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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 25 octobre 1878
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1878-10-25, Collections de BAnQ.

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Vieille Année No.180—Editipn gnotidienne-^eme année Vendredi £5 Octobre 1878 (faffief îiu .-j.ta-'ist;yi:*a.at«Mi JOURNAL DES INTERETS CANADIENS \ JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.F-ni Melon dit Courrier 'VIW LE COGBB1ER DD CANADA «it’KIIKC.25 ACTOIIRE 1879; y> Ijt malle «lu Luc SI.-Joan.Nous attirons l’attention de I’honorable Maître-Général des Postes sur 1*avantage qui en résulterait de faire transporter la malle du district de Chicoutimi et Saguenay, par la route du Lac St.-Jean.Cette grande voie de colonisation est entretenue pendant l’hiver, par le gouvernement local.Elle sert de passage à un grand nombre de voyage tirs, et de colons.La population du Lac St.-Jean augmente avec une rapidité étonnante depuis quelques années.Cet hiver un courant considérable d emigration se dirigera vers ce centre de colonisation.11 importe donc de régulariser le service postal de ce district.Nous espérons que l’hon.M.Lan-gevin étudiera le projet et qu’il fera tout en son pouvoir pour favoriser le Saguenay.Opinion de la presse.La Minerve parlant de la conduite du gouvernement-Joly au sujet du chemin de fer du nord, termine par ces remarques : “ Cet abus d’autorité convient bien à un gouvernement qui n’a vécu que d’excès et de fraude ; mais il impose un devoir prompt au go live r-“ nement de Sir John A.MacDonald." M.Letellier de St.Just est un être 44 malfaisant qui détruit les notions 44 du juste et de l’injuste et qui subs-44 titue la violence au droit.Qu on le fasse disparai tre avant que le mal ne 44 soit irrémédiable.” H U .4 1/Oraleiir des Communes.U Union des Cantons de l'Est a un article très-sensé att sujet de la position d'Orateu- des Communes, dans lequel il expose avec modération combien l’élément anglais ferait honneur à la députation canadienne-française, en supportant un Canadien-français à cette charge honorable.Il termine ainsi : “ Après cela nous ne craindrons nullement de mettre en avant le nom de M.Blanchet, député de Lévis, et ex-orateur du parlement de Québec.Qui est mieux qualifié que lui à l’occupation de ce poste ?Nous n’en connaissons aucun, et la chambre des Communes ne saurait jamais faire un choix plus judicieux.“ L'expérience, le talent et les autres qualités bien connues de M.Blanchet, son état de service qui en fait un vétéran politique des plus respectables,ne manqueront pas d’être appréciés par la chambre comme elles le méritent, en l’appelant à présider ses délibérations.“ Il ne reste plus qu’à ajouter un mot.M.Blanchet, par ses manières franches, loyales et sympathiques, serait bien vu de tout le monde.” l.c personnel «lu nouveau cabinet.Quelques détails biographiques sur les membres du nouveau cabinet d’Ottawa, intéresseront nos lecteurs.Le Très-Honorable Sir John A.MacDonald (Premier et Ministre de l’Intérieur) est ûgé de 64 ans, et est en parlement sans interruption depuis 34 ans, ayant toujours représenté Kingston jusqu’au mois dernier.11 a été ministre pour la première fois en 1847, et a été au pouvoir pendant 20 ans.L’Hon.Dr.Tapper, C.B., (Ministre des Travaux Publics), est dans la vie publique depuis plus de 28 ans.Durant la moitié de ce temps, il a été ministre à la Nouvelle-Ecosse, et était Premier depuis trois ans à l’époque de la Confédération.Il refusa d’entrer dans le cabinet d'Ottawa en 1867, à cause de V hostilité manifestée dans sa province contre lo pacte fédéral.Il entra dans l’administration en 1870 et en fit partie jusqu’en 1873.Il a 57 ans.L’hon.M.Charles Leonard Tilley, C.B., (Ministre des Finances,) a été ministre au Nouveau-Brunswick presque pendant 20 ans, et a été Premier durant quatre ans.En 1869, il devint membre du gouvernement d’Ottawa et administra le) département des douanes jusqu’en 1873 qu’il fut nommé au ministère des finances.Agé de soixante ans, il refusa, il y quelques mois, de M.MacKenzie, un second terme comme lieutenant-gouverneur du Nouveau-Bi answiek et il fat le seul des trois candidats conservateurs élu à St.Jeau, N.-B.De toutes les provinces, celle-lè a été la seule qui a envoyé une majorité libérale à.Ottawa aux dernières élections.L’Hon.M.Alexander Campbell (Receveur-Général) a été membre de l’ancien Conseil Législatif à partir de 1858 jusqu’à la Confédération.Il en a été Orateur quelque temps, et ministre alors pendant trois ans.Depuis 1867 jusqu’en 1873, il a fait partie du cabinet et il est depuis la même époque le chef reconnu du paili conservateur au Sénat.Il a 56 ans.L’Hon.James Cox Aikins (Secrétaire d’Etat) est Irlandais-Canadien,a été député de Teel dans les intérêts ' les bulletins reçus au poll No 2 et les réformistes, denuis 1S54 iusau’eu trois personnes qui ont prèle serment de pelé au miqiBtèré comme Secrétaire ,-iause 47 et et 48?C’est que les me d’Etat.Il a 55 ans, ! neurs d’élection et les agents ne doivent L’iïon.John O’Connor, O.Ii., pas -influencer l’électeur pendant le se lleaunc.Lamarche ne resta pas Ion1* temps dans le magasin.Il revint aven une hache pour débite» 1e bois en question.Il a rabattu les rideaux d’mdienno ronge aux fenêtres de là chambre où j’étais.l’ar ccs-fenètros on pouvait voir dans le magasiq.s Lamarche m’a dit (le ne rien dire èn j faisant un signe avec la main.Alors il a (Président du Conseil) a été membre temps de la votation.Cela ressort par la commencé à débiter son bois.Il a'brisé du Parlement depuis 1SG8.Il a fait lecture de la section 12.La sous-section le bois avec une petite hache et il ;i re- partie du gouvernement conservateur depuis 1872 jusqu a sa résignation le o.-t pour proléger le secret du scrutin sé le manche.*It^illa chercher umvruUo} pendant la votation.L’esprit de la sous- hache, de lui dis qu’il allait briser son 5 novembre 1873 II est dans lo ci-1 s,','limi ',lil I",0 facteur doit êiiv proté.plancher qui .fêtait pas trop bon.La bine ÏJreprésonlui spéc ¦» des c - ?¦' V'1 l« tumlM.-‘*1ue fUTi' > Vülil Ji?famv l’nU1‘ la POU.- delà ci.L4.iu et Di lie i il î eprt sciiuui » special uts eu f tiou.G est nour enmrclier les sir im* dr celle du magasin était d'environ 15 pieds.•Pavais déjà vu M.Chrisliii le matin C’esl lui qui ma fait voler et.m’a fait entrer dans la chambre secrète par la porte de communication'iqui s'ouvrait sur la cuisine.Lamarche a pris 11 ou î minutes pour hacher son bois.Après ca les cinq autres sont revenus au magasin.Ils oui passé par la cuisine et ne m'ont pas parlé.Ils ne parlaient pas entre eux.Alors iis sont tous sortis par la porte de dehors.Lorsque LoHicier-rapporteur a eu mal au ventre c’était avant tout cela.C’était Forget i’olücier rapporteur du No.2.tholiques d’Ontario, et est Agé de 54 ans.-, - .L’Hon.Louis François Rodrigue Masson (Ministre de la Milice) est ills de Pilon.Joseph Masson et est né à Terrebonne le 7 novembre 1838.Fut reçu avocat en 1850.Elu par acclamation en 1867, réélu de mémo en 1873, en 1S74 et en 1878.A refusé un siège dans le cabinet en 1873 pour cause de dissentiment avec le ministère sur la double question des écoles et de l’amnistie.L’Hon.Hector Langevin, C.B., C.lî, (Maître général des Postes), né le 25 août 1826 à Québec, a été ministre depuis 1864 jusqu’à la lin de l’Union.Secrétaire d’Etat en 1867, il devint ministre des Travaux Public* on 1869.L’iïon.L.F.G.Baby, C.R., (Ministre du Revenu de l’Intérieur ).né à Montréal le 26 août 1S34, est devenu membre du barreau en 1857 et Conseil de la Reine en 1873.Maire de la ville de Joliette il fut élu pour la première fois par acclamation à la Chambre des Communes en 1872 et y a toujours siégé depuis.L’Hon.John Henry l’ope, reprend le département de l’agriculture, qu’il occupa depuis le 25 octobre 1871 jusqu’à la chute du cabinet Macdonald.Député de Compton depuis 1857.11 a 54 ans.L’Hon.James Macdonald, C.R., (ministre de la justice,) fut Secrétaire-Provincial à partir de 1864 jusqu’à la Confédération dans le cabinet local dont le Dr.Tupper était le chef.Après avoir siégé très-longtemps dans la législature de la Nouvelle-Ecosse, il fut élu au parlement fédéral en 1872, fut défait en 1874 par une faible majorité et a été réélu au mois dernier.Il n’a que 50 ans.L’Hon.M.James Colledge Pope, (ministre de la marine et des pêcheries,) est l’homme public le plus en vue de File du Prince-Edouard.Il a siégé dans la législature de File depuis 1857 jusqu’en 1876 ; y a été premier ministre, est marchand et a 51 ans.L’Iîon.M.Mackenzie Bowell, (ministre des douanes.) est en parlement depuis 1867.Depuis un an, il a cessé d’être grand-maitre des oran-gistes en remplacement de feu l’Hon.John Hilliard Cameron.Il a 55 ans.On voit que Sir John A.Macdonald s'est entouré d'hommes de distinction et d’une longue expérience dans notre monde politique.Son ministère, tel que constitué, est le plus fort en capacités que nous ayons eu depuis la Confédération.—(La Minerve.) €our Criminelle.Suite.Montréal, jeudi, 2i oct., 1878.La Cour s'ouvre à 10.10 heures sous la présidence de Son Honneur le Juge Ramsav.* AFFAIRE DE STE ANNE DANS l/ÉLECTION DE Jacques-Cartier.L'IIon.M.Chapleau, C R, et M.Kerr, C R, représentent la poursuite.MM.Carter, C R, Geofïrion et Robi doux sont au banc de la défense.Pierre Vien, maître chantre dans l’é glise de Ste Anne, dépose comme suit: —J’étais un des électeurs qualifiés pour votera la dernière élection du comté de Jacques-Cartier.Mon nom paraît sur la liste des voteurs au poll No 2 à Ste Anne.J’ai voté aux dernières élections le 17 septembre dernier au poll No 2 de Ste Anne.Mon nom est le 27ème sur la liste.Q.Avez-vons objection à dire pour qui vous avez voté à cette élection ?R.Non.Q.Pour qui avez-vous volé ?M.Geoffrion s’objecte à cette question.Il dit: Le secret du scrutin appartient à l’Etat et non au voteur.Je prétends que le témoin n’a pas le droit de répondre à cette question.La Couine peut pas permettre cette question.Le secret de la votation est comme celui de la confession qui ne peut être relevé en Cour.La Cour—Si le secret du vote ne se dévoilait pas en Cour on ne pourrait faire le procès des criminels qui violent l’acte des élections.Avez-vous des précédents à citer?M.Geoffrion—Non.Je citerai l’acte de 1874, section 47, amendé par l’acte de 1878.Nul électeur ne pourra emporter son bulletin hors du bureau de votation ni le montrer à qui que ce soit sous peine d’une amende de deux cents piastres.C’est pour empêcher l’électeur de fournir la preuve de son vote et afin de prévenir la corruption.Je citerai ensuite la section 77 du même Acte qui dit qu’aucune personne dans lo cas d’une élection contestée n’aura le droit de dé clarer pour qui elle a voté.La section 77 permet à l’électeur de refuser de révéler en Cour le nom du candidat en faveur duquel il a voté.Le principe sur lequel est basée la loi est nue lo secret du vote doit être gardé.Ce genre de témoignage n’est pas admis dans les contestations d’élections.Trente et une personnes ont fait foire leurs croix sur tiou.C’est pour empêcher les signes d» convention (mire lo votant et un meneur- d’élection, afin qu au dépouillement du scrutin celui-ci puisse pas s’:i> surer pour qui l’électeur a voté: La sec tiou 77 n’empêche pas l'électeur de donner sou témoignage en Cour dans le cas d’un misdemeanor ou d'une félonie.La Coi n dit que dans aucun cas «le contestation d’élections les cours n'ont permis à un témoin de déclarer comment il avait voté au scrutin.M.Chapleau.—La loi n'a pas pourvu à la punition d'uu voleur qui n’amaii pas gardé le secret «le son von*, lorsque l'élection est terminée.Il ne s'agit pas ici d'une contestation d’élection, mais d’une, fraud.» commise en violation du statut.M.Kerr dit : La section 77 déclare de la manière la plus explicite qu»?dans les poursuites criminelles le témoin est obligé dr déclarer pour qui il a donné son vole.La Cour est d’avis que le témoin peut répondre, et bien plus qu'il y est obligé.Le témoin continue sa déposition.Q—Pour qui avez-vous donné voire vote le 17 septembre dernier?R—.Fai voté pour M.Désiré Girouanl.Depuis qu'il est question de celte poursuite, j'ai été maltraité par un des défendeurs, je pense que je l’étais à cause de l’élection.Je n’ai pas eu de querelle avec aucun des accusés, mais je dis que j’ai été maltraité par un d’eux.C'élait le 8 octobre que j’ai été maltraité par un des défendeurs.Celui-ci ne m'a pas parlé et je ne me suis pas querellé avec lui.En votant, j’ai fait ma croix-sur le bulletin.Je sais lire et écrire.Pas de transquestions.M.Louis Wilfrid Sicotte, régistrateur du comté de Jacques-Cartier, dépose comme suit : Comme régistrateur, j'ai le dépôt des boîtes du scrutin.J’ai livré 16 boites à M.Valois, le premier ollicier-rapporteur, avec cadenas etclés.Je lui ai aussi donné IG clés avec les boites 5 ou G jours avant la votation.Les serrures et les clés sont toutes semblables.Ces boites m’ont été remises après que le juge McKay eût compté les billets.M.Olivier m'a remis 17 clés, l’une d'elles, me dit il, lui avait été donnée par M.Forêt, de Lachine.Il y a 2,60S électeurs dans le i .té.‘ Pas de transquestions.Le témoin suivant est porté en Cour sur une civière.11 se nomme Pierre Bériau, de Ste-Anne du Bout de File.— Je me rappelle d'une élection le 17 septembre dans le comté de Jacques-Cartier.J'ai voté à cette élection à Ste-Anne.au Poil No.2.Je suis malade depuis 26 mois.Je n'étais pas aussi malade comme je le suis aujourd’hui, mais je ne pouvais marcher.A dix heures et demie, la veille de l’élection, je me suis rendu à la maison de votation.J'ai dit à Lamarche et au Docteur Madore que je préférais me rendre la veille parce que je ne voulais pas qu'on me portât dans les rues en plein jour.Ce sont ces deux accusés qui sont venus me chercher.11 est venu plusieurs personnes me voir, et Lamarche et un autre m'ont couché entre minuit et une heure du matin.Quand je fus couché, Lamarche me dit qu'il allait sortir et il voulut enlever la lampe.Je lui dis de laisser la lampe.Personne n’a été entendu dans la maison jusqu’à cinq heures, le lendemain matin.Lamarche avec Alexandre Doré m’a placé sur une chaise.Ou m'a transporté au Poil.C’est moi qui ai donné le premier vote.Après avoir voté, on m’a déposé dans la cuisine où je suis resté jusqu’au soir.Dans le cours de la journée je n'ai rien vu et rien entendu jusqu’à passé quatre heures.Madame La marche était sortie et je suis resté seul.Elle partit vers une heure avec ses enfants.Avant quatre heures, Lamarche a entré dans la maison une brassée «le planches de différentes grandeurs, de 2.3 et 5 pieds.J'ai demandé ce qu'il voulait faire avec ce bois.Lamarche répondit que c’étail pour allumer le poêle.Je lui fis remarquer que le bois était bien long.Après quatre heures, cinq ou six personnes sont entrées dans le magasin joignant la salle du Poli.Elles sont entrées dans la cuisine où j’étais.La cuisine était à une douzaine de pieds de la salle du scrutin.La porte entre la cuisine et la salle du scrutin était barrée, mais ils l’ouvraient quand ils voulaient.Je n’ai vu passer personne par la porte de communication, excepté Fofiicier qui avait eu inal au ventre.Il n’y avait pas (le serrure à la porte de communication ; il y avait une ouverture par laquelle on pouvait lever la clauche.La porte était narrée par un petit morceau de bois, par-dessus la clanche.La porte s’ouvrait et se refermait plusieurs fois pendant la journée.L’officier-rapporteur a ôté lui-mûmc le bois sur la clanche.Adolphe Lamarche cl le voisin Lobeau, ont ou vert la porte plusieurs fois pendant la journée pour regarder qui entrait dans M.Thomas Roberge, du vicariat de SLUhilippc de Néri à celui de Chicoutimi.* , F .M.Ls.Savardt au vicarial do la Baie St-Paul./ ‘ 20 octobre 1878 :—M.Amédé Tremblay, diacre ; M.Henri Çimon, minoré ; M.Jos.Girard, minoré ; M.Jos.Leuiieux,] minoré ; M.David Dufresne,'tonsuré ; M: Jos.Paradis, tonsuré ; M.Ls.Caron, tonsuré ; M.Ls.Gagnon, tonsuré ; M.C.Dnbé, tonsuré ; M.Ail*.Tremblay, tonsuré.Tus.Robkiic.k, Pire., * Secrétaire.NOUVELLES.R « LM e , 2» oct.—On rapporte qui* l’Ami ral Bright accepté b* portefeuille «le ministre de la marine.MORT d'un CARDINAL.—S()ll KimUCIICi1 le cardinal Cullen, aivlirvôqm* «b* Dublin, est décédé.—Mlle.Maria Kobilaille, fille de M.Olivier Robitaille, Messagin' en chef dt l’Assembhv législative de Québec, est entree en religion à l'Hôpital Général de Monit éal, le 17 de ce mois.Il m'avait dit : mi Vous avez mal aux jambes, mais moi j’ai mal au venire.Je lui dis, vous avez en belle, allez dans ia cour.Il sa tenait il aplomb sur ses jambes.Il avait passé par la porte entre la cuisine «»t la chambre secrète.Je suis reste dans la cuisine jusqu’à sept heures du soir.Je n'ai plus revu les personnes «pii étaient entrées dans le magasin après les avoir vues rentrer dans la cui sine, à l’exception de Lamarche.Lobeau venait regarder parle trou de la serrure dans le cours de l’après-midi.La table où l'on marquait les bulletins était à environ un pied du trou de la serrure.Je n’ai pas soupe chez Lamarche.J’ai vu un nommé Clément dit I Voulx dans la maison du poil la veille du jour de la votation.Dans le cours de la veillée, depuis IDA h.à 1 h.a.m, ils entraient et sortaient.Les personnes qui sortaient et rentraient ainsi, étaient Pilon.Clément et les autres nommés plus haut.Lamarche est venu chez moi depuis les élections et j'ai parlé avec lui.11 no m’a pas dit qu’il avait fait quelque chose de mal.J’ai demandé à Lamarche s'il était vrai que la boite de scrutin avait été envoyée dans la cave par une trappe.Il m'a répondu «pie cela avait autant de bon sens (]ne de prendre la inné avec ses dents.M.Madore est mon médecin.La lampe dans ma chambre n'est pas restée allumée toute la nui 1.Le Dr.Madone demeure à environ trois ou quatre cents pieds de chez moi.Je ne lui jamais parlé de cette a ira ire.J'ai vu Pilon et Lamarche depuis l'élection.Je n'ai eu connaissance de rien entre six et neuf heures ie jour de la votation.M.Forget le député officier rapporteur est sorti seul lorsqu'il s’est plaint d'etre malade.Après que les six personnes eussent été sorties il s'esl écoulé environ trois quarts d’heures avant la clôture du poil.11ausqueslionné par M.Robidoux .* Le bois «pii a été apporté chez moi consistait en vieux bonis de planches sciées.Il n’y avait aucun indice qui pût faire croire qu’un trou avait été pratiqué dans ces planches.Lorsque M.Forget m'a parlé avant de sortir du poil il était environ 34 heures.Lamarche a pris environ 3 ou 4 minutes pour débiter son I F bois.Il est entré ensuite dans le matra- , , ,, , , .si».Je ne sache pas qu'il v avait une C?l“à CantatC ?sl com™e,un ro"cl 1,11 8e porto extérieure à la maison du poli.0 s°n autom.N[‘Vlamu levassent Personne ne m’a parlé dn témoignage V.t ,l!Uc-.°"1 °1U' ° e 110 avec un que je devais rendre en cette cause.M.¦üent exquis.Daousi m’a dit que s'il y avait possibilité , J,n 1111 1110 , l0,ls °?arllsles 0111 011 on me transporterait à Montréal.Il m’a les ho,n,neu'^du "W"1?'*l n0,,s cj'°-vons demandé si je connaissais quelque chose hl-,e- s !ls et^nl •°!,J0UP\ rendus au de l’affaire et je lui ai répondu que la Fes,r .do 1 '“'^ove, ta soiree eut dure seule chose que je savait était devoir Jl,squ au mal,n- Cliacun etait fascinô-vu les six hommes entrer dans la mai- cour de police, hier.—Louis Hamel, son.M.Lamarche n'a fait qu’entrer et Louis Auclair, Alfred Morisselte et Pa-sortir dans le magasin lorsque les six trick O’Brien, comparaissent pour assaut sont entrés.Je ne puis dire combien de grave sur Nicolas Trudel, St.Sauveur, temps les cinq autres sont restés, fis sont plaident non coupables et sont assignés sortis par la porte du magasin environ pour subir leur procès demain.Un (lé-une demi-heure avant la fermeture du fondeur plaide coupable pour vente de poil.Ils ont eu le temps de prendre trois boissons sans licence et est condamné à ou quatre coups avant de sortir.875 d’amende et les frais 01 Transquestionné par M.Cliristin.| de prison.TERRACE dufferi.n—La pose de la pier re angulaire a eu lieu nier matin en présence du Maire, de l'ingénieur «!«• la Cité et d'un certain nombre «1«» citoyens.L’Iion.I4'.G.I*.Littleton a déposé dans celle pierre mie médaille Dull’erin frappée aux eifigies de Lord »*L Lady Dull’oriu.L’hon.colonel a prononce dans cette circonstance ces paroles : u Au nom de Son Kxcellence le comte de DuQe* rin, je déposé cette médaille dans la pierre angulaire delà Terrace Dulferin.noyé.— Un nommé Jean Pouliot, do St.Jean, lie d'Orléans, cuisinier à bord de la goélette Jeune Perdrix amarrée au quai Morrison, est tombé à l’eau vers heures, avant-hier soir, en se rendant à terre et s’est noyé.On l’a repêché quelques instants après, mais la vie était éteinte.Le défunt était âgé de 24 ans.Le verdict suivant a été rendu à l’enquête hier matin : u 'Prouvé noyé.*’ paris, 2 i octobre.—Le duc Charles, de Schleswig Holstein, frère du roi du Danemark, est mort.—I.’KAU DE FLORIDE DE MURRAY ET landman est un des remèdes les plus sûrs et les plus prompts pour gué ir les énervements sous toutes formas.KUe soulage les maux de tête là où toutes les autres applications ont complètement échoué.KUe ravitie le corps alourdi et fatigué et implique aux puissances mentales la vigueur et la subtilité.salle victoria.—Le concert d’hier soit a été la personnification de l’art par excellence.Divine a été l'exécution de M.Lavallée; parfaite la voix de Mlle Antonia De.ssane ; expressive celle de M.Trudel.M.L.Lefebvre a aussi chanté avec son bonheur ordinaire.Le septuor Haydn a joué savamment, harmonieusement.Les sons doux et plaintifs (les premiers violons, MM.Lavigne, N.Levasseur et Paré, allaient jusqu'à l'âme.Nous pouvons dire par la partie de la cantate préparée par M.Lavallée et (pii sera exécutée à l'arrivée du marquis dt ’ orne, que nous avons entendue, ([ne ou trois mois • e \ous connais.Je vous ai vu pour i —Nous n’aimons pas être appelés du »-Ü ^P1S dans la cuisine de la n0m d'ingrat.Nous considérons cette • n!j V.7V11* .*";l Ae.^ chambre épithète comme une offense et nous la nnm-rr* ai.bm’Rîo el je 1 ai fait ouvrir lépudions.Cependant combien s’en trou-Pu.^ K .mus certain (l avoir vu vent-ils parmi nous qui ne *a méritent iftXiîn°"ni!TiS e,,l,orf.(!ans h} salle du poll.I pas ?pa presse est-elle justement rétri- Jo, i.!ü Pa-S qiî y cul, des ,KIl!eurs buée en ce pays ?Le journaliste recoii-V|-I1F,6a^11.1 (‘.l- Lmnarche ne m en a h l'encouragement qu’il mérite.Pour- l, par livre.0.70 a 0.78 Do léger • ••••••••«•• ••••••••• 0.40 a 0.50 Cuir rendus, petits.0.15 a 0.23 Do grands.0.25 n 0.27 Peaux de mouton Hussetts.par livre.0.30 a 0.35 Kip anglais, par livre, on côtés •••••• 0.00 a 0.00 Warée liante A ((uébee 1N7&.Octobre.Matin.Hoik.n.m.II.w.liUllill., • • • • ••• ° l ¦ •••••» 1.27 2.14 2.53 3.27 Mercredi 3.58 4.25 sJ OlD i !••••••••• • •••• >.24 4.31 4.49 Vendredi Vr» • ••••• A * t 5.11 5.34 Samedi 20 • MM» 5.57 0.18 Dimanche •»7 MMM» *• • 0.40 7.02 Le courant continue à monter 45 minutes après la marée haute.PHASE DK LA LC N K.Nouvelle lune, lc25ociobro# ù G heures, 1K minutes du matin. Lft COlhRIER DL CANADA.•“ Le Véritable Magasin, Au -• * u J T R —EST AU COIN DES JH' ES ST.JEAN A'.COLLIN.IL- 1'.Q / 'f: H LD - ooo- # DEPUIS longtemps A lu Uuulo-Vill** on n-ssi-nluil.II* lii'Koiu tl’un (LabliNStuiu'iit pouvnnt produiiv un BON AEIK'LE A BAS PRIX, mainliniiinl «('!!
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