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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 7 mai 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1880-05-07, Collections de BAnQ.

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-y* « « ri', ., _ A4eme Annee ¦ * • .•' ’* ; - • ^ ^ .„ _____ _ lf # ., A • -r‘' • No 2(70—Edition qnotidienne-Semc annee — Vendredi ?Mail V5, till lanato t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.LETTHE DE LMKOIlEVEQtS; DE PARU.Voici la lettre de S.Em.le cardinal Guibert, archevêque de Paris, au président do la République, sur les décrets du 29 mars.Paris, le 12 avril 1880.A Monsieur le Président de la République française.Monsie ur le Président Lo 29 mars dernier, le gouvernement a porté deux décrets.L’un donne trois mois à la Société de Jé«n« pour se dissoudre, l’autre refuse à toutes les congrégagations religieuses le droit d’exister en dehors du régime do la reconnaissance légale.On assure que l'intention de ceux qui ont pris cette grave mesure n’est pas de nuire à la Religion ni d’affliger l’Eglise.S’il en est ainsi, comme nous aimons à le croire, il y a un devoir pour nous de les éclairer ; car ils se sont évidemment trompés sur la portée de leur acte.La religion est atteinte, et l’Eglise de France est dans le deuil.Les congrégations religieuses font partie intégrante du Christianisme, parce qu’elles représentent, au sein de la société chrétienne, la pratique des conseils évangéliques.La forme de vie qui leur est propre emprunte son inspiration à l’Evangile môme, et ses principales observances aux premiers disciples du Sauveur.A peine la paix religieuse eut-elle laissé aux chrétiens un peu de liberté, que les monastères se fondèrent de toutes parts.L’institution, depuis lors, s’est renouvelée de siècle en siècle, pour répondre aux besoins divers des temps, sans que jamais la sève en ait été épuisée.La Révolution détruisit tout le passé religieux de la France : les ordres monastiques furent emportés avec tout le reste.Le Concordat survint, et posa, en dix-sept articles, les principes de la restauration du culte, sans s’occuper en détail de toutes les parties de cette immense tâche.Il eût été bien diflicile alors de prévoir sous quelle forme et par quel moyen l’établissement monastique pourrait reprendre sa place dans la société nouvelle.Le plus sage était de laisser au temps le soin de résoudre ce problème.Ainsi s’explique le silence du Concordat, qu’on invoque à tort pour exclure les congrégations ; il serait plus juste d’invoquer en leur faveur l’article I«r, qui assure le libre exercice de la religion catholique.Le premier consul l’entendait ainsi ; car, presque aussitôt après le Concordat, il rappelait quelques-unes des principales congrégations.Les régimes suivants ont imité cette sage conduite, et les religieux sont rentrés peu à peu en possession des œuvres d’éducation et de charité.Aujourd’hui la place qu’ils occupent est considérable, et le clergé séculier ne pourrait se passer de leur concours.Les prédications extraordinaires, dont le décret de 1809 lui-même a reconnu la nécessité, l’enseignement dans les séminaires, les retraites ecclésiastiques, la culture approfondie des sciences sacrées et profanes telle que la réclame la défense de la foi, les œuvres diverses par où le ministère sacerdotal s’adapte aux besoins particuliers de chaque époque, voilà le champ qui est ouvert à l’activité des ordres religieux.Absorbés par les devoirs essentiels de la charge pastorale, les prêtres des paroisses ne pourraient jamais suffire à ce labeur.Ajoutez à cela l’apostolat lointain qui perpétue la mission donné par Jésus-Christ ù l’Eglise.Eu dehors des congrégations, les missionnaires ne se recrutent que par exception dans les rangs du clergé séculier ; seule la discipline religieuse pout assurer a ce clillicile ministère la suite et l’unité ! qui en garantissent le succès.Aussi! voit-on les religieux embrasser avec ' ardeur cette tâche sublime ; les femmes même n’en sont pas exclues : sous des noms et des costumes divers, les congrégations des deux sexes portent sur tous les rivages la connaissance de l’Evangile, propagent la civilisation, font respecter et bénir le nom et l’influence de la Franco.Voilà, monsieur le président, comment l’Eglise comprend, dans le passé et dans le présent, le rôle des congrégations.Elle n’admet pas qu’on fasse de ces grands corps un accessoire, tantôt utile tantôt nuisible, dont l’existence dépende des vicissitudes de l'opinion ou de la politique.Il fallait avant tout éclaircir ce point doctrinal.Et maintenant je viens aux décrets.Le gouvernement avait demandé* au Parlement une loi qui eût mis les religieux hors du droit commun en matière d’enseignement.Le Sénat a refusé d’exclure une classe honorable du bénéfice de la liberté générale.Alors on a cherché dans les lois existantes les armes qu’on n’avait pu obtenir d’une législation nouvelle.Et qu’a-t-on trouvé ?Des actes antérieurs à la Révolution française, et d’autres venus plus tard.Te ne dirai rien des premiers, sinon qu’il est bien surprenant de les voir évoquer.Les arrêts des anciens Parlements contre les Jésuites appartiennent à tout un ensemble de lois et de mœurs dont il ne reste rien aujourd’hui.Il y avait alors harmonie entre les lois de l’Eglise et celles de l’Etat, et il résultait de cet accord des privilèges et des servitudes qui n’ont plus de raison d’être.On nous accuse très injustement de ne pas aimer la société moderne ; est-il juste d’aller chercher dans les débris de la vieille société tout ce qui peut servir de prétexte pour priver le religieux d’aujourd’hui des droits qu’un nouvel état de choses consacre au profit de tons ?Je n’examinerai pas non plus les actes qui datent de la Révolution, laissant cette discussion technique aux jurisconsultes, et je me borne à une considération qui4 selon moi, domine toute la question et doit convaincre les esprits graves et sans passion : quatre-vingt-dix ans nous séparent do la première loi révolutionnaire, invoquée par les décrets contre les congrégations.Cet espace de temps peut être divisé en deux périodes.La première, qui est la plus courte, est aussi la plus troublée ; c’est celle pendant laquelle un nouvel état social s’élabore péniblement, et c’est aussi à celle-là qu’appartiennent ex- clusivement les dispositions violente?* contradictoires, mcohérentes’dont on veut se servir contre les ordres religieux.La seconde période dure plus longtemps ; elle est plus calme et plus prospère, et c’est le temps où se dégage et se fixe l’esprit nouveau qui pénètre toute la société.Or, c’est pendant cette seconde pé riodo que les congrégations renaissent, se multiplient, s’étendent, traitent avec le gouvernement, le servent dans nos colonies et dans nos armées, et recueillent partout les témoignages de l’estime et.de la confiance publi- Sues.L’enseignement aux d i d '•* res etsi ou^csoiveinent anranchi des entraves du monopole, et les congrégations sont les premières à exercer le .droit d’enseigner : elles le font au grand jour, avec un éclatant succès, à la satisfaction universelle.Et c’est après un demi-siècle de possession tranquille, alors que nul ne se souvenait plus de ces lois vieillies, héritage de nos jours troublés, c’est alors qu’inopinément, sur l’injonction d’un parti politique, on tire de l’arsenal juridique ces instruments usés ! Sans les décrets qui les ressuscitent, qui donc connaitrait aujourd’hui ces lois existantes dont on veut se servir contre des Français fidèles ?; Et quelles sont les personnes qui ; se voient en butte à de telles rigueurs?j Ce sont celles qui, obéissant à une inspiration supérieure, ont abdiqué les avantages du monde et renoncé aux joies de la famille, pour se consacrer au service de Dieu et de leurs frères.Ces personnes vivent de peu, travaillent constamment, prient pour ceux qui ne prient pas, instruisent les ignorants, soignent les malades visitent et soulagent les pauvres, recueillent et nourrissent les orphelins et les vieillards, portent partout les cousolations de la Religion.Tarmi les groupes qu’elles forment, les uns ont obtenu successivement du pouvoir la qualité de personnes civiles, et sont par là devenus habiles à recevoir les libéralités qui hmr sont faites.Les autres groupes n’ont rien demandé à l’Etat, et ne so sont réclamés que du droit commun.Les uns et les autres ont vécu dans le respect des lois, dans la pratique du dévouement, et, sous des formes diverses, ont également bien mérité du pays.Et pourtant celles de ces institutions qui n’ont pas sollicité de faveur, sont dénoncées comme rebelles.Leur existence constitue un désordre uniquement parce qu’elle n’est pas privilégiée.On leur enjoint de demander la reconnaissance légale.Il est vrai qu’on ne s’engage pas à la leur accorder.Et comment pourrait-on le promettre ?Dans la plupart des cas, l’autorisation ne peut être accordée que par uue loi.Quelles décisions sur leur sort les congrégations peuvent-elles attendre de l’Assemblée politique qui a voté l’ordre du jour du 16 mars ?Si elles ne demandent rien, elles sont en état de révolte et doivent être dissoutes.Si elles sollicitent l'autorisation, la majorité de la Chambre, selon toute apparence, la leur refusera, et elles seront également dissoutes.Je le demande : des associations qui se seraient signalées par des méfaits et non par des servi ces pourraient-elles être traitées avec plus de sévérité ?Et cependant voici une disposition plus rigoureuse encore.Entre les instituts religieux, il en est un qui a jeté plus d’éclat que les autres, qui a excellé dans l’éducation, qui a honoré les lettres, qui a formé des savants de premier ordre dans toutes les branches de la science, qui a envoyé des missionnaires à toutes les extrémités du monde, qui a porté la civilisation dans les pay6 les plus barbares, et qui a rougi toutes les plages sôii importance et ses succès a fa naine des ennemis de la Religion, la compagnie de Jésus a toujoura confondu la calomnie par l’éclat de ses vertus, de ses lumières et de ses services.Tous nos concitoyens ont pu la voir à l’œuvre depuis cinquante ans : il n’est pas besoin, pour la juger, d’interroger les réquisitoires de ses anciens adversaires : elle vit, elle travaille sous nos yeux, et la société moderne, qu’on l'accuse de renier, lui doit la formation des meilleurs de ses fils.: Au zèle, ces prêtres généreux ont • toujours joint la prudence.Au milieu ( des dissensions qui agitent et divisent notre pays, si le clergé tout entier s’est renfermé rigoureusement dans les limites de son ministère spirituel, la compagnie de Jésus n’a pas été moins fidèle à éviter toute immixtion dans les questions politiques ; ceux qui disent le contraire l’aflirment sans preuve.« Un évêque qui a sous sa juridiction les principaux établissements des Jésuites, a qualité pour les venger de ce reproche.C’est à cette société célèbre que le pouvoir réserve ses plus grandes rigueurs ; il ne songe pas à proposer au Parlement de la reconnaître : il ne lui laisse que la mort, et lui assi-un délai de trois mois pour dispara tre.Monsieur le président, je crois pouvoir dire que l’esprit de modération a toujours réglé mon langage et ma conduite.Ocitc fois, vous m’excuserez si j’ai de la peine à contenir l’expression de ma douleur.J’ai vieilli avec mon siècle ; j’ai assisté à bien des changements politiques ; j’ai vu bien des conflits se produire 1 au sein de notre chère et malheureuse ! patrie.Un spectacle tristement nouveau était réservé à mes derniers jours : je devais voir les préjugés d’un paiti arrêter violemment les progrès des libertés publiques et faire rétrograder le pouvoir vers les pratiques oubliées des régimes absolus.Est-ce ainsi qu’on croit remédier à nos maux ?On ne craint pas de frapper ce que la France a de plus digne de respect, remettant en vigueur des lois qui paraissaient hier impuissantes, puis- ?[u’on en proposait de nouvelles ; on ait appel à une jurisprudence plus que douteuse pour consommer un mal certain et peut-être irréparable ; pour déférer au prétendu vœu de l’opinion, on contriste et on désole plus de la moitié de la nation ; on invoque des périls imaginaires pour maltraiter ceux qui pourraient aider à conjurer des périls réels.Je ne me permetterai pas de don- raconter la & r£Lt &fcEïïï rï&î° US’ S • ¦ blnnd!ffiÆ8C,‘,ait s°"slopins opportune.A uneg6„é ™ cœurs mon de\ J ‘ - tou» ™ née dans un siècle mauvais, qui osa chrétiens, et je crois remplir réagir contre l’esprit diabolique de nn,iYle™' en faisant arriver jus- Voltaire.Sa carrière se résume dans qu aux dépositaires de la puissance un mot qui est la synthèse de la vie na/iJietuue.ïfVsi - J.!Z Bi«nr lo ,1’arrAtor loC mnnT qu’elle arriva à ce haut degré de per- sieur le président, d’arrêter les maux que redoute le pays.Un gouvernement s’honore en revenant sur des mesures dont on lui signale le danger.Les décrets du 29 mars ne sont encore qu’une menace à la paix publique.Si la menace s’exécute, il est à craindre qu’elle n’amène des conflits douloureux entre la loi et la conscience, et la France peut alors entrer dans une période de troubles intérieurs dont nul ne saurait assigner le terme.Te demande à Dieu qu’il nous épargne ce malheur, et qu’il fasse prévaloir, dans les conseils de ceux qui nous gouvernent, dos pensées de justice, de modération et de paix fection qui détermine Rome à préparer aujourd’hui un procès en canonisation.Sa vie fut une série de sacrifices, d’autant plus méritoires, que la nature humaine fit sentir souvent son aiguillon.Quelque bien disposé que l’on soit, on n’abandonne pas sans efforts une situation princière pour le cloitre, surtout à une époque où le cloître n’avait plus le même prestige qu’au moyen âge.Une fois la séparation accomplie, Louise de France, marcha à grands pas dans la voie de la perfection, et cette carrière de purification si utile A son âme, si , - ., édifiante pour ses compagnes, ne fut ¦\ euillez bien agreer, monsieur le , pas moins féconde au dehors.En president, 1 assurance de ma haute et .y Cette époque, deux grandes respectueuse considération.T.HIPP., cardinal Guihekt, Archevêque de Paris.I.» vénérable I,nuise de France, fille de Foula XV âmes tinrent tête à l’impiété et.à l’immoralité qui régnaient de toutes parts.Ici c’est l’intrépide Beaumont, archevêque de Paris ; là c’est la fille de Louis XV, l’austère Carmélite, qui parle haut et ferme, lorsque la religion lui fait un devoir d’avertir les ! gouvernants qu’ils font fausse route.EN RELIGION MÈRE THÉRÈSE DE SAINT-AUGUSTIN (1) rius que jamais la Providence se Et presque toujours elle est écoutée, joue de l’orgueil contemporain.Plus parce que rien n’impose plus le resla persécution s’accentue, plus elle pect que la vertu indépendante, multiplie les contrastes.A l’atmos- La règle de sainte Thérèse ne brise phère matérialiste qui nous entoure aucune des aspirations légitimes qui et nous étoufle, Dieu oppose une cou- animaient cette charmante princesse, che de spiritualisme qui assainit.Et Dans son monastère, elle reste fille ce phénomène ne date pas de ce siècle, soumise et respectueuse.elle paie et Quol^nes âmes supérieures réagis-11 s’0flre en holocauste., elle vénère sa saient, il y a cent ans déjà, contre les tendre mère qui eut le grand mérite vices de 1 époque.Aiuio iuui éutii , u arracher â la corruption d’une cour pourri : aristocratie, classe lettrée, ; dissolue sa nombreux Tamille, elle bourgeoisie, surtout dans la capitale ; : chérit tendrement son admirable le trône même avait subi la conta- frère, l’intrépide disciple du maréchal gion.Louis XV déshonorait la famil- : du Muy, qui peut-être, aurait montré le de saint Louis, mais collatérale- plus d’énergie gouvernementale que ment à ces tristesses, on rencontrait ie roi-martyr ; enfin, après Dieu, elle des âmes vierges et pures qui priaient, j aime par-dessus tout la France, cette s’humiliaient, et s’offraient en holo- France si coupable, mais si malhen-! causte pour apaiser la justice divine, reuse.Tel est, rapidement esquissé, 1 Dans ce milieu seulement se conservaient des épaves de la France chrétienne, victimes qui devaient jouer un rôle important dans l’économie des desseins providentiels.Dans cette famille auguste des Bourbons, où tous les contrastes se j chrétiens.Cette lecture servira aux rencontrent, où le vice et la vertu se I personnes appelées à vivre dans le le portrait d’une femme qui a sa place marquée dans les aunales historiques du XVIIIe siècle, et nous félicitons M.l’abbé Gillet d’en avoir honoré la mémoire dans un livre qui a sa placo marquée dans nos salons coudoient, où les plus sublimes ver tus succèdent aux plus tristes défaillances, on vénère des saints.A l’ori-rigne, saint Louis, qui reste le type le plus achevé du grand roi ; plus tard, d’humbles vierges qui pratiquent les plus hautes vertus dans le cloitre, afin de prouver â la France que la sainteté est aussi bien l’apa- ;1) Par l’abbé Cyrille Gillet, docteur en théologie, du diocèse d’Orléans.(Orléans, Herluison).monde ; elle sera surtout utile à ces nombreuses imaginations qui pensent que le cloitre est un tombeau anticipé où tontes les initiatives s’étiolent.En parcourant ces pages racontant une vie de la sérénité la plus suave, on se croit transporté dans une oasis lointaine, à l’abri des agitations malsaines qui nous entourent, et on fait des vœux pour que Léon XIII, écoutant la prière du petit-neveu |du roi-I martyr, élève sur les autels la suinte Feuilleton du COURRIER DU CANADA 7 Mai 1880.—Ne 50 ?Far Louis de Bellkmare.(Suite.) Fendant que Bois-Rosé regagnait à pas de géant l’endroit où il comptait rencontrer Fabian et Pepe, une nouvelle explosion vint retenti à ses oreilles et ajouter à l’angoisse poignante qu’il éprouvait.Cotte fois encore ce n’était pas le son bien connu do la carabine de Tepc.Bientôt, cependant, la voix de ce dernier s’éleva danB lo silence profond qui venait de succéder à cos coups de feu successifs.Mais il y avait dans l’intonation de cette voix au milieu de la forêt, quelque chose d’inquiet dont s’augmentait la cruel le anxiété du Canadien.“ Revenez donc, pour Dieu, don Fabian ! s’écria l’ancien miquelet.A qnoi bon quand on est.” Une troisième détonation Tint lui couper la parole, et quand l’écho le plus lointain en eut répété le premier grondement, lo vieux chasseur prêta vainement l’oreille.Il semblait que le même coup venait do fairo taire à jamais la voix de celui qui avait parlé, comme celle du jeune homme à qui cette voix s’adressait.Le profond silence, un instant troublé, s’était rétabli, majestueux, imposant, effrayant ! Seulement, l’oiseau-moqueur jeta tout d’un coup au milieu de ce silence une ironique et imparfaite imitation des paroles humaines, comme s’il eût voulu reproduire les derniers sons échappés à la bouche d’un mort, puis bientôt il fit entendre un chant doux et plaintif, semblable à un hymne funèbre.Le Canadien continua sa course haletante pendant un instant, puis, au risque d’attirer sut lui quelque ennemi caché, il s’écria, d’une voix qui fit mugir l’écho de la forêt : “ Holà ! Pepe, où êtes-vous ?Êtes-vous.—Ici ! droit devant vous, répondit la voix de Pepe ; nous sommes ici, don Fabian et moi.” Une exclamation de bonheur s’échappa dfr sa bouche en apercevant de nouveau Fabian et Pepe, qui semblaient l’attendre." Le coquin doit être blessé, s’écria-t-il en accourant vers eux, car il n cherché inutilement à se retenir A une branche, et l’herbe portait l’em- preinte de son corps ; avez-vous été plus heureux que moi, car votre carabine lui a dit aussi son mot ?” Pepe secoua négativement la tête.“ Si c’est un homme à veste de cuir que vons parlez, faut que le diable le protège, car j’ai tiré sur lui aussi sans l’atteindre ; mais il y avait encoro quatre autres cavaliers avec lui, et, dans l’un deux, j’ai reconnu celui qui se fait appeler ici don Estévan, et qui n’est autre.—Je n’ai vu que l’homme à la veste de cuir, interompit Bois-Rosé, et j’apporte la carabine qu’il a laissée tomber dans sa chute.Mais n’êtes-vous pas blessé ?s’écria-t-il vivement en s’adressant à Fabian.—Non, non, mon ami, répliqua Fabian en se jetant dans les bras que lui ouvrait le Canadien, qui, les yeux humides, le pressa sur son cœur, et s’écria, comme s’il le voyait pour la première fois : —Ah ! qu’il est grand ! qu’il est beau maintenant ce petit Fabian ! Puis, frappé de sa pâleur et de la, gravité de de sa contenance, il inter-• rogea, plein de sollicitude, l’enfant 1 qu’il venait de retrouver.Pepe m’a tout dit, reprit Fabian ; je sais que parmi ces hommes, se trouve l’assassin de ma mère !.Un rapide conseil fut tenu entre les trois amis, qui décidèrent à gagner le plus promptement possible le pont de bois dont il a été question, puisque c’était le saul chemin qui conduisit à Tubac.LE feANG DES MEDIÀNA Après avoir inutilement déchargé plusieurs fois leurs deux carabines, el de trop loin puai que leurs balles eussent été dangereuses.Oroche et Bajara n’avaient pas tardé à rejoindre Cuchillo.Le bandit était pâle comme un mort.La balle que lui avait envoyée le Canadien au jugé lui avait aflleuré le crâne assez fortement pour lo jeter à bas de cheval.Sans doute, alors Bois-Rosé l’eût écrasé du pied si son cheval n’eût pas été si merveilleusement dressé.Le noble animal voyant que son maître no pouvait se hisser jusqu’à lui, s’inclina pour qu’il pût saisir sa crinière et 6e mettre en selle.Quant il le sentit affermi sur ses étriers, le cheval reprit un galop assez rapide pour arracher son cavalier au couteau de Bois-Rosé.Ce ne fut pas le seul danger que courut le bandit.Quand il eut Tejoint ses deux complices.Oroche et Bajara et que tous trois se furent réunis à don Estévan et à Diaz qui les attendait à l’endroit indiqué, l’Espagnol n’eut pas besoin d’interroger Cuchillo pour apprendre que Fabian avait une fois encore échappé à sa haine.A l’air do désoppointement dos deux coquins, ù la pâleur du bandit qui chancelait encore tout étourdi sur sa selle, don Estévàn avait tout deviué.Trompé dans son attente, l’Espagnol sentit gronder dans son sein une rage sourde d’abord, et qui no tarda pas à faire explosion.Il poussa son cheval contre Cuchillo en s'écriant d’une voix de tonnerre : “ Lâche et maladroit coquin ! ” Et dans la fureur qui l’aveuglait, sans penser que Cuchillo seul connaissait le mystérieux emplacement du val d’Or, il avait tiré un pistolet de ses fontes.Heureusement pour lo bandit, Pedro Diaz se jeta brusquement entre celui-ci et don Estévan, dont la fureur s’apaisa petit à petit, “ Et ces hommes qui sont avec lui.demanda l’Espagnol, qui sont-ils ?—Les deux tueurs do tigres, ” répondit Baraja.Une courte délibération eut lieu à quelque distance et à voix basse entre don Estévan et Pedro Diaz, et se termina par ces mots prononcés de façon que tous pussent les entendre : “ Nous détruirons le pont do salto do Agua, dit ce dernier, et du diable s’ils nous joignent avant Tubac ! ” Les cavaliers partirent au galop.Fabian avait entendu, la veille, don Estévan dire à Cuchillo qu’il ne passerait que deux heures à l’hacien-da, avant son départ pour le présido.Les derniers événements qui avaient eu lieu le soir chez don Augustin devaient encore avoir hâté ce départ.11 n’y avait donc pas à hésiter.Le cheval do Pepe devenait uu auxiliaire précieux pour que le cavalier qui le monterait put suivre les fugitifs, et au besoin leur couper le chemin ; restait à savoir qui le monterait pour se charger d’une aussi périlleuse entreprise que celle do s’opposer seul à la fuite de cavaliers armés.“ Ce sera moi, ” dit Fabian.En disant ces mots, il s’élança vers l’animal, qui recula plein d’effroi ; mais, saisissant la longe par laquelle il était retenu, il lui jeta son mouchoir sur les yeux.Tremblant de tous ses membres, l'animal resta immobile.Fabian apporta la selle de Pepe, la sangla comme un homme habitué à cet exercice, et puis assujettissant fortement au-dessus des hazeaux le lazzo de manière à former à la fois une bride et un caveçon, et, sans retirer le mouchoir dont le cheval était comme enchaperonné, il allait sauter sur la selle, quand Pepe, sur un signe de Bois-Tosé, s’interposa subitement.“ Doucement, doucement, dit-il ; si quelqu’un ici a le droit de monter ce cheval, c’est moi, à qui il appartient par droit de conquête.—Ne voyez-vous pas, reprit impatiemment Fabian, que cet animal n’est pas encore marqué du-fer du propriétaire, ce qui indique qu’il n’a jamais été monté ?et, si vous tenez à vos membres, vous n’en ferez pas l’essai.[A suivn.] Carmélite qui deviendrait la protectrice de la France.Qui 6ait si cotte exaltation, changée en fête nationale, ne réacclimaterait pas la pratique officielle de la religion du Christ, que des misérables sans esprit et sans vertu veulent extirper du royaume de saint Louis ! _ Vto F.De C it aulnes.pareil culte envers la France impie, révolutionnaire, libre-penseuse, il n’y ECHOS DU JOUR liai).C’est uu document d’une haute importance par la nature et la gravité ^ condition de rhon Georges a rien d’étonnant qu’on ne trouve du sujet , en même temps c’est un prown ne s’améliore pas.pas de son goût des invitations faites modèle admirable des correspondait- ______.à MM.de Mun, Veuillot, Rameau, Au- ces qu’on peut appeler apostoliques, Le parlement sera probablement SOMMAIRE.L- Uia de l'Arr.lievüquo do Paris sur les décroîs du 29 mars.La vénérable Louise de France, lille de Louis XV, etc.iM-rit.urroN :—Les chercheurs d'or, par Louis de Bellemaro, [suite].A propos d'un con pros catholique.M.Todd et son livre.M.Landry, député de Montmagny.La France et l'éducation au Canada.Helios du jour.Premiere et dernière réplique.Cour criminelle, séance du \ mai.Petites nouvelles.France impie n’est pas notre France ; fois.Il est vraiment beau, vraiment député de Dorchester, a su l’a dit déjà bien des fois, faudra- consolant de voir à la tête du premier d un accident assez sén I on l’a dit déj _ t-il le répéter sans cesse ?Le Canada | diocèse de l’Univers quant au nombre de cette ville, et été victime sérieux.aujourd’hui, indiquant les cargaisons arrivées à la factorerie d’York, anr la Baie d’Hndson, pendant l’été de 1879, on constate que, sur un seul chargement d’outre-mer, il y a été payé la jolie somme de $16,069 de droits sur les marchandises.La valeur des articles entrés en franchise s’élève à $1,119.du vol de jambon, qui a occupé k cour de puis lundi après-midi.Après quelques remarques de la part du juge Tessier, le jury se retire et rapporte subséquemment un verdict, de culpabilité contre le prisonnier Audibert et d’acquittement pour les trois autres.avec chagrin que nous avons C’est avec enagn appris la mor* de Madame T.P.Bédard, Ce résultat donne une légère idée I arrivée hier._____Madame Bédard est décédée A la suite de 1 importance du commerce qui de- [ une iongue et cruelle maladie pendant - Hnoiictf.Nouvelles.Le président du Sénat, l’hon.Mac- i*oiev.Cèdre rouge.—«1.A \V.Ileid.Ecole normale laval.—P.Lagacé.(ïrneraentations domiciliaires.Contrat de la malle.—W.G.Sheppard.Banque Stadacona.—W.H.Dean.Pour la Côte Nord.Fromage.'—Arthur Toussaint.Pour la première communion.—FVcteau colle.A; is.—N.Garnodii.A Tur- qui persécute los catholique frères, qui proscrit la religion du seuil des familles et des écoles, qui chasse les religieux et les religieuses comme des ennemis de l’Etat.Repoussant donc les principes révolutionnaires et leurs conséquences funestes, le comité du Congrès 11e pouvait pas honorablement,sans blesser les consciences catholiques, tendre une main amie à des personnages qui n'auraient pas leur place que le correspondant Ignotus ferait triste mine dans une semblable réunion, à cause de ses opinions anticatholiques et anti-canadiennes-françaises.ment glorieux de sollicitude épiscopale et de véritable patriotisme.P qiKKFX.7 3141 1880.\ prof»o« du congrès catholique On lit dans Y Union de SL*Hyacinthe : On nous informe qu'à l'occasion tic notre fête nationale à Québec, le 24 juin prochain, tics invitations d'y assisteront été adressées en France à MM.Albert de Mun, Louis Veuillot et quelques autres, tous appartenant à la même faction politique.Comme par cette démarche, l'on a surtout en vue, nous croyons, d'affirmer an grand jour, que, malgré la distance qui nous sépare, nous sommes toujours unis par les liens indissolubles de notre affection pour l'ancienne mère-patrie, et comme, d'un autre côté, dans une solennité du genre de celle que nous préparons, toutes nuances de parti, tous conflits d’opinions doivent disparai tre pour se fondre en un seul tout.il nous semble, pour te moins étrange, que Ton n'ait pas songé à ce qu'une invitation aussi partiale pouvait avoir d’équivoque et do compromotinnt.Quo l'on nous permette de faire remarquer au comité, responsable de ces Invitations, qu’il y a en France d’autres personnages influents outre ceux mentionnés ci-dessus.toutes personnalités très marquantes sans doute, mais qui n'en constituent pas moins une secte à part.Résumons-nous.Cette démarche ne peut et ne doit pas ressembler à une protestation de foi politique.La France continue à se bien porter.Les braillards qui s’évertuent à c’ier dans leurs phrases stéréotypées que l'horizon s'assombrit de jour en jour (voilà dix-ans qu’il s'assombrit) et que l'Etat est sur un volcan, n’ajouteront pas, quoiqu’ils fassent, un seul petit nuage au firmament, ne feront pas éprouver au char de l’Etat la moindre oscillation inquiétante.C'est bien fâcheux pour eux, mais qu'ils eu prennent leur parti.Ils en seraient du reste pour leurs peines.” En voilà assez pour nous suffisamment connaître les tendances malheureuses de ce correspondant de VUnion qui signe Ignotus, mais à qui le pseudonyme lgnarus eût mieux convenu.Il est fièrement igtio-rant cet inconnu qui d’abord parle sans savoir un traître mot de l’organisation de ce congrès, sans être renseigné sur les personnes qui en feront partie et sur les individus de France ou d’ailleurs qui ont été invités à y prendre part.Ce n’est pas toutefois cette ignorance-là que nous lui reprocherons, car il vaut mieux pour lui, connaissant ses idées et ses opinions sur les événements actuels, qu’il soit tenu à l’écart, car ses lumières ne seraient d’aucune utilité pour le Congrès catholique.Qu’il se mêle de ce qui le regarde, et personne n’ira le troubler dans ses occupations, «t le détourner de ses préoccupations.Mais ce que nous lui reprochons bien sévèrement, c’est qu’il vienne faire un crime aux organisateurs du congrès de n’inviter que des légitimistes, c’est-à-dire des catholiques, à l’exclusion des radicaux où des libéraux, et que, dans le but de rendre ces derniers plus acceptables, il déclare son amour pom cette France qui se porte bien, qu’il se pâme d’admiration devant le soleil de la république gambet-ti8te qui brille d’un éclat resplendissant en dépit des prédictions sinistres des braillards aux phrases stéréotypées.Quand on professe un W.Toclcl «*t hou livre La position du bibliothécaire du parlement devient de plus en plus difficile.Forcé d'avouer qu’il avait mal administré les finances de son département, il sera bientôt dans l’obligation de rétracter ses insultes à l’adressejde la religion,ou bien de dire adieu à la direction de la bibliothèque.La députation comprend maintenant jusqu’à quel point la conduite de cet employé a l’égard de ses supérieurs a été inqualifiable.Non content d'insulter le gouvernement et la majorité des députés, en prenant fait et course pour M.Letellier, il a encore dans son fameux ouvrage, injurié l'église catho lique dans les termes les plus méprisables.Et nous payons à ce grand homme $3,200 par année ; et ne s'en trouvant pas encore assez, il cumule les déficits, vend an gouvernements ses élucubrations par centaines et par milliers d'exemplaires.Voilà une des raisons qui font que les autour® canadiens-français ne peuvent vendre au gouvernement que deux ou trois exemplaires de leurs ouvrages, de par les decisions de M.Todd, Tinsulteur de notre religion.31.Landry, drp ut£ de 3foiitnuigiiy Nous lisons dans le Canadien : 1 ‘ Une assemblée générale des électeurs de cette division a été tenue dimanche dernier à Montmagny.M.Landry les y avait convoqués pour leur rendre compte de sa conduite parlementaire pendant la présente session.Il s'est acquitté de cette tâche avec toute l’habileté qu’on lui connait.M.Landry a passé en revue tous les travaux de la session, et expliqué taire les raisons qui ont motivé chacun de ses votes.” Lu France cl 1 Veinent ion sut Canada Nous lisons dans Le Français du 12 février 1880 : Au moment où les universités catholiques françaises sont l’objet des attaques les plus menaçantes de la majoii- tâu&r era \fc (1 ’rffloh WV ÀVtè îïï i que font nos anciens compatriotes de la Nouvelle-France du Canada.L’exposition de 1878 avait amené dans la mère-patrie un certain nombre de Canadiens, et il nous a été donné de conserver des relations suivies avec quelques-uns d’entre eux qui, sachant à quel point nous nous intéressons aux efforts des Nouveaux Français, veulent bien nous tenir au courant de leurs essais, nous faire connaître les œuvres qu’ils entreprennent.Nous recevons aujourd’hui une brochure fort intéressante dans laquelle est racontée la première séance de la distribution des prix de la section de l’Université Laval, fondée en 1878 à Montréal.C’est avec une émotion profonde que nous avons lu ces pages écrites dans ce vieux style français dont les Canadiens ont conservé le culte et dans lesquelles on respire ce souffle de vraie et de saine liberté qui guidait nos pères.Que de fondations utiles dues à ces temps auxquels on ne peut certes adresser bien des reproches, mais que nous sommes conduits chaque jour à regretter davantage.Que nous a laissé l'ère de liberté dont on nous parle depuis bientôt un siècle ?Une centralisation oui, de jour en jour, nous étreint davantage et la menace suspendue sur les œuvres'charitables que les pieux élan de la charité chrétienne avait fondées.Il est bon de franchir les mers et d aller passer quelques instants dans la Nouvelle-France ; on.y retrouve tant de souvenirs précieux, tant d’affection pour l’ancienne métropole que l’esprit s’y repose.L’Université Laval qui tire son nom de l’illustre prélat, Mgr de Laval-Montmorency, évêque de Québec, a été fondée, en 1852, dans cette ville.Sa charte lui a été accordée par le gouvernement anglais.Elle compte les cinq facultés de théologie, droit, médecine, sciences et lettres, et le gouvernement accorde des prix aux lauréats de cette université catholique romaine ; l’un de ces prix a été fondé par le prince de Galles.C’est de cette université de Québec qu'est fille la nouvelle université Laval de Montréal qui ne comprend encore que les facultés de théologie, de droit et de médecine.La première est dirigée par les professeurs du séminaire de St.Sulpice et au nombre des maîtres de la seconde, on remarque des juges de la Cour du Banc de la Reine.Le gouvernement si libéral de la reine ‘Victoria ne leur fait au ., .% « i a I fiéotiGmmont le Dort d’entrée pendant I veillante, chaiitablo, aimable, d uu missatre représentant le Canada a sequemmoni 10 pon u emia 1 eu e8prit cultivé, c’était, en un mot, un Londres, sera de $10,000 par année.la saison d été pour au moins caractère charmant en même temps Oil Ini ft voté O,icnito un crédit do grande partie des territoires du qu’une Ame d’élite, et elle emporte dans a V0tL UU .Nord.Ouest la lombe les rc8rets cl Action de tons $4,000 pour ses dépenses contingen- iNorcUJuest tes.J Première et dernière réplique Heureux mortel ! ceux qui l’on connue.Madame Bédard laisse pour pleurer Que je m'occupe deux fois d’un projet M.do Lcsseps a déclaré, dans nuel d'hôtel, c'est bien assez,.Monsieur Anli conférence qu’il a donnée à Paris,{quatre me pardonnera facilement ma que le projet du percement de l’isth- retraite vu la lacune que d’apres mon 1 i t> « x rvlne article de joudi dernier, il a cru remar- me de Panama ne rencontrai pinsLerdirnsmesconnaissance.Imumip.es, aes’ïtafs-Ems1011 SÉM0U8° dela pnrtU le mn «,¦ d’avoir employé * dos anglicismes.Je remercie sa perte un époux et cinq enfants.Petites Nouvelles —Nous apprenons que M.l’abbé G.* lacb Malgré les représentations les plus Brochu curé de St.Magloire vient dVl.ro nommé ni ré rln St.Denis.—11 y aura séance du conseil de ville ce soir à 7.30.Ordres du jour : rapports du comité dos marchés, des finances, et de monsieur Antiquaire de santé.énergiques des députés de la provin- I’am0urqu’il P01-16* la languo franCai“’| rLos exan,ens dos candidats qui se , J .P ^ D’ailleurs en remarquant los anglicis* | présentent pour être admis à l’étude de ce de Québec, le gouvernement fédé- quant les anglicis-1 pi _ ___ .mes et ne les pardonnant pas, il a suivi «i médecine ont lieu aujourd’hui à l’Uni- ral a persisté à ne vouloir retenir les la raod0) «« el c-esl la m0lle, mode, mode, .fleva,1‘1,1 services que de trente hommes de mode, ce mot répond à tout, cost la purgions! ‘ Médecins et Chi- poHee de la rade, au lieu de quaran- mode, et voilà tout.” -Son Excellence le comte de Promio- te-einq dont elle était composée au- Ce que je ne lui pardonne pas, a lui Réal, consul général d’Espagne, a eu la parnvant.I Canadien-français, c’est d’ignorer que générosité|de faire don,de six exemplaires - l’incendie de 1834 ait épargné une partielun splendide album de musique de sa Le lieutenant gouverneur d’Onta- de l'ancien château St.-Louis qui existe Kjaj?jge.lCg^P°*‘tlün'au couvont Jésus est devenu le véritable cauchemar des —Nous avons eu hier un temps d’au-La Gazette de Sorel.de samedi, I malades, lorsque je faisais mon cours A tomne : fort vent de nord-est, pluie el dit que les affaires du collège de cette M’ccolo Normale-Laval.Je ne sais si les neige.On a trouvé dernièrement, sur le rivage, entre Lanoraie et Lavaltrie, quarante piastres en or, et vingt pias-en argent, ancienne monnaie française contenue dans une vielle bouilloire en fer.Cet argent a probablement été enfoui à l’époque des troubles do 1337.M.Landry doit partir demain en même temps que son père M.le Doc-1 cun grief, à eux, magistrats investis teur Landry de cette ville.Ce dernier ^e sa confiance, de professer dans ira demander à N.D.de Lourdres de UI!e universit6 catholique.On^leur le guérir d’une paralysie de jambe aU contralre’ de servir encore qui lui rend la marche difficile.Nous de repos à la haute éducation de ci-lui souhaitons une guérison complète, toyens anglais.Comme tout cela est et à tous deux un heureux voyage.te sujet de reflexions amères pour -—_____________________ nous et que la vraie liberté est chose Ko» voyons avec plsjsir le g Bureau de I olice est décide a pren- nation ! Au nombre des professeurs dre des mesures énergiques pour detdroit, je trouve encore l’Honorable réprimer tout trouble.Nous publions |M.| Chauveau, ancien ministre de aujourd’hui une annonce du bureau ^’Instruction Publique.de Police de Québec demandant deux L •d,.scours fi11.’11 a Prononcé sur la legislation romaine est une œuvre cents hommes robustes pour servir remarquable et c’est avec une grande dans la police de la cité, et l’on nous émotion que nous avons constaté que dit que le gouvernement local a l’in- Mc programme des cours de droit tention de nommer un nombre d’hom- m^me que celui del’universi- mes égal à celui que nommera le de- *TaIY;e- L orateur prend aussi Bureau de Police plaisir a citer nos maîtres, MM.Gi- ¦buieau ae 1 once.raud, Demangeat, Ortolan, Troplong, Il est question d armer la police Accarias, etc., dont les ouvrages sont riveraine avec de petites carabines suivis au Canada.comme la police riveraine et civile t Nous envoyons tous nos souhaits à de Montréal, et nous croyons quef universh« catholique de Montréal ; notre police de la Cité devrait en ave.n,F,Paraît d’ajHeurs assuré et être aussi pourvue en si jamais; il nous est donné de rencon- ctie aussi pounue.trer ges docteurs, nous saurons qu’ils Rien ne doit etre négligé pour ont appris à chérir Ja France et que rendre notre police aussi effective le.ur grade est vraiment mérité.L/u-qu’elle l’était sous le contrôle du|n*v
de

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