Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 28 septembre 1868
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1868-09-28, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I2è me année QUEBEC, LUNDI SEPTEMBRE à A y V Numéro 98 .JOURNAL DES INTERETS (JANAD1ENS JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.ItVn francH-iiuu;oiiK.I i fniiic-maçoiineric belge vient de ii'iiincr » ne nouvelle constitution.V ici les détail» curieux et instruetif^ , le .mblio Iü ratrù, 'le Bruges : _ ' ^institution maçonnique datait de .2g sj„us la denomination de 44 Sta-u ” elle ne contenait que quinze articles: le dernier prévoyait le cas du revision, laquelle no pouvait avoir lieu cVaprés un intervalle de trois ans au moine «t sur lu demande de cinq loges : ieè changements et modilications ne penitent, aux termes do cette disposition, •• s’étendre aux art/.5 et 12, ” qui, disait a charte maçonnique, u sont irréoo- dusr Mais autant enempoito lè vent : la prmalité de la demande de cinq loges .vaut été remplie fanriée dernière, le* me et aides-maçons ont commencé i (ifiii" ition, et a l lieuie qu ii e.-.t, la l,e,.,gne cri très-avancée.Nous en attestons une autorité irrécu-et non suspecte, Al.Ch.Rotvin, c.iiiiu salis le nom do dnui Jacobus.Dans a w correspondance que nous avons sous icé yeux, d dit : \x projet de réforme proposé par le oranù t )rient lui-même, mérite attention, i contient de nombreuses réformes qu'il *rt utile de signaler.L'article lé des anciens statuts déclarât les art.5 et 12 irrévocables, et interdirait en leur faveur tout droit de révision., Voici ces deux articles éternels : \rt.12.Les actes du G*.* Ov (Grand •‘Orient)seront intitulés : A la gloire du "Grand ArchiUct• de V Univers, e sous "la protection spéciale de £>• AI.Leopold*, “ Roi (Us litiges, de." “ Art.5.Le G*/ O*/ nomme pour pré- •• rider et diriger ses travaux, un G*/ Al*/ •• (Grand Maître) dont le© fonctions sont « 44 a vu.Ce?deux articles ont disparu du projet uuuveau.Leroi Léopold 1er était Maçon.Son fiis ue l’est point.L'article a ilti disparaître ; ainsi passent ie© choses irrévocables de ce monde.Quant à la formule religieuse : Au '\ou\ du Grand A reluit etc, elle a non teuloiuent disparu de cet article, mais d«j tout le réglement.On ne la retrouve ni en tète des Statuts (te nouveau projet riipprime le Av M v D*.* CL.* maconni- u u u t* U «» ni dans les serments ; le : Ain- appartient au Gr/.O/.do conserver “ intacte la famille maçonnique, de “ l’augmenter, s’il est possible ; d'incul-qm r à chacun de ses enfants les vrais principes.Aussi, puissent tes j»rinci-pes qu’on inculuera à nos princes répondre aux principes maçonniques ! ” Avec plaisir noue constatons que Léopold 11 n a pas reçu le baptême maçonnique, mais d’autre part, nous voyous avec douleur que ce sont les principes maçonniques qui prévalent dans son gouvernement.La secte se console dune pas compter le roi parmi les siens, en pensant qu elle règne et gouverne eu .Belgique.Du recto, nous félicitons la Franc-Maçonnerie d'avoir jeté le masque : depuis longtemps elle était descendue dans le?, bas-fonds du 6olidarisme et de la libre pensée ; mais elle le niait, elle conservait plus ou moins une certaine retenue qui un imposait à ses dupes.Aujourd'hui elle arbore le drapeau de l'athéisme, et assimile cyniquement i’homme à la brute.(Je n’est pas nous qui le disons : c’est un de scs adeptes les olus fervents, M.Ch.Potvin, qui nous 1 apprend dans les termes qu'on vient de lire.Cette m pi ure ouverte avec tout sentiment religieux, cette décimation de guerre à l'autel et au trône u'ouvrira-t-elle point, en liant et eu bas, les yeux de ceux qui se ibiuiit nu rien voir ( tî U G’.’ A'.’ inc soit en aide, (art.14 du règlement ancien ) a été supprimé.Le G/.O/, de Belgique a compris que ia liberté du conscience ne permet pas qu'un exigeant dus FF/, qu iis s'engagent par tout ce qu'ils ont de pi us barre (c'est-à-dire par serment; on leur impose tous une formule identique, qui peut ue pas correspondre a.ix opinions de l’un ou l'autre, et que ce serait même une investigation contraire au respect des consciences de demander qu'ils spé-ciiieiit eux-mèmes ce qu'ils uiit de sacré.La religion du serment reste, la formule religieuse a disparu.La Grande Maîtrise à vie, autre poste oe royauté, a suivi les destinées du roi et du Grand Architecte.La clause expresse des Statut généraux qui déclarait ces trois puissances irrévocables, u a pu le défendre-des progrès de l'esprit.(Jes articles, ainsi mistprudomment à l’abri de toute atteinte et qui devaient rester éternellement, ont duré à peine trente années.Mémo en Maçonnerie, il est prudent du ne rien stipuler à perpétuité.Ainsi s'exprime M.Charles Potvin.Ou remarquera d'abord avec quelle dé-bnvolturo il parle de la seule divinité 411e reconnaissait encore la Franc-Ma-yonnerie sous le titre du Grand Architecte de V Univers.Cette formule, h vague qu'elle soit, si susceptible d’interprétations diverses qu'elle puisse être, offusquait les libres-penseurs, les solidaires, qui dominent la secte maçonni-411e, et ils l'ont supprimée.Le champ du* l’impiété devait rester libre de tout ce qui de près ou de loin pouvait faire soupçonner l'existence d’1111 être suprême, et allant plus loin (pie Robespierre et que le Grand-Orient de France, la Franc-Maçonnerie belgo a rejeté au loin toute idée de Dieu et de l’immortalité de lame.Formule, en tète des 44 planches," Bcruient, le tout a été purge de 44 ces abus d’un autre âge.” A bas Dieu et vive Uenfer ! voila le résumé des relut-mes maçonniques.La royauté n’a pas été mieux traitée que la divinité : 44 La grande maîtrise à “ vie, autre poste de royauté, dit don.“ Jacob us, a suivi les destinées du roi 4‘ et ilu Grand Architecte."—A cette mesure nous applaudissons cordialement car il nous répugnait de voir une secte connue par ses nombreux attentats à I ordre social, placée sous la protection du premier roi des Belges.Feu M.Ver-haegan revendiquait, le 24 septembre 1854 les iils de Leopoi d 1er comme appartenant à la Maçonnerie : “ Nous avons 44 le droit et le devoir, disait-il, de le© revendiquer comme lions appartenant.44 Je dis le droit, parce qu’ils sont nés ‘ Lawtons ( tils de frauc-macon) et qu’il ’ leur manque que le baptême tnu-u you ni que.Je dit lo devoir, parce qu’il I 11 nouveau ,hi.Il s'est, en ellet, endormi, et, à quelques kilomètres plus loin, il s’est reveille tout à coup en se sentant blessé, vous veniez de lui plonger votre dard dans la poitrine.—R.Oui.D.Racontez ce qui Vest passé alors.— R.Quand je l'ai vu endormi, j'ai sorti ma lame de dessous mon paletot, et je me suis précipité su r lui et la lui ai enfoncée dans la poitrine, et ie pressant du poids de mon corps pour l'empêcher de se débattre.Mou intention était do le tuer et de le voler ensuite.11 m'a pris la main vigoureusement et a retenu la lame que je voulais pousser plus avant.J'ai eu peur, je 11’ui pas persisté,j’ai pris la fuite.(A ce moment 1 accusé, jusqu'alors cal-nu* et impassible, est pris d'1111 tremble-timent de premier classe.Là, il brisa la 1 ment nervor des larmes jaillissent de glace derrière laquelle si; tro ive placée ia sonnette d alarme et agita cette sonnette, mais en vain.Personne ne répondit à cet appel et ce fut qu’à ia station suivante qu'il reçut le© premiers secours.L’otat de AL Lhermitte était des plus graves ; l’épee avait pénétré dans la poitrine à une profondeur de onze centimètres environ et lese ie poumon droit.44 Des dispositions furent prises aussi-lot le long de la voie pour l'arrestation de l’assassin : elle fut opérée vers trois heures do matin, au moment où il arrivait à Breteuil.A cet instant il était encore porteur d'un pistolet chargée à balle.Il déclara qu'il se nommait Charles Guyot, âgé de vingt six ans, employe de la compagnie du Nord, et n'hésita pas a faire l'aveu de son crime, manitcsLuUt toutefois le regfet de n'avoir pas donné la mort à sa victime.scs yeux, il tombe assis sur le banc en poussant des sanglots.) Après quelques instants, il se lève de nouveau et l'interrogatoire continue.D.AL Lhermitte s’est défendu,et alors a eu lieu entre vous deux une lutte désespérée ?—Je voulais sa vio, il voulait la mienne ; j'ai eu peur, j'ai voulu fnirc, je ne pouvais venir à bout d'ouvrir la portière ; enfin, j'y suis parvenu, j'ai sauté dehors, je suis tombé sur le visage, j’étais perdu, je me disais : 44Tu n’es plus un homme, te voilà assassin, va-t’un au loin.” Et j’ai couru tout droit devant moi.I).M.Lhermitte ne voulait pas votre vie, il voulait seulement vous désarmer, et il y est parvenu ; l'arme est tombée dans le wagon ; sans son énergie, vous l'auriez tué?—R.Je no dis pas le contraire, puisque c'était mon intention ; il a crié, je me suis sauvé.D.V ous avez été étonné d’apprendre qu il vivait encore ?—R.Oui, car de la façon dont je l’avais frappé, je le croyais bien mort.D.Donc vous avez tout fait pour le tuer.Pour étouffer ses cris, vous lui avez enfoncé vos doigts dans la bouche ?—R.Oui.D.Il a remarqué que pendant la lutte vous portiez souvent votre main gauche sur vos vêtements; c’était pour prendre votre pistolet i—Non, Monsieur.D.Vous êtes tombé dans l’entrevoie après avoir saute (—R.Oui ; je me suis relevé et j’ai couru à travers champs jusqu’à A illy ; il était trop tard pour prendre le train No.37 allant vers Amiens ; j’ai pris celui No.S allant à Baris, pour attendre le train de marchandises No.371 qui devait me conduire à Amiens, où j'aurais pu reprendre mon service.1).Signalé par le télégraphe, vous avez été arrêté a ia gare de Breteuil où l'on Vf m» a gardé à vue dans la salle d’attente ?—R.Oui.1).Vous avez jeté dans h* calorifère la poudre que vous aviez dans ia poche de votre pantalon ?—R.Oui ; elle était dans la poche de mon paletot.D.Vous avez remis votre paletot à un employé avec prière de le faire disparaître ; il l'a déposé entre les mains du chef de gare i —G’ubt vrai.D.Vous avez jeté dans le feu plusieurs feuillets d’un cahier manuscrit ?—R.Oui.C’était un livret Chaix avec indications écrites à la main.il.Ces indications étaient sans doute compromettantes et vous av ez intérêt à les faire disparaître, car en les voyant brûler, vous avez dit : 44 Ala ntemmt, je me f.d’eux, j’en ai pour un mois de prison \ A Breteuil, AI.Lhermiitc vous a reconnu pour sou assassin ?R.Oui, et j’ai avoué ; j’ai dit : c'est bien le monsieut que j'ai blessé, je l'ai reconnu, quoique plus pâle.Ou passe à l'audition des témoins.La déposition la plus importante est celle de AI.Lhermitte lui-même.—Je suis partis d'Amiens pendant la nuit du 2 au 3 juillet dernier; quelques minutes après être monté dans le wagon, un employé entra et se jeta sur la banquette en disant : —Je vais dormir.Il lit ie dormeur et ouvrait yeux de temps en temps.— Vous êtes donc monté pendant la marche du train?lui demandai-je.Il me fit un signe à peu près négatif puis me dit : —Je vais dormir, donnez aussi, vous.Le contrôleur entra, le reconnut pour un employé et se retira eu disant : —Bon, bon.Mon compagnon de voyage, qui s’était leve, se rassit et me dit : —Entre employés.— \ ous n'ètes pas ici officiellement, lui dis-je?—Mou permis va arriver, répondit-il.(A ce moment le témoin est pris d’une émotion qui l’empêche de parler ; il semble souffrir au côté droit où il porte la main.Cette émotion gagne l'auditoire et l’on voit quelques femmes pleurer.Après avoir bu un verre d'eau sucrée, le témoin continue sa déposition en l'entrecoupant toutefois à plusieurs reprises.) —Mon compagnon de voyage me dit : —Allez-vous jusqu’à Baris i —Oui, répondis-je, et vous?—Moi aussi, et si vous voulez ne pas trop bavarder, nous dormirons tous les deux ; vous ne savez pas arranger votre coussin, il se leva, arrangea mon coussin, sur lequel je m’étendis.Il y eut un temps d'arrêt à Ailly ; il resta à la portière.Quand le train se remit en marche, il disposa aussitôt son coussin et se blottit dans un coin.Je m'endormis.Je fus réveillé par une forte pression sur moi ; je vis alors une arme briller à la main do l'employe que je croyais endormi, il me plongea cette arme dans le côté droit ; il chercha ensuite à m’empêcher de tue lever ; mais j'y parvins, je saisis sa main droite que je ne lâchai plus, et j'essayai de le désarmer.Il voulut me porter un second coup ; l'arme me laboura le sommet de la tète et alla se tordre dans la paroi du wagon.Beudant ee temps, sa main gauche semblait chercher quelque chose dans ses vêtements ; son arme tomba, je la tenais étroitement serrée je criai à l'assassin ; ta ligure se trouva un moment tout prés de la mienne, il me mit ses doigts dans la bouche pour étoutl’er mes cris, je les lui mordis un peu, non poulie hleSbcr, mais seulement pour lui faire lâcher prise.Il ouvrit la portière, s'élança et tomba sur le dos.Resté seul, j'eus la force de descendre par la portière ouverte, et me tenant à la rampe, je me dirigeai, par le marche-pied, jusqu'à un wagon de première classe où, après avoir cassé une glace, je lirai la sonnette d'alarme, Ror&onno ne répondit à mon appel.Mon sang c «niait, je perdais mes forces, je n’eus que le temps de regagner mon wagon, où je m’évanouis.A Breteuil, je revins un pou à moi, rassemblant mes forces, je lis ma declara- tion au contrôleur qui était entré dans 1 mon compartiment.On me transporta ; dans la gare où je reçus les premiers ! soins ; confronté avec Guyot, je le ro: connus aussitôt pour mon meurtrier.Quand il était entré dans le wagon où je me trouvais, il n’etait nullement ivre.J J.Nous avez fait preuve d’une grande énergie.L’arme que vous voyez sur la table des pièces à conviction est bien ceüe qui vous a bl ;s-u‘?—Oh ! oui, monsieur.D.Accusé, avez-vous quelque chose à dire \—Non, monsieur.M.le procureur impérial a appelé sur la tête de l’accusé toutes les sévérité?de la l2-()3-04 ; mai© en 1805, le même fait se renou-ve le dans des proportions moindres, il est vrai : Naissances, 1,000,753 : décès, 921,887.Excédant des uaissauces, 34,800.Do ce© courtes observations et vies quelques chiffre© précites, il ressort malheureusement qu’il n'y a plus en Franco, comme autrefois, do moyenne proportionnelle entre la vie, et la mort ; que si le© naissances dépassent le million, nous gagnons beaucoup tnoin?qu’aux époques antérieures où elles n'atteignaient guère que 950,000 en moyenne.Quelle en ( st ia cause ' Devons-nous l'attribuer a la manière dont on elève les petits entants, aux bureaux des nourrices, ou plutôt à la négligence de ces femmes qui ne voient dans ce petit être confié a leur© soins qu'une affaire d'argent i Doit-on s’en prendre aux mères, malheu-semeut trop nombreuses, qui, sous prétexte de santêy se dispensent si facilement dos soins de l'allaitement ?La cupidité, suit que le chassepot a une trajectoire bien plus tendue et parcourt de plus longs espaces.(J est là un avantage incontestable.En revanche, le tir un peu plus lapide du chassepot entre à peine en ligne do compte.Ou a calculé que le temps de la charge du lusil prussien est comme 4.3 parce qu’une simplification du mécanisme a permis la suppression d'un mouvement de main.Mais il nous parait que cette proportion n'est pas juste, en soi, pour le fusii prussien, et sur un champ où les coups sont toujours moins prompts que sur le champ do tir, la parité s’établirait.^ Mais un grand défaut du chassepot c’est sou chargement, qui donue lieu à des explosions involontaires.—Toutes ies autre© prétendues reformes que Chasse-poi a introduites dans son système, pour le distinguer du svetèmo prussien, n'u-niéliorent rien en réalité.Ceci ©applique a 1 aiguille plus courte, qui nécessite une très-incommode disposition des cartouches, et a i obturateur en caoutchouc qui gâte l'aiguille, et à la mire fragile etc.Le chassepot, d'autre part, a des désavantages que le dreyso n’a point ou qu’il a îi un degré moindre : notamment les rates nombreux, occasionnés par l'accumulation dos restes de cartouches.Bour provenir ces ratés, ou a imaginé la chambre à crasse, ou les restes non brûlés do cartouches doivent se déposer ; mais ces restes sont si considérables qu’ils remplissent la chambre et empêchent alors le jeu de l'aiguille.Après les efforts énormes de la Franco LE OOURRIËRDU CANADA.*“*«••¦**¦ pour transformer l'armement de son in- ; fanterie, il y a lieu tie croire que, dans le courant de cette année, toutes les troupes françaises seront munies du fusil nouveau, et c'est là deux ans seulement a pies Kœniggrætz, un grand résultat, tel qu’on n’aurait pu y croire il y a dix ans.L’infanterie française aura alors une bonne arme de guerre, bonne surtout par sa légèreté relative (4 kiîogran -mes 045 sans "baïonnette, et 4,045 avec la baïonnette ; ) lusil prussien 4 k log.9S0 sans baïonnette et 5.330 avec baïonnette, et par la trajectoire horizontale d : projectile.Mais le fusil français remporte par ce côté seulement sur le fusii prussien.L’armée française, une fois son armement terminé, sera donc, sons ce rapport, l’égale de l’armée prussienne, sans lui être supérieure.QUEBEC, 2$ SEPTEMBRE 186S.Le budget de la Aonvellc-Jlcosse.On se rappelle que lors de la discussion du budget local dans l'assemblée législative du la Xotivelle-Ecosse, un député, M.Pineo, eut le courage de dire à l'intolérante majorité qui marche sous le drapeau sécessionniste, que le ministre des finances avait intentionnellement diminué le chiffre des revenus et grossi celui des dépenses pour la seule satisfaction de montrer un déficit et pour fournir par là aux anti-unionistes l'occasion de dire que la confédération est la ruine de la N"nveîle-Ecosse.Un journal d'Halifax publié dans les intérêts du régime fédéral, revient sur l'accusation formulée par M.Pineo et prouve, chiffres en main, qu'elle est parfaitement fondée.Pour qu'il soit bien connu et bien établi ici que les maladroits intrigants qui conduisent les affaires de la Nouvelle-Ecosse ne sont pas gens à reculer devant les moyens les plus condamnables du moment qu'ils ont l’espoir de perpétuer l’hostilité contre le nouvel ordre de choses, nous allons résumer, en quelques mots et quelques chiffres, l’écrasant article de la feuille d'Halifax.Donnons d'abord, pour couper uomt aux détails, le bilan officiel des dépenses et revenus de la Nouvelle-Ecosse pour 1868, tel que préparé et soumis par le ministre des finances.DEPENSES.^ 13 k Ci » > é * i ••• •••••••« •••••• ••••••••• •••••••• ^ *t 1 j w j0 Cour criminelle •••••• •••#•• • •• • • • • • • •••«•••••• 3,000 Enquêtes de Coroner.2,000 Education.• •••••» •••••• •••••••• •••••• ••••#• 165,000 Immigration • •••••••••• ••••••••••••••••••• ••••••••• 800 Dépenses législatives.34,000 Divers.18,520 • •••••••• .• • « ••••••»•••••• •••••¦•• i• • ••••• ••*••• •••••• • •••• .•••••••• Institution des sourds-muets.Agriculture.••••• ••••• Travaux Publies Navigation • ••«••••• ••••••••• • ••• Asi.e des pauvres • •••••••• ••••• •• Nouvel asile.• •«•••••• •••••• • • • •^ ••• ••••••••• Impressions publiques.• •••• •••••• «••••• Secours .laûcmnité d*- roc:*.• ••• •••••«••• •••••• •••••• Uou.es et » cuts.loo,OQo Pauvres de passage.• •••••• •••••••«• •••«•• 3,400 Vapeurs, paquebots et traversera.8,360 Exposition provinciale.3,000 Nouvel édifice provincial.41,000 2,000 6,000 65.000 10.000 20,00u 30,000 8,000 3,000 500 Total • ••••••• •••••••«• •••••••• ••• $563,880 REVENUS.Balance en main3.• •••••••• •••••••• •••••• $39,909 ijUUuàtiOIl ••••••••• •••••••• ••••••#••«••••••••• ••••• «2 , o G D Immigration.•.t bon signe.En Loio-siane, les démocrates f«»nt des effort» s «r-humains pour sc c-jnstit.uer solidement tandis (pie le gouverne r Warmoth i*-t fort embarrée, avec .es pmees-uons nègres, h*» criimts nègre», les menaces nègres, A.6.00 6.00 6.00 NOUVELLE MUSIQUE JJ’I£.G LIS Ji AI o.».IF1CAT, Salve Regina, Ave Maria, O 1vJL*“j u taris, Ave Veruni, Tantum ergo, par Carlo Uazzi Cantique à la Sainte Vierge, Salva Regina, Lauda 3ion, O Glorioso, Tantum ergo, O Salutaris, Alma Uedemptoris, par Max Girax, Avo Maria, Jésus de Nazareth, Noel, par Gonvod, Ste.Cécile, par Joseph Grégoir, Tantum ergo, par John H.Wilcox, Libera me domine, par A.Doseano.R.MORGAN, Marchand de Pianos et de Musique, No.4 4, Rue 3t.Jean.Québec, 2 Septembre 1868.604 COUVERTURES DE RJANOS.SÜUVEMK DE LŒUVKE DES ZOUAVES PONTIFICAUX EN c jsr u U tKTTK petite brochure de 28 pages est actuellement eu vente ft la librairie de M.LEGER LOI SSE Al, Propriétaire du Courrier du Canada 7, Rue Buade, Haute-Ville.Québec, 6 Mars 1868.6.00 6.00 6.00 —u Sacs des chars de poste ouvertes jusqu’ft 7.P.M.—b Do do do 11.45 A.M.—c Sac supplémentaires do 8.00 A.M.Pitrgnlion ot augmentation «le* forces.—Grèce aux B*ilules couvertes tit sucre île itrislol, ce deux choses sout rendues inséparables ; ce «pu l’on ne peut dire d’aucun autre cathartique existant.Pour cette raipon, elles sont déciilumonl la médecine alterative lu plus efficace qui ait jamais été prescrite ,.our la paralysie, la faiblesse nerveuse, ia débilité générale cl le vertige ou rûhlmnaseui ut.Ces tualadior tiennent toujours de quelque manière, soit comme effets ou comme cause à l’ciat maladif de l'estomac, du foie ondes iule-tins.Sur ees organes, Faction des Pilclks est directe prompte et curative ; cola est simplement étonnant tandis qu'elles communique en même temps de la vigueur ft toute l’organisation.Lu salsepareille tit Uristol, iuduhitable-tnei.l le plus reinarquabh* -le tous les agents pour renouveler la vitabilité «tu sang, est indispensable dans ces cas.Los Pilulks sont mises dans des fioles de verte et sc conserveront dans tousles climats.Les deux remèdes sont eu veute cher, tous les «iroguistes connus.JOSEPH S.LEE.Douane d’Ottawa, 12 mai, A veudre citez tous les pharmaciens, John F.llenrie k Oie., Agents 393, Rue S« Paul, Montréal, O.IC.28 Septembre 1868—1534.Les lettres enregistrées doivent être mises ft la postes 15 minutes avant la fermeture de chaque malle.Les hottes ft lettres des rues sont visitées ft 10b.A.M.et ft 6h.P.M.JOHN SEWELL, Maître «le Poste.Québec, 23 Septembre 186s.623 LE SOUSSIGNE a reçu dernièrement de la compagnie de fabrication de caoulchoux de Goodyear «1e New-York, un grand a.somment de COUVERTURES DE PIANOS ft l’épreuve de l’eau, de couleur verte, cramoisie «*t marou, avec de magnifiques bordures on or.Ces couvertures sont inappréciables , elles protègent les pianos contre la chaleur, l'humidité et la poussière.R.MORGAN, Marchand de musique et de piano.N 0 .44 rue St.Jean.Québec, 2 Septembre 1868.t>u5 Librairie à Levis.1 mprimeurs demandés.ON demande un PROTE pour un atelier typographique ft la campagne.Il devra avoir fex-périonce de lu conduite d’un établissement «juel-conque et être muni de recommandations do moralité, sobriété et «ie capacité.Un APPRENTI «lo deux ans capable de faire marcher une p:esse ft bras pour Journal, et bien recommandé trouvera aussi de l'emploi en s’adressant ft ce bureau.Québec, 17 Août 1868.—588.Ciemes I C iera’es î I o très.N trouvera toujours ft la librairie «lu soussigné des CIKUGKa pour service funéraire et au- .A.vis.LE SOUSSIGNE étant seul autorisé ft régler lcd affaires de la ci-devant mai&oj W.B.VAL-LKAU k Cik., dont il était membre, prie les personnes qui ont des coiuj tes contre la susdite maison de les lui filer et celles «jui doivent ft l'établissement de lut remettre ! cts et *ü5:6b.„.2,500.00 terrain et bâiis=e.\ 500.OO srminus â la Rivière-aux-Pins 15 âcres :t bâtisses.3,000.00 •ivière Jacques Cartier.5 non mi A vendit' chez LEGKU 11KOUSSKAU, lJlirairc, 7, Hue llmide, Haute-Ville.rz.— 70,076.'5 MATERIEL ROULANT.ï roÎ6 locomotives {trim engines).$12,000.00 Deux chars L passagers.l.OOo.ou Douze voitures pour le bois de construction â $125.*.I,500.o0 Quarante huit chars plateformes â $100.4,600.00 ESSENCE DE K $89,376.25 Dépenses préliminaires.1,500.00 Dix par cent de contingenta.5,017.00 < à .f i o is s, A uni' l i K ai i prix de cinq fuancs le flacon.Six flacons pria â la fois (quantité convenable pour une maladie sim et récente) vtngtsqyt franc* au lieu de trente (e hallage: un franc).Payements en mandats sur .U L ( onc'jittréc et préparée d la I apeur.Il existe des contrefaçons *-t [a i» i r ccd a t/ eir t l" I < - .de V Essence de SaUepareüU kALbEI AKEILLL est une plante qui croit de l
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.