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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 16 avril 1877
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1877-04-16, Collections de BAnQ.

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MHB Slcme amice ¦ ‘ - • • •• - i .• *Hv/7WB LUNDI 16 AVRIL I8W Numéro 81 louffief îm JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE RT J’AIME.feuilleton du Courrier du Canada, Quehec, 10 Avilir.1870.—No.18 Ivon le Breton.(Suite.) Ici Madeleine ne put continuer, et, laissant tomber sa tète sur mon épaule, elle ne lit plus entendre que des sanglots.Je gardais aussi le silence ; une poignante douleur, un inexprimable besoin de vengeance oppressait ma poitrine, torturait mon cœur et rendait ma langue muette.La main de Madeleine, que je serrais dans la mienne, était subitement devenue froide et humide, comme le marbre sur lequel la rosée est tombée ; en meme temps je sentis que la tète de ma bien-aimée pesait davantage sur moi et que tout son corps s'affaissait.Alors, la couchant doucement sur la pierre de la croix brisée, je roulai ma veste et ma blouse pour lui servir d'oreiller.Ainsi étendue sur la pierre, elle ressemblait à une de ces statues que j’avais vues quelquefois sur les tombeaux dans les vieilles églises.Je la contemplais avec ravissement, avec effroi.Le croissant de la lune se montrant dans une déchirure de nuage laissait tomber sa lueur blanche et froide sur la jeune lille évanouie.La pauvre enfant m’avait dit que les brigands révolutionnaires l’avaient réduite, elle et son frère, à la mendicité, hélas ! ses vêtements 11e le révélaient que trop !.Son frère, le petit Donatien, s’était éveillé et joignait sa voix à la mienne pour la tirer de son évanouissement.A genoux, penchés sur elle, lui prenant les mains, nous l’appelions des plus doux noms pour lui faire reprendre connaissance.Enfin elle rouvrit ses doux yeux et me dit avec une grande terreur dans la voix.—Y vous 1 partons, partons d’ici Je viens de voir se lever les morts, les massacrés de la chapelle, leur sang coule toujours ! —11 ne coulera plus quand ils seront vengés, et.ils le seront bientôt, je le jure sur le salut de mon urne, m’écriai-je.Puis, soulevant Madeleine de dessus la pierre où elle était encore à-demi couchée, je lui dis : Bonne et douce aller moins lentement, car nous entendions, au bruit que les vagues commençaient à faire, que la marée montait rapidement.La nuit avait, à son début, été très obscure, mais vers les dix heures, le croissant ayant vaincu les nuages, rayonnait au milieu d’un champ d’azur sans que rien 11’inter-ceptat sa clarté.Elle tombait d’aplomb sur la mer et la faisait briller comme de l’étain ; elle nous montrait en même temps que nous approchions de l’endroit où le chemin que nous avions pris et que nous 11c muraille noire, la côte n’offrait presque pas d’inégalités.Enfin je découvris quelque saillies, quelques creux à l’aide desquels on pouvait, non sans de grandes difficultés, parvenir au sommet du rocher qui projetait en avant sa crête chauve et nue.(à suivre.) Voici ce que nous lisons dans VU-nivers au sujet de l'allocution/tonnée aux cardinaux.C’est peut-être pour la dernière fois _ que la parole de Pie IX vient de reten- pouvions plus quitter, se rétrécissait tir librement dans le monde.Les beaucoup.—Sommes-nous bientôt à lu muraille noire ?me demanda Madeleine, qui venait de regarder en arrière et qui avait vu que la marée couvrait maintenant toute la plage que nous venions de traverser.—11 nous faut, répondis-je, encore une demi-heure ; en ne perdant pas de temps, nous y arriverons.Celle muraille noire, qui préoccupait avec raison la pensée de Madeleine, était un long et haut pan de rochers à pic, droit et uni comme un mur.Là, rien en saillie, rien en retrait, point d’inégalités à escalader, point d’anfractuosités pour se garantir de la lame quand elle venait assaillir cette forteresse avancée en promontoire dans la mer.Je venais de dire à Madeleine que nous avions le temps de dépasser cet endroit périlleux, mais en vérité je commençais à en douter, tant la marée montait vite ; une assez forte brise venant du large poussait le flot au rivage en doublant sa vitesse ; pendant quelques instants nous avançâmes encore.Hâtons-nous ! hâtons-nous ! répétai-je.Mais, pour m’obéir Madeleine avait beau faire, sa faiblesse et sa fatigue ralentissaient de plus en plus notre marche, et cependant entre l’Océan et les rochers l’espace devenait de minute en minute plus étroit ; par moments la vague poussait déjà ses longs festons d'écume jusqu’à nos pieds.Encore une centaine de pas, et nous serions arrivés sous la haute muraille envahisseurs de la principauté romaine se sont émus de cet excès de liberté, et ils ont tenu conseil pour étouffer la voix du chef de l’Eglise ; mais pendant qu’ils délibéraient encore, celle-ci avait déjà franchi leur frontière et reçu dans les autres parties de la chrétienté une publicité éclatante.Ils ont compris qu’ils ne seraint que ridicules en la proscrivant autour d’eux.Le Pape cependant prévoit le jour où il ne pourra plus se faire entendre des évêques et des fidèles que rarement et difficilement.Qu’adviendra-t-il alors de la parole apostolique, si une simple loi de police, une sentinelle placée à la porte du Vatican, peut la retenir captive sur les lèvres du souverain Pontife?L’Eglise 11’aurajamais connu de plus mauvais jours.Au fond de leur prison, Pierre et Paul correspondaient avec les églises naissantes ; persécutés, opprimés, bannis, les Papes ont toujours eu la liberté de s’adresser au monde chrétien.On n’avait pas encore inventé la persécution du silence.L’Italie de Cavour et de Garibaldi ajoutera-t-elle ce forfait aux autres ?Y aura-t-il vraiment un jour où tout se taira dans l’Eglise, parce qu’il conviendra aux usurpateurs de Rome d’empêcher le souverain Pontife de parler au dehors ?Déjà le Pape est captif au Vatican ; aurons-nous aussi un Pape muet, un Pape réduit au silence par des lois injurieuses pour l'immunité de la parole apostolique ?Est-ce là ce que nous réservent, comme couronnement de leur œuvre, les destructeurs noire.Là, pour nous sauver de la marée montante, rien, rien, si nous | du pouvoir temporel ?continuions à avancer, rien que nous Un 11e voit que trop comment le entre le Ilot grossissant et le flanc du silence pourrait tout à coup se faire granit du promontoire.dans Je Vatican, et par là dans l'E- A cette pensée, qui depuis quel- glise.Soit indifférence, soit pour ques instants se changeait en certi- clés amis de l’Italie, les gouverne- fille, reprends I tude, je m’arrêtai tout à coup, et je monts auxquels Pie IX s’adresse, les courage, partons, j’ai l’espoir que dis à Madeleine ; Nous n’arriverons gouvernements que les nouveaux nous trouverons des amis.pas à temps, il faut renoncer à l’es- maîtres de lvome eux-mêmes ont ren- J’on ai trouvé une, et quand poir de dépasser la muraille noire : dus en quelque sorte garants du peu tu m'as rencontrée il y a une heure la marée va plus vite que nous.de liberté qu'il leur a plu de laisser sur cette falaise, je me rendais chez *—Mais comment faire?Regarde, au Vicaire de Jésus-Christ ne répon-elle.lamer .est derrière nous ! s’écria la dront rien à ses plaintes, ne feront Chez mademoiselle Landeau, ta jeune fille avec effroi.rien pour remédier aux maux de l'E- marraine ?—Elle est aussi devant, elle est glise.Mais ne pourra-t-il pas arriver —Eli! oui; elle a su tous nos aussi à notre droite.en outre que, complices eux-mêmes malheurs, et m’a lait dire de venir —Oui, la voilà qui vient mouiller de la politique italienne ou associés la rejoindre avec Donatien.nos pieds.Oh mon Dieu ! mon malgré eux à ses actes, ils contri- Le bon Dieu ne pouvait aban- Dieu ! buent, avec ceux qui veulent priver donner un ange comme toi, Made- —Chère bonne fille, tu es Breton- la parole du Pape de liberté, à lui leine.Mais, dis-moi donc, elle n'est.11e et chrétienne, chasse la peur de enlever toute publicité ?donc pas pataude comme tout le reste ton âme.Lu attendant, les journaux de la de sa famille, ta marraine ?—Mais notre perte est assurée.Révolution, partout dévoués à l’Ita- —Parfois elle fait semblant de | Allons, allons de l’avant, nous dé-1 lie, lui ont procuré tout le silence qu’elle pouvait désirer.Les uns se sont tus, les autres n'ont parlé de maîtres de Rome et le Pape n’est qu’un révolté.Les biens de l’Eglise, qu’ils ont mis aux enchères, étaient à eux ; les couvents, les collèges, les hospices, les établissements de charité, les églises enfin, dont ils se sont emparés, leur appartenaient en propre.C’est Astolphe apparemment ou Didier peut-être, qui avait accru et confirmé le patrimoine de saint Pierre, et en vérité Victor-Emmanuel n’a fait que reprendre un bien de famille.Ce sont sans doute les ancêtres de ce nouveau roi des Lombards qui avaient depuis des siècles enrichi Rome de pieuses libéralités et fondé ces établissements de toute langue et de tout nom qui faisaient aussi de la Ville Eternelle la ville universelle.Ils ont repris cela comme étant à eux.Constantin, glorieux empereur d’Occident ; Pépin, Charlemagne, illustres rois des Francs, vous n’aviez rien donné, rien confirmé au successeur de Pierre ; grands pontifes de Rome, Grégoire et Léon, Adrien, Innocent, Sixte et Benoit, vous n’aviez rien fait pour cette ville ; nations catholiques vous n’aviez pas apporté votre or au tombeau des apôtres ni laissé à Rome des monuments de votre foi et de votre munificence.Non, toute cette histoire ne compte pas, et Victor-Emmanuel, le roi sarde, légitimement et paisiblement succède à P empire de Constantin.Voilà ce que pensent ces libéraux, c»is politiciens qui trouvent les protestations de Tie IX injustes ou inopportunes.Que leur veut-il ce revenant d’un autre âge ?Quel est-il celui là qui s’appelle le successeur de Pierre ?Que vient-il du fond de son solennelle.Le regard de Pie IX s’étend au-delà des maux présents de l’Eglise ; il prévoit un avenir qui semblerait proche, il découvre d’avance les “ ma- chinations ténébreuses qui tendent à préparer à l’Eglise des jours de plus grande tribulation encore, ou à sus- citer des occasions de schisme, le jour où aura lieu l’élection du nouveau Pontife.” Mais non, Dieu daignera préserver son Eglise de nouveaux malheurs.Voici que l’Eglise s’apprête à célébrer le cinquantième anniversaire de l’épiscopat de son glorieux et bien-aimé Pontife.D’un bout du monde à l’autre,des prières vont s’élever pour lui.Dieu lui a donné,avec la vieillesse la force.Qu’il vive donc, notre Pontife ! Qu’il vive pour le bien de l’Eglise ! A lui, le grand, l’immortel Pie IX, de voir ce triomphe tant de fois annoncé par lui ! “ Il 11’y a pas de doute, répéteront avec lui tous les chrétiens, que puisqu’il s’agit de sa cause et de son combat, Dieu soutiendra ses combattants jusqu’à l’heure de la victoire.” Pie IX est le premier combattant, à lui donc les prémices de la victoire ! Arthur Loth.IjCm ravage* de l’invagion.Un travail considérable et des plus intéressants vient d’ètre accompli par le ministère de l’intérieur.Il s’agit de l’évaluation officielle des dommages résultant de l’invasion et de la liquidation des indemnités destinées à réparer partiellement ces dommages.Veut-011 savoir à quelle somme se sont élevés les dommages causées par à l'équipement et à la solde de la garde nationale mobilisée des départements, aux remboursements des dépenses de mobilisation, aux dépenses des corps francs, à l’organisation des camps d’instruction, aux frais de construction des batteries départementales d’artillerie, aux dommages résultant des mesures prises par l’autorité militaire française, à l’acquisition et à la fabrication d’armes et de munitions de guerre, aux travaux de défense, aux tombes militaires, etc., etc.Ce n'est qu’après l’achèvement de ce dernier travail qu’on aura enfin l’exposé complet des travaux légués par la guerre au ministère de l’intérieur, et qui, joint à ceux des ministères des finances, de la guerre, de la marine, du commerce et des travaux publics, permettront de se rendre un compte exact des sacrifices de toute nature que le pays a eu à supporter par suite de la désastreuse campagne de 1870-1871.-i illiuio niü lu 11/ Mil 11 M «l 11 l uu iXUVUiî, IUIUUO UL ‘ mum., iavsuo * penser comme ses l’rères, mais au passerons peut-être la muraille.cj fond de Lame elle est pour nous.—Impossible, Tiens, écoute, n’en- s Quand elle veut faire du bien, et tends-tu pas les vagues qui se bri-1 l'allocution papale que pour la trailer un peu au loin pour secourir et sent déjà avec furie contre sa base 1 vestir à 1 avantage des maîtres actuels consoler les pauvres et les malheu- Nous écoutâmes, et, comme moi, de Rome.La presse libérale sait Vatican parler de droit à la société U’invasion allemande ?moderne qui 11e counait que la force A la somme énorme de 880,957,755 et le nombre ?Qu’a-t-on à s’occuper francs.des droits et des intérêts de l’Eglise Les contributions de guerre et les dans un monde uniquement soucieux amendes imposées par les Allemands de ses affaires, qui travaille pour s’en- s® sont élevées à 229,996,029 fr.40 c ., richir, qui s’enrichit pour jouir, qui dont 200 millions payés par la ville ne craiut que ce qui pourrait trou- de Paris.bler ses jouissances.S’il fallait écou- Le montant des réquisitions en 11a-ter le viellard du Vatican, on se crée- ture, sans compter celles qui 11’ont rait des embarras avec l’Italie, peut- paa été justifiées, se chiffre par une être avec la Prusse.Ce qui est fait somme de 137,107,747 fr.est fait.Qu’on laisse Victor-Emma- Les dépenses relatives au logement nuel à ses doléances.Le temps fera et à la nourriture des troupes comp-le reSte.tent 101,809,814 fr.Mais plus le monde est hostile ou Enfin, le montant des dommages indifférent à ces revendications sa- résultant de vols, incendies, faits de crées du droit, plus éclate la haute guerre, occupations des troupes, s’élè-fermeté de langage du Pontife.Dans veut à la somme de 392,011,839 lr.son extrême abandon, seul au milieu 70 c.du silence ou de l’opposition de tous Les trois départements les plus les gouvernements, qu’il est grand éprouvés ont été ceux de Seine et Marée Pontife qui parle ainsi à la face ne, de la Seine et de Seine-et-Oise ; d ' " ’ ‘ ' ’ ‘ doublé fi_____________, - ______ ., - .multiplié sa force.Debout sur les tributious de guerre et amendes ruines du pouvoir temporel, Pie IX payées, 12,658,452 fr.58 c.le mon* s’adresse aux chrétiens du monde en-1 tant des réquisitions, 6,200,609 fr.52 tier, à tous les gouvernements, à ses c.les dépenses de logement et de ennemis, à ses persécuteurs, pour fai- nourriture des troupes, et 31,106,207 re entendre une dernière et plus hait- lr.81 c.le montant des dommages te protestation contre les attentats résultant de vols, d incendies et de dont il est victime; c’est un acte faits de guerre.d’accusation solennellement dressé | Les pertes éprouvées par les habi-de\ L’Echo agricole publie un intéressant article sur la météorologie de l’hiver 1877.En voici quelques extraits : * Pour la température, il y a eu des années dont le mois de février a été plus chaud qu’en 1877, ainsi : 7o8 en 1809 et 1869, 7o7 en 1867, 7o5 en 1851, etc., au lieu de 7o3 comme cette année et en 1872.En considérant isolément chacun des trois mois de cet hiver, décembre, janvier et février, on voit qu’il s’est présenté souvent des mois correspondants, dont la température était plus élevée.Il n’en est plus de même si on examine la température des trois mois réunis formant l’hiver de 1877 ; on ne trouve plus alors d’hiver aussi chaud dans ce siècle, ni dans le précédent.Voici ceux qui s’en rapprochent le plus : 1822 1831 I8G9 1877 7°5 7«9 8°G 7^0 4°4 7»1 3°l 6°5 Col 3°7 7°8 7o3 levant les princes de la sainte Egli- tants du département de la Seine ne je romaine contre les dominateurs sont pas inférieures a 269,196, 022 lr., se étrangers.en y comprenant la contribution de " _ __ _ _ a % ¦ « .« Pie IX énumère toutes les destruc- guerre de 200 millions de francs, j sa famille pour Madeleine entendit le bruit des Ilots commettre toutes les iniquités.De-iberté d’agir.battant contre le haut rocher.,.I vaut cotte suprême protestation du roux, elle dit comme qu’elle lui laisse la lil w , HJ._ |.v>,.,, —Allons-nous passer par le bourg —Ah ! nous allons périr.Yvon ! Chef suprême de l’Eglise, appuyée de Saint-Maurice ?c’est le plus court ajouta la fille bretonne, nous sommes sur les faits les plus évidents, elle tous bien jeunes pour mourir sitôt, n’a pas eu un blâme pour l’Italie,pas chemin.Oui, Yvon, c’est le plus court, mais je bénis Dieu de nous appeler à une doléance pour les malheurs du is sur ; et toi lui tous les trois ensemble.Saint-Siège.Les plus modérés de ces mais ce n’est pas le plus qui es connu à présent pour être allé —Notre heure n’est pas venue ! journaux sont ceux qui n’ont pas rejoindre les bandes royalistes, tu I j’ai à venger ma mère et la tienne, | tourné l’allocution de Pie IX contre cm’nic nonKAlrrt insult/» ni nrrAf.é.i’ai une missi fions accomplies 60us ses yeux à payée à l’armée allemande lors de la Rome, toutes les œuvres de rapine et reddition de Paris.Enfin, le departe-d’iniquite odieusement consommées ; ment de Seine-et-Oise a éprouvé 146, il dénonce déplus coupables entre- 500,930 fr.12 c.de dommages, dont 18°0 18°7 19«5 20°8 Moyenne.G°00 023 6°50 6°93 La moyenne générale du siècle était de 3o53.La moyenne de la hauteur de pluie pour les trois mois d’hiver est de 43 milimètres cette année ; la moyenne générale était de 34 milimètres.C’est donc en somme un hiver humide, bien qu’il n’occupe pas le premier rang sous ce rapport, mais seulement le deuxième.Malgré tout ce qu’on a pu dire, la végétation n’a pas en somme une bien grande avance, dans le rayon de Paris du moins ; parmi les arbres des avenues, l’érable platane, par exemple, était en pleine lloraison dès les premiers jours de mars en 1802 et 1871, et n’a pas encore développé ses beaux corymbesd’or qui précèdent les feuilles ; il en est ainsi de beaucoup d’autres arbres.Quant à la prévision dos circonstances météorologiques qui domineront dans les diverses saisons de l’année, on ne peut rien dire de certain ; ce qui seulement est probable c’est un été très chaud, et d’ici à deux ou trois ans au plus tard un hiver très rigoureux., Le comte Gasparin avait calculé serais peut-être insulté et arrêté.Il fait nuit maintenant.j’ai une mission d’honneur à rem- le Pontife lui-même, pli.Toi, tu es l’ange gardien de cet j Mais quelle justice attendre des — Pour faire le mal, les méchants enfant ; lui, est le fils des martyrs.ennemis de la papauté ?Ils ont ap-ont des yeux qui voient clair dans Je le répète, notre heure n’est pas plaudi au sacrilège envahissement les ténèbres.Toi, mon compagnon sonnée.Courage, courage donc.de Rome, à la chute du pouvoir d’enfance, Yvon, je ne veux t’exposer.pas —Mais que vas-tu faire ?[temporel ; commentcompâtiraient-ils —Regarde, à gauche, les rochers aux épreuves du Saint-Siège et.de Quand nous filmes tous les trois I qu’en tout autre au monde, cher I diquent une autre patrie que la Tur- la politique italienne.Los gouver- par la loi du 28 mars 1814, lesquels 1 ta/me de Yvon ; allons donc où tu veux aller ! quic, et révolutionnaires leurs frères nements comme les fidèles sont pré-1 ont été emplo^és jusqu a concurrence descendu de la petite mont temps aux pieds.Nous étions un peu re- la lueur du croissant je cherchai un leur titre de possession et de légiti-tardés par les petites jambes de Do- endroit que la iaible et défaillante mite.La presse libcialo, qui a cn-natien.Tour à tour, Madeleine et Madeleine pul gravir ; mais, hélas ! courage leurs conquêtes, approuve moi, le prenions sur notre dos pour sur ce point comme le long de la J leur politique.Ils sont les vrais venus qu’après toutes les autres spo- de 62,580,919 francs 65 c.Hâtions, on a enlevé au Pape un à Ce sacrifice du Trésor s’élèvera en un, peu à peu, de jour en jour et les réalité à 617,147,889 fr.si l’on tient uns après les autres, tous les moyens compte des intérêts échelonnés sur de gouverner l’Eglise, ils savent nue une période de 26 ans et qui com-la loi des garanties elle-même a dis- prennent une somme de 88,447,500 paru dans lTiniverselle destruction fr.pour les intérêts de bons de liqui-ct qu’il ne reste plus au Pape que la dation des départements et une soin-liberté de voir les effets de la ruine me de 108,168,750 lr.pour les inté-du pouvoir temporel.rôts des indemnités dues à la ville de Il y a, dans cette mémorable allô- Paris, cution de Pie IX, tous les amis du Le ministère de T intérieur prepare, Pape l’auront senti, une majesté ex- en outre, un travail d’ensemble des traordinaire et comme une tristesse ope rat ions relatives à T habillement, cette année est bien conforme à cette manière de voir ; mais combien de renseignements plus précis trouveraient les principaux intéressés, les cultivateurs, qui tiendraient eux-mêmes des registres d’observation ! qu’un été sec est suivi d’un hiver ordres religieux’détruits, toutes les | 7 c.pour logement et nourriture de humide 70 fois 100, et ce qui se passe œuvres de piété, de charité et de troupes, et 121,808,083 fr.4 c.pour science ruinées : ce n’était point assez pertes résultant de vols, d’incendies pour les usurpateurs.Ils se sont et de pillages.tournés alors contre le clergé sécu- A ces pertes, le Trésor public a rélier lui-même, en frappant le sacer- pondu par un sacrifice immédiat de doce au cœur et à la tète.Après 420, 531,639 francs, grâce à un crédit avoir entrave le recrutement du cler- de 106 millions ouvert par la loi du gô et l’exercice du ministère sacerdo- 6 septembre 1871 ; d’un autre crédit tal, il ne leur restait plus rien à faire 111,950,719 fr.35 c., ouvert par la loi pour détruire la vie catholique à du 7 avril 1873 et payable en bons de Rome Mais au moment du suprême liquidation ; d’un troisième crédit de attentat, Pie IX élève plus énergi- 140 millions ouvert parla même loi quoment la voix.11 a parlé dans "ce pour le paiement de l’allocation attri-langage calme et fort à la fois qui est buée à la ville de Paris, et de trois cré-celui des successeurs de Tierre.Mal- dits ouverts pour le remboursement gré tous les bruits du dehors, malgré des impôts payé aux Allemands : le l’indifférence elle-même, la voix du premier, de 53,658,759 fr.par la loi souveraiu Pontife est toujours la du 27 mai 18(2 ; le deuxième, de 8, voix qui ébranle le monde.Le monde 049,280 ir.65 c.par la loi du 7 avril connaît maintenant toute l’œuvre de 1873 ; le troisième, de 1,270,553 fr.M.Pons, des Missions Etrangères de Paris, missionnaire au Su-tchuen oriental, écrivait de Pen-choui, le 2 décembre 1876, ùne lettre dont les Missions catholiques détachent les passages suivants: La persécution s'est ralentie ; cepen dant la plupart de nos chrétiens n'ont pu encore revenir vers leurs foyers détruits et revoir leurs champs dévastés.Ils restent à la charge de notre évêque et des familles chrétiennes qui n’ont pas eu à subir le pillage.Sur certains points, la persécution n’a pas cessé.Il y a huit jours seulement, une scène de sauvagerie s’est passée, à 25 lieues d’ici, dans une chrétienté déjà éprouvée au mois de septembre.Les chrétiens avaient dû prendre la fuite ; une seule famille, dont le chef est employé au prétoire, était restée au pays sans être inquiétée.Tout à coup, un cri de mort retentit : •*—11 faut anéantir les chrétiens.” En moins de quelques heures, plusieurs centaines d’hommes sont réunis et marchent contre cette famille.Le père a le temps de courir au prétoire chercher un refuge sous la garde du mandarin.On l’y poursuit, ou demande sa tête.Dans l’espoir de calmer la populace, le mandarin fait frapper cruellement, puis jeter en prison le chrétien innocent; il engage ensuite .yiTW'-n* üvmX • ¦* >*1 • • .' '-&KV-2 fX.1'" t COURRIER CANADA la foule à se retirer.Mais à peine la nuit venue, les brigands se précipitent de nouveau au prétoire, brisent les portes de là prison, en retirent le chrétien, et après l’avoir torturé, lui tranchent la tête.Précédés de cette tête portée au bout d’une pique, ils courent à la maison de leur victime, se saisissent de sa femme, de ses deux enfants et d’une tante, les décapitent et jettent les cadavres dans le fleuve voisin.Cependant notre courage n’est point abattu, notre confiance se fortifie môme au milieu des tribulations.Déjà nous avons un signe d’espérance.On dit que les Anglais vont venir dans notre province pour y faire le commerce ; ils ou vriront sans doute des comptoirs à Tcbong-kin.Si les bateaux à vapeur et un vaisseau de guerre montaient dans nos parages, les Chinois, épouvantés, ne nous feraient plus tant de mal, car ils ont une peur affreuse des fusils et des canons européens.Qnébec, 16 AVRIL 1877.Correspondance.Québec, 15 Avril 1877.Mon cher Rédacteur, ljEvénement dans un article intitulé : 44 Le Correspondant et le Canadien ” publié vendredi dernier, fait sa profession de foi qui se résume ainsi : u Mais notre parti n’est libéral qu’en politique” Et eu quoi donc voudrait-il être libéral ?Serait-ce en religion?Les libéraux en religion, ce sont les protestants.li est catholique en religion et libéral en politique ?Eh ! c’est précisément là ce qu’on appelle être catholique-libéral.Un catholique-libéral, c’est un catholique qui n’est pas catholique en tout, et qui.dans les questions politiques ou sociales, se soustrait aux enseignements et aux directions supérieures de l'Eglise, (“ qu* défense soit faite an clergé de prêcher politique ” {Evénement) pour suivre ses idées propres.c’est à-dire ses idées fausses; car il n'y a pas de vérité contre Dieu et son Eglise.L'Eglise, ayant reçu de Dieu, la mission et l’ordre d’apprendre à tous les hommes sans exception, à accomplir en toutes choses les volontés divines, les souverains, les hommes d'Etat, les dépotés.les gouvernants, les magistrats et, en général, tous ceux qui conduisent les autres, ont pour devoir, et pour premier devoir, de conformer leurs pensées et leurs volontées aux enseignements de l’Eglise dans l’exercice de leur autorité.Sans cela, ils cessent d’être catholiques, au moins par un côté.La politique n’étant autre chose que le gouvernement des sociétés et la direction pratique des affaires publiques, il est bien évidert qu’elle doit être avant tout catholique, c'est-à-dire conforme aux lois de Dieu et à l’enseignement de son Eglise.Et il est également évident que le premier devoir d’un catholique, qui, à un titre quelconque, s’occupe de politique, est d'être catholique eu cela comme en toutes choses.Vis-à-vis de la souveraine volonté de Dieu, seiait-il par hasard permis de demeurer indifférent ?La lumière catholique éclaire tout, comme la lumière du soleil ; et de même que seul la lumière du soleil fait le jour, de même la lumière de la foi (ou en d'autre termes, l’enseignement du Saint-Siège) est seul capable de tirer le monde des ténèbres, non-seulement en ce qui concerne directement la Reli * _ ._^/« /«Il ! /lAiinutm A l.\ AAuvnn ou fait vérifier l’exactitude du langage 3ue l’on vous prête dans cet article ou ans tout autre que ce journal peut avoir écrit sur le même sujet.“ Sous ces circonstances, je vous conseille de vous adresser au Journal de.Québec qui, j’en suis sûr, se fera un devoir de mettre votre protestation devant le public.“ Votre très obéissant serviteur, k4 Signé, u J.E.Cauchon.” Si nous avions le langage et le style de Y Evénement, nous nous écrierions : Ah ! quelle hypocrisie ! quelle tartufferie ! ' Mais, comme nous respectons un peu plus nos lecteurs, nous apprécierons d’une manière plus convenable, plus politique, cette réponse du chef libéral.Dans sa réponse, Thon.M.Cau-clion prouve qu’il a été mis dans un grand embarras et par la provocation de son journal et par la lettre de M.Masson.Il en est devenu tout troublé, à un tel point qu’il a oublié de répondre à l’ofire que lui faisait M.Masson.La surprise a été grande ; car M.Cauchon, jouissant des douceurs ministérielles, no songeait nullement à rendre justice à la déclaration de l’épiscopat ; pour lui, cette déclaration était un papier blanc auquel il n’avait porté aucune attention ; il ne s'en souciait guère ! Et ne voilà-t-il pas que M.Masson, profitant d'une provocation à lui faite par l’organe du chef libéral, accepte le défi ! “Je puis vous assurer, sur ma parole d’honneur, que je ne l’ai ni écrit ni inspiré, réplique M.Cauchon.Nous admettons volontiers que M.Cauchon n'ait pas songé à la chose, mais son devoir de catholique ne devait-il pas l’engager à faire ce à < il n’a pas pensé ?M.Cauchon est sensé être le chef du parti catholique dans le gouvernement fédéral, c'est sur lui que retombe principalement la responsabilité de tous les actes du ministère qui peuvent affecter nos droits et nos privilèges.Il doit être là sentinelle vigilante pour ne permettre aucun empiètement et ne tolérer aucune injustice, au moins en demander le redressement aussitôt qu’il apparaît que nous sommes lésés dans nos droits.Il est le chef, il commande à une majorité docile, c’est donc à lui qu'il appartenait de proposer des amendements à la loi électorale, et avant qu’aucun député ne prenne sur lui la responsabilité de tenter un effort dans ce sens, tous les moyens devaient être employés pour engager le chef libéral à faire ce que lui seul peut accomplir avec succès, parce qu’il a la position, la force et en outre l’appui de tous ceux qui sur d’autres questions lui sont opposés.La presse libérale demande à M.Masson de présenter lui-même ces amendements, mais elle ne lui offre pas le concours du parti libéral, tan- _ _ dis que la presse conservatrice et ses d’impressiohs qui l’ont engoué.quoi tarde de voir ce qu'en penseront les Irlandais de Lévis, etdeSte.Catherine, comté de Portneuf.Tous les Canadiens-Français s'ôtaient placés sous la protection de.St.Jean, docteur en insignifiance.Habitants de la Capitale, où avez-vous trouvé cette binette ?Pour une ville qui se targue de compter tant de littérateurs, de savants, elle n’a pas fait un mariage assorti.J y cherche en vain un hymen d’amour, de raison ou de simple hou sens.Votre docteur a parlé, ou essayé de le faire, deux fois*.La promicro comme la seconde fois c’était au retour d’un dîner officiel.L’habit à queue et la cravate blanche le portent à s’élancer dans l’arène.11 se lève hâtivement, marmotte quelques sons inarticulés, puis reprend son siège à la grande satisfaction de son cousin Fréchette.On me dit que ça va mieux quand il a son fouet à la main.Qtl’il s’en serve donc en Chambre ; autrement il n'est pas assez malin.Ottawa l’a choisi comme Président de la 41 Saint-Jean-Baptiste.” Il ne lui manquait bien que la batiste ! ! ! Sans jeu de mot, je préfère vous le voir en Singc-en-batistc qu’en représentant d'une Capitale Fédérale.Avec votre singe en députe, au jour de la fête patro nale, vous n'aurez pas besoin d’un autre mouton dans le carosse allégorique.La semaine a vu force discours sur la tempérance.Tous les ans.à pareille époque, on amène un projet de loi de prohibition.Ceux qui ont quelques faiblesses de ce côté sont les premiers à la recommander, précisément parce qu’ils savent qu'il reste une majorité qui n’en veut pas.On voit faire des harangues contre l’ivresse par députés qu’elle empêche de parler sur les autres questions.Quelles drôles de scènes l’ont voit ici ! Un représentant s’est mis en tète de demander à M.McKenzie de faire disparaître tousles vins de sa table privée, dans ses diners olliciels.Je suis sûr qu'il serait le premier à décliner ies invitations de son chef s’il le prenait au mot.La majorité ministérielle pourrait bien diminuer avec le bon vin.Les diners officiels font plus «le besogne que les Whip et lobby members ! Donnons à cézar McKenzie ce qui lui appartient, voilà 30 ans, dit-il, qu’on lui boit son vin au nez sans qu’il lui ait même goûté.C'est certainement un bel exemple à donner et un fort argument en faveur de ceux qui prétendent qu’il est inopportun de legislator à ce sujet.Quoiqu’il en soit, je irai jamais vu la chambre si sobre de discours que sur cette question : elle n’est pas toujours aussi temperente de language.Mais, comme les votes de non-confiance sont de mode maintenant, ce serai; peut-être le tour des électeurs d’en amener un sur cette question, et de ne pas croire à la sincérité trop grande de ceux qui pleurent sur le sort de cette proposi tion passée dans la négative.LE GATEAU MINISTÉRIEL SE DIGÈRE MAL.Il parait que le comité des “ privilèges et Elections” éprouve de la dilficullé à faire dégorger à M.Anglin les détails gouvernement a chefs offrent leur appui le plus cordial à M.Cauchon s’il se décide à présenter ces nouveaux amendements.Comme on le voit, la position n’est pas la même pour les deux partis.L’un, le parti conservateur, offre au chef libéral de le seconder s’il acrit gion, mais en ce qui concerne legouver- comme doit agir un catholique ; Vau- nement des peuples, la direction des sociétés, les droits et les devoirs de cha cun et de tous, l’éducation des enfants ; en un mot, toutes les questions qui intéressent directement ou indirectement l’ordre inoral et le règne de Noire-Seigneur Jésus-Christ sur nous.Voffà pourquoi, en conscience, on ne peut être libéral en politique ; voilà pourquoi la distinction, en apparence in génieuse, de catholique en religion et libéral en politique, n’est au fond qu’une chimère et un leurre.Et enfin, voilà pourquoi, malgré le catholicisme de ce libéralisme, le libéralisme de ce catholicisme est, comme l’a dit et redit le Pape une peste 1res-pernicieuse.Anti-libéral.Réponse de I’lion.M.Cauchon.Nous attendions avec grande hâte la réponse de l’honorable M.Cauchon, chef de la province de Québec, dans le gouvernement fédéral, à la lettre de M.Masson qui lui offrait son concours le plus cordial dans le cas où il se déciderait à proposer des amendements à la toi électorale au sujet de l’influence indue.“ On doit toujours attendre d’un chef de parti, a dit Y Evénement, une opinion franche et complète sur n’tm-porte quelle question.” Un pareil principe, tout à fait étranger, il est vrai, à la diplomatie politique, mais prisé hautement par le nouveau rédacteur de Y Evénement qui est malade de la lartufferine, (il n’écrit jamais un article sans y mettre le mot Tartuffe !) nous a mis en position d’exiger des chefs libéraux une réponse tout étincellante de clarté et de fermeté.Cependant qu’a répondu l’hon.M.Cauchon ?“ Outaouais, 9 avril 1877.44 L.F.R.Masson écuyer, 44 Monsieur, “ On vient de me remettre votre lettre, qui porte la date d’hier, 8 avril.u Je ne comprends pas pourquoi vous vous adressez à moi2 relativement à un article qui a pu paraître dans le Journal de Québec, quand rien ne vous prouve que j’ai ou écrit ou inspiré cet article.H et je puis vous assurer, sur ma parole d’honneur, que je ne l’ai ni écrit ui inspiré, et que je n’ai môme jamais vérifié tre, le parti libéral, ne fait aucun offre de concours, mais lance seulement une provocation.Ce contraste est celui qui existe dans tous les actes des deux partis politiques qui se disputent le pouvoir, et démontre d’une manière incontestable lequel des deux est le plus favorable à la politique catholique.Si le parti conservateur cède quelquefois à la prudence humaine et ne déploie pas toute l'ardeur que l’on doit montrer pour la vérité et la défense de ses droits, le parti libéral, lui, ne dévie jamais de sa conduite hostile à l’égard de la vérité catholique, et garde le mutisme le plus absolu, quand il s'agit de défendre les droits de l'Eglise.Chez le premier, l’ambition politique fait de temps en temps oublier le principe, et chez le second, la haine domine tous ses actes, et son hostilité est toujours constante contre le principe.L'un a des faiblesses, l'autre des intentions pernicieuses.Telle est la conclusion qui découle de l’étude impartiale de l’incident Masson et Cauchon.Lettre* * rie la Capitale.Outaouais, l i avril 1877.LE PARDON ü’o’dONOGIIIJE.M.Costigan.toujours à l’affût quand il s’agit de protéger ses compatriotes, nous demande chaque année le pardon d’O’Donoghue.Il reste bien quelques députés fanatiques qui bondisscnit encore sur leurs sièges, quelques orangistes hargneux, mais il est bien visible que la Chambre fera sous peu disparaître cette anomalie.Si MacMahon a pardonné aux têtes chaudes de la Commune, il m’est avis qu’on devrait à O’Donoghuc l’amnistie accordée à Riel et Lépine, pour des fautes comparativement vénielles.Il en reste encore néanmoins, qui viennent les oreilles dans le crin quand on touche à celle corde.Cela n’a pas lieu de me surprendre de la part des députés protestants, mais j’aimerais à connaître les motifs du vote donné sur cette proposition par MM.Fréchette, TasGhereau, St.Georges et autres esprits forts.Leur silence était significatif.Il me Voyant ces efforts de restit ution, quelques confrères placés dans le même gouvernement n’ait eu en vuo que lo soin de créer un grand nombre de places, de bâtir l’auge aussi vaste que possible pour permettre aux affamés libérâ-tres d’y dévorer à l’aise et sans gêner leur brouet journalier.Nous avons des centaines d'inspecteur» de poids et mesures, au salaire annuel de ?700, 8700 et plus, nommés en vertu d’uiR» loi qui a bouleversé les poids et met» ns de nos marchands depuis la balance qui pèse l’or du banquier jusqu’à la chopine du laitier.Toutes les tracasseries et les frais quo ces marchands ont subis, cette année, de la part des inspecteurs se renouveleront, l’année prochaine.Et pourtant cette loi, en fixant l’unité des poids et mesures qui est un bien, n’offre pas plus de garantie à l’acheteur qu’auparavant.Il n’y a rien dan» cette infection qui empêche le vendeur do tricher l’acheteur, rien que la conscience, mais lo parti libéral la tue par cette fausse règlementation, car le grand nombre cherchera à se venger de la loi d'oppression en l'éludant de toutes manières.On n’arrivera jamais à quoi que ce soit d’efficace, sans l’inspection à domicile.Notons ici que le même pris soin de changer la forme de certaines mesures.C'est ainsi que sous son rabot, le ininot a pris la forme d’une immense plarinc dont il est impossible de vider le contenu en grains, patates etc., dans les sacs en usage à présent.Ces derniers devront adopter la mode du ininot et ressembler à des crinolines, ça sera gracieux et élégant, comme le sénateur Pozer.Le gouvernement a pris soin, aussi, d’agrandir de quelques lignes les mesures ordinaires.L'ouvrier payait l’ancienne chopine de lait trois sols, aujourd'hui il la paie5 sols, car le laitier sait compter.Pourtant l’ancienne mesure suffisait au consommateur qui perd ainsi deux sols avec la nouvelle venue, car l'augmentation du liquide n’est pas appréciable à la petite mesure.*** Dans des temps peu reculés encore, lorsque l’esprit libéral n’avait pas envahi et dégagé de la routine ignorante les conditions do l'échange et du commerce, nos cultivateurs donnaient large inesu re,—la mesure française,—sur nos marchés.Nos marchands Canadiens suivaient aussi cette coutume barbare.On voyait même des gens naïfs prêter des sommes importantes à des individus dans le besoin, sans billet, souvent sans intérêts, jamais avec usure.Aujourd'hui, les gens ont grandi ; leur esprit s'est pénétré des notions du progrès et tie la liberté, et ils ont fait peau neuve.On a peu à peu éloigné des transactions la conscience pour y substituer la majorité de la loi, comine disaient le majestueux Flynn et le non moins majestueux Stanislas Langelier.En d’autres termes, on a remplacé la houlette du prêtre par le gourdin de la police.De ces lumières nouvelles nous sont venues par troupes, les inspecteurs, les usurieurs à 20U p.0/0 les nouvelles cho-pines, la nouvelle mode des minois et aussi les Juges de la Cour.Suprême.Décidément, nous nous civilisons, dirait M.Paul Prudhomme.*** Après l’inspection des poids et mesures, on a établi l’inspection du gaz.Ou murmure beaucoup contre les compagnies, à gaz.Alors que par l'influence des temps, jointe à l’imbécilité des libéraux, toutes ou presque toutes les 3uartier,n’aurait pas eu à débourser plus e 812 pour le même nombre de lumières et pour lo même temps, sans compter que le gaz, avec ce système, est toujours pur et donne une brillante lumière, ce qui n’en est pas ainsi avec celui de la compagnie.Nous reviendrons, et discuterons le meilleur moyen do renverser le monopole écrasant de la compagnie du gaz.Le gouvernement libéral en sait sur ce sujet aussi long que nous.11 comprend que les Inspecteurs seront impuissants à protéger le consommateur contre les compagnies.Peu lui importe! H connaît que son pouvoir sera de courte durée ; que le glas de son agonie sonne lugubrement chaque fois qu'un comté de la Province de Québec et ailleurs s’ouvre pour consulter lo sens électoral, ici à Hellecliasso, là à Kamouraska, aujourd’hui à Charlevoix, demain à Montmorency, et que, dans un an, on le portera en terre, à côté de Guibord, aux clameurs d'exécration de tout ce qui a un cœur canadien et patriote ! En attendant, il fabrique des sinécures pour y placer ses affamés et ses valets.Jamais la corruption n'atteignit de si scandaleuses proportions.Avec celte inspection du gaz, le ministère avait en vue de placer deux de ses partisans dont il ne savait plus que faire.• • M.AUBIN.A Montréal, le parti libéral portail sur lui comme une vieille emplâtre, le vétéran du libéralisme, M.Aubin.Cet homme qui s’était fait autrefois um facile réputation d’esprit en plagiant la petite Presse française, ne faisait plus que rabacler dans le National de Montréal.Dans ce temps où l’hypocrisit peut encore servir le parti libéral et lui gagner des dupes, le vieil Aubin, répu diant toute diplomatie, portait sa vraie peau, une peau de loup ! Il croyait que tes temps étaient venus pour les libéraux de se gratter pour laisser apparaître leurs couleurs originales.On n’avait pas poui rien fondé un Institut où l’on se riait des foudres de l’Eglise et enfoui Gui bord au No.*204, dans le champ sacré, Ear la majesté de la loi et à la pointe des ayonnettes.Non, par le vrai Dieu, le Dieu des libéraux, le temps était venu de porter haut la guenille rouge et e Ve*pril d'ordre.C’est un préjugé malheureusement accrédité que l’esprit d’ordre n’appartient qu’aux âmes étroites.Aussis’ac-cuse-t-on, dans le monde, de manquer (T ordre, comme on s’accuse d’être trop bon, trop franc, trop sensible, avec cette orgueilleuse humilité qui n’est qu’un appel indirect aux éloges.Il y a dans cette opinion une dangereuse erreur.On n’a pas compris que si, chez les gens médiocres, 1 esprit d’ordre dégénérait en ridicules minuties, il fallait en accuser le caractère de çes gens, et non Yhabiiude de tout mettre a sa place.Ce n’est pas celle-ci qui rétrécit les âmes ; ce sont, au contraire, les âmes sans élévation qui la rétrécissent en ne l'appliquant qu'aux petites choses ; mais le mauvais emploi que certaines personnes font d’une qualité ne préjuge rien contre la qualité elle-même.Loin d’être incompatible avec le développement de l'intelligence, l’esprit d’ordre le seconde et le facilite : il établit dans notre entendement une sorte de service régulier de toutes nos facultés qui double la puissance de chacune d’elles, en ne les faisant agir qu’à leur tour et en temps convenable.Mais c’est principalement sur le bonheur qu’il a une immense influence.11 rang la vie comme une maison bien tenue dans laquelle le propriétaire trouve toutes ses aises ; il prévient les regrets et assure l'avenir.Enfin mille exemples que nous avons sous les yeux, dans le inonde, nous°prou-vent que l'esprit d'ordre peut, à la longue, remplacer l’intelligence, la force, l'activité, toutes les qualités qui nous aident à frayer notre chemin dans l’existence, tandis qu'aucune de celles-ci ne peut le remplacer.Les dons naturels ou acquis font arriver au succès ; mais l’esprit d'ordre seul rend le succès profitable.VARIÉTÉS.En limant on fait d'une poutre une aiguille.?—(Proverbe anglais).Heureux qui peut rendre à son père et à sa mère tous les soins qu'il en a reçus dans son enfance ! Puis heureux encore qui leur rend leurs sourires, leurs caresses, leurs joies, leur folie, et y met autant d'atfection î Un grand âge est quelquefois une seconde enfance ; pourquoi la piété filiale n’irait-“Uo pa ' aussi loin que l’amour paternel et maternel ?—(.Maxime chinoise).La poule sauvage ne se désaltère jamais par une goutte d’eau qu’elle n’élève ses regards vers le ciel.Que ta bouche soit la prison de ta langue.?—(Proverbe arabe).Enfant, honore ton père ; et toi, père, observe-toi.?—(Proverbe grec).A chaque méchant, son mauvais jour.La puuition est boiteuse, mais elle arrive.Y—(Proverbe esjmgnol).Dieu n'a lait personne pour l'abandonner.?—( Proverbe portugais ).A la devanture d’un marchand de fourrures : Un enfant s’amuse à passer son bras dans la gueule d'un tigre qui sert d'enseigne n la maison : , —Trends garde.s’écrie la mère, s’il était mal empaillé ! ! Les paresseux ne font que des gens médiocres, en quelque genre que ce soit.->w Nxrc.n:.îlliüi à l’é|>i*c*nvc depuis *20 sms.Cire de Gibson, Keuiède sur ut ullicuce pour lus Cois —ET— La meilleure emplâtre connue pour les falus L’onguent U* plus doux.I»; plus abstersif et h* plus curatif du nos jours, pour lus pluies, les crevassas aux mains, luscious, panaris, lmiltires et engelures.C’est un remède d’une grande valeur pour apaiser les douleurs ; c’est aussi tin compos»* hautement estimé pour les plaies» des chevaux.louant aux cors, l'application de cette cire .*^t des plus douces comme diet ; elle fait promptement disparaître la douleur et dessécher le cor, dans une période de jours proportionnés au temps depuis lequel il exist»*.NOUVEL ETABLISSEMENT .«Au —DE— ijouterie et (l’Horlogerie.LE Soussigné à l'honneur d’informer ses amis et le public en général qu’il vient d’ouvrir un établissement au No.241, rue St.Paul, en face du Marché du Palais, et No.158, rue St.Jean, en dehors9 L’assortiment varié et considérable uu’il vient justement «le recevoir et consistant en •• MONTRES en Or et en Argent.CHAINES en Or, Argent et Cheveux.EPINGLETTES «le toutes sortes pour Daines et Messieurs.BRACELETS, COLLIERS, LOQUETS pour Dames.•JONCS unis et gravés, Joncs de toutes sortes.PENDANTS-D’ORKILLES dans les goûts les plus variés.BOUTONS DE CHEMISES en Or et en Pierre, nouveau genre.HORLOGES unies et do fantaisie, «lenders patrons.Ayant été acheté au comptant lui a valu une diminution «le *20 par cent sur les prix ordinaires, ce qui le met en état de pouvoir l’offrir an public à «les prix déliant toute compétition.Le Soussigné tenant établissement depuis 15 misse croit en état «le pouvoir offrir au public toutes les garanties désirables pour l'exécution «1 «i 00 1000 ,.-1 OEETIFÏGA TS Ancienne Lorette, 2 Murs *875.L.N.Alluin* «V Cio., Ill, Ru»* Si.Pi«*nv, Quouteill»;s pour $2.50.A vi-iulir à Qm'-lirc chez lîd.(iirou.v «¦t Firre, .Içlm K.Km ko, \Y.K.Knmel ot .1.1, Y’o: ion Toiilos i iminamlos on yros |ionr ms romodos pojniiairos doivent être ;nlivs sées chez Devins Sc Bolton ; Evans, AI or cor &¦ C’io ; KerryAVatson A Cio.Lvman, Clare N: Cio., YY.& D.Yuilo/l’har înnciens.Québec, 2 F»*vri»*r 1877.172 CONDITIONS —DU— Courrier du Canada.Prix «le Ffthouiicuaciit CANADA—Un «mj .$3.00 '*° do I (payable d'avance).*1.00 *J° .f ^.ix mois.2.00 .J Trois mois.1.20 Etats-Unis p’A.mkbdji k \ Un an.5.00 '[° .[ Six mois.2.50 ,,u .J Trois mois.1.50 ANGLEIERRE.a Unau.20* sIg 'lo .[ Six mois.j “ ,,ü .J Trois mois.O *• FRANCE.do .do .• •M • ••••( B il un.||b Fi.mk Six mois.20 *• Trois mois.1& •* TARIF DES ANNONCES __ Une garantie nuthontirjuo sera donnéo avec ciia«|ue instrument cl vendu à dos conditions fucilcs de paiement.On pourra ciioisir dans rassortiment le plus considérable et le meilleur de la ville ' R.MORGAN, .*8.rue I,a Fabrique.Agents pour les pianos Cliickering, Sicingwav et Humes et lus orgues du Mason et Hamlin Québec, 10 Janvier 1877.1^7 bes annonces sont insérées aux conditions soi vantes, savoir : Six lignes et au-dessous.50 cents Pour chaque insertions subséquente |‘>J
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