Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1 mars 1881, mardi 1 mars 1881
25emc Anne* Ko Mardi 1er Mars JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J'ESPÈRE ET J*AIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER BROUSSEAUy Editeur Propriétaire.RK VUE GENERALE (31 janvier 1881) Fraact» 11 convient de louer hautement la presse française ; car depuis un an c’est elle qui dans la politique extérieure, est parvenue, par 6a vigueur, à soulever l’opinion, et à entraver les plans le6 plus extravagants de l’autocratie gambettiste ; en ce moment encore, elle tient tête au dictateur, et lui signifiie avec une remarquable énergie qu’elle ne se laissera pas bâillonner par le projet Agniel.Le Triboulet et le Constitutionnel sont les plus ardents dans cette bat-taille ; et vraiment si la tolérance calculée des ministres républicains a permis la diffusion d’une presse ignoble et ordurière, il faut avouer que la vraie presse a d’elle-môme, su reprendre le dessus, et qu’aujourd’hui elle gouverne l’opinion et lait reculer le cabinet.C’est à la droite, c’est à la presse catholique que revient le principal honneur de cette attitude.Elle en a du reste vaillamment conquis le droit, et ce matin, la Gazette de France, dans un des relevés très instructifs auxquels elle se complaît, établit le chiffre monstrueux de 90 procès de presse dirigés par le gouvernement depuis le mois de novembre, contre 01 journaux, pour le seul fait de leur j belle conduite comme catholiques et défenseurs du droit, lors de la honteuse exécution des honteux décrets de mars Et puisque nous tenons le patron de la République française, nous terminerons en signalant la portée caractéristique d’un premier-Paris, consacré à la question d’Orient.C’est un blfime mitigé, sous des formes de bienveillance qui pardonne en faveur de la bonne intention, à la politique de M.Barthélemy Saint-IIilaire.L’insidieux orgauo’ de M.Gambetta conclut en acceptant le fait accompli, c’est-à-dire l’intervention européenne imposée à la Grèce ; mais en môme temps, il dirige une pointe acérée contre la Turquie, laquelle 44 a puisé “ dans une 44 proposition novatrice “ (sic) ” un encouragement à résister 44 aux “ volontés de l’Europe, encouragement dont elle n’avait peut 44 être pas besoin”;-puis il s’arrête sur ce que les Grecs, 44 rassurés sur la va-44 leur du titre qu’ils tiennent de la conférence de Berlin,” auraient tort de le compromette.Voilà qui est clair et décisif.M.Gambetta, tout au contraire de M.Barthélemy Saint-Hilaire, déclare que le titre des Grecs, résultant de la conférence de Berlin, est incontestable.‘ .Nous allons voir ce qu’en dira Berlin.Si c’est une riposte à l’article que nous citions de la Gazette d'Augs-bourg, elle est rapide autant que nette.Grèce La presse française se prononce avec une véritable irritation contre la circulaire Coumoundouros, dont lo moindre défaut, selon l’expression d’un journal radical, est de 44 ne pas s’attarder dans les sentiers de la reconnaissance ; ” car, après tout, c’est à la France que la Grèce doit bel et bien son indépendance ; même après Navarin, et sans l’expédition du général Maison en Morée, ce qu’il y a de Grèce actuellement constituée n’existerait que comme principauté vassale de la Turquie, si les visées anglaises avaient triomphé—ou inféodée à la politique moscovite, si les Russes avaient pu faire prévaloir leur avis.L’intervention diplomatico-mili-taire de Charles X eut le double effet d’assurer l’indépendance grecque, et d’empêcher les Russes de s’établir à Constantinople.On conçoit que,devant les audacieuses sommations posées aujourd’hui par M- Coumoundouros à la France de lui aider, coûte que coûte, à conquérir la Thessalie, dût-il s’ensuivre une guère générale, l’opinion française finisse par s’exaspérer, et le prendre de très haut avec le ministre par j trop impudent de ce petit pays,—de cette localité, comme l’appelait gravement le célébrée comte de Villèle, chef du cabinet sons la Restauration.Angleterre et Irlande A près le procès Parnell, après les , déclarations si explicites que, dans ; une partie de sa circulaire au clergé et aux fidèles d’Irlande,le vénérable Mgr Mac-Cabe,archevêque de Dublin, j se voyait pressé de faire, afin que nul ne se méprît dans l’interprétation de la lettre pontificale relative à la Land league, un dernier document apparaît au moment où, par le vote successif des mesures de coercition que le ministère Gladstone obtient du Parlement, la question irlandaise entre dans la phase décisive, dans la phase de l’action,—disons mieux—de la violence.Une bouche dont tous les catholiques, dont tous les hommes de cœur et de principes respectent l’autorité, celle du Chef exilé de l’illustre race bourbonienne, a dit un jour : “ Je veux mettre la force au service du du droit.44 C'est la formule de la vraie politique.Les Anglais vont donc employer la force .à l’égard de l’Irlande.Reste la question du droit.Non pas de ces droits conventionnels tirés d’un état de choses acquis ou d’un texte légal,—de ce droit que font les hommes et les passions des hommes, et qui s’appuie sur des raisons d’intérêt ou de durée, mais de celui qui existe en Dieu,et qui se reflète dans la conscience humaine lorsqu’elle parvient à se dégager du variable et du contingent, pour ne considérer que l’immuable est le vrai,—du DROIT tout court.Là-dessus, le sentiment énergiquement formulé des évêques catholiques d’Irlande, réunis en assemblée, aura sans doute quelque valeur pour nos lecteurs, et c’est pourquoi nous cédons la place à leur déclaration solennelle, reproduite par la presse catholique, à laquelle ils l’ont communiquée : nous en empruntons le texte à VUni vers : “Il a été résolu par nous,disent les évêques : “ 1.Que comme nous avons été chargés par la volonté du Dieu tout-puissant, non seulement de la garde de la foi morale de notre peuple,mais aussi du soin des membres pauvres et opprimés de notre troupeau, nous nous sentons forcés, par un sentiment solennel de notre devoir, de déclarer une fois de plus que l’état actuel de la législation foncière en Irlande est intrinsèquement dangereux pour la paix et le bonheur de notre peuple, et que la confiance mutuelle entre les différentes classes de la société ne sera jamais rétablie tant que cette législation n’aura pas subi une réforme complète et approfondie.(( Qu’étant ainsi convaincus de la nécessité de cette réforme, nous protestons avec fermeté contre toute réforme insuffisante et hésitante sur cette question vitale ; nous consignons ici notre sentiment, qu’une législation de ce genre—si bien intentionnée qu’elle soit,—loin de calmer le mécontentement universel, aggraverait les maux actuels, et conduirait à une agitation prolongée et exaspérée.: “ 3.Que notre confiance dans le bon sens et les sentiments généreux de notre peuple n’étant pas ébranlée, nous sommes persuadés que l’introduction immédiate au Parlement d’une loi foncière, basée sur le respect de tous les droits existants, serait le signal qui rendrait la paix et la sécurité à toutes les classes ; et que nous ne pouvons nous empêcher d’exprimer la crainte assez généralement répandue, que si l’ordre paraissait régner grâce à des lois de force, la branche de la*4 Législature ” qu’on regarde comme défavorable aux droits populaires pourrait rejeter totalement ou annuler de fait toute mesure d’utilité pratique soumise à sa considération, résultat que nous ne pouvons envisager sans de sérieuses alarmes.“ Collège de Maynooth, 25 janvier 1881.” L'Univers ajoute : 44 Cette pièce, si grave et si éloquente dans sa significative concision, est signée par Mgr Mac-Cabe, archevêque du Dublin, président de la réunion des prélats, et par NN.SS.Mac-Oîettigan, archevêque d’Armagh et primat d’Irlande ; Mac-Évilly, évêque de Galway ; Dorrian, évêque de Down et Connor ; Donnelly, évêque de Clogher ; Co-naty, évêque de Kilmore ; Gillooly, évêque d’Elphin ; Lynch, coadjuteur de Kildare ; Duggan, évêque de Clonfert ; Moran, évêque d’Ossory ; AVarren, évêque de Ferns ; Mac-Cor-mack, évêque d’Achonry ; Woodlock, évêque d’Ardagh ; Logue, évêque de Raphoë.” Nous ne ferons pas de commentaires.Cela s’accepte ou se rejette.La lettre du Saint-Père ouvrait au cabinet anglais une large et féconde voie pour la générosité réparatrice qui, en abjurant les injustices du passé, désarme de droit les revendications du présent, et reste ensuite libre d’invoquer le respect nécessaire de l’autorité.Mais le ministre de la Reine s’appelle Gladstone ;—il n’a pas voulu passer par la porte qui lui était ouverte, il n’a pas daigné la voir.Il verra bientôt dans quelle impasse il entraîne l’Angleterre.Colonie «lu Cap ! Les échecs subis par les troupes britanniques, qui ont vainement tenté de forcer les passages du Dra-kenberg contre les Boers,—dont nous avions jadis signalé le zèle à s’en emparer,—sont confirmés par divers détails, et font l’objet des commentaires de la presse.Elle s’accorde à mai augurer de ce début.! L’opinion anglaise—qu’il ne faut pas confondre avec le cabinet— paraît déjà se retourner contre le chef du ministère.Ses défenseurs whigs objectent gravement que, dans la question du Cap comme en Afghanistan, M.Gladstone est obligé de subir les 44 fruits amers ” de la politique suivie par le cabinet Beaconsfield.Et qui l’empêchait d’en prendre le contre-pied,—de rendre aux Boers leur indépendance, et de traiter avec la Russie sur la que*tion afghane ?.Si les fruits sont amers, c’est qu’il y a mordu, quoique ne les ayant pas semés.* nous avons cru qu il fallait étouffer le ’ nous venons de citer, 44 la corrupt^** nrArmA rothnlinno ai rlirüHon * _____i j *a., __ ¦* V.germe catholique et chrétien.“ Le rêve des sociétés sécrètes s’accomplira par la plus simple des raisons : 44 c’est qu’il est basé sur les passions de l’homme.“Ne nous décourageons donc ni par un échec ni par un revers.44 Préparons nos armes dans le si en grand doit atteindre tous les état*, tous les âges, tous les sexes ; ” elle doit atteindre 44 les enfants dans les pensionnats, les jeunes gens dans les écoles publiques.” Eh bien, n’est-ce pas là le pro gramme dont la réalisation est sous nos yeux ?A quoi le libéralisme vise* lence des ventes ; dressons toutes nos t-il en Belgique, sinon à s’emparer de batteries, flattons toutes les passions, l’enfance et de la jeunesse depuis les plus mauvaises comme les plus quinze ans ?généreuses.| Nulle part on n’avoue qu’il s’agit Ayez l’œil toujours ouvert sur ce de corrompre l’enfance et la jeunesse; qui se passe à Rome.Dépopularisez mais partout on emploie le plus sûr, la prêtraille par toutes sortes de le seul infaillible moyen d y parvenir, moyens.” en supprimant Dieu, source de toute ., morale, de toute vertu, de toute pure- Voici maintenant le plan d’atta- té et de toute dignité ! (lue • Plus que jamais cela se décide 44 44 Nous sommes trop en progrès dans le silence des ventes ”—pardon! pour nous contenter du meurtre.A des Loges.—Mais plus que jamais quoi sert un homme tué ?aussi cela s’exécute au grand jour, en 44 N’individualisons pas le crime.6orte qu’°n peut dire que si la Franc-Afin de le grandir jusqu’aux propor- maçonnerie a perdu son ancienne tions du patriotisme et de la haine franchise de parole, dans ses actes, contre l’Eglise, nous devons le gêné- Par con^r^ elle a gagné en audace raliser.cynique.“ Le christianisme n’a pas plus peur Atout prendre, elle nous parait d’un stylet bien acéré que lesmonar- *^re ^i^ux que jamais dans son rôle, chies ; mais ces deux bases de l’ordre social peuvent couler sous la corruption.Ne nous lassons donc jamais de corrompre.44 II est décidé dans nos conseils que EXISTENCE DE DIEU [croire.Oui, e'est un Dieu caché que lo Dieu qu’il faut Le plan «les Kociétèft RërrèteN Le document que nous allons livrer à la curiosité de nos lecteurs est d’une valeur historique très grande, par la raison qu’il projette une vive lumière sur le concept initial des sociétés secrètes, en môme temps qu’il révèle, entre ce concept et plusieurs grands faits comtemporains, des affinités singulières.A l’époque où ce document vit le jour, il n’était pas encore question do Franc-Maçonnerie ; la chose existait déjà, mais elle s’appelait la Hante Vente.; La phraséologie maçonnique est de nos jours bien inférieure au franc-parler de la Haute-Vente.Peut-être est-ce de là qu’est venu le nom de franc-maçon.Toujours est-il, qu’en comparaison de leurs devanciers, nos maçons d’aujourd’hui ne sont plus, sous le rapport des énonciations de principes que des démolisseurs cauteleux et dégénérés.Cela dit, nous reproduisons le document on question ; il a pour titre : Instructions secrètes de la 44 Vente j suprême ” aux carbonari d’Italie : nous ne voulons plus de chrétiens.ur\Uieu c*ch* que Dieu qu’i faui Donc papulamons le Vice dans les Quels téœoins éclaUlnt8 devant moi rassemblés! multitudes.Quelles le respirent par i,6ponje,f cicux el mer3, et vous> [erre( lez, les cinq sens, qu’elles le boivent, qu’elles s’en saturent; faites des cœurs [étoiles ?vicieux, et VOUS n’aurez plus de ca- 1)rûâ Poul vous suspendre, innombrables, tholiques.Nuit 1)ril,ante dis-nous qui ta donné tes voiles ?“ C’est'la corruption en grand que °cie,,x 1 qun dc era,ndüf el.que d(î ma-)es‘’'! nous avons entreprise, la corruption V «co“na,s un maître à qu, nen n a coûté, i i î i , .« K , Et qui, dans nos deserts, a semé la lumière, du peuple par le clergé et du cierge Ainsl dans nos ch „ sème |a ^èr„ par nous, 44 la corruption qui doit F Conduire l’Eglise au tombeau.” Toi qu’annonce l’aurore, admirable flambeau, 44 Cette corruption en grand doit Astre toujours le môme, astre toujours nouveau, atteindre tous les états, tous les âges, [l’onde, tons les sexes : les enfants.dans les Par ^ucI ordro* ° Soleil ! viens-tu, du sein de pensionnats, les jeunes gens dans les Nous 1 "n,irn les rftyons ,Ie ta clarté féconde ?écoles publiques, les hommes, qu’on „ , .• , .^our8 : isole de la famille et quon nourrit l-Tl t0US 'CS dans les cafés et les cercles de lecture 5 C° mù‘ qui 1 appfille el quirog,e lon cours ?antichrétienne ; les personnes qui, Et loi dont le courroux veut engloutir la terre, suivant l’expression des sectaires Mer terrible, en ton lit quelle main te resserre ?eux-mêmes, sont le cœur do l’Eglise, Pour forcer tû pnson tu fais de vains efforts ; le clergé, les religieux, les prélats La ra&e tes flots exP‘re sur tes bords, eux-mêmes.” Fais sontir ta vengeance à ceux dont l’avarice ’ Sur ton perfide sein va chercher son supplice.Ce qui frappe dans la lecture de ce document instructifs c’est d’abord H*Ias!Prèsde périr fadressem-üs leurs vœux ?la carrure des énonciations de princi- lls rega'dent j° ciel» secour:i des malheureux.pes ; en second lieu, c’est la persis- p“rle cn ce ”,réme’ f .Leur fait lever les mains vers l’asile suprême : tance de 1 idée maçonmque u tra- Hommage qu0 toujours rend un cœur effrayé vers les différentes transformations Au Dieu que jusqll-alor3 j, avait oublié , * que la marche ascendante de la civilisation chrétienne a naturellement vo‘x Punlvers à ce Dieu me rappelle ; imposées à ses procédés.La Terre le publie : I Est-ce moi, me dit-elle, Au temps de la Haute- Vente, il s’a- EflUco moi qui produis mes richcs ornements ?44 Notre but final est celui de Vol- , taire et de la Révolution française : l’anéantissement à tout jamais du catholicisme, et même de l’idée chrétienne, qui, restée debout, sur les ruines de Rome, en serait la perpétuation plus tard.44 Ce que nous ambtionnons, ce n’est plus la révolution dans une contrée ou dans une autre ; cela s’obtient toujours, quand on le veut bien; pour tuer sûrement le vieux monde, gissait déjà de précipiter 44 au tombeau ”—on dit aujourd'hui 44 dans la fosse ”—le 44 cadavre du catholicisme.j» C’est celui dont la main po^a mes fondements.Si je sers tes besoins, c’est lui qui me l’ordonne ! Le?pivscnts qu’il me fait, c’est toi à qu’il les [donne.Je me pare des fleurs qui tombent de sa main ; A l’heure où nous sommes, l’effort 11 n0 Iait fIue l’ouvrir et m’en remplit le sein, n'a pas dévié d’une ligne, et si nos pour conso,er l’ospoir du laboureur avide, mnr.nnft Ti’nsAtif r»lnc lonrc C est lui qui dans 1 Egypte, où je suis trop • .j i maçons n’osent plus, comme leurs mâles ancêtres, déclarer ouvertement qu'ils auront recours à la corruption pour en arriver à leurs fins, n’est-il pas vrai d’ailleurs qu’ils agissent dans ce sens avec une ardeur sans pareille ?trop aride, [bords, Veut qu’au moment prescrit, le Nil, loin de ses Répandu sur ma plaine y perte mes trésors.A de moindres objets tu peux le reconnaître : Contemple seulement l’arbre que je fais croître ; Mon suc dans la racine à peine répandu, —w —- — « • • m La corruption, dit le document que 1)11 lronc ÏÏUI10 re-oil a lu branche est rendu.Feuilleton du C0UK1UER DU CANADA 1er Mars 1881.—No 74 LE Par R AOUT, DK NàVERY.{Suite).Un moment, après, un refrain de chanson arrivant de la rue, les deux complices se firent nn signe mutuel de garder le silence.Un jeune homme venait d’entrer dans la salle.Il avait seize ans peut-être, des cheveux de ce ton roux très commun à cette époque, et que l’on donnait ù la chevelure d’une façon aTtilicielle, quand la nature l’avait faite brune.Cet adolescent, déjà fatigué par les veillfs et qui semblait soutenir avec peine le poidB de la vie, se laissa tomber, plutôt qu’il ne s’assit, dans un grand fauteuil, —Dieu ! que je m’ennuie, Fuentès ! dit-il ; partout et toujours.Chez vous moins qu’ailleurs, il faut bien le dire ; mais en vérité, je ne suis pas même BÛr de m’y distraire.Te chan- ge de milieu, voilà tout.C’est quelque chose, mais cela ne su fût pas.Il y a des pauvres qui trouvent l’existence bonne, des Tiches aussi ; moi, je bâille ma vie.J’ai voyagé, et les voyages me fatiguent.Les grands repas me délabrent l’estomac.Le jeu seul parvient non pas à me réjouir mais à m’arracher à ma torpeur, et je m’y voue, je m’y jette pour oublier.—Que votre père possède une immense fortune dont vous hériterez un jour ?—Sans doute, dit le jeune homme ; mais mon père n’a pas cinquante ans.Ce mot cynique fit frissonner Fuentès.—Je croyais que la mauvaise veine d’hier vous avait ruiné, dit Lello.—Ruiné de la façon la plus complète, et cependant.Il tira une bourse de sa poche et fit tinter l’or qn’elle renfermait.—Votre père est venu à votre aide ?—Lui ! jamais ! Il veut que je parte pour les Indes.—Vous avez emprunté ?—Mes amis sont dépensiers comme moi.—Alors, dit Lello, je ne comprends pas.—Ma mère a des diaments.dit Francesco.—Elle les a vendus pour vous ?—Elle obéit trop à l’impulsion de mon père pour cela.—D’où provient donc cet or ?—Je vous croyais fort pour le devenir, dit Francesco.—Vous dites que votre mère n’a pas vendu ses diamants ?—Non, mais je les ai engagés pour elle.—Sans la prévenir ?—Naturellement.—Et quand elle l’apprendra ?—Je gagnerai peut-être ce soir, dit Francesco.—Et si vous perdez ?—Si je perds.Il s’arrêta un moment, puis il reprit : —Si je perds, je ferai un malheur ! —Voyez-vous ! dit Lello en riant ; ce Francesco devient tragique.La porte s’ouvrit de nouveau et deux hommes partirent.Graves et f>ùlcs tous deux, ils portaient sur eurs visages ia trace de profonds chagrins.L’un était uu honnête homme que la mauvaise foi d’un ami mettait dans l’impossibilité de satisfaire à ses engagements, et qui, perdu d’honneur le lendemain sans doute, venait demander au jeu une ressource suprême.L’autre était un père de famille réduit à la plus profonde misère, et qui sans ressources pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille, accourait chercher dans ce tripot dn pain pour ses enfants.Ces deux hommes s’étaient connus dans des jours prospères, et, se rencontrant dans uu moment également douloureux, ils se confièrent leur désespoir, et le marchand conseilla à son ami de jouer ses dernières ressources sur un coup de dés.Lentement, la 6alle se remplit.Jeunes et vieux, gentishomraes et bourgeois se pressaient dans 1 c patio, dans les salons.Le négociant des Grandes-Indes, - qui devait commander des tableaux à Miguel, ne se fit pas attendre.L’or sonnait dans ses poches, et il regardait l’assemblée avec l’assurance de la fortune.Le jeu commença.A peine ceux qui devaient y prendre part s’étaient-ils rangés près de la table que la physionomie de chacun refléta un aspect différent.Une angoisse profonde passa sur certains visages.Les narines se dilatèrent, les yeux devinrent lixes, les lèvres tremblantes, articulèrent des mots sans suite, évocations adressées, sans doute à la chance qui allait se montrer plus ou moins favorable.| Les joueurs d’échecs s’intallèrent dans un petit salon paisible, tandis que les parties de cartes et de dés s’organisaient dans la grande salle.I Le marchand des G randes-Indes et Francesco semblaient les deux seuls champions sérieux de cette bataille.Chacun d’eux avait jeté sur la table une bourse pleine d’or, et les coups de dés se succédaient avec des chances diverses, sans amener le triomphe d’un seul.Lejeune marchand avait le teint animé, une sorte de colère empourprait ses jones.Ses yeux dardaient les flammes, et il se penchait sur la table afin de voir plus vite les dés do son adversaire.Francesco était pâle, au contraire ; la mauvaise action qu’il avait commise laissait, malgré sa perversion, un remords au fond de son cœur ; s’il s’était rendu coupable, il voulait au moins devoir une somme énorme à la passion qui l’avait fait tomber si bas.Il voulait retourner chez le Lombard et lui reprendre les diaments do sa mère.Il jouait avec une sorte de tension d’esprit mêlée d’impatience et de rage.Bien qu’il n’eût pas semblé inquiet eu racontant à Lello ce qu’il venait de faire, il se demandait comment il pourrait soutenir le regard de sa mère s’il rentrait chez elle sans avoir dégagé ses diamants.Lello Lelli l’observait à la dérobée.Lejeune marchand, sans meure moins de passion dans son jeu, se possédait davantage.Mais la chance sur laquelle avait compté Francesco, cette chance qu’il poursuivait depuis tant de mois sans pouvoir l’atteindre, loin de lui son-rire, semblait .le fuir pins que jamais.Il perdit, coup sur coup, jusqu’à ce qu’il lui restât une seule pièce d’or.Ne voulant pas la risquer sur un senl dé, il en fit la monnaie.Il gagna, doubla sa mise et gagna encore.Il ne gardait pas assez de 6ang-froid pour jouer avec prudence ; le démon de l’argent, la fièvre du gain le dominaient à cette heure jusqu’à la folie.Le jeune marchand perdit l’or de sa bourse, les diaments de ses doigts la boucle de sa toque.Et à mesure qu’il perdait, Francesco voyait ses richesses s’entasser devant lui.U se trouvait possesseur d’un monceau d’or si énorme, qu’il se sentait incapable d’en supputer la valeur.Son visage avait pris une expression rayonnante ; il parlait avec volubilité, et semblait défier les jonenrs malheureux.—J’offre, dit-il, de soutenir la partie contre chacun de vous.—Même contre moi ?demanda Lello.—Et pourquoi pas contre vous, senor ?—Je porto malhenr ! dit Lello.—Bah ! dit Francesco, c’est un conte de votre pays.—Et vous refusez d’y croire ?—Absolument.—Jouons, dit Lello.—Jouons, répondit Francesco.(A suivre.) LE COURRIER DU CANADA La feuille lo demande, et la branche ttdèle.Prodigue de son bien, le partage avec elle.De l’éclat de ses fruits justement enchanté, Ne méprise jamais ces plantes tans beauté, Troupe obscure et timide, humble et faible vul-Si tu sais découvrir leur vertu salutaire, [gaire, Elles pourront servir à prolonger tes jours : Et ne t’afflige pas si les leurs sont si courts : Toute plante, en naissant, déjà renferme en elle, D’enfants qui la suivront, une race immortelle.Chacun de ces enfants, dans ma fécondité, Trouve un gage nouveau de sa postérité ! (Racine ills, La Religion.] SOMMAIRE Revue générale.Le plan des sociétés secrètes.Existence de Dieu.Feuilleton Le pardon du moine [a siîivhk.] Translation du corps de Mgr CaïUiu.Obsèques de Mgr Cazeau.Instruction publique.• Notes commerciales.Histoire du Canada.' Guérisons miraculeuses [a suivre;] Europe.Amérique.Petites nouvelles.Faits divers.Annonces Nouvelles* Avis.—M.Noël Rancourt.Portes en fer à l’épreuve du leu.—M.P.W bitty.Grande réduction.—Behan Bros.A.Bélanger, 177, rue St-Jean.Pharmacie nouvelle.—Jules C.horion.Bazar.—P.Lessard, Ptre.U17EBEC, 1er .UAKS 1881 Translation du corps «le Mgr Cazeau Malgré la pluie et Tétât affreux des chemins, une foule considérable de personnes se dirigeait hier après midi vers l’église du Bon-Pasteur, pour donner une dernière marque d’estime et de reconnaissance à 1 illustre Trélat que tout Québec a appris à respecter et à aimer, et comme prêtre et comme citoyen.La chapelle était tendue de grandes draperies noires sur lesquelles on pouvait lire des inscriptions rappelant les vertus du défunt.44 Tous êtes le protecteur de l’orphelin.” 44 C’est à vous que le soin du pauvre est laissé.” 11 Heureux l’homme qui est attentif aux besoins du pauvre et de l’indigent, le Seigneur le délivrera dans le jour mauvais.” A 41 heures précises, le cortège commençait à défiler.Le deuil était conduit par MM.Merrill, V.Cazeau, et P.E.Smith, neveux du Prélat.MM.les abbés Plamondon, Bolduc, Collet, Sexton et Têtu, le clergé, les chers Frères des Ecoles chrétiennes et les citoyens sans distinction de rang vinrent prendre place dans la procession funéraire.Venaient ensuite les membres des trois sociétés suivantes : l’institut St-Patrice, L’Institut canadien et le Cercle catholique.Tous les magasins étaient fermés, sans excepter ceux de nos compatriotes anglais qui ont montré dans cette circonstance toute l’admiration qu’ils ont conservée pour Mgr Cazeau.A la Basilique, le corps fut reçu par Mgr A.Racine, revêtu de la chape et mitre en tête, accompagné de M.l’abbé G-.Drolet, curé de Sillery, et de M.l’abbé P.Roussel, directeur du Pensionnat de l’Université.Portaient les coins du poêle M.le G.\.T.E.Hamel, M.le G*.V.Delâge, M.l’abbé G.L.Lemoine, chapelain des Ursu-lines, M.le curé Auclair, M.l’abbé C.Trudelle, supérieur du Collège de Ste-Anne, et M.l’abbé Paradis, curé de St-Anselme.La foule se pressait dans l’enceinte de la Basilique toute tendue de noir.Au milieu du sanctuaire on déposa sous une catafalque le corps du défunt.Au-dessus de l’autel, sur le baldaquin on remarquait les armes du Prélat avec la devise : Recte et misericorditer.Sur de larges banderolles qui bordaient les galeries et les corniches du chœur on lisait les inscriptions suivantes ; dans le chœur à droite : ln omni ore quasi mel e/us memoria ; à gauche : ln ascensu altaris sancli glo• riant dédit ; dans la nef à droite : Vi-rumbonumet benignum, modestum mo-ribus et etoquio decorum ; à ganche : Charitas patiens est, non quaerit quae sua sunt, omnia sustinet.Mgr l’archevêque avait pris 6a place sur le trône archiépiscopal, assisté de MM.les abbés Hoffman et Bégin-Nos seigneurs les évêques de Ri- mouski et de Chicoutimi et plusieurs prêtres, tant de la ville que des campagnes avoisinantes, entouraient le cercueil.Mgr A.Racine, évêque de Sherbrooke fit la levée du corps, après quoi Ton psalmodia l’office des morts.Et la foule silencieuse se dispersa vers six heures.OI»s*«i«ie* «le Mar Caxeau Le service, ce matin, a été chanté par Monseigneur l’archevêque, avec M.le Grand Vicaire Langevin comme prêtre assistant.M.le Grand-Vicaire Gravel de St-Hyacinthe agissait comme diacre et M.le Chamoine Lesage de Montréal comme sous-diacre.Dans le chœur on remarquait nos Seigneurs les Evêques de Rimouski, de Sherbrooke et de Chicoutimi etc., etc.Dans le bas chœur on voyait Sir Narcisse Belleau, M.le Shérif Chauveau, M.le consul Lefaivre,les honorables M.M.Loranger, Flynn, T.Paqnet, M.M.les échevins et conseillers, les membres du cercle catholique de Québec, les membres de l’Institut littéraire de St-Patrice, et le chef de police M.\ ohl.A leurs bancs dans l’église étaient, son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, Son Honneur le Maire, l’honorable Pierre Garneau, M.E.Beaudet député de Chicoutimi, etc.Mgr l’archevêque a prononcé lui-même l’oraison funèbre, il avait pris pour texte ces paroles : Dileclus Deo et hominibus, et memoria e/us in benedict ione t rit.Il a été chéri de Dieu et des hommes et sa mémoire sera en bénédiction.Mgr a ensuite parlé de la compassion de Mgr Cazeau pour les misères, de son zèle pour la gloire de Dieu et de son dévouement pour les pauvres.Je n’entreprendrai pas, a dit Mgr l’archevêque, d’entrer dans le détail de toutes scs bonnes œuvres, je sais que vos cœurs vous en diront plus que mes paroles.Sa]compassion : quelles misères n'a-t-il pas soulagées, Dieu seul pourrait en faire le dénombrement.Je me contenterai de citer seulement deux faits.Lorsque l’incendie en 1845, ravageait une partie de la ville, Mgr Cazeau, se dévoua et n’épaTgna Tien pour rendre aussi efficaces que possible les secours que Ton donnait aux incendiés.Il est une autre occasion où sa charité se montra dans toute sa clarté ; vous vous souvenez, mes chers frères, a dit Mgr, de Tannée 1847, où les enfants de la malheureuse mais fière Irlande, fuyant la peste et la famine dans leur malheureux pays, vinrent aborder sur nos rivages où les poursuivaient la maladie et la mort.Il y avait près de sept cents de ces malheureux dont beaucoup, parmi les enfants, n’avaient plus ni père ni mère, ni parents ni demeure.Mgr Cazeau fut chargé de les recueillir et de les placer ; il s’en acquitta avec cette compassion et cette charité dont son cœur débordait.Il les recueillit tous, il leur trouva à tous un père, une mère et une demeure, de sorte que chaque orphelin pouvait dire avec vérité cette parole de Notre Seigneur : Mon père et ma mère m'ont abandonné .mais le Seigneur m'a pris sous sa protection.Dieu, a dit Mgr, fait tout dans ce monde par l’entremise des hommes, et ne fait rien par lui-même ; il gouverne son Eglise du haut du ciel par l’entremise 'du pape et des évêques, de même qu’il prend soin des malheureux par les soins des personnes charitables ; de môme qu’il est le père des orphelins et qu’il donne à chacun les grâces nécessaires*pour les secourir, de même il a mis dans le cœur de Mgr Cazeau, un rayon de son amour paternel pour secourir les nombreuses misères dont il était le témoin.Mais, mes chers frères, Mgr Cazeau ne s’est pas contenté de trouver des places et des positions, à ces sept cents déshérités de la fortune,mais il les a suivis dans toutes les situations de la vie ; il prenait part à leurs joies et à leurs misères et les veillait à leurs derniers moments ; il fut pour eux l’économe sage et fidèle auquel plusieurs confièrent leurs économies.Mgr Cazeau a brûlé jusqu’à sa mort de ce zèle, de ce feu dévorant de la charité que Notre Seigneur est venu apporter sur cette terre.Nommé, aussitôt qu’il fut ordonné prêtre, chapelain de la congrégation des hommes, il voulut y dire sa première messe et il s’acquitta a leur égard de tous les devoirs d’un bon père.Admirons ici/ mes chers frères, les vues de Dien, qui voulut que Mgr Cazeau fut nommé chapelain de Basile du Bon Pasteur, car c’était bien là le terrain qui convenait pour son ardente charité.Le bon Pasteur veille à ses brebis et si une vient à se séparer, il court après, il la ramène au bercail, puis il invite ses amis à se réjouir avec lui ; voilà l’idée que nous devons nous former du Bon Pasteur et c’est là le rôle que Mgr Cazeau a rempli fidèlement, aidé des]bonnes sœurs du Bon Pasteur qui se dévouent au soin des malheureuses.Mais il faut un pasteur, un père, un prêtre qui les accueille, qui achève leur conversion, qui ^les confesse et leur indique le chemin de la vertu ; tout cela demande le cœur d’un bon pasteur conforme à celui de Notre Seigneur.Depuis 25 ans que Mgr Cazeau a la charge de l’hospice du Bon Pasteur il en a rempli les devoirs avec la plus ardente charité.Il y a à peu près huit jours, l’avant-dernier dimanche, il a encore dit la messe, confessé, donné la communion aux religieuses et aux pénitentes,prê-ché deux sermons, l’un en français, l'autre en anglais, donné la bénédiction du St Sacrement, puis confess ê de nouveau le soir.Voilà le récit d’une de ces journées qu'il a prodiguées depuis 25 ans.Les deux derniers sermons que Mgr Cazeau a prêché ont été sur la charité dont son cœur brûlait si ardemment pour cet asile du Bon Pasteur,auquel il a souvent et largement donné sans jamais rien en recevoir ; la seule récompense qu’il demande pour tout ce qu’il a fait pour cette maison c'est de reposer dans le cimetière du Bon Pasteur.Mgr l’archevêque, après avoir fait le récit du dévouement, de l’habileté de Mgr Caseau, dans les diverses charges qu’il a remplies auprès de Nos Seigneurs les évêques depuis sa nomination à la prêtrise, rend per sonnellementjhommage à ces mêmes qualités et aux bons conseils qu’il n'a cessé de donner à l'archevêque comme grand vicaire général.C’est pour reconnaître le mérite de tous ces travaux'que Pie IX a voulu honorer Mgr Cazeau en conférant le titre de, Prélat domestique de Sa Sainteté,44 à ce prêtre si digne de l’estime de nos concitoyens, suivant les paroles mêmes de notre Saint-Père, afin que l’auréole des honneurs que nous déposons sur sa tête le fasse briller davantage.” Mgr l’archevêque, après avoir fait le récit des derniers moments de Mgr Cazeau,auxquels il a assisté lui-même, a terminé cette oraison funèbre en demandant à Dieu de ne pas juger son serviteur dans toute la rigueur de sa justice, car quel est celui qui pourra en supporter les rigueurs, et en demandant pour lui au Seigneur de lui donner le repos éternel* Dona ei requiem œternavu Domine.Après le libera les restes de Mgr Cazeau ont été transportés à l’asile du Bon Pasteur où Mgr Langevin a officié.Le cortège qui suivait le corps était très nombreux.pas voté de crédits pour les livres de prix et le Journal it Education ; de plus les écoles normales ont reçu $4 000 de moins qu’en 1879, et les salaires des Inspecteurs d’écoles ont etc rognés de $11 759, et les sommes octroyées au dépôt de livres ont été beaucoup moindres qu’en 1879.Instruction publique.Nous avons reçu le dernier rapport financier (copie anglaise) du Surintendant de l’instruction publique, pour Tannée expirée le 30 juin dernier.Les dépenses au montant de $332 524 13 ont été distribuées comme suit : Ecoles communes.$155 000 00 Education su pé ri eu re, High Schools, etc.78 724 00 Ecole normale Jacques Cartier.13 733 33 Ecole normale McGill.Ecole normale Laval.Institution des sourds muets,.12 000 00 Pensions des Instituteurs à la retraite.Inspecteurs d’écoles .Municipalités pauvres.Dépôt de livres.0 800 18 Ecole des sciences et des arts.500 00 Conseil de l’instruction publique.1 500 00 13 866 67 14 400 00 8 000 00 20 000 00 8 000 00 Le Journal des Trois-Rivières annonce la mort de M.Valère Guillet, notaire, arrivée samedi dernier; M.Guillet était âgé de 84 ans et 7 mois.Il fut, durant quelques années, le représentant du Comté de St-Maurice â l’Assemblée législative de la province du Bas-Canada, mandat qu’il exerçait encore lorsqu’en 1836, il fut nommé coroner pour le District des Trois-Rivières, charge qu’il a occupée pendant plus de 40 ans.Il était allié par ses ancêtres maternels à Pierre Boucher, premier gouverneur de la ville des Trois-Rivières.ment acheter le bétail à meilleure composition que les bouchers et le revendre également en détail à meilleur marché, paistra’elle est mieux organisée pour profiter du sang, des os, des peaux, en un mot de tous les déchets que le boucher jette, mais avec lesquels une compagnie d’abattoirs fabrique de la colle, du savon, dee engrais, Nous pouvons prédire, si doux abattoirs se construisent, qu’il arrivera un temps où la viande se détaillera â Montréal à raison de 5 ou C contins la livre.” Nous avons la douleur d’enregistrer le décès du plus jeune enfant de M.Elzéar Brousseau, d’Ottawa, Marie Joseph Jules, âgé de 18 mois.C’est la quatrième victime de cette terrible maladie, la diphtérie, dans la famille de M.Brousseau.Quelle épreuve pour les parents ! EX IHLAXDE Dans son discours à Borrisokane, le 27 février, M.Dillon a donné des instructions pour que les causes relatives â la loi de la Ligue soient soumises, dans chaque endroit, au comité local de la Ligue, en dehors de la présence de la police.Des signes de désunion sont signalés dans la Ligue ; le dépôt des fonds à l’étranger n’est pas bien vu par tout le monde ; plusieurs caissiers locaux se sont démis, et préfèrent émigrer.Un certain nombre d’Irlandais se sont rendus dans [le Lancashire, où le Fénianisme est organisé.Les mandements des évêques à l’occasion du carême expriment l’espoir que le gouvernement résoudra d’une manière satisfaisante la ques tion des terres, et détournent les fidèles de tout ce qui pourrait avoir un caractère illégal ; il contiennent l’expression de la plus vive sympathie pour le peuple irlandais.A Cork, le clergé et les laïcs sont impressionnés défavorablement des relations de M.Parnell avec les communistes.M.Parnell fait annoncer une grande assemblée, pour l’un des dimanches qui suivront l’introduction du 44 Land Bill.” Deux ligueurs ont été arrêtes a Tralee.Xotes com merci a leu Le Moniteur du Commerce a fait son apparition vendredi.Comme son non l’indique, ce journal est dévoué aux intérêts commerciaux et promet de rendre à la population parlant la langue française les mêmes services que rend à nos concitoyens d’origine anglaise le Journal of Commerce.Cette nouvelle publication, tant sous le rapport du fond que de la forme, ne laisse rien â désirer.Le haut commerce a déjà commencé à lui donner son patronage et nous voyons parmi les noms des annonceurs, des marchands de Québec, comme J.-Bte Renaud, F.Garneau et Frère, etc.Total.$332 524 13 Les dépenses ont été moins considérables l’année dernière que par le passé, car le gouvernement n’avait On dit que M.David Moore a vendu ses coupes de bois près de Pembroke â M.R.J.R.Booth pour $133,000.Si Ton en croit certains journaux des Etats-Unis, Jay Gould aurait acquis le contrôle de la compagnie de télégraphe de Montréal.Les recettes de Intercolonial pour le mois de janvier 1881, s’élèvent à $117,695, dont $38,310 pour le transport des voyageurs et $79.385 pour le fret.C’est une augmentation sur le mois correspondant de Tannée dernière, qui a donné $113,881 de recettes.—On lit dans le Journal de Commerce : 44 Si nous en croyons les promesses de concurrence que vont se faire les abattoirs à Montréal, il vase produire toute une révolution dans le marché des viande8.Il n’y a pas de doute qu’un seul abattoir peut suffire pour les besoins d’une ville comme Montréal.Lorsqu’il y en aura, chacune des compagnies se trouvera obligée de faire valoir son capital comme elle le pourra.Retirant un profit insuffisant des opérations seules de l’abattage, elle cherchera forcément â se rattraper dans le débit même de la viande.En d’autres termes, elle se substituera aux bouchers.Une compagnie qui possède un capital de $200,000 avec un outillage parfait, peut naturelle- II lu toi re du Cana«l«» Les premiers colons de la Nouvelle France.III.AD11AIIAM MARTIN.Abraham Marlin, dit PEcossais, pilote de la rivière St-Laurent, a laissé par ses filles une nombreuse postérité.Le vieux marin, mentionné plusieurs fois dans le Journal des Jésuites sous le nom de Maître Abraham, a légué son nom aux célèbres plaines ou se décida, en 1759, le sort de la Nouvelle France.Dans les archives du monastère des Ursulines de Québec sont consignés les titres des deux terres qui lui ont appartenu.La première, contenant vingt arpents, lui fut donnée en 1646, par Adrien Duchesne, chirurgien ; la seconde, de douze arpents, lui fut concédée par la Compagnie de la Nouvelle France.Ces deux terres réunies furent vendues aux Ursulines, par les héritiers de Maître Abraham.D'après un ancien plan, elles étaient comprises ensre la rue Ste-Geneviève à Test, la rue Claire Fontaine à l’ouest, le coteau St-Louis au sud, et une ligne suivant le crête du côteau Ste-Geneviève et se terminant à la côte d’Abraliam.La terre d’Abraham Martin reçut le nom de plaine d’Abraham, nom étendu au plateau voisin, sur lequel fut livré la célèbre bataille entre Wolfe et Montcalm.A.Martin eut de son épouse Marguerite Langlois, plusieurs enfants, dont un seul garçon qui lui survécut, Charles Amador, le deuxième prêtre canadien.Il naquit et fut baptisé à Québec le 7 mars 1648 par le P.Lejeune.11 eut pour parrain Charles Amador de Saint-Etienne, Sieur de la Tour, qui se rendit célèbre par sa bravoure et sa fidélité à la France dans les guerres de l’Acadie.Il fut d'abord curé de Beau port et puis de Ste-Famille (T.O.; A l'érection du chapitre de Québec, le 8 novembre 168-1, il devint chanoine et fut nommé curé du Château-Richer.Plus tard il fut nommé curé de Notre-Dame de Foye, où il demeura jusqu'à sa mort arrivée en 1711 ; il était âgé de 63 ans.Un manuscrit intitulé De la dévotion à la Ste-Famille, par la mère Marie André Regnard Du Plessis de Ste-Hélène ” nous fait connaître que l’abbé Martin était un habile chantre, et qu’il composa le chant de la messe et de i’oflice de la Ste-Famille, tel qu’il est encore aujourd’hui.Il y eut deux Abraham Martin, qu’il importe de ne pas confondre ; à cause de divers incidents qui se rapportent à la vie de l’un d’eux.La famille Taché compte à la fois parmi ses ancêtres en ligne directe, les trois premiers colons de Québec, Louis Hébert, Guillaume Couillard et Abraham Martin.La mission «les Cercle* Agricole* CONCOURS Le Courrier du Canada s’occupe avec persévérance et succès de la fondation et du développement des cercles agricoles.Dans une suite d’articles bien dits et bien pensés, il indique les dangers â éviter, la marche à suivre.A notre avis, les Cercles ont une mission toute tracée.Ils doivent d’abord servir de trait d’union entre leurs membres, leur permettant d’obtenir plus facilement et à meilleur marché, par l’association, tout ce dont ils ont besoin : grains et graines de semence, instruments et animaux améliorés, etc., etc.Les Cercles peuvent aussi faciliter grandement les entreprises publiques d’utilité générale, telles que les fromageries, les beurreries, les fabri ques de sirop (le sorgho, et même celles de sucre de betterave.Quand à la partie intellectuelle, il nous semble que les réunions mensuelles ne doivent jamais manquer d’intérêt.Il suffit d’y songer quelques instants pour trouver mille et un sujets do discussions utiles et animées.Trop souvent, on croit que ces réunions de cultivateurs manqueront d’intérêt si Ton n'a pas pu s’assurer d’avance un discoureur.Evidemment, les causeries bien laites ont un attrait particulier ; mais ne trouverait-on pas dans chaque numéro du Journal d’Agriculture des sujets abondants de discussion.Nous savons que très souvent nos articles sont soumis à une critique sévère et nous nous en réjouissons.C’est une indication certaine d’intérêt.Ce que nous désirons maintenant c’est que ces critiques, venant d’hommes de jugement qui s’occupent comme nous exclusivement d’agriculture, puissent porter des fruits abondants.Pour cela, il suffirait de nous faire part des résultats des discussions dans les cercles agricoles.Que les secrétaires prennent note des remarques importantes faites dans le cours des séances ; qu’un petit comité, composé de deux membres ou plus, soit choisi dans le but de revoir le rapport du secrétaire avant qu’il nous soit transmis, et ainsi les vingt mille lecteurs du journal pourront profiter des bons avis et des remarques utiles qui auront trouvé naissance dans les réunions des cercles.On sait que le Département d’Agriculture nous permet d’adresser gratuitement le Journal à tous les membres des cercles régulièrement organisés, et qui s’engagent à nous fournir un rapport annuel au moins.Or, afin d’encourager les cercles à nous faire connaître plus souvent le résultat de leurs discussions, nous leur offrons maintenant trois.prix annuels : un de vingt piastres, un de quinze piastres et un de dix piastres, pour les trois rapports de cercles agricoles les plus fréquents, les plus complets et les plut utiles.On le voit, il ne s’agit pas ici de prix de littérature.Auront les prix ceux qui se seront montrés les plus pratiques et les plus actifs.Plusieurs cercles agricoles s’organisent dans le district de Québec.On vient d’en établir un à Deschambault et un autre à Ste-Marie de la Beauce, tous les deux sous la président honoraire de M.le curé du lieu.Espérons que ces deux exemples porteront des fruits multiples et que les cercles resteront sous la haute direction du Clergé.C’est, à notre avis, la seule garantie de stabilité et d’utilité que Ton puisse donner à ces organisa lions toutes de dévouement et de charité d’un côté, et d'intérêts matériels très prononcés, de l’autre côté.(Le Journal d'aqriculture).EUROPE FRANCE.Paris, 28 février.—15 wagons de munitions de guerre 6ont arrivés â Dunkerque, et vont être embarqués pour la Grèce.A Marseille, 6 000 kilogrammes de dynamite vont être embarqués pour la même destination.ANGLETERRE.Londres, 28 février.—La nouvelle de la mort du général Colley se confirme, on annonce aussi la mort du commandant Romil-lan, de la brigade navale.—M.Gladstone a dîné â Windsor, et pourra paraître à la Chambre mercredi.—C’est le général Roberts qui succède au général Colley.—Il a été question, à la chambre des Communes, de l’arbitrage anglo-français démandé par le Pérou.—Les Home-Rulers présentent diverses motions relatives à la magistrature en Irlande ; toutes sont rejetées ; mais le temps s’est passé, et le budget de ia guerre n’a pu être introduit.—Une dépêche de Hong-Kong, 1er février apprend que la barque anglaise Chinaman a été coulée à fond par le steamer anglais Creaghland ; 7 personnes ont péri.ANERiqUE Chicago, 28 février.— Il y a eu hier une terrible tempête ; le vent soufflait avec une vitesse de 63 milles à l’heure ; il y a des inondations.Plusieurs médecins signalent l'extension du choléra, et l’attribuent à l’usage trop répandu des graisses de porc.Albany,28 février.—A l’Assemblée, M.Low a présenté un bill incorporant 44 The Niagara River Bridge Company.” Petite* nouvelle* cercle catholique.—Demain soir, à l’heure ordinaire, il y aura réunion des membres du Cercle.Tons sont priés d'v assister.V M.le président fera plusieurs commit nications importantes qui intéresseront les membres à un haut degré.calendiukr.—Québec, mardi 1er mars.1881, 2e jour de la Lune.Nouvelle lune hier soir à 5 heures -47 minutes.Le jour dure 11 heures 02 minutes, et la nuit 12 heures 58 minutes ; le Soleil se lève à G heures 42 minutes, passe au méridien à midi 12 minutes, et se couche à 5 heures et 44 minutes ; â midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de 35 degrés et 9 dixièmes.La Lune s’est levée ce matin à G heu res 41 minutes, a passé au méridien à 1 heure 7 minutes, et se couche ce soir à 7 heures 2G minutes ; elle se lèvera demain matin à 7 heures et 0G minutes.Le soir les trois planètes Vénus, «lupiter et Saturne se voient fort rapprochées au sud-ouest.MAtntE.—John Sharpies, écuier, a été réélu maire de St-Colomb de Sillerv.% mort suniTE.— Madame Philomène Rover, âgée de 30 ans,épouse de Florent Labrie, de St-Jean Isle d’Orléans, est morte subitement, vendredi l’après midi à sa résidence.feu a iieauport.—Hier apiès-midi h* feu a détruit la fabrique de chaussures de MM.Marcoux & Lagacé à Beauport.La brigade du feu de l’asile s’est rendu sur les lieux et a réussi a préserver plusieurs des principales machines.Les pertes sont couvertes par les assurances.MM.Marcoux & Lagacé étaient â Québec pendant cet incendie.incendie.—Le feu s'est déclaré, samedi matin, vers cinq heures, dans la maison servant à faire sécher le bois, de MM.Edson Fitch et Cie, â St-Romuald.L’alarme a été donnée, et tous les hommes du voisinage se sont mis à lutter contre l'élément destructeur qui opposait sans sans cesse une terrible résistance â leurs efforts.La maison a été entièrement consumée.Les pertes sont considérables.INSTITUT CANADIEN DE QUKHKC.—A llllü assemblée du Bureau de Direction de l'Institut Canadien, tenue le 28 févri er, les résolutionsjsuivantes ont été unanimement adoptées.Proposé par l’honorable Edouard Ré-millard, secondé par M.Philippe Si-rois.u Que l’Institut canadien de Québec a appris avec le plus profond regret la mort de Son Excellence Monseigneur Charles Félix Cazeau, Prélat Domestique de Sa Sainteté, Vicaire-Général de 1 archidiocèse Québec, l’un des membres fondateurs et directeurs de cet Institut.Proposé par M.D.J« Montambaull secondé par M.Thomas* Etienne Hoy.Î~îu Que cette mort prive Tarchidiocése e Québec d’un prélat éminent par ses vertus et ses connaissauces, l’Institut canadien d’un membre distingué par l’at* *,E COCjRitlEîS DU CANADA lâchement qu’il lui a toujours mani-testê, la ville de Québec drun citoyen dont Tame et le cœur de charité et de bienfaisance, de science et de littérature qui ont pris naissance durant sa longue et laborieuse carrière : Proposé par M.Charles Joncasseconde par M.P.A.Venner.“ Que les membres de 1 Institut canadien de Québec assistent aux funé* railles de Son Excellence ; Proposé par M.Alphonse 1 ou hot secondé par M.P.M.Genesl.11 Que copie des présentes résolutions soit transmise à la famille du défunt.Par ordre, EnNEST Myiianü, Asst.-secrôtairs-archiviste.les imlui.es de holloway.—Important pour les faibles.Il est difficile de dire ce qui cause le plus de mal a la constitution humaine des jours froids ou humides de rautomne et de l’hiver ou les vents humides de l’été et du printemps.Pendant ces mauvais jours ou peut facilement entretenir la santé dans un hou état en se servant de temps en temps des pilules de Holloway, lesquelles purifient le sang et régularisent les intestins.Cette 'médecine célèbre ne demande qu’à être essayée pour montrer de suite ses bons effets et ramener la santé.FAITS DIVERS ______________£8 Février, 1881.— Ces jours derniers, notre chef de police recul de Liverpool, Angleterre, un cablegramme lui annonçant qu’un nommé Mcllolmes s’était embarqué pour Montréal, et le priant de l’arrêter au plus tôt.Ce Mcllolmes était un marchand important qui prenait la fuite après avoir fraudé ses créanciers.M.Paradis soupçonnant que le fugitif arriverait par New-York et passerait d’abord à Toronto, télégraphia aux autorités de cette dernière ville, qui se tinrent sur le qui-vive, et arrêtèrent Mcllolmes.vendredi soir, au moment où il descendait du chemin de fer.Les autorités de Liverpool furent immédiatement averties par un cablegramme de l’arrestation du marchand, et samedi matin, lo chef Paradis, recevait une réponse le remerciant des services qu’il venait de rendre,et le priant de retenir Mcllolmes prisonnier jusqu’à ce qu’un officier de Liverpool viennej le réclamer.On suppose que la fraude commise par ce marchand est considérable, car plusdeSlUO ont déjà été dépensés en dépêches télégraphiques.—Quantité de farine inspectée pendant la semaine finissant le 20 février 1881.Supérieure extra.768 Barils.Extra superfine.260 Superfine de goût.10 Extra du printemps.037 Superfine .235 p.1 O ;; 1.^ 1 11 O ##•*••••••••••••••••• • • • • • • ^ ^ Moyenne .234 Recoupes.10 U U U U 2 53G Barils.L.A.Boyer, Insp.de farine.—Un homme et une femme de Nashville n’ont chacun qu’une jambe, et leur unique enfant n’eu a pas du tout, ayant hérité de l’infirmité de son père et de sa mère.—On parle d'établir une manufacture de laine à la Pointe-Claire.—Les autorités d’Hochelaga doivent faire vendre demain les propriétés de ceux qui n’ont pas encore payé les taxes de l’année dernière.—Ce matin, à 10.30 hrs, il est arrivé un accident fatal chez MM.O’Gilvie et Cie, aux écluses St Gabriel.Des ouvriers étaient occupés à hisser une poutre énorme, lorsque la chaîne se brisa et le pesant fardeau tomba sur le charpentier Ma-gloire Saurinle, âgé de 43 ans.Le malheureux a été tué instantanément.IIERTHIKK, £8 février 1881.- M.Thomas Van de Viiet est arrivé à Rerthier mercredi soir et a fait commencer immédiatement les travaux de construction de la raffinerie.Il espère que le corps principal de bâtiment sera terminé vers le 15 mai.Ce batiment aura 250 pieds de longueur sur 90 de largeur et 40 pieds do hauteur.roua rire.—On détaille une clame qui est encore jeune et jolie, mais qui se maquille à outrance.—Elle a nue main charmante, dit l’une.—Oui, mais un bien vilain pied, dit l'autre.—Soit ; mais vous m’accorderez qu’elle a un teint !.—Oui.un teint de riz et de rose ! •/ Dans un restaurant.Le patron au chef : ' —.le vous l’ai dit cent fois, ne mettez donc pas tant de beurre, cela donne un goût rance à tout ce qu’on mange ! Vente* par le Khérif —Hammond Cîowcn ; contre Louis Eournier dit Larose, fils.Un emplacement situé en le village Stadacona.en la paroisse do Saint-Roch de Québec [Nord].—avec la maison et autres batiments dessus construits.Pour être vendu au bureau du shérif, en la cité de Qeébcc, le 3e jour de mars, à dix heures du matin.—Abraham Joseph, Monloûore Joseph et Andrew G.Joseph, contre Simôon Eortin—Un emplacement situé rue St-Sauveur.de 40 sur 60 pieds, avec les bâtisses dessus construites.Pour être vendu au bureau du shérif à Québec, le 3 mars, a 10 heures a.m.—Thomas Savard, fils, contre Thomas Savard, père.—Deuv terres situées à St-Ambroise.Pour être vendues à la porte de l’église do St-Ambroise do la Jeune Lorctte, le 4 mars, à 10 heures a.m.—Joseph Fielding contre Bernard McGindley.—La moitié d’un lot de terre situé à Ste-Agathe, avec les|bôtisses sus-érigées.Pour être vendue à la porte de l’église do Ste-Agathe, lo 4 mars, à 10 heures a.m.< —Laurent Marc Lapointe contre Louis Philippe Couture, Alfred Victor Samuel Couture et Angélique Coteau, veuve de feu Godfroy Couture.—Un emplacement situé & Lévis, avec maison, boutique et autres bâtisses dessus construites.Pour être vendu à la porte de l’église de Notre-Dame de la Victoire, le 5 mars, à 10 heures a.m.—John Rowan contre hhomas Lannen —Deux terres situées à St-Dunstan du Lac Beauport.Pour être vendues à la porte de l’église de St-Dunstan du la, le a mars, à 10 heures a.m.(fc»Le Courrier du Canada, est en vente chez MM.Drouin et frères, libraires, No.96, Rue St.Joseph, St.Roch, et chez M.F.Béland, tabaco-niste, rue et faubourg St-Jean.Un rhume* une toux, uu mal de gorge doivent être arréit« de guile La négligence résulte bien souvent dans une maladie de poumons incurable ou la consomption.Les pastilles de Brown pour les bronches ne causent pas des désordres dans l’Estomac comme ces sirops cl ces baumes pour les rhumes, mais agissent directement sur l’irritation, et donnant un grand soulagement dans l'asthme la bronchite, les rhumes, et les enrouements auxquels les orateurs et chantres publics sont sujets.Depuis trente ans les pastilles do Brown sont recommandées par les médecins et ont toujours donné satisfaction.Elles tiennent le premier rang entre les autres médecines.En vente à 25 cents la boîte partout.Québec, 24 février 1881 — 1 an.E Repo* et confort pour leu malades LA PANACÉE DES FAMILLES DE RR OWN ll’a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les dou leurs dans le côté, le dos ou les instes-tins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou Uniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c’est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.En vente chez tous les pharmaciens à 25 cts la bouteille.Mère* !|9lère* ! Wères ! Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d’nn enfant qui lait ses dents?S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du Sirop calmant de Mme Winslow.11 soulagera immédiatement le pauvre petit malade— cela est certain et ne saurait faire le moindre doute.11 n’y a pas une mère au monde qui ayant usé de ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en ordre les intestins, donne le repos à la mère, soulage l’enfant et lui rend la santé.Ses effets tiennent de la magie.J1 est parfaitemen inoflensif dans tous les cas, et agréable à prendre.il est ordonné par un des anciens et des meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats Unis.En vente partout à 25 rents la bouteille.Québec, 26 janvier 1871—t un.113 tables bienfaits Rien de moins que les incontes- rcpanilu* *ur dix mille inalndes ne suffiraient à maintenir la réputation dont jouit la Salue pure lllo tl'Ayer.(“cm uu composé dos meilleurs végétaux combines avec des ioduns de potassium et de fer, et c'est le remède le plus efficace contre les nlïro-lions scrofuleuses et mercurielles.D'une action certaine et uniforme, ce remède procure une guérison rapide et complète de* Scrofules, des f|.cfcn»*, de* Furoncles, «les Humeurs, des Pustule*, «les Éruptions, «les Maladie* do l'Épi-dormo, et «l«- toutes l«>s éruptions provenant «b* l'impureté «lu sang.Par son action fortifiant**, M soulage toujours et guérit souvent les allVe.t ions du foie, la débilité et les irrégularités rlier.bs femmes, et est un puissant restaurateur «b* la vitalité.Lu Salsepareille «l'Aycr n'a pas «l'égal pour purifier le sang.Elle donne du ton nu système nerveux, rétablit et préserve la entité, « t ramène la vigueur et l'énergie.L’usage vu est répandu depuis «pmrantc ans, «*t * *¦ ^ - CV • , .i • * I| A .« a # #• I «J i\o 30, rue St-Paul, et 33, rue St-André, ¦000* ft* ft* Aft *ft ft* ft* aussi la 4* Frost A Wood,” nouveau récents et perfectionnés, tels que : Charrues tà perche forgée ot oreiilo d’acier pour deux chevaux.*• n en lonte pour doux chevaux.* forgée et oreille d’acier pour un cheval, réversible pour côteaux, pour un ou deux chevaux, dite 11 l'Amie du cultivateur ou charrues à trois sillons.Trains auxquels on attache, toutes sortes de charrues, cultivateurs ou arrache-patates Arrache-pataies de la fabrique • Atmontc Works.» Herses circulaires faisant double ouvrage et d’une manière supérieure.Herses en fer en trois et quatre parties.Bouleaux pour un ou deux chevaux avec herses et semoirs.Cultivateurs pour un et deux chevaux, aussi les sarcleursde jardin avec les accès: Semoir avec Herse, Rouleau, et appareil pour semer la graine de rail, ^instrument U complet qui ait jamais été inventé, patente de Vessot.Faucheuses.La célèbre 44 Toronto ou Whiteleys,’’ modèle 44 Buckeve.” » HIolssounenses.de •• Toronto ou Whitelevs ” aussi de “ Frost A Wood, ” moissonneuses de 44 Smith Falls.”- * ' ' Faneuses pour un cheval.Moulins à battre.Les célèbres moulins à battre, à un, deux et t ois chevaux, tie Gray A- Fils, Vermont, avec van, garantis pour battre de 500 à 500 minots par jour sans aucune perte.Aussi machine à scie ronde et de travers inue par un cheval, par les mêmes.Pelles à cheval et grattoirs pour chemins.Aussi les moulins a battre patentés ue Whitlemore, mus à la main, capables de battre sept à dix minois par heure.Barattes de ** Blanchard ” améliorées—Machines pour finir le beurre, un article indispensable surtout pour les commerçants de beurre.Machines A laver d’après les modèles améliorés, chaises-hamac.(’.eux qui.ont besoin d’instruments agricoles feront bien de venir visiter notre assortiment uvant d’aller voir ailleurs : toutes nos marchandises sont garanties, nos prix et nos conditions les plus faciles pour le même genr*'* d’effets.CHS.T.COTE & Cie, No 30.rue St-Paul, et 32, rue St-André.Bureau de Poste.Boite 134.Mixte.Malle.ÎXPRKSS.Départ de Hocho- 5.15 p m laga pour Ottawa 1.30 a m 8.30 a m Arrivée ù Ottawa 11.30 « 1.10 ]» m 9.55 « Départ de Ottawa pour Hocholaga.12.10 « 8.10 a m 4.55 » Arrivée à Hoche-laga 10.30 « 12.50 p in 9.35 ." 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