiet autour de lui.—Àh ! s’écria-t-il, tenez, voilà une elle on au centre que se placera le noy .11 de la majorité future.La chambre se divise en trois fractions principales, savoir : 1° le groupe composé des membres réélus de l’ancienne majorité et qui compte Smr chefs principaux MM.Ricasoli, inghetti, Peruzzi, Visconti-Venosta ; 2° l’ancien tiers-parti, où figurent prin-cipaiement les deputes piemontais et qui se rallie autour de MM.Rattazzi, Lanza, Cordova ; 3° la gauche, accrue par les récentes élections et qui ne reconnaît guère de chefs, mais dont les organes les plus marquants sont MM.Mord i ni et Criepi.” Ce que le correspondant dit ici de Ja gaucho, est également vrai des doux autres fractions : 44 Elles ne reconnaissent guère de chefs.” Les partisans de M.Minghotti ne se croient pas obligée à l’obéissance envers M.Ricasoli, et réciproquement.M.Rattazzi n’est rien moins qu’assuré du concours des Piémon-tais daus toutes les circonstances ; l’espèce de coalition qui le portait à la présidence s’est partagée presque également au scrutin de ballottage entre ses deux compétiteurs.Le correspondant estime que les trois fractions principales s’équilibrent à peu près, c’est-à-dire que 44 chacune d’elles T ., - .dont l’accession à tel ou tel autre parti, si elle s’opérait résolument et en masse, constituerait cette majorité qui se cher-# che vainement elle-même.” Cent cin- statue de la Vierge devant laquelle quante, soit ; bien que la Chambre nu depuis bien des années je prie tous lee gu compose que de quatre cent quarante- mais deux cents, sdirs.Vous l’apporterez à mes enfants de Genève.C’était une belle œuvre de Teneraui.Pie IX ne s’est montré parcimonieux qu'enveis une famille ; la famille de6 Mastaï.Il n’a jamais accordé à ses parents d’emplois dans l’Etat, et, les ayant un jour réunis tous à Siuigaglia, au nombre d'une vingtaine, il a offert aux trois membres ; mais deux cents, non Or même, en s’adjoignant les cents quarante-trois députés incertains **t hésitants ou les cent cinquante du Moniteur, aucun des trois partis n’aurait la majorité, jjuis-qu'il se trouverait en présence de deux minorités disposant ; ensemble dotdeux cents voix.D’ailleurs l'expérience a prouve qu'il tout conflit qui pourrait fournir une occasion à quelque surprise parlementaire.” Cebi ne ressemble-t-il pas à peu près a line abdication t Eh ! mon Dieu ! l’abdication est forcée.Laissons un organe ministériel, VOpinione, en exposer la raison : 14 II y a dans la Chambre les éléments les plus disparates.D'anciens députés qui n’ont pas encore abandonné leurs prétentions, et qui ne songent qu’à montrer ce que peuvent les rancunes ; de nouveaux élus qui n’appartiennent encore à aucun parti, mais (pii, tiraillés à droite et à gauche, reçoivent de part et d’autre des avances, et ne savent lesquelles accepter ; tel est le véritable état de la Chambre.Quel est l’homme politique qui a la prétention de mettre tie l’ordre dans ce désordre, de se conduire assez habilement pour ne pas se heurter contre les préventions et les antipathies des divers partis, et de se soutenir avantageusement pour le pays au timon de l’Etat ?A notre avis, il n’y en a pas.Ce n’est ni Rattazzi, ni Ricasoli qui, isolément, pourraient réussir mieux que le général de La Marmora ; s’ils le faisaient, ce serait un miracle ’.Un miracle! Le général de La Marmora ne prétend pas plus a une telle puissance que MM.Ricasoli et Rattazzi.Ne pouvant rieu faire, il s’efface ; il attend ; quoi ?Peut-être que le gouvernement ait occasion de su révéler par un coup d’Etat.Cependant, il y a des ministres et pas de ministère, comme il y a des députés et pas de Chambre.hommes des montres, aux femmes des ne faut pas faire fond sur une •• accus-camées de peu de valeur.! «ion résolue et en masse’*, de quelque Le Saint-Siège, sous son règne, comme 1 côté qu’on l’attende : le centre gauche, s*ms les règnes de Grégoire, de Léon j comme nous l’avons dit déjà, a donné XII, de Pie \ H, et de Lie Y Ili, a fait i presque autant de voix à M.Mordini presqii' qu'à M.Mari dans le scrutin de ballottage pour la présidence ; le premier a réuni 132 suffrages et le second 141.Quand, le lendemain, la chambre a procédé à la nomination des vice-présidents, ce sont deux hommes de la gauche et un du centre gauche qui ont été élus ; MM.Crispi et Luca et M.Depretis.Pour la quatrième vice-présidence, M.Pisa-blie les détails suivants sur l'élection i nelli, un ancien ministre, est ballotté présidentielle à Florence qui a eu lieu j avec M.lîestelii du parti d’action, mercredi : j On a remarqué assurément que le cor- An premier tour de scrutin M.Mari respondant du Moniteur n’a pas même avait obtenu 112 voix, M.Mordiui 821 prononcé le nom du ministère dans sa voix et M.Rattazzi 79 voix.! statistique des fractions de la Chambre.Au deuxième, M.Mari a obtenu 116 C'est qti’çu effet il n’y a pas de parti du voix, M.Mordini 91 et M.Rattazzi 76 ministère.M.Mari n’est pas l'homme < » w expier aux familles pontificales les abus autrefois remarqués du népotisme.{Rosier de Marie.) Italie.Paris, 8 décembre.Les Moniteur, dans son bulletin, pu- Ëtal h- l*on tlflca u x.Nous lisons dans le Journal de lio?ne) sons la date du 4 : 44 Par l’effet de l’activité incessante avec laquelle les troupes pontificales poursuivent leurs tournées combinées a travers la province de Frosiuone, dans la soirée du 1er courant, quelque paysans ont arrêté, tout près de Repi, Antonio Caracci, qui poursuivi par les troupes, s’était jeté dans ces campagnes.Cette homme faisait partie de la bande du chef déjà arrêté, Gipvani Capri.Carracci était blessé ; il était porteur d’un fusil, d’un poignard, d'une grande quantité de munitions, et il a été livré par les paysans aux gendarmes i pontificaux en tournée.Il a été donné sur-le-champ aux paysans une récompense convenable." voix, L); , _ ri a obtenu 141 voix et M.AÏordini 132 voix.du gouvernement ; il tient obscurément Bans le scrutin de ballottage, M.Ma- sa place daus les rangs de la Consorteria y il a moins d’affinité avec le général La ’.MM.Minghetti et Marmora ou avec______ — Perruzzi.Le correspondant qui, il ne faut pas l’oublier, écrivait avant l’élection, dit eu effet que le cabiuet “ ne présentera point de candidat à la présidence, Angleterre.EXÉCUTIONS A LA JAMAÏQUE.A un meeting tenue à Brighton, préaide par le maire de la ville et auquel assistaient plusieurs membres du parlement, on a adopté la résolution suivante : 44 L’assemblée a accueilli avec chagrin et indignation le rapport présenté par le gouverneur Eyre sur les déplorables événemeuls dont lu Jamaïque vient d’etre ie théâtre.Sans perdre le respect dù à la loi et à la justice, on ne peut s’empèchor de regarder avec stupéfaction et horreur les executions qui ont été faites.44 II parait que, uoii-beulemeut la vengeance des autorités a frappé sans discernement dans les localités où les troubles ('\*st le correspondant florentin du Moniteur qui va nous édifier sur la situation du gouvernement et des partis de la chambre des députés.Sa lettre est datée du 3 ; elle est par conséquent antérieure à l’élection du président : 44 La majorité n'est pas encore constituée dans ^ ._ .le nouveau parlement italien, et les in- j que sa politique ou sa gestion ne sera lui adopté, a été violemment enlevé de cideuts successifs qui se produisent à > point formellement en cause, à éviter j son domicile, éloigné cependant du lieu se sont produits, mais, sons le nom et et il déclare d’avance, continue-t-il, qu'il j l’autorité do la Reine, un homme, liouo-n'ajoutera point de signification politique rable membre du la législature qui au choix qui sera fait pour ce poste ini- s’etait attire la haine du gouverneur par portant.De même il s’appliquera, tant sa résistance au système d'impôts par des désordres et spécialement except de l’état de siège, et a été transporté dans un district où l’état de siège était proclamé, a été jugé sommairement et ignominieusement exécuté.Une telle usurpation d’autorité, une telle violation de toute loi et de toute justice, a jeté sur la nation une tache honteuse ; il faut une enquête complète, détaillée, impartiale de tous les faits qui se rattachent à ces événements, afin de laver l’honneur britannique et de protéger les droits et privilèges des sujets de Sa Majesté.” La meeting a aussi adopté une autre résolution demandant le rappel du gouverneur Eyre et la punition sévère des auteurs du massacre.Une députation a été désignée pour aller présenter au comte Russell les résolutions du meeting.Société de couatr uctlon de navire*.Une assemblée des citoyens de Saint-Sauveur, dont le but était de prendre en considération le projet d’une semblable société, a eu lieu, jeudi soir, le 24 courant, à la salle du Conseil de cette loca-iité.# F.Bélanger, écuyer, maire, fut appelé au fauteuil, et L.M.Darveau, prié d’agir comme secrétaire.P.G.Huot, écuyer, M.P.P., développa, dans un magnifique discours, le plan de la société en question, et en démontra non-seulement les avantages, mais aussi l’indispensable nécessité.Dans ie cours de ses remarques, l'orateur parla aussi du chemin de Québec au lac Saint-Jean.Il informa l’assemblée que les deux promoteurs de cette entreprise si essentielle à Québec, MM.Picard et Ilallée, bien qu’entravés par des frelons qui étaient venus à la dernière heure, enlever le miel des abeilles, allaient, enfin, voir leurs généreux efforts couronnés de 6iicçès, vu que le gouvernement, par l’organe de l’hon.ministre de la colonisation, avait écrit au député de Québec-Est, qu’un township Ferhtud, allait être arpenté au printemps, et, qu’à partir de Tewksbury, toutes les terres appartenaient au gouvernement, ce qui mettrait fin à l’incertitude des colons.Abdou Côte, cuver, échevin, ayant été appelé à prendre la parole, 6e prononça en faveur d'une société de construction de navires telle que proposée.11 lit surtout ressortir dans des remarques très-sensées, que toutes les classes en retireraient un avantage indirect mais certain.Les résolutions sui vantes furent ensuite proposées et adoptees unanimement.Proposé par Narcicre Dion, écuyer, conseiller, secondé par Joseph Leclerc, écuyer : 44 Que cette assemblée approuve la fondation d’une société de construction de navires, et est convaincue que les résultats en seront avautageux à la population de Québec.” Proposé Dur M.Pierre Giroux, secondé par M.Jouas Gosselin : ik Qu’un comité soit formé pour s’a* bouclier avec celui qui a été nommé à 1 assemblée tenue à la Halle Jacques-Cartier, le 13 courant, et prendre une action commune afin d’organiser une pareille association, et que ce comité, qui aura le pouvoir d'adjoindre à son nombre, se compose des personnes suivantes : F.Bélanger, écuyer, maire ; Rév.Père Durocher, MM.Félix Bi-guouutte, Narcisse Dion, F.Kirouac, W.Roy, Pierre Giroux, Joseph Leclerc, Jcmllctûii îm (fiourricr bu €ûiiûïiû un 27 déokmukk 1865.SIEGE DE QUEBEC EN 1759.[Journal Précis, Je co qui s’est passé le plus intéressant en Canada, depuis :i nouvelle du la Üoltu de M.Canon, enu par M.Jean Claude Panot, ancien lotairo do Québec.] (*) 10 mai 1759—A sopt heures du soir, i bc répandit à Québec un bruit que il.le Buuirftinvillo ,irrivü : cclil üîi,u ,-J fi débarqua effectivement citez do Bienne, garde-magasin, envoya ¦hurdler M.l’Intendant chez M.1 eau, •fit une conférence avec lui et ne débita îucuiio nouvelle, sinon qu’on apprendrait le grands événements.M de Bougainville était embarque laits la frugal te La C/*eitu, capitaine Duclos, détachée de la Hotte de M.Canon, i deux cunts lieues de b tance.14 mai-—lai dite frégate mouilla en R 15__Arriva le sieur Dinel, second de (*) f/auteur de ce journal est le père do l’honorable J.A.P-net quidut Prudent le la Chambre d*Assemblée du bas-Canada.M.Canon, commandant la frégate Le MachauX) que je conduisis chez lu mu-nitioimaire.A son arrivée, il nous annonça PhoureuBe arrivée de la flotte de M.Canon, dont partie à l'ilo aux Cendres, partie au Pot à l’eau-de-vie, à l’exception de trois bâtiments dont ils étaient inquiets et qu’ils avaient vu donner dans le Golfe, qui étaient : le Duc de Dronsac, le Hameau et ia Nouvelle Rochelle.Vous ne pouvez douter de la joie que cotte nouvelle nous donna.20—Cette flotte arriva à bon port, à l’exception des trois ci-dessus.Cus navires au nombre de trois frégates et quinze marchands (navires marchands) ne mous ont apporté qu'environ neuf à dix mille quarts de farine, autant de lard, mais beaucoup de boissons et marchandises sèches pour lu munitionnaire ; lus pacotilles particulières lus plus fortes ont été celles de M.Meunier ut Lez, ut Martin, en vins et eau-de-vie.27—Arriva le Duc de Rronsac richement chargé ut dont on désespérait.29—Arriva Dufy Cltarost, commandant la frégate le Soleil Royal, do Bayonne, chargé en farine, pois, bled-d'inde et eau-de-vie.1er juin—Arriva 1 Atalantc, frégate armée à Rochefort avec la flûte Ià Marie et la frégate la Romone, de Brest, avec la Rie ; le tout chargé du munitions du guerre.Par toutes lus gazuttes ut lus dépositions des prisonniers faits du côté des pays d'un Haut, nous fûmes certains que nous Bi l ious attaques et que lu siego de Québec était décidé.6— Je parlai au capitaine de la flûte , la Marie, qui confirma notre idée, ayant rapporté qu’en passant au nord de ISt.Barnabe (île St.Barnabe) il avait vu sept gros vaisseaux mouillés, qui étaient vers le Sud, quoique le vent fut bon.On se flatta en vain que c’était la flotte venant des Iles ; nous ne sçûmu6 que troj) vite (pie c’était la première division des anglais qui était devant pour intercepter les secours de Québec.7— Nous eûmes avis par M.Aubert qu'il y avait sept vaisseaux anglais mouilles a St.Barnabe.8— M.de Lory, détaché pour aller à Kamouraska, nous annonça que les sait vages avaient assuré qu'il y avait plus de soixante voiles.A la fin de mai, M.de Montcalm arriva à Quebec ; son arrivée nous annonça la certitude d'un siège.M.le général (c’est sans doute le général de Lévis) ne tarda point à lu suivre.Depuis 1h lin de mai jusqu’à la lin du juin on a fait dus travaux considérables à Québec.On a garni toutes les batteries ; on en a établi une au Palais ; on a fait des retranchements considérables à Beau port, depuis le Saut Montmorency jusqu’au passage do la Petite Rivière, sur laquelle on a établi un pont de bateaux, et où sont campés cinq bataillons de troupes réglées, avec la Colonie et la Milice.Tous les navires, à l'exception dus frégates et flûtes du Roy, furent désarmes et destinés à faire des brûlots.La flotte de M.Canon montera et sera conduite à bon port à Sic.Anne de Bastis-cau, ainsi que le St.*Augustin de JJUboa} et YAtalantc, par M.Vogorties ; la flûte La Rie, par M.Saurait, et le Duc de Dr on sac ) auprès du Richelieu.On construit deux bateaux, armés de quatre canons de 24, appelés 44 tracas-siers ” , sept bateaux montés d’un canon de 24, et une batterie flottante de l'invention de M.Gayot, montée de douze pièces de canon dont quatre de 24, quatre de 18, et quatre de 12.Tous ces ouvrages, ainsi que les brûlots ut grande quantité do cajeux seront prêts avant que l’ennemi se soit trouvé devant la ville.Nous apprîmes que.les Anglais avaient fait leur descente à l’Isle aux Coudres, et s'y étaiout établis.9— Il s’est fait un détachement d’environ 60 sauvages Abéuakis, et do 60 Canadiens, commandés par M.de Niver-ville ; le sieur Desrivièrus, qui arrivait de France, fut avec lui en qualité de volontaire.Les sauvages s'amusèrent à l'isle d'Orléans à manger dus bœufs et dus moutons qu’on y avait laisses: l'Ile d'Orléans ayant été abandonnée avec une précipitation qui notait pas honneur à celui qui était chargé de ce faire.Il on fut de même de la côte du Sud depuis la Rivièru-du-Lonp jusqu’à la Pointe lêvy.Le sieur Desrivièrus, qui ne voulait point revenir sans rien faire, se détacha avec sept Canadiens du l’isle aux Coudres qui s’étaient refugir.- à Joarhnn et s’un fut dans l'ilu où il wj mil m» embuscade.10— Ils ont pris trois jeunes gens, | dont un petit tils du commandant de la flotte des sept gros vaisseaux, un garde-marine ut un attire officier passant à cheval par leur ambuscade pour aller placer lu pavillon anglais sur une émi nence, qui curent leurs chevaux tués sous eux et furent faits prisonniers.12—Ces trois jeunes gens furent amenés à Québec, dont, le petit fils du commandant ayant été tiré à part, su trouva parler hou français.Ils furent interroges et par leurs dépositions ils nous annoncèrent le siège de Québec ; qu'ils devaient avoir vingt-cinq vaisseaux de ligne, douze frégates et deux cents bâtiments de transport ; qu’ils devaient avoir vingt mil le hommes de descente: qu'on regardait comme sûre ia prise du Québec, pensant que toutes i.os réglées (troupes réglées) étaient à Carillon où elles seraient battues par tiois mille hommes qui devaient se joindre à la flotte ; et ils comptaient cette opération déjà faite.Ces jeunes gens furent traités honora- »i r?bleme.nt pendant sept à huit jours à Québec, ut ensuite on lus envoya avec distinction aux Trois-Rivières.Ils loué-, rent l'adresse des canadiens d’avoir tué leurs clic vaux sans leur avoir fait de mal.14—Nous apprîmes qu'ils (les.anglais) avaieut voulu descendre deux berges à la Baie St.Paul, qui avaient été repoussées par lus habitants.Depuis lu 14 jusqu’au 20 juin, il fut fait differents préparatifs pour recevoir les ennemis dont noua avions appris quo plus de soixante voiles avaient fait la traverse.21—Trois frégates parurent à la vue de Québec et mouillèrent à ia vue de l’anse du Fort et au Trou (Trou de St.Patrice, lie d’Orléans).24—Gros nord-est ; il s'est perdu un gros bâtiment sur ia batture proche l'Ause du Fort ; mais ils ont sauvé la cargaison.Sept autres petits bâtiments de transport échouèrent daus le Trou, dont la majeure partie perdue.Il est à observer que les officiers anglais ont mouillé leurs gros vaisseaux où nous avions coutume de iifbuiller des vaisseaux marchands ; étant tous mouillés au sud de la Pointe de Lévy vis-à-vis de l’église jusqu'à la batture de Beaumont.(yl continuer.) —La malheureuse affaire du Bonu, qui a coûté la vie au euisiuier Ott, du Strasbourg vient du se terminer devant le couseil de guerre.Celui-ci a condamné à neuf mois de forteresse lu comte d’Eulenbourg.{Gaz.tic Bonn.) ° —-Shibola Hieogumo Kami, le chef de la mission japonaise eu France, après avoir pris sus audiences de congé, vient de quitter Paris.Il su rend en Angleterre, où la mission doit passer quelques semaines, avant de retourner à Yokohama.—Les journaux russes citent une curieuse application de l’instruction obligatoire.Le tribunal de la commune de Yourieff gouvernement de Kostroma, a condamné aux verges un paysan qui avait refusé d’instruire sa femme. US rÔ’JVRIER DU ¦VA DA Joseph Giroux, père, Etienne Falardeau, Joachim Bedard, J.B.R.Dnfrome, Charles Jobin, Ed.Dolbec, Frs.Falar-deau, Marcel Grégoire, David Letourneau, Jacques Bonhomme, Jos.Dufresne, Léon Saucier, Pierre Boutin, F.Auger, P.E.Gingra?, Felix Fortin, Georges Paquet, Joseph Dion, Jos.Bigaouette, L.P.Falardeau, Fre.Marconx, Joseph Boutin, Olivier Plainondon, Frs.Girard, Joseph Giroux, tils, Jonas Gosselin, Pierre Picard, Louis Picard, C.Gré- • • • • • “ I' y » une bonne partie de la population prête à s’insurger contre cette exploitation pieuse ; mais qui lui donnera le signal ?les plus faibles et les plus lâches sont précisément ceux qui, sons le nom de libéraux, n’osent affirmer le libéralisme, et poursuivre l’œuvre du progrès.Ils craignent de se compromettre, passent leur vie à faire des réticences, et taisent par crainte tout ce que goire, N.Mingny, Jean Robitaille, Mar- le peuple doit savoir.Il y a un homme celin Feotcau, D.Rousseau, J.B.Ha- cependant qui a levé la tète, et qui, loin niel, L.Tardif, Germain Couette, Joseph d’être anéanti, s’est vu récompensé par Bélanger, Aug.Gagnon, Prosper Giroux, une immense popularité.Cet homme, Jean Laçasse et Jean Pepin.” c’est le rédacteur du Défricheur, un jour- Proposé par M.David Letourneau, nal modeste, mais plein d'utilité, qui se secondé par M.F.Girard : i publie dans les cantons nouvellement “ Que des remerciements sont dus et : ouverts dans l’Est.” offerts par cette assemblée à P.G.Il not, !.écuyer, pour les explications qu’il vient .de donner à cette assemblée, l'intérêt ; “ Le Pays, ce pauvre Pays, a voulu qu’il porte à Saint-Sauveur et le zèle aborder lesjquestions humanitaires, et qu'il déploie pour améliorer le sort des ; entre autres fa plus miTriorp.fi.” tes.certainement.Voici la morale de la preiriière : Il cm bon d’ôtre charitable : Mai* envers qui ?c’est là le point Quant aux ingrats, il n’eu est point Qui ne meure onfin misérable.Et voici lu conclusion de la seconde : Ceci s’adresse à vous, esprit du dernier ordre, Qui, n’étant bon u rien, cherchez surtout à mordre.Vous tous tourmentez vainement.Crovez-vous que vos dt-ntsimpriment leurs outrages Sur tant de beaux ouvrages ?Ils sont pour vous d’airain, d’acier, de diamant.Le Pays et le Défricheur «ont instamment priés de dire ce qu'ils pensent des appréciations de M.Buies, s’ils endossent ses opinions et s’ils acceptent ses I compliments.classes ouvrières.L’assemblée fut ensuite ajournée.F.Bélanger, Président.L.M.Darveau, Secrétaire.inoffensive de toutes, certainement, la peine de mort ; il : s’est fait prodiguer les appellations d’im-j pie, d'infâme révolutionnaire, de dénia-| inogue furieux, que sais-ie, enfin ?On ’ lui a cité des volumes de théologie.Mon Dieu ! et pas une pauvre petite ligne de bon sens n’a pu trouver sa place dans tout cela 1 ! !” i A \ \ 1) A .UCKUKC.27 DÉCEMBRE 1 -•>">.On ne conuait encore rien de positif sur lo6 causes qui ont amené la résignation de M.Brown.On ignore encore quel sera le successeur du résignataire.On parle de M.McMaster, membre du conseil Législatif et de M.Bell, député de Russell.La résignation de M.Brown a été acceptée par l'Administrateur de la Province.MM.Galt et Howland doivent repar- ., .„ , tir ces jours-ci pour Washington ; le but Ainsi, c est bien entendu ; si le Pay* et , ^ , .- ** de ce nouveau voyage et de reprendre, l7n rouge qui *e i > r ce du froc, la cagoterie, le jésuitisme" le mettent hors de lui.M.Baies avait cru trouver dans le Pays une tribune libre, indépendante du haut de laquelle i! put foudroyer à son aise ces vieilleries qu’on appelle le respect aux autorités ecclésiastiques, le respect aux principes de saine morale, le respect à l'autorité constituée, et chanter franchement ponille à tout ce que nous chérissons, nous cana-diens-irançais et catholiques, chine l'ordre religieux, moral et social.M.Buies comptait sans les exigences du moment.On trouva le jeune réformateur trop ardent et surtout trop franc ; on voulut lui rogner les griffes et l'obliger à ménager, dans l’intérêt de la lis*o d'abonnés, les sentiments catholiques de la population canadienne-française ; «»n essaya à lui démontrer qu’il n’était pas encore temps d’exposer ouvertement h> véritables tendances du parti.Rein** j inutile.M.Buies ne voulut } l’humilité des élèves, fut déclaré un Indépendant, un sujet dangereux, dont on ne ferait jamais rien de bon, une tête sans jugement.Il en est ainsi dans le monde.” Et après avoir vomi deux ou trois autres calomnies contre le clergé canadien, les jésuites et nos maisons d’éducation, i! ajoute en forme de conclusion : “ J'ai le courage de mettre do pareilles énormités dans votre journal ; il faut des exemples de ce que je vous dis ; il taut que les hommes sensés ne comptent pas trop sur eux-mêmes, et sachent qu’il y a encore sur ce globe des points ou la théorie de Copernic sur la rotation de ir.terre ne signifie absolument rien.Et pourtant, c'est un beau pays que le Canada ! et le soleil y éclairerait de raagni- il _ _ _ a • i • » • ., ° • Il y a quelques jours, nous accusions réception d'une petite feuille périodique publiée récemment à Montréal sous le titre de : “ Les veillées du />ert Bon-sens ”, et nous nous contentions de signaler, en passant, son début suspect.Mai-gré les précautions oratoires de l’écrivain anonyme qui fait les frais de la nouvelle publication, quelque chose nous disait qu’il devait appartenir à l'école ino-bocrate.La lecture du «ecud numéro qui vient de paraître est venu nous confirmer dans nos prévisions.Les Veillées ne sont, ni plus ni moins, qu’une succursale du Pays, et ont tout ce qu’il faut de mauvaises intentions et de pernicieux principes pour faire un porte-ordures accompli de mauvaises doctrines.Comme le Pays, les Veillées sont d’opinion que la peine capitale est une monstruosité qu'on devrait rayer de tous leg codes criminels et que l’instinct de meurtri*, est une maladie qu’on guérit avec des fleurs et de la musique.Comme le Pays, les Veillées croient que c'est avec le commerce, les balots de coton et les moulins qu’on civilise un peuple.Voici les paroles que l’écrivain anonyme de6 Veillées met dans la bouche tiques espaces ! mais Ie6 jésuites ont mis du personnage qui joue dans ses dialo-un voile sur le soleil : leur robe est en-1 core pins épaise que sa lumière n’est h rrîentu • • • • % • • • •••• • ••••••» •••• •••• • • • • dre parler de compromis sur le chapitre de scs convictions et de ses opinion?, et il alla se réfugier dans les colonnes libres et indépendantes du Message» amèneo-francoca in.Là il respire, là il insulte a son ai-»* h* clergé et nos maisons d’éducation, et du haut de son t rôtit* de correspondant H jeté un regard de commisération sur le Pays et les autres feuillet» libérât!- - qui n’ont pas le courage de se proclamer franchement anti-catholiques, franchement révolutionnaires, franchement an-nexionnistee.M.Buies commence sa dernière correspondance par expliquer que si les journaux démocrate?n’oBen* pas afficher ouvertement leurs opinions politiques et religieuses, c'est pareequ'ils ont peur de voir se tourner contre eux tout ce qu’il y a d’honnête?gens.“ Quel est le journaliste qui puisse exprimer sa pensée à lui, qui n'ucrivu j)fl6 60UB l’empire de la contrainte à laquelle est assujettie chez nous toute oeuvre intellectuelle, et qui aborde une question politique sans y trouver le prétexte de basses injures contr j les adversaires de 6on parti i Et personne ici pour flétrir devant le ' 1 f " ! public ces affronts de toutes sortes faits •as eut* n- ( a |H t de livrer sa jeunesse à l’aveugles, à Dans un pays où la cagoterie et le jésuitisme sont la règle de ceux qui gouvernent, comment voulez-vous qu’il y ait un niveau d’opinion assez élevé pour don ner aux crime la flétrissure, et à la vertu le privilège de n’être pas entraînée dans la boue î n i asservissante autorité des ordres religieux ! Que vous ayez ce courage, à quoi vous servira-t-il ?qui vous écoutera ( vos ennemis vous déchireront sans que vous puissiez répondre, parce que vos ennemis ont peur de vous, parce que tous les journaux vous sont fermés, parce qu’il n'est pas un libraire qui osât vendre un livre où l’on dévoile les honteuses intrigues du jésuitisme.” Voilà, lecteurs, ce que c'est qu’un rouge qui t»e démasque, et tel est le langage que tiendrait tons nos mobocrates s'ils n’avaient pas peur de l'opinion publique.Ab uno discr omnes.Nous ne défendrons pas notre clergé et nos ordres religieux îles indignes calomnie* do M.Buies ; ils n’ont pas besoin d’être défeudiib.Nous nous contenterons do faire remarquer que le peu d’éducation que possède M.Buies il l'a puisé dans ces maisons d’éducation qu’il vilipende aujourd’hui.Dans le monde ino-bocrate on appelle ce que fait actuellement M.Buios do Vindépendance / le6 honnêtes geii6 appelleront cela une infâme ingratitude.Ou dirait que LafontsTno a écrit tout exprès pour M.Buies deux de ses plus belles fables : la fable du “ Villageois et du serpent, ” et la fable du il Serpent et de la lime.” Dans ces deux fables M.Buies jouerait à merveille le rôle du serpent.c O jues le rôle de Mentor *• (les italiques sont de noue) " “ Il J en a qui disent que le monde devient plus méchant de jour en jour; mais ceux-là n’ont pas examiné comme il faut le6 choses.La lumière, le travail, la liberté, Y aisance rendent les hommes meilleurs.Je vous le prouverai quelque jour." Oo voit que c’est, presque inot pour mot, le système civilisateur et moralisateur du l ays ; le Pays civilise par les scienceset l’industrie ; les Veillées moralisent par la liberté et l’aisance, et tiennent pour arriérés ceux qui croient encore à l’influence régénératrice et moralisatrice de la religion.Quelques uns de nos confrères de Montréal parlent souvent avec emphase des progrès intellectuels et industriels de la métropole commerciale du Canada, de l'esprit d’entreprise de sa population et i 1b regardent d’un air de pitié ce pauvre Québec, qui n avance à rien, ou qui marche sans faire de tapage.L’occasion serait bonne aujourd'hui de venger la vieille capitale de ces petits coups d’épingle.Nous pourrions dire, par exemple, que si Québec n’est pas, commercialement parlant, aussi avancé que Montréal, son atmosphère intellectuel est, par contre, très pure et, à preuve, c’est que, depuis nombre d’années, les jour-naux-escarbots du genre du Pays et des Veillée* n’y peuvent plus vivre, et que l’Instit ut des potirons n’u pu y établir une succursale.Les journaux de Montréal noue apprennent que M.Gladu, qui depuis deux ou trois ans rédigeait avec tant d’habi- leté le Courrier de St.Hyacinthe, vient de luisscr la vie agitée du journalisme pour entrer chez les RR.RP.Oblate, Le journalisme canadien perd en M.Gladu un écrivain estimable et estimé, et une plume profondément catholique.Noire feuilleton.Nous commençons à publier aujourd'hui, au rez-de-chaussée de mitre feuille, un intéressant journal inédi» du siège de Québec par les Anglais, en 1759.Ce document historique fait partie de la riche collection de manuscrits que possède la u Société littéraire et historique de Québec.” Nos lecteurs parcourront sans doute avec plaisir cette page d'un des plus émouvants épisodes do notre histoire.Par malheur, ce récit est tronquée : le journal de M.Panet se termine le 7 septembre, c'est-à-dire, six jours a y un f la première bataille des j:l ines d Abraham.Tel qu’il est, cependant, ce document mérite d'être publié et d'être lu.Les mots entre parenthèse, dans le corps du récit, sont de nous.Non l'eau journal.Le premier numéro du Canada, fondé :i Outaouais par M.N.Duvernay, est pai u jeudi.\ oici le résumé de sa profession do foi : Tra\ailler a la dilîushui «les saines loctrines religieuses, politiques et littéraires ; avec soin et régularité, tenir le lecteur, même celui des parties ies plus éloignées du Bas-Banada, au courant de tout ce qui se fait au siège du gouvernement ; et enfin donner tin organe français au Canada Central, dont les intérêts ont «dé jusqu'ici trop négligés, et qui est i ( ste Iui-mème jusqu a un certain point inconnu au re*te du pays.¦’ Le format du C5.DURANT le mois de D6 embre, les Malles poulie Royaume-Uni, par 1*- ligne canidienne, vis à-vis Portland, seront fermées à ce bureau tous les Vendredis, à 5.00 P.M.Un sac supplémentaire à 7:30 P.M.PAH LA LIONS CUNAHU VIA NBW-TOBK : Les 8araeuis du 9 et du 23 décembre à 5:00h.P.M.Et par la voie dt Boston, avec les malles d’Halifax, de Terreneuve et de la Bennude les lundis du 4 et du 18 décembre à 5:00h.P.M.^Toutes les lettres mises à 1a poste pour les Sacs Supplémentaires doivent être payées d'avance par estampiles.Toutes les lettres enregistrées doivent être présentées à la poste quinte minutes avant les heures âxoes pour la fermeture des Malles.J.SEWELL, Maître de Poste.Québec, le 4 décembre 1865—1 435 COMPAGNIK DBS Départe u xvr des Finances, Douanes, Üutaouais, 23 décembre lb65.ILS conformité à l’ordre ci-dessus, avis est par le présent donné que l’escompte autorisé est déclaré être ce jour, 31 p.100, lequel percentage de déduction devra être continué jusqu’au prochain avis hebdomadaire, et s’appliquer à tous les achats faits aux Etats-Unis pendant cette semaine.R.S.M.BOUCUKTTE.27 décembre 1865—1451.A.f AISON à vendre ou à louer dans le JL c«»mté de Rimouski, à SAINTE 3Wi b L.A v iE, située dans le village, prés ue l’Eglise, ayant nue très belle vue et étant très propre.* ^’adresser au propriétaire, DOMINIQUE VERRA U LT, JSte.Félicité en bas de Matane.Québec, 22 décembre 1865.—14449 6f.Avis public.LE soussigné donne avis public que ln Société établie sous les nom et raison de J.N.DUqUET A Oit*., Propriétaire et Editeurs du papier-nouvelles Le Canadien, u’étaut POINT DISSOUTE,—comme l’annonce M.h.Evanturel dans le Courrier du Canada—tn conséquence toutes les affaires, transaction et paiements de tout compte concernant la dite mm io:e continueront à se faire comme ci-devant.J.N.DUqIIET, Co-Propriétaire du Can ad ira.Québtt, iO^déc.1865.—1448 3f.LO LJJiLR POSSESSION DONNÉE AU 1er MAI PROCHAIN.M: A M AISON appartenante à l’honorable ±j juge Gauthier, résidant à St.Thomas, village île Munlumgny, située en la haute ville de'Québec, rue Sie Famille N ° 6.Cette maison est occupée par Jacques Crémazie, écuier, Kecorder do la cite de Québec depuis le 1er Mai 1861, et est chauffée par deux poêles russes, un sur le front, et un sur la profondeur de la dite maison ; lesquels passent daus les trois étages et se terminent daus les mansardes.11 y a aussi un grand poôle de cuisine en fonte entourée de tuiles, dont on peut ne chauffer que la moitié à volonté au moyeu de clefs.Le poêle a ôto construit pour la maison, par sieur Charles Mcderschein à la demande du propriétaire qui a payé £17-10-0.—Les poêles russes ont coûté $300.11 y a aussi étable et haugard à 3 étages avec remise et passage de voiture par derrière par la rue £>t.François.S’adresser au propriétaire, ou sur les lieux ou au soussigné.* J.B C.HEBERT, N.P.Québec, l 1 décembre 1865—1440.AVIS est donné que Dame Delphine Véziua, de Québec, a aujourd’hui porté une action en separation de Biens contre son mari David Moisan, TUisi de Québec, marchand de bois.Québec, 13 décembre 1865.C.A.MORISSET, 15 dec.1445.Prc.de la Demanderesse.Brasserie St.Charles.LES soussignés août prêts à receveur des «»rdre?pour U BIÈRE DOUCE, la BIERE AMERE, le PORTER et la BIÈRE en BOUTEILLE, le et après le 20 du courant.TOURANGEAU, LLOYD et Ci».Un livre d’“ Ordres” est déposé au bureau de John Lemesurier, écuier, rue St.Pierre, Basse-Ville.Québec, li décembre 1865—1841, 9ft \ apeurs Océaniques de Montréal.HIVKR 1805-6(3.Passairers inscrits pour Londonderry, ou Liverpool.De* billeti de retour eonl accordés à du taux réduit .A ligue de cette Compagnie steamers de première dusse PERUVIAN ACADIAN.MORAVIAN HIBERNIAN, NO Va .SCOTIAN, BELGIAN NORTH AMERICAN 1784 ton -DAMASCUS, 13U0 ton - 2600 ton -2650 tou -2650 tou -2434 ton -2300 ton -2290 ton - est composée des suivants : - Capt Ballantme - “ Building.- 41 Aiton.DuUr-Wyiie.14 Brown." Kerr.44 Watts.u ti • a 'Transportant Us MalUs du Canada et des Etats- Unis.L’uu deo vapeurs ci-dessou?désignés ou un au|*e laissera LIVERPOOL, tous les JEUDIS, pour Portland, et,partira de ce dernier port tous les SAMEDIS, arrêtant à Loch Foyle pour recevoir à son bord et débarquer les passagers allant à Londonderry ou en revenant.Voici Ica dates de départ :— DE PORTLAND.Moravian.Samedi, 2 déceai.North American.“ 9 m Nota Scotian • •••••!•• •••••« ••••••••• ^ 16 it Hibernian • ••••••••••••••••••••••«••• » 23 « Damascus.«* 30 « 1 ercvian.** 6 janvier.Et tous les samedis suivants.FK1X DK LA TRAVERSÉE DE QUÉBEC v A Londonderry ou Liverpool.Oli AMBRE, $72.oO, $ 16.5C ou $80.50 selon le#IQ-commodements.* D’ENTREPONT, $31.Ou ne peut retenir de chambres si on ne pale J'avance.r Un chirurgien expérimenté se trouve sur chaqu# Mipeur.^ Pour de plus amples informations s'adresser 4 ALLANS, RA£ «t OIE, Agents- Quebec, le 25 nov.Ibtû.—1248 **• LE (JOt) HR'I Eli 111 I CAIN A OA.UKA1NKS KT F I,ANTS.MAISON JACQUES-CARTIER.Les soussignés avant décidé de clinnger, au le, MARS PROCHAIN, LEUR SYSTEME DE COMMERCE, vendront à des sacrifices, nui leur permettront, d'ici iijeetto date d’écouler tout leur assortiment considerable * et varié de MARCHANDISES SECHES, que les acheteurs ont déjà eu l’avautage d'apprécier.VENEZ ET VOYER! 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