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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 6 avril 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1870-04-06, Collections de BAnQ.

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I^J.èmej’jaiinée QUEBEC, MERCREDI 6 AVRIL 1870 (üimrrier lUl ® an ato, JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.Numéro 28 JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.Rome pendant le Concile.liCÜrcN de IjOuIm Venillol.L1X Ko inc, 15 mars.Les jeunes gens du Canada qui ont rempli leurs engagements de deux années dans le régiment des zouaves pontificaux quittent Rome demain et retournent chez eux.Do cco premiers arrivés, il ne reste que leur chef, par Page, par la taille et par le rang, l’honorable M.ïaillefer, jadis avocat et cultivateur à Montréal, aujourd’hui sous-lieutenant.Les autres étudiants, jeunes professeurs, propriétaires, quelques-uns séminaristes, vont reprendre leur profession, leur charme, leurs intérêts do famille ou achever leurs études.M.Tail lofer, homme fort digne de ce nom de chronique, pacifique, vaillant et dévoué suivant la nature des preux, garde le poste d’aîné qu’il remplit 6i bien pour l'honneur et la foi de 6on pays.Lui et M.le chanoine Moreau, aumônier particulier do l’expédition, sont véritablement le père et la mère de ces mâles enfants très unis par la foi, par le patriotisme, par le drapeau, par tous les beau liens de l’amitié sainte.L’occH6ion m'étant offerte de faire une visite aux partants, j’en ai profité pour les remercier do la joie que m’avait donnée leur arrivée.Ce fut l’une des meilleures émotions de ma vie lorsque, il y a deux ans, j’appris qu’il y avait à Paris une troupe de croisés qui venaient du Canada pour défendre Rome.Des croisés au temps do M.About, de M.de la Bédollière et de M.Renan, et de M.Rouland, et de ce pauvre petit sous-préfet de Français! Certes, depuis trente-deux ans que je me bats et que je suis battu à peu près, grâce â Dieu, tons les jours pour la cause de saint Pierre, oui, depuis ce temps-là et dès le commencement j’ai eu bien dc3 espérances, et je les ai encore, et elles ont graudi ; mais jusqu’en 1SGS, jusqu’au moment du passage des Canadiens, je n’avais pas espéré que je verrais des croisés.Je me hâtai de courir à Saint-Snlpice, où l'on m’avait dit qu’ils entendaient la messe.Je les vis en bon ordre, jeunes, vigoureux, graves, tels enfin qu’ils devaient être, des garçons de bonne race, de bons et fiers chrétiens qui savaient bien ce qu’ils faisaient et qui portaient comme il faut le beau poids de leur sacrifice, sans l’ignorer et sans le trouver lourd.Le digne curé de Saint Sulpice monta eu chaire, leur parla dans la simplicité de son cœur et fut éloquent.Tout cela était vraiment beau, et cette scène qui eût été touchante partout, convenait davantage en ce lieu de Saint-Snlpicc, parmi les souvenirs vivants de ia cure de M.Ollier et du cabaret de la pauvre et grande Marie Rousseau, d’où partit la civilisation française et catholique du Canada, si fioriesanto après deux siècles et demi, qui ont vu périr tant de chose?.Si la foule qui lit M.About et M.Renan, et qui écoute M.Rouland, voyait les tableaux que Dieu nous déroule et entendait les discours qu’il nous tient et les poèmes qu’il nous chante, elle pourrait comprendre pourquoi, en général, nous n’estimons pas beaucoup le style ni les inventions de la tribune et du Parnasse.C'est’fade.La poésie de l'écritoire ne vaut pas celle du bénitier.feuilleton bu (îouniev bu (Eanaïm.G Avril 1870.ANDREE D'EFFAUGES.(Suite cl fin.) Elle n’écrivit plus.Ceux qui la rovi-nt à Pdoutour la trouvèrent belle, char-ante, mais grave ; on s’étonnait qu’une 3ia6onnc si comblée eût si peu de goût our les distractions et parût 6e plaire ms cctto maison de campagne, antique dénuée de luxe, où tout respirait la anqnillo vie do famille d’autrefois.Le mite Pierre, s'y reposait des fatigues h l’hiver, sa femme sc*complaisait dans 3ttc solitude, et Andrée ne paraissait voir nulle envie de la quitter, ni pour iï lointains voyages, r.ï pour des séjours ans des demeures seigneuriales qu’elle ossédnit ailleurs.Elle s’ôtait arrangé ne vio paisible, la messe du matin, la isite des malades qu’elle cflcctionnait caucoup, des lectuies sérieuses, des tra-nux â l’aiguille, et la peinture à laquelle lie s’appliquait longuement remplissait lïs journées.Elle riait fort peu, pour-un t clic était aimable et prévenante, urtout pour ceux qu’elle connaissait, hie ne parlait à personne du passé : y icnsait-ellc ?regrettait-elle ?avait-elle iniô ?nul ne peut entrevoir les secrets lo ce cœur profond et scellé.Sculo-nent, son tuteur mémo ne lui parlait _ a On Gait que je ne méprise point du tout le don do M.Hugo.Je délie bien toutefois M.Hugo, dans ses meilleurs jours, de fabriquer une petite épopée qui égale celle des croisés canadiens, se reposant à Saint Suîpico sur le chemin Saint-Pierre.Dédaignant les met veilles de Paris, ils sont repartis, après la messe, sans avoir vu ni M.About, ni M.Renan, ni M.Rouland, ni la Belle Hélène, délices de3 rois, des empereurs cl des peuples.J’ai donc retrouvé ces braves jeunes gens à la veille du retour, contents d’ètro venus, contents de s’en aller, car ils ont bien accompli leur dessein de dévouement et de justice, et ils vont rentrer comme ils sont partis, pieux et purs, dignes des embrassements de leurs mères et de leurs sœurs, dignes des couronnes civiques qui leur sont préparées.Que leurs concitoyens les reçoivent en triom-pho, ils sont la gloire du peuple, ils ont droit au sourire des vierges et à la bénédiction des vieillards.Défendant la grande partiiecommune, la nationalité, mère, en qui vivent toutes les autres cl qui garde la source du droit et de la liberté, ils ont bien mérité do la patrie particulière.La mort de Rome serait la mort des patries.Ils n’ont pas seulement défendu Rome, ils l’ont édifiée.Elle a admiré leur discipline, leur piété, leur douceur.Dans cette armée chrétienne et dans ce corps d’élite tout plein des meilleures ardeurs de la jeunesse, on les a vus parmi les plus honorés, et ils ont soutenu l’éclat d’un drapeau dont la splendeur n’est surpassée ni égalée nulle part.J’ai osé leur adresser la parole.Je ne sais comment j’ai pu faire pour ne riou dire qui vaille.Tant de gens savent dire des choses passables à -propos do rien, et ici il y avait tant à dire! Ce n’est pas l'émotion qui manquail ; les idées, d’une certaine manière, ne manquaient non plus ; mais les unes se sont envolées devant ces yeux et ces oreilles qui attendaient quelque chose, et les autres sont venues quand c’était fini.Je me suis rappelé ce bonhomme qui regorgeait toujours de réponses victorieuses, mais après la conversation.Cette infirmité C3t commune, voilà pourquoi lc6 orateurs auront toujours d'irréconciliables ennemis, entre lesquels on trouvera toujours beaucoup d’hommes de bon sens.Mais, d’un autre côté, les orateurs seront toujours adorés de ceux qui sont sensibles au dangereux plaisir d’entendre parler sans avoir eux-mêmes rien à dire.M.Rcy, du Moniteur, aurait voulu que le Concile fût préparé par des hommes d’affaires, ot qu’ensuite les orateurs spéculatifs et autres pussent prendre leurs aisos mémo durant des années.Selon mon humble avis, ce n’est pas lo moyen que Dieu a donné pour faire de bons décrets, et le Linguosus et le Vcrbosus n’est point estimé dans la sainte Ecriture.Un Père ennuyé, si j'ose ainsi traduire 6a pensée, d’un long, et beau, et vide latin qu’il venait d’entendre, et qu’à son avis l’on vantait trop, me disait : Si j’étais président du Concile, je ferais Venir un habile joueur de violon, je lui commanderais d’exécuter une longue sonate, et je dirais ensuite à mon discoureur et à ceux qui l'admirent : Ce joueur de violon fait ce que nous ne saurions pas faire : trouvez-vous qu’il soit l’homme qu’il faut pour rédiger nos décrets ?famille, les voisins, mêmes éloignés, vinrent faire visito et renouer les anciennes traditions d’alliance et d’amitié.Parmi ces voisins les plus proches, se trouvaient une vieille dame et son fils qui portaient un des noms les plus antiques et les plus respectés do la Flandre.Louis d’Eb-blinghcn, comptait parmi ses ancêtres des magistrats et des guerriers, des diplomates et des écrivains, 6a mère descendait de ce Denis de Morbccque qui reçut à Poitiers, l’épée du roi Jean ; leur fortuno était inoiips grande que leur noblesse ; pourtant ils vivaient paisiblement et honorablement sur un petit domaine, ancien pavillon de chasse, qui n’était pas éloigné du château d’Andrée.Madame d’Ebblinghcm, femme de l’ancienne roche, douce, excellente, parut sc prendre d’une grande amitié pour Andrée ; cllo la voyait souvent, et son fils l’accompagnait toujours.11 était lus mariage.Dès qu’on sut, dans le pays,.l’arrivée Mademoiselle d’Eflauges et do sa Quoi qu’il en soit, co qui est certain, c’est que je n’ai pas fait un magnifique discours, malgré la bonne volonté que je inc sentais au milieu de ces braves jeunes gens.Que n’ai je eu la pensée d’invoquer la condescendante amitié de Monseigneur l’Evèquc du Tulle et de l’amener là ?C'était une assemblée et une circonstance faites pour sa parole sans pareille, et j’aurais à vous envoyer quelque couronne à suspendre aux portiques du temple et à garder dans les archives de cette France de là-bas, jeune, sincère, croyante, ardento pour le bien, telle enfin que nous lûmes on ces siècles de floraison, maintenant hélas ! passés, quand noua allions en conquête pour le Christ, la croix sur la poitrine, l’Eucharistie dans les plis de notre drapeau.Bon voyage, fils de France, qui n’avez rien abjuré et rien perdu, ni la sagesse, ni l’esprit, ni le coeur ; bon retour clans vos foyers, où notre vieil honneur est toujours vivant.Les anges qui sont venus avec vous retournent avec vous, contents de vous.Gardez la flamme de France, gardez la 11 am me de Rome et du Christ.Eclninflez-cn le cœur de vos jeunes confrères, et qu'ils viennent à leur tour, et qu’apres eux viennent vos enfants et vos neveux, conservant cette tradition chevaleresque et chrétienne que les siècles n’ont pu rompre et que vous avez si glorieusement rajeunie.La prière de Pie IX est sur vous, et qui sait quel rêve de durée,quel germe de grandeur et peut-être d’empire vous emportez de la vieille Rome et de l’impérissable Vatican ! Louis Veuillot.«4».— - NOUVELLES GENERALES DE ROME.On écrit de Rome à Y Univers aux dates suivantes : Rome, S mars.Lus Romains sont vraiment bien privilégiés.Ils ont de belles et riches églises, et dans leurs églises des trésors et des richesses incomparables, et pour honorer ces reliques et célébrer les patrons de leurs temples, on leur offre des fêtes interrompues.Ils ont les stations avec leurs nombreuses indulgences ; ils ont les solennités en l’honneur des Saints ; ils ont parfois la présence du Pape, ce Roi du inonde, et en co moment, toujours 10 concours de beaucoup d’Evôques.11 n’y a pas cîc jour et d’heure dans cette Rome fortunée, où quelque sanctuaire ne soit embaumé des parfums de l’encens, et où le seuil de quelque église ne soit jonché de iieurs et de rameaux verts.On célébrait hier la fête de saint Thomas d’Aquin, aux Saints-Dominique et Sixte, et à l’Eglise de la Minerve, et il y avait en même temps station avec indulgence de dix ans et dix quarantaines à Saint-Jean della Vigna et à Saint-Pierre ès liens.A Saint-Pierre, j'ai vu cxposéce les chaînes du saint, deux morceaux insignes de sa croix, un doigt et un bras de sainte Agnès et la tèto de sainte Constance.J’ai vu beaucoup de Prélats, de toutes les parties du monde, prosternés au pied de l’autel, et des groupes île zouaves qui priaient comme des anges.Dans les stalles du chœur, formant couronne, chantaient soixante jeunes voix.J’ai regardé pendant quelque temps le petit Mbrtara : il était là, dans sa stalle, vêtu de blanc ; il m’a paru tout heureux et plein de piété ; il a TL J -,1-1- .O une expression terme et grave qui attestait uno Ame, des pensées et des convictions sous cet enveloppe presque enfantine, ces joues rougissantes, cette * parole prompte à sc troubler et à s’éteindre.En général, il parlait peu ; seulement, il arriva qu’en entendant disputer devant lui sur les affaires d’Italie, alors en train de su faire (on était en 1S59), il s'anima soudain, et par quelques paroles brèves, saccadées, il exprima son mépris pour la révolution et son admiration pour le souverain Pontife.Puis il retomba dans son mutisme ordinaire.Co jeune horamo aima Andrée, et, certes, il aimait pour la première fois.Tous virent cet amour elle seule ne parut pas s’en apercevoir, à moins qu’un redoublement de fierté sévère dont ollo maint nanti dix-huit ans.Ce matin, j’ai pu assister aussi à la chape le cardinalice qui s’est tenue à Sainte-Marie do la Minerve, à l'autel de Saint-Thomas d’Aquin.La* * Minerve a été restaurée de 1849 à 1854 par les Pères dominicains, sous le gouvernement du y.Jandcl.Les restaurations ont coûté,au delà d’un demi-million.L’église est d’une grande magnificence.Il y avait foule près du tombeau d’Ange do Fieeole.‘ La messe a commencé à dix heures.Dix-sept Cardinaux occupaient devant l’an tel une enceinte réservée ; le Cardinal Patrizzi siégeait sur la première hanauette à droite.J’ai aperçu S.Em.le (Jardinai Mathieu, un peu plus loin dom Pitra, et à quelque distance le Cardinal Bonaparte.Le panégyrique de saint Thomas a été prononcé par un jeune novice, élève do la Minerve.Il a parlé pendant vingt minutes environ, avec beaucoup de feu, en un lutin très choisi, avec un peu trop do volubilité peut-être.C’était d’ailleurs n obabîcment son début, sa ligure t rangeait une légère émotion.Il a parlé de ia doctrine de saint Thomas, des magnifiques éloges qu’en ont faits les Concilc3, et avec les Conciles les Souverains Pontifes ; jetant un rapide coup d’ceil sur l’œuvre immense du docteur Angélique, il a dit qu’en vérité l’œuvre n’était pas au-dessous de6 éloges que confirmait d’ailleurs et avait dépassés une parole irréfragable et bien connue : B eue scripsisti de me, T/ioma.' Ces dernières paroles ont donné au jeune orateur l’occasion d’un magnifique-développement.On peut donc, a-t-il dit, boiro à longs traits à cette fontaine de science.Dieu lui-même nous est un garant delà pureté de cette eau.“ Quand saint Thomas développe sa philosophie, baie! quand il réfute lus erreurs, bene ! quand il affirme et qu’il enseigne, bene ! .C’e6t Dieu lui-même qui lui rend ce témoignage.” A la descente du lu chaire, lu ieunc dominicain est allé saluer séparément chacun dos Eininentissimcs Cardinaux présents; Mgr Mathieu lui a répondu par un assez gracieux sourire.La Gqpiltc d!Augsbourg a divi-é en trois catégories les Prélats français ; les ultramontaine, les modérés, les gallicans et les libéraux.Us font tout ce qu’ils peuvent pour arriver à prouver qu’on définitive, les Evêques français qu’ils disent opposants, sont supérieurs en nombre comme en intelligence aux Evêques dociles.Or, comme en ne donnant que deux catégories, ultramontains et gallicans, il eût été trop évident que ceux-là sont plus nombreux que ceux-ci, on a inventé la catégorie des modérés, qui, en diminuant les ultramontains, permet do crier partout que les Evêques français libéraux sont les premiers en nombre.C’est une pauvre ruse et une bien petite tactique.Le public d’ailleurs est maintenant suffisamment renseigné.•.Un Evêque disait hier : u On sait bien maintenant que nous sommes : lo tous catholiques; 2o désirant et voulant en très grande majorité la définition de l'infaillibilité du Pape.Il y en a bien quelques-uns qui, sous prétexte que la société est grandement malade, ne veulent pasjqu’on lui enseigne trop de vérités; c’est pour eux une affaire de système.Lo Saint-Esprit va prononcer; On pressent d’ailleurs sa parole ;voilà lu Français et la Gazette qui prennent leurs précautions et affirment que le nouveau règlement nous enlève notre liberté.C’est le fend du cœur qui se révèle, et c’est aussi la lumière qui su fait.,, J’ai entendu dire à un autre Prélat Décidément Io Français et la Gazette semblent vouloir jeter 1 o voile et prendre parti contre le Concile.Du moins, dès qu’ils seront plus explicites, ils seront moins dangereux, et les familles chrétiennes sauront mieux ce que leur imposent la conscience et le devoir.” Il parait que lus Pères du Concile sont décidés à demander instamment ia discussion immédiate ut la solution définitive, avant toute autre, de la question de l’infaillibilité.J’apprends de bonne source que divers Poetulatà doivent être déposés dans ce sens, aujourd’hui même, à la commission instituée par lu Pape.On m’assure également que d’autre3 Evêques vont faire des démarches personnelles dans le même but.On est las du scandale entretenu par la Gazette, lo JS at tonal, le Moniteur et lu Français, aussi bien que par ceux qui lus soutiennent et les appuient, et le temps parait venu d’en finir, pour la gloire do Dieu et le bien des Ames.JVi/iil est occultu/n guod non scietur.Il parait, en effet, quo l’on tient en main les fils de beaucoup d’intrigues, et que puisqu’ils veulont tant la liimiêro, on la fera.Rome, 10 mars.La plupart des Evêques ont reçu aujourd’hui même, par la poste et sous pli cacheté, un factum en assez bon latin, portant une prophétie de sainte Brigitte arrangée pour lus besoins d'une mauvaise cause.Ce factum invite les Evêques à prier et à méditer à genoux devant leur crucifix.L’auteur "les engage à demander si Celui qui paraît entouré du pompes royales et qui gaudet, amatque appdlari IGcarius Chrisli est digne de représenter Celui qui se disait le dernier des hommes, novissimus viroruvi.“ II me semble avoir lu quelque*chose de ce gonrc-Jà du poule Hugu, ’Liuc.disait, ce matin un Evêque.s’environna, ne fût la muraille élevée entre elle et cet amour.Elle parut n’accorder aucune attention à ce jeune homme que sa présence, que le son de de sa voix faisaient pâlir et rougir ; elle reçut d’un air glacé scs timides prévenances ; elle écouta, dans le eilenco le plus dédaigneux, les touchants éloges que la mère faisait de son fils.Elle lit enfin, comme lo roi-prophète, un pacte avec ses yeuœ, un accord avec son cœur, pour qu’ils ne puissent, trahir 6es sentiments, ni ses pensées.Ce que c’est que d’aimer?co jeune homme persista : cetto froideur, ces inattentions, ces sévérités do la parole, du regard ot de l’accueil ne lo rebutèrent point ; sa mère aussi ne sc décourageait point, il lui semblait impossible "que son lils no fût pas aimé, et quoiqu’elle lût le seul témoin du chagrin de Louis et du scs larmes secrètes, elle aimait toujours Andrée, et elle attendait le moment où co cœur fermé s’ouvrirait enfin.Et ceux qui s’apercevaient de cet amour naissant, profond et caché, voulaient le servir.Un vieux notaire, serviteur dévoué des deux familles, venait souvent passer une après-midi à Bleu-tour ; après avoir parlé de la paix, de la guerre, île la récolte, et il en venait aux anciennes maisons du pays qu’il connaissait-toutes, et enfin, aux d’Ebblinghcm : —Belle famille ! ancienne famille ! sans nœud ni tache ! Il no manque à ce jeune homme qu’un peu d'argent pour arriver à tout, tant il a du cœur et d’es prit! Ah ! mademoiselle, que je ferais volontiers, en mon étude, le contrat do certain mariage auquel je pense !.A ces mots, le front d’Andrée se rembrunissait et lo pauvre notaire ne savait pas combien il nuisait à ht cause qu’il voulait servir.b C’était, jo m’en souviendrai toujours, par uno admirable soirée du mois d’août : la moisson s’achevait dans ces vastes et fécondes plaines et les derniers rayons du soleil buvaient la sueur au front des moissonneurs.Ly angélus tintait clans le clocher à jour do S.et l'on entendait dans la campagne, les cris lointains de petits pâtres qui ramenaient lus bonnes vaches à l’étable.Andrée venait de quitter son chevalet, et un léger ouvrage à la main, elle vint s’asseoir sur un banc rustique, au pied de la tour qui donne son nom au château.Madame d'Ebblinghem et Madame d’Ellauges se promenaient ensemble, le comte Pierre fumait son cigare sur la terrasse ; Louis rêvait au bord de l’eau ; il venait de cueillir un gros bouquet d’herbes et du fleurs rustiques qu’Andréc aimait à arranger dans de vieilles poteries de Delfr.il s’arrêta longtemps, l’air pensif et agité, et enfin, comme un homme qui prend une résolution,' il monta les degrés do la terrasse ot il alla s’appuyer près d’Andrée au mur de grès de la tour.Elle reçut le bouquet avec un froid merci, le posa sur le banc et sc mit à travailler.Louis se pencha vers elle, et nous le vîmes lui parler à voix basse, d’un air suppliant et animé à la fois.Elle l’écouta avec un sourire que je no puis rendre, sourire douloureux où le doute, la froideur hautaine et la souffrance se confondaient.Elle resta enfin en silence, et se levant* enfin, elle dit d’une voix froide et haute, en désignant do la main les champs moissonnés s’étendant à perte de vue : —C’étaient là vos anciens domaines, Monsieur ?je conçois qu’il vous serait agréable do les rachoter et do les récompenser.c’est aussi le désir do.votre notaire, jo crois ?.Louis ne répondit .pas ; il resta immobile ; Andrée, après cette exécution, routra au salon où la Inmpo brillait déjà.Mgr do Mérodc s’est inalheurcOseinent cassé la jambe en visitant lus Thermes do Dioclétien, 'fous les soins nécessaires lui ontutu immédiatement donnés, et hier son étatdeBanté était beaucoup meilleur.Son chirurgien, M.Ccccarelli, annonçait une diminution considérable de l'inilammation, circonstance qui permettra dans peu de donner à la euro un cours régulier.Aidé par sa robuste constitution, Mgr l'Archevêque de Mélithùnu n’aura qu'à se prêter à une condition difficile, le repos.Le Saint-Porc a daigné recevoir aujourd’hui un savant français, M.Victor Guérin, dont on connaît les longs et: utiles travaux sur la Palestine, sur los^ilos do Pathmos, do Samos, de Rhodes, sur la régence de 'l’unis, etc., travaux condensée en huit volumes grand in*S que Sa Sainteté a daigné agréer en don.M.Victor Guérin a rempli un 1852, 1853, 1854, 1SG0 et ISG3 dus missions scientifiques du gouvernement français, ut s est formé sur toutes les questions orientales des opinions empreintee d’un esprit très chrétien, très élevé, et en même temps très conciliant.Aussi le Saint-Père l'a-t-il • acccuoilli ot écouté avec, une extrême bienveillance.I lier, Sa Sainteté a parcouru le Corso a pied et suivi par la foule qui l’acclamait.Le visage du Sainf.-Pèro était, comme toujours calme et souriant.*- .lit* vol a la aurface de Peau.¦ ¦ # Plusieurs savants français s’occupent en ce moment de résoudre une question qui, dans sa nouveauté, peut intéresser les chercheurs et lus inventeurs : lo vol à la surface de Veau.Co vol ne présente aucune impossibilité physique ; et il offre sur le vol en Pair des facilités d’exécution qui sont de nature à en faire uno réalité pratique à une époque où Vaviation sern encore une pure hypothèse.\ oici sur cet intéressant sujet, un mémoire qui a été transmis à l’Académie des Sciences par M.Planavcrgue, un de nos savants les plus distingués : Depuis M.Nadar, des esprits hardis ont cherché à prendre possession du domaine de Patmosphèro.Leurs tentatives ont échoué jusqu’à co jour ; co qui prouve uniquement que lo moment de .résoudre lo problème do Yaviation n’est pas encore arrivé.Il est tro3 probable, en effet, que lo moteur propre à réaliser le vol dans l’air n’est pas encore découvert.Mais si le vol dans lus régions atmosphériques est encore à l’état d’utopie, il n’en est pas de même du vol à la surface de l’eau, qui est un cas particulier et très important du problème général ; etf comme lus conquêtes do l’homme sur lu nature sont lentes et progressives, il est éminemment probable que lo vol à la surface de l'eau est un échelon qu’il faut nécessairement gravir pour Balancer dans lus régions atmosphériques.Le vol à la surface do l’eau e3t en effet incomparablement plus t'aciio à réaliser que lu vol au sein du l’atmosphère, parce que ce liquide, mille fois plus dense que Taif* offre une résistance d’inertie mille fois plus grande, et peut fournir une poussée verticale mille foie plu s forte.En outre l’eau procurera aux populseurs un point d'appui mille fois plus résistant quo l’atmosphère.Cus considérations établissent clairement que lo problème général doit être abordé par ce cas particulier, et que, dans eus conditions restreintes, les moteurs actuels sont plus quo suffisants pour le résoudie.Naguère la navigation avait une supériorité marquée sur la locomotion terrestre; mais les chemins de 1er ont produit une révolution, et la supériorité est échue a ce»llc-ci.Je crois que lo vol à la surface de l’eau est destiné à produire uno révolution équivalente en faveur do la navigation, et que la supériorité reviendra aux mers et aux cours d’can, qui 6ont les grandes voies pour lo commerce et lus relations des peuples.Deux moyens eo présentent pour réaliser le vol ii la surface do l’eau : lo roulement et lo glissement sur la surfaco liquide.' Jo ne m’occuperai pas du premier qui a été décrit déjà, mais je crois utile d’attirer l’attention sur le second Elle s’assit, lu front dans sa main ; au bout d’un quart d’heure ; tout le monde rentra : Madame d’Ebblinghem salua Andrée, en balbutiant quelques mots d'une voix faible ; son fils dit : —Adieu, Mademoiselle, en la regardant avec une fermeté sévère dont je demeurai frappée ; puis offrant lu bras à sa mère, ils s’éloignèrent.Monsieur d’Ellauges ut sa femme nu parlèrent du rien, et l'on su sépara bientôt.Le lendemain, ni Madame d’Ebbling-hem, ni son fils ne revinrent à Bleutour; bientôt, le bruit se répandit dans lu pays qu’ils étaient partis pour un grand voyage ; Andrée parut sut prise ; tous les soirs, clic semblait attendre quelque chose, ut, à son tour, elle allait, rêveuse, au bord du l’eau.Je l'y suivis un jour, et je la trouvai en pleurs : —No vous étonnez pas, me dit-elle ; j'ai do3 peines.—Vous en avez enusi aussi.—J’ai été trompée ! —Et si vous vous étiez trompéo vous-mémo ?si vous aviez rejeté et méprisé une affection pure, innocente, désintéressée ?.Elle secoua la tète ut répondit : —*Je voudrais pouvoir croire, mais on a été é tou fié dans mon cœur la foi dans l’affection d’autrui.L’entretien n’alla pas plus loin.En ce temps-là, l'iviropo catholique tout entière était absoi bue parles nouvelles d’Italie, lus tentatives sacrilèges du Piémont contre le Saint-Siège et Ja résis tance do cetto petite légion do vaillants enfants commandés par Lamoricièro-cl Pimodan.On reçut, chez nos amis, avec larmes, la nouvelle désastre du Castulfidardo ; Andrée surtout pleurait et s’indignait ; 1 g lendemain, dos détails arrivèrent.; le comte Pierro lisait tout U O U U U U U U haut le journal ; et il arriva enfin à ces lignes qu’il lut toutes d’uno haleine : “ Parmi les volontaires français les plus braves et les plus dévoués, on a distingué le jeuno comte Louis d’Eb-blinghem, qui a été mortellement frappé par quatre balles piémontaisee.Sa malheureuse mère est arrivée à Rome pour réclamer le corps de son fils unique, qu’elle veut ramener dans sa patrie.” Andrée poussa un cri étouffé et tomba un arrière sur sa chaise, pâle commo une statue du marbre blanc ; on courut à elle, et après quelques soins, elle reprit connaissance ; elle nous jota un regard désolé, et dit, d’uno voix que jo n’oublierai jamais : —C’est à cause do moi que cetto malheureuse mère n’a plus de fils, et je l’aimais ! je l'aimais ! La foi était venue—trop tard.-U.-* * Bientôt, lu monde apprit qu’Andrée d’Elfangcs lui faisait d’éternels adieux.Elle lit trois parts de son immense fortune : elle laissa l’une à 6a famille, la seconde aux pauvres des différentes paroisses qu’elle avait habitées, la troisième au Saint-Siège ; puis, pauvre, débarrassée de ces biens qui avaicut fait lo malheur de sa vie, elle se donna à Jénus-Clirist, en entrant dans l’institut de Notre-Dame de Sien.Elle y mena uno vio zélée et austère, et elle est morte, il y a deux ans, à Jérusalem, oû ollo habitait avec ses compagnes Ia maison qui fut lo prétoire où soutint le Sauveur.Madamjj Bourdon.t FIX. LE COURRIER DU CANADA.qui C6t bien plue conforme aux procédés employés par la nature, notre grand modèle, et par 6uite, beaucoup plus simple.Le moyen quejo propose consiste dans remploi d’un plan incliné sur lequel sera porté un bateau ayant les parois latérales perpendiculaires au plan.Co plan incliné, servant de fond plat au bateau, aura la forme d’une table rectangulaire, bien dressée et tranchante à l’avant et à l’arrière dans touto la partie libre.* Dans sa partie moyenne, le bateau -s’étendra jusqu’aux bords latéraux de la table, inais la proue et la poupe aiguës dépasseront la table à l’avant et à l’arrière.La tablo formera saillie vers ses âuatre angles.La partie du bateau qui épassora la tablo du côté de la proue sera en forme de pan coupé inférieure ment, et son fond piaf formera un angle très obtus et adouci avec le dessous de la table.Cela posé, lorsque le bateau à l’état de repos flottera sur l’eau, la table submergée sera horizontale.Mais lorsque, sous l’action du propulseur, il s’avancera dans l’eau, l’action du liquide contre la partie antérieure et relevée du fond du bateau donnera à ln table la disposition d’un plan incliné : alors elle 6’ôlèvera dans l’eau comme un cerf-volant s’élève dans l’air, avec cette différence que l’eau mille fois plus dense que l’atmosphère, exercera une poussée verticale mille fois plus forte.La table s’élèvera donc rapidement jusqu’à la surface liquide, prendra la direction horizontale de cette surface, et glissera sur l’eau' en emportant lo bateau superposé.Dans sa marche rapide, le bateau avancera sur la surface de l’eau sans déplacer sensiblement ce liquide, et la résistance, diminuant à mesure que la vitesse sera plus grande, deviendra à peu prés insensible ; ce qui est l’inverse du système actuel, dans lequel la résistance de l'eau croît environ comme lo carré do la vitesse.Par ce moyen on obtiendra facilement et sans aucun danger les plus grandes vitesses réalisées dans le chemin de fer et ces vitesses s’obstiendront avec autant d’économie au moins, car lo frottement de l’eau contre les surfaces planes et unies est insensible.Cela a été démontré par des expériences remarquables faites jx portes do Paris au moyen du système de chemins de fer à patins, consistant dans un glissement des wagons portés par des patins sur des rails plats, au moyen d’un écoulement d’eau forcée entre les rails et les patins, ce qui constitue un véritable glissement sur l’eau dans lequel le frottement a été reconnu être a peu près nul.Il sera indispensable de placer sons le bateau une quille mince, située dans le plan de la symétrie.Cette quille fendra l’eau san6 résistance sensible.Elio évitera Ja dérive dans les changements de direction qui deviendront tout à fait faciles et rapides.Sur les cours d’eau, il suffira que cette quille ait une tombée de 4 à 5 centimètres, de sorte que les bateaux pourront parcourir les courants les plus rapides et les moins profonds ; mais, sur mer, la stabilité et le roulis exigeront de6 quilles plus profonde?.Dans ce cas, on emploiera avec avantage trois quilles, une dans le plan de symétrie, et les deux autres sous les bords latéraux de la table.Par co moyeu, on satisfera aux conditions de stabilité.En effet, les navires pourront recevoir une grande largeur sans inconvénient pour la rapidité de la marche.En outre, les trois quilles auront pour effet de rendre une grande masse d’eau solidaire du mouvement de roulis, et le navire pourra ainsi résister aux lames et aux coups de mer les plus violents sans être renversé.Car, poulie renverser, il faudrait soulever et agiter une masse d’eau énorme.Le propulseur qui parait devoir être le plus avantageux pour produire les grandes vitesses consiste dan6 l’emploi do lames Iiexible8 en acier ou de lames rigides fixées à des ressorts.Ces hunes, portées par des leviers courbes ou coudés, seront agitées dans l’eau de la même manière d’un éventail servant à produire un courant dans l’atmosphère.C’est là le propulseur que la naturo emploie toujours chez les oiseaux et les poissons.L’avantage d’un pareil propulseur consiste principalement en ce qu’il ne procure jamais un travail négatif, et que, an contraire, il fournit tou jours un travail utile.On peut s’en convaincre sans avoir recoiffe à la théorie.Jl suffit pour cela de considérer la lenteur des battements des ailes chez les oiseaux à grande envergure.Malgré cette lenteur, ces oiseaux avancent avec une rapidité extrême 6ons l’action des plumes flexibles qui jouent dans l’air à la manière des lames minces d’un éventail.Tel est, d’une manière générale, le moj'on quo je propose à l'expérimentation des hommes favorisés et amis du progrès.Jo le crois de nature à ouvrir une des voies les plus fécondes pour l’avenir de l’humanité.Ce moyen constituera un véritable vol à la surface de l’eau, car les navires avanceront dans l’air sans déplacer des masses liquides, et soulevés au-dessus de leur position d’équilibre.Au reste, pendant leur marche rapide, une certaine quantité d’air sera interceptée entre la surface do l’can,ct le dessous du plan incliné, de sorte que le bateau glissera réellement sur une mince lame d’air.On pourra au reste, produire artificiellement cette laine d’air en envoyant de l’air forcé sous l’avant de la tabie.Uue force motrice insignifiante produira cet SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Rome pendant lo Concile.—Lettre de M.Louis Vcuillot Nouvelles générales de Rome.Le vol à la surface de l’eau.Feuilleton.—Andrée d’Effaugcs.—Mme Bourdon —(Suite et fin.) CANADA: QUEBEC, G AVRIL 1870.Huile»!lu ¦•arlt*iue»iilalrc».effet.L’expérience fera voir s’il est avantageux.Les communes ont vu se soulever, lundi, un court débat sur les événements du Nord-Ouest.Malgré la fonno essentiellement paisible sous laquelle il’ s’est produit, la forme do l’interpellation, le débat a débuté sur un ton indigné et il n’a pas dépendu du député qui l’a provoqué, M.McKenzie qu’il no prit un caractère irritant.Les derniers bulletins venus de la Riviore-Rouge, par la voie toujours suspecte de Pembina, contiennent le récit d’un fait extrêmement grave : le 4 février, un nommé Scott, arrêté sous l’inculpation d’avoir repris les armes contre le gouvernement provisoire du Territoire après avoir été précédemment amnistié sur promesse de ne plus faire acte de rebellion, a été fusillé par ordro de Ricl sous les murs du Fort Garry.C’ost cet événement qui a fait la matière du débat.Scott est anglais et originaire de la province d'Ontario : à ces deux seuls titres il ne pouvait manquer do trouver des vengeurs dans la députation d'Ontario et c’est le chef de l’opposition en personne qui s'est chargé do cetto besogne, besogne, entre paranthèse, très profitable au point de vue de la popularité politique._ M.McKonzie a commencé par demander an premier ministre s’il avait ur l’exécution de Scott des renseignements officiels et sans attendre la réponse il a lancé ses foudres sur Kiel et ses amis qu’il a qualifié d’assassins.Sir John A.McDonald a répondu très sensément à la question et aux imprécations de M.McKenzie.Pour ce qui est de la question, Sir John a dit que le gouvernement ivavait aucun renseignement officiel ; il a ajouté qu’un des délégués du Canada, M.Smith, était de retour du Territoire, et que le gouvernement saurait sous peu de lui tout ce qui concerne cette affaire.Quant aux imprécations de M.McKenzie et à sou appel à la' vengeance, Sir John a fait très délicatement 6cntir au chef de l’opposition qu’il allait trop loin : les imprécations étant do nature à faire avorter les tentatives de conciliation que les chargés d’affaiies du Canada ont •J mission de mener à bonne lin, et l’intervention du gouvernement canadien, comme juge, constituant une ingérence aussi illégale qu’intempestive puisque le Territoire ne fait pas encore partie de la confédération canadienne.M.Tupper a seul pris, dans ce débat, une position logique, en partant du fait que l’exécution de Scott n’est pas constatée.M.Tupper est d’avis que Riel a fait disparaître momentanément Scott et qu’il a laissé son public sous l’impression qu’il avait été fusillé pour donner plus de poids à son autorité.Nous partageons l’opinion do M.Tupper, jusqu’à ce que nous ayions des preuves évidentes et sures’ données par des témoins oeculaircs du fait de l’exécution.Un mot, maintenant, de l'attitude qu’a prise M.McKenzie.Le député do Lambton, trahissant scs sentiments bien connus de francophobie, n’a semblé voir en toute cetto affaire, vraie ou supposée, que la main d’un homme d’origine française, lo président Riel, et il a, 6ans doute, cru tenir là une bonne occasion d’humilicr un peu cette race dont l’épanouissement au soleil des nations le vexe tant* Nous comprenons que M.McKenzie donnerait beaucoup pour qu’il fut prouvé, si l’exécution a eu réellement et malheureusement lieu, qu’il n’y a eu qu’un seul coupable et que ce coupable appartient parole sang et la foi à notre race: il n’aura pas cette satisfaction \ si le sang de Scott crie vengeance ce ne sera pas contre le seul Ricl, mais encore contre les membres de son conseil appartenant, pour la moitié, à l’origine anglaise et an protestantisme et venus de la province d’Ontario.• Au reste, M.McKenzie a ou tort, pour une autre raison, de ec montrer si irrité et si enclin aux représailles.L’exécution de Scott—mettant toujours qu’elle ait eu lieu—comme les regrettables événements antérieurs, a eu pour cause première les indignes provocations de gens partis de la province d’Ontario.Co n’est pas à dire, cependant, que nous approuvions l’acte présumé do Ricl, et que nous soy ions disposés à fermer les yeux sur sa gravité ; non ; mais, il nous semble que ceux qui ont semé les vonts ne devraient pas se poser en jugés si rigoureux de la tempête qu’ils ont déchaînée et devraient, pour lo moins, attendre que l’étendue des dégâts soient bien déterminée.Ce qui est resté do la séance do lundi, lo susdit débat terminé, a été consumé en interpellations et en mutions de pou d’intérêt.* Nous no mentionnons la séance d’hier que pour mémoire.Elle a été tout-à-fait dénuée d’intérêt.Au nombre des projets do loi qui ont subi leur troisième lecture, se trouvent lo projet do loi relatif aux banques et le projet de loi relatif aux billots do la puissance du Canada.IjC.s zouaves canadiens jugés par liOiiis Veuillol.Avant do quitter Rome le détachement des zouaves pontificaux canadiens, qui nous revient après deux ans de ser- ait ou écrit rien de favorable a Infaillibilité personnelle et séparée du Pape, telle qu'on veut nous Vimposer.” Et comme s’il eut craint de n’ùtre pas suffisamment compris, il ajoutait, à la fin de sa lettre : 4‘ C’est pourquoi, sans vouloir ni pouvoir outrer dans la discussion do la question qui va se décider au Concile, je salue avec la plus reconnaissante admiration, d’abord le grand et généreux évêque d’Orléans, puis le prêtre éloquent et intrépide (l’abbé Gratry), qui ont eu lo courage de se mettre en travers du torrent d'adulation, d'imposture et do servitude où nous risquons d’être engloutis.” J Enfin, pour compléter cotte triste profession do foi, M.le comte de Monta-lcmbert accuse lo doux, lo bion-aimé, le saint Pie IX d’avoir indûment encouragé “ des doctincs outrées et outrageantes pour le bon sens comme pour lo goure lin main ” et d’avoir fait de son pontificat un “ pontificat représenté et personnifié par V Univers et la Uivilita.” Et, on a vu de6 journaux catholiques approuver ces malheureuses paroles, et on a entendu une revue qui fait autorité ici dans un corcle heureusement très restreint, le Correspondant do Paris, vices, a reçu la visite de M.Louis # ^ Vcuillot qui s’était rendu au cercle ca- s^cll*cr ^al13 un accès d enthousiasme : nadicn tout exprès pour souhaiter à nos .Iadri«I On écrit do Madrid à l'Univers, à la dato du 13 mars : M.J.A.N.Provenchcr a laissé Pembina lo 2 courant pour le Canada, en compagnie de plusieurs métis franco-canadiens.Hier matin, entre 10 et 11 heures, M.le duc de Montpcnsicr a eu lo malheur do tuer en duel son cousin, l’infant don Eufique de Bourbon, frère do don Francisco d’Assisc, l'époux do S.M.la rciuo Isabelle.Lo combat a eu lieu au pistolet, à dix mètres de distance, dans un pâtis de Carabau-chcl,joù les soldats fout l'cxcrcico.Des agents do police ayant fait mine de s’y opposer, des artilleurs formèrent le cordon, les tinrent à l'écart, et expédièrent los curieux de passer plus avant.Lo il uc était accompagné de M.Solis, son aide-dc-camp, et avait les généraux Alaininos et Cordova pour témoins.Ceux do l'infant étaient les députés républicains Saucta-Maria, Garcia Lopcz et le médecin Federico Rubio.L'emplacement choisi, et après avoir tiré au sort, l’infant sc trouva favorisé de l’ombre et de l'avantage de faire feu le premier.Lo duo occupait uue petito éminence et avait uue partio du visage exposée au soleil.Uno promièro balle fut échangée sans résultat, de part et d’autre.La deuxième brisa la culasse du pistolet de l'infant, et dans son ricochet, lui déchira le haut de sou habit, à la naissance do l'épaulc-—Qu’y a-t-il de nouveau, cria le duc : — Rien, répondit Rubio- Vous pouvez continuer.Eu ce moment, lcs^témoins eussent pu arrêter le combat.Ils u’en firent rien.En quoi ils out été blâmés unanimement.—Mon étoile veut que je sois tué, dit l’infant au docteur, en s’avançant de deux pas ; puis il lit feu sans plus de chance qu'au-paravant.A son tour, le due sc rapprocha de deux pas.11 n'était qu'à huit mètres.Il riposta et atteignit sor adversaire, qui fit un double tour sur lui-même et tomba comme foudroyé.La balle avait frappé au-dessous de l'œil droit, et avait labouré les parties latérales, entre le front et les deux yeux.— Qu’y a-t-il do nouveau?cria le due encore une fois.—Il est mort, lui répliqua Rubio, qui était près de l’infant.U n’y a plus rien à faire, qu'à le transporter chez lui.Les autres témoins s'en chargèrent, puis Rubio *fit monter le prince en voiture et Je conduisit à son hôtel.On dit qu’en entendant la réponse du médecin Rubio, le duc aurait éprouvé une faiblesse soudaine et aurait laissé échapper les mots do : Poires hijos !—Pauvres eufauts!— en pensant, il va sans dire, aux eufants de son infortuné cousin.11 C'est lo seul mal que j’aio fait en ma vie," aurait-il ajouté après.En entrant dans ses appartements, le duc so mit au lit et sc fit saigner.Quant à la victime de co combat déplorable, on la transporta au quartier San G il, où elle se trouve en co moment, en attendant qu'on procède à l'cmbaumemcnt.Ces détails étaient connus hier dans l'après-dînéc, dans tous les cercles de Madrid, et y faisaient l’objet des conversations.Les journaux du soir ont été sobres.La Politico et la Correspondencia ont gardé le silence.La Epoca a parlé de la mort de l'infant, en ternies qui ont été très censurés.D’aprè3 ce journal, dont Enriquo'sc serait tué en essayant des pistolets.Dans un autre entre-fiiet à sensation, elle a annoncé que le duc de Montpcnsicr prenait sous sa protection les enfants do sou cousin.Mieux valait ne rien dire du tout.Bien qu’il ne fût pas aimé dans Madrid, l'infant dont Ilenri laisse généralement des regrets.On y déplore sa fin lamentable et le sort non moins lamentable de scs enfants et de toute sa famille.Pauvre Henri, disait-on de touto part, que Dieu ait pitié de sou finie ! Pauvres Bourbons ! Pauvre famille ! On accusait unanimement de ce malheur les journalistes et leur déplorable polémique j on blâmait en particulier la Epoca d'avoir, le premier entro tous les journaux, inséré un méchant chiffon do papier que vendaient les polissons dans les rues.C’était une de ces mille boutades familières à don Henri, et dont le duc de Montpcnsicr eût mieux fait do ne pas prendro ombrage.En les lisant dans le journal la Epoca, lo duc ne put contenir son eouroux.Il sortit de sa prudence habituelle, cpvoya le lendemain, pinson aidc-dc-camp, à don Henri, un billet écrit de sa main, où il disait à son cousin qu’il ne pouvait se résoudro à le considérer comme l'uutcur do telles choses, et qu'elles n’étaient pas d'un homme de son rang.“ Non-seulement j'en suis l'auteur, écrivit aussitôt don Henri, mais jo les confirmo do nouveau, pleinement, en y apposant ma signature.” ~ 0 est alors que le duc de Montpcnsicr, blessé au foud du cœur, aurait proposé la rencontre dont je vous ai exposé les détails que nous connaissons.Cependant, comme ils ne seraient pas complets sans l'écrit qui l'a motivée, et dont à l'exemple de la plupart des gens sensés je n'avais fait aucun cas, je vous envoie la traduction de ce morceau, qui, do l'avis général, est plus digne d’un insensé, quo d’un homme on jouissance de la raison.NOUVELLES D’EUKOPE.(Pur le télégraphe transatlantique.) Londres, 4 avril.Lo (ioctour Puscy public une communion tion, dans le Record aujourd'hui, blâmant h révision de la version reconnue do la Bible.Un nombre extraordinaire de promotion: ont été faites récoiumont dans l'ariuéc.A «ci effet, beaucoup d'anciens officiers ont été mh sur la liste des officiers retirés.Lo Spectator peuso que i'indépondanco dei colonies arrêterait lo courant d'émigration* qui s opère do la Grande Bretagne vers les Etats Unis.Lo hill pour la paix en Irlande* a été passe par les doux chambres du Parlement.Suivant lo Broad Arrow, l'expédition â la « Riviere Rouge sera composée do 300 réguliers Première Classe—Isaïe'Dussault, gentilhomme, avec un détachement do milice canadienne, comté de Portneuf; Horace de Loltinvillc, gentil-sous le commandement du Colonel Wolsolcy.homme, comte Dorchester ; E pli rem Beaudoin» Paris, 4 avril.gcmtilhomme, comte de Champlain.Seconde La crise parlementaire touche h 8a fin.classe—Jeffrey Brousscuu, gentilhomme, comte L'Empereur a décidé do soumettre lo nouvel do Champlain ; Narcisse Drolet, gentilhomme, ordro de choses à un vote du peuple et les comte de Portneuf jNestor Lachance, gentilhomme miuistres no veulent pas permettre au Corps comte de Montmorency ; G.A.Labranchc, gen-législatif do discuter lo sénatus-cousulto.tilhommc, comté dePortneuf ; Jules Martel, On dit que M.Ollivier demandera un vote sonti||IOmme, comte de Portneuf.do conhaueo et si on lo refuse, il donucra 6a démission.Le prince Pierre Bonaparte est encore à Paris.On dit qu'il se rendra soit en Belgique, soit à Madrid.(Signé; Kicii- Fitzcekalu,capitaine, Adijt.E.M.—L’enquête touchant le meurtre de Dion a été continuée hier et aujourd’hui à la cour de police, La Liberté annonce, uuiourd liui, que M.' , .> i* n » » , * J.1 * en presence des trois accusés.On a découvert Daru a abandonné sou projet d envoyer un :., .représentant à ltomo.Le marquis de Bonne- un r,ut ,,nl,ortunt- relat,f * uno co,lvcrs,,tlontcliup ville, qui est maintenant à Paris retourucia | I,ar lus frùrcs Cardinal, après la mort de Dion.immédiatement à son poste.La raison de ce départ est que M.Üaru a failli dans ses négociations à Madrid, à Vienne et à Florence pour en venir à un plan arreté.Les désordres au Creuzot augmentent et un renfort do troupes y a été envoyé.AXXOXCJES NOUVELLES.accident.—Il y a quelques jours,deux personnes en voiture traversaient le pont de glace do la Rivière Saint-Charles, lorsque tout-à-coup la glace manqua et le cheval et la voiture s’enfoncèrent sous l’eau, laissant à peine aux deux voya-Lcs journaux disent quo les désordres y I gears le temps de se sauver.On a pu retirer le sent entretenus par des contributions d'argent, cheval, venant de pays étrangers.Rome, 4 avril.Le Civitta Cuttulica, aujourd’hui, public un long article, en vue de la prochaine discussion de l'infaillibilité papale, tendant à montrer que le Papo n'a point besoin de l’unanimité au concile, mais qu'une simple majorité est suflisantepour en établir le dogme.Londres, 5 avril.La reine a donné son assentiment au bill passé au Parlement, touchant lo maintien de la paix en Irlande.On a repris en comité la considération du bill de la tenure des terres en Irlande.Le livre des engrais-fumiers dit le livre aux louis urc»lllc «le llriKtol comme presque miraculeux, les plus sceptiques no peuvent repousser un semblable témoignage par un •* Puf, puf, jo no le crois pas.” Dans les derniers 35 ans co médicament, le plus remarquable do toun les médicaments modernes, à remporté do telles victoires sur le* scrofules, les maladies cancéreuses et éruptives, les rhumntismcp, etc., etc., que lo mondo les avait jusqu’alors crues impossibles.Kilo a eu il lutter contre des falsifications, mais cl!o a su les vaincre toutes.Les iiiéüceins les recommandent —Règle générale) les médecins de quelque renommée sont opposés aux médicaments â propriétés particulières et dans beaucoup de cas en refusent l’usage à leurs patients ; il n’en est pas de même des “ PAST1RLES-A-VERS VEGETALES DE DEVINS ” qui fout une exceptions particulière à cette règle.Les principnux Docteurs en médecine en recommandent fortement l'usage, et ces Pnstilles g o sont acquises uue réputation de supériorité incontestable sur toutes les uutres préparations vermifuges qui sont aujourd’hui offertes en vente do tous côtés.Elles ont été analysées et on a été forcé de reconnaître qu’elles possédaient des propriétés nnthcl-inintiques supérieures ; elles agissent comme tonique et comme vermifuge, et en donnunt du tou à l’estomac et aux intestins, elles empêchent la rechute de l’enfant une fois rétabli.~1E PETIT LIVRE fait connaître les vrais moyens LJ de s’enrichir rapidement en cultivant la terre ir JULES PHILIPPE PICHERlfc-DUNAN, agri-iltcur-praticien expérimenté, ancien Chcf-do-Cul-|re-Fcrraicr-Général, 4 Premiers prix, 3 Médailles Honneur, obtenus pour la grande supériorité de efumiers, île SC9 cultures et do fou bétail, dans >2tes ses fermes-modèle?.4èrne Edition, très joli lume de cent quaiante-et-uue page.Avis Important.Les beaux blés, le beau bétail, les beaux légume?, I beaux fruits et les belle?Heurs se veudeut tou-j rs très bien.Mou livre vous enseigne tous leB r yens simples et facile de doubler et d’embellir t tes les productions de vos terres, sans faire plus c dépenses.C’est donc !a fortune et !o bonheur je viens voue,offrir.—PRIX 9d._ PI C H E RI E-D U N AN, En vento au comptant chez M.L.CRÉMAZ1E, 12, Rue Blinde.[uébec, violette nour les en- (luo celte î‘:9fllCNCK cet employée contre Icb cutar- I UUJJdl'La Cie VlOime pour ICS en rbcB (lo lft V0B8ie> hémorrhoïdes, laite répandus et fants.LEGER BIIOL8EAU, 7, Rue Bunde, Haute-Ville.Québec, 24 Avril 1868.LIVRES S LIVRES ! ! ON trouvera à lu librairie du COUltHIEll DU CANADA un assortiment nombreux et varié de livres utiles, entre autres les suivants, LIVRES RELIGIEUX.Missels Romains.—Dorés sur tranche, magnifique ment reliés.Nouveau Testament.—Traduit do la Vulgate en français avec des notes explicatives, morales et dogmatiques, par Mo k.C.F.Bàillauukon, archevêque de Québec.La Nomme Théoloyiquc de[St.Th ornai d'Aquin.—- Par Du-iocx, 8 vols.Dictionnaire de Théologie.—Pur Bkhoieb, 6 vols.Lea trésors de Cornélius à Lapide.—Par Babbimu, Manuel du Conférences.—Par J.Gaume, I vol.Conférences du Père Ventura, III^vols.Le guide du Jeune Prêtre y I vol.Le prédicateur paroissial, III vois.Le guide des pécheur*.11 rois.Le vraie et solide piété.—Par FûnélonII vola.Pratique du zèle ecclésiastique, 1 vol.Lt Pasteur de* petit* Agneaux, I vol.Cérémonial de* évêques, I vol.Physiologie catholique.—Par Debukynk I vol.Pensées d'un croyant jcatholique.—Par Dkbuetnk vol.' Géologie et Cosmogomie.—Pur Debbeyre, I vol.L'art d apprendre %en riant des choses fort sérieuses.— Par Pu Lieu ir elle, séparé do Platon pour causes d’incompatibilité, I vol.Cathéchisme du sen* commun.—Pur l’abbé Rohbba- CIIKB, 1 VOl.Uisloire de la Rédemption.—Par Cuassay ü vgt La femme Chrétienne.—Par le morue, .voi.DijJicultcs de la vie de famille.—Par lo même, i vol* Epreuves du Mariage.—Par le même, I vol.Le guide des Cimes timorée*, I vol.Introduction aux vérités chrétiennes, J vu!.Le Guide des âme*pieuses, I vol.Au ciel on se reconnaît, i vol.Devoirs envers U* pauvres, I vol.Le grand jour de la vie, I vol.Les missions au Canuua, II vols.A V ES DBS CllIZ, LEGER BROLÜEAD, 7, Rue Buade, Haute-Ville* Québec, 12 Février 1368.RHEOLOGIE à l’Usage des Gens du Monde, ou études sur la doctrino catholique, par Cdaiiles de Sainte-Foi.Seconde edi tion, revue, corrigée et considérablement augmen toc par l’auteur, avec approbation de S.E.Mgr Gousset, cardinal-archcvéquo de Reims.Publié en 1851.Ouvrage en 8 volumes, reliés.A vendre chez .LEGER BROUSSEAU, Libraire, No.7, Rue Buade, Haute-Ville.0OURS DE TENUE DES LIVRES, en partie double et en partio simple, divisé en trois parties, comprenant : lo.Les principes raisonnsô de la Tenue des Livres en partie double et en partie simple ; 2o.La pratiquo de la Tenue des Livres ou la comptabilité figurée d’une maison de commerce ; 3o.La correspondance commerciale suivie d’exercices pratiques et d’un vocabulaire explicatif des termes usuels decommcrco.Par un professeur de comptabilité.A vendro chez ' LEGER BROUSSEAU, Libraire, .7, Ruo Buade, Hauto-Ville.BIOGRAPHIE DE FEU MGR.P.F.TURGEON % AUCIIKYXQUB DI QUÉBEC, En vente à la Librairie de LEGER BROUSSEAU.i SOUVENIR CONSACRE à la mémoire vénérée do MGR.P.F.TURGEON, archevêque de Québec et Premier Visiteur de l’Université-Laval.Cotto biographio est accompagnéo d’une photo-grn; hic do l'illustre défunt et de son oraison unebre.Prix s 50 cciiIm.17 Octobro 1867.860 LA MYSTIQUE, ouvrage en cinq volumes par GORRES, et traduit do l’Allo mnnd, par M.CHARLES SAINTE-FOI, auteur do ** Heures Sérieuses d’un Jeune Homme,” relié.A vendre chet LEGER BROUSSEAU, toutes les irritations et maladies qui font le désespoir des femmes .vers l’Age critique.Sou usage habituel entretient la fraîcheur du teint et dispense dee vésicatoires, des rétona et des cautères.Un peut affirmer que la médecine possède peu de médicaments qui aient autant de vertu et de célébrité.Ha puiS3uuce égale celle de l’iode dans les scrofules.MANIERE D’EN FAIRE Ü8ÀGK.Elle est simple et commode, et u’exige nucuno préparation.Un prend matin et eoir.à nno heure au moine du repas, une cuillerée à soupe d'KsHK.sOH (et deux au moins si la maladie est active ou ancienne) daus un demi verre d’eau froide ou tiède d’orgea ou de luit.Uu donne aux enfants des doses proportionnées à leur égc.Cetto Ehsknck’ü’u pas nno saveur désagréable; ou peut la sucrer.Kilo n’eêt pas échauffante.Loin de fatiguer l’estomac, ello excite l’appétit, facilite les digestions.Rien ne désaltère ieux qu’une demi-cuillerée à soupe d*Aliéner daus un veri d’eau fraîche et surtout de Soda-w&tcr ou d’eau do seltr.Le régime à suivre pendaul le traitement, qui ne doit pus être interrompu dès qu’il est commencé, consiste essentiellement dans la sobriété.Un préfêreru les viandes blanches, les farineux, le laitage, les fruits et ligumofl (cuits surtout).Ou évitera les épices et salaisons, le vin pur, lo café à l’eau.Elle est également efficaces eu toutes saisons.Ou peut ajouter à la promptitude du traitement, en prenant tous les huit ou dix jours de l’cuu de Scdlitz, ou tout autre purgatif, si toutefois il u’existe pas d’irritatioriu nerveuses ; car ulors il faut des calmants intérieutB et do grands bains.Hi l’irritation cat locale, bains locaux, lotions ou injections (d’eau de guimauve).Recourir aux sangsues et cataplasmes émollients, dans tous les cas d’inflammations ou do douleurs locales violenteB, tout en continuant l’usage do V Essence.PRIX Kl* AVIS IMPORTANT.L’exploitation immense que la Piiauiîacik Col nut fait do ecu Essence de Salsipaixuilln «n /rance et à l’étranger, lni permet do la livrer , u prix de cinq vrancs le flacon.Six flacons pris ù la fois (quantité convenable pour une maladie simple et récento) vingt-sept franc* au lieu do trente (emballage : un franc).Payements en mandats sur la poste f affranchir").On reprend le flacon vide pour 20 ceuty à Paris seulement.Tout dépositaire qui rachèterait les flacons vides ferait soupçonner do la muuvaise foi.fîlmmift flnrnn «.n*.«.i.i- Ghuquo flacon porte sur le bouchon le cachet ci-dcsaous.Il existe des contrefaçons et imitations grossières do VEssence de Salsepareille Salsepareille de la pharmacie Colbert, dont la réputation a tant excité la cupidité.Agent-Général pour le Canada: M.Léoku Haous- exau, à Québec.Les prix en gros sont leu memes qu’à Paris.Québec, 14 juillet 1865.OOIREES D’AUTOMNES ou la iD LA religion puoüv/;e aux gens du monde, par A.F.Ma un ou u y.A vendre chez LEGER BROUSSEAU, 7, ruo Buade, Hauto-Vill*.CONDITIONS DU COURRIER du canada.l*rix il© l*AlM»iineiii*»iKg : (Invariablement (Vacance.) CANADA -Unnn.n.do Six mois.do Trois mois.• • • •.$1.00 2.00 1.20 • OU ETATS-UNIS D’AMÉRIQUE, Uu an.$6.NOUVEL LE-ECOSSE, .NOUVEAU-BRUNSWICK, Six mois.3.ANGLETERRE, .00 (1° .Trois mois.2.00 FRANCE :—Un an,.r.&o fVnnrH do Six mois.25 “ do .Trois mois., r.#¦*.#%' 15 “ Tu ri I* «1c\h A n nonces.Les annonces sont insérées aux coudrions sui- vantes, savoir Six lignes et au-dessous.-» :.$00.50c.Pour chaque insertion subséquente.00.121.Pour les annonces d'une plus grande étendue elles seront insérées à unison de Sets., par ligne pour la première insertion, et de 2c., pour les insertion» subséquentes.QaT ItéelnmeH : —20 CKNT8 lu ligne.ffcÙT Tout co qui a rapport à la réduction doit être adressé à M.K, RENAR LT.* B6T Toutes lettres d’argent, demandes d’ahou.nements et reclamations doivent êtro adressées a Rue M.LEGER BROUSSEAU, Propriétaire, No.7 Bunde, vis-ft-vis lo Presbytère, (Franco.) 7, JMl’KIMÜ ET 1-UDI.IÉ l-AU Léger Broiisscaii, Editeur Propriétaire, Une Jiiiade, vis-à-vis le Fresh y te rc QUÉBEC.
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