Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 29 juillet 1870, vendredi 29 juillet 1870
14ème année Numéro 75 QUEBEC, VENDR 29 JUILLET 1870 JOURNAL DES INTER CANADIENS.Itonic pendant le Concile.Lellres de IjOIkIm Yen il lot.cxxx Rome 4 juillet.Eli bien, voilà que c’est fini, ou pou s’en faut.La période du Saint-Esprit a commencé, et, selon la prédiction du Saint-Père, clic sera courte.Ce qui prouve quo le Saint-Esprit va parler, disait un pieux évêque, c’est que lce hommes sentent le besoin do se taire.C’était un vrai besoin depuis quelque temps; il se manifestait par nn • goût très vif de ne plus écouter.11 est deve-*nn impérieux, il a triomphé.Ce résultat, qui pouvait paraître encore éloigné il y a huit jours, s’c6t annoncé samedi d’une façon déjà décisive.Durant la séance, vingt et quelques renonciations se sont déclarées avec un ‘ "ssc-ment unanime et même chaleureux.On a cru un moment que toute cette terrible réserve do discours allait s’écouler subitement.Mais un barrage s’est rencontré, et un certain poids d’appréhensions est resté sur les esprits, quoique allégé par les plus raisonnables espérances.On venait de passer par une si douce expérience du plaisir que tout orateur, au moment donné, cbI assuré do pouvoir faire à tout le monde ! Un évêque italien offrait soixante mille livres à qui pourrait dire quelque chose, de neuf pour ou cont re l’infaillibilité, mais ceux qui voulaient encore parler ne voulaient pas concourir.Enfin, la débâcle, on si vous voulez, l’eflrondemcnt, ou mieux encore la vaporisation, a eu lieu ce malin.Les orateurs les plus remarquables de l’opposition, comme, Mgr Jlaynnld, Mgr Strossraayer, Mgr Sitnor s’étaient entremis pour procurer le bienheureux silence.On a ouvert la séance en lisant des listes de renonçants.Mgr l’archevêque de Paris n’a pas répondu à l’appel de son nom.Mgr l’évêque d’Orléans, si je suis bien renseigné, avait envoyé sa renonciation.Mgr Cal lot, évêque d’Oran, s’est mis en travers, mais seulement pour donner quelques explications.A peine à l’ambon, lui-même aspirait à descendre.Enfin, à dix heures, tout était épuisé, et les Pères, étonnés de se trouver libres à cette heure matinale, 1 répandaient dans la ville pOVtânfcTa bonne nouvelle.Jo la reçus d’un vénérable évêque qui, peu de jours auparavant m’avait dit avec une tristesse grave : J’attendrai tant qu’il faudra ! 11 medit: Rendons grâces a Dieu, et prions pour les hommes do bonne volonté, il ajouta : Remarquez que l’accommodomcnt a commencé samedi, fête de la Visitation ; et nous pouvons bien espérer maintenant que la promulgation aura lieu le 1C, fête de Notre-Dame du Mont Carmel.Je termine ici cette lettre.Jo n’aurais pas besoin de me mettre l’esprit à la torture pour trouver quelque chose n vous dire.Mais j’aime mieux ne pas et les antres ; et si le cœur leur en dit, c’est fait.Que seulement l’auteur de Ce qui sc passe au Concile aille sc laver un peu, ctjo l’embrasse aussi.Hélas ! je n’ai nul dessein do les tourmenter, et j’avouerai même quo je voudrais que mon accent ne leur lût pas désagréable autant quo le leur inc le fait craindre.S’ils étaient sages, il ne prendraient pas ces inconvénients de la voix garde a .feuilleton bu (Honniet bu vflanaba.29 Juillet 1870.LA MARGUERITE DE SAN MINIATO.m }& m [suite kt fin.] —Ainsi, elle avait prévu depuis longtemps que Giacomo embrasserait la vie religiouso ?—Dites la vie chrétienne, plutôt, Signora ; il avait fait un premier pas dans ce sentier, et il était trop progressif en toute chose pour abdiquer Ica vertus dont il commençait à s’enrichir.Marguerite devinait donc qu’il deviendrait un des bons ouvriers de la grande famille chrétienne.En faisant placer son dernier tableau dans la cbapello des frères mineurs de Saint-François, elle lui désignait pont-être cet asile comme un abri sur contre les liassions ot les regrets, mais jamais elle no l’avait engagé à pronon cor de vœux ni à se séquestrer des hommes.—Savez-vous, repris-jo étourdiment, si je pourrai le voir quand j’irai a Homo, et ne vous serait-il pas possible de me donner quelque commission pour lui, une lettre, n’importe quoi ?Antonia fronça le sourcil et répondit brièvement : “ Est-ce donc curieux à voir, un chrétien,* ot manqnont-ils en Franco ?Voulez-vous lo regarder parce que sa foi vous surprend ?humaine.J la se met Iraient avec moi à genoux à la porte du Concile, et tons ensemble, pour notre petite part, nous dirions : Placet.Dans cette unanimité, les accents rauques so perdraient, et ensuite nous nous relèverions bons amis et bons frères pour faire face à ce qui pourra venir.C’est un bon avis que je leur donne-là, parce qu’autrement, ils continueront d’avoir des infirmités.Aujourd’hui on lit à la messe ce pas-sago îles actes des Apôtres, où il est rapporté que les habitants de Jérusalem plaçaient les malades sur lo passage de saint Pierre afin quo son ombre les guérît : CJt venientû Pelro saltern, umbra iliius obumbrarct quemquam illorum ah injprmitatibus suis.Pierre a continué d’etre le médecin infaillible.Il est surtout souverain pour les maladies de l’esprit, d’où découlent toutes les rognes, gales et lèpres delà politique.C’est ce que je voulais expliquer à M.Ollivicr à propos de 6a circulaire diplomatique sur le Concile, qui inc fait bien de la peine, plus de peine pour lui que pour nous.Le promicr ministre de l’Empereur se nomme-t-il bien M.Ollivicr comme il le croit?N’eet-ce pas lui qui fut jadÎ6 ministre du roi Louis XVI fions le nom de Roland, ci devant de la Platiùre ou de la Platriùrc, car n’ayant pus ici nies livres, je no peux me tirer d’incertitude sur ce grand nom.Pour nous, les circulaires de M.Olivier nous sont à peu près indifférentes, et s’il lui plaît de regarder le Pape comme un souverain étranger, ainsi faisait M.Dupin, qui n’en a pas tiré grand profit.En vertu de notre qualité do citoyens français nous prouverons a M.Ollivicr que le Pape est le Pape, c’est-diro le Père : nous l’avons prouvé à M.Dupin.Et celui qui no reconnaît pas lo Père, c’est celui-là qui est étranger et de plus séditieux, c’est celui-là qui conspire contre la loi do la patrie et contre la grande destinée de la famille française et de la famille humaine.J’aurai l’honneur d’expliquer cela plue tard à AI.Ollivicr.Il verra qui n’a nul intérêt à garder ce brevet do protestant, de juif, do libre-penseur ou de sectaire quelconque que de malheureux conseillers, très ineptes, veulent ajouter à la qualité neutre de libéral tout court.Qu’il soit l’hommo de la liberté et qu’il no se mêle pas de ce qui ne le regarde pas.S'il veut dogmatiser et sc mêler JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.¦3595 nies forces, et jusqu’à mon départ, qui sera prochain, jo pense ne plus vous écrire qu’une on deux fois.Je prendrai huit jours pour voir Rome et lui dire adieu.Ce n’est pas une petite affaire, puisque j’ignore si Dieu me permettra de toucher encore do mes genoux et de mon front ce sol natal de toute la grandeur et do toute la beauté du monde.Louis Veuillot.l’hiôtoiro fioit "ont beaucoup do choses qui doivent I encore assez grand et assez beau.Toute 1 ctro otiëttent un voile d honneur et de la somme do l’histoire et toute la desti-bonnefqi eur certaines œuvres du début.I née do l’homuio y tiendraient.- Rien souvent, dans Saint-Pierre, j’ai Faisons un petit tour dans SnintVPier- rencontré le lecteur du poëmo de Saint-rc.Je frétais proposé de vous raconter Pierre.Jo dirais que j’ai rencontré le en détaiFfa fête ot l’octave : mais jo me poète lui-même, 6i Dieu n’avait omis de CX XXI Rome, 6 juillet.Tout va bien.Il y a encore quelques alertes cependant.Est-ce certainement t _ _____________________ _ pour le 1Ô ?Quelques doutes s’élèvent, I seule lettre toute cette belle matière.I homme du monde, que j’avais laissé à la quelques bruits inquiétants prennent J’es porc qu’il viendra lin jour à Romo I nicnie place lo matin.Je le trouvai près cours, mais on su rassure ot les malles I un poète, nn homme fait exprès pour I de la grande porte sur la dalle do por sont en train.Du reste, un accident, un J parler de Rome.Il aura traversé ot | phyre où Charlemagne s’agenouilla dam retard pourraient survenir, aucune bon- - - - ne constance ne son de juillet 1870 donnera fruit immortel dont se faire à moins d demi.Ta es Petrus, qu elle contenait | en même temps.celte intatuation de soi-1 neu ne m numéro au soleil, pai\, de choses, cette parole jetéc^ il y a dix-1 même, ce haut sentiment de scs vertus | paru do perles, assiégé d’une foule iui- abordai, il sou-bis, me dit-il, cette place mais loin, je no poux aller.C’est si # # a______________ „ boauté et de ce sont de puissants dieux !—1 levnrdier je profère.Lo boulovar- bonté et d’espérance ! Il remonta vers que celui qui a dit cctto parole n'était dier du moins ne croit pas que la sa- Confession, qu’un aimable rêveur ! Je m’étonne tou- gesse soit née avec lui.J’ai souvent Je lo suivis du regardiabusan tro de Pévôtjuo d’Evrcux que veut bien me communiquer un inembro du Concile, ce propos est tout»u fait sans fondement.Jo garde ce document.Quant aux points qui semblent nous concerner dans la lettre de Mgr l’évêque do Con-tanccs, ou qui, sans s’adresser spécialement à nous, nous mettraient sur le mémo pied que les journaux rédigés par la compagnie des autours uc Ce qui se passe au Concile, il faut attendre quelque chose de plus clair, et alors nous parlerons avec opportunité.• Louis Veuillot.tenant u : /Mt- ii une époque ou croiser ics bras >nt coutume de se heure un bon établissement; ot qu’ayant ne l’éprouvent point.Les jours de fête, îs chevaux et lc6 rencontré jpilatc en se détournant de ut ils sont nombreux, la vaste nef est fléchissaient joyeusemont le genoux de- pas.S'il veut dogmatiser et sc mêler I souscription seriv.publique,’ er vant la Confession des Apôtres,, et sâ qirello fia belle, car comme les casement elle a ruine le Saint-Père.I trouva une place où poser la main ; elle ho IX disait en riant : Ils craignent de n’existait point dans lo cœur de l’autre, éclarcr le Pape infaillible, mais ils encombré de sageSes.Le jour où il n’y rensement 1 dé n’ont pas peur de le mettre en faillite.On m'assure qu’il ment " off; grand -r—-p—™ *-* "j aura plus que de tels sages sur la terre, motive- Dieu crachera dessus, détournera la tète, hfGfifc ecraTfcfo sc teinrTncbiujjètont, il gâtera tout et perdra sa précieuse et rare originalité.Il y eut un homme nommé AL About, qui fut pendant un temps le conseiller du gouvernement dans la^m^-tion romaine.Ce temps ne fut pas glorieux du tout, et aucun avantage n ’on résulta pour le lustre du gouvernement personnel.Araintonnnt le gouvernement libéral est conseillé dans la question romaine par un homme nommé AL Jean Wallon.Ce ne sera pas plus magnifique.11 fuit donner une bonne petite place à M.•Jean Wallon, de manière qu’il puisse Fc passer la fantaisie de publier à 60S fraio, tous les six mois, quelque brocliuretto où il prouvera que le Pape est un souverain étranger ot que lo Concile n’est pas œcuménique.Il a ce tic regrettable, mais qui n’empêcho personne de venir baiser le pied de saint Pierre, et lui-mèmc, espérons le, finira par s’y ’ accrocher.Pour lo surplus, la prudence ordonne de tenir M.Jean Wallon à l’écart.Mais nous reparlerons do tout cela.Je songe à rovenir, et je vous prie de no plus compter sur ma correspondance.Je commence à mo 6cntir au bout de —Non, certes, mais si l’accomplissement exact du devoir provoque notre admiration, à plus forte raison cette énergiquo résolution d’un homme jetino qui 6ü 6acrifîo complètement doit l’cxci-ter.Je crois aussi que les sentiments qui l’animent aujourd’hui doivent à leur tour sc communiquer à ceux qui l’approchent.—C'c6t possible, mais serait-il destiné à accomplir dans sa vio lc6 plus grandes choses, il n’en doit pas moins commencer par être humble, premier point de départ do tout perfectionnement, et il lui serait pénible d’être l’objet do votre attention ou do vos éloges.Giacomo n’existe plus, jo vous l’ai dit, il est transfiguré par le miraclo qu’a opéré Marguerite, et ni l’un ni l’autre ^appartiennent plus à la vie.Cessez donc do vouloir le rencontrer, Signora ?Je le lui promis ; mais jonc tins pas bien ma promesse, j’étais à poine arrivée * à Rome que je croyais déjà apercevoir Giacomo sous tous los frocs do moine.Un jour, jo me promenais au Colyséo avec d’autres français, quand un jeune homme et un religieux passèrent devant moi ; ils admiraient comme nous les magnifiques ruines qu’ils parcouraient.—Quo do sang versé, disait lo jeune hoinino ; je ne puis regarder en ce lieu sans voir encore des lambeaux do chair meurtrie, déchirée, qui demande vengeance.—Est-ce vengeance, répétale religieux doucement, ou bien réparation ï—Voua le savez, la vengcauce, lo christianisme l’interdit ! Quant à la réparation, l’âme choses seront alors arrangées, ce prélat aura certainement l’inspiration de verser la somme dans le trésor pontifical, que sa persévérance a percé d’un si largo trou.JSa piété n’en réservera qu’une petite part pour faire un pendant historique à l’ostensoir do Fénelon.Je prépare aussi mes paquets, ce qui inc fait relire bien des petits papiers.J’en ouvrais un tout à l’heure qui m’a frappé particulièrement.C'est la liste oflicielle des propositions de l’opposition pour composer la députation de Disciplina cedesiastica.J’y vois des noms sur lesquels le temps a projeté une lumière bien intéressante.Deux entre autres qui n’étaient pas encore bien conntip, sc sont • désastreusement illuminés ; l’un est Mgr Kenrik, archcvôquo de Saint-Louis aux Etats-Unis ; l’autre est Algr Kazagian, évêque d’Antioche, du rit arménien, maintenant apostat.Si je publie à part mes lettres écrites de Rome pendant le Concile, j’aurai beaucoup de notes à ajouter, et l’on rendra, j’espère, justice à la réserve et à la patience de ces correspondances, si amèrement attn- Kiées jusque dans le sein du Concile, u reste, attendons que lo moment do humaine n’a-t-cllo pas repris sa dignité, 6a liberté entière, le jour où elle a pu dominer les sens par l’esprit.Jo mo retournai vivement, croyant reconnaître Giacomo ; niais, en sc voyant l’objet de notre attention, ces messieurs s’éloignèrent do nous, et je saisis seulement cctto phrase, que prononçait encore 10 religieux en s’éloignant.La force a beau chercher à vaincre, sa victoire n’a qu’un tempe, et lo mépris la suit ; mais le triomphe delà pensée, mais ce cri d’une âmo où le Seigneur* fait régner son amour, rien ne l’eiface plus ; 11 se communiqué aux antres âme3 com-mo un écho do sa voix, et il y demeure à jamais.Oh ! oui ! c’est Giacomo ! m’écriai-je, c’est certainement Giacomo ! mais il ne tressaillit pas.Soit qu’il no m'eût pas entendu, 6oit que 6on nom ne vint éveiller aucun souvenir, il continuasa promenade à l’écart, tout en causant avec son compagnon.J’eus envie de lo réjoindre, de nommer â haiito voix, près do lui, la cicerone de San-A£iniato, afin de juger si ce nom l’impressionnerait davantage ; mais j’eus vraiment honte do ma curiosité, en le voyant s’éloigner chaque -lois que jo cherchais à mo trouver sur ea route.Jo me rappelai alors qu’Antonia m’avait dit : Giacomo mort / et remplacé par Fra Domenico.Si jo no me trom-* pais, et quo ce religieux fût le personnage réel de ces deux noms, intimement liée aux eflcclions d’Antonia, do quel droit allais-je secouer les cendres du passé ?et quel droit, avais-jo aussi pour CÇœ Jîrj tjuM finir- laisser les elfe mina et les trottoirs corrects qui mènent au conseil d’Etat et ailleurs, pour l’asphalte dos boulovards.D’ailleurs, on peut sc raviser.L’Evangile no noua dit pas que lo vertueux jeune homme de PEvangilo soit mort fonctionnaire et membre do la cinquième classe do l’institut.Mais enfin il y a une vertu abjecte, et des saints du diable qui no valent jjas lo diable, et certaine sagesse est sinilité et impuissance do l’âme, pire •quo la folio (luj)écheur de profession.Le poète qiîo j’appelle â Rome sera homme fait, et en train de devenir jeune.Il viendra par curiosité on désœuvrement, il restera par amour.La beauté lui ayant apparu, il no voudra plus détourner ses yeux.Il demeurera pour voir, pour apprendre pour comprendre, pour aimer, pour chanter ce qu’il aime.Il laissera les choses et les fortunes du inonde, ayant assez de son amour.Oli ! qu’il se 6oncio peu de devenir 1’ Un des quarante, assis entre le9 vers de M.Autrado et la prose do M.de Favrcloux ! Il sera l’écho des voix sublimes qui parlent ici, mais qui ont besoin d’un traducteur pour descendre jusqu’à la foule.Il donnera au monde le poëmo do Rome, dont il n’existe que des fragmenta ; poème mille îcut cher-piété.:-Sa- , in on- piod du prince des Apôtres.Depuis les prQtnières vêpres jusqu'au dernier instant du jour, il n’a pas élu lin moment facile d’aborder la statue.Assurément, plus de trois cent millopçr-sonnes de toute condition de tout âgo et du tout pays ont posé leurs lèvres et leur front sur lu pieu de bronze.J’aurais voulu voir là lo Prussien dont jo vous ai entretenu l’autre jour,'.’‘qui ^tremblé pour Côbur.!c~ trotrv^-^ab*-*pfcr bien étrange, eo Prussien qui s’intéresse à César et qui, craignant qu’on ne lui fasse de la peine, vont lo 6onôtraire à la juridiction du Pape ?mais alors, Prussien, ou César no sera jugé par personne, et ce sera périlleux pour vous, ou il sera jugé par vous, et ce sera périlleux pour lui.¦'tildes sur 1 ch industries «le Québec.I.LES TANNEKIE8.Lu tannage C6t, sans contredit, une des plus importantes industries de cetto ville.En consultant les rolcvéa statistiques publiés récemment par la “ Société d’Encourageinent do l’Industrie locale,” on verra que le nombre des tanneries et eorroiries do Québec est de *14.Lo nombre d'hommes employés dans ces divers établissements est de 225.Les trois-quarts, au moins, des peaux qui sont t.aunées ici, viennent de la Province d’Ontario et des Etats do l’Ouest.Une fois tannées, ces peaux sont expédiées à Montréal qui est lo grand marché de cuirs pour la province d’Ontario et les provinces Maritimes, La quantité de peaux fournies par la cité et lodistrict do Québec pourrait â peine alimenter trois de nos grandes tanneries.’ *.J Les tanneries do Québec ont sur celles des autres villus do la Puissance les avantagea suivants : lo.l’écorce do prucho est a plus bas prix ; 2o.les huiles employées daus le corroyage, coinmo l’huile do morue, celle de baleine, coûtent moins cher à Québec, vu la diflé-rcnco daus lo fret; Jo.la main-d’œuvre est moins coûteuse ; 4o.enfin, il y a, dans nos tanneries quobeccoiscs, pins d’économie, plus do surveillance, jSlns d’habileté daus le travail.Dans la préparation des peaux et dans le tannage proprement dit, les pratiques suivantes sont en usagu général chezûos tanneurs do la rue Saint-valier.io.Lo ramollissement despoils se lait ir.Tjazir.blcm en t à la chaux.2m.L’enlovemont do la chaux s’exé-cu au moyen d’un précédé do fermentation qui n’est plus en usage en Europe : ce procédé consiste ;\ mettre les peaux ou contact avec un inélango do iïento do poules et de 6on.3o.Lo (jonjlcmcnt s'opère au moyen de la ju8ccy ou tau aigri.Je fus détourné par Je journal qui m’ar- inft^ro tannante emj^oyéu est rive à l’instant.J’y lis la lettro de Algr 1 ooorco dc.Prwcho exclusivement ; il n’y l’évêque de Coulancus, où il y a des a.d cxÇq>tl?û que pour certaines imita-nouveiles fâcheuses sur la situation du |Rons ^c cll,râ français, pour lesquelles on denier dc Saint-Pierre.J’espère que le 01,11 , 11 ï m6Ift,,Sc do 6»mnc et do vénérable prélat a été induit en erreur I *ei.rc du dftI)0n (catechu) importés ex- â cc 6iijct, comme à l’occasion du pré- M>rVf* .tendu relus des curés dc Rome, qui se I * armi .améliorations modernes qui seraient décidés à la majorité, et jn’csquel ,IC Piirûlseei,t PftB avoir encore été à l’unanimité des voix, â no point lairo I essayées par nos tanneurs, je mo contcn-d’adresso au Saint-Père.Vous avez pu-1 ^eial do signaler les suivantes : bliô l’Adrceso, elle m’a été ajipôrtéc ici D’abord, en France, en Augletcrro et par le secrétaire do la vénérable réunion, ftUX Etats-Unis, le ramollissement des et elle partait d’ici dans le même mo- poils, pour faciliter Vébourrage, eo fait ment que la lettre dc Mgr l’Evèquo du Me diverses manières, et entre autres, Constances.Dans un autre circonstan- comme suit : co déjà, le prélat s'était laissé abuser lo.Travail à la chaux ; à peu prés par de faux bruits.Il a dit à la tribune connue il se pratiquo ici.On donno à du Concile que son pioux collègue, Algr cette opération, en Franco, le3 noms de Deoucoux, était mort en so félicitant de \ plainagey planacje ou pelanage.n’avoir pas eu à so prononcer sur la dé- 2o.Travail à l’orge ou ail seigle.Pour finition de l'infaillibilité.Selon une lot- ce travail, on ec sert d’une pâte aigrie de lui prouver que je connaissais cc passé ?Ces réflexions, faites à la hâte, paralysèrent mes efforts pour retrouver l’ancien sculpteur.J’ai quitte Rome, à mon grand regret, sans l’avoir vu, mais non sans y penser.Rien dos années sc sont écoulées depuis cette époque heureuse dc ma vie, où je visitais ce pays si riche en œuvres d’arts : à chaque pas, ù cliaquo instant, je pouvais y trouver un sujet d’étude ou d’admiration ; mais nulle part je n’ai eu pour cicerone une foinmc intelligente et dévouée comme Antonia.J’ai sou vont nousé a elle, lorsque j’entendais, depuis, les custodes des palais et des galeries romaines débiter, sur un ton monotone, uuo leçon apprise.J’aurais désiré savoir do scs nouvelles.Un étranger, qui arrivait de Florence, me dit, un jour, qu’il avait vu, à San-Miniato, une femme âgée, qui se traînait diflieilemont avec une béquille, et qui remettait les clefs de la sacristie aux visiteurs', parco qu’elle était trop iuiirmo pour les accompagner.Etait-ce Antonia, jadis si active, si fiôre, je dirai même, d’expliquer l’église, qu’elle considérait comme son bien.Je n’ai pas 03é Jo croire : il y a quoique chose do si profondément aiucr a savoir tombés presque on enfance, ceux que Pou a connue dans la plénitude des forces morales et physiques.Cette femme avait lo regard fixe et no semblait faire nulle attention a ce cjui se passait autour d’elle, m’âvait-on nfhrmé.Je no voulus pas reconnaître Antonia à co fâcheux portrait ; niais alors qu’était- elle devenue ?La tombe, dont elle par- qui nous parle du ciol.lait avec effroi, s’était-cllc donc déjà “ Ames qui venez de rejeter ces corps ouverte et refermée pour elle, comme “ sensuels ot miscrableB qui vous empri- ponr ses anciens amis ?Jo ne pus lien savoir de précis sur ce qui la concernait, malgré le désir que j’en avais témoigné.Quand je parlai ensuito dc la petito maison adossée à San-Miniato et des belles fresques qu’elle contenait, ou mo répondit que, près dc San-Miniato, il n’y avait plus qu’un mur couvert de glycines, de liserons et du jasmins ; d’où je conclus que les fenêtres et la porto do la maison restaient fermées et étaient envahies par les plantes grimpantes.Ainsi va la vie.Tout disparaît avec une rapidité ulfrayanto ; nous le redisons souvent sans nous bien pénétrer cependant assez de cette triste vérité.Hélas ! nous ne sommes jamais sûrs, quand nous quittons un ètro qui nous est sympathique, qu’il oxistora encore quand nous reviendrons le chercher, et les lieux eux-mêmes no cl pas d’aspect, pour nous pré _ rien no doit subsister longtemps ?Âfarguorifco ‘avait bien raison: pourquoi tout préparer pour cette terre, puisquo la mort, comme une silhonetto mal arrêtée, so tient toujours à quelques pas de là, prête à s’abaisser sur nous ?Elevons donc plutôt nos pensées vers un monde meilleur, et, en dépit des batailles, des chefs d’œuvre, des intérêts matériels, qui absorbent les esprits et remplissent les heures, laissons arriver jusqu’à nous, coinmo Giacomo, la voix persuasivo d’un enfant ou d’une fémmo “ sonnaient, écrivait Marguerite dans 44 son album, que j’envie votre bouilleur !” • 44 Rassurez-vous, a dit saint Jean, 44 celui qui croit en moi, je le soutiendrai “ de siècle on siècle, et il nu mourra pas.44 Ames éplorées, qui avez tant souf-44 fort ici-bas, l’heuro dc jouir est donc 44 venue : vous avez somê laborienso-44 ment sur la terre, la floraison coni-44 menue.44 Ames simples et croyantes, mépri-44 sees par la vanité humaine, annulées 44 par lee injustes exigences dc vos sœurs, 14 votre esprit va germer enfin dans 44 l’éternité.Oh ! quo vous êtes donc 44 heu reuses ! âmes rafraîchies par le 44 repentir,1 pnrfùmâcB par l’amour j J’eu-44 vio vofro bonheur, parco que j’nf la 44 coii8cioDco qu’il oxisfco fiaus nuage, *4 L>arco quo J’Amo chaste, f’Amo tendre, ssvsr sszssr-i ¦¦ &V ct
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