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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 8 février 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1871-02-08, Collections de BAnQ.

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me année QUEBEC, MERCREDI 8 Cl * I *' a \r mntiuî 1871.t 0 • * Numéro 4 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, f’ESPERE ET l’AIME.PHILIPPE A.DE GASPE.O) I le souvenir du vieil ami q'ui vient de «uitter pour toujours, et que tous compatriotes pleurent avec moi, se Za dans le crépuscule de ma première enfance.Malgré ce que cette réminis-Le a de personnel, je veux la racon- L.car elle me donnera 1 occasion do décrire l’antique manoir des seigneurs De Gaspo, et d’ouvrir au lecteur un l0Crou dans l’intérieur de cette famille ix habitudes si étrangères à notre t?Avez-vous remarqué, à l’aube du jour, ûinnd les premières lueurs de l’aurore tracent, sur la crête de nos montagnes, ce pâle sillage que nos habitants appellent la barre du jour, avez-vous rcmar-onôces vapeurs diaphanes qui flottent souvent à l’horizon : fantômes gracieux que l’œil suit comme un beau rêve qu’on craint de voir s’évanouir, et dont la silhouette vague et indécise ee confond parfois avec l’azur du ciel?C’est dans ce meme demi-jour de l’intelligence qui s ouvre, semblable à ce* formes attrayan • te;, que se dresse dans mon passé la douce et lointaine apparition du bon vieillard dont je vais vous dire la vie.Mon père et ma mère avaient l’habitude de faire, chaque année, quelques visites à nos parents et amis échelonnés dans chaque paroisse, le long du fleuve, depuis la xtivièrc-Ouellc jusqu’il Québec.Parfois, plusieurs des enfants étaient admis â l’insigne bonheur de les accompagner.C’était alors une fùte sans pareille, on l’attendait avec impatience comme un jour de 1 an, on sc faisait compta les jours, on en rêvait.Ces promenades, avec les beaux tours sur le fleuve que notre père nous faisait faire dans son yacht, sont les souvenirs que j’ai gardés le plus vivement gravés dans nia mémoire d’enfant.Dans ce temps-là, (je parle de plus de trente ans passés) on Voyageait encore; cotait un événement qu’un départ.Aujourd’hui, comme dit le proverbe moderne, on ne voyage plus, on arrive.11 fallait deux grandes journées pour monter de la Rivièrc-Oucllc à Québec.Le voyage était déterminé et fixé des mois d’avance.La semaine précédente, des lettres partaient pour annoncer l’arrivée.De bonne heure le matin, toute la maisonnée était en mouvement.La barouche, espèce de carossc comme on n’en voit plus, sortait de la remise dans la cour.La barouche était un monument, comparée aux grêles véhicules daujourd’lmi qui ont plutôt l’air de vélocipèdes.John, le fidèle groom, vieux matelot anglais naufragé que mon père avait recueilli, arrivait de l’étable avec les (1) Malgré les sollicitations do mes ami», j’étais décidé à ne pas faire la biographio de M.do Gappé : d’abord à cause do l'impossibilité où je suis d’écrire sans 1s secours d’une plume étrangère ; ensuite à cause dos liens do parenté qui m’unissont à M.do Gaspé.Mais un si grand nombre d'amis des lettres n’ont réitéré oetto demande, me disant quo porsonno n'avait connu l'auteur des Anciens Canadiens aussi intimement que moi, et n'avait été mieux h portéo de l'apprécier, que j'ai dû céder enfin leurs instances.deux chevaux noirs, dont les noms singuliers, Poiupéô, César, retentissent encore a mon oreille.Il les attelait à la barouche, puis grimpait sur le siège à une hauteur phénoménale, et arrivait solennellement,10 fouet à la main, devant la porte.—John, you are in lime, lui criait mon père.John, en effet, véritable anglais,plileg-matique et taciturne, était la precision même.Au moment du départ, mon père réunissait toute la famille, avec les domestiques, dans le salon, et récitait une prière pour demander à Dieu de bénir le voyage.Puis, c’était une ronde d’embrassements, et nous montions, les uns après les autres, les gradins de la barouche, espèce d’échelle de Jacob, qui sc repliait dans la voiture comme un livre, il me semblait alors que ça devait être comme cela dans le paradis.Le solci^ déjà haut sur l’horizon de«; Allêganys, nous regardait de son grand œil réjoui.Il faisait toujours beau ce jour là : autrement nous ne partions pas.Enfin la caravane s’ébranlait : 110s voix enfantines gazouillaient comme une couvée d’oiseaux, et c’était à grandes peines qu’on pouvait contenir dans la voiture notre frétillant bonheur.Comme toute la nature était belle alors ! Comme elle nous souriait avec amour ! La fée magique de l’cnfancc avait touché chaque obiet de sa baguette.Le ciel, les prairies, les montagnes, la mer, tout était enchanté.L’azur du firmament était plus limpide, les campagnes plus verdoyantes, les montagnes plus ombragées, la mer plus chatoyante des feux du jour.Je vois encore, dans les guércts, les moissonneurs, la faucille à la main, parmi les gerbes ; dans les prairies, les faucheurs qui s’arrêtaient pour nous saluer, selon la belle coutume canadienne, lorsque nous passions: j’entends le bruissement du foin qui tombe sous les grands coups de faux.Je suis de l’œil les goglus, au plumage d’or et d’ébène, qui chantaient à ravir, en voltigeant sur les prés, ou perchés sur les clôtures.Je vois sauter, sur la poussière du ehcmiu, les sauterelles, autour des roues et sous les pas des chevaux.Lorsque nous rencontrions quelque pauvre, marchant dans la même direction que nous, s’il était vieux ou paraissait fatigué, mou père disait à John d’arrêter et faisait monter le pauvre dans la voiture.Il prenait de là occasion de nous donner une leçon.—Mes enfants, disait-il, il faut respecter les pauvres, toujours les saluer, les secourir : ils sont les frères de Jésus-Christ.Nous n’aurions jamais oublié d’ôter notre chapeau en passant devant les croix que noua rencontrions souvent le long de la route.Dans les anses, soit de Sainte-Anne, soit de Saint-Koch, ou les maisons sont plus clair semées, nous récitions le chapelet.Enfin après bien des ai rets, de paroisse en paroisse, nous arrivions, dans l’après-midi, au manoir de M.de Gaspé.C’est là que nrapparaît, pour la première fois, l’aimable physionomie du 44 bon gentilhomme ”, AI.de Gaspé, debout devant sa porte, entouré de scs enfants, nous attendait, le sourire sur les lèvres, le cœur sur la main.La résidence seigneuriale, que M.de Gaspo a immortalisée dans ses Anciens Canadiens sous le nom de manoir d’Ha-berville, s’élève, à quelques arpents du fleuve, en face d’un petit cap ombragé Je pins, d’épinettes et de bouleaux, et aux pieds duquel passe le chemin du roi.Une vue superbe s’étend de là sur le fleuve tout parsemé d’iles.En face, ce sont les deux Piliers, le Pilier de Dois, et le Pilier de Roche avec la tour do son phare, 44 l’un désert et aride comme le roc d’Oea de la magicienne Circé, tandis que l'autre est toujours tout a fait sous le nord l’ile aux Coudres.A quatre ou cinq lieues de distance, do l’autre côte du fleuve, la longue et formidable chaîne des Caps, aux nuances bleuâtres, ferme l’horison.Lo manoir qui aujourd’hui tombe en ruine, est une construction d’assez modeste apparence, à un seul étage, au toit roidc et élancé, avec deux ailes qui projettent du côté de la façade.Il fut bâti, peu de temps après la conquête, pour remplacer le manoir primitif qui avait été incendié par les Anglais en 1759.Le second manoir n'avait de remarquable que son air de propreté et de blancheur uniforme qui faisait ressortir scs vives arêtes sur la verdure et le feuillage des vergers.Des parterres de fleurs, un jardin potager, quelques allées d’arbres fruitière, que M.de Gaspé cultivait avec amour, embellissaient l’avenue qui conduit à la porte d’entrée.Le silence, l’abandon et la décadence ont aujourd’hui remplacé les soins diligents, Lamination delà vie, les éclats de rire bruyants qui faisaient retentir les salons et les bocages de cette demeure, quand la nombreuse famille de M.de Gaspé l’habitait.A l'époque reculée dont je parle, elle était remplie d’hôtes aussi aimables que spirituels, qui faisaient de l’hospitalité la plus large part et le bonheur de leur vie.On aimera peut-être à connaître les noms de cette société qui a complètement disparue : c’était d’abord M.de Gaspé et Madame de Gaspé.née Susannc Allisson ; Madame Allisson, née Thérèse Baby, hollo mère de M.de Gaspé ; Madame de Gaspé, née Dlle.Catherine de Lanaudière ; Mlle.Marie-Louise-Olivette de Lanaudière, tante de M.de Gaspé, enfin la nombreuse famille de ce dernier.Une douce gaîté, assaisonnée du vieil esprit français, animait cette belle société, dont M.de Gaspé était l’àtne.Sa verve intarissable, sa tournure d’esprit si originale, ses connais sauces variées, son talent de narration faisaient oublier les licure3 en sa compagnie.Durant les longues soirées, quand la conversation commençait à languir, il ouvrait sa belle bibliothèque, en tirait un livide, prenait quelque passage choisi de Racine, de Molière, de Shakespeare ou d’autres, et en divertissait scs auditeurs avec un talent de lecture incomparable.Ce genre d’amusement était si attrayant pour lui et pour sa famille qu’il avait traduit en français et copié de sa main presque toutes les œuvres de Walter Scott, qu’il lisait tout liant le soir.Ceci explique le mystère des Anciens Canadiens, cette fleur de printemps mette Hébert.Madame de la Chenayo mourut en 1664, âgée seulement de seize ans, en donnant lo jour à son fils Charles.M.de la Chenayo épousa, en secondes noces, (10 janvier 1668) Dame Marie-Louise Juchcreau de la Ferté, petite fille du premier seigneur de Beauport, qui lui donna neuf enfants.Venu en Canada avec quelque fortune, il l’accrut rapidement par le commerce; et obtint successivement les concessions de la seigneurie de Saint-Jean Port-Joli» d’une partie de la Rivière du-Loup et de Cacou*-.'1C7.3), de Madawasku, du lac Témiscouata (1683),de Blanc-Sablon et de Terrencnve (1693b Les services éminents qu’il rendit à la colonie lui valurent des lettres de noblesse de la part de Louis NIV.Il reçut pour armes : D'argent à trois pins de sinoplc, accompagnés en pointe d'un croissant de gueules, et u?i chef d'azur chargé de trois étoiles d'or.(2) M.de la Chenayo siégeait ail conseil supérieur de la Nouvelle-France, et mourut à Québec le 10 septembre 1702.Par un sentiment d’humilité chrétienne LE DROIT D’AINESSE.éclose sous les neiges de l’hiver.L’étude approfondie des grands maîtres avait perfectionné depuis longtemps le talent de M.de Gaspé, élaboré dans son cerveau cette conception, si savante et à la fois si simple, qui en est sortie tout-à-coup complète et toute vêtue, comme la Minerve antique.De temps a autre, pour initier sc* enfants aux plaisirs de rintelligence, M.de Gaspé leur faisait exercer nue petite pièce de théâtre tirée désœuvrés si jolies de Berquin, ou des contes des Mille et une nuits.On improvisait uu théâtre daii3 le grand salon, et la nièce était jouée aux applaudissements ue quelques amis et des censitaires du voisinage qu’on invitait à prendre part à cette petite fête.La chasse, la pêche, les promenades au bord de la mer, les soins de son domaine, la culture de ses jardins, les conseils qu’il donnait gratis à tous ceux qui venaient, do près comme de loin, pour le consulter en sa qualité d’avocat, remplissaient le reste de ses journées.Durant la belle saison, on faisait diversion aux habitudes ordinaires de la vie par quelque fête champêtre sur les céteaux voisins ou sous l’ombrage des grandes érablières.Les cris de joie que faisaient entendre les enfants et le3 convives du manoir au retour de ces festins agrestes, retentissaient encore aux oreilles de M.de Gaspé, lorsqu’il écrivait cette scène charmante de ses Anciens Canadiens.44 De joyeux éclats de rire se faisaient entendre du chemin même, et l’écho du cap répétait le refrain : Ramenez vos moutons, bergère, Belle bergère, vos moutons.** Les danseurs avaient rompu un des chaînons de cette danse ronde, et parcouraient en tout sens la vaste cour du manoir à la file les uns des autres.On entoura la voiture du chevalier, la chaîne se renoua, et l’on fit quelques tours de danse en criaut à mademoiselle d’Ha-bcrville :—descendez, belle bergère.“Blanchesauta légèrement de voiture ; le chef de la danse se mit à chanter.C’est la pins belle de céans, (bis) Tar la main je vous la prends, (6m) Je vous la passe par derrière, Kumwioa vos moutonn, bergère : Ramenez, ramenez, ramenez donc, Vos moutons, vos moutons, ma bergère, Ramenez, ramenez, ramenez donc, Belle bergère, vos moutons.44 On fit encore plusieurs rondes autour de la voiture du chevalier en chantant : Ramenez, ramenez, ramenez donc.Belle bergère, vos moutons.44 On rompit encore la chaîne ; et toute la bande joyeuse enfila dans le manoir en dansant et chantant le joyeux re-fraiu.” II ‘ La famille de M.de Gaspé est originaire de Normandie.Jacques Aubert, ingénieur des fortifications d’Amiens, et commis-général de la compagnie des Indes Occidentales, résidait dans la paroisse de Saint-Michel, d’Amiens.Ce fut son fils, Charles Aubert de la Cbe-naye, nê à Amiens en 1630, qui, le premier de sa famille, vint s’établir en Canada vers 1655.11 se fixa à Québec, et _ # # # .^ .épousa, en premières noces, Dame Ca-1 imJnuiLit*s dont joutent les a.V,tres nobles notro Ro^umc- Donn6 à Ver8a,1,es- au m018 do — G.iillaume Couillard, et de Dame Guille- (2) Louis, par la grâce de Dieu, roi do Franco et de Navarre, à tous présens et avenir salut.L'attention particulière quo nous avons toujours donnée, dans les occasions, à récompenser la vertu, dans quelque état qu'elle se soit rencontrée, nous a porté à donner des marques de notre estime et de notre satisfaction, nou-sculeincnt à ceux de nos sujets qui se sont distingués dans l'épée et dans la robe, mais encore à ceux qui se sont attachés à soutenir et à aug- menter le commerce : c'est ce qui nous a convié à accorder des lettres do noblesse aux uns et aux autres, et à faire passer à leur postérité les marques de la considération que nous avons pour eux, afin de reconnaître leurs services, de renou- veler leur émulation, et d’engager leurs descen- dants à suivre leurs traces.Et comme on nous a fait des relations très-avantageuses du mérite du Sieur Aubert de la Chesnayo, tils du Sieur Aubert, vivant Intendant des fortifications de la ville et citadelle d'Amiens, et des avantages considérables qu’il a procurés au commerce du Canada, depuis l’année 1655 qu’il y est établi, nous avons cru que nous devions le traiter aussi favorablement, d’autant plus qu’ayant formé, par notre édit de l'année 1GG-1, une nouvelle Compagnie au dit pays, pour la propagation de la Foi, l'augmenta- assez fréquent à cette époque, il voulut se faire inhumer dans le cimetière des pauvres de l’Hôtel-Dieu.Son fils Pierre, qui lo premier prit le nom de Gaspé, épousa â Québec, en premières noces, Dame Jacqueline-Catherine Juchcreau de Saint-Denis ; et, en secondes noces, (1711) Dame Angélique Le Gardeur de Tilly.Ils curent sept enfants, dont le troisième, Ignace-Piiilippë, est le grand’père de M.de Gaspé.Igu ace-Philippe Aubert de Gaspé, né en 1717, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, seigneur do Saint-Jean Port*Joli, épousa à Québec, le 30 juin 1745, Dame Marie-Anne Coulon de Villicrs, fille de Nicolas Coulon de Villicrs et d’Angèle Jaret de Verchères.Madame de Gaspé était sœur du célèbre Villicrs de Juraonville, massacré par les Anglais au fort Nécessité en 1753.Soldat comme ses ancêtres, Ignace-Philippe de Gaspé se distingua dans toutes les guerres de la conquête.Il eut l’insigne honneur décommander une des quatre brigades canadiennes à la bataille de Carillon.Ruiné par la prise du pays, il sc retira parmi les ruines de son manoir incendie par les Anglais.De toute sa fortune, il 11e lui restait que ses argenteries, qu’il avait dérobées aux mains des ennemis en les enfouissant au fond d’un puit.{4 II ne songea même pas à réclamer de ses censitaires appauvris, les arrérages de rentes considérables qu’ils lui devaient, mais s’empressa plutôt de leur venir cil aide en faisant reconstruire son moulin sur la rivière des Trois-Saumons, qu'il habita plusieurs années avec 6a famille, jusqu’à ce qu’il fut en moyen de construire un nouveau manoir.“ C'était un bien pauvre logement que trois chambres exiguës, réservées dan6 un moulin, pour sa famille jadis si opulente ! Cependant tous supportaient avec courage les privations auxquels ils de Gaspé energie, ne _ de sa for- domaine, dans laquelle Compagnie il a travaillé I tune ; les chagrins le minaient ; et pen-avec beaucoup de succès ; il a même employé des (laut l’espace dc six ans.;aumis 60Urirc mentation dc la Colonie et particulièrement pour | J1 c“^cura 6C& livres.Ce ne lut que ¦ IR VVlVlll* ^ w I’ I « # ^ ^ JL le défrichement et la culture d’une grande étendue lorsque son manoir tut reconstruit, et livers établissements séparés, et à la | qu’une certaine aisance reparut dans le naturel- üe terre, en divers etablissements sopares, et A la qu'une certaine aisance repari construction dc plusieurs belles maisons et autres ménage, qu’il reprit sa gaîté editices ; il a suivi les Sieurs de la Barre et De- i jj /o\ A 1 e nonville, ci-devant Gouverneurs et nos Licute- * ' ' nants-Généraux du pays, dans toutes les courses II mourut à Saint-Jean Port-Joli le dc guerre qu’ils ont faites, et dans toutes Icsocca- 26 ianvier 1787 jlo-A 70 nns sious, il s’est exposé n tousles dangers et.donné I (£,„ #] ‘ïL’oSaWo PWJgMCC des marques dc son courage et de sa valeur, et a , , , U , * , 7^ 0“ notamment dans les entreprises que ces deux ,Rbcrt de Gaspo, per6 de notre autour, Lieutenants-Généraux ont formées contre les ctftlt le dernier des six enfants et !e fils Iroquois et les Sonnontouans, nos ennemis, daus unique du soldat de Carillon.Marié, à le pays desquels il prit possession, en notre nom, Québec, à Dame Catherine Tarieu de î&çrrsns ûS ss&Jsns «« •*, «p* •»*»>«• armAS ; il a eu un dc ses fils tué à notre service, 4 1 auteur des Anciens Cana- et les aînés dc cinq qui lui restent y servent ac- dicns.Membre du Conseil Législatif, tucllcment et se sont distingués au dit pays.A l’honorable Pierre-Ignace de Gaspé par-ces causes voulant user envers le dit Sieur de la tagca gft vio entrc lc8 3oins dc sa famille Chcsnaye des memes faveurs que nous accordons 1 «°.-, • , •., à ceux de son mérite, de notre grâce spéciale, 9^ Cô ,VC>lrs ^Citoyens, SI.importants pleine puissance et autorité royale, nous l’avons a CCtte époque où chacun rivalisait de annobli et annoblissons par ces présentes, signées patriotisme pour sauver du naufrage les de notre main, ensemble scs enfants nés et à épaves de notre nationalité.Grâce aux naître en légitime mariage, que nous avons déco- 1^ reset décorons du titre de noblesse, do sorte ann®Cb Ado pa« dont joint le Canada qu’ils puissent acquérir et posséder tous Fiefs et pendant sa vie, il parvint à refaire en terres nobles, et jouir de tous le» honneurs, pré- partie la-fortune que SOU père avait rogatives et privilèges, franchises, exemptions et perdue pendant la guerre.Il mourut le Mars do l’an do gràco 1093, et dc notre régne le cinquantième.(Signé) Louis.feuilleton bu (ÜOUVVirv bli (Sanaba.pénétrer .Je l’entend», elle m’appelle.8 Février 1871.I Le :end#mftin.Le bal était charmant.Qui donc a pu dire que le monde no tient pas ses promesses t Mes compaguee, mes amies parlent parfois de déceptions.qn’cst-ce que cela veut dire î qui a de6 déceptions î No s’amuse-t-on pas toujours quand il y a de la musique, des lumières, des fleure, des toilettes, des jeunes gens qui vous font danser ;et quand, chez soi, au retour, on retrouve une bonne more, une tante, une sœur qui vous aime et que l’on aime ?et quelle est la jeune fille qui ne possède pas tous ces biens ?Four moi, j’ai lo inonde qui* m’amuse, et le at home qui me repose ; tout ui’cst agréable et me plaît : ma musique, ma broderie, mes lectures, les promenades fév.Il y a rupture complète entre le gouvernement de Paris et Gambetta.On dit dans ies clubs que Bismark est sous lo coup de l’excitation mentale.Son esprit est tellement agité qu’il est devenu virtuelle-meut fou.G fév.Le Standard a été informé que le mènerai Beauregard a notifié un grand nombre^ d’ofli-cicrs de se tcuir prêts à se rendre en France en cas d’hostilités nouvelles, et qu’ils sont actuellsmont à Londres, attendant des ordres.M.Jules Favre a résigné le ministère de l'Intérieur, mais il restera ministre des Affaires Etrangères.Paris, -I fév.11 règne ici une grande misère.Des centai-nés de personnes meurent chaque jour de faim ; les vivres reçus sout tout-à-fait insuffisants.Bordeaux.G fév.t La démonstration d’aujourd’hui en faveur du gouvernement de Bordeaux et du décret disqualifiant les employés de l'Empire pour l’élection à l’Àsscmbléo nationale, a été d’au-ouno importance.La procession n’était que d'environ 700 parnonns^ conduit*»* pnr un colonel garibaldien, du uom de Middleton.Crémieux a quitté c ttc ville hier soir pour se rendro à Paris.Bruxelles, 5 fév.L’Indépendance Belge a reçu une lettre de Lyon disant que la campagne de Bourbaki a échoué par suite de la fuite d’un contracter pour l'armée avec une forte somme d’argent.La lettre dit que lo général Keller, maintenant à Lyon, prendra probablement le commandement do l'Alsace.• G fév.Indépendance Belge publie la liste suivante des candidats nommés à Paris mercredi dernier pour l'assemblée nationale :—l-’avre, Crémieux, Glais-Bizrm, Picard, Simon, Clément, Pelletan, E.Arago, Garnier-Pagès, Ferry, Rochefort, l’amiral Saysset, l’amiral de Roncière, l'amiral Potbouan.Dans les provinces on a nais en nomination de grands financiers, dos ingénieurs civils et des journalistes, y compris l’éditeur des Débats.Berne, -1 fév, via Londres 6.Il y a maintenant GG,000 soldats français en Suisse, très mal vêtus et le gouvernement suisse a demandé aux autorités françaises des vêtements pour eux.Lo correspondant du Jlerald écrit de 1 ans, lo 3 fév.Le commandantdc Montrouge syJ suicidé.Les Parisiens sont sous l’impression que les troupes prussiennes n'entreront point à-Paris.Us ignorent encore tous les terme.' do la capitulation.Lo prix des vivres n’a point diminué.Les femmes de Belleville et do la ^1 e ^ so montrent très exaspérées contre les r 5 L’empereur Guillaume sera è Bcr1,n ‘* ! mars au plus lard.Il laissera A crsai es - • Toute l’armée d’investissement traverse l'Arclio do Triomphe, l’avenue ‘>° ’.‘“rj; trice, la ruo Rivoli et la rue 8t.Antoine s plcmcnt pour le plaisir de passor P / Les maisons do chaque coté scron P les troupes allemandes.F New-York, G ^ Une dépêche de Versailles dit : ^ ^^ du pouplo contre Gambetta gran ^ L’échange des prisonniers blessés a heu^ jourd'hui et ils passent par • ge sailli».Ccei est accompagné do la remise^ arme», scène qu'aucun Français P °UL’Tmpopularité do Troohu est très warqüét ot elle est si grande que Ton IDC.n* t 4o Trochu veut ao retirer jmmédiatemen vio publiquo et retourner en Bro ^Q Berlin» 5 fév.L’inquiétude a succédé n|cxa causée par la chuto do Paris.n'cspi're Le» fond» sont ou dépression c acCOptés pin que les termes do la pmx scr par I’M»embléo do Bordeaux.onjr« On fait de» efforts incessants P°“r „ ?toot, I» guerre, roéquipper les «««JP® marcbo Mns la France ot la soumettre par un relUcho ct 8auv,gC- Now-York, 0.Lo corrosi lui écrit quo 25 boulangorios sont fabriquer du biscuit pour P"is.D’immenses quantités do prou envoyées.sont LE COURRIER DU CANADA.«vîrcs du gouvernement ont pris Qacbargfi“cnt nujourd,,*ui ct 10 aulro“ rostauror l'.inpirc preud do la l‘° Proj t j0 la force._ jdnsistaBf® nt craigDant qUo la ltoinc Ie g°Unit insultée on so rendant du Palais f'Sngbam à l’ouvcrturo du JC„ des mosuros extraordinaires , Pri?d “ .'aucun désordre n’ait hou.ic 0t ‘ kinnharo à l’ouvcrturo du Parlement de , ,,g mesures extraordinaires pour oui-P*?“ l’aucun désordre n’ait lieu.Popularité de la Reine n’a jamais al.n dc«rrf aussi alarmant qu'nujourd hui.tc,?î"luâe toutes les parties do la France Pes Vnuc lrAssemblée Constituanto va îÎ^ouiposéc d'une majorité d’impérialistes il Versailles no pormottont à ÎjC.s au»- .jucuno lettre do I aris.Paris, 5 fév.L u décrets do Gorabotta relatifs h lu e 'palification électorale.Il inainticut l’uu- Un décret, signé par tous les minstres, annu to SHupréiuedu gouvernemout do Paris ct • lare que les élection» auront lieu librement.On croit que ni les mombres do la défense I,, „i les républicains rouges ni les nB Sâlbte", n’ont de chances d'être élus.],, publie est en faveur du parti modéré, con- imp k,«uc la faiblesse du gouvernement et se laint qu'il n’a pns été consulté sur la capitulation de rarinisticc.‘ Bordeaux, 7 fév.j/s membres du gouvernement, arrivés ici de Paris out télégraphié aux préfets do tous u départements hier soir un décret annulant Je décret de Bordeaux du 31 janvier, relatif à h disqualification électorale, comme incompatible avec le principe du suffrage universel.Li décret de Taris du 2!) est maintenu.Londres, 7 fév.Le Morning Post publie une dépêche spéciale de Calais le fi.qui dit que les prussiens désirent retarder le ravitaillement de Paris.9 trains chargés do provisions ont été retenus ù Amiens quoique la ligne soit entièrement ** Le Telegraph a reçu Tinforuiatiou suivante de Paris le 3 fév.Quoique les élections doivent avoir lieu mercredi, jusqu’ici tout est dans la confusion, ct il y a uno tendance générale it rejeter les membres du gouvernement de la défense nationale.Quelques orateurs dans les assemblées demandent l'arrestation et le procès de ceux qui ont rendu la ville.SI.Dcîcscluse à une assemblée du Casino Gaillard a déclaré que les membres du gouvernement sont 12 bandits qui ont vendu Taris.Les murs de Paris sont placardas des mots : “ A bas les démocrates.” Les ultra-radicaux répudient Victor Hugo, Louis Blanc, Kolliu, Pynt, Dclcscluso ct Simaldi pour rassemblée nationale.On a publié officiellement A Taris ce qui suit : Dans quelques jours le gouvernement expliquera sa conduite.Ce u’est qu’aprè3 les plus grands efforts qu’on a pu obtenir pour la «rarde nationale les conditions stipulées.Kticuuc Arago est parti pour l’Italie et l’Espagne avec une mission du gouvernement.A une assemblée dans la salle de la Reine blanche, un orateur a déclaré que la Fraucc demandait un Robespierre et que la guillotine seule pouvait sauver le pays.L’audience l’a applaudi avec enthousiasme.Les députés qui, sent pour la continuation de la guerre sont j artout applaudis.Trochu a refusé la candidature pour l’Assemblée paruuo lettre qui dit : Je n’ai conservé la présidence du gouvernement que parcoqu’il était do mon devoir de partager avec mes collègues la responsabilité commune; Jo vais bientôt en être déchai gé et ma tffcho finira avec les événements qui y ont donné lieu.Les gardes mobiles ct nationaux sont débandés.Le bombardement de Belfort continue.Bordeaux, 6 fév.Crémieux, qui a quitté cette ville pour Taris.a rencontré en route ses collègues de Paris et est retourné avec eux.MM.Pollctan, Garnier Pagès et Emmauucl Arjgo, sont arrivés ici de Taris ce matin.Lo préfet de Lyon, a passé en revue, hier un corps de 10,000 hommes, qui tous venaient de l'Alsace et de la Lorraine.Los Prussiens ont occupé de nouveau 2 villes du Jura.quitté Albany, lorsqu’arrivé sur un pont de bois à New-Hambourg, l'essieu d’un cliar ne brisa et lo véhicule fut jeté en dehors de la voie sur les garde-fous du pont.Presque au mémo instant et avant qu’on pût donner aucun signal, l’express arrivant avec une vitesse de 30 milles à l'heure, se heurta avec une force terrible contre le char dévoyé, mit le feu à l’huile en cpnrpillant les matières enflammées et les débris fumants du char.L’engin uinsi que le tender furent précipités dans la rivière où ils s’englouti root sous la glace.Le feu sc communiqua aussitôt il des clmrs de bagage ct il un char-dortoir, qui a leur tour tombèrent à la rivière, en masses brûlantes.On dit que quelques passagers réussirent il sauter il temps pour se sauver, les autres au nombre do 20 il 25 furent ou noyés, ou brûles.Immédiatement après, le surintendant M.Ton-cey se rendit en toute hâte sur la scène du désastre.Lo plus triste et lo plus douloureux spectacle s’offrit aux regards.Dans un coin d’un char, on trouva un monceau de cadavres calcinés ct noircis tout-ù-fait méconnaissables.Trois squelettes, apparemment ceux d’une mère et de ses deux enfants, se tenaient encore étroitement embrassées.De l'aveu des plus anciens conducteurs et ingénieurs de cette ligne, jamais, ils n’ont été témoins d’un accident aussi tragique.Institut Canadien d?Québe.—J.F.Ikllcau.Salsepareille de Aytr pour Purifier le Sang.SulscparcÜle de Biistol.Pilules sucrées de Bristol.372 Utii aux Frissons ct aux Fièvres.— Munies d§ la £alfcc|>nreillc de Bristol, les personnes qui résideront dans des districts où il règne des fièvres intermittentes, pourront ee moquer de cette terrible mnludie.üue bouteille de ce puissant végétal arrête les frissons, et en persévérant k l’employer, la force est complètement restaurée et le système fortifie contre l’air malsain qui* est l'origine do la maladie.Tel est le lésultat de 30 années d’expérience Unn3 des pays infectés de fièvres intermittentes.Mais les effets bienfaisants de ce grand Spécifique, préservateur de ht ri> } ne so bornent pas à certaines maladies ; ils sont aussi nombreux que les maladies elles-mêmes.Les scrofules les plus affreuses, le cancer qui ronge la chair, les contractions dans les articulations, dam les nerfs et dans les muscles, l’tngourdis3cment et la congestion du foie, le malaise de l'estoinac et des intestins, 1 asthme, les éruptions, le rhumatisme, la débilité générale, «ont vaincus avec une rapidité et une certitude qui font l’admiration des docteurs les plus expémirentés, par ses vertus soulageantes, ' iviliantes, calmantes, de co grand tonique qui atteint toujours lo siege de la maladie.Institut Canadien de Québec.IL y aura VENDREDI prochain, le 10 du courant, aux Salles 4c l’Institnt, me St.Jean, une séance littéraire donnée sons le patronage de l’Institut Cunadieo.Sur la demande du Bureau rf5-H£cARi!:à~y^ y§! HUILE DE MORUE ET [DIVIN» A BOLTOM.I TîilH1 MONTREAL.DlHYPOPHOSPHITE DE CHAUX THOMAS H.CHURCHILL, PROPRIÉTAIRE, MONTRÉAL.Préparation dans la composition de laquelle VHuile de Foie de Morve est si entièrement transformée.sans toutefois nuire aux principes actifs de VHuile, qu'on ne saurait la reconnaître ni dans le gout ni dans Vodeur, et dans une telle condition qu'elle peut ctre administrée aux plus difficiles, mec un succès merveilleux dans le traitement des Maladies suivantes, savoir \ La Toux, le Rhume, la Consomption, T Asthme, le Croup, la Coqueluche, les Maladies de la Peau, telles qu’Eruptions Boutons et Taches, les Maladies des Os ct des Glandes, les Affections Goûteuses ou Rhumatismales, les Maladies de la Ilanchc ct antres Affections des Jointures, la Sciatique, le Diabète, la Névralgie ou Tic Douloureux, le Dépérissement, la Débilité Oi»11«1’a1* mi TTmonia tinn loa Àftoofînnc ri*» 1 ^ «4.il ^ J */.Avec un corp3 compétent d’agents et de professeurs dans chacune de cc3 villes.Etabli dans le but spécial de qualifier des opérateurs pour les nouvelles liynes télégraphiques qui se construisent maintenant dans toute la Puissance ct les Etats-Unis.423 Maux lie T£lC.—Ulo digestion imparfaite avec ses accompagnements inévitables le dérangement du loio ct des intestins est la cause excitaute des maux de tê'e nerveux.Pour quoi endurer cette longue agonie quand un cours et quelquefois uno seule dose des PduUs sucrées de Bristol peuvent faire disparAltre la cause et les conséquences do cette maladie ?Le mal de tête chronique, du type lo pins obstiné, ne manque jamais de céder à ce puissant cathartique, qui fait également disparaître les désordres de l’estomac et du foie, l’irrégularité ou lu constipation des intestins.Dans tous les cas où le poumon est sérieuse went affecté, la Salsrpa-rcilhuU Bristol—le plus puissant purificateur que le monde ait connu—facilitera grandement la guérison.Les Pilules sont contenues dans des fiolcB et peuvent être gardées sous tous les climats.Ê3gT“A vtndrepar tousles Pharmaciens.Québec, 8 Février 1871.1>£C£S.A Saint-Joseph de Lévis, au Couvent de Jésus-Marie, le 3 du courant, à l’/lgo do 26 ans et 1 mois, Demoiselle Marie-Joséphino-Desward Hardy, en religion Dame Marie de St.George, 3ème fille de Joseph Hardy, écuyer, marchand de cette ville.Décédé le 6 février, k Page de 45 ans et 1 mois, Ovide Eugène Bélanger, ingénieur, de St.Jean Port-Joli.Il laisse une épouse chérie pourpleurer sur sa tombe.aux cas nerveuse i Générale ou Emaciation, les Affections de TEpine Dorsale, les Ulcères Opiniâtres, et enfin il est souvent adapté de Débilité et d’irrégularité des Femmes, dépendant d’un appauvrissement du sang et d’une altération do l’action e, vu qu'il répare l’énergie du corps et de l’esprit.& —Nous apprenons avec plaisir que M.J.F.Doherty a reçu avant-hier son diplôme de licencié cn médecine, après un brillant examen subi ‘levant les professeurs de la faculté de Médecine de rüniversitü-Lavnl.nous écrit de Montréal : Un télégramme de Québec nous apprend que le pain d épices est en hausse ; M.Fabre scrait-il absent de la capitale ?chemin gosfoud—Voici la liste des dircctcu £ ^us R 1 assemblée annuelle des actionnaires du them in Gosford, tenue hier k leur bureau : MM.h.Ci- Joly, M.P.II.Fry, E.Chinic, J.Leme-suner» W.Baby, J.D.Brousscau, M.P.Ed."mieux, ^°lin Lane ct son honneur le maire de Québec, ex officio.assurance de quéhec.—A la réunion des nc-fionnaircs de Y Assurance de Quebec tenue lundi, les •Messieurs suivants ont ôto élus directeurs : Vital hduéer., Président ; MM.Withall, J.B.Renaud ,l* S- Scott.Chinic et J.G.Claphatn, junior.chemin de per urbain.—Voici le bureau de di-Weurs élu lundi MM.W.Withall, P.Vallée, J.jC* esur‘cr» K.O’Connor, P, Grrneau M.Con-no,,y et AV.Moore.pharmaciens.—Une société vient de sc former, 'Quebec sous le titre iY Association de ch émis tes.°mi les officiers élus : • M.F.Giroux, Président : M.J.E.Burke, Vi- ( - lôsidcnt ; J.B.Martel, Trésorier : AV.Ahcrn, secretaire.Directeurs : MM.W.E.Brunet, R.McLcod, U* I)l|gal et J.J.Veldon.oSsagkémknt de la glissade.—- Avant-hier 1 lr * * ‘[cConc de cette ville s’est rompu l’os de mac loirc inférieure, cn glissant près do la porto ‘Ouïs.Les premiers soins lui ont été donnés J” J!’ le (,.octeu'* Casgrain, aidé du docteur or 1er, qui ont roussi parfaitement dans cette operation douloureuse.cou,, i,e roi,icb.—Hier Bis Bellcu, tombé cn In„ ' ° V°.1, a puru dcvant Son Honneur !c cs Sessions et a été condamné à 5 'u l'onitencicr aux travaux forcés.ans îam 'Tn8 ACCIDE!,T.i-Un des accidents les plus en a es est arrivé avant-hier sur le chemin ( ° 1 ^ut^8on* fr*hi dc‘25 chars, conte-pïenque tous do l’huile de pétrole, avait Salsepareille de A YER Pour purifier le Sang.La réputation dont jouit cette excellente médecine lui vient des guérisons qu’elle a opérées, doût plusieurs sont vraiment merveilleuses.Des cas invétérés de malAdi«9cro-fuleuse*, où le système semblait saturé de corruption, ‘'ont été guéris par elle.Des ____ fffectiona et dos désordres scrotuieux agravés ont été radicalameat guéris et ça si grand nombre dans presque ton* les pays, que le publ:c n’a p-esque pas besoin d’ètro renseigné sur scs effets et l’u&uge qu’on doit en faire.Le poison scrofuleux est l’un des cnneaiis lc3 plus destructeurs do notre rAce.Souvent, ce parasite que l’on no voit et quo l’on ne sent pas dans l'organisme ruine la constitution, et rend l’homme sans force coutre les attaques des maladies, sans que l’on ait le soupçon de sa préscncs.Encore il semblo alimenter l’infection dans tout le corps, ct alors, dans quelqu’occnsion favorable, il se développe rapidement ions une formoou sons uno autre, soit k la surface, soit dans la constitution.A l’intérieur, il peut rapidement déposer des tubercules sur les poumons, ou des tumeurs sur lejfoic, où il accuse sa présence par des énptions sur la peaa, on des ulcères sur quelques parties du corps.Alors on conseille l’uaage d’une bouteille de cette Salsepareille, même quand aucun symptôme actif de maladie n’apparaît.Des personnes affligées des maladies suivantes trouvent généralement un soulagement immédiat, et enfio la guérison par l’usago de cotte Salsepareille : Le feu de St.Antoinc) les frêsipHes, les dartres, la tciync, le mal a ploihcm «item rien autre chose ne peut être plus désirable.Cette préparation ne contient ni huile, ni teinture ; elle ne salit pas la batiste blanche, et cependant elle tient longtemps sur les cheveux, leur donnant un riche brillant et un agréable parfum.PREPARE PAR LE DK.J.C.AYEK A CI*., cnnnsTE fkatïqite et axalttiqde, LOWELL, MASSACHUSET.Prix—£1.00.EN VENTE PAR TOUS LES DROGUISTES.R.McLEOD, Droguiste, Agent, Québec.Québec, 5 Octobre 1S70.—1 an.1108 AVIS AUI PARENTS.Mères sauvez vos Enfants ^ f» T ‘ , » , / I ! Sfc%r LES CELEBRES PASTILLES A VERS.at tache aux bols.H 4.11 épargne les tro's quarts do l'outrage pour couler et placer le lait.b * 5.Il sauve les trois quarts du travail pour l'écré.mngo et le lavage des bals.6.Il mêle le lai» et empêche Its taehes dans 1* crème.7.Ii enlève U chaleur animale du lait aussitôt qu’il es coulé et tient la température pour lu créait à 6 J degrés, empêchant aissi la lait de sûrir jii.qu’à ce que toute la crème seit sertie et deiae uie borne crème épaiue pendant les chaleurs.f&'Ces réclames ne sont pas fondées sur la théo.rie, mais soit les résultats des témoigangeg actuels donnés par les laitiers pratiques et les acheteurs dt benrre.Ce réfrigérant a remporté les premiers prix diei l’exhibition d’Etat et toutes les exhibitions de cemt< eu il a été exhibé Réf%rent*cs.Noua en référons h toutes les personnes qui ont employé ces bols.Parmi tous lei certificats rtçss nous donnerons lo 'suivant : J.B.Greenmao, de Cortland, N.Y., “ dit qu’il n employé cci BOLS pendant la saison do 1869, dans uno Laiterie de 22 vaches ot les a confrontés avec les petite bols ; et du même poids do lait, placé l’nn K côté de l’autre, il a fait trois livras da beurre de plug de la crème prisa dans ce bo) qua dans les autres petits vaies à lait et avec la même résolut apréj des essaii multipliés, et il ajouta qu’un Beurtier ne peut ce terrir da patits bols à lait, quand même il les aurait pour rien.' 11 Noua avons acheté la laiterie meotloniée plut haut et nous avons trouvé que c’est une des laiteries dont le produit est le plus uniforme, parmi celles qua nous afoas eues.Nous sommes lieorenz de constater qua ca réfrigérant, pear obtenir la crème, est une amélioration décisive et qb graiâ progrès sur l’aucienna méthode.YVES k SC H EIU! R RH OILY Ce bol est offert an venta d’après ses avantage?.S'adresser à ARTHUR nOLMES, Cortland, N.Y.Ou à LÉGER BROUSSSAU, Agent, Québec.Québec, 19 sept.1870.1088 Vins.A V1NDRE EN GROS.} Tierce» .Vin di Colli Inubail Utvea ‘ Octave»—L.P.Jnguaii.Cl II «rte»—Vin de Port Marsola.ClaartCft—Vin de Sherry Vallet.Les personnes qui no connaissent pas les vins ci-dessus mentionnés, sont informées qu’ils ont été examinés scientifiquement par des personnes compétentes et certifiés purs.Ils sont aussi recommandés par les autorités ecclésiastiques et vendus pour l’usage de l’Autel.A vendre par Léger Bronwse»».Québec, 24 Navambre 1869.° 888 CONDITIONS DU COURRIER DU • Prix de l’Abonnement : (Invariablement (Pavancé.) CANADA Un an.do Six moia.j*20 do Trois mois.ETATS-UNIS D’AMÉRIQUE, Un an.NOUVELLE-EGOSSB, NOUVEAU-BRUNSWICK, ANGLETERRE, do Six mois»#»* 3.00 Troi3mois.» L00 FRANCK ü» an.fr*"C' do Six mois.a do Trois moii.Tarif de» Anne»**».Las annonces sont inférées aux conditions s vantes, savoir : , CQO.&OC.Six lignas et au-dessous.•••••• 12i Pour chaque insertion subséquente.• 2 Poor Us annonc.s d'une plu» •IIm Mroat insdréra à raison d.8cts p« la pr.mlèr* iniertion, et d.2c., pour i.«nbatqacntof.Réclames >o cinti u iis»- gST Tout ce qui a rapport à la réduction •tra adreaad à M.*.RENAULT.1ST Toutes lettres d’argent, de“*nd'drC3 jrt i nementa .t iralanatlo»* dolfent Utr* ; R„, M.LÉGER BROD88IAÜ, Proprl
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