Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 8 août 1866, mercredi 8 août 1866
[Oèinfc a nuée QUEBEC, MERCREDI '8 AOUT 1866 •i * Ai II Numéro 79 v__ JOURNAL DES INTERETS CANADIENS i f JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.j tu.» » .» liai A» ' .J À*, (Oorresi IlOllW- (iiiidaiicc do 1 Union.) Uoinc, 19 juillet 1SGG.«u a causée, clïez les ùni- 1'-|r!',tu ' i,i cession faite par l’Au- ‘‘'f‘le lu Vénétie é lu France, est loin -riclnt oe 11(J ,,existent toujours a P^Ær cette cession eouimo un ou-r:,ildli « ourt (le l’Autriche, un împar-tr-.ge Je •» Pjquo égards de la part de fc>nuab!le i ^umjH,ttion intolérable ,,r|le royaume italien.I .i ônt-ilB salue avec *^"¦'S.Ja^ri'déclam.t-ils bien haut ^ aurait’ une honte ineffaçable u II J .Vénétie dos maint* de lu rran* cev'»-'1; * rti.urbiiivre la guerre con- joio l’entrée ms lus provin- v7,.,,’il faut poursuivre .» guc * ’Autriche, à outrance, dut-on sox’ll, à trouver ou face le drape 'et avoir à le combattre.Si- tju u» .peau Iran- r;: T„“iuiiens étaient plus forts et plus ‘ bout, croyez bien olides ne le P?^“avJc ‘lu France ; ear la es, „„ Français ont été insultes dans •(juibrie et les Marches ; aussi, est-il a rc coiiuiiiscanee que plusieurs person-auprès avoir pris, en lieux bien nilor-v.des renseignements précis, oui cru evoir renoncer à faire le voyage de Dictte.le* négociations entre le gouvernement de Sapoléou 111 et celui de Flo-wcese poursuivent toujours sans ameer Je résultat satielaioant.L opinion ibliquu est contre I acceptation de la cm lie des mains de la France, et combla violation de ce territoire par les •ijutà italiens a eu lieu impunément, le araire pretend que le gouvernement aurais a eu peur et a dû reculer dans j,rétentions devant la fermeté du iouvcniemeut italien.• Les gens mieux informés assurent, au lout r aire, que le passage du Pô par lus pouuua de Cialdini s’est fait d’un corn-au accord avec la France.Il a etc, tou, convenu do donner une certaine tisfaction à f opinion publique en Laïque les Autrichiens garderaient, jus-juu nouvel ordre, le quadrilatère, Veni-et quelques autres points stratégiques, que les italiens occuperaient les villes les places abandonnées par les troupes (impériales de l’Autriche.Ce qui viendrait donner une certaine infirmation à ces dires, c'est la marche 8e l’armée italienne qui procède, dans du invasion de la Venétie, avec une îiteur et une prudence assez extraordi-aircs puur une armée qui brûle du vouer une défaite, qui ne rencontre aucun bstacle et qui n u qu’à poursuivre un mini qui se retire.Il est bien difficile, au reste, de voir lair dans les événements actuels et ncore moins dans ceux que l'avenir ous prépare au milieu des complications e toute nature, qui mettent en question existence d’un grand nombre de petits en Europe.L autorité française, de concert avec gouvernement pontifical, a pris des ccures afin que, sous l’empire du l’agi-jfcton naturelle des esprits, l’ordre ne puisse être troublé.Lu système des pu-rouiliiig a uté remis en pratique.Ce© precautions, que l’on ne saurait trop Mer, seront d’autant plus inutiles, espè- Km, que le comité romain recomman-e, d miu manière toute spéciale, la pru-llicc) K de s abstenir de toute espèce e démonstration.Les événements ser-eilb il faut l’avouer, assez bien les uni-rlrü6Jbah8 qu ils aillent gâter leur cause H trop d empressement.Iac diets sentent parfaitement qu’après ^Lcaion inespérée de lu Vénétie, Rome ^ saurait échapper longtemps encore à u*niexiun et vivre d’une existence propre 11 présence de toutes les convoitises de Révolution.L'iir arriver sûrement à.ce but, et fequceans coup férir, il faut, suivant ‘ î aire en sorte que la fameuse cou-15 Septembre s’exécute et ebDlroul,ClJ françaises quittent lus B Komains.Ou fait accompli, ils * lt5t‘nl-ns, sûrs de leur coup, et de dieu ^UIU° ^üur capfiltle au royaume 1111 délires se flattout, assurément, .(joul) uane leurs espérances comme J'** projets; néanmoins, il faut pl ,'.OUürquo l’abandon de la Vénétie r V° TpKruvo singulièrement lu posi-j ct qoo les catholiques 1 redoubler do vigilanço, do cou- assister au chajiitro général qui se tiendra à la grande Trappe dans quelques semaines.C’est par erreur qu’on a annoncé que le nouveau tarif des lettres pour la France venait d’etre mis à exécution.Le nouvel édit du cardinal d’Etat, qui régie comment la nouvelle monnaie scia acceptée par la direction des postes, lait au contraire craindre beaucoup que quelques mois s’écoulent encore avant que ron mette en pratique un tarit depuis si longtemps désire et si nécessaire aux relations entre lc6 deux pays.l,o combat naval de L.i*isa.(de V Union du 25 juillet.) Le combat naval de Lissa a été glorieux pour l’Autriche, et l Italie a 6ubi une nouvelle défaite que chez elle on transforme eu victoire.Cela nous rap- qiieiquc distance du Lissa, dont les canons avaient désemparé la veille une frégate italienne cuirassée.TV % t A la vue de lYscadro, la canonnade du terre ci du mer devint épouvantable.Quatre navires cuirabsu© italiens, deux frégates et deux corvette© ©u lancèrent à toute vapeur contre le trois-ponts autrichien.Le combat ©'engagea furieux ; ic trois-ponts, entouré de fumée, semblait être comme un monstrueux animal aux prises avec une meute.Ses canonniers, presque tous Dalmates, et qui ne voyaient pas le feu pour la première fois, répondirent aux quadruples bordées de leurs adversaires par un feu moins rapide, mai© beaucoup mieux pointé.L’amiral, voyant le pur il de eu navire, et voulant lui porter secours, se jeta, forçant vapeur et tète baissée, contre une des mandes frelates italiennes.I/arml.stlce.(de 1’ Union du 24 juillet.) L’Autriche vient d’accepter les préliminaires de la paix, préliminaires dont le Moniteur persiste à ne nous rien révéler.Et en attendant, le dernier jour qui a précédé l’armistice s’est marqué, pour l’Autriche, par un brillant succès dans l’Adriatique.Ainsi (pie le dit notre feuille othcielle, laquelle a eu le don de voir clair au milieu des fanfaronnades de faillirai Persane, ” la ilôt tu italienne, à la suite de l’échec qu’elle a subi devant Lissa, s’est vue forcée de faire voile vers Ancône.” D’autres dépêches annoncent que les fugitifs sont poursuivis ; et ce n est pus un des épisode© les moins intéressants de la lutte, (pie de voir le même amiral qui bombardait en 1860 la ville si admirablcuii-nt défendue par notre Lamoricière, contraint d’y chercher un refuge après sa défaite.Que les marins piémontais se soient bravement comportés, (pie fcqniqage de la canonnière Palcztro ait sauté en criant u vive le roi ! ” il y a là la preuve d’une bravoure dont nous n’avons jamais douté et à laquelle nous reudons un sincère hommage.La victoire de l’Autriche n’en tire qu'un plus incontestable honneur.On sait à quel degré les amis du “ Royaume dTtafio ” comptaient sur ses navires ; ils en étaient fiers jusqu’à l’injustice, puisqu’ils n’hésitaient point, après leur avoir prédit des triomphes sans pareils, à leur reprocher amèrement leur lenteur et leur inaction.Aujourd’hui il est établi que, sur mer comme sur terre, les armes de f Autriche ont la supériorité sur celles du Piémont.(Je fait est d’une liante importance, ct il ne saurait manquer de réagir fortement sur les résolutions qui présideront au règlement lies conditions do la paix à l’égard (lu la Péninsule.En ett’et, bien que l'Italie n'apparaisse à cet tu heure qu'au second plan dans le© sollicitudes de la diplomatie, clic doit *4 La frégate, déjà endommagée à sa ligne de flottaison, creva un peu audes-pdie le Te JJeutn qu'en 1812 Ivtituso’iT I sous du bordago ; ou entendit un grand lit chanter pour célébrer le gain de la cri, une grande clameur ; un gouüreénor-bataille de la Moskoxva qu’il avait per- me sembla se creuser entre les vagues, (jue# puis des ronds incommensurables se suc- Les détails commencent à arriver.La codèrent sur la surface redevenue pla-Gazctte tic Vienne publie la dépêche sui- ne.La 1 régate était engloutie.Un opi- occuper et elle occupe le premier rang vante du contre-amiral Tegethoif à l'aide I code glorieux signala son ensevelisse- dans les anxiétés de l’opinion.ment.Un demi-bataillon du bersagliers, qui se trouvait à bord, eu sentant le navire s’enfoncer, grimpèrent aux hunier©, s’accrochèrent aux cordages, et épaulant luurs carabines comme ils l’eussent fait sur un champ du manœuvres, envoyèrent une dernière pluie de balles sur le pont de Y Archiduc Maximilien.“ Cet adieu suprême au champ de bataille produisit de terribles effets : 20 morts et 60 blesses tombèrent autour de l'amiral, qui sembla être invulnérable.A peine ce résultat était-il atteint et la mer se remettait-elle a clapoter tranquillement au dessus d'un millier de cadavres, qu’une explosion épouvantable, -— — — — o - le camp général de l’empereur François-Joseph : u Spolato, 25 juillet, 10 h.soir.44 Environ 20 hommes de l’équipage du Pc tPItalia su sont 6auvés, eu nageant, vers la côte de file du Lissa.D après leur dire, l’amiral Persano n’avait quitte qu’une Inure avant la catastrophe le lie a Italia pour se rendre à bord de YA/-fondature.Depuis ce matin, l'ennemi n’est plus en vue de la hauteur de lium.Le vaisseau de ligne f Kmper eur s'est conduit d’une manière très brillante.’ Du son côté, le Kreidenblalt a reçu, par le télégraphe, les détails suivant© : 44 A peine le contre-amiral Tegetholl’ inouïe, se fit entendre.Une pluie de se fut-il trouvé en vue de la llotte ita-lionne, qu’il lança à pleine voilure la frégate cuirassée Archidnc-ALaxividicn, qu’il montait sur la grande frégate cuirassée italienne, et la coula a fond.Les bersaglieri qui, au moment oii le navire ________________ ______ _________ ___ s’etitonçait, sciaient réfugiés dans les 1 cju trois-ponts, avait déterminé cordages, tirèrent sur 1 Arch nine-ALa^i-1 plosion d’une seconde frégate it milien ut lui tuèrent ou blessèrent quelques hommes ; mais en moins de six secondes le navire italien avait complètement disparu.44 Dans f intervalle, le colonel baron de Fœk, commandant du vaisseau de ligne en bois YKmj)ereur> dont l’équipage se composait de 3‘JO jeunes matelots, tut attaque par quatre navires cuirasses, I """^ûte Faiccdote" (luise choquèrent contre ce vaisseau: ** ,, , .mais les bordées de l'Empereur turent ‘ 11 Jf « uU ^ *u8> dlt ce jour-si vigoureuses, qu’uu des quatre navires lud> trulf.escadres, lraujai.se, autriclneu-cuirusses sauta.Alors toute la tlottillu et italienne, se trouvaient reunies dans italienne battit eu retraite et quitta le lu6 uttl*x du Levant.Les amiraux ie-port do Lissa.La conduite de nos équi- U^ctoli et 1 ersauo commandaient pour pages, la plupart composés de jeuuos M Autriche et 1 Italie.Lu delioi» des gens, a été très distinguée.On regrette I rapports othciels de service, les othciers surtout la mort du capitaine de vaisseau fer et du bois à laquelle se mêlaient dus membres humains tomba sur les escadres et une immense trombe d’eau entoura le vaisseau i ' Kmpt re u r.“ L’amiral autrichien apprit qu’un boulet creux, lance par une des pièce- _ ‘ ‘ l’ex- plosion a une seconue iregaio italienne.(J'utaient donc deux navires perdus, deux équipages détruits, sans compter certainement d’autres avaries graves."— A.Le fauve.Ainsi, ce n’est pas YKmpcreur qui a sauté, e’e©t une frégate italienne.A propos de la défaite de la Hotte italienne par l’escadre autrichienne, YKpo• generaux su Erick de Klin.44 Suivant la Gazette de Trieste, on a pu voir de Lésina, qu’après le combat cinq navires italiens ont dû être remorqués.” Ainsi, d’après la Gazette de Vienno, le désastre du vaisseau le lie d'Italia a été complet, puisque les seuls hommes qui ont pu s’échapper, ont gagné file do Lissa, et ont été pris.reu cou traient a bord du vaisseau amiral français, où le commandant de noire escadre leur offrait une hospitalité pleine do courtoisie et que AL.de Persano ne reconnaissait pas toujours, car, à plusieurs reprises, ce qui était d'un goût détestable, il plaisanta les forces maritimes do l’Autriche.44 La discussion prit même une fois un tour si violent qu'il fallut absolument que l’amiral français intervint, et, sa mé- La Provincia de Turin confirme que I diaiion acceptée, ou se réconcilia.Il l’amiral Persano avait quitté le lie d'l- \ uutendu que cette heureuse solution talici pour 44 s’élancer, dit-elle, sur YAf- donnée au différend serait célébrée par un fond a tore, contre l’escadre ennemie ; ” banquet a bord du vaisseau amiral tran-c’est donc grâce à ce mouvement qu’il Mais ies italiens ont la vanité près n’a pas sauté.La Provincia ne donne ^ bonnet, et Ai.Persano, au dessert, au lie d'Italia que cinq cents hommes rcnouvella ses taquineries, d'équipage.Ce n’est pas feÜ'ectif d’un 44 M.ToghetolT, qui est assez rude vaisseau de ligne.officier quoique homme du monde, mit Elle avoue que quelques hommes pu- fiu à la discussion en disant à M.Per-rent se sauver, ma»8 elle prétend qu’un sano : petit nombre fut recueilli par le Princi- u—C’est une question qui se videra un pc Umberto.Ce n’est pas la version au- jour ou l'autre.trichienno.Mais en tout cas, on voit 44 —Dans l'Adriatique, lit vivement que c’est le bâtiment qui portait le nom M.Persano.du fils qui aurait recueilli quelques uau- 44—J’irai vous offri lragés du vaisseau portant le nom du pè- juger en dernier res lragi re.pô-1 juger TeghotolT.•ir l’occasion de la ressort, répliqua M.La Provmeia veut qu’un vaisseau au- j?u.° ^,a fuserai pas ! répou- trichiun, le Kaiser, ait été coulé bas, ain- iü nnirin italien.” # .si que trois canonnières autrichiennes, La rencontre convenue vient d avoir et que les autres navires se soient retirés “,cu et { on 6ai*.I amiral Persano très avariés.Nou6 reconnaissons bien | ü a PaB H se féliciter de ©on résultat, la hâblerie italienne.Notre correspondant de' Vionno iiôus parle biou d'un va- Rien de plus naturel.La 44 question allemande ” a sans doute une portée considérable.Elle l'a, si nous osons le dire, plus encore au point de vue de l’équilibre européen et du fiutérèt français qu’au point de vue dus belligérants.Entre l’Autriche et la Prusse, c’est l'explosion d'une vieille rivalité ; entre les membres du la Confédération, désormais si compromise, c’est, qu’un nous passe le mot, une querelle de ménage.»8i la Révolution, ce fléau cosmopolite, n’J^mèlait pas son venin, 44 l’hégémonie ’’ pourrait su disputer entre les doux prétendants sans un dommage ni un danger immédiats pour les voisins.Autant même qu’on en saurait juger par les demi-confidences des journaux serviteurs, la dissolution do f ancienne ligne fédérale, la prépondérance assurée à la Prusse sur f Allemagne du Nord, la possibilité pour l’Autriche d'exercer une suprématie efficace sur f Allemagne du Midi, conditions principales, dit-on, du projet de pacification, ouvrent, à des discussions plus ou moins amiables, un terrain sur lequel le© rivaux peuvent se disputer, sauf, bien entendu, aux puissances neutres à donner leur avis dans un congrès ct à servir de modératrices.Pour nous, ce qui nous importe particulièrement comme Français et comme catholiques, c'est que la Prusse protestante, militaire et despotique, n’installe pas sur nos frontières un empire avoué ou déguisé qui serait l’enueini-nc de nos traditions, de notre foi et do notre rang dans le monde.Y acquiescer de près ou de loin serait trahir la politique séculaire de notre pays ; nous n’avons pas lutté pendant plusieurs centaines d'années contre la prépondérance de la maison d’Autriche pour subir de gaiete de cœur, de force ou de surprise, la preponderance de la maison de .Brandebourg 1 A l’heure qu’il est, il nous appartient de nu pas laisser humilier ni affaiblir notre ancienne ennemie.L’Autriche, l’Autriche digne, ferme, puissante nous est nécessaire comme contre-poids à l’ambition de la Prusse, connue frein à opposer à la Révolution, connue digue à maintenir contre lus envahissements possibles du Panslavisme, comme cu-heri-tière du 44 malade ” de Constantinople, comme auxiliaire de notre rôle de defense et do protection envers le Saint-Siège et Je catholicisme.Ces vérités sont élémentaires ; elle© ont la clarté du soleil et qui ne les verrait pas se fermerait les yeux d’une triple et volontaire écailie.Mais, encore un coup, cette 44 question allemande ” n’est pas la question dominante : coLe-là, c'est la 44 question italienne ” et, pour mieux préciser, la *4 question romaine.” Dans la question italienne, le fusil à aiguille n’a pas le droit d'être entendu.L’argument du canon, au contraire, est pour l'Autriche.Nous n'en abuserons pas, estimant quo ies raisons de droit, de bon sens et de justice valent mieux que la raison du plus fou, mémo quand à la France, et l’indépendance des peuples et des princes italiens, et la souveraineté nécessaire du Siège Pontifical.Tous ces éléments doivent se combiner, et ils le peuvent ; ils le peuvent d’autant mieux que le Piémont est battu et que si l’Autriche est obligée de bo montrer conciliante en Allemagne, elle s’est doublement acquis, par ses victoires et ses sacrifices, l’avantage de parler haut sur les Alpes.De plus, la 44 médiation ” a, de ce côté, un appoint qu’elle ne trouve pas 6ur le Rhin ; elle tient la Vénétie, elle peut en faire ce qu'elle voudra.Le moins, c’est qu’elle s’en serve pour obtenir des compensations d’un autre ordre.Or,ces compensations que peuvent-elles être, sinon la liberté de la Péninsule, sa reconstitution dans une union fédérale et la restitution des domaines inviolables de la Papauté ?Si la 44 médiation ” n’obtient pas ce résultat complètement logique de se© victoires et de ses traités de 1859, elle serait jouée, et par qui ?par l’insolence des Piémontais, qui, pour prix de leur© défaites sur terre et sur mer, s’assureraient un Etat presque aussi grand que la France, jaloux et ennemi de notre influence et ne rêvant que la destruction de la souveraineté temporelle du Pape, notre œuvre et l’œuvre des siècles! Non, la France ne peut ètro dupe à ce point, ct ce serait l’insulter que de le supposer un seul instant.Voilà ce qui doit inévitablement entrer, pendant que nous écrivions, dans les calculs et les conseils des puissances qui sonnent aux préliminaires de la paix.L’Autriche y a un rôle décisif : qu’elle fasse garantir l’union fédérale de l’Italie et la souveraineté du Pape, elle n'aura pas acheté trop cher, par la cession du Venise et du quadrilatère, ce grand prolit pour la catholicité, le droit et la justice.Et elle pourra, avec plus de liberté, régler se» intérêts en Allemagne.L’appui de l’Europe ne saurait lui manquer, pas plu© que ne lui manquent lus vives sympathies de la conscience publique.lo plus fort a l’équité pour lui.Eh biou 1 là se représentent et les traités do 1S59 ot la cession do la Vénétie Bulletin général.(de Y Union du 23 juillet.) Le cabinet du Florence n'a pas encore fait savoir s'il adhérait, de concert avec la Prusse, son alliée, aux proposition© d’armistice transmises par le gouvernement français à l'Autriche, et acceptées par cette dernière puissance.Le© journaux officieux assurent que cette adhésion n’est pas douteuse.Nous voulons bien le croire ; toutefois, il y a lieu de s’étonner que la réponse du gouvernement subalpin ne soit pu6 encore parvenue à Paris.Eu effet, il y a au moins trois jours que le prince Napoléon est arrivé à Ferrure, où sont en ce moment réunis le roi Victor-Emmanuel ct ses ministres.Le cousin de l’empereur aurait-il donc quelque peine à faire accepter au gouvernement du roi son beau-père les propositions dont il était porteur ?La mission du prince, qu’on no l’oublie pas, n'a pas seulement pour but de faire accepter à l’Italie un armistice ; il est aussi chargé d'obtenir son agrément pour les préliminaires do paix posés par la médiation française, et sur lesquels l’Autriche devra se prononcer avant l’expiration de la trêve.Or, qui nous dit que le gouvernement subalpin, fort de la liberté qui a été laissée à ses troupes de pénétrer eu Vénétie, malgré la cession de cette province à la France, exalté par cette nouvelle victoire du fait sur le droit, toujours plus insatiable à mesure que ses convoitises te trouvent plus facilement satisfaites, ne vienne pas aujourd'hui déclarer à la France sa protectrice et sa bienfaitrice, qu’il lie veut pas entendre parler d’une paix qui ne lui assurerait pas autre chose que la république des Doges l II faut s’attendre à toutes le© cupidités comme à toutes les folie© de la part du gouvernement de l’Italie unifiée.Un journal du soir assure que les cinq jour© fixé© par l'armistice ont commence Jiiur matin entre la Frusso ot l’Autriche, et qu’ils finiront dans la nuit de mercredi à jeudi, il est certain que les hostilités sont suspendues outre les deux puissances allemandes ; mais il nous semble que l’armistice n’existera légalement qu’à partir du jour où l’acceptation do l’Italie aura été notifiée aux cabinets do Vienne et de Berlin.les moyens d’action du Cavour berlinois, on n’a guère à redouter les caprices du suffrage universel.(de 1’ Union du 24) , ^ La communication suivante a été affichée aujourd’hui à la Bourse ; Le ministre de Vintérieur au commissaire de la Bourse : 44 L’Autriche accepte les préliminaires do paix, admis déjà par la Prusse.Les plénipotentiaires de ce© deux puissances sont venus au quartier général prussien pour négocier un armistice.44 Ou attend la réponse définitive do l’Italie qui a déclaré qu’elle accepte en principe.” Cette communication nous paraît très obscure, eu ce qui concerne l’Italie.S’agit-il pour elle, de l’acceptation dus préliminaires de paix ou seulement de 1 acceptation de l’armistice ( Dans le premier cas, il est bon de se rappeler ce que nous avons dit plus haut des exigences de l’Italie sur le Tyrol.Si l’acceptation du gouvernement subalpin est subordonnée à la cession de cette province, est-il besoin de le dire, cette acceptation 44 en principe ” équivaut à un refus.(de 1’ Union du 25) La nouvelle de l’acceptation par i Autriche des préliminaires de paix, publiée hier à la Bourse, est reproduite ce matin par le Moniteur, qui fait connaître en outre l’adhésion de l'Italie 44 à la suspension d'hostilités.” 44 Adhésion à la suspension des hostilités, ” cela veut-il dire que le gouvernement subalpiu a adhéré purement et simplement à l’armistice de eiwj jours déjà conclu entre la Frusse et 1 Autriche ( ou bien s'agit-il d'un armistice d’une plus longue durée, et pendant lequel les bases de la paix seraient discutées par les belligérants ?Et ici encore que le Moniteur nous permette de lui adresser une question.En adhéraut à la suspension des hostilités, le cabinet de Florence a-t-il également adhéré aux préliminaires de paix ?Si nous faisons cette demande au Moni* leurj c’est uniquement pour acquit de conscience, et pour servir d’iuterprète aux justes préoccupations du public, comme à sa légitime curiosité.Nous connaissons un clfet par expérience, la prédilection du la feuille officielle pour le proverbe arabe qui dit, que le silence est d'or.^ On écrit de Leer (Honovre) que des adresses, demandant l'annexion à la Prusse, se préparent dans les principales villes de la Frise occidentale.Allons-nous donc voir recommencer, en Allemagne, cette comédie do plébiscites que le Piémont lit jouer naguère dans les Etat© de l’Italie, dont il voulait faire sa proie ?Le moyen est déjà un peu usé ; Al.de Bismark fera bien de s’en souvenir, s'il avait, par hasard, la fantaisie do l’exécuter cil grand chez ses voisins de l'Allemagne du Nord.L'agitation électorale, en Angleterre, prend de© proportions inquiétantes.Les démonstrations pour la réforme dégénèrent en véritables émeutes.Hier, 23 juillet, la police ayant voulu empêcher une réunion populaire qui devait avoir lieu à llyde-Park, la foule s’est précipitée sur le© grilles de cette promenade publique, et lus a renversées.Beaucoup do policemen ont été grièvement blesses.Do nombreuses arrestations ont été opérées.Les Prussiens accablent los malheureux habitants de Francfort.Une première contribution de 6 millions de florins avait été déjà exigée par le général de Falkenstein.A son tour, le guuéral de Manteuifell, qui a remplacé Falkons-tein, vient de frapper la ville d’une nouvelle contribution de 25 millions de florins.Ces exactions exorbitantes ont produit une très vive agitation à Francfort.M.de Bismark croit-il donc que do tels moyens soient de nature à bieu disposer les populations de l’Allemagne en laveur do l'hégémonie prussienne i il est imprudent d’agir ainsi à la veille des élections pour lo Parlement national.Il est vrai quo lorsqu’on a en son pouvoir (do 1' Union du 26.) Nous avions raison de douter que 1 adhésion de l'Italie, annoncée hier par le Moniteur, portât sur lus préliminaires do paix.De toutes lus dépêches que nous recevons aujourd'hui, soit deJblorunce, ©oit de Ferrare, il résulte que lu go ivor-uemeut subalpiu a consenti uniquement à une suspeübion d hostilités qui devra durer huit jours, et durant lesquels les négociations pour la paix continueront.Ainsi donc, lu gouvernement français u’a pas encore obtenu de ses allies do Florence les concession© que sa condescendance lui douuait pourtant si bien le droit d’attendre et même d’exiger d’eux.Hier 24, si nous eu croyons une dépêché, on négociait encore à Ferrure sur les base© de l’armistice ; et la France avait dû faire de nouvelles propositions.Uue suspension d hostilités do huit jours, voilà, jusqu’ici, le seul résultat de la mission du prince Napoléon près du roi son beau-père.Devenus maîtres de la Vénétie à la suite de leur défaite de Custozza, les Italiens, battus de nouveau dans lus eaux do l'Adriatique, croient sans doute que cotte seconde défaite va leur mériter le Tyrol.Il no parait pas que l’armistice 6oit jusqu’à présent très scrupuleusement observé par les Prussiens.Une dépêche de Vienne constate, en effet, que lo gouvernement autrichien à déjà eu a 60 plaindre d’une violation de la ligne de démarcation, et qu’il a dû faire des démarches pour obteuir 1 évacuation des parties illégalement occupées.Les troupes fédérales alliées l’An- 71 triche 6eront-clles comprises dans l'armistice ?H y a incertitude sur ce point.D'un côté, nous recevons une dépêche de Vienne annonçant que le ministre bavarois, M.Von der Ffordtou, s’est rendu au quartier general de Nichols-burg pour négocier une trêve entre la Prusse et les Etats du Sud de l’AUema-gue.D'autre part, il résulte d'une dépêche de Munich, rédigée d’après un article de la Gazette de Bavière, que M.de Pford-ten n'a pas réussi, malgré tous ses étions, à obtenir de la Prusse l'assurance que les hostilités cesseraient contre les troupes fédérales en même temps que contre les Autrichiens.Ces deux communications portant la meme date, il est difficile de savoir si elles se complètent l'nne par l'antre ou si elles se contredisent.On peut se demander, en effet, si, après avoir échoué une première fois dans sa démarche, le ministre de Bavière n'a pas fait une nouvelle tentative, à laquelle il faudrait rapporter la dépêche de Vienne dont nous parlons plus haut.La ville de Francfort a définitivement refusé de se soumettre aux nouvelles exactions des Prussiens.Le pillage va-t-il donc être ordonné \ Peut-être le général Boeder, qui vient de remplacer le général de Man tou fiel dans le cominau-dement des troupes d'occupation, reculera-t-il devant l’exaspération de la population francfortoise i A "> \ D A .QUEBEC, S AOUT 1 S G G .Les Cliambres.La résignation du ministre des finances, et le bill d'éducation retiré, telles sont les conséquences humiliantes de la position que s'était faite le cabinet, par trop de condescendance eu vers les protestants du Bas-Canada représentés dans le gouvernement par M.Galt qui continue cependant à agir avec les mesures financières.Cette espèce de déni de justice que le ministère voulait sanctionner, en refusant d'accorder à la minorité catholique du Haut-Canada les mêmes privilèges qu’il accordait si libéralement aux protestants du Bas-Canada, a été vivement repoussé par les membres bas canadiens qui, par cet acte, rachètent un peu leur vote inconsidéré sur la clause de !a majorité des douze comtés protestants.Le ministère s'était créé des embarras en cédant aux instances de M.Galt compromis vis-à-vis de ses coreligionnaires, et c'est justement là sa faute.Nous faisons la part des difficultés qu'un gouvernement composé comme celui du Canada, d'anglais, canadiens français, irlandais, catholiques et protestants, rencontre pour satisfaire les exigences et ménager la susceptibilité de chacun.Mais par rapport à l’éducation il ne pouvait pas y avoir deux poids et deux mesures, la position des deux minorités catholique et protestante était identique, et puisque M.Galt insistait à avoir une loi protectrice pour les protestants du Bas-Canada, les ministres catholiques n'avaient qu'une réponse à faire, s'ils tenaient à conserver M.Galt, c’était de demander l'application de la même loi aux catholiques du Haut-Canada, c'était un acte de justice qui sautait aux yeux de tout le monde c’était la logique du bon sens et du droit.Et mémo un journal protestant de Montréal dit à ce sujet que la question se présentait ainsi aux membres “ certaines concessions ont été faites aux protestants tandisque les mêmes droits 6ont déniés aux catholiques, et c'est injuste.” D'ailleurs pourquoi legislator à propos de l’éducation, puisque le projet de la convention de Québec, n'engageait à rieu ; les catholiques du Haut-Canada ne demandaient rien et les droits des protestants Bas-Canadiens étaient suffisamment sauvegardés par la loi actuelle.De plus «es garanties demandées pour les protestants étaient souverainement injurieuses à la libéralité et à la tolérance des catholiques.Quand a-t-on vu un seul acte arbitraire des canadiens-français vis-à-vis de leurs compatriotes anglais ?certes, s'il y a quelqu'un qui puisse se plaindre à ce sujet, ce ne sont pas les derniers.Le ministère s'est donc engagé dans une voie tortueuse pour revenir au même point d'où il était parti, et après avoir subi le long du chemin des écorcheurs difficiles a guérir, tandis qu'il pouvait les éviter en faisant ce que la force de l’opinion publique J'oblige de faire aujourd'hui.A un point de vue plus élevé, celui du droit constitutionnel, les ministres auraient du\ ne pas oublier que toute législation préventive dans une matière aussi délicate que la protection d’une secte religieuse contre une autre plus nombreuse, ne peut que réveiller les sentiments d’intolérance chez ceux contre lesquels la méfiance s’est manifestée par une loi coercitive.Ce sont do ces écarts do jugement que les corps comme les individus com- mettent dan6 les circonstances difficiles, et qui entachent les réputations les plus honorables, mais qui n’entrainent pas nécessairement leur déchéance.Malgré notre désapprobation nous n'en souhaitons pas moins que le ministère ne mène à bonne fin le projet de la confédération qui a commencé sous ses auspices.Nous avons promis, dans notre dernier numéro, de donner des preuves des engagements pris par lo gouvernement relativement à la loi d’éducation.En voici deux des plus importantes : M.Galt, dans le magnifique discours qu’il prononçait en novembre 1S04 à Sherbrooke disait : 44 L’éducation est bien l'nne des questions les plus importantes qui puisse tomber sous la juridiction d’une législature.Dans le Bas-Canada, c'est peut-être, au point de vue protestant du moins, le détail le plus intéressant de tout le plan de confédération.Il est bien évident que si on obligeait la minorité à subir sur ce sujet les exigences de la majorité, celle-ci serait tyrannique et mériterait d'etre repoussée.En plaçant donc cette grande matière dans le ressort des législatures locales, nous avons du prendre garde qu’aucune injustice ne pût être faite à la minorité.Et cette sollicitude pour les droits des minorités n'avait pas seulement pour but la protection de la minorité protestante du Bas-Canada, mais aussi celle des minorités catholiques des autres provinces.Toute* ont droit aux m èmes privilèges.' ' Si toutes les minorités ont droit aux mêmes privilèges, pourquoi le gouvernement refuse-t-il de les protéger de la même manière ?Pourquoi accorde-t-il aux protestants du Bas-Canada, comme gouvernement, des droits et privilèges qu'il refuse, comme gouvernement, aux catholiques du Haut-Canada ( Le 17 juillet dernier, Sir N.F.Bel-leau, répondant à une interpellation de Thon.M.Sowborn touchant la loi d'E-dueation, disait : les droits de la minorité protestante du Bas-Canada sont déjà garantis par les résolutions riir la confédération adoptées à la dernière session, mais un amendement à l'acte des écoles sera présenté pendant celte session, pour placer la minorité protestante du Bas-Canada sur le même pied que les catholiques du Haut-Canada.S'il y a une conclusion à tirer do cette déclaration du premier-ministre, c'est que le gouvernement s'engageait à accorder aux deux minorités les mêmes droits et privilèges.COU liU 1ER CANADA Le Bill de lu cité de Québec a subi sa troisième lecture, le pouvoir d’émettre des debentures à un montant illimité a été ôté au conseil, la taxe sur le revenu est passée mais seulement pour les revenus excédant la somme de $300.00 cette dernière modification est due à M.Huor.L’amendement à l’acte d'incorporation des pilotes a été envoyée à six mois.Hier l'honorable J.McDonnald a annoncé à la Chambre que la session serait close samedi.Les nouvelles apportées par le City of Boston annoncent que le choléra serait à Liverpool et à Southampton ainsi que dans Londres où dans le quartier de East-End on a constaté 346 morts pour la semaine finissant ie 21 Juillet dernier.Les agitateurs à Londres continuent leurs exploits; 50 ont été condamnés devant le magistrat de police, les uns aux* travaux forcés pendant un mois, les autres à deux louis d’amende.Le 24 dernier une bande s'est rassemblée à Hyde Park, elle a attaqué et battu la police, brisé les arbres, dévasté le parc : le lundi suivant 300 individus se sont rendus dans la rue Cumberland et là ils ont cassé les vitres des fenêtres du Lord Chancelier, ainsi (pie celle des maisons environnantes ; les troubles continuent.A une assemblée du Bureau des Notaires de Québec, tenue le 6 du courant, F.X.Couillard, Ecr., de la ville de Lévis, a été admis à la pratique de la profession de Notaire.Outaouais, G août.A la séance d’avant-hier au soir, Son Excellence le Gouverneur Général a fait communiquer à l’Assemblée Législative les dépêches suivantes du Secrétaire d’Etat pour les Colonies, concernant l’arrestation des personnes accusées de violation de la paix en Canada.M.Cardwell à Lord Monck, Hue Downing, 30 juin 18GG.Milord,—J’ai reçu votre dépêche N ° 51, du 11 du courant, dans laquelle vous enfermez les copies de deux Actes passés par la Législature du Canada, autorisant respectivement l’emprisonnement provisoire des personnes accusées de certaines offenses contre la paix de la colonie, et le procès dans le Bas-Canada, devant une cour martiale générale de milice, des personnes prêtant leur appui à une guerre contre Sa Majesté dans cette Province.Je compte sur votre discrétion pour l’usage que vous ferez de ces pouvoirs étendus, et je no doute pas qu’autant qu’il sera possiblo do le faire, vous aurez recours, pour lo châtiment do ces offenses, aux tribunaux ordinaires.J'espère quo l’échec qu’ont rencontré les efforts insensés tentés dernièrement pour troubler la paix de la colonie, délivrera lo gouvernement do toute appréhension pour l’avenir, et vous mettra en demeure d’en user envers les personnes qui sont tombées entre vos mains, avec la pleine considération des différentes raisons qui peuvent influer sur votre conduite à leur égard, de manière à ne point vous faire encourir l’apparence do la précipitation ou d’une sévérité intempestive.J’ai l’honneur d’être k.(Signé,) Edouard Cardwell.Le Comte do Caernarvon à Lord Monk : Bue Downing, 7 Juillot 1SGG.Milord.—Je remarque que l’aeto récent du Parlement Canadien, autorisant le procès par cours martiales de milice des étrangers et autres coupables ou complices d’agression ou d’hostilité dans le Bas-Canada, a formé le sujet d’une communication de mou prédécesseur dans ee Département.Cet acte, qui est copié d’un acte passé en 1838, pour la protection du Haut-Canada, et qui est applicable aux Provinces d’en bas, est d’un caractère exceptionnel, et uo doit être justifié que par les circonstances exceptionnelles du temps.J'aviserai Sa Majesté d’en permettre la mise à exécution, eu même temps quo je me hâte d'exprimer la vive espérance que l'on j n'aura recours qu’aux tribunaux ordinaires j pour le procès îles délinquants.Quand cet acte fut passé pour le Haut-Canada, en 1838, ; la condition générale de la Provinco était des I plus critiques, et n’est plus la même aujourd’hui, si j’en juge par la dépêche de Votre Excellence.Grâce à Ja loyauté de toutes les classes de citoyens eu Canada, û la bonne foi j et û la coopération des autorités des Etats-Unis, toute agression a été domptée, et aucun dauger immédiat ne parait maintenant mena- | cer la paix de la Province.11 reste sans doute 1 quelque ressentiment mutuel, de la part de ceux qui ont été exposés à uu outrage si hou-teux et si criminel, mais j’ai la confiance que votre Excellence et vos conseillers, sont rem plis de la sagesse et do la modération requises en pareil cas, et que vous restreindrez la punition des délinquants autant que possible dans les limites que prescrit la protection de la Province maintenant et pour l’aveuir.Le gouvernement de 8a Majesté considère qu’il est désirable à tous égards que les personnes concernées dans cette entreprise insensée et illégale subissent un procès dicté par de mûres délibérations, et uo soient pas privées des avantages qu’elles peuvent réclamer sous les formes ordinaires de la loi ; car ce serait peut-être dans la suite un sérieux sujet de regret si l’ou prenait des mesures dont on pourrait déduire la cou>équenee que les autorités anglaises ou ne voulaient pas attendre le cours ordinaire de la justice, ou manquaient de confiance en l’esprit daus laquelle cette justice serait administrée.J’ai l’honneur d’être, Ac., (Signé) CakRNAvox.société Typograpliif|iit* «le Québec.A uuo assemblée de cette société, tenue le 4 du courant, les messieurs dont les noms suivent ont été élus officiers pour l’année 1866-G7 : G.IL Simard, cer.—président honoraire.C.Langlois—président-actif.P.Dumas—vice-président.E.Do Varenucs—trésorier.J j .S a var d—s ecr é ta ir e-a r c hi vis te.P.G renier— assistant-sccrétaire-archeviste.IL Lamontagne —• secrétaire-bibliothécaire.A.Coté—assistai!t-secrétaire-bibliothécaire.I.Fortier et P.O.Moisau à Québec et F.Tourangeau et N.Bureau à Ottawa—y^itcurs.S.Marcotte, J.Renaud, J.N.Duquet, J.Légaré, P.O.Moisan et J.Beauchamp— membres du comité de régie.Des reinerclments ont été votés à >LM.les propriétaires des publications suivantes, pour eu avoir coutinué l’envoi gratuit au cabinet de lecture de la société : Le Journal de Québec, le Canadien, le Courrier du Canada, le Morning Chronicle, le Québec Daily Mercury, Y Ordre, Y Union Nationale, le Journal des Trois-Rivières, VEre Nouvelle, le Courrier de St.Hyacinthe, ia Gazette de Sorti, le Tranco*Canadien, VEcho du Cabinet de Lecture Haroissial, la Revue Canadienne, la Gazette des Campagnes et Y Electeur.La Société Typographique de Québec offre encore ses roinercîments aux messieurs qui ont bien voulu enrichir sa bibliothèque de nouveaux ouvrages.Par ordre, C.Langlois, président.L.Savard, sec.-arch.NOUVELLES D'EUROPE.(par le câble transatlantique.') new-york, G août.—Les dépêches suivantes ont été reçues au moyen du câble atlantique : Londres, 3 août.—La loi martiale a été proclamée dans la Basse Autriche, à Venise, dans la Prusse et à Wurtemberg.La conférence de la paix se tiendra â Prague.Les préliminaires dont les puissances sont convenues sont comme suit : —L’Autriche devra se retirer de la confédération germanique, et perdre Venise ainsi que sa part du Schleswig-Holstein.Elle devra payer en outre 810,000,UUO à ses adversaires, comme dépenses de guerre.lies Etats allemands du nord du Maine s’uniront sous le contrôle de la Prusse.Les états allemands du Sud du Maine formeront une union indépendante.LONDRES, 1 août.—Le bill pour renouveler la suspension du Writ d’Habeas corpus en Irlande a été lu pour la seconde fuis hier dans la Chambre des Communes.M.Gladstone a hautement loué le gouvernement américain pour la conduite qu’il a tenue à l’égard des féniens.Les Autrichiens ont repoussé les Prussiens à Blctmanain.Mantcuffel insiste sur le paiement immédiat de 25,000,000 de florins, et veut livrer Francfort au pillage **n cas de refus.La Chambre de Francfort refuse de payer cette somme, et préfère laisser piller la ville.Francfort a sollicité* l’intervention (|e Napoléon et de l’Angleterre.New-York, 7 Août.—Lo Times de Londres dit que la paix peut être considéréo comme presque conclue.L’Autriche abandonne la lutte comme un combattant vaincu.Elle reconnaît la dissolution du pacte fédéral et consent à l’établissement d’une confédération dont elle sera oxcluo.Ce fait et cette concession ont uno portée immense.C’est un événement do la plus haute importance.La Prusso a mis h l’enchère uno moitié do l’Allemagne ; ollo n’aura pas de peine à s’arranger avec l’autre moitié.D’après les derniers rapports, les Prlissions so eoncoutraiont sur le Marehfold devant Vienne.En Vénétie et dans le Tyrol, il y avait tous les jours des combats d’cscanuouobo.Ia* correspondant du Times II Berlin, dit: “ Quelles que soiont les eonditons do l’armistice, la ligne méridionale no paraît pas disposée à partager dans les bénéfices, parce que 10,000 prussiens sont sortis de Francfort pour aller occuper Stuttsgart et peut-être Calsruhe.Le 22, les Prussiens ont rencontré 35,00(1 Autrichiens et ont été victorieux.Nous recevons pur voie de la Havane îles nouvelle- de Mexico en date du 10 et de Vera Cruz du 13 juillet.M.E.Masseras écrit dans VEre Nouvelle : S.M.l'impératrice a quitté Mexico pour un voyage dont le journal officiel annonce en ces termes les motifs et le but : u S.M.l'impératrice part demain pour l’Europe.S.M.va traiter des affaires du Mexique et régler diverses affaires iutercolouiales.Cette mission, acceptée par notre souveraine avec un véritable patriotisme, est la plus grandi* preuve d’abnégation que l’empereur ait pu donner â sa nouvelle patrie, d’autant plus que l’impératrice va affronter le risque du vomi to sur la côte de la Vera Cruz, si dangereuse dans la saison des pluies.” L’auguste voyageuse est accompagnée de M.Martin Castillo, ministre des affaires étrangères ; de M.le comte del Valle, son grand chambellan, de M.et Mme Neri del Barrio et d’un petit nombre d’autres personnes.— fourrier do IJ at s- Unis.) Voici en quels termes s'exprime L'Opinion Nationale a propos ‘les deux victoires successives de la Prusse ; nous publions cet extrait sans commentaires, laissant à chacun le soin d’en tirer les conclusions.u Oui, c'est la philosophie qui est victorieuse par les4irmes de la Prusse.C’est la doctrine descendue dos chaires de Berlin, d’iéna et de Kccnigsburg qui triomphe pur les soldats du prince .royal et du prince Frédéric-Charles.C’est le rationalisme du Nord qui déborde sur le Midi ; c’est le jésuitisme qui bat en retraite, de Brun et d'Ollmutz, sur Vienne et sur Prcsbourg.C’est la pensée des philosophes du dix-huitième siècle qui s’accomplit.L’esprit de Rome s’évanouit peu à peu devant la marche victorieuse des fils de Luther.La théocratie s’écroule, et l'union fatale du spirituel et du temporel n’aura bientôt plus de représentant qu’à 8aint-Peters-bour".—J.Labbc.C5 Cables NOiis-mar J un clan* l-l niv( i>.Le câble transatlantique est la cinquante-cinquième ligne qui fonctionne maintenant.La plus ancienne est celle de Douvres à Calais, de 27 milles tic-long, qui fonctionne depuis quinze ans.La ligne de Douvres à Ostende fonc-tionnne depuis treize ans.Voici la liste des câbles télégraphiques sous-murin*» maintenant en opération : Années.Milles, d’opér.Posé3 en Places 27 25 110 10 10 5 IJ 49 3 30 8 1851.De Duutres à Calais.1853.Du Danemark à travers le Belt.Is 1853.De Douvres \ Ostende.80J 1853.Frvih of Forth.G 1853.De Portpatrick à D#nugha- dee.1853.A traders la rivière Tay.J854.Portpatrick à Whitehead.1854.De l’Italie eu Corse.1854.De Corse à Sardaigne.1855.Egypte.1855.De l’Italie en Sicile.1850.Du Dt.de Canso au Cap Breton.1857.A travers les Fiords de Nor- vège.1857.A travers les embouchures du Danube.1857.De Ceylon aux Indes.1858.De l’Italio à Sicile.1858.De l'Angleterre à la Hollande.140 1858.De l'Angleterre au Hanovro 280 1858.A travers lea Fiords de Nor- v^g«.1858.De l’Australie à King’s Is- land.1858.De Ceylan aux Indes.1859.Alexandria.1859.De l'Angleterre au Dane- mark.«.1859.De la Suède à Gothland.1859.Folkestone à Boulogne.,.1859.A travers les rivières dans l’Inde.10 1859 .Malte en Sicile.60 1859.Angleterre, à Ile do Man.36 lw59.Suez à Jubal Island.1859.Jersey è Piroy, France.1859.De Tasmania au Détroit de Basa.1860.Danemark—grand Belt.1860.Dacca à Pegu.1860.Barcelone à Mahon.1860.De M inorque h Majorque.1860.1.iza à Majorque.M 1860.5.Antonio à Iviza.76 1861.De Norvège à travers Fiords 16 1861 .De Toulon à Corse.195 1861.De Holyhead à Howth.64 1861.De Malte à Alexandrie.1535 15 13 13 13 13 13 12 12 12 1 1 11 10 9 9 9 8 8 8 16 140 30 o ** 368 64 24 229 21 240 28 116 180 35 1861.De Newhaven à Dieppe.1862.De Pembroke à Wexford.1862.De Frith à Forth.1862.D’Angleterre à Hollande.1862.A travers la riv.Tay.1863.De Sardaigne à Sicile.1803.Golfe Pcreique.1863.D'Otranto à Avignon.1865.De la Galle à B isortc.97 J 1865.De Suède en Prusse.55 1865.De Biserte à Marseille.164} 1865.De Corse en Toscane.66 1866.De Valencia à Terre-Neuve.1864 Total des milles.8677 80 63 6 130 o éé 243 450 60 8 8 7 7 7 7 7 7 7 7 C G G 6 6 G 6 6 5 5 5 5 5 4 4 3 J 4 3 2 ]i i i i lOins 13 js.le chcrcho à justifier légalement les mê-j mc6 mesures.11 regrette beaucoup d’avoir â annoncer nue quelques nouveaux désordres ont ou lieu aujourd'hui.M.Layard attaque lo gouvernement, en l’aceusant d’avoir provoqué les désor dres en voulant les empêcher.Londres, 24 juillet, 10 h.mu»*.De nouveaux désordres on! eu lieu, ce soir, â llyde-Park et dans Oxford-Street, jjft foule était immense.Des pierres et autres projectiles ont.été lancés Contre les policemen.Les IIonœguanlB et des détachements d’infanterie ne sont parvenus â expulser le public, qui avait enva hi le parc, que vers neuf heures du soir.Beaucoup de fonctionnaires de la police ont été blessés grièvement.Les désordres dans Oxford Street ont duré jusqu’à dix heures du soir.Beaucoup de personnes ont été arrêtées.Voici do tr^s curieux renseignements sur les services rendus aux années du roi do Prusso par les communautés religieuses ; ils sont tirés d'une lettre de Berlin du 22 juillet publiée dans le Moud* : Los Ordres charitables établi en Prusso développent une activité extraoi-dinaire dans les hôpitaux mi'itairos, grâce aux efforts intelligents de M.Kræt-zig, directeur de la division catholique au ministère doM-ultes.Ce fonctionnaire zélé s’est adresse aux évêques pour les prier de vouloir bien inviter les supérieurs des communautés établies dans leurs diocèses, à lui communiquer le chiffre de leurs membres (pf iis pourraient mettre au service des hôpitaux militaires, afin qu'on put les appeler au fur et â mesure des exigences de la guerre.Tous les évêques et supérieur se sont empressés de repondre à l'invitation du fonctionnaire, qui s'était volontairement chargé des démarches, au sujet de /emploi et du placement des religieux et religieuses offerts pour le service des hôpitaux.u C’est ainsi que le diocèse de Cologne a fourni G frères Alexains, S Franciscains, 23 sœurs franciscaines, G sœurs de Sainie-Croix, 3 sœms de Sainte-Christine et 4 Rée.ollcttines uour les hôpitaux lie Liban, Kassel, Gœrlitz, llorskz, Rei-chenbi-rg, etc.Le diocèse d 1* .dt rborn a envoyé 12 sœurs de Suint-Vincent a Langensalza, 15 sœurs Franciscaines â Reichenberg, et G sœurs de Sainte-Croix â Hanovre.Le diocèse de Minister a envoyé 44 sœurs Franciscaines et 38 sœurs de Saint-Clément, à Dresde, Hanovre, Kassel et Dcrmbaeh.Le diocèse Trêves a fourni 20 sœurs tie Saint-Char* les-Bonoinée, 4 sœurs de Sainte-Croix, 15 sœurs Franciscaines et 4 frères de Charité, qui tous sont employés en Bohême.Le diocèse de Breslau fournit 94 sœurs de Saint-Charles- Borromée et Su sœurs Grises aux hôpitaux vio Ko-sei, Shœiiberg, Nacliod, Landshut, Freid-land, Reinerz, Hirsch be rg, Waldenbourg, Newrod, Peterwitz, Goldberg, Silbitz, Lieguitz et Berlin.riuce&'ü d * .ux-Uow», »'&ri» lMiust.n.s' était l’ouipiro romain, jo you- il k I’Æu comparatif, d’u.dre souvc-.füt coinuiuiu u lluit paraître au » *#.r'S fc ,‘i" s™"'" «»**¦ ,it a fatrt- reiupiaça par le ropublioaiu ii*q‘e’ d’an irait do sa plume égahtai-ii»nt *> .’ L qualifications nobiliaires ib«lil l0U,,-ÔS empereur., , ïr*** p»f ' c ; .,ui que je plaindrais le plus rancbt’ineJ > c‘e pauvre ministre do eut celai eu.uc .avoir été duo de Pot-.uuctioa P“JÏ?doU* jours et demi ! As-lloscs ptud regretter pendant le rosie téU'P8 1', V t ,,’uqro plus mêuio baron le ses jotirs • - rcU)Ur des choses d’i- Bellepointc .¦ • bis , il»S DlVIiUS.* Krnost Sureau-Lauiirando, ^01IK miolquea jours, sous accusation ** l.‘-io UÜO francs à la succursale de [0irTO V Sauce à Poitiers, dont il était b»q°e .ru.hier, devant le magis- p,-.-icr)u|| Uiôbaut, hier, llaeu- ! de P°‘ice’, Vélîx Gaeticr et nou Ernest , soutenu l'lrü niraiidc- M j- illSpectcur principal de f INris a donné sou témoignage, il ;a’T nommé Félix Gastior comme Er->011t k faïuirandc, ci-devant détenu dans ?ttrei iw, de la cité de New-York.Il rl„n Mm > j prisonnier lui a avoue 'aie q«« 1:1 f Z do la succursale de la ‘^ Franco a Poitiers et qu’il avait vo-'fie succursale d’une somme cousidéra- [ irlUje est accusé de détournement de Rfiilicatiou d’entrées et de taux eu pure de commerce par sou bordereau de n'i'wrrogatoirc de M.Melin a duré près I heures et il n’est pas encore termine continuera à 1U beurcs.ce matin., L Consul Français Gauthier représeu-’ îi-nduc de France, dont les avocats a w., )llt MM.rouiiuvilie et lîéfouriiay.ÏV Ramsay surveillait la piocédure au .j, la Couronne.M.Joseph Poutre, C.iLmt comme avocat do Lamirande.,KKMIEKES recettes.—Le télégraphe • iutiquce.it ouvert aux affaires privées, —f'a’urk, depuis mardi dernier.B premier jour, malgré 1 heure avancée, ¦ L-sages ont été reçus pour dre expé- „ Europe, et la recette s est élevée a la J HGenor.-ccond jour, mercredi, dix-ueuf messa-V- été reçus pour la mémo destination, et ^iw l’est élevée à §2,157 en or.¦Oa a remarqué que toutes les dépêches ir,t d'Europe par câble trausatlautiuiie, a:parvenues à New-York qu’il une lieu-ill-' ^ soiree.ra-lierchant les caused de ce retard, ou ivert un vice d'organisation singulier, i tou» les messages apportés de Hart s k:: k Asp)* lia>’ P:ir lc batcuu télégraphiât envoyés à Sackvillc, de là à Calais, ;i à New-York ; mais dans chacune de x-alitéd ou attend que toutes ica dépêches it reçues au lieu de commencer à les ox-j &u fur et à mesure.11 y a là n« uuo - pratique ou une iusuîïisancc de per-fl ; il faut iuiuiêdiatciueut y remédier :;’’ï les cas, et donner sous ce rapport te satisfaction aux intérêts engagés, aétonne aussi que le télégraphe transat* lue n’alimente pas la place do nouvelles ope au jour le jour.Mais on oublie que jrtphe est une institution privée, qui [yas établie pour satisfaire tout le monde itement.Bien pius, en donnant des uou-Crati«, il se priverait do la chance d en J absolument comme l’épicier du coin, quo ceux qui vculeut des messages en nt.C'est cher, il est vrai, et à la portée nie bourses ; mais il en est de cela e de tous les luxes : ceux qui n'uni pas jon de les payer s’en passent.C’est trop pou tout au moins, c’est parfaitement 1-: aux lois de notre état social, le chose plaisante, à eo sujet, c'est quo lc» le Bourse, n'ayant pas de messages, se rem des rumeurs télégraphiques.Ainsi, Vans Wall street, te bruit courait qu'on par le câble que la paix était détinttivc-itignée, et que les jivc-twcnties étaient h Gï> ljS à OS 1|4.ù venait ce bruit ?—Un n’a jamais pu .—(Courrier des Etats- Un is.) résulte d’un travail statistique admiuis-HKcoDcernuQt les accidents sur les ligues de ^B>:dc fer frauçais, que, pendant les dou-mois, 71 millions de voyageurs ont sur les voies ferrées.Eu rapprochant fre du nombre des voyageurs tués ou î.on trouve un voyageur tué sur plus de •bons, et un voyageur blessé sur prés #,000.b F première connaissance eu mnticro do jqu acquièrent les jeunes filous, c’est jd’.'ssous de seize ans on peut être envoyé n- niaison de correction pour tel uom-^uées que lo Tribunal déterminera, Hu après seize ans on peut eu être quitte udques semaines ou quelques mois de b probablement pourquoi Darmoy, i fsUr i0n aou» répond : Dix-scpt ans.i P^ldent : Bix-sept ans ?.Eu quelle Mes-vous donc né ?en 49.c préaident : \ ous avez dit au commis-police quo vous étiez ué en 1S50.*J} • Non, M’siou.eu 49.111- I * ‘ V.11 I»/.pt aident : vous êtes prévenu d’avoi 1C l'-u, de complicité avec un nomme i* • ‘ ‘ »tcu, faites excuse ; je passais r °rs que je rencontre lo chien avec laisse (Rires).president : Ruteaux tenait si pou lc l‘bî,ü) que c’est, vous qui avez fourni 1 • • Non, m’sieu.• pnaident : Mais si, vous aviez la Totrc poche.’ Non, tn’sicu, c’est pas vrai.1 côllin \ Y0118 avcz cu 1° soin O * H K H C 9 Dr.( lis.Trudel, RUE ET FAUBOURG ST.JEAN, N ° 40 En face (lu cimetière angal*.Québec, 9 mai 1866.12m.PETIT RECUEIL DK LES ANCIENS CANADIENS PA B PHILIPPE AUBERT DE GASPE.DEUXIEME EDITION.REVUE KT CORRIGÉE PAR l’AUTEUR.A vendre à la Librairie de CANTIQUES a l'isak DKH MISSIONS, RETRAITES, N EU VAINES ET CATECHISMES.DE IIU1LK IODEE J.P DK SOWN K LEGER BROUSSEAU, S° 7.ne Ruade Haute-Ville.c 1A RT ES A JOUER de tous les goûts, avec boite ou sans boites.A vendre chez LEGER BROUSSEAU, Libraire 1’ E S USSIGNE offre maintenant eu vente une nouvelle édition do ce PETIT RECUEIL DK CANTIQUES, contenant plus 250 Cantiques choisis et très bien appropriés a l’usage des Missions, Retra tes, Neuvaincs et Catéchismes.I Outre les prières de la Messe, Vêpres, etc., ou y ; & ajouté la METHODE DE PLAIN-CHANT.Ce Recueil de Cantiques a été compilé et corrigé par le Révd.M.C.Marquis, et a reçu Papprobaiion de NN.SS.l’Archevêque de Québec et l’Evêque de Trois-Rivières.A vendre chez LÉGER BROUSSE A ü, Libraire •, R*ie Ruade, Haute-Ville, REDCCTION SUR LB3 LES SOUSSIGNES ayant on main un Jlot considérable do MARCHANDISES SECIIES provenant des différents fonds de BANQUEROUTE qui ont été vendus à ENCAN pendant la dernière saison, et ayant aussi complété leur assortiment du PRINTEMPS, annoncent aux consommateurs qu’il vendrontjicomme par le passé à des prix qui ne fera qu’augmenter la foule des acheteurs qui PATRONISE cette établisse ment depuis longtemps.COTE KT CATKLIER, N ° 30 rue de la Couronne, St.Roch.P.S.—Désirent particulièrement attirer '’attention de leurs nombreuses pratiques, sur un grand nombres d’articles français, qui consiste principalement en toile, qui no se trouve qu’à leur établissement.t ¦ • • 28 mai 1866—1420.MARCHANDISES DE COTON ! ! Cotons nouveaux venant d’etre reçus et offerts aux taux de la baisse actuelle en Angleterre, CHEZ Montminy* Brunet Saint-If ocli.MON T MIN Y cl BRUNET informent leurs pratiques et le public qu’ils viennent de recevoir par lo derniers steamers d’Europe une grande quantité de Coton de toute espèce acheté pendant la baisse énorme qui a eu lieu Bur ces effets eur les marchés anglais dans le cours du mois dernier, les acheteurs trouveront les prix bien bas, et la qualité des effots bien meilleure quo par le passé.Ces effets consistent en Shirting, Ooton des Indes, Coton Jaune, Coton de doublo largeur pour drap de lit, jaune et blanc, Indiennes, Coton filé blanc et bleu, Couvrepieds blancB ot do couleurs, ot beaucoup d’autres espèces do coton.—aussi— Une caisse de Toile fine en coupons de qualité supérieure et ù.bas prix.—DS PLUS — Un grand lot d’Etoffes à Robes offert A 25 p.100 do réduction sur les prix du printemps.Qaébec,23 juillet 1866—1535 MONTM1NY et BRUNET, Coin dcB rues du Pont et des Forbôs, Saint-Roch.Pharmacien en Chef de l’Hôpital do Midi, Approuvée par VAcad/mie de Médecine de Pans.J’HUILE IODÉE DE PERSONNE remplace avec avantage, dans la plupart des cas, l'Huile de Foie de Morue, qui, par son odeur et sa saveur provoque un dégoût prononcé, que beaucoup d«* malades ne peuvent surmonter, et qui est toujours d une digestion pénible.Le rapport académique constate en effet “ Que “ dans les cas curables, la guérison ou tout au “ moins des mod ill cation s heureuses ont été beau-“ coup plus promptement obtenues avec l’Huile de “ J.Personne qu’avec celle do Foie «lo Moruo ” et déclare •* qu elle prescrite beaucoup d'avauut^« sur “ cette dernière.” Tout prouve eu effet que l’iiuiledo Foie do Morue doit ses propriétés essentielles à l’Iode qu’elle contient, et qu’elle est de plug en pins sophistiquée dans le commerce, au point que certaines Huiles ne contiennent que des traces d’iode.Par suite, sou actiou sur l’économie devient incertaine et sou-vont à peu près nulle.1 j'Huile de J.Prbhonnk, au contraire, identique dans sa composition, possède une action toujours certaine.Kilo agit à bien moindre dose, et son odeur et sa saveur différant peu de celle de l’Huile d’Amandes douces, elle est facilement supportée par les malades.Elle est employee avec succès dans toutes les affections contre lesquelles l’Huile de Paie de Morue \ été préconisée ; ainsi que dans toutes les Maladie» scrofuleuses, lt» affections tuberculeuses du poumon, dans quelques Maladie» de la peau, comme le lupus (dartre rongeante), chez les personnes d'une constitution délicate ou affaiblie par un long traitement, La dose moyenne de I’Uuilk me J.Person.s k, dans les Hôpitaux, a été de 60 grammes par jour, mais nous pensons qu’en ville, en raison des circonstances plus favorables dans lesquelles se trouvent la plupart des malades, il sera rarement nécessaire de dépasser celle de 30 à 40 grammes (2 à 3 cuillerées à bouche), qu’il convient toujours «le prendre à juin, principalement le matin et le soir.C est du reste au Médecin traitant, seul, qu'il appartient de la fixer et de la modifier selon les cas.AVIS ESSENTIEL.L’Huilk île J.Personne, préparée par l’invonr tour lui-même, n’est vendue qu'en llacons et demi-liacons de forme rectangulaire, a pans coupés, su-lesquels sont incrustés les mots : Huile Iodée de ./.Personne.Ob (laçons flout revêtus d’une étiquette signée par lui4et par le Dépooitaire-Général, portant son cachet sur le bouchon et sur la capsule qui le recouvre, et sont accompagnés de la présente instruction, portant sa signature.J.Personne.J*.S.Les flacons ayant contenu l’Huile, étant très-didicilcfl A nettoyer, ne seront pas repris, et on fera bien de les briser, afin que des personnes peu scrupuleuses ne puissent pas s’en servir pour tromper les malades, en leur livraut, sous le nom a*Huit* de J.Personne, une huile inerte ou mal préparée.L’auteur se réserve le droit de propriété et de traduction dans les Etats étrangers, conformément aux réglementa conclus entro la Franco etees Etats, pour la garantie do la propriété littéraire.—doutes les formalités proscrites à cet diet ont été remplies.) A vendre chez LEGER BROUSSEAU, Libraire, 7 rno Bundo, Haute-Ville | A MYSTIQUE, ouvrage en cioj X.A volumes par GOURES, et irndu:: dt li.mand, par M.CHARLES SAINTE-FOI, tutor “ Heures Sérieuses d’un Jeune Homme,’ relié A vendre chez LEGER BROUSSEAC, Dr L.J.A.SIMAKD, Médecin-Oculiite et A unite, Prqfesflcur de médecine è l’Université-Uni, n:j vert son bureau de consultation, Ko.IS, RHIj LOUIS* ConRultAtionfl K tomes fenrrfl.fr ”* oo*'*h*f t CO ur-D’ŒII.SUR lr CANADA iT LA GOLONlSÀTi] ON peut .«e procurer cette récente bract:*' M.Stanislas Dhapxac, sur 1a Colenints.la librairie du soussigné, moyennant 12jceau?copie.U n’en reste plus qu’une cinqohr.u.:«1 copies è disposer.LEGER BRÛCSSEAC, 7, Rue Ruade, H»ute*v& Québec, 5 octobre 1864.CONDITIONS nu I ÜOUEJUER DU CAM jl-l «*1 Six moi?.Trois mois.50 ft*****.25 15 • ’I Prix de t abonnement : (invariablement (Tavance.) CANADA Un an Six mois.j Trois mois.^ ETATS-UNIS D’AMERIQUE, Un au-.NOUVELLE-ECOSSE, NOUVEAU-BRUNSWICK, ANGLETERRE, FRANCK—Un an.Six mois.Trois mois.-.Turif tics annonce*-Les annonces sont insérées flUX ,oni1 vantes, savoir : *40 5J< Six lignes et au-dessous.-"-'^ * ., Pour chaque insertion stiOBÉqiie ¦ è,f:H Pour les annonces d'une phi* f *'1 tj f J ï^asssscîsr^-H -iÿ.-ïs.-?.••-rrÆ« * Tout ce qui a rapport ù la ^ être adressé A M.E.HKNAULT.Toutes lettres d’argeDbComand^ monts et reclamations , do\ °" ; irC Vc' M M.LEGER BROUSSEAU !>ropneunre J Bundo, vis-à-vis lo Proib)tèrc, (J j IMPRIMÉ KT PUBLIÉ TA» LEGER UKOUSSb* Kdit.uu PBor»!**"1"' » f
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