Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 novembre 1879, mercredi 12 novembre 1879
dâemc Amice No 134—Edition quotidienne-Semc annee Mercredi î.J Novembre 1879 (Eanaba JOURNAL DES INTERETS CANADIENS •TF.CROIS.J’ESPERE ET J’XlME.I,cil ICM «r tlNUCC Strai-bourg, le 18 octobre 1871).!,•* voyage de M.do Mîiiiteullel a Metz.— Los voies ferrées.— Nécrologie alsacienne.— l.a chapelle funéraire de Tiirennc.Les Alsaciens suivent avec une grande attention les pérégrinations (lu gouverneur général, leld-marê-chal de Manteuflél.Ce haut fonctionnaire semble vouloir se rendre compte par lui-même de l’état du pays.Il aura plus d’une lois l’occasion de voir ce que le régime libéral de M.de Moeller a produit sur le terrain scolaire.M.de Manteuflél est déjà revenu de Metz.L'Univers et le Temps ayant eu la primeur du discours prononcé par le gouverneur général, lors de la réception des autorités constituées de Metz, je n’ai pas à m’y arrêter.Ce discours a produit une certaine impression.On était un peu étonné de voir M.de Manteullél accorder tant d’importance à une lettre anonyme, qui pouvait lui avoir été adressée par le premier politicien d’estaminet messin venu.Le voyage de Metz est remarquable par les politesses diplomatiques faites à Mgr Dupont des Loges et au clergé.Ainsi M.de Mauteutlel, en sortant de la gare, au lieu de se taire conduire à l’hôtel ou à la prélecture, est allé à l’évêché pour faire sa première visite au vénéré pasteur du diocèse de saint Arnould.Ce n’est pas là la seule politesse.A la réception à la prélecture, où étaient grand-rabbin, MM.l’administrateur de la mairie et les membres du conseil général pour la ville de Metz et les représentants de la presse.“ M.de Manteuflél a quitté notre ville par le train de six heures quinze minutes du soir pour retourner à Strasbourg.Le réseau alsacien des voies ferrées se développe de plus en plus.A côté des grandes ligues Bàle-Strasbouig-Niederbronn-Sarreguomilies-Metz et Strasbourg-Sarrebourg-Avricourt, laites avant 1870, nous avons maintenant la ligne du Rhin Strasbourg-La ut erbourg-Spiro ; la ligne de la Montagne Schelestadt-Barr, Alols-heim-Savcrne-Bouxwiller, qui sera bientôt prolongée jusqu’à Ilaguenau ; la ligne de Sarrebourg-Rcinilly-AIetz ¦ et la ligne de Metz-Thionville-Trèves, I sans compter un certain nombre de voies ferrées d’intérêt local.Ces voies appartiennent non au pays, mais à l’empire, de sorte que l’excédant des recettes va dans la caisse de l’empire, et non dans celle de 1’Alsace-Lorraine.Il va maintenant 129-1 kilomètres en * exploitation contre 1208 l’année dernière.Cette annee l’excédant des recettes dépasse 13 millions de Iran es.L Alsace vient de faire une grande perte M.Louis Spach, le savant archiviste, est mort presque octogénaire.Par sa mère, il était neveu de Rœde-rer, procureur-syndic de la commune de Paris, lors de l’attentat du 10 août 1792.De 1839 à 18ô3 il a occupé la charge d’archiviste du Bas-Rhin.C’est en cette qualité qu’il a classé les curieuses archives de l’évêché de V*unis les autorités civiles, le c.ergé, Strasbourg et des nombreuses abbayes a ma'ristiiitmv, le conseil municipal, et maisons religieuses de la Basse- Sl- de Manteullél s’est adressé d’abord Mgr l'évêque, qui s'y trouvait avec ion chapitre et son clergé.C’est après A lsaee.Ses œuvres sont nombreuses et variées.* l’ous les voyageurs français venus a pi •ésentation des divers corps cons- a Bade n’ont jamais manqué d’allei itués, que le gouverneur général a >rononcé la harangue que vous avez publiée.Pour les autres incidents du voya-¦v.je cède la parole à la Gazette 'le t ^ ^ [orraine : ça is, à la solde de la France.Peu de '••Le matin, les musiques du 45e personnes savent quo lo con clu r,-.riment d'infanterie prussienne et grand capitaine français, avant d etre du rement d'infanterie de Bruns- depose dans les caveaux de bamt- tiw I /U/mi In rmipcwi vid'n n mniioivn • # A visiter le monument érigé à l’endroit où fut tué le grand Turcnne.Ce monument, situé entre Sasbach et Achern, à quelques kilomètres de Bade, est gardé par un invalide fran- atinôc.le leld-maréchal s est renau 1 ., 1 T.•; ., \ , ,1 .,irmt il o vî- elle menaçait,dans ces derniers temps, [abord a la cathédrale dont n a m - , • ’ .V • V T-i -ip- /»! A* là à U de tomber en ruines.Des catholi- îté en détail 1 intérieur, et de M a la , , L , t in n.nv.(lues du pays se sont cotises pour la louvelle église protestante de la gai- i.1 - n .* ., i, 1 i i, \\ 15.Wfin- laire restaurer.Ces travaux viennent nson dont 1 architecte, J>l, Jveiug, c« .XT., .; • .\ , î.,; de commencer, et feaint-Nicolas d A- ui a ai (» ion .encore fait chern ouvrira bientôt de nouveau ses tl,s les plans.Apres a^ou e mme la t leures de ’après-midi, Al.de Man- , ,,, , T, .V , t * oM/iirmnn nnl^linno de 1 egliso paroissiale d Achern (grund-eu bd, dans une audience puonque, © Y , .’ i • Ao n/.H- duché de Bade) ou M.le cure de cette ions, de réclamations, etc.,en s’entre-, ville pourraient taire parvenir les enaut de la façon la plus ailablo oil ramies n qui de droit.ivec les personnes présentes.A trois lenres, le gouverneur général de ’Alsace-Lorraine a donné à l’hôtel ; in diner auquel avaient été invités ; es sommités de l’administration ci-1 •iledu département, les officiers gé- radicaux se poursuit avec des diiii-léraux de la place, Mgr l’évêque de cultes qui le feront probablement Metz et plusieurs membres du eler- échouer.L’échec de la dernière cons-¦v M le pasteur Wenger, président piration tramée par M.Ruiz Zorrilla 'lu consistoire réformé, M.Bigard, avait donné gain de cause pour le I/dlroM «rivspa^ne Madrid, 14 octobre.La tentative d’entente des partis moment à AI.Alavtos, second chef du parti démocratique.Aussi, tandis que , la police s’emparait du général Lagunero, instrument du parti d’action, les partisans de la lutte dans le Parlement et dans la presse triomphaient ; ils nourrissaient l’espoir que la fameuse fusion des groupes républicains allait enfin réussir.Les conférences tenues à Paris par M.Martos avec MM.Ruiz Zorrilla, Salmeron et Carvajal et une sorte de convention signée le 25 septembre par ces messieurs devaient servir de point de départ au manifeste-programme que M.Martos avait été chargé de rédiger, et dont l’apparition devait avoir lieu incessamment.Or, voilà qu’au moment où l’on croyait tous les obstacles aplanis, et lorsqne l'on comptait déjà sur la grande alliance qui embrassait les républicains depuis M.C’astelar jusqu’à M.Piy Margall et 0reuse, les rangs se rompent, la presse de la secte se met à dénoncer de profondes divisions, et M.Martos ne fait plus son manifeste.C’est que chaque groupe ou plutôt chaque républicain a son programme.M.Castelar d’abord, qui se pose en premier rôle, ne daigne même pas entendre parler d'alliance avec de simples citoyens ; M.Martos,député, tient pour la lutte à coup d’éloquence ; AI.Ruiz Zorrilla accepte le procédé, pourvu qu’il soit avec accompagnement de pronunciamentos ; Al.Salmeron se rallie pour le moment à cet avis ; AI Carvajal, aller ego de AI.Castelar, se sépare momentanément de celui-ci pour essayer de la fusion ; AIM.Aloret, Figuerola, le marquis de Sardoal et Alontero Jîios se trouvent en dissidence avec les fusionistes, et enfin, tous les démocrates protestent dès à présent contre le titre que le nouveau parti va prendre : parti démarra-tique espagnol, Est-ce qu’ils sont des démocrates chinois ?Notez que dans toutes ces communications, il n’est pas question de ArM.Fio-nprns, Pi y Alavgall ot Oronoo, les plus anciens chefs reconnus de la démocratie.Ceux-ci néanmoins ont pour eux la masse (si masse il y a) du parti républicain fédéraliste trahi par AI.Castelar.lit pour comble de confusion, cl Impartial, journal très-intelligent et très-répandu, représentant jusqu’ici la démocratie en Espagne, vient de rendre publics ses dissentiments avec les fusionistes, et sa ferme résolution de ne pas servir d’organe au nouveau parti, qui maintenant songerait à fonder un nouvel organe, la Dcmocracia.Vous comprendrez par ce simple aperçu que, malgré les symptômes avoués de AI.Gambetta, les radicaux espagnols en sont encore aux premiers efforts pour constituer une force qui puisse mettre en péril sérieux pour le moment les institutions.Tout cela donne au gouvernement un répit, qui lui peimettra de s'occuper tout à son aise du mariage du roi.Les négociations entamées en vue de cet événement semblent d’ailleurs terminées.Elle ont été un peu retardés par le voyage du prince de Bismarck à Vienne.Le grand chancelier, dit- on, a eu lieu d’exprimer, de la part de son souverain, la satisfaction avec laquelle il voit un événement qui resserrera les liens des maisons royales de l’Espagne et de l’Autriche.On dit que la demande solennelle de la main de l’archiduchesse doit être suivie de près par la renonciation de la future reine d’Espagne à la couronne d’Autriche.Cet acte aura .lieu devant l’empereur, les hauts dignitaires de l’empire, le duc de Bailen et le ministre d’Espagne, AI.Conte.L’archiduchesse ne quittera son pays que vers la lin de novembre pour permettre aux Cortcs de discuter l’alliance royale.La princesse se livre, dit-on, avec ardeur en ce moment à l’étude de l’espagnol.On prétend que, pour éviter la traversée de Trieste à Barcelone, la princesse fera le voyage par la France en passant par Paris, où elle s'arrêtera deux jours à l’ellet de présenter ses hommages au roi don François et à la reine Isa-| belle.D’autres disent que le roi ira par mer au-devant de l’archiduchesse avec l’escadre espagnole composée des navires Ninnancia, Bianca, Tornado et* Vida de Madrid.Cela me parai t peu probable.Après le mariage, la reine Isabelle se rendra à Séville pour répondre aux vœux de l’archiduchesse Christine,qui désine qu'elle lixe sa résidence en Espagne.Quant au roi don François, il est presque certain qu’il n’assistera pas au mariage.L’archidu-chessc Elisabeth sera accompagnée à son retour en Autriche par la suite qui vient maintenant en Espagne, et qui est composée du prince Kins-ky, majordome, de la marquise veu-| ve Pallavicini, les comtes de Belle-garde et Alitrovski, chambellans, la comtesse Irma Audrassy, nièce du premier ministre, et la comtesse Cap-pi, fille du premier aide de camp de l’archiduc Albert, dames d’honneur.Ce n'est que cette dernière et le médecin de Son Altesse qui doivent rester en Espagne nver*.Sa Majesté.En attendant la rentrée des Cortès, I fixée aux premiers jours de novembre, le roi Alphonse se prépare à faire j une tournée sur la côte de la Alédi-terranée.Sa Alajesté doit quitter Aladrid vers le 20 octobre, pour s’embarquer à Alicante, visiter l'escadre et inspecter tour à tour les | ports de Carthagène, Alméria, Ma-‘ lnga.Algesiras et Cadix.La rentrée doit avoir lieu le 3 novembre, jour de la réouverture des Cortès.Avant cette date, le général Alarti-nez Campos compterait réunir, dans l’hôtel do la présidence, les présidents des Chambres et les sommités de la majorité, à l’effet de leur soumettre le programme du ministère pour les travaux parlementaires et ses vues sur les réformes de Cuba, sur les clauses matrimoniales et sur les autres questions importantes du momout ATM Canovas, Romero Robledo et Elduayen seront naturellement du nombre des invités.Le président du conseil vise évidemment à se ménager la sympathie de ce s messieurs et l’appui des différents groupes de la majorité.Le voyage que vient d’accomplir AI.Romero Robledo et AI.Canovas del Castillo, revenant de France, dans la principauté de la Catalogne, a, du reste, montré que si ces deux ministres ne jouissent pas de la popularité ni de la sympathie des masses, ils ont au moins assez de partisans dans le monde administratif pour être l’objet d’un accueil qui ne manque pas d’une cerkiine sincérité.AI.Canovas surtout a fait par moment oublier le monarque.Il a été fêté et reçu aux stations du chemin de fer, avec le même cérémonial et loc rnômoo pvivonauov-o ulllvlcllco v^uc s’il avait été le roi A propos de M.Canovas, disons en passant que tout le monde croit à son retour aux allai* res, non pas immédiatement, mais pour l’époque où le général Martinez Campos échouera avec ses réformes de Cuba.Vous voilà renseigné en gros sur ’ les difficultés que rencontre la fusion démocratique, sur la situation du cabinet et sur les projets du roi.Alain-tenant il me resterait, pour compléter cette lettre,à marquer l’attitude des oppositions dynastiques, c'est-à-dire des partis constitutionnel et modéré.Deux mots suffiront pour cela : les constitutionnels, quoique lassés d’être dupes depuis cinq ans, attendent encore que la gravité des questions actuelles donne au roi une occasion de tenir certains engagements.Mais ils semblent décidés à accen si seulement AI.Falk avait eu le temps de donner au pays les lois scolaires promises depuis 1848etdepro-testantiser e:i principe et pour l'avenir renseignement, comme il l’a lait de facto par ses décisions et ses réécrits pour une infinité de cas spéciaux, le II e/tblatt rhénan s’en consolerait ! Nous le répétons, la question des écoles confessionnelles est une de celles sur lesquelles le protestantisme conservateur est d’n a v”nr» 1 i\o catholiques.C'est, pourquoi nous enregistrons avec bonheur la démarche que va faire le clergé de Cologne à la suite de celui des diocèses de Munster, Paderborn, Breslau et Trêves.Ces démonstrations du clergé de tous les diocèses forceront sans doute M.de Puttkamer à sortir de l’obscurité dans laquelle il se tenait en répondant à la dernière pétition clu clergé vost-phalien.Lue question dans laquelle nous aurons sans doute l’appui de M.de Puttkamer, c’est la suppression de l'examen imposé par l’Etat aux théologiens, examen qui doit porter sur l’histoire de la littérature, sur la philosophie, etc.Le parti des protestants orthodoxes demande le.retrait de la loi qui prescrit cet examen, comme le lait voir la motion Koegel adressée un synode général de l’Eglise ofliciol-> le de Prusse qui est réuni en ce mo, ment à Berlin.Le ministre des cultes i a laissé comprendre en pleine séance tuer leur attitude dans le sens libéral, autant pour remplir le vide laissé par les démocrates fusionnés aux , .‘- T' .' ‘.VT: “J" , républicains, que pour mieux faire !tlu syn°de que*, pour lui il ctait du sentir au souverain, par leur éloigne-1 n,U n?.Iails 9U0 ^llutoul' ^ *a motion, - - - * -a et quit lerait son possible pour ren ment, qu’ils pourraient bien sè lasser un jour.Les modérés sont déjà si rares qu’ils ne font presque pas de bruit.A moins que M.Moyano ne fasse un discours d’opposition au mariage royal, comme le fameux qu'il lit contre le mariage avec la reine Mercédcs, et ce n’est pas probable, le parti modéré ne fera plus rien, et il ira en s'éteignant, de jour en jour.l.eltrcH «lew bords du Itliiu dre l'examen illusoire et réaliser en fait ce que la loi ne lui permettait pas de reconnaître en principe.Le conseil supérieur ecclésiastique a adressé au synode son mémoire sur “ les rapports de l'église évangélique avec l’école du peuple ”, dans lequel il se déclare contre les écoles simultanées et prend parti pour les écoles confessionnelles.Il réclame en | outre l’inspection des écoles par le ! clergé.Ce mémoire nous apprend que 442 écoles, c’est-à-dire 7.15 pour 100 de toutes les écoles de la monarchie, ont été privées de leur carac- Motiveinent scolaire dans la province rhénane.—Le synode protestant de aartis dans le tutur landtag.—Mgr ' ^uS °^ snnultannees ou paritaires Inline de Fulda.—Les Vieux.soralL éliminent plus grand, sans la résistance des populations.L’église 1’ Le clergé du vaste diocèse de Co-, évangélique, y 'est-il dit, a plus souf-log ne \ a aussi envoyer son adresse fort do ces changements que l’Eglise réunion composée d’un grand nombre d’ecclésiastiques pour discuter une pétition adressée à AI.de Puttkamer.Le parti protestant, auquel appartient le nouveau ministre des cultes et de l’instruction publique, est opposé en principe aux écoles simultanées, paritaires et mixtes, que le ministre Folk avait multipliées pendant sa trop longue administration L
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