Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 31 mars 1871, vendredi 31 mars 1871
me année QUEBEC, VENDREDI 31 MARS 1871.Numéro 26 MW JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J*AIME.lettre de .1féli»uic de ta BhIoUa ‘ CONIirnON 1-RÊBENTE DE LA FRANCE.I [_)„ freeman's Journal.] T v0lis envoie pour le Freeman la d’une lettre intéressante écrite "fa ™ I""- l» célùbro Mol», î'âX à » mire.Cotte lettre Sa d'abord publiée dans plusieurs jour-u,n Cutholiques do Lyon, ensuite coL par d’autres touilles périodiques françaises, enfin traduite et publiée en l’a,.ires langues.Lue très grande irn-î; lance s’attache justement a cette EL et à cause des sentiments qui y ont exprimés et à cause do l auteur.Plusieurs do vos lecteurs doivent se souvenir que Mélanic est le nom de cette hep'crc favorisée dans le Djoccsc de Grenoble en France, do cette bergore avec Maximin vit la Sainte V îerge tions de Mélanic et en cause avec ses confidents.Mélanic, on la sœur Marie de la Croix, est maintenant âgéo de 40 ans.Dans le mois d’octobro de l’année der nière, 1870, elle écrivit d’Italie la lettre suivante à sa mère en France.Flous la trnduieons littéralement : “ Ma Très-Chère Mère, “ Les hommes ont le temps pour commettre le crime.Mais Dieu est éternel.11 choisit le temps qu’il lui plaît pour punir les pécheurs.Les hommes l’ont abandonné et oublié.Qui sera capable de résister à cotte guerre qui a déjà causé une bî grande désolation, comme à celle qui commencera bientôt en Italie ?Qui arrêtera ce châtiment ?Il faut, d’abord, que la France reconnaisse que cette guerre est un fouet dans la main même do Dieu ; eecondoinent, uni avec juaxiunn vu i.i ï.",.7.1 , vfnrio leur apparaître sur la montagne qu elle doit s humilier et demander sin- |.T i Salctte en 1840.Alors, Môlanio cèrement pardon pour ses péchés ; troi- itnt de l’apparition miraculeuse plu- sièmement, qu’en toute sincérité et du li.Mirs révélations qu’elle fut tenue do | fondjdu cœur, elle promette de servir le Lrdcr secrètes et qu’elle ncdivulguapas.bon Dieu et de garder tous les commun- r»U .i__I ,1,* î.iîlUf HnmnntP.RftTlR Jill Ann rncnnnf Itmnnin réussit rôvélationB secrètes et les envoya scellées I version du peuple Français.Notre Pape à Rome.Ces deux lettres furent Dame, est venue en Franco (La Salette).flooortecs au Rape Pie IX, par deux Mais la Franco no s’est pas encore tour-uretres les Révérends Rousselot et Gué- née vers Dieu.Elle est plus coupable L To IS du même mois, lo Pape lut qu’aucune autre nation.Si elle no s’hu- .1 une ollre °' « dire qu et e conseïve.et cor, Mélanic aurait été de Naples à Cor- les mères élèvent chrétiennement leurs | avec toute ses nuances perpétuellement | en ses niaia le -bnt,D’ J alla18 dirc r.eto, prés de Civita Vccchia ; de là elle enfants, pareequo le temps de 1 aurait passé jusqn’à Rome.lime sera- n’est pas encore terminé.Si blc que les différentes pérégrinations de montrais lo genre et le nombre Mélanio ont été dirigées par la Divine tribulations qui nous menacent, vous Providence qui se proposait de lui tnéna- seriez terrifiés ! Mais io ne veux point £cr une entrevue personnelle avec Ici vous épouvanter.Ayez confiance dans quelque temps dans un couvent do Car- conversion de la France au bc mélitos pics dcNap'cs.Cela, sur l’ordre C’est ce que Dieu désire et ri< de ges supérieures nui voulaient la dôro- chose no pourra lui arracher trÔ3 grande action.Il têt trop tard t Hélas ! c’est depuis longtemps, et ce sera longtemps le mot de la fin et le mot du commencement de toutes nos aventures.Quant à moi, pour mon compte particulier, sans désapprouver ceux qui feront autrement, je m’abstiens.Meme en province, jo crois quejo m’abstiendrais.A Parie, jc n’heiite pas.Je suis captif, je prends le bénéfice amer de ma captivité.Je me délivre de signer cette paix._ v Lr ~ • Je payerai, je porterai humblement mon titre de Français dont j’étais trop fier, et je jette mon vote oisif, à côté des faisceaux de nos soldats prisonniers.O larmes ! qui eût prédit que vous sortiriez de nos yeux quand nous avions encore chi sang dans les veines ?Ceux môme qui s’attendaient aux plus redoutables éclats do la colère divine ne l’eussent pas voulu croire, et que ce serait une telle dérision.Louis Yeuillot.j W Iw v«4 MB U AV» W V es interrupteurs à l’ordre.(Très- i ‘ ‘ ‘ “ s ait quel parti prendre hâte, à l’aveugle, sam ne sait faut en______, _________ô, sans ressource, 6o résoudre a dont le résultat peut être connu que dans scs épreuves présentes le Saint Père pense souvent aux rôvéla- avec noue.La prière colère de Dieu.La pri peut désarmer la place.Ces trois majestés de la vieillesse désastreux ?Si toute la Franco, en cette iero est le chemin | parisienne vont très-bien avec les trois ( occasion, savait s’abstenir, ce serait une I/incidciftt Contl.Lo télégraphe nous signalait sommairement, il y a quelque temps, un incident provoqué dans l’assemblée nationale de Franco par l’ancien chef de cabinet de Napoléon III, M.Conti, auquel il faut au moins reconnaître un grand courage a soulevé une tempête en voulant défendre Napoléon III, contre les attaques dirigées contre ea personne et 6ou règne.Voici en quels termes est rapporté l’incident : M.Victor Lefranc lit sur io projet de loi relatif aux préliminaires de paix, un remarquable rapport que nous publierons demain.M.Bamberger déclare que c’est un arrêt de mort que l’on presenter la ratification do la Chambre.Un homme devrait signer ce traité, c’est Napoléon III, (Vil nom qui restera éternellement cloué au pilori de l’histoire.(Longs et bruyants applaudissements.) M.Çonti prononce de 6a place quelques mot6 do protestation qui se perdent dans lo bruit.Voix nombreuses.A la tribune ! M.Conti se présente à la tribune.(Bruit prolongé.) M.Langlois s’élance do sa place.Ses amis le retiennent.M.le président.J’invite M.Langlois â reprendre ea place, et je conjure l’Assemblée de garder lo calme que commande une si grave et si douloureuse discussion.(Très-bien ! très bien.) M.Conti.J’ai été approuvé â porter â cette tribune la protestation que m’a-vaiont arrachée de ma place les paroles prononcées par l’honorable préopiuaut.Dans un débat si douloureux, si poignant, je no m’attendais pas à vos diversions, à dos criminations passionnées contre un passé auquel plusieurs d’entre nous se rattachent.(Interruptions.) N’y a-t-il pas ici des collègues qui ont prêté serment à l’Empire î (Nouvelles et bruyantes interruptions.) .M.de llcsséguier.Et le serment prêté à la république.li M.de Betcaêtel.Ce n’est pas le mo- -feuilleton bu Couvviev b u €auaùa.31 MARS, 1871.Ils sont loin maintenant ! me disait ment sacr DROIT LE D’AINESSE., , „ .¦ ».a« r , pour moi ma bonne Octavie.arrivée, et h rancine en détail.Les ca-1 Jc pleurais aussi, mais an moins j'eu Edmond, qui avait quitté assez tard la 1a a.'aI nn «aiaiinAnf aana I mûtflAU Ho G ATI tflfAlir Hnmaîn A Pjjj'jg ’Italie, jo serai c’est moi qui les attacherai domain au main et Dieu ment de faire acte d’adhésionB à i’em-pirc.M.le président.Je prié qu’on n’interrompe pas, ou je serais forcé do_rap-: le ' ien ! très-bien!) M.Conti.Pourquoi à nos regrets et à nos douleurs d’avoir à apposer notre signature an traité de paix, ajouter d’autres douleurs en m’obligeant à défendre mes convictions les plus intimes?(Interruptions et cris: A la question !) Je ne descendrai pas de la tribune sans avoir.(Bruit.M.Gavini.Demandez l’appel au peuple.M.Conti essaie de ec faire entendre encore.Le bruit couvre sa voix.M.Bamberger reclame son droit à la parole.M.Victor Hugo parait à la tribune.Une partie de l’Assemblée se lève eu criant à M.Conti : Descendez de la tribune 1 M.le president Si la tumulte continue jc serai obligé de suspendre la séance La Chambre a voulu quo M.Conti montât à la tribune.(Non ! non ! à gauche.) Je ne puis lui retirer la parole, mais jc ne lui laiese qu’à la condition qu’il se renferme strictement dans la question.Trc3-bien ! très-bien 1) M.Conti.Ce n’est pas moi qui mo suis écarté de la questiou.J’ai entendu attaquer avec une violence inouïe l’empire, l’empereur que j’ai servi avec dévouement.(Bruit continu.) Voix mmbreuses.On n’entend rien.Que le président se couvre ! M.Bethmont.Il faut clore l’incident en proclamant la déchéance do l’Empire et de sa dynastie.(Applaudissements prolongés.L’Assemblée presque entière se lève au milieu des acclamations.) M.Conti essaie vainement de se fairo entendre.M.le président.M.Conti, voua avez voulu vous expliquer sur un fait personnel, vous l’avez fait, (M.Conti quitte la tribune au milieu des applaudissements qui se renouvellent.Longue agitation.) M.le président.La 6cancc va être suspendue pendant un quart d’heure.(Interrompue à doux heures moins dix minutes, la Béance C3t reprise à deux heures un quart.) M.le président.Je prie l’Assemblée de no plus 60 laisser distraire par des émotions, quelque légitimes qu’elles soient, du sentiment de gravité et du calme douloureux qui doivent présider à cette délibération.(Très-bien ! très-bien!) La parole est à M.Target pour une motion d’ordre.M.Target' propose d’adopter la résolution suivante : “ L’Assemblée nationale clôt l’incident, et, dans les circonstances douloureuses que travorso la patrie et on face do protestations et de réserves inattendues, continué la déchéance de Napoléon III et do sa dynastie, déjà prononcée, par le suffrage universel, et lo déclare responsable de la raine do l’invasion et du démembrement de la France.(L’Assemblée ae lève au milieu do bruyantes acclamations et des cris : Aux voix ! aux voix ! M.Gavini à la tribune au milieu du bruit.L’Assemblée n’a pas lo droit de prononcer la déchéance.L’empire a [suite.] - ct jjieu connait Jcg vœux a Saint-Oincinuars 18.I pour ol!e !.Qu’elle soit neurenBc L’époque du mariage approche ; notre '.ÉOl,B lc® y°ux d0 JJlou 1 .charmante bibliothèque où tous mes “ à nous-mêmes et aux désirs du siô- Qui lour semble l’augure do la franchise 80nt oab,i6cs » J ° I “ Nous avons passé la soirée auprès de I l'éternelle récompense est attachée.Al- «t de la bonté.Doux cœurs seulement BOn cnfaucc> du tptnPf ou clIe d?r“ia,t mon pére qui a reconnu Fanny et lui a Ions ! pas de faiblesse ! sursum corda ! «o se sont pas ralliés au cœur de la bril- «on®.™» garde, ou elle me souriait an fait queiqUCB témoignages d’ainitié.Pou regardons la croix et lo ciel ! mntc fiancée : Joséphine et Fanny.Elles r6voil> ct J° m otonno d avoir pu désirer à p cst rctombô dans son silence Saiut-Omor, wai is.me témoignent pins d’affection que ja- ,non bonheur aux dépous du sien.1 jjajjpnc]} ct nous avons causé du passé, Quel calme on goûto dans nos églises, mais, et je leur on sais gré : mais mon Saint-Omer, avril 18.de notre jeunesse, de nos promenades à et comme la prière, à l’ombre dea autels, aine, un pou froissée, ne demando plus Tin sont mariés : tout est fini ou pour Blandecqucs, do noa amioB dont plu- endort la douleur 1 J’ai toujours aimé mm i„ —«*-• - ' » I 011X tout comraonce.sieurs ont 'déjà quitté la torre.Funny, l’église et le saint sacrifice, et les offices ' ' ' ’ * ‘ ’ chants enthousiastes ou IeB cérémonies dont la notre âtno, mais ja-autant qu’au-Le moin- - qu’il blesse.| n„noro.» a effort mix nm.l 1 Quelques différences ü mimeur qui ( are acie ue la liturgie suffit parfois pour yc pansu souvent à ma belli pruvoyait-ello les conséquences Elle me demandait le dévoue-1 gner0nt jmqu’à Lyon thuriféraire, qui, se tournant vers l’assemblée, l’encensoir à la main, encensa le peuple fidèle.Pourquoi ?parce qnc les fideles doivent être lo tabernacle de l’Esprit-Saint, parce que leurs corps, s’ils sont voués à la destruction passagère, sont promis à la glorieuse résurrection.Forte leçon et consolant symbole 1 En sortant, je laissais errer mes yeux sur les vieilles murailles de cetto vaste église de Notie Dame ; elles sont tapissées d’ex-voto ot d’inscriptions minutaires.Quo de noms ! que de titres ! ct pour aboutir toujours à cet unique mot : Décédé.Peines et joies, toutco qui finit est bien court ! c’est ce que nie répétaient les marbres des tombeaux, les jo lui dis doncoincnt :—Francine est mariée au frère de votrc ancien ami, M.Thurel.Elle est maintenant madame Raymond Thurel.Mon père garda un loug silence, réfléchissant tristement : il répondit enfin : —Je comprends, ma fille.Ma pauvre tèto s’ôtait affaiblie, et vous avez supporté longtemps votro vieux père infirme.Mais si Dieu ino rend la raison, c’est qu’il no tardera pas à m’appeler vers lui.Où est Francine 1—En Italie, mon pero ; elle prolonge son voyage de noce5.—Et mon cher petit Edmond, étn-dit-il bien ?—Oui, mon père, il nous satisfait tous.—Francine est bian mariée, Edmond s’ouvrira une carrière ; mais toi Octavie ?—Jo no vous ai pas quitté Si P°n troiBsée, ne demando plus u8 80Ut mariés ; t l'iuuoia solitude et du silence.Jo ne ,u;oux dire pour o«a .«», - - , * „ .— - ^ «airo pas que l’on no mo plaigno, je ne Elle était belle dIus belle que jamais, qui.est heureuse, me parlait cependant du soir, et les chai veux nas ,n.ÏS.&JjL- ItUe «a,t b°UC’£ inaccoutumée de ti- de scs soucis, ombres inévitables qui mélancoliques, et le 3our donnait à ses traits glissent sur lo pins beau ciel : santé I graTc poésie élève ?ch,!V,aVnC lda'ndrc) j° n’a'd® rcpio- car une expression ^ivcnc montre la volonté divine : c’est “ seul channo qui lour manque, et lui 3e aa mèro qui donne des inquiétudes, mais l’église ne in’a été auti glaive qui sépare, et qu’il fant bénir, palissait heureux- Après ledéjouner, le caractère emporté d’un de ses fils, jourd’hui douce et consolante, alors même qu’il blesse.I Pa _ai8*ajt ®Ur7._____.______________’ | „naimiM différences d’humeur qui se | dre acte de la liturgie suffit pa uuoni ies marorcs , quitterai jamais, mon père, statues immobiles, les blasons mutilés l J extrême dou- etles épitaphes presque usées Par lo L,"1“JJ* dit enfin lentement, car la temps., parole semblait faire défaut à sa pensée: Noue rocovous ,do bonnes lettres des _pni-gquo Dicu m’accorde cc moment voyageurs ; ils n.oat ,P^erbf briéveto ^ calme, jo voudrais en profiter poor pour se fortifier, do calculer la brièveté 1.^ un prôtl,0 Nc t’effrayo pas, mon do la vie .enfant, no t’afflige pas, pourrais-tu t’af- saïut- mci,jm e .fligor que tou pôrc 6ortît enfin de capti-II sc fait chez mon pore un change- yi®6 ?u r meut qui m’inquiète ot m étonne.So u je .g g davantage : les corps, dopnis quelques semaines, s allai- paroje8 aU86i*mo manquent pour dire de blit d’r.no manière visible, mais 6on 1 qUejg sentiments tendres, amers, conso- espritee releva et sort de estte longue lj^nt crueiS) mon âmo fut inondée an torpeur qui, pondant plusieurs annéos, 1 rctronVRnt aiu8i mon père après tant l’avait isole de la conversation des yi- d.anü6c8i P(iur combicn do temps l’ai- vaut®- Cette ransformat.on sest faite L 6 , WeBt««« côtés des champs .cultivés où les troupeaux * .i.i < .t i ., £ ('ffftVATtl nil inc niOiccahc mæsou amènerait infailliblement la destruction de la halle.Le deuxième considoraut demande pour être bieu compris, quelque développement.La corporation est intéressée, n’est-ce pas, à retirer le plus de profits possible des édifices publics qu elle a fait ériger.Or, il est de la dernière évidence que, si le marché est agrandi du côté de la rue de la Couronne le crédit de la halle neuve est ruiné ; et les commerçants do viandes | ”na=c hdèle de 1 origine et de la fondation du Æ 1 pouvoir temporel des Papes ?(Dépêche spéciale aum horld.) * Berlin, 29 mars.Il y a eu une correspondance entre Bismark et le comité central à Paris.Le dernier a représenté quo lo gouvernement do Thiérs n’était point supporté et que l’élection do la nouvcllo assemblée est devenue nécessaire.Le comité a offert do payer dans quelques jours uno partio do l’indemnité due à l’Aile- dant les rois de l’Europe ne paraissent pas lo comprendre.Ils ne comprennent pas non plus ce que l’histoire a tant de fois démontré : que le pouvoir pontifical est l’appui, je pourrais dire le fondement des autres souverainetés.Chaque fois quo le tronc de Pierre est ébranlé les autres trônes chancellent ou s’écroulent.La chute mémorable des deux Napoléons l’a bien démontré, # # et Victor-Emmanuel le prouvera d’une manière I jour8 uno partie - sinistre msgno.La réponse de Bismark a été favora- Les peuples nW pu plus ^intelligence que MJ; dominante ici, o’est quo la , ., * 1, , .* restauration do l'empire pur l’unie do l'aruiéo les rois ; et cependant, c est au maintien do la jmpérialo est inévitable.souveraineté temporelle des papes qu’ils sont v • oq redevables de la liberté.C’est la Papauté qui les ai/ .uns,* mars.a toujours protégés contre la tyrannie des rois et - ,,îtt .S^TUCîl ^U, C0IUI^.B0US ccutra*> ,au‘ , J .jourd liui, M.Duval a soumis uuo proposition des empereurs.Dernièrement encore, lorsque pour lo d^sarnimcDt de la partic do la gardo la Pologne vaincue agonisait dans les tourments Nationale qui n’a pas adhéré au gouvomo-et 1 esclavage, le Pape a été le seul de tous les ment de Paris.L’Assemblée, dans un disrois de l’Europe qui ait osé prendre la défense du cours en réponse, a dit que la République a faible,et flétrir les persécutions sanglante du Czar formé un Comité do sûreté publique et qu’elle de Russie.ne court aucun daugor de scs opposants qui Egalement ennemi du despotisme et de l’anar- seron^ emprisonnés s ils tentent quolqucs me-chie, la papauté a bien des fois sauvé le monde, et SUrca arbitraires, quand l’Europe favorise la déchéance de ce pou- co"sP11'^u"/.auront u>ir, cite tma 11c contre dle-mome.Me mine raction do la part du Comité.Ou dit que ses propres fondements,parce que la papauté seule Dclescluzo a, en conséquence de la déclaratiou peut'maintenir un sage équilibre entre l’autorité do son collègue que la position était incompati-et jfcffkertô.ble avec sa dignité, résigné sou siège du con- Si l’Europe ne veut pas périr, il faut qu’elle vi-1 soil de la Commune, auquel il a été appelé à XXXVI.DU POUVOIR TEMPOREL DES PAPES.Il y avait dans cette partie du pays que j’habite, sur les bords de la mer, d’immenses blocs de rochers que Dieu semble avoirjetés 1:\ comme des bornes à l’océan.Leur apparence, leur forme et leur structure indiquent néanmoins que la mer les entourait jadis et les assaillait de ses tempêtes.Mais, aujourd’hui, le terrain d’alluvion qui les «UkWWVkAJ VVUWWAlliil** vv • V VU i U AA v tion.Mais ce qui ne fait pas question, c’est que nou6 sommes une Assemblée souveraine.C’est la première ibis, depuis plus de vin^t ans, que les élections ont été libres.(Longs applaudissements.Aux voix ! aux voix !) M.le président.Je mets aux voix la clôture de l’incident.La clôture dans les termes de la proposition de M.Target est adoptée à une immense majorité.(Nouveaux et vifs applaudissements.) SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Lettre de Mélanie de La Valette.A une offre de mandat.L’incident Conti.Feuilleton—Le Droit d*Aînesse.—(A continuer.) CANADA: QUEBEC, 31 MARS 1871.s’égarent, où les moissons fleurissent.Tel a été le travail des siècles et de la mer.A I chaque heure, à chaque minute, chaque vague y a apporté son grain de sable.Dans les tempêtes, des flots géants y ont roulé de grandes pierres, et Ton a vu surgir enfin de la mer une terre solide et féconde, où les arbres ont pris racine, où les fleurs se sont épanouies.Et la mer ne franchit plus cette digue qu’elle a construite elle-même, excepté dans les jours de cataclysme, lorsqu’elle est excitée par l’orage et soulevée par l’attraction combinée de plusieurs planètes.Ce grand travail de la nature n’est-il pas une Nous publions aujourd’hui sur notre première page une lettre écrite à sa mère par la sainte femme qui, dans son enfance, a eu avec son jeuue frère l’immense bonheur de voir face à face la Sainte-Vierge et de converser avec Elle, à la Salette.Cette lettre, intéressante à tous les titres, a, paraît-il, été publiée d’abord sur quelques journaux français, mais ces journaux no nous sont pas parvenus et nous sommes obligé de la traduire de l’anglais.— • -— Bulletin Parlementaire.Les débats sur l’admission de la Colombie anglaise dans la confédération menacent de durer plus longtemps qu’on ne s’y attendait et la faute en est à la clause des résolutions qui a trait au chemin de fer projeté du Pacifique et qui fixe la date de sa confection.Mercredi, les communes ont successivement entendus messieurs Gray, Joly, Jackson, Mills, Langcvin, Smith, Ry mal et Dunkin ; messieurs Jonc?, Botwell, Morris, Galt, Oliver, McGill, Colby, Anglin, Hi neks, Workman, McDougall, Beatty et Dorion ont continué hier Je débat.Avant la clôture de la séance pas moins de sept votes ont été pris sur autant d’amendements ayant tous le même point de mire : le chemin du Pacifique.Le gouvernement est sorli victorieux de tous les assauts qui lui ont été livrés; mais la lutte n’est pas encore finie, car avant la clôture de la séance, le chef de l’opposition a fait part à la chambre de son intention de préparer de nouveaux amendements.Sur tous les amendements expédiés hier le gouvernement a rallié une majorité variant de 34 à 20 voix.Si i’ou croit une rumeur qui parait fondée, les élections générales pour l’assemblée législative de Québec auraient lieu prochainement et les brefs seraient sur le point d’être émis.Nous revenons sur la question de l’agrandissement du marché Jacques-Cartier.Nous avons déjà dit que cette amélioration projetée n’est pas seulement une affaire d’opportunité, mais une affaire de nécessité.Jusque là tout le monde est d’accord et la divergence d’opinion n’existe que 6ur la direction qui devra être donnée à l’extension.Ici, comme dans toutes ies questions qui tiennent là des étaux ont si bien prév u cette conséquence qu’ils ont adressé à la corporation une requête lui signifiant leur intention d’abandonner leurs étaux dans le cas où on opterait pour l’extension sur la rue la Couronnne.La première conséquence de l’extension du marché dans la direction de la rue la Couronne serait donc la désertion de la halle neuve et, par suite, la perte, pour la corporation, d’une somme assez ronde de revenus.A ceux qui diront que les craintes des commerçants de la halle neuve 11e sont pas fondées, nous répondrons : en agrandissant du côté de la rue la Couronne, vous ne pouvez empêcher que l’ancienne halle devienne le centre naturel du marche et vous reléguez la halle neuve au dernier plan.Le troisième considérant se comprend au simple énoncé.S’il y a déjà, pour la corporation, obligation de faire disparaître, en l’acquérant, la maison de M.Juneau, c’est bien de ce côté que Pag* grandissement nuira lo moins aux interets de la cité, pécuniairement parlant.Ainsi donc, et pour nous résumer, les intérêts de la cité en môme temps que cenx de Saint-lloch demandent que l’agrandissement projeté se fasse sur la rue 'Saint-Joseph.Nous pourrions ajouter, comme argument supplémentaire à l’appui de notre thèse, que l’achat des propriétés qui avoisinent les deux halles, sur les deux côtés de la rue Saint-Joseph, ne coûterait guère plus cher que coûterait une égale étendue de terrain sur la rue la Couronne, et que la ruine du crédit de la halle neuve ferait tort à la corporation pour beaucoup plus que la différence des deux montants.Nous reviendrons de nouveau sur ce sujet et, cette fois, pour donner quelques chiffres et pour nous demander si la corporation no ferait pas acte de sagesse en faisant l’acquisition, en prévision de besoins futurs, de toutes les propriétés qui bordent JeedenxcôtésdelarueSaint-Joseph, depuis le6 deux halles jusqu’à la rue du Vieux-Pont.En arrivant à Rome, Saint-Pierre s'empara de droit divin d'un premier pied de terre où il planta la croix.Bientôt il y fut cloué lui-même, la tête en bas,afin que ses cheveux devinssent les racines vivaces de cet arbre sacré.Employant une autre image le Sauveur lui avait dit: tu (pierre et sur celte pierre je bâtirai mon Eglise, Ce roc inébranlable fut donc jeté dans Rome comme une borne à l’océan du paganisme qui inondait le monde ! Pendant des siècles cette pierre fondamentale fut assaillie par les Uuts en fureur.Pendant des siècles les peuples et les rois, les ignorants et les lettrés, les barbares et les nations civilisées vinrent s'y briser comme des vagues impuissantes.La pierre ne put être arrachée du sol romain et le flot des âges en se retirant y déposa le tribut de ses défaites.Rome cessa d’être la ville des Césars : elle devint la ville de Pierre, la ville du monde chrétien.Tous les peuples y passèrent : un seul y resta, un seul y restera ; c’est le peuple catholique.Le pouvoir de St.Pierre grandit, et, un jour, le grand empereur Constantin comprit qu’il n’y avait plus «le place dans Rome pour sa souveraineté temporelle.Il abandonna la Ville Eternelle au Souverain Pontife qui bientôt y exerça les fonctions de roi.Ainsi se forma par le travail des siècles la souveraineté pontificale ; et les mêmes flots qui submergeaient et détruisaient les choses du paganisme, agrandissaient et consolidaient le domaine de l’Eglise.Le torrent qui emportait les institutions, les empires et les dieux, roulait autour de Rome les pierres qui devaient lui servir de digue.Huit siècles s’écoulèrent ainsi, et le géant dont les robustes mains devaient construire le rempart apparut Docile instrument de la Providence, Charlemagne, le plus grand des empereurs, compléta l’œuvre des siècles, enrichit la Papauté des dépouilles de scs ennemis, et fonda sur des bases inébranlables la royauté temporelle des Papes.Et c’est ainsi que l’œuvre de Dieu devint l’œuvre des Francs, Gesta J J ci per francos ; et c’est pourquoi la France qui a affermi et, pour ainsi dire, fonde le pouvoir temporel des Pontifes romains, doit le conserver et doit le reconquérir quand elle l’a laissé perdre.Depuis lors, la mer des passions humaines se brise en vain sur cette digue—le pouvoir temporel.Elle ne peut la submerger et parvenir jusqu'à la croix qu’aux époques des grandes crises sociales et religieuses, alors que cetto marée montante qu on appelle la Révolution est excitée par la tempête et soulevée par Faction combinée des gouvernements.Nous traversons une de ces époques douloureuses pour les cœurs catholiques.Le vol et le sacrilège sont à l’ordre du jour, et la souveraineté temporelle des papes est engloutie sous les flots révolutionnaires.Foulant aux pieds la loi naturelle et la loi divine, un roi qui sc dit catholique u II y a quelque temps, on a dit que a dépouillé l’Eglise de scs Etats en employant la M.Brousseau allait être nommé à la frûllde et la trahison.Il a fait de Rome une place do l’honorable Louis Panet.Nous cavcrne dc voleurs, et du Vatican une prison, ne savons si ce bruit est fondé, mais il Müis ccs grandes épreuves do l’Eglise n’auront est facile d’observer que la conduite de Qu’un temps et la patience de Dieu touche à son M.Brousseau C6t de plus en plus mi- terme.La papauté, qui a pu revenir d’Avignon, matérielle.Ses votes et le silence du de Fontainebleau et de Gaétc, ne périra pas dans Courrier y sur certaines questious impor- I Rome, près du tombeau des Saints Apôtres tantes, en paraissent notablement affec- | Pierre et Paul.Elle doit vivre, et elle vivra pour Nous lisons dans le Canadien de mercredi : tés.” Si jamais notre confrère attrape un prix de véracité ce no sera pas, à coup sûr, en considération de cet entre-filet.Où le Canadien a-t-il pris ou vu que la conduite dc M.Brousseau est de plus 300,000 Mais le lendemain «aîUi i 1 horreur de réprouve i0 L|)oi(l8 et rour do la mort! Voilà te ; *da ?l!l0r-beau, du chacal et du ver n' ,?" du c°r-héritiers.Voletant rôln.i v 6“ ,)01'tci>t viennent do partout à ils Ils viennent «cco.npa-més dô "° "”pie- dépouillent les morts, pleurem-l'0"* (1"‘ tours, débitants d’oraisons f, ’,C(3ll6ola- rasites do lunérai^ï^K pa' lorsqu’ils louent.Chiens cl ïl*8fUrtonl doutes et mendiants effrontés hi‘ vous savez le chemin du ‘ 1 l!e6eat 4 Œra.hJïïï! Jk 1 -1“ ÆÆ i0“- devenues les nation de l’Asie.1 1 v Le Pape est l’instituteur du genre humain, et si son éeole est supprimée, nous retournerons au paganisme.Le monde est un pèlerin
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