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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 19 avril 1881
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1881-04-19, Collections de BAnQ.

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25cmc Amice No 2412—Edition quotidienne—4eme Annee Mardi 19 Avril 1>^1 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME LÉGER BROUSSEAÜy Editeur Propriétaire.III?VUE CEN EISA UE (24 mars 1881) France La soumission est accomplie.La po-litiquede M.J.Grévy a été désavouée par les ministres, dont deux seulement, MM.J.Ferry et Barthélemy Saint-Hilaire ont persisté à soutenir l'excellence du scrutin d'arrondissement, tout en s'inclinant devant l’ultiaiaîum opportuniste.La République Jrançuisc triomphe avec cruauté, en annonçant “ le résultat que le 44 bon sens ” indiquait, et auquel la réflexion devait naturellement conduire des esprits politiques.” L'acharnement mis par le président de la république à une résistance qui se termine par une capitulation sans condition,a pris fin.M.Ferry est allé hier devant la commission chargée d’examiner la proposition Bardoux ; il a déclaré que le conseil des ministres acquiesçai! à la volonté omnipotente de M.Gambetta, et que le président du conseil, battu par ses collègues, se tairait prudemment devant la Chambre, afin de ne pas perdre, dans la bagarre parlementaire,son portefeuille, qu'il préfère à la dignité du caractère.Les partisans du scrutin de liste ne pardonnent pas à M.Ferry son hostilité, qui n’a cessé que par peur ; les défenseurs du scrutin d’arrondissement voient une trahison dans le silence consenti par le ministère.La crise n'est donc pas dénouée, et le cabinet aurait tort de croire qu'en 6’inclinant il soit parvenu à assurer sa durée., Au reste, dans ce conflit de gouvernement, la politique de M.Grévy a subi un échec dont elle ne se relèvera point.Il est désormais avéré que M.Gambetta est le véritable chef de de l’Etat, que ses désirs sont des ordres, et que M.Grévy est chargé de l’exécution des décrets rendus dans le palais où l'aspirant dictateur s’exerce au rôle souverain.Angleterre Parmi les nouvelles à sensation, mentionnons celle des conditions do paix arrêtées entre l’Angleterre et les Boers.Ici, comme toujours, c’est le plus grand qui finit par imposer sa loi au plus petit.Cependant les conditions paraissent acceptables, et elles ont été acceptées.Suzeraineté de la Reine sur le territoire transvaalien, établissement d’un résident britannique chargé de contrôler les relations extérieures de la république et d'intervenir entre les Boers propriétaires du 6ol et les natifs soumis à leur domination, parfois des plus rudes, maintien d'un certain nombre de garnisons dans le pays, jusqu’à la conclusion définitive de tous les arrangements, et iiomi* nation d'une commission royale de trois membres (dont le général Wood) pour statuer sur la réglementation des détails, et même sur les questions de limites,—tel est le prix assez onéreux moyennant lequel la hautaine Albion veut bien condescendre à oublier la cuisante défaite infligée à ses troupes sur le plateau du Spitz-kop.Portugal De Lisbonne, on a successivement appris le vote du Sénat et la retraite du cabinet Braamcamp.L’une indiquait l'autre, puisque la majorité factice d’une voix qui avait voté avec le cabinet se trouvait formée par l’appoint des deux votes ministériels.Peut-être, en apprenant ce résultat, qui remet eu question le traité 44 dit ” de Lorenzo Marquez, les Boers se repentiront-ils d'avoir accédé aux conditions posées par l’Angleterre.Car il parait très logique et très probable qu’un de leurs principaux motifs a dû être la crainte de voir les Anglais maîtres de la baie de Delagoa, tourner le Transvaal par le Nord Est, en cas d’une reprise d’hostilités «manœuvre qui devient impossible aujourd’hui.ItitHSir.On télégraphie de Saint-Pétersbourg, le 22 à la “ Gazette de Cologne,” que 44 la proposition tendant à transférer la résidence du Czar A Moscou est appuyée par M.Karloff dans la 44 Gazette de Moscou ” il Le journal russe dit que l'Empereur sera en sécurité dans cette ville, qui est le centre de la Russie.Bien que la sécurité ne 6oit guère plus grande à Moscou qu'à Saint-Pétersbourg.il n'est pas impossible que cette proposition soit prise en considération, car le transfert de la capitale à Moscou serait considéré par tous les Russes, excepté par les habitants de Saint-Pétersbourg, commo un acte tout à fait politique.—On évalue à 300 le nombre des individus arrêtés depuis l’attentat ; mais beaucoup d’entre eux ont déjà été relâchés.” Une correspondance de Saint-Pétersbourg, adressée au 44 Figaro ” annonce que le nouvel Empereur, prévoyant le cas où un attentat lui coûterait la vie, aurait 44 informé le Sénat qu’il choisissait dès à présent le grand-duc Michel comme régent do l’empire.” Ce choix prouve que le grand-duc Constantin est tenu en suspicion par la nouvelle cour.L'Empereur, malheureusement, n'est que trop fondé à redouter que de nouveaux crimes.Le même correspondant parle, en effet, d'un manifeste nihiliste adressé à Alexandre III, et qui contient en substance ceci : 44 La condamnation prononcée contre Alexandre II a été exécutée le 1er mars.Elle avait été prononcée, suivant la forme régulière, par notre tribunal, après avoir entendu son accusateur et son défenseur.Il a été trouvé coupable, et il a été exécuté.Quant à toi, Alexandre III, nous te dominons un délai de deux mois pour exécuter les réformes nécessaires.Passé ce délai, si tu n’as pas fait ce que nous demandons, tu périras également.” L’empereur sait maintenant, comme son père, que ses jours sont menacés, et qu’un duel à mort est engagé entre lui et les nihilistes.Espagne Les échos de Saint-Pétersbourg et de Londres ont, en effet, retenti à Madrid sous la forme de pétards dont l'explosion a en lieu au palais du duc d’Ossnna.On remarquera d'abord avec quel soin le gouvernement s’est empressé d'attribuer ces démonstrations à des banquistes mécontents et de justifier les communards madrilènes qui, au même moment, buvaient à la Commune dans un grand banquet.Ce qu’il en faut penser apparaîtra mieux sous peu.L’important est de constater l’isolement dans lequel M.Sagasta a tombé dès le premier jour.Absolument renié par les canovistes ec tous les constitutionnels modérés.M.Sagasta cherche en vain à se faire un parti de gouvernement avouable.Il en est réduit à quêter les complaisances du radicalisme, qui le désavouera dès qu'il le jugera utile.Etats-Unis Les journaux des Etats-Unis contiennent des appréciations sur le nouveau cabinet formé par le président Garfield.Le 5 mars, on le sait, le Sénat a été informé des nominations suivantes : Secrétaire d’Etat, M.Blaine ; secrétaire du trésor, M.Windom ; attorney général, M.Mac-Veagh ; postmaster général, M.James ; secrétaire de l’intérieur, M.Kirkwood ; secrétaire de la guerre, M.Lincoln ; secrétaire de la marine, M.Hunt.Le44 New-York Herald ” ne se montre pas très enthousiaste pour le nouveau cabinet.44 Nous ne pouvons, dit-il, l’appeler un cabinet capable.Il l’est beaucoup moins assurément que celui de M.Hayes, et on ne peut le mettre considérablement au-dessous des ca- ; binets de Lincoln, qui comptaient 5 dans leur 6ein les Seward, les Chase, les Cameron, les Bates, les Blair et les Stanton ; et très au-dessous aussi des cabinets de Grant, qui avait pris ses conseillers parmi des hommes tels que Fish, Washburne,Hoar, Cameron le jeune, Boutwell, Morrille et Tait.” Le 44 Herald ” est toujours d'avis qu'il faut attendre des actes pour juger les nouveaux ministres, et voir s’il ne seront que les exécuteurs delà volonté du Président.Ce qui parait inquiéter beaucoup la famille newyorkaise, c'est l’influence prépondérante que prend actuellement le Sénat dans la Constitution américaine, et le peu de disposition que montrent les sénateurs pour entrer dans l’administration.Le pouvoir exécutif se trouve par là privé d’une influence et d’un appui qui devraient lui être acquis.Ec Czar Alexandre II L'empereur Alexandre avait échappé cinq fois à des tentatives de meurtre.Le premier attentat fut celui de Karagosof, commis le 16 avril 1866.L’Empereur sortait du Jardin d’été et allait monter dans sa voiture, qui attendait sur le quai ; un sergent de ville lui présentait déjà le manteau, lorsqu'une balle passa en eifllant au-dessus de la tête du Czar.Fort heu- reusement, un paysan, Ossif Ivanovich Komissarof, qui se trouvait dans la foule, près de l'assassin, a détourné le coup.Il reçut pour ce service des lettres de noblesse et un magnifique apanage territorial.Quant à Pas*’ sassin, qui appartenait à une société secrète, il fut exécuté le 3/15 septembre 1866.La seconde tentative fut celle du Polonais Bérézowski, le 6 juin, lors de la grande revue passée à Long-champs à Paris.Pour la troisième fois, la vie du Czar fut menacée le 14 avril 1879.Ce jour-là, l’Empereur, accompagné d'un adjudant, se promenait à pied devant l’hôtel de l’Etat-Major, lorsqu'un jeune homme de 25 ans, en civil, coiffé d'une casquette d’uniforme s’approcha de Sa Majesté, et, à une distancée d’environ trois mètres, fit feu de plusieurs coups de revolver.Poursuivi par l’adjudant, l’assassin fut arrêté à l’aide de deux ou trois personnes, et incarcéré.Il fut reconnu pour le professeur Alexandre So-lowieff, et, à la suite de sa condamnation à mort, fut exécuté sur le glacis de la forteresee Pierre-Paul, le 22 mai 1879.Le 1er décembre 1880, eut lieu l’affaire de la gare de Moscou.Une mine avait été placée sous les rails de la voie, à l'entrée de la ville, pour faire sauter le train impérial revenant de Livadia.Par suite d'une erreur des assassins, la mine ne fit explosion, on se le rappelle, qu’au passage du second convoi, portant les bagages.Le cinquième, qui menaçait de détruire toute la famille impériale et son entourage en faisant sauter le palais du Czar, a eu lieu le 17 décembre 18S0.On croyait généralement que les nihilistes avaient enfin cédé sous les mesures de répression dont ils étaient l’objet, et depuis quelque temps, on n’avait plus guère entendu parler d’eux, ni de leurs desseins.Etaient-ils en réalité intimidés, ou laissaient-ils renaître la confiance pour mieux préparer le coup suprême ?Toujours est-il que leurs projets sanglants viennent enfin de réussir : cette fois toutes les précautions des régicides étaient bien prises.Une bombe éclate sous la voiture de l’Empereur et tue autour de lui plusieurs personnes ; il sort vivant de sa voiture mise en pièces.Une seconde bombe éclate sous ses pixels mêmes, et lui enlève la moitié inférieure du corps, il expire deux heures après au palais.Alexandre II est né le 29 avril 1818.Il n’avait guère d’espoir d’arriver au trône, quand en 1825, son père Nicolas, succéda à Alexandre 1er par la renonciation de son deuxième frère, Constantin.—Elevé par sa mère, sœur du roi de Prusse Fréderic-Guillaume IV , il passa aux mains d’un général allemand et protestant, puis dans celle du poète romantique Jonkows-ky ; mais son véritable maître, sous le rapport militaire, fut Nicolas lui-même, qui s’appliqua à le former à son image et lui fit la vie assez dure.Revêtu fort jeune de divers grades que son père l’obligeait de prendre' au sérieux, il tomba malade.On lui conseilla de voyager pour se rétablir.Pendant un séjour qu'il fit à Hesse-Darmstadt, il s’éprit d'une des filles du souverain de cet Etat, et l'épousa un peu après (1841.) L’histoire de son mariage ne manque pas d’un certain caractère romanesque.Louis II, grand-duc de Hesse-Darmstadt, prince assez bizarre, était père de trois filles, dont deux étaient adorées de lui, tandis que la troisième, haïe sans qu'on ait jamais su pourquoi, vivait réléguée dans les mansardes de la résidence.Les deux fiilles heureuses Des pJus adroites mains empruntant le secours, se montrèrent au jeune prince russe dans toutes les splendeurs.On cacha leur sœur, qui disait sans doute en elle-même : Et moi, pour touto brigue et pour tout artifice» De mes larmes au Ciel j’offre le sacrifice.Mais l’auguste voygeur voulut voir à toute force la princesse Marie.Il fut charmé de son esprit, de sa bonté et de sa grâce, et c’est ainsi que la Cendrillon de Hesse-Darmstadt devint czarine.Alexandre II visita ensuite la Russie méridionale et les régions caucasiennes ; il débuta dans l’art de li guerre par une escarmouche contre les Circassiens.C’est pendant la guerre d’Orient, le 18 février 1855, que l’Empereur succéda à son père Nicolas, mort, dit-on, de désespoir, voire même, selon quelques-uns, après avoir recouru au poison pour abréger ses jours.Ou sait que, pendant son séjour à Taris, eu 1867, Alexandre II fut l’objet d’une tentative d’assassinat de la part d’un de ses sujets appelé Bere-zowski, lequel est mort naguère en captivité.Au point de vue religieux et politique, le règne du Czar défunt est loin de pouvoir être loué.On sait quel joug de fer le gouvernement russe a fait peser sur la Pologne ; comment il a chassé les évêques catholiques de leurs sièges après les avoir empêchés de se rendre au Concile, et quelle épouvantable pression il exerça sur les populations lideles pour les entraîner dans le schisme.Alexandre II portait le grand costume de général et le casque à plumes blanches.Le Czar était de la taille du roi Léopold, mais plus corpulent.La moustache, les favoris, les cheveux grisonnants La démarche de l’Empereur était tout à fait militaire, non sans une certaine raideur.Du mariage royal du Czar sont issus Alexaudre - Alexandrowtzarô-witch, grand-duo héritier, né le 10 mars 1845, marié le 9 novembre (28 octobre) 1866 à la grande-duchesse Marie Feodorowna, née le 26 (14) novembre 1847 ; Aloxandrowitch, grand-duc, né le 22 avril 1847 ; Alexis-Alexandrowitch,grand duc, né le 14 janvier 1859 ; Marie Alexan-drowna, née le 11 mai 1853, et Paul-Alexandrowitch, grand duc, né le 8 octobre 1860.L’empereur Alexandre pouvait avoir des qualités heureuses ; il a pris de nobles initiatives, mais de tristes souvenirs pèseront sur sa mémoire ; puisse-t-il avoir eu le temps,avant de paraître devant Dieu, de lui demander pardon des scandales trop publics de ses relations adultères, des persécutions dirigées par lui contre les catholiques, du sang versé en Pologne.Ses torts incontestables ne diminuent en rien le caractère horrible de l’attentat dont il est tombé victime ; dans tous ceux que sa conduite privée ou certains de ses actes politiques les plus cruels ont si profondément révoltés, il n’y aura qu’une voix pour flétrir le régicide.Honte donc aux exécrables auteurs de ce coup sanglant; honte aux principes surtout qui ont armé de la sorte, de tant d’armes traitresses, les mains des sectateurs de ces principes ! En ceci cependant, il n’y a pas de coupables que les nihilistes de profession : une large part de la responsabilité du crime retombe sur les maîtres dont l’irréligion et le scepticisme ont préparé en Russie ces générations de socialistes.Quand, après avoir échappé à l’attentat qui avait préparé l’explosion d’une mine sous le train impérial, l’Empereur reçut la noblesse de Moscou, il ne lui tint pas un langage différent de celui que l’empereur d’Allemagne a tenu récemment dans les mêmes circonstances : il constata publiquement que le défaut d’éducation sérieusement religieuse était pouï beaucoup dans la tendance des esprits dévoyés à chercher par le crime l’accomplissement de leurs rêves socialistes.Il supplia les parents de veiller sur leurs enfants, et de les diriger dans la voie de la foi, du bien et de la vérité.C’était signaler à son empire, au monde entier la vraie cause du mal : l’attentat d’hier a prouvé que ces avis arrivaient trop tard pour la Russie ; puissent-ils du moins faire sentir au reste du monde combien ils étaient sages, et puissent les peuples et les princes, si justement terrifiés de l’abondance des crimes les plus atroces en nos jours d’impiété sans frein, comprendre enfin que l’ordre, la paix sociale, le respect sacré de l’autorité ne reviendront partout qu’avec la foi, la morn le religieuse, les croyances, les espérances et les craintes surnaturelles.Précepte» «le politca«e Devoirs envers les parents .16.Cherchez à leur complaire en tout ce qui vous sera possible.17.Occupez-vous d’eux constamment et ne les contredites jamais que lorsque vous y serez forcé pour les intérêts de la famille ; mais alors faites-le poliment et avec la plus grande douceur.18.Entrez franch *meut dans leurs goûts et leurs plaisirs ; soyez sensibles à leurs chagrins et faites vos elforts pour les en consoler.19.Ayez pour eux toutes les complài sauces possibles.*20.Supportez patiemment toutes les infirmités de leur âge, et ayez l’air de ne pas vous apercevoir des incommodités qu’elles pourraient vous causer.21.N leur parlez jamais de leur âge.22.Tâchez, par votre amabilité et votre gaité, d’éloigner d’eux la pensée de la mort.23.Tutoyez les, s’ils vous tutoient ; Feuilleton du COURRIER DU CANADA 19 Avril 1881.—No 5 LES COMPARIONS DU DESESPOIR Par A.de Lamothe ( Suite 1 En promettant à sa protégée de lui faire obtenir la permission dont elle avait besoin pour pouvoir retrouver le malheureux mais trop coupable Vincent, l’abbé Vidal n’avait pas trop préjugé de son influence.Sa charité était si grande que, là où il y avait des malheureux, on était sûr de le rencontrer, et déjà il était venu si souvent à l’Orangerie que sa personne y était connue et respectée par tous les soldats.Aussi,grâce à cet introducteur, tenu en grande estime par tous les chefs militaires, Louise reçut-elle presque aussitôt ce bienheureux carré de papier, dont la présentation à l’officier commandant le poste, donne aux parents et anx amis un libre accès près des prisonniers.La pauvre femme était si heureuse dans son malheur, qu’en sortant, elle fondit en larmes et, prenant la main du bon curé, elle voulut le baiser._ Il ne lé permit pas.Alors, se confondant en remerciements, elle se jeta à ses genoux.—Levez-vous, dit le prêtre ; je suis certainement très-content d’avoir pu vous rendre ce petit service, mais ce n’est pas à moi que vous devez en témoigner tant de reconnaissance.C’est Lien qui vous a conduit à moi, c’est lui qui a eu pitié de votre chagrin, c’est à lui que vous en témoignerez votre gratitude au pied de ses autels.“ A présent, ma fille, levez-vous ot, sans perdre plus de temps, allez visiter votre mari.—Au moins, mon père, bénissoz-moi, cela me portera bonheur ; vous êtes si Baint.—Louise, Louise, pas de ces éloges que je ne mérite pas, répondit l’abbé Vidal, sévèrement.Je suis loin d’être un saint, vous le savez aussi bien que moi, et priez Dieu qu’il me rende plus digne du ministère sacré dont il a daigné me revêtir, moi, méséruble pécheur.—Mon père, je vous en supplie, ne refusez pas de me bénir.—Non, mon enfant, je ne le refuserai pas ; car la bénédiction que vous demandez ne vient pas do moi, mais du ciel, en passant par mes lèvres.Et, étendant la main sur la tôle de la pauvre ouvrière prosternée, il pro- nonça les paroles canoniques, en traçant le signe de la croix.—Allez, maintenant, en paix, Louise ! ajouta-t-il,en frappant doucement du revers de sa main, la joue delà petite Germaine ; allez et Dieu vous conduise ! —Quand pourrai-je vous revoir, mon père ?—Ce soir, à la tombée do la nuit, je me promènerai devant la porte de l'église, avec mon neveu ; venez me trouver et vous me direz comment est votre mari.Au moment où ils franchissaient le seuil de la maison, pour aller chacun de son côté, deux femmes, dont l’une du peuple et l’autre semblant appartenir à la classe aisée, imploraient la protection du planton pour pénétrer jusqu’au bureau des permissions.—C'est inutile, répondit le militaire ; écrivez votre demande, je la remettrai ; c’est tout ce que je puis faire : l’heure est passée —Mais cependant.—Il n’y a pas do cependant qui tienne ; ie vous l’ai dit, c’est la consigne : l’heure des admissions est passée.—Mon Dieu ! pensa Louise, quelle chance d’avoir rencontré M.Vidal ; sans lui, je serais aussi restée à cette porte.Et, jetant sur le prêtre un coup d’œil dans lequel se peignait une muette reconnaissance, elle s’éloigna dans la direction du palais.Le factionnaire auquel elle s’était adressée la première fois n’était plus de garde, et causait devant la grille d’honneur avec deux on trois camarades, assis sur un banc.Il reconnut l’ouvrière et lui dit : —Et bien ! la mère, avez-vous trouvé le bureau ?—Merci, monsieur le militaire, répondit-elle, j’en sors, et voici la permission.—La permission, déjà ?fit-il tout étonné.—La voici ; que faut-il faire ?—Attendez ; je vais avertir le sergeant.—Vous êtes bien honnête ; merci bien.—11 n’y a pas de quoi,dit-il, enriant.Et il alla prévenir son chef.C’était bien le même qu’elle avait vu, quelques heures auparavant, un sous-officier portant le képi avec une crànerie tonte particulière, deux brisques sur sa manche, et si beau parleur que, dans la première du second, ou ne le connaissait que sous le nom du sergent Frise-parole.—Pour lors, fit-il, en prenant à deux mains le papier, comme s’il eût en l’intention d’en faire la lecture à 1 haute voix devant le bataillon formé en carré et l’arme au pied, voilà une permission qui me parait itérativement suspecte.—On m’a ponrtant dit qu’elle était en règle.que nous —Ta ! ta ! ta ! c’est ce allons voir.Il la lut et la relut ; puis n’y trouvait rien qui put confirmer ses soupçons, d’un coup de pouce il renvoya son képi prendre possession à l’arrière de son crâne, absolument comme un notaire qui, pour mieux lire, fait passer ses lunettes de son nez sur sou front, relut encore,et, la rendant avec un geste plein de majesté : —C’est nonobstant ; suiver-moi auprès du lieutenant.Le lieutenant était un jeune homme aussi simple que sou sergent l’était pen.Il jeta les yeux sur le papier et se contenta de dire : —Faite3 conduire cette dame.Puis, il reprit sa lecture.Le soldat désigné pour cette corvée s’avança.—Casemate des dangereux, No 5, lui dit le beau parleur, dont la présence du lieutenant contenant l’élo-qnente faconde ; bon pour un quart d’heure.Louise et son guide longèrent la façade de l’Orangerie.A cette heure, il y avait peu de visiteurs, et les prisonniers oisifs se pressaient contre les grilles, à travers lesquelles plusieurs passaient les pieds ou les bras, comme des animaux féroces étendant leurs griffes pour saisir tout ce qui se trouverait à leur portée.—Qu’as-tu donc à trembler, Germaine, demanda doucement Louise à sa fille ; es-tu malade ?—Non, répondit l’enfant ; j’ai peur.— Peur de quoi ?—Bien sûr, maman, il y a des loups dans ce noir ; entends comme ils grognent.—Eh ! non, ce ne sont pas des loups ; tu vois bien leurs pieds et leurs mains, et même leurs figures ; ce sont des hommes qui deineureut là-dedans ; papa y est aussi, nous allons le voir, et il ne faut pas avoir peur, il ne te fera pas de mal.L’enfant la regarda sans répondre ; puis, après un court silence.—C’est égal, maman, il ne faudra pas m’approcher.—Pourquoi donc ?—Parce qu’il te bat toujours,quand tu vas le ch-rcher là où il y a tant d'hommes, répondit Germaine, qui n’avait pas oublié certaines scènes du club.La pauvre mère regarda furtivement le soldat pour s’assurer qu’il n’avait rien entendu et dit tout bas : —Si tu veux qu'il ne me batte pas il faut être bien sage et ue pas pleurer ?—Je serai sage, reprit la pauvrette, avec un soupir et eu 8e frottant les yeux.(A suivre.) LB COURRIER DU CANADA s’ils ne vous tutoient pas,ne le?tutoyez pas.24.11 n’v a qu’un homme bas et vu qui peut mépriser ses parents parce qu’ils sont dans la pauvreté.SOMMAIRE ftevue générale.Alexandre II.Préceptes de politesse.Fkuillrton.—Les compagnons du désespoir.r usure.J La trichine et la trichinose.Chronique de Québec.Europe.Amérique.Le czar Alexandre lit.Géographie.Variétés.—Physique.Petites nouvelles.Faits divers.-u ANNONCES NOUVELJ.ES Chemin de fer Q M.O.A O.— L.A.Sénécal.On demande.Avis public.— Chs Baillargé et Chs Ed.Gauvin.Avis au clergé et aux grands séminaires.Avis important !—Gingras A Langlois.Nouveauté.—Au Bon Marché.C A N A D A.QUÉBEC, 19 AVR1 L ISS1 La trlcblne cl la trlcliluose Depuis la découverte de la trichina spiralis faite en 1835, par Owen, jusqu’à nos jours, l’étude de la maladie occasionnée par la présence dans le corps humain du ver parasitaire a subi diverses phases, toujours progressives.L’attention publique a été attirée récemment d’une manière toute spéciale sur la maladie engendrée par l’introduction dans l'estomac de viandes contenant des trichines.Telle qu’on la trouve dans les muscles du corps humain, la trichine est renfermée dans un kvste • contenant d’abord une substance granulaire puis une matière calcaire.Une fois sorti de son enveloppe (kyste),le parasite a l’apparence d’un ver rond, de un vingt-huitième de pouce de longueur, et d'un six cent vingtième de pouce de diamètre.Une fois parvenu dans l’estomac, le kyste se dissout dans les sucs gastriques, le ver se glisse dans le canal intestinal, et commence à s'v développer jusqu’à acquérir une grosseur triple ou quadruple de son état originaire.Dans huit à dix jours la fécondation des trichines a atteint un développement complet, et les jeunes vers s’enfoncent dans les muqueuses,se fixent dans les muscles du corps ; les muscles volontaires sont leur siège de prédilection.Comme on le sait, les trichines proviennent du porc qui s’infecte lni-même en se nourrissant de la chair d’autres animaux atteints de la trichinose, comme les souris et les rats.Les trichinoses affectent l'organisme des individus qui se nourrissent de la viande trichinosée du porc qui n’a pas subi une cuisson suffisante pour détruire le parasite.Les viandes fumées, comme celles qui ne sont pas bien cuites, laissent intacte les trichines.Il est est presque impossible de les découvrir à l’œil nu, surtout si le dépôt calcaire ne s'est pas fait dans les kystes qui le contiennent ; c’est pourquoi les marchés peuvent regorger de lard trichinosé sans que les consommateurs puissent s’en apercevoir.Il n’y a de ressource alors que l’examen microscopique, qui ne peut être employé tous les jours et que le vulgaire ignore.Il faut donc s’en rapporter pour s’assurer de la bonne qualité du porc, à la statistique de chaque pays.Celle-ci même n’est pas toujours un témoignage bien sûr, car chacun nôson intérêt à conserver, et aussi il faut compter avec les épidémies qui sont de tons les temps et de tous les lieux.On peut affirmer cependant que les Etats-Unis et l’Allemagne ont presque le monopole de cette maladie.Les Allemands mangent le jambon cru, et c’est une coutume qui leur a souvent conté cher.Un comité spécial de l’Académie des sciences de Chicago a fait rapport que sur 1394 porcs dont la viande a été soumise à l’examen microscopique, 28 étaient atteints de la trichina spiralis ; c’est une proportion de 1 sur 50.Un vété- rinaire de Boston écrivait récemment : : “Sur 2,101 porcs examinés dans “l’espace de cinq mois, 154 conte “ naient des trichines, ce qni consti-“ tue une proportion énorme.” Le 2 janvier dernier, on a trouvé à Lyon, la trichine dans du lard expédié de New-York, dans cinquante caisses, ftepuis cette découverte, le gouvernement français a défendu l’importation de viandes de provenance américaine.Il est évident que c’est le meilleur moyen de parer au mal, car la loupe ne pourrait pas suffire pour les millions de livres que l’inspection française a à vérifier chaque année.La presse américaine prend la défense des “ messieurs de soie ”, cela se comprend facilement, car il y a là un commerce d’exportation qui fait la fortune de nos chers voisins.Mais il y a d’un autre côté une question sanitaire que les gouvernements ne peuvent ni ne doivent négliger.Et ils ne sauraient prendre de trop grandes mesures de prudence.«Jliroulque de Qnébec (Reproduite du Messager de Nicolet.) Conférences et Conférenciers.Le Juge Routhier.Arrêtons-nous, lecteur, à cette figure de notre monde littéraire.Monsieur le Juge Routhier dépasse peu la quarantaine.Cheveux et barbe tirant sur le roux, de taille audessus de la moyenne, peut-être ; très simple de manières, de mise irréprochable.Il s'avance sur la scène avec un léger sourire et salue gracieusement.Voici le premier de nos conférenciers.Tout le monde bat des mains.Un dernier mot à sa voisine qui.à peine, a le temps, de vous sourire, pour prendre immédiatement un air des plus recueillis, puis le silence se fait.Vous entendriez désormais courir une souris, voler une mouche.Sa conférence doit porter quarante pages d’écriture, grand papier.Une conférence, pour bien faire, au moins des siennes, ne doit point être lue, mais causée, Aussi, tout est appris par cœur.Très rarement a-t-il{recours à son manuscrit placé devant lui, si ce n’est pour vine citation un peu longue.Il commence : quel causeur intarissable, facile et naturel ! prononciation aisée, ton animé, geste admirable de mesure et d’à-propos.Pas un mot de repris, un silence de passé,un instant d’hésitation ; mais cette marche harmonieuse n’a rien de précipité.Comme personne n'est plus railleur en même temps que spirituel, monsieur Routhier commence ordinairement par un court exorde qui met son auditoire en humeur.Iæs dames voudraient bien, quelquefois, lui en vouloir, mais le médisant est si courtois, si charmant ! D’ailleurs, je ne sais quelle magie est dans l’air : le beau sexe, qui a l’instinct sûr, a peut-être deviné que celui qui brave ainsi de loin sa colère, n’est pas le dernier à rendre les armes, dans l’occasion : demain, la rétribution viendra et ce sera, alors, un juste tribut d’éloges.Une autre fois, le conférencier, dédaignant justement les trop longues introductions, dans un morceau de force, entrera immédiatement dans le corps de son sujet, par une idée frappante, élevée, qui est comme la dominante de tout le discours.Le littérateur est de la grande école.Style marqué au meilleur coin, d’une cor rection et d’une élégance irréprochables.Ses compositions sont remarquables d’unité, ce signe infaillible d’une conception forte de l’esprit.Rien d’embarrassé, tout s’enchaîne.Et, comme un fleuve majestueux dans son co' , il s’avance graduellement à travers in campagne fleurie.On dirait qu’il va s’arrêter, quelquefois, tant les obstacles 6ont nombreux et terribles.Alors, soit qu’il grossisse ses eaux, étende le lit profond qu’il arrose en se répandant sur ses rives ; soit que, détournant rapidement son cours, il s’élance dans une pente nouvelle, vers des horizons nouveaux, sa marche est toujours victorieuse, triomphale, ses détours rapides, inattendus et pleins de magnifiques perspectives.Ce qui marque le talent du juge Routhier, c’est, l'élévation.Depuis longtemps d’ailleurs, le conférencier est connu pour ses principes.Il appartient à l’école catholique, dans toute l’acception du mot.C’est, j’appuie sur ce point, le secret de ce grand et beau talent qui sait y puiser toute sa vigueur de pensée, la noblesse des sentiments, lu pureté et l’élévation des doctrines.M.le Juge Routhier écrit avec une merveilleuse facilité.Du reste, travailleur persévérant, très érudit comme conséquence, par sa position sociale élevée, et ses talents supérieurs, il est naturellement de ceux qui sont le plus en état de diriger l’opinion publique dans la bonne voie, par ses lumières, d’aider notre nationalité de ses conseils ponr l’avenir.C’est, à l'heure qu’il est, l’un de ces hommes sur qui on a le droit de compter et autour de qui l’on doit se ranger vaillamment, car personne ne connait mieux nos aspirations comme peuple et les luttes que nous devons soutenir pour conserver intact le vieux drapeau.Mais, j’oublie que je ne dois parler que du conférencier.Le juge Routhier commença à donner des conférences, si je ne fais pas erreur, au retour de son voyage d’Europe oui, pour parler comme un de ses admirateurs, l’avait transfiguré.C’est à proprement parler, aussi, avec lui, à cette époque, que la conférence a pris ce cachet de perfection à laquelle elle est arrivée à Québec.Personne n’avait jusque-là porter l’art à ce point.Deux de ses meilleures cause ries, sont celle sur “ les conférences et conférenciers de Paris ” et celle peut-être “ sur l’art •’ où il semble même v avoir plus d’originalité que dans l’autre.Il était difficile, après cela, de rien entendre de mieux.Mais voici que l’orateur vient de se tourner vers des sujets, s’il est possible, encore plus élevés et d’une portée sociale plus considérable.A l’instar de monsieur Lucien Brun, professeur à l’Université catholique de Lyon, dans ses conférences comme “ Introduction à l’étude du droit,” monsieur Routhior vient de commencer à traiter des “ Sources du droit,” à l’Université Laval.Le Canadien et le Courrier du Canada ont donné, naguère, un compte-rendu de la première conférence.Eh bien, je n’hésite pas à dire que jamais, à Québec, on n’a peut-être entendu pareil morceau d’éloquence.A certains endroits, il a tonné, ni plus ni moins.Des écrits de cette force, lecteur, sont faits pour durer.L’élection d’un député à la Chambre locale d’Ontario, qui a lieu jeudi dernier dans le comté de Trescott, s’est terminée par la victoire de M.Hagar, le candidat libéral.Yoici le relevé des votes : £ I % 2 i ïi o w s n a> 3 H J m S Hawkosbury Est.150 247 30 IG .Ouest .108 20 13 G0 « Village.37 107 2 30 L’Orignal.10 6 19 11 Longfleld.51 43 41 2 Alfred.50 187 17 10 Caledonia .110 72 1 8 Plantagenet Nord.239 133 3 7 .Sud.155 100 3 10 Total .985 923 137 120 Majorité pour M.Hagar.02 EUROPE FR AN CE.—Paris, 18 août 1881.— 22 espions khoumis ont été pris par les troupes françaises.Le consul italien à Tunis a désavoué toute intention hostile à la France dans ses démarches auprès du bey.Les khoumis parlent de se soumettre au jugement du bey de Tunis.ANGLETERRE.— Londres, 19 avril.—Lord Beaconsfield est mort ce matin à 5 heures et demi (minuit 40 minutes à Québec.) L’évacuation de Candahar a commencé.MM.Coleman et O’Donnell, les conspirateurs contre l’hôtel de ville üe Londres,sont à Providence (Rhode-Island) ; ils se tiennent tranquilles et refusent de parler.Le 17 avril, à G-lascow, M.Parnell a parlé sur le bill agraire ; il a dit que son effet serait de détruire les petits tenanciers.RUSSIE.—Moscou, 13 avril.—140 étudiants ont été renvoyés de l’Université pour réunions illégales.6 prisonniers politiques passeront en cour martiale à Moscou sur la fin d’avril.A Saint-Pétersbourg, 18 étudiants ont été expulsés, 71 arrêtés pour quelques jours, 100 ont été réprimandés, et 16 ont été acquittés.L’érection de nouveaux forts sur la frontière allemande a été contre-mandée.ALLEMAGNE.—Berlin, 18 avril.—L’empcTeur Guillaume est souffrant.ITALIE.—Rome, 18 avril.—Les ministres ont retiré leur démission, ce qui met fin à la crise ministérielle.GRECE.Athènes,18 avril 1881.— Un |décret royal appelle toute la population valide sous les armes.Il existe une grande excitation.LE CZAK ALEXANDRE III Le nouveau Czar, Alezandre 111, Alexandrowitch, était grand-duc héritier depuis la mort de son frère ainé, mort à Nice, et dont tous les touristes connaissent la sépulture.Né en 1845, il a épousé la princesse Dagmar, fille du roi de Danemark, qui, selon l'usage, a changé do nom et reçu' au baptême grec, ceux do Marie Féodorovna.Quatre enfants, trois fils, Nicolas, Georges et Michel, une fille Xénie, sont nés de cette union.Alexandre III est, par sa femme, beau-frère du prince de Galles, du roi de Grèce, du prince royal de Danemark et du duc de Cumberland, héritier dépossédé du trône de Hanovre.Le nouvel empereur passe à tort ou à raison pour hostile, tant à l’Allemagne elle-même et à la politique allemande, qu'à l’iniluence chaque jour croissante do l’élément allemand dans l’administration de l’Empire russe.Il a d’ailleurs le type russe fort accentué ; il est très fort et porte toute sa barbe depuis la guerre, où il o’est brillamment conduit, comme on sait.La Czarine, âgée aujourd’hui de trente-deux ans, est une jeune femme d’une grâce adorable, qui, à tout lo charme de son sexe, joint la profondeur de l’intelligence et la vigueur de l’esprit.Un détail charmant ; elle assistait à toutes les leçons d’économie politique et sociale, d’art militaire, d’histoire générale, que son jeune mari prenait pour se faire aux redoutables responsabilités du rôle qu’il commence aujourd’hui.Une affection tendre et sans mélange unit le ménage impérial : l’aîné de leurs enfants a déjà douze à treize ans- Il ressemble beaucoup à Paul P‘r Alexandre II laisse quatre autres fils, les grads-ducs Vladimir, Alexis, Serge et Paul, ainsi qu’une fille, la grande duchesse Marie, femme du duc d’Edimbourg.dessous du point B, une au-dessous du point A.Appelons A’, B’, C’, D’, les points ainsi obtenus.En répétant l'expérience de lu chute de la bille, on la verra passer exactement devant les points A’, B’, C’, D’.Ainsi, la hauteur de chute AA’ correspondante au premier instant, se trouve •< fois dans une chute BB' de 2 instants, 9 fois dans une ctiuto CC de 3 instants, 1(5 fois dans une chute DD’ do •'» instants.Il y a là une vérification directe de la loi des espaces parcourus, lesquels sont proportionnels aux carrés dos temps.La courbe décrite par la bille dans cette chute est connue sous le nom de parabole.Géographie Altitude, de divers points du sol de l'Asie 1 •> % 3 4 5 G / 8 9 10 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 oo 23 24 25 20 27 28 29 30 31 32 33 34 35 Mont Gaurisankar, Massif contrai Mont Dapsang .Kantcliin-Djinga i Mont D.indjba i Mont Dhavalagiri » Mont Diarmer i Mont Jassa « Mont Baratoi « Mont Nandadebl .Mont Narajani .Mont Gourla • Mjnt Tagharma » Mont Gya • Mont Morjiadi « Monts Oudou .Mont Akou .Mont Harainesoh .Mont Najikla .Mont Gannang i Mont Djamalari « Mont Du ja ban g • Mont Sankosi « Mont Ser « Mont Dalla « Mont Donkiah « Aling-Gangri • Mont Api • Leo-Porgial • Coi de Sangi-Davan » Chan-Tengri » Mont Djaoumotri .Bogdo-Oola « Mont Gamla i Ilindou-Kouth * * • T.•-> O 3: •“ .8 S40 8 G21 8 582 8 200 8 Î7G 8 136 5 131 7 943 7 825 7 758 7 GS0 7 G20 7 613 7 552 7 540 7 412 7 401 7 347 7 321 7 297 7 242 7 183 7 134 7 030 7 02G 7 010 G 949 G 774 6 G75 G 500 G 327 C 32G G 22G G 092 U ’X! O O > tû 9 GG8 9 428 9 385 8 9G8 8 941 8 897 8 892 5 715 8 557 8 484 8 398 8 333 8 325 8 259 8 240 8 091 8 0'0 8 030 8 OIU 7 9G9 7 910 7 840 7 780 7 G80 7 67G 7 G50 7 590 7 400 7 290 7 100 G 920 6 919 G 810 G 660 AMER14VK Dans la gnerre du Pérou, le Chili a dépensé plus de 60 millions de dollars, et a perdu plus de 7 000 hommes.Les conditions de paix n'ont pas encore été présentées au Pérou.A New-York, le nombre des décès du premier trimestre de 1881 est monté à 9 015,ce qui fait 2 403 d'augmentation sur la période correspondante de l'année dernière.Physique La chute d'un corps devant le tableau noir Le plan incliné de Galilée ralentit la vitesse de la chute des corps, et permet d’en suivre les détails ; l’appareil dont nous allons parler laisse la chute s’accomplir, dans toute sa rapidité, et permet néanmoins d’en reconnaître les lois.Par sa simplicité, cet appareil est à la machine de Morin ce que le plan incliné est à la machine d’Atwood.Dressez un tableau noir verticalement, c’est-à-dire sans pente ; préparez une planchette que vous ferez tailler en équerre sur deux côtés, par exemple au bord de dessous et à celui de gauche ; faites évider en quart de rond, ou plutôt en cavct, la partie supérieure de droite, et faites creuser une gorge dans cette courbe, sur le champ de la planche.Clouez cette planchette sur le tableau noir, en haut, à gauche.Prenez une bille que vous tiendrez un instant tout en haut de la gorge, et que vous abandonnerez ensuite ; la bille roulera dans la gorge, et tombera ensuite devant la surface du tableau, tout en se transportant uniformément de gauche à droite.Observez avec soin, et marquez à la craie, l'endroit d’où la bille, en tombant, croise le bord inférieur du tableau noir.Par le point ainsi marqué, tracez une ligne verticale ; et, par le point qu'occu pait la bille en quittant la gorge, tracez une ligne horizontale jusqu Vila verticale.Divisez la distancé horizontale en 4 parties égales ; appelons OA, AB.UC, CD, ces quatre parties.La chute est considérée comme ayant duré 4 instants ; à la fin du premier instant, la bille est au-dessous du point A ; à la fin du deuxième, au-dessous du du point B ;à la lin du troisième, au-dessous du point C, et à la fin du.quatrième, au-dessous du point D.i Traçons des verticales par ces divers { points ; divisons la dernière verticale en 16 parties égales ; portons 9 de ces parties au-dessous du point C, 4 au* JOURNAL D’EDUCATION N.12-JEUDI, 14 AVRIL 188! SONI9IA1KE Pédagogie : rèsumf* des cinq méthodes—Education par les fables—Dictée: l’économie—Poésie: adieu aux enfants—Incorrections do langage rolevées dans les journaux—Histoire : la justice chez les Uortnttins— Histoire du Canada: Champlain — Uéographie : altitude de divers points du sol do l’Europe— Philosophie: du sens intime—Arithmétique: le boulier compteur—Algèbre : problèmes résolus par les équations—Géométrie: théorie des parallèle*— Physique : lo plan incliné do (Saliléc—Chimio : diverses propriétés physiques des inétuux—Préceptes de politesse—Sur cet autol : cantique noté.Abonnement : 1 piastre pour l'année Petite» nouvelle» visite a la prison.—Sa Grandeur Mgr Taschereau est allé vendredi, visiter la prison centrale et porter qn mot de consolation à tous les malheureux qui y sont enfermés.nouvelle religieuse.— Nous apprenons que le Révd P.Beaudevin, S.J., a été transféré du collège Ste-Marie, Montréal, à la résidence des RB.PP.Jésuites, à Québec.cercle catholique.—Séance ordinaiie demain soir, à l’heure ordinaire.Conférence par M.Eugène Rouillard rédacteur en chef du Nouvelliste.Sujet": a Les Saints du dernier jour.” * ranquet-langevin.—Il y a ccsoii* réunion du comité général de ce banquet.M.J.F.Boileau, agent d’assurance est le trésorier de l’organisation, vice M.F.E.Hamel, qui n’a pas accepté cette charge.de retour.—M.J.B.Laliberté, est de retour à Québec de son voyage d’Europe.M.Laliberté a fait des achats considéra blés de chapeaux pour le printemps et l’été, ainsi que de grandes quantités de pelleteries.conseil dk ville.—Il y aura séance du conseil de ville ce soir.* LE PREMIER PAQUEBOT POUR QUÉBEC.— Le vapeur Sarmatian de la ligne Allan est parti de Liverpool jeudi, pour venir directement à Québec.exploration.—Le gouvernement fédéral a donné ordre à des ingénieurs compétents de faire une exploration des nouveaux travaux du havre.calendrier.—Québec, le mardi 19 avril 1881, 21e jour de la Lune.Il y a eu pleine lune le jeudi 14 avril, à 7 heures 05 minutes du matin ; c’est la pleine lune pascale.Le jour dure 13 heures 45 minutes, et la nuit 10 heures 15 minutes ; le Soleil se lève à 5 heures 07 minutes, passe au méridien à midi moins I minute, et se couche à 6 heures et 52 minutes; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de 54 degrés et 6 dixièmes.La Lune s’est levée hier à U heures 48 minutes du soir, a passé au méridien à 4 heures 20 minutes, et s’est couché ce matin à 8 heures 34 minutes, et se lèvera demain matin à minuit 37 minutes.décédé.— Joseph Roberge, victime d’un pénible accident dont nous relations les détails la semaine dernière, est mort hier matin des suites de ses blessures.grand incendie.—Hier soir, vers cinq heures et demie la brigade ôtait appelée pour un feu qui s’était déclaré dans un hangar touchant à une tannerie, sur la rue Colomb, près de la rue Belleau, St-Rocii.Les llammes qui s’échappaient de l’incendie envahissaient déjà deux maisons situées en face appartenant à MM.Drolet et Jobin, quand la brigade est arrivée sur les lieux.La brigade a travaillé avec beaucoup d’ardeur et a certainement empêché une grande conflagration.Deux hangars attenant, appartenant à MM.Fortier et Labrecquo et contenant de l’écorce de proche, ont aussi ôté incendiés.La brigade du feu a travaillé toute la nuit à jeter de l’eau sur les lots d'écorce de pruche enfeu.Les pertes de M.Fortier sont de 81 500 couvertes par une assurance de SI000 à l’assurance de Québec et celles de M.Labrecque de 84 500 en partie couvertes par une assurance dans la môme compagnie.L’origine du feu n’est pas connue.Les étincelles nombreuses poussées par un vent do sud ouest ont causé plusieurs commencements d’incendie dans la partie du faubourg SLJean comprenant la rue St-Réal, Richmond, La tourelle, St-Olivier, Richelieu et môme D’Aiguillon.Un grand nombre de personnes ont cru prudent de déménager leurs effets et un homme de la brigade du feu se tenait sur les lieux pour éteindre les commencements d’incendies sur les couvertures en bois.Dans une maison do la rue Latourelle où y il avait une personne morte qui devait être enterrée le lendemain, l’entrepreneur de pompas funèbres s’est tenu à disposition pour enlever lo corps si c’eût été nécessaire.Le danger était grand et encore une fois les hommes de la brigade du feu méritent des louanges pour leur activité arrivés aux hotels.—Au Mount ait.lUill House, Québec, 19 avril 1881.—MM.P.Boutin, M.FJ.P.St-Raphaôl ; R.Jacques, Beauec ; Dr Giasson, L’Jslet ; Dr St-Mars, St-Ferdinand ; Dame L.Joncas et Delle, Montmagny ; J.Auld, Lévis ; J.A.Martin, Malbaie • Ed.Chapleau, St-Paschal ; Dame Geo.Lemieux, Rivière-du-Loup ; J M.Papineau, Montréal ; A.d0 ,i B; Simard, Elchemin ; Villars Merrell, Pictou, Ontario ; colonisation.—M.Chs lid.Hondo, Err M.P.P.de Saint-Célestin, a, à un arpent de l'église do la paroisse de Sainte-Brigide des Saults, dans le comté de Nicolet, 1800 acres de terre de la meilleure qualité, h vendre.Aussi 2200 acres à 2£ milles du village de Saint-Célestin ; ce dernier terrain, qui est aussi d’une qualité supérieure, est situé dans le 3me et 4me rang du township d’Aston.Aussi 3 terres bâties et une grande partie en culture, dans la paroisse de Saint Wen-ceslas, à un mille de la station du chemin de fer.Dans l’intérêt de la colonisation, M.Houde vendra son terrain à des conditions très libérales, pourvu que les acheteurs y établissent leur résidence.w l’illustratbd scientific news.”— Le numéro d’avril de ce populaire et intéressant journal vient de paraître.Parmi les différentes gravures de ce numéro on voit le yacth à vapeur 1; Livadia” du défunt empereur dé Russie ; une série de vues représentant des ouvrages en bois faits au tour ; l’appareil photographique solaire du professeur Secchi avec six vues différentes du soleil prises par cet instrument ; copies des tableaux et appareils dont ou se sert sur le lac de Genève pour connaître la vitesse du son dans l’eau ; différentes gravures d’animaux curieux et autres objets dans l’histoire naturelle avec un article très bien fait sur la culture des abeilles.Chaque numéro contient trente deux pages, remplies de gravures sur les nouveautés dans la science et les arts utiles.Publié par Munn & cie., 37 Park Row, New-York, pour le prix de $1.50 par année.Vendu chez tous les marchands de journaux.nos mines.—Depuis quelque temps dit la Minerve, l’attention des capitalistes des Etats-Unis et d'Angleterre se porte sur les mines du Canada.Il est reronm que le minerai defer existe en «abondance, que ce n’est que par la mauvaise administration que l’exploitation de ces mines ne s’est pas faite sur une grande échelle jusqu’aujourd’hui,et que cetti industrie sera bientôt Tune des plus importantes en cette province.Les mines d’or dans le district de Beauce les mines de phosphate dans le district d’Ottawa seront exploitées avec plus d’activité que jamais.Dernièrement, des hommes d’expérience ont exploré les mines d’antiinoine, près du lac Nicolet, et oui déclaré qu’elles étaient les plus considérables et de qualité supérieure à toutes celles découvertes jusqu’à cette date.Nous apprenons qu’une compagnie de capitalistes de Etats-Unis a acheté cette propriété et doit commencer prochainement ses opérations.pénible accident.— Hier matin un pénible accident est arrivé dans les chantiers de M.Davie.Un jeune homme.François Kerouac, Age de 16 ans, est tombé dans la cale du steamer u Beaver ” et s’est fracturé le crâne.Les médecins ont peu d’espoir de sauver l’infortuné jeune homme.la patrie.—Bethléem est le nom d’une chapelle en bois rond, que vient d’ache ver lo bon Père Jérôme-, sous-prieur de la Trappe de Milleraye, émigré au Canada, où il attend d’autres trappistes.Le bon Père est un Canadien-français qui a fait ses études aux collèges de Nicolet.et de Saint-Hyacinthe.Il a acheté une grande ferme dans la colonie de La Patrie, canton de Ditton pour les Trappistes.f/utTorTers A KTIIA1IA8KA VILLE 1} avril.— Une partie du mur de la prison d’Artha-baska s'est écroulée dans la nuit de jeudi.Ce mur devrait être réparé sans délai, si l’on ne veut pas avoir à le reconstruire en entier.—Le semaine a été excellente pour les sucres.Les érables ont coulé abondamment presque tous les jours.Ou a rarement vu une si bonne récolte sucrière.—On nous dit qu’il y a dans la paroisse de St-Chrislophe plus de cent maisons fermées, dont les propiétairss sont émigrés aux Etats-Unis.De pleins chars passent plusieurs fois la semaine, sur lo Grand Tronc à Arthabaska, chargés de canadiens s’en allant travailler de l’autre côté des lignes.Il en revient beaucoup, heureusement.—Notre collège commercial doit établir une succursale à St-IIyacinthe.Nous félicitons cette ville et son digne curé, sur l’heureuse acquisition qn’i's viennent de faire.Bientôt les frères du Sacré-Cœur, qui il y a à peine huit ans, étaient inconnus en Canada, auront un pied à terre dans tontes les villes et autres localités importantes de la province.(De l'Union des Cantons de l'Est.) MONTREAL, 15 avril 1881.- La cause des orangistes vs Son Honneur le maire Beaudry doit être plaidée demain devant la cour d’Appel."—Un bref de quo warranto a été émis par l’honorable L.O.Lorauger, pro regina, en sa qualité de procureur général, contre l’Université-Laval, pour obliger cette dernière à déclarer en vertu de quelle autorité elle a ouvert une succursale à Montréal.Vers i heures le jour de Pâques au matin, le feu s’est déclaré dans la vieille église de la Pointe-Claire et s’est bientôt communiqué à la nouvelle qui devait être achevée à l’automne, üe là les flammes se sont portées sur l’hôtel.Les trois constructions ont été réduites en cendres.On a réussi à sauver les vêtements sacerdotaux, et les statues de l’église ainsi que les meubles de l’hqtcl.L’assurance sur les églises est de 820,000 et sur l’hôtel de 83,000.On ne connait pas l’origne de l’incendie.Un homme du nom de Daoust a perdu la vin par suite d’une échelle qui lui est tombée sur la tête, OT.JEROME, 15 «vrll 1881- Notre commerce de bois prend dca proportion» de plus en plus considérables ; depuis deux mois environs, il su charge, chaque jour, de dix à vingt chars en destination du Mile-End et Hochelnga LE COURE* 1ER DU CANADA et il reste encore sur le terrain du dépôt pilules et onguent d’hollowav.—Peu-au moins cinq milles] cordes de bois de dant ces changements subits de tempôra-toutes sortes.L’érable se vend 3.25 à $3,- tare et ces vents froids, chacun est sujet 50 et le bois de qualité inférieure 12.00 à $2.50.•: Le nombre des chars est insuffisant pour les demandes quoique l’on mette jusqu’à deux convois par jour à la disposition du trafic.—M.Brukert de Montréal, fait préparer tout le bois de service nécessaire à U construction de l’usine N° 1 de l’Union sucrière Franco canadienne à Berihier.M.Thomas Van-de-Vliet est l’euirepreneur de ces constructions où entrera 350,000 pieds de bois ; il est déjà parti en destination de Berthier environ 00,000 pieds et l’on espère que le reste sera transporté dans le cours de la semaine prochaine.Au prix que se vend le bois de service ici.(’entrepreneur réalise encore un bénéfice assez considérable sur ce qu’il le paierait à Berthier.Tout ce bois de service a été scié et préparé aux magnifiques scieries de M.Louis Drière, l’un de nos concitoyens les plus actifs et les plus entreprenants.Ses scieries marchent jour et nuit et au printemps elles auront à débiter 12,000 mille morceaux (billots) qui seront découpés en bois de service de toutes sortes.L’on sait que MM.Brière et Scott ont fait cette année un chantier très considérable sur la rivière du Nord.—Les machineries de la manufacture de carton sont arrivées en cette ville samedi dernier et tout annonce que la Mticse sera prête à les recevoir de bonne heure ce printemps.—Dimanche dernier, une réunion des cultivateurs de la paroisse s’est tenue au jialais de justice.M.le curé Labelle a donné un entretien des plus pratiques sur la nécessité d’encourager notre nouvelle beurrerie.En effet, noire beurre est coté sur le mrrclié Européen et Américain à 14 cts la livre parce qu’il est de qualité inférieure.Le beurre que cette beurrerie mettra sur le marché devra se vendre de 25 cts à 30 cts.Ainsi double profit et beaucoup moins de travail : voilà le bénéfice le plus clair que tireront nos cultivateurs de cette fabrique de beurre —M.King, propriétaire des mines de fer, écrit à quelqu’un de cette ville, qu’il sera ici avec des ingénieurs après l’entière disparition de la neige ; il y a lieu de croire que les opérations commenceront ce printemps.-—Samedi dernier le collège de Sle-Théièse faisait charger deux chars d’animaux vendus à des bouchers de Montréal.Ces magnifiques animaux au nom-lue de 31 pesaient 1240 lbs chacun et se sont vendus cts la livre.—Il s’est fait cette année une très grande quantité de sucre d’érable ; aussi est-il à très bon marché.—M.Bruckert a reçu une lettre de M.Thomas Van-de-Vliet, lui annonçant que M.Legru serait en cette ville dans quelque temps.Il visiterait aussi la paroisse de Sle*Thérèse où il est question d’établir une usine pour l’Union sucrière [Franco canadienne.Sle-Thérèse est l’une de nos paroisses les plus avancées sous le rapport agricole, aussi est-il bien certain qu’une usine de sucre de belle-rave y trouverait toutes les conditions du succès.(Le Nordi roua niât.—Un maître d’école venait de dire à ses élèves u qu’il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.” Il s’assied près du poêle ; et, au bout d’un quart d'heure, il aperçoit toute la classe en train d’accomplir scrupuleusement la manœuvre qu’il venait de prescrire.Après quoi, il entendit ces mots : —Monsieur le maître, votre pupitre brûle depuis dix minutes î V Timoléon revient de la campagne Il est enthousiasmé de l’agriculture et déclare volontiers qu’il serait laboureur s'il le pouvait.—Quel métier exercez-vous donc ?lui demande-t-on.—Moi ?je suis rentier.V Lm moribond se tord sur son lit de douleur.—Ah ! c’est fini, de crois que je vais passer ! Son fidèle serviteur cherche à le ragaillardir.—Rassurez-vous, monsieur, le médecin a dit comme ça qu’il n’y avait plus d’huile dans la lampe ; mais je viens d’en mettre.PO a t de Québec.—Expédié s pour Québec.—White Crest, Newcastle, 31 mars.Haab, Rotterdam, 30 mars.Liverpool, Newcastle, 1 avril.G M Cairns, Marseilles.31 mars.Melicete, Londres, 2 avril.Samarang, Gênes, 14 mars.Hahnemann, Marseilles, 27 mars.Betsy & Arnold, Flushing, 30 mars.Expédiés pour Montréal.—Tropic, Londres, 31 mars.Armin, Taragone, 15 mars.Downiemont, Marseilles, 2 avril.Expédié pour la rivière Madeleine.— Walsgrif, Londres, 30 mars.Enregistrés pour Québec.— Fera [s] Londres, 2 avril, Eriminta, Liverpool, 2 avril.Garibuldi, Liverpool, 2 avril.Golden Horn, Liverpool, 2 avril.Premier, Liverpool, 2 avril.President, Liverpool, 2 avril.Queen of Australia, Liverpool, 2 avril.Queen of Beauty, Liverpool, 2]avril.Queen of India, Liverpool, 2 avril.Latona, Liverpool, 2 avril.Rowena, Liverpool 2 avril.' Valborg, Liverpool, 2 avril.Forganhall, Greenock, 2 avril.Stralsund, Glasgow, 2 avril.Lady Clarendon, Greenock, avril.* Solide, Greenock, 2 avril.The Graigs, Greenock, 2 avril.Eunice Nicholas, Bristol, 2 avril.Diligentia, Cardiff, 2 avril.Forest Queen, Cardiff, 2 avril.Louisa, Cardiff, 2 avril.Lady Blcssington, Liverpool, 31 man.St Albans, Anvers, 25 mars.Statsminster Stang, Rotterdam, 22 mars.Enregistres /jour Montréal.—Barcelona, Londres, 2 avril.Ardmore, Liverpool, 2 avril.à des maladies internes et externes.La gorge, les poumons, les intestins sont exposés à souffrir, mais peuvent être [?réservés et guéris en se servant de ’onguent etdes pilules de Holloway dont les directions accompagnent chaque boite.Toutes les maladies.des bronches, des poumons et de la gorge, peuvent être promptement guéries en se frottant la peau avec l’onguent deux fois par jour régulièrement.Repos et coofort pour roulades LA PANACÉE DES FAMILLES DE BflOWN n’a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les doû leurs dans le côté, le dos ou les instes-lins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou liniment dans le monde et devrait sc trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c’est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.En vente chez tous les pharmaciens à 25 cts la bouteille.HOLT &> DEAN, COURTIERS, Agents Financiert et Comptable», N*.88.But St-Pierre.Bions fonds acheté et vendu ; Hypothèque* Crédits de Banque.Avances sur connaissement*, Reçus de magasins de douane, Billets d'echsnge.etc., etc., négociés.Les complet sont examinés, vérifiés ot balancés.• • DERNIÈRES QUOTATIONS.Québec, 18 Avril 1881.STOK8.!tf ère* ! Hères S Hères : Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d’un enfant qui fait ses dents ?S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du Sirop calmant de Mme Winslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit malade— cela est certain et ne saurait faire le moindre doute.Il n’y a pas une mère au monde qui ayant usé de ce sirop, ne vous dira pas aussitôt qu’il met en orJre les intestins, donne le repos à la mère, soulage l’enfant et lui rend la santé.Ses effets tiennent de la magie.Il est parfaitemen inoffensif dans tous les cas, et agréable à prendre.il est ordonné par un des anciens et des meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats Unis.En vente partout à 25 cents la bouteille.(Québec, ’ 5 janvier 1881 — 1 an.113 IJn rlmiiie, une toux, un mul de gorge doivent être arrèli* de suite La négligence résulte bien souvent dans une maladie de poumons incurable ou la consomption.Les pastillos de Brown pour les bronches ne causent pas des désordres dans l'Estomac commets sirops et ces baumes pour les rhumes, mais agissent directement sur Himation.et donnant un grand soulagement dans l'asthme la bronchite, les rhumes, et les enrouements auxquels les orateurs et chantres publics sont sujets.Depuis trente ans les pastilles de Brown sont recommandées par les médecins et ont toujours donné satisfaction.Elles tiennent le premier rang entre les autres médecines.En vente à 25 cents la boite partout.Québec, 2i février 1881 — 1 an.K ••••••• Bunquo de Quebec < Union.« Nationale.• des Townships de l’Est.i de Montréal .• des Marchands.• de Commerce.i d’Ontario.• de Toronto.« Banque Consolidée « Molson.• du Peuple.• Jacques-Cartier.« d’Echango.Association financière d’Ontario préférence.Association financière d’Ontario, ordinaire.Comp.des Chars Urbains de Québec.i du Gaz de Québec.« des Vapeurs « * de la Tra\erso « « J’Assurance t < « Royale Canadienne.« du Télégraphe de Montreal.i du Télégraphe de la Puissance.i des Chars Urbains de Montréal.i de Navigation Ri- chelieu à Ontario • du Gaz, Montréal.115} 185 1221 143} 102} 149 11 109} Mil 1041 141 BEHAN BROS Rue Ruade, Haute-Ville, seuls agents pour le célèbre GANT DE K1D “CECILE'» garanti le meilleur.3 caisses fraîchement ouvertes comprenant: Le Gant La^é.i i Mousquetaire.• « 2, 3, 4, 6 et 10 Boutons.Les nuances sont du pius beau choix pour la paison y compris les couleurs, vieil or, héliotrope, etc., etc.i i *, ; v [% AUSSI Un lot de Gant de Kid de Couleur à 25c valant 75c.Nouvellement arrivéo une autre consignation du Nouveau Gant JERSEY, t « /JOUIS.* « P Alt TI A BEIIAN BROS, RUE BUADE, HAUTE-VILLE.Québec, 8 avili 1>8! —15 mai 79c 761.Maisons Spéciales pour fournitures aux Etablissements VINS DE MESSEI APPROUVÉ , * r * , - ^ • .• l , —• • • I 1 i par SaGraodeurMgi DE MI MK AL CREDIT PAROISSIAL OVO.Rue Notre-Dame MONTREAL .ÜIÏCTOf.IMPORTATION 1031 - 110 8 G0 120 G8 56 Avis Important ! LA COMPAGNIE DU CHEMIN DE FER DU NORD, afin n’accommoder le public en général, nous a fait un dépôt de leurs BILLETS « Tickets, » sur toute leur ligne aussi que sur I*-s lignes des Etats-Unis « billets aller et retour compris » au mémo prix qu’à leur bureau.Nous invitons le public do profiter de ce grand avantage.G ING R AS A LANGLOIS, 54, rue du Palais.Québec, 13 avril 1881.180 Says Noirs Mérino.KT Soutanes sur Commande 7 DK t ; y ¦ .Calices, Ciboires, Burettes, Ostensoi rs, Chan -deliers, Lampes, Encen-8oiTs, Bénitiers, Fontaines à Baptême, Cha-sublerie, Or fe vre rie, Chapelets, Médailles.Fleurs artificielles, Lustres à cristaux, Candé labres, Encens, Harmoniums, Etc.FABRICATION DE Statues Religieuses en Plâtre et Carton-Pierre, Décoration d’église, Vitraux, Chemin de la Croix, Transparents pour intérieur d’église, Peintures religieuses, Broderie, Cha-sublerie.—SPÉCIALITÉ :— Religieux HUILE O'OLIVE pour les SmiRES HUILE POUR TABLE Drapeau x, Ban ni ères, Insignes, Etc.03* Une Visite 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peuvent pro.du ire aucun mal.Sou* le rapport de leur mérite intrinsèque et de leur puissance curative, nulle* autres Pilule* ne peuvent leur être comparée», et toute personne qui en connaît le» propriété*, le* emploiera selon qu’il sern nécessaire.Elle* maintiennent le corps cil parfait état et assurent le fonctionnement régulier du mécnnl-one humain.Douces et clRcaci*», h» l'ilulc» Cathartique» «l’Ayer sont spécialement adaptec» aux besoins de l’appareil digestif dont elle» préviennent et guérisHçnt le* dérangements, *1 elles sont administrée» en temps utile.Ce» Pilule» sont le meilleur et le plus sûr remède pour les enfant* et le» personne» d’une constitution délicate, nvec lesquels il est nécessaire d'employer ut» purgatif anodin bien qu’énergique.Préparé par le Dr.,1.C.Ayer & Clc., Lowell, Mu**., K.U., Chimistes pratique» et analytiques.En vente chez tou» les Pharmacien*.Québec, 5 octobre 1880—! an.C Nouveautés Nouveautés LE dividende pour le trimestre terminant le 31 MARS, au taux oi dîna ire do 8 PAR CENT p ir année, sur le stock préférentiel et ordinaire, sera payable le 23 du courant.Un autre dividende trimestriel sera déclaré dans le mois de JUILLET prochain, après quoi les dividendes seront payés semi annuellement en JANVIER et en JUILLET.Les directeurs considèrent que l'état prospère des affaires de la compagnie, est tellement bien établi maintenant, que le paiement des dividendes à une date plus rapprochée que tous les six mois, ne com enserait pas la dépense et le surcroît de .travail que nécessiterait une longue liste d’ne- A VIS est donné par les preserves quo les tionnaires dont le nombre va toujours en \—¦ Commissaires d’Ecole de la Municipalité de augmentant St-Jean, Ile Orléans, recevront d’ICI AU VINGT Le prix de l’émission du stock préférentiel a CINQUIEME JOUR D’AVRIL PROCHAIN, des été augmenté à T-OIS ET DEMI PAR CENT soumissions pour la construction d’une Maison le prime, équivalant, suivant le plus bas taux de d’Ecole.Ces soumissions devront être adressées dividende, à un intérêt de 7} par cent, pari à Monsieur Winceslas Turcotte, secrétairc-trô» annéc, sur le montant investi.sorier, entre les mains duquel se trouvent ies Les affaires de la compagnie justifient la Mev,s et spécifications, vente de son stock, à un prix beaucoup plus On ne s’engage pas à accepter la plus basse élevé, et l’émission prochaine sera laite à une n* aucune des soumissions.Québec, 22 mars 1881 (Signé) WINCESLAS TURCOTTE, Une rare chance OFFERTE AU UT FIIC.I1 FlilMIMiH.CAPITAL.$5,000,000 »•••••••••••• •••••••• t/j .-j 12 g HS 4.OU 5.00 $1.25 90 GO 2 60 1.90 3.50 2.00 i.00 avance importante.Le mou.ant du stock maintenant souscrit et demandé, dépasse un quart de million de piastres, sur lequel une moyenne de plus do 40°/o a été pavée.HOLT A DEAN, Agents, Québec.EDWARD LERUEY, Gérant.London, 2 avril 1881.Québec, 11 avril 1881.—2 nov 80.3 f p s 1 an.DÉCÈS A St-Valier, Bellechasse, le 17 avril courant, à la résidence de son père, M.Alphonse Cornwall, à l’âge de 20 ans.Ses funéraiil s auront lieu mercredi, lo 20 du courant.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.A St-Pierre, Rivière du Sud, lo 17 courant, à l’ûgo de 42 ans 6 mois, Edouard-Elzéar Talbot, Ecr , et père de 9 enfants.Les funérailles S.T.M.S.J.I.O.Québec, 24 mars 1881—l m.1G7 MM.FISHER & SH PHERD DESIRENT annoncer qu’ils ouvrent mainte-nunt leur NOUVEL ASSORTIMENT De Bonnet trie CONSISTANT EN CHAPEAUX GARNIS et non GARNIS Garnitures de tète très élégantes pour dîners et soirées, Rubans, Dentell s, Soies, Satins auront lieu mercredi matin.le 20 du present, à p|umes, Fleurs, Ornements, etc!, etc.8 heures.Parents et amis sont priés d y assister Etoffes à Robes carrenutéc9, Pom- padouretunis.10c et plus.Indiennes carrenutécs, Pompadour et unis.5c « Cachemires toutlaino.43c « Cordé noir.19C « AU COIN DES RUES ST.JKM & COLLINS, HA ÜTE- VILLE.VENANT d’arriver un grand assortiment de Marchandises nouvelles pour le Printemps A VINGT PAR CENT meilleur marché 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donné qu'une demando sera faito à la Législature do la Province do Québec, & sa prochaine session, pour un acto ù l’effet d'incorporer les * Arpenteurs de la Province do Québec, t 13 avril 1881.CHS BAI LL A RG É, Président, CHS ED.GAUVIN, Secrétaire.Québec, 1G avril 1881—1 m.182 E.ROUMILHAC prévient ses nombreux clients et lo public en général, qu’ils pourront se procurer pour les Fêtes de Pâques, h son magasin, tous les articles do prcmicro qualité, tels que : Jambons Fumés, Jambons Roulés, Bas de Côtes Fumés, Saucisses Frai hes.NOUS vendrons pour un mois seulement ti commencer d'aujourd'hui les liqueurs, vins et autres articles aux prix réduits, mentionnés dans la liste suivante : nous invitons nos pratiques ot lo public en général à en profiter vu que nous fusons cette réduction que pour un teirps limité et pour diminuer la trop grande uantité de liqueurs quo nous avons en mains : pr gall.fcau de Vie, Rivière Gaudrat, vieux bdv .1879 , .$2.75 do do do do 1872 i.25 Geniève do Hollando (Gin) John do Kuyper, pur.t.75 Vin Blanc (Sherry seci.! 30 Vin Blanc (Amuntilado, Sherry,près sec) 4.00 do Caillon, Club Sherry, (goût exquis).Vin de Malvoisie, pour dessert.n° do do en caisse do Malaga do do Oporto do do Rouge (Oporto et Marsala.-.f.V in de Gingembre, le.e qualité.\ in.de Quinino par cp.$6-50.Bouteille.WhUky, garanti porter 3 gall, dans deux ([° do 1 do do un.do d’Irlande (Jush whisky) 5 ans» do do Seigle (Toronto) vieux 7 do Liqueur chatelaine, bouteilles d’une pinte (1 litre) Similaire Granïlo Chartreuse.do Santa Lucia, par bouteille } litre Bière anglaise Ind.Coope A Co., chupino 4 ans en voûte jar doz.1.75 Bière allemande, Lager Beer, pintes, Par doz.1.30 President: L’Hon.E.Ûuclmic sénateu, (Paris Vice-Président : L'Hon J.A.Ghaplkau.Administrateurs pour la Division de Québec : ’Hon.E.T.Paquet, L’U.in.IsiDuR- lUIÜACDKAO, Elisée Beauuet, Ec-.yer, M.P.P.Commissaire-Cen'euv : François Vézi.n», Ecuyer.Directeur pour la même Division : Elisée Bf.audet, Ecuyer, M P.P.Ch’f de Bureau: L.N.Carrier, Ecuyer.Banque de la Société : La Banque Nationale.Bureau à Québec : Edifice de la Banque Union* 50, rue S -Pierre, en .a-o du magasin de MM.« Befludet & Chinic.» L A Société fait des prêts hypothécaires, tant dans lr-s villes^que dans les campagnes, de pas moins do $250, à long terme avec amortissement et à court terme suns amortissement.Les emprunteurs n’auront a payer ni frais d’administration, ni commission.Pour renseignements, s'adresser au Chef de Bureau, à Québec.L.N.CARRIER.Québec.16 février 1881—Gin.127 Jambons ! ! ! 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Québec, 29 mars 18 si - - 'J .MILLER A GRONDIN, Procureurs do la demanderesse.Québec, 30 mars !8s l — 1 m.1 Ü.CETTE maison de premièro classe en brique, convenablement située dans la villo do Levis, près du marché, ci à quelques pas seulement du débarcadère de la traverse, en face do Québec, autrefois occupée par la Banque des Marchands, comme maison do banquo, est presquo neuve, bâtie très solidement, en bon oidre et on réparation ; contient des voûtas à l’epreuvo du feu et un logement bien fini, et très commode est pour vuo do toutes les améliorations modernes, et chauffée à t’eau chaude.Pour plus amp es détails, s’adresser à la Banque des Marchands du Canada, rue Bi-Pierre, Québec.- 1 Quebec, U avril 1881—6 f.:78 HABILLEMENTS TOUT LAINE D.MORGAN, TAILLHII, 84, RUE LA FABRIQUE QUEBEC INFORME lo public qu’il a lo pl is considérable tt 1h meilleur assortiment de large drap réel do l’Ouest de l’Angleterre, ot des Serges, de Tweeds Anglais.Ecossai* et Cina iens, dans la -cité, et qu’il les vendra à des jrix extrêmement réduits ' * Québoc, 15 mars 1881—Im.152 LE COUR RIB R CANADA îcatci r Ie shérif contre Joseph —Isaïe Tremblay ; Tremblay.?Le juste moitié indivise d’une terre située sur le premier rang du canton | de Métabetchouan, de 300 acres de terre en superficie—avec une juste moitié indivise des bitiments dessus construits.Pour être vendue au bureau d’enre* gistrement de Chicoutimi, n.2, à lié* bertville, le 20e jour d’avril, à dix heures J de l’avant-midi.} i r* .{ —Richard St'Pierre : contre Patrick Brown.La moitié sud est du n.14 dans le 6e rang du canton d’fnverncss, d’environ 100 acres en superficie.Pour être vendue au bureau d’enregistrement du comté de Mégantic, à Ivor* ness, le 21e jour d’avril, à dix heures du matin.—Louis Edouard Pacaud ; contre Joseph P.Blanchard et Damasse Carpentier.Comme appartenant à Damasse Carpentier : Une terre faisant partie du lot n°.2 arpents et 3 perches du front.Pour être vendue au bureau d’enregistrement du comté de Mégantic, à Inver- j ness, le 2te jour d’avril, à neuf heures du matin.—Leonard George James Fosbrooke HACHANT quo depuis longtemps le'fresoin se faisait sentir à Québec, d’une maison où les contre Ephrem Brassard.jj agriculteurs pourraient trouver tous les instrument* perfectionnés nécessaires à l'agriculture, Un lot de terre, de forme irrégulière, • nou- tommes heureux d’annoncer aux cultivateur* de la Puissance que nous sommes maintenant situé dans le 10e rang du canton de en position de leur fournir les machines pour travailler la tèrroj faites d'après le* ^modèles les plus Durham de 5 arpents en superfice—avec ( ré 1 charraea1 &nperche forgée et oreille d’acier pour deux chevaux, un moulin à scie, un moulin a farine, u ** «en foute pour doux«chcvaux.Semoirs, Hersas qé«Rouleaux combinés CHS.T.COTE & Cie I V*f < , - 4 * " ' " .’ i • • 1 I r ' * l) j| FABRICANTS BT AGENTS D’INSTRUMENTS AGRICOLES ; V ; * " tl « • ' ! ¦ i.) , .» , ,., .No 80, rue St-Paul, et 88, rue St-Andre, IMPORTATIONS “WM.’ CBFMII MIM’11B & 0 CHANGEMENTS^ D'HEURES.JQS Hajfld Æ Fre^S 5N, Rne Soiw-Ie-Fort, avec moulanges, y compris tout le matériel de moulin, maison et autres bâti- ments sus-érigés.t Pour être vendu au bureau d’enregis- > trement du comté de Drummond, à | Drummondville, le 23e jour d’avril, à J neuf heures du matin.'foato pour c
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