Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 8 juin 1868, lundi 8 juin 1868
m me année QUEBEC, LUNDI JUIN St.‘J tfe.f *3 5-:' »?••• Numéro [52 a it aim * JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.SV' JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.hcrC(|iic »l’Alfï**r et le marée itfcülttlion.liai dt , u lecteurs auvent dôjù, par les ex-(jlie noua avons reproduits dus 3 fJ, français- que la plus désolante ; \vjrnttl,A * ai » • i-\ *s 1 ¦ iine fègne en Algérie.Dernièrement, '?Lavigerie, archevêque d’Alger, of-i dca proportions que prend le dé' ir0 qui vient do lbndro eur Ica mal-^ areux,publiait uno lettre dans laquelle fftiruaatisait lu procédé do civilisation siion usage en Algérie."~U gouverneur do l’Algérie, le tnaré-,5: jicMahou, a vu, dans cette lettre, attaque indirecte contre lui et directe "truiegouvernement français et il a I î'rC*é à Algr.Lavigerie la lettre sui-1 «ate qui trahit un vif inécontcmcnt : Qaartter-^néral d’Aleor, lo 12 avril 1H88.Monseigneur, L.-.rsqi:’»» I,,0'B de décembre 1660, M., /arde des sceaux vous fit counaitre '("l'Empereur avait l’intention de vous I" 1er à l’archevêché d’Alger, vous jv.* bien voulu me dire que vous accepteriez très-volontiers cette position où vois vous croyiez.appelé à remplir une jjjjaon providentielle.Comme je ne répliquais ou’i ni parfaitement le sens r.e vous attuciiiez à ce mot do mission, •eroos demandai si vous vouliez parler ie is conversion des musulmans au chris-'inisme.Votre réponse fut qu’ayant ~,Lgteuipo habité l’Orient, vous aviez la "eviction que ce n’était pas par des xtdicatious, encore moins par la force, •son pouvait arriver ù ce résultat ; que jmission dont voua vouliez parier n'a rdtd’autre but quo d’attirer en Algérie ic bons cultivateurs, animés de sonti-ncDts religieux.»Ie ne put, des lors, ne vous donner l’assurance de tout mon :irs nour cette œuvre do colonisa- CiL I, Deuuis cotte époque, ces idées au suet de !a conversion des musulmans, j Chient setre prutbndémcnt modilies liasique le prouvent divers articles pu- as ui .liés dans l'Echo de Noire Dame d'Afri-jw.J aurais pu fermer les jeux, si vous roosétiez borné à muni 1er ter vos n o u vel 1 es ^dances dans cette publication spéciale ç:e je pouvais con iuérer comme destinée 6enleuiout aux tidôles de votre diocèse.Je comprenais, jusqu'à un certain point, que pour les besoins île la cause pour voue procurer les sommes nécessaire^ la création-et à l'entretien de vos établissements hospitaliers, vous avez cr:pouvoir assombrir lo tableau et représenter la situation de l’Algérie comae plus fâcheuse qu'elle n’est réelle-aent, sans môme vous préoccuper des tabarras que pourraient causer au Gou-» reniement des assertions exagérées, qui | étaient d'autant plus graves qu’elles par-| | tajVm de plus haut.üais je lis aujourd'hui dans les journaux la lettre pastorale que vous avez pabiiéü le G de ce mois, et j'j trouve irai opinions telles que je crois devoir, comme gouverneur-général, protester :omiédiatemont nu nom du Gouvernement.Après avoir fait le récit détaillé de quelques laits déplorables qui se sont passés en Algérie, vous ajoutez :u L'ab-xuee complète de sens moral, qui est le | propre de cette malheureuse race déchue •Tories, sans contredit, la multiplication feces forfaits.” .Pcruiettcz-moi, Monseigneur, du vous •aire d abord uno simple observation, w-ii juste de mettre sur le compte do ^relîgK>ii musulmane des horreurs com-1111008 Pür quelques individus qui prufes-*[}\t cette religion?Quant à moi, je .•Were me ranger à l'opinion dos doc-^raqni ont étudié les maladies qui se ?•: xamtesteut à la suite des disette ; ils f||p' jubilent le cas d’anthropopbagio quo [ ',jn a eu malhoureubLinont à constater Pendant ces suites de criser à des trans- Mè;} K'.m ssfii it i - LM '¦‘M 'œ l^rtèau cerveau, qui frappent parfois •V2 individus épuisés par la privation et enlèvent leur libre arbitre.ue reconnaîtrez sans doute avec - *l uue 1 Irlande est un des pays lus f religieux qu’il y ait au monde.11 .vkt cependant produit, pondant la firniero lamine, des cas d’anthropopha- 5le’ comme dans ce moinont en Algérie.° »^0U8 tonninez votio lettre par cotte î ,r^se : u li faut que la France lui dollar!1 peuple musulman), je me trompe, jlla,68ü donner l’Evangile on qu’elle le 'Re dans les déserts, loin du monde représentant du pouvoir, je ^Mleeime quo l'Empereur et son gou-id-,ill‘!lu‘rili repoussent hantoment toute 'r-tuue aux Etats-Unis.Le 19 mai dernior, ls s'embarquèrent bix hommes dans un frèk :s-quif, (qui pouvait à peine en porter qua: e, cous dit-on) pour traverser un petit lac p ar sc rendre à leur ouvrage ; au milieu du lac le canot enfonça et les six malheureux f* :« at lancés dans les flots.Ils furent longtemps .u dessus de l’eau, se lamentant, et appelant JcT ra camarades qui les voyaient périr sans qu ils pussent les secourir.Enfin on put voler w :• ir secours, et ou parvint à en retirer deux à à.i-morts.L’un de ceux que l’on parvint à ru i-rcr, est leur bourgeois, Gilbert Ladouceur.l u noyés sont : David Landry, père de 6 enfant o bas âge; Hector Lafrenière.fils de Louis * L Bte.Macardy, seul soutien d uue pauvre vi .ve, ot un de leurs compagnons, Méc-.' t Gareau, du comté do Joictte.Lest à I.-Lake, Folton, Cp., N.Y., que l'accident .» arrivé.On a retrouvé leurs corps, et île sn t enterrés là tous les quatre sur les bords du .dans les bois.—(Journal des Trois-Iiivière;.) —M.Ernest Capcndu vient de mourir di s une maison de santé.H ^‘taù 1 auteur, p.Théodore Barrière, des Faux h»ns h
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