Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 26 mai 1880, mercredi 26 mai 1880
r ; •'.3/ •' ,• V : 3?/ ¦ ‘ - ;r ‘ .** • - • '¦ ¦ 'U ' • ‘ '• , ^4(111' A nnec ¦ ?¦ ' ' '¦ ¦ * - ' ¦-.¦¦¦ 5 No ^«Edition quotidienne-8eme année mercredi 26 Hal IS£0 î>n fanaîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J'ESPERE ET J'AIME.M ; Détour tl lu plillOMOi»liiR il’uii- trelolM (Suite.) lît cependant, grâce à ces premiers travaux, déjà bien des préjugés sont dissipés.La philosophie du moyen âo-o n’est plus sommairement jugée comme un amas de barbares et obscures subtilités.Déjà M.Cousin avait reconnu que “ la Somme est un des plus grands monuments de l’esprit humain au moyen âge,qui comprend avec une haute métaphysique un système entier de morale et de politique, politique qui n’est point du tout servile.” Les travaux mêmes de l’école rationaliste, malgré toutes les réserves qu’il y a à faire à leur sujet, ont du moins fait connaître de plus près et juger plus exactement les philosophes du moyen âge.Le mouvement môme qui a ramené l’attention de bon nombre de savants vers les doctrines d’Aristote, ou les a poussés vers l’étude de la philosophie arabe et juive, du dixième au treizième siècle, n’a pu qu’être favorable à la réhabilitation de la philosophie scolastique.Aussi déjà, grâce à ce mouvement de retour de l’opinion, l’encyclique de Léon XIII a rencontré, de la part des savants non chrétiens, bien moins de préventions qu’on n’aurait pu prévoir.Pendant que la plupart des journaux ont eu peut-être le tort de ne point mettre assez en relief l’importance du document pontifical, plusieurs organes protestants ou libres penseurs l’ont accueilli avec uni* sympathie qui nous étonne plus encore que les fauses appréciations dont ils n’ont pu se garder entièrement.Les Italiens les plus hostiles à la pensée religieuse font néanmoins assez volontiers l’éloge des philosophes du moyen Age,qu’ils considèrent saint Thomas d’Aquin et saint Bona-venture comme compatriotes.Même ceux qui, s’élevant contre le “joug ” imposé par la foi et l’Eglise à la pensée humaine, font dater le véritable mouvement philosophique des jours de Giordano Bruno et de Campanella, comme chez nous il a été de mode de le dater de Descartes, ou qui s’imaginent sérieusement qu’aujourd’hui encore la philosophie de l’avenir sortira de la transplantation en Italie des doctrines de Kant et de Hegel, parleront respectueusement du “ génie nerveux et lumineux do nos grands docteurs du.moyen Age.” Lors même qu’ils accusent l’encyclique pontificale de vouloir changer en idolâtrie la vénération que la catholicité a toujours eue pour saint Thomas, ils n’en exaltent pas moins son génie.“ En lui la sagesse chrétienne s’est unie à la sagesse de la Grèce et de l’Orient.Tout ce que le génie des Pères de l’Eglise avait accumulé à travers plusieurs siècles, tout ce que Plnton of Aristnto nvn.it.njonfo, innt cela, saint Thomas le rassembla en une prodigieuse synthèse.! Il est devenu le saint Faul du treizième siècle, et le mouvement qu’il imprima à l’esprit humain fut le plus universel, le plus intense et le plus fécond qui se soit jamais produit.” En Allemagne, co mouvement de retour de la sympathie publique aux doctrines de philosophiques d’autre- fois est plus marqué encore.Bon nombre de protestants môme ont commencé à rendre une certaine justice à cette scolastique si décriée.“ Le temps n’est plus, dit Stœckl où saint Thomas se trouvait négligé par les savants même catholiques.Les esprits reviennent à lui,et l’on s’efforce de renouer la chaîne interrompue du mouvement scientifique dans l’Eglise.” En termes analogues, un écrivain protestant, qui cherche sincèrement à être juste pour le moyen âge catholique, avoue que la science sérieuse a enfin reconnu que “ cette époque ne fut pas simplement une période de naïveté, de barbarie, d’aberration ou d’absolue immobilité pour la culture humaine.” Il iccon-naît, au contraire, que “ la littérature scolastique, dans ses gigantesques infolio, olfre à quiconque l’honore d’un regard même superficiel un trésor d’idées et de pensées d’une souveraine importance et d’une inépuisable richesse.” En rappelant que saint Thomas, 44 ce héros delà philosophie et de la théologie, cet astre de première grandeur au ciel de la science, compta parmi ses admirateurs le Dante, Leibitz et jusqu’à Hugo C« rotins,” il compare la Sovmc théologique aux merveilleuses cathédrales du moyeu âge.41 Mais, comme la plupart de celles-ci, le monument édifié par le grand docteur demeura inachevé, comme si sa main seule eût pu le terminer.” (il suivre.) quier à Besançon est un ^triomphe qu’il vient de remporter.L’échec de M.Ordinaire atteint personnellement MM.Grévy et Gambetta.Non seulement M.Beauquicr était le candidat des comités radicaux contre l’homme do l’opportunisme, mais ii s’est posé en adversaire déclaré du président de la république et du président de la Chambre.Dans l’entourage des deux présidents, on attachait une grande importance au succès de son adversaire ; on se croyait tellement sûr de la victoire, grâce aux manœuvres de toutes sortes employées pour faire réussir le candidat agréable, que les feuilles officieuses l’escomptaient déjà au profit de la politique gouver nementale.L’élection de Besançon est un rude avertissement pour la coterie gambettiste.Les 44 nouvelles couches sociales ” s’élèvent de plus en plus à la surface, et le fauteuil présidentiel du Palais-Bourbon risque déjà d’en être envahi prochainement.L’élection qui doit avoir lieu à Lyon pour le remplacement de M.Millaud, passé au Sénat, s’annonce comme devant être plus fatale encore l'opportunisme.Après différents a UN MINISTÈRE DANS 1/EMBARRAS.Paris, 29 avril.Les choses vont décidément trop vite au gré des ministres de la République.La maxime opportuniste 44 aller lentement mais sûrement ” leur paraît préférable à cet autre mot imprudemment prononcé par M.Gambetta, et dont les radicaux se prévalent aujourd’hui : 44 il faut aboutir ! ” Le gouvernement a réussi à faire ajourner la motion de M.Lubuze sur l’enrôlement des prêtres ; il tient en échec une antre proposition du même M.Labuze sur la sécularisation des fabriques.Ce sont là deux avantages pour la politique opportuniste, dont le cabinet Freycinet est le représentant.M.Ferry a encore réussi hier* grâce à M.Flocjuet.à empêcher la présentation immédiate du projet de M.Paul Bert établissant la gratuité l'obligation et la laïcité de l’enseignement primaire.Ce projet tenait particulièrement ayant été produit par le discours de M.Cazot, les autres orateurs de gauche ont renoncé à la parole C’est mettant en demeure de se faire autoriser, ci quand aux jésuites, dont la situation est particulière, qu’il y avait une satisfaction absolument nécessaire aussi pour restreindre le débat autant a donner à l’opinion, et que leur que possible et réserver l’avenir, que proscription toute politique n’a rien 1 ]c piésident du conseil des ministres de religieux.a demandé l’ordre du jour pur et sim- Le discours de M.Lamy aura dé- pie, que la majorité s’est empressée de truit d’avance l’effet de ces déclara- voter par 362voix.Il ne s’en est fallu tions iallacieuses, car le député de la que d’une voix que le compte des 303 gauche s’attachera précisément à ne se retrouvât ; aussi a-t-on ri un prouver l’illégalité des décrets, et peu au moment de la proclamation du l’inanité de la distinction établie, au vote.point de vue religieux, pur lo gou- En déiinitive, les choses vont rester vernement, entre le clergé séculier et en suspens jusqu’à l’échéance du 30 les jésuites en particulier.On annonce juin.M.Cazot s’est borné à dire que que si deux ministre interviennent les décrets valaient ce que valent les dans le débat M.Ribot répliquera au lois existantes, et que ie gouverne-second.11 est possible aussi que la ment fera respecter également les uns question des décrets soit portée après ot les autres, fl a fait entrevoir aussi cela au Sénat, grâce aux dispositions ]e cas possible de l’intervention de favorables que montrent les membres la force militaire ; mais en réalité du centre gauche, dont le concours ni lui ni ses collègues ne savent au était douteux.On cite déjà comme juste comment Ils s’y prendront, ni devant prendre part à la discussion, de quelle manière les choses tourne, «f -p* , en m^me temps que MM.Bocher et ront.On dit qu’ils veulent faire l’es- a cœur aux radicaux.M.Ferry est Buffet, MM.Laboulaye et Bérenger, sai sur une congrégation peu nom- loin d en etre 1 ennemi, mais il y a En conséquence une demande d’in- breuse ot non importante, dont la ré- irami: M.JULES FERRY A LILLE.— ELECTIONS.—INTERPELLATION LAMY.Paris, 20 avril.1 L’agitation règne à Lille depuis l’arrivée de M.Jules Ferry.Les correspondants des journaux parisiens ajoutent aux renseignemonts donnés par les journaux de la localité des détails très significatifs sur les incidents tumultueux des deux journées.Les organes officiaux, eu compagnie de l’Agence Havas, s’efforcent de réagir par des mensonges de commande contre la mauvaise impression qui résulte des scènes de désordre survenues à Lille.Quoi que disent les partisans de M.Ferry, toute la population honnête de la ville s’est associée à la réprobation que les décrets du 29 mars ont soulevée ; le ministre de l’instruction publique n'a eu pour lui que les Loges maçonniques et la canaille.L’exemple de Lille fait voir à quel point les passions sont déjà surexcitées.L’ère des troubles est ouverte.En inaugurant la persécution religieuse, M.J.Ferry a déchaîné aussi la guerre civile.Qui sait oû l’on s’arrêtera dans cette voie.?C’est en vain que les opportunistes appuient la politique antireligieuse de M.Ferry, dans l’espoir que tout ce qui sera fait contre le catholicisme détournera pour quelque temps le parti radical des revendications tant redoutées des maîtres du jour.A la faveur de cette politique, le radicalisme grandit.L’élection de M.Beau- choix, les comités radicaux de Lyon se sont définitivement arrêtés sur Blanqui.Lo vieux conspirateur, dont rélection à Bordeaux a été annulée, ! va de nouveau prêter son nom aux 1 électeurs de Lyon.Cette fois, la J Chambre osera-t-elle l’invalider ?C'est fort douteux.Le gouvernement lui-même n’osera plus demander l’application de la loi.Blanqui, et en lui • la Commune, forcera donc la porte de la Chambre.Ce sera une nouvelle ! étape de franchie vers l’anarchie.On y marche déjà à grands pas., *** i Le gouvernement a tout fait pour, empêcher l’interpellation de M.Lamy sur les décrets du 29 mars.Quand le député catholique de la gauche est venu l’aire part à M.de Freycinet de son intention, celui-ci s’est efforcé de le dissuader, en lui donnant les plus belles assurances, tant sur les sentiments religieux du gouvernement que sur la manière modérée dont les décrets ocraient appliqués.M.Lamy a tenu bon.C’est aujourd’hui que sa demande d’interpellation devait être déposée.Jusqu’au dernier moment, M.de Freycinet a essayé d’agir sur lui ; ne réussissant pas à le persuader,il a eu recours à M.Gambetta dont l'iniluence n’a pas été heureuse.Tout ce que les sollicitations pressantes du président du conseil et du président de la Chambre ont pu faire, c’est que la demande d’interpellation sera différée d’un jour.M.Lamy a déclaré nettement à M.de Freycinet que ce n’était point par tactique mais par conscience qu’il voulait interpeller le gouvernement, et que sa position dans le parti républicain l'obligeait particulièrement à ne pas sacrifier ce qui était pour lui un devoir Oc roligion Si d’ici à demain M.Lamy ne se désiste pas d’une manière tout-à-fait inattendue, la demande d’interpellation sera déposée et il ne restera plus au gouvernement qu’à tâcher d’en différer la discussion le plus longtemps possible.C’est une mauvaise affaire pour lui que d’avoir à s’expliquer en ce moment sur les malencontreux décrets.breusc ot peu importante, dont la réattention, obtenu, ils autres en détail ou en grand, policièrement ou avec la force armée.On a remarqué que M.Lepère n’a point pris parr au débat.Il est vrai que l’interpellation visant le côté juridique de la question regardait plus particulièrement son collègue de la justice ; néanmoins l’abstention du ministre de l’intérieur et des cultes des convenances gouvernementales terpellation serait prochainement dé- sistance occupera moins" l’e a observer.Pour le moment i von-, posée.et que, suivant lo résultat ol lait s en tenir a la gratuité et a l obli- —.— affiîo,it ensuite contre les a gation.Les partisans des trois termes \ F1UVCE du projet de M.Paul Bert n'admet- — tent pas la disjonction ; ils disent que M.lamv—m.lemoixxe—m.blanqui l’obligation de l’enseignement pri- ; Taris, 4 mai.maire sans la laïcité est une atteinte j L’interpellation de M.Lamy sur les à la liberté de conscience.Peu s’en ! décrets de proscription des congréga-est fallu que le ministère n’essuyât tions religieuses n’a pas eu toute Famuli échec au sein de la commission.I pleur ni toute l’élévation que corn-Contre l'inscription du principe de portait le sujet ; il n’en faut pas moins la laïcité clans le projet à soumettre savoir gré au député catholique de cn cott0 circonstance a suffi pour don-aux Chambres, M berry a tait valoir a ga.uchc d avoir établi solidement nor un nouveau crédit à la nouvelle differentes considerations, entre autres l'arb itraire des decrets.M.Cazot a de sa démission, les divergences de l'opinion publique ! cherché à justifi er, au point de vue * ’ # sur cette question, l’opposition présu- • du droit, l’œuvre du ministère.Notre .mable du Sénat, la nécessité de re- * législation de pièces et do morceaux Une autre demission est annoncée, crater un personnel d'instituteurs est ainsi faite, qu’on peut souvent en celle-ci encore moins vraisemblable, laïques suffisant avant de décréter tirer le pour et le contre.De cette dis- Après avoir passé vingt-cinq ans au 'instruction laïque.cussion juridique, un peu étroite, un moins de sa vie a ambitionner un is n’auraient pas peu mesquine dans les limites qui poste diplomatique, M.John Lemom-ission sans l’inter- lui avait assignées M.Lamy, un mot ne» nommé a Bruxelles et accueilli vention de M.Floquet, qui a présenté restera.Le gouvernement, a dit Fora- avec laveur par le gouvernement bel-unc transaction en trois points à leur, n’étant pas sûr des lois, veut 8^» songerait déjà a quitter 1 honora-laquellc s’est ralliée la majorité.Il être sûr des juges.Co mot vaut mieux ble carrière pour rentrer dans le jour-a etc convenu d abord que le projet nue tous le reste.iMl e- d 1 Toutes ces raisons convaincu la commission do loi sur la lettre d’obédience pré senté par M.Ferry maintenu à l’ordre du jour ; en second lieu, que la commission présentera sans retard un rapport spécial sur le projet de gratuité également présenté par le mi- ont le u’ouvernemem lu effet, si les lois nalisme.Les uns disent que c’est par mr entend se ser- ambition déçue, le poste ae Bruxelles vir contre les congrégations religieu- paraissant décidément trop petit ses existent, c’est à la magistrature Pour son importante personnalité ; qu’il doit s’adresser pour les appli- les autres, que le directeur du Jour-quer.Pourquoi dès lors des décrets ?des Débats, regrettant le départ .________ t_______ L.w.Pourquoi remplacer la juridiction or- de son rédacteur en chef, 1 aurait vi- nistre de l’instruction publique, et I dinaire par le tribunal des conllits, veinent sollicité de revenir prendre enfin, qu’un second rapport présentera i et en appeler àu conseil d’Etat sur sa P*ace moyennant des appointe" des questions de liberté, de propriété, ments supérieurs encore a ceux de de domicile, qui sont essentiellement ministre plénipotentiaire.Bruxelles du domaine des tribuneaux ?serait donc privé de 1 honneur de Le gouvernement n’avait rien à posséder M.John Lemoinne.Le pre-répondre à cette argumentation, et M.judice, je vous assure, ne sera pas Cazot n’a rien répondu.Tout est là.grand.On peut discuter indéfiniment sur ., „ .l’existence des lois visées par les dé- ke comité centrai républicain de crets, mais là-dessus point de chicane ^yon, dit comité de la rue Grolee, possible.Le gouvernement n’étant s est mis d accord avec le comité so- pas sûr des lois veut être sûr des ju- cialiste sur la candidature de M.oc* , voila la vente.blanqui pour les elections du 23 de L’interpellation aurait pu prendre cc mois.L union des comités assure de pins grands développements ; elle ^ succès du vieux conspirateur dans a tourné court immédiatement après ce centre démagogique.La candida-la réplique de M.Cazot.Les me- ture de Blanqui à Lyon est présentée neurs de la majorité avaient le mot comme une revanche du suffrage d’ordre.M.Gambetta et le ministère universel contre la majorité opportu- __?_ ______y r /1 xi A voulaient absolument restreindre la question au fait juridique afin de n’avoir pas à répondre sur la ma- i X 4 1 A - à la Chambre les dispositions combinés sur la laïcité et l’obligation de l'instruction primaire, extraites du projet d'ensemble de M.Paul Bert.C’est toujours un peu de temps de gagné pour le ministère.En même temps que le gouvernement cherche à ajourner les questions qui feraient voir trop manifestement que l’on est entré dans la persécution religieuse légale, il voudruil's'efforcer d'uiiénuer dans l’opinion et aussi dans la pratique ses néfastes décrets du 29 mars.N’ayant pu empêcher l’interpellation de M.Lamy, il en profitera pour renouveler ses hypocrites assurances d’impartialité et de respect envers la religion ; il essaiera de dire, par la voix de M.de Freycinet ou de M.Lepère, qu’il a voulu , seulement faire rentrer les congréga-’ tions religieuses dans le droit en les niste qui a annulé son élection à Bordeaux ; elle en est même temps la revendication de l’amnistie pleine et niùre pratique dont il comptait entière contre lo système des catégo-appliquer les decrets.L’efiet voulu * ries d’amnistiés.Feuilleton du COURRIER DU CANADA 2G Mal 1880.—No.71 LES Bar Louis de Bkei.emare (Suite.) C’était lo chemin que s’étaieut frayé, pour venir boire à la rivière, les troupeaux de chevaux sauvages ou de buffles.Ou pouvait donc, de l’ilot, jeter à travers cctto échappée un regard libre sur la plaine.L’ilot où se trouvaient les trois chasseurs avait été primitivement formé par des troncs d’arbres arrêtés par leurs racines au fond de la rivière.D’autres arbres s’étaient échoués contre cet obstacle,les uns pourvus encore de leurs branches et do leur feuillage, les autres désséchôs depuis longtemps, et de l’entrelacement do leurs racines il s’était formé comme une espèce de radeau grossier.Depuis cette formation, il avait dû se passer des hivers et bien des étés, cnr des herbes désséchécs, arrachées aux rives par la crue des eaux et en- chevêtrées dans les branches, avaient comblé des interstices de ce radeau.Fuis la poussière que le vent chasse et transporte au loin avait recouvert ces herbes d’une croûte de terre, et formait une sorte de terrain solide dans cette île flottante.Des plantes marines avaient, poussé le long des bords.Du tronc des saules avaient jailli des pousses vigoureuses qui, avec les roseaux et les sagittaires, entouraient cet îlot d’uno frange de verdure bizarrement mariée aux squelettes des arbres oû à leurs grandes branches d’épouillées d’écorcc.Cette espèce de radeau pouvait avoir cinq ou six pieds de diamètre, et un homme couché, ou même à genoux, quelle que fût sa taille, disparaissait derrière le rideau que formaient les pousses et les branches des saules.Le soleil descendait vers l’horizon, et déjà un peu d’ombre projetée par la ceinture de feuilles et d’herbes s’allongeait sur le terrain do l’ilot.A la faveur de la fraîcheur que répandait cette ombre naissante, ainsi que des émanations, de la rivière, Fabian dormait étendu sur le sol.Bois-Rosé semblait surveiller ce sommeil précaire pris à la hAtc après les fatigues d’une longue marche et au milieu des dangers sans cesse reconnaissants.Pepc se rafraîchissait, en plongeant ses jambes dans l’eau.“ Certainement, dit le chasseur espagnol, les habitants de Madrid payeraient bien cher un cours d’eau semblable dans le Manzanarès ; mais il n’en résulte pas moins que voici toute une journée pardue qui aurait pu être employée utilement à nous rapprocher du val d’Or, dont nous ne devons pas être éloignés à l’heure qu’il est.—J’en conviens, reprit Bois-Rosé ; mais l’enfant, et cc mot il désignait le vigoureux jeune homme qui dormait sous ses yeux, n’a pas comme nous l’habitude des longues marches à pied, et quoique pour nous soixante lieues en douze jours ne soient pas un exploit, pour lui cependant, qui n’a pas l’habitude de fournir de longues traites autrement qu’à cheval, soixante lieues commencent à compter.Mais il n’aura pas été un an avec nous qu’il sera capable de marcher aussi longtemps que nous pouvons le faire nous-mêmes.” Les deux chasseurs restèrent un moment silencieux eu contemplant Fabian endormi.“ Voilà donc le dernier descendant des Medians, dit l’Espagnol avec un soupir.—Qu’ont à faire à présent les Médians et leur puissante race ?interrompit lo Canadien.Je no connais •ici que Fabian tout court.Quand je l’ai trouvé, quand je m’y suis attaché autant qu’à l’enfant qui eût été de mon propre sang, me suis-je inquiété de ses ancêtres ?—Vous allez le réveiller en le prenant sur ce ton ; votre voix mugit comme une cataracte, dit Fepe.—C’est.Et le géant continua d’un ton plus bas.“ Mais vous êtes toujours à me rappeler des choses que je désirais ne pas savoir, ou que je voudrais du moins oublier.Je sais bien que quelques années dans le désert l’accoutumeront.—Vous vous faites, en vérité, d’étranges illusions, Bois-Rosé, interrompit à son tour l’Espagnol, de vous figurer qu’vec les espérances qui at: tendent don Fabian en Espagne, et ! les droits qu’il veut revendiquer, ce ! jeune homme se décidera à vivre toute sa vie dans lo désert.C’est bon pour nous qui n’avons ni feu ni lieu ! mais lui ! —Allons donc ! Est-ce que le désert n’est pas préférable aux villes ?répondit vivement l’ancien matelot, qui tentait en vain de se dissimuler que l’Espagnol avait raison.Moi, je me charge de lui faire préférer la vie errante à la sédentaire.N’est-ce pas pour se mouvoir, so battre toute la vie, pour éprouver les puissantes émotions des déserts que l’homme est né ?—Certainement, dit gravement Fepe ; voilà pourquoi les villes sont désertes, et les déserts d peuplés.—Ne plaisantez pas, je parle de choses sérieuses, reprit le Canadien.Tout en laissant Fabian libre de suivre ses inclinations, je saurai bien lui faire aimer cette vie enivrante do fatigues et de périls.Voyez un peu, ce court sommeil savouré à la hâte entre deux dangers dans le désert n’est-il pas préférable à celui qu’on goûte après une journée de sécv.vité oisive dans les villes 1 Vous même, Pepe, consentiriez-vous à retourner à présent dans votre pays, depuis que vous avez apprécié les charmes de l’existence nomade ?—Il y a entre l’héritier des Media-na miquelet une différence notable.A lui on lui rendra de belle terres, un grand nom, un beau château gothique avec des tourelles historiées comme la cathédrale de Burgos, tandis que moi on s’empresserait de me renvoyer pêcher du thon à Ceuta, ce qui est bien la vie la plus exécrable que je connaisse, et à laquelle je n’aurais qu’une chance d’échapper celle de me réveiller un beau matin à Tetuan ou à Tetuan, esclave do nos voisins les Maures d’Afrique.J’ai ici, il est vrai, la chance quotidienne d’être scalpé ou écorché vif par les Indiens, co qui me ferait dire plus volontiers que les villes sont aussi dangereuses pour moi que les déserts ; mais pour don Fabian.—Fabian a toujours vécu dans la solitude, interrompit le Canadien, et il préférera, je pense, le calme des déserts au tapage des villes.Commo autour do nous tout est silencieux et solennel ! Voyez ici, et il montrait de la main le jeune homme endormi, l’enfant comme il dort, doucement bercé par le murmure du flot qui caresse cette petite île et par la brise qui souille dans les saules.Voyez là-bas, et il désignait l’horizon, ces brouillards que le soleil commence A colorer, et cette immensité sans bornes oû l’homme erre, dans sa liberté primitive, comme l’oiseau qui plane dans les régions de l’air.” L’Espagnol secouait la tête d’un air de doute, quoiqu’il partageât assez volontiers les idées du Canadien, et que l’habitude lui eût aussi rendu la vie errante pleine de charmes secrets.‘ ‘ Tenez, continua le vieux chasseur, ce nuage de poussière, là-bas sur les bords de la rivière, c’est une troupe de chevaux sauvages qui viennent s’abreuver avant de regagner pour la nuit leurs pâturages lointains.Les voilà ; ils s’approchent dans toute la fière beauté que Dieu donne aux animaux libres, l’œil ardent, les nazeaux rouges et ouverts, les crinières flottantes.Ah ! j’ai envie de réveiller Fabian pour qu’il les voie et les admire.Comme ces nobles bêtes bondissent de joie dans l'enivrement de leur liberté ! .—Oui, jusqu’au momont où les Indiens leur donneront la chasse, et.où alors ils bondiront de terreur.(4 suivre). ‘•V • > COURRIER DU , - ' ¦ CANADA SOMMAIRE.De retour à la philosophie d’autrefois [suite.] M.Jules Ferry à Lille.—Elections.—Interpolation Lamy.M.Lamy.—M.Lemoinne.—M.Blanqui.Feuilleton :—Les chercheurs d’or, par Louis de Bellemare, [suite].Les compagnies de chemins de fer o', de bulcaux à vajteur.Echos du jour.Lettre de M.L.Brun, sénateur, adivsve au Président du Congrès, à Qu«*hec.L?s feux de la St.Jean.Nouvelles religieuses.Société historique du \Vi>ennsin.Europe.Nouvelles de Manitoba.Nouvelles du Nord-Ouest.Variétés.Petites nouvelles.do canadiens peuvent se passer des services de la compagnie du Richelieu et du Grand-Tronc.“ D’ailleurs le public est interressé à patroniser cette voie ferrée.Les profits qu’elle pourra faire iront grossir les recettes du gouvernement et chacun en profitera.Pour cette raison et en vue de l’hostilité manifeste des compagnies dont nous avons parlé plus haut, nous conseillons à nos compatriotes de réserver leur ' patronage pour encourager cette entreprise nationale.” tion qui s’opère dans le royaume.Les libéraux ont le don de ne pas savoir jouir longtemps du fruit de leur victoire.la collecte sera pour aider à couvrir les frais occasionés par la.construction de la dite bannière.I.e* lieux de In N t.-Jeun Eu France, il parait que depuis quelque temps la vente des timbres-postes n’était plus en rapport avec le nombre des lettres affranchies.Cette diminution vient d’ôtre am- Plusieurs journaux ont fait remonter l’origine des feux de la Saint-Jean au berceau de la colonie du Canada.M.Ernest Gagnon, dans son ouvrage sur les chants populaires, va beaucoup plemcnt expliquée : , , , ., ., ., n w, î , ., plus loin.Apres avoir parle du chant Des fraudeurs, en employant des * .\ ., 1 de la guignolée (an gui I an neuf !) il Annonces Nouvelles.Avis.—L.Drouin A Frère.Chapeaux î Chapeaux ! î—Fecleau A Turcotte.Acheteurs, aile/ au véritable magasin Au Bon Marché.—N.Garaeiu.Chemin de fer Intercolonial.D.Polling»*»*.Déménagement.—Behan Bros.Avis important î—Gingras A Langlois.i:cnos nu jouk L'Evening Post, organe des Irlandais catholiques de Montréal a cessé de paraître.La lutte se poursuit activement dans le comté de l’Assomption et tout porte à croire que le candidat conservateur sera élu.procédés chimiques, ont trouvé le , moyeu de remettre à neuf des timbres Is e*^lrae ainsi • oblitérés.Le procédé dont il sc ser- cs uuc al vaient est autre coutume, autre- fois en grand usage en Canada, à K» - «tVEHEC, 20 MAI ISSO.ca l.e.H compagnies de gros 3*?ui**mei:; J.A V> UE1D.No.9S ».*: !0‘; ni- St.Paul Québec, 2$ Juillet 1876 9*27 $25 to $5U PER DAY CAN ACTUALLY BE MADE WITH THE LICüN DALLA N.Sous contrat avec le gouvernement du • Canada pour le.transport des Molles CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.WELL AUGER! 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