Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 24 octobre 1881, lundi 24 octobre 1881
%5eme Amice No 116- Lundi 24 Octobre 1£S1 i : ! J p»a4u;.-'\aarmtH r:U‘)iUlttOD *¦ .; J • i Î viij'u : iwiio'HJjA *j iv< nif.r vinil I ».fJ'J iito '>1!! / Jr.¦" > Qtuit : i u.'I, Q'l/.i:,t ) ; 1)0 fiJJpOl r/ioas'j*! i ! \m ii u[ -1 jxfMrroLn: vitro • ¦«**.f»A ¦— r- #• .utar-~.y w«tr- -w -’Katt.irl.•itf-.TMW'n.r'- .v .«¦ 'rtn At i f ii f v.i’i tiibu iiwimiiiTn — » inm'»i ;i oJ>! K[-v.tzrv 1 Jo OZ/Jj ; r-4 i r rori/ny S#***-• • /T -» • -Æ ^ 1 (J itWJjyWJOjiv .j -.‘J1UÏÏ 1:111 ¦¦ Jo Lforao ;• umijj! i* rpiÀl» o umuij TJilG M ¦ .**** ,^.«nsiw*wr-*-ïj*r'.5 - « I a M M o a i * « • • «24 * ft ppo i ff r JE CROIS.ET J!AIME D* JV.J£.D1QNNE, Rédacteur en Ohéf .- ' .v ., , | • * S'/ I.f: >;/•¦».r n f il • I fir i /*t r/t > T.lll LÉGER BROUSSEAU, Editeur Propriétaire.yu\ (2 octobre 1881)ï( : ‘ f» fri 4 i 'j‘ i FrHiiCc La convocation do la Chambre dps députés de Franco :est fixée au 28 oc: tobre, et l'arrêté en,paraîtra prbch'df1 nement au “ Journal Officiel ; ” 1 attention un peu dispersée par les incidents des derniers jouté sp , rçiiorté sur la personnalité de‘M.‘ Gàmbetta:, Lo grand ministère que;la * Répu.blique française ” appelle de tous ses I 93 ’.gpe : renversement du ministère.‘ En dépit de toutes les interdictions officielles, Ménotti Garibaldi continue a parcourir les rues aycc.sea élèves voî^itaires, jeunes troupes levées et‘exercées,en vue d’un mouvement révolutionnaire prochain.t; J,.,Là^‘.Provincial Cofrespondeni! V ,dn i28 septembre, publie sous ce titro : .Fréquentation dangereuse, ” un yàrticljîjdans.lequel il reproche aux libéraux-nationaux de faire, alliance avec, les progressistes.L’organe semi-officiel .conclut en ces termes : “ Quoi qu’il advienne, le groupe ytiü : vœux, mais dont* la .République qui travaille et qui vote* ôc sbtlcio assez,.i»;.?• • ' : >11 • 11J ‘V- Ecoutons un dé ces échos, Iç,‘Joùriroi { ou libéraux du pays.Les élections “ La France.” ' prochaines montreront, s'il plaît à 44 Le chef de là majorité a joué Je Dieu, que notre peuple est fatigué rôle d’un général en chef qui aurait dés agitations des partis, et que ce laissé successivement t : écraser ses qu’il appelle de ses voeux, c’est un lieutenauts sans leur 'pùitèy secours; j régime prenant souci dé ses vérité?L’heure est venue de faire donner.la fdés intérêts, en dehors de tout esprit garde.Sera-t-elle assez forte ?de parti.” C'est un mauvais jeu d’attendre, Ce.langage est digne de remarque comme le fait remarquer le Journal en cç qn’il exprime d’une manière des Débats, que l’on soit détenteur plus accentuée le désir de concilia-, du pouvoir pour raffermir.tion qui a envahi les hautes régions 44 II y a quelque chose de plus glo- du pouvoir.rieux que de relever des ruines, c’est ____________^ T ^ T m____________ de ne rien laisser s’écrouler.La question agraire nVtend u Que la République française cesse .— de chercher la cause des difficultés On lit dans le Nord : que rencontre avant l’heure, dans les La question agraire a cessé d’étre esprits, la constitution du grand mi- une question exclusivement irlan-ni8tcre qu’elle rêve.daise.“ Ces difficultés ont pour cause la Les fermiers anglais organisent un part de responsabilité que le bon sens soulèvement en masse contre les public met à la charge du chef de la “ land lows, ” et iï ÿ a lieu de croire majorité, dans les embarras de toute que, dans la prochaine session du nature au milieu desquels le cabinet Parlement, leurs réclamations seront Ferry s’est maladroitement engagé.” ' prises en sérieuse considération parle Afrftauc ministère., , .A4 .L’élection du North Lincoln a été La presse algérienne prête une a - p0w^ JJ; CHàdstone un avertissement comme point d’appui contre le ravi-1 accote aux griefs taillement do toutes les insurrections dflS cnitivateurs irlandais et l’indif- dUT Ti m „ „»ii aBi férence apparente du gouvernement .^ , tA™aT e8»Jme 8 1 est pour les souffrances de l’agriculture bien établi que loccupatio anglaise .semblait justifier leur scep- rairo ou définitive du Figmg soit né- ticf8me à i-e„droit des promesses ccssaire pour assurer la sécurité- des libérales possessions africaines de la Franc^, Les con8erVftteur8 avaient habile-on ne comprendrait pas que la m^t profité de l’occasion pour incri - France hésitât.miner la politique commerciale, qui, De la a la naissance d une question solon euX) est ^ cause pi.emière4du marocaine, il n y a pas loin.malaise économique dont les cotisé1- Divers journaux, la “ Ga^ te du qncnCe8i dans le/campagnes, se trou- c®*re autre8> ot 1® vent encore aggravées par une série pnbhent des correspondances qui pré- de mauvaises récoltes.sentent l‘état sanitaire des troupes Mai(J la 8ati8faction des tories a été françaises co™1?6 extrêmement fa- COuTte durée, car aujourd’hui cheux.Les details sont d une triste c.egj.eQX qTie ja « Parmer-à precision.Alliance’’ inaugure une croisade à L arrivée du général Etienne avec inc moin8 fomidabJe qne ceîle de quatre mille hommes et la rentrée du la » land.leagae ” irlandaise, général Forgemol avec sept ou huit .° * mille, portent à quarante - quatre Les conservateurs avaient espéré mille au moins-defalcatiou faite des.ùionrnér l’attention des fermiers de troupes rapatriées enjum-le nom-| la 16gisla{ion qui régit la propriété bre des soldats envoyees.en Tunisie.fnnej^j, lmir nprRiindnnf nn’nn Ce chiffre et celui des millions enga- seng gés forment, jusqu’à présent, le plus clair do la question tunisienne.Italie En Italio, M.Cairoli, de retour de Spa et d’Angleterre, taille de la beso- foncièrè, eh leur persuadant qu'un remaniement du tarif douanier servirait les intérêts de l’agriculture.Le cri de ‘ ‘ fair .trade ’’ devait étouffer les revendications juridiques des cultivateurs.Le “ Farmer’s Alliance ” n’a pas ! •1 i .^_ .dans le piège tendu par les aqh£ren^ç„qu marquis de Salisbury.Son; président, M.James H°war4i déclare nettement que ce li’est pas aux consommateurs, mais aux propriétaires qu’il faut demander les garanties contre l’appauvrissement croissant des cultivateurs.Abstraction laite de l’impossibilité, pour un gouvernement quelconque, d’obtenir do la Chambre un vote favorablo à là politique douanière recommandée par les conservateurs, M.Howard insiste sur le caractère illusoire de ce remède, au point do vue économique.Les fermiers, dit-il, n’y gagneraient rien, tout le profit serait pour le propriétaire.Le renchérissement dn pain permettrait aux “ landlords ” dé maintenir et même d’augmenter les loyers actuels.Voilà tout.Ce n’est donc pas en s’épuisant en efforts stériles pour amener une réaction sur le terrain commercial, c’est en attaquant dans la racine les abus de l’ancien système, funeste à l’agriculture et hostile aux intérêts politiques des cultivateurs, que les fermiers pourront faire face aux difficultés de la situation créée par la concurrence étrangère.Les fermiers écossais ont déjà commencé la lutte.Dans plusieurs districts ils refusent de payer les loyers qu’ils estiment exorbitants.La“ Farmer’s Alliance” d’Angleterre leur envoie ses félicitations et leur promet son appui.Cette agitation sera sans doute moins violente que celle des tenanciers irlandais, mais les conséquences pratiques seront les mêmes.L’aristocratie territoriale de la Grande-Bretagne est maintenant attaquée sur toute la ligne.Ce n’est pas seulement sa situation économique qui se trouve menacée, c’est surtout sa position politique qui serait rudement ébranlée par un “ land act ” analogue à celui dont M.Gladstone a doté l’Irlande.Jusqu’ici les grands propriétaires ont déterminé les convictions politiques de leurs fermiers, et les laboureurs sont restés à l’état d’ilotes.Une loi mettant les fermiers à l’abri de la pression des landlords serait bientôt suivie d’une réforme accordant aux laboureurs le household suffrage, qui a déjà livré les villes à la démocratie ouvrière.Pour détourner un pareil bouleversement, il faudrait autre chose que les sophismes et les rodomontades du marquis de Salisbury.Une rélorme agraire est devenue inévitable en Angleterre comme en Irlande Le parti libéral n’hésitera pas à prendre en mains la cause des fer-i miers ; la question est seulement do ! savoir si l’aristocratie possède encore le tact et l’habileté qui, dans le passé, 1 lui ont permis de reconstituer sur ’ d’autres bases la suprématie sociale ! qui semblait irrémédiablement corn-promise.**# Cette agitation agraire est en même temps un triomphé incontestable pour les Irlandais, et la meilleure justification de la politique de M.Gladstone à l’égard de l’Irlande.Les conservateurs prétendaient que les griefs des tenanciers irlandais étaient eh grande partie imaginaires ou du moins accidentels, et ils en concluaient que l’intervention de là Législature ne servirait qu’à donner à l’agitation agraire une consistance artificielle.Ce qui se passe aujourd’hui en Angleterre prouve qu’il s’agit réellement du maintien ou de la transformation d’un 6y6tèmo que les cultivateurs en général trouvent insupportable.Ce n’est certes pas par esprit d’imitation que les fermiers essentiellement conservateurs de la Grande-Bretagne s’attaquent aux fondements de l’ancienne société rurale.Les repu* et le* aü'aiuc* Il ne semble pas que la presse radicale française veuille permettre aux opportunistes de se dérober à un débat public.Au moment même où se produisaient les dénégations dédaigneuses du journal de M.Gambetta.VIntransigeant reproduisait textuellement les articles contre les finances tunisiennes que la République Française publiait en 1875 et 1876.On se rappelle que M.Gambetta et ses amis sont accusés précisément d’avoir cherché à déprécier les valeurs tunisiennes “ afin d’en rendre le drainage plus facile et moins onéreux.” ün reconnaîtra qu’il y a tout au moins dans la publication, à cette époque, d’articles de cette nature, une coïncidence qui mériterait d’être expliquée, h'Intransigeant nomme aujourd’hui l’auteur de cette campagne financière, et affirme qu’il avait avec M.Roustan des relations étroites.Le Petit Parisien entre à sou tour dans le débat,en racontant les voyages à Tunis do M.Léon Renault, commensal du Palais-Bourbon, et mandataire de plusieurs sociétés qui prétendaient à diverses entreprises de travaux publics sur le territoire de la régence.l’organe opportuniste.Elle se borne, pour sa défehse, à reproduire en entier l’article que Y Union Républicaine a consacré aux “ révélations ” de Henri Rochefort.Si jamais mise en accusation fut justifiée, c’est bien certainement celle dont les journaux intransigeants menacent aujourd’hui le cabinet Ferry-Farre-Magnin-Barthélemy * Saint-Hilaire.Eu aucun temps on n’a vu un ministère jouer plus effrontément avec l’honneur, la sécurité et les intérêts de la patrie.La France ne comprendrait pas qu’on accordât à la bande de malfaiteurs qui la gouvernent le bénéfice d’une impunité scandaleuse.L’estime que professent les uns pour les autres les républicains, dit l'Union, est faite pour nous édifier ; leurs révélations piquantèB, et la lumière qui en jaillit sur les hommes et sur les choses nous paraissent précieuses : la principale différence entre les uns et les autres, c’est que les uns sont repus et que les autres ont envie de l’être.Le manifeste de l’extrôme-gaucbe a reçu trois nouvelles adhésions : celle de MM.Clémenceau, Jules Roche et Bosc, ce qui porte à 30 le chiffre des adhérents.est, par minute, de i à 5 chez la baleine, de 10 à 12 chez le cheval et le bœuf, de 10 à 20 chez l’homme, de 20 à 25 chez le chien.A.M.Ë.Comment arrivera-t-on à connaître la vérité ?L'Union républicaine a proposé timidement un procès devant le jury, où les accusateurs seraient admis à faire la preuve.La France, qui ne se croit point obligée à tant de ménagements,réclame une enquêto parlementaire.Tout le monde sait qu’il est dans les habitudes de M.Gambetta de collectionner les valeurs les plus décriées du marché, dans l’espoir, le_________-r-j,____________ ___________ plus souvent justifié, de leur ména- de la poitrine est alors augmenté, et le ger par son influence un retour de j sternum est poussé en avant.Histoire nntHre.le ACTE DE I.A KÉSPinÂTIO.V L’entrée de l’air dans les voies respiratoires est déterminée par le jeu des parois de la chambre thoracique ou de la poitrine, qui fonctionnent comme un soufflet, ou comme une pompe aspirante et foulante.Ces parois mobiles sont formées latéralement par les côtes et parles muscles intercostaux, et inférieurement par la membrane musculaire nommée diaphragme.Chez les mammifères, c’est le diaphragme qui concourt avec le plus de puissance aux mouvements respiratoires.Ce muscle présente la forme d’une voûte séparant le thorax de l’abdomen ; il prend ses points d’attache sur les côtes, et sur la partie lombaire de la colonne vertébrale.En se contractant, il se tend, et par conséquent s’abaisse : le volume de la cavité thoracique est alors 'augmenté.Les côtes, réunies par devant à l’os plat appelé sternum, constituent la partie solide du thorax ; elles ne sont pas immobiles, et leurs soudures sont cartilagineuses.Dans l’état de repos, les côtes sont obliques, leur partie médiane étant plus basse que les points d’fnsertion on d’attache.Par l’action de certains muscles, et principalement des muscles intercostaux, les côtes peuvent s’élever dans leur partie médiane [sur la droite et sur la gauche du corps] ; le diamètre transversal fortune.C’est à ce procédé qu’il doit les millions dont il est aujourd’hui possesseur Les poumones se trouvant dans une cavité complètement close,et la sèiïle communication avec l’extérieur se faisant comme autres , ., i ____________________________________________ mspi ; .ct cela suffit, comme le dit fort .ration,et la sortie est nommée expiration.bien l'Intransigeant,, pour expliquer! La manière dont l’air est expiré est ' ' ¦ ' ce ' simple : lorsque cesse la contraction des 'if't/l £ .que française ne ïépond rien aux cita- ! pulmonaires sont expulsés, tions de ses anciens articles faites par La vitesse des mouvements respira* Y Intransigeant pour relever le défi de toires varie suivant les animaux : elle Chimie PROPRIÉTÉS DE L’OXYGÈNE L'oxygène est éminemment propre à la combustion.11 se combine avec la plu- .part des corps, et souvent avec dégage- ' ment de chaleur et de lumière.Qu’on plonge dans une éprouvette pleine d’oxygène une bougie imparfaitement éteinte^ c’est-à-dire n’ayant plus de flamme, mais présentant encore quelques points en ignition, elle se rallume instantanément, avec une petite explosion.Si Ton a im flacon à large goulot plein d’oxygène, et si l’on y introduit, fixée à l’extrémité d un ill de fer, une coupelle de terre cuite contenant un charbon : ardent, on voit ce charbon brûler avec une vive lumière, puis s’éteindre peu à ' > peu.Le gaz du flacon est devenu impropre à la combustion ; il a la propriété de troubler l’eau de chaux, et de rougir ’ faiblement la teinture de tournesol : c'est de Vacide carbonique, contenant un équivalent de carbone et deux d’oxygène, ce qui le fait représenter par le symbole CO2.J • Le soufre enflammé, placé dans les mêmes conditions, brûle avec une flamme bleuâtre très intense ; le produit de la combustion est un gaz d’une odeur suffocante,’ qui rougitfaiblemont la teinture de tournesol ; on l'appelle acide sulfureux ; il est formé d’un équivalent de soufre et de deux équivalents d’oxygène, et a pour symbole SO2.Le phosphore allumé brûle dans l’oxygène avec une lumière éblouissante ; ïc produit est une poussière blanche très acide, très,soluble dans l’eau, et que l'on nomme acide phosphorique PhO5 : un équivalent de phosphore et cinq d'oxygène, Les métalloïdes ne sont pas les seuls corps susceptibles de brûler avec chaleur et lumière dans le gaz oxygène.Un fil de fer ou un ressoVt de montre, enroulé en spirale, et portant à son extrémité libre un petit morceau d’amadou en ignition, y brûle avec incandescence, en lançant de tous cûté de vives étincelles ; le produit est de V oxyde defer Fe80*, qui, se détachant en gouttelettes, tombe au fond du flacon, et s’y incruste profondément.* ' Un fil de magnésium, placé dansles memes conditions, brûle aussi avec une flamme éblouissante ; le produit de la combustion est de la magnésie ou oxyde de magnésium MgO.•.;* : A côté de ces combustions vives, nous pouvons constater l’oxydation, lente du 1er dans Pair, eh présence de h* vapeur d'eau qui s’y trouve toujours, ce (fui donne la rouille Fe203, avec Yeau HO ;-ou encore l’oxydation du phosphore dans l’air, ce qui donne Vacide pnosphoreux PI1O3 ; et de meme l’oxydation du cuivre, du plomb, du mercure, à une température plus ou moins élevée.De ce qui précède, il résulte qu’une oxydation quelconque peut être désignée par le mot de combustion.La combustion peut être vive ou lente.Pour qu’il y ait incandescence, ii faut que la chaleurjsé produise rapidement et qu’il n’y ait pas à échauffer une trop grande quantité de matière.Le charbon, qui présente un éclat éblouissant quand il brûle dans l’oxygène, est à peine rouge quand:il brûle dans l’air; sa combustion est alors plus lente, et la chaleur dégagée est employée en partie à chauffer l’azote mêlé à l’oxygène.L.T.Feuilleton du COURSIER DU CANADA 24 Octobre, 1881.—No 153 LES COMPAGNON S DU DESESPOIR Par A.de Lamothe [Siiitel —Entrez ! fit Mme de Lambescq.—Commandante, fit Timothée, en portant la main à son chnpcan, le canot est paré.—Louise, aidez-moi à m’habiller bien vite, reprit la Française, qui, un instant après, remontait sur le pont, où l’attendait le commandant et son fidèle compagnon, le doctenr Goblet.Tout le monde prit plhcor,dans le canot, que le Provençal poussa an large.—Savez-vous ce que c’est que cela ?demanda lo docteur, en retirant de l’nne de ses nombreuses poches, nn fragment de quartz, qn’il montra à Louise, près de laqnéllo il était assis.—Un caillou, répondit-elle.—Un caillon dont la découverte, faite par moi, s’écriâ t-il, va charger la face de l’île et y attirer des flots d’habitants.Dites plutôt d’aventuriers, reprit le commandant, de sa voix grave.—Qui, au bout de quelques années, deviendront de bons et riches colons, répliqua le savant.Et, comme l’ouvrière, ne comprenant rien à cela, regardait le caillon, d’un air étonné : —Voyez-vous, ces points brillants?continua le docteur.—On dirait des morceaux de cuivre.Çà, du enivre ! C’est de l’or, dn bon or, fit le naturaliste ; i’en ai ramassé en vingt endroits dans la chaîne de rochers qui entourent la vallée dn Diahot.Il y a de prétendus savants qui ont osé affirmer que la Nouvelle-Calédonie n’est qu’un morceau de fer rouillé ; je leur prouverai, moi que ce fer est de l’or.—Co sera un grand malheur, répéta M.do Lambescq ; j’ai été témoin de l’épouvantable anarchie qui ré f nait à San-Francisco, à l’époque de a fièvre de l’or, et je me figure que l’enfer doit ressembler à ce que j’ai vu.—Fort heureusement, observa la commandante, la découverte de M.Goblet q’est pas encore bien certaine ; on pent trouver partout quelques paillettes d’or, mais pas assez pour constituer une exploitation lucrative.—Certainement, madamei mais la mienno ne sera pas stérile, j’en réponds, car la science ne peut pas mentir.—En quoi la science serait-elle compromise s’il vous plaît ?—En tout, madame ; sans doute on peut rencontrer partout quelques parcelles d’or, par suite des cataclysmes qui ont agité notre globe, et brisé, sur plusieurs points, son écorce, pouo en disperser les débris, mais chaque métal n’en a pas moins ses gisements particuliers et la science nous apprend que c’est dans les rochers do première formation qu’il se rencontre plus particulièrement.Or, l’ossature de la Nouvelle-Calédonie appartient à cette époqne, et de plus, ses montagnes présentent ce caractère frappant qu’elles sont dirigées dans le sens du méridien comme celles de l’Oural, de la Californie et de l’Australie, les plus riches en mines, comme on le rsait ; je dis plus, non seulement elles ont la même direction, mais je prétends Îu’elles ne sont que les sommets ’une même grande terre submergée, qu’elles sont identiques, et que le jour n’est pas éloigné où notre colonie prendra place parmi les plus importantes des régions aurifères.—Ses habitants seront-ils plus heureux, monsieur Goblet.—Et que m’importe, madame ?repartit le féroce savant, la science aura dit vrai, c’est là l'important.L’embarcation arrivait au quai, la conversation en .resta là, et tandis quo le commandant, avec sa femme, se dirigeait vers l’hôtel dn gouvernement, Louise, Germaine et Aïka, retournèrent à la villa, pour y préparer le déjeuner, et mettre tout en ordre dans l’appartement.La table était mise,et le salon garni de fleurs, lorsque, vers midi, Mme de Lambescq arriva, avec son mari et le docteur.Aïka servait à table ; la pauvre enfant était dans un tel état d’agitation qu’elle brisa une carafe derriè rc le docteur.—Signe de mariage, s’écria la commandante, en riant ; est-ce pour bientôt, monsieur Goblet.— Voici quarante-deux ans que je m’y prépare, madame, et je demande encore quelques années de réflexion.—Le temps d’exploiter votre mine d’or sans donte, fit ironiquement le commandant ; mais, prenez garde que vos cheveux ne deviennent d’argent.—Je crois plutôt interrompîTMmo de Lambescq que ce bris de carafe est une annonce de bonheur indéterminé pour n’importo lequel d’entre nous.—Dans ce cas, le présage a raison, s’écria lo commandant, car je suis sùr que je vais faire un heureux : Aïka, va trouver ton père, et lui dire qu’il vienne me parler.La Néo-Calédonienne partit comme un trait.—M.de la Eicherio consent à ce que ce monarquo rentre dans ses états ?demanda M.Goblet.—Ne riez pas docteur ; mieux vaut être le premier dans son village que le second à Rome.i — Je ne vous croyais pas si ambitieux, commandant.—Ce n’est pas moi qui l’ai dit le premier, puisque le mot est de César.—Par bonheur pour Aïka, qui, dans son empressement, eût été capable de se heurter irrévérencieusement au tabou, son père ne s’occupait pas ce jour-là de la fabrication des tillits* Le vieux chef attendait certainement avec anxiété la nouvelle que M.de Lambescq lui rapportait au retour de son voyage ; mais il se garda bien d’en rien laisser paraître, et se levant, d’un air à la fois froid et digne, il suivit gravement sa tille jusqu’au salon, à la porte duquel il se tient debout appuyé sur un long : bâton de banbou et la main droite à son front, comme un soldat qui salue son chef.On aurait dit un étranger parfaite! ment indifférent à ce qui allait se passer.| Seule Mme de Lambescq devina ' son impatience sous son masque d’im-1 possibilité, et remarqua du premier 1 coup d’œil que sa chevelure venait 1 d’étre frisée, ses vêtoments ordinaires , remplacés par son plus élégaut costume et son cou enguirlandé de nombreux colliers; preuves évidentes ! qu’il s’était, d’avance, préparé à l’entrevue à laquelle il semblait ne se ! prêter que par déférence pour le chef oui-oui.Le commandant lui lut, avec un imperturbable sérieux, l’arrêté motivé par lequel le gouverneur de l’ile lui permettait de retourner dans ses Etats ! et de s’y faire reconnaître pour chef, 1 à ses risques et périls, bien entendu, , par ses anciens sujets.Aïka traduisait, phrase par phrase, la lettre du gouverneur, que son père écoutait avec une religieuse attention, sans changer de position, et immobile comme une cariatide de marbre noir ; pas un muscle de son visage .ne bougeait, mais ses yeux brillaient d’un éclat extraordinaire, et sa taille, un peu voûtée, se redressait peu à peu avec fierté.La lecture terminée, le commandant crut devoir ajouter quelques mots, dans lesquels il engageait le sauvage à la reconnaissance et à la fidélité envers la France ; puis, s’avançant vers Gondou.il lui remit, eu signe de protection, une hache neuve, présent d'une grande valeur que le nouveau chef reçut ’avec une émotion telle aue, se sentant incapable de dissimuler plus longtemps sa joie, il fléchit le genou, posa la main du m arin snr sa tête, en signe de soumission complète à ses ordres, et s’éloigna en poussant des hurrahs frénétiques en l’honneur de ses bienfaiteurs.(A suivre) J so r.Sf • * C.V c m - r v , ** u If H t «0*8 ; ki>2 î - : ï i.4\ LB COVRBlfiB DU CANADA 9K '•VT V V A SOMMAIRE , ."V - l:evue générale.La question agraire s'étend.Les repus et les affamés.Histoire naturelle.Chimie.Feuilleton Les Compagnons du Désespoir.À la mémoire de Mgr C.F.Cazcaii.Beurre et fiomagc.La taxe sur le tabac.Petite revue scientifique.Europe.Amérique Candidatures probables.* .Echos-des Cercles agricoles.^ I»es jours de la lune.Préceptes de politesse.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Ün demande.—Dr N.E.Dionne.Nouvelles étoffes à robes.—Behan Bros.Terres de l’Ordonnance.-Lindsay Russell.CANADA QUEBEC, 24 OCTOBRE 1SS1 «ente à Rome et renouvelleront de» protestations formelles au nom du monde catholique tout entier, contre la situation faite au Saint-Siège.Cnudldature* probable» Conservateurs.Libéraux,.Québec-Centre.A.N.Montpetit.Or JlinfïtU Québcc-Est.J.Sheliyn.Québec-Ouest .F.Carbray.O.Murphy.Québcc~(comlé).F.Kérouac .Stuart.J.D.Brousseau.{ J EU.Gôrim.___________ “ \Tél.Normand.Champlain.Montmorency ,.F.X.Drouin.C.Langelier.Lévis.;.E.T.PAquet-.T.Beaulieu.Bellechasse.1.N.Belleau.Boutin.-.Moritmagny .f Bernatchez.\ Dr Fortin— Fête d Si-Jeun lie «l’Orléans Samedi, le 22 du courant, Mgr de Montréal se rendait à St-Jean, Isle d’Orléans, accompagné de son vice-chancelier M.l’abbé Emard et de M.l’abbé Boudard, du Séminnire de Québec.La foule est allée à leur rencontre au quai avec 6on digne curé en tête, et des "pavillons flottaient aux maisons du village.Hier, la grand’messe a été chantée pontificalement au fauteuil par Mgr de Montréal, assisté de Mgr Guay faisantl.l’office de prêtre-assistant, et de MM.les abbés Diouno et J.B.Blonin, comme diacre et sous diacre.Le sermon fut donné avec beaucoup d’éloquence par M.le vice-chancelier Emard, et Mgr de Montréal adressa après la messe à la foule recueillie des paroles fort intéressantes au sujet de Ste Concorde dont on faisait l’installation.Les décorations de l’église avaient été faites avec beaucoup de goût, et le corps Ste Concorde qui était richement décoré était porté en procession autour de l’église par quatre prêtres.Les visiteurs ont pu admirer le magnifique presbytère de M.le curé de St-Jean et les autres améliorations importantes qu’il a fait subir à l'église.Dans l’après-midi, Mgr de Montréal s’est rendu à la paroisse de Ste-Famille pour y chanter les vêpres, où il fut assisté par Mgr Guay et M.le curé de St-Jean.Mgr de Montréal'y donna lui-même le sermon.Dans l’après-midi, il y eut visite au couvent et Mgr de Montréal y fut l’objet d’une belle réception.La fondation de ce couvent date du temps de la mère Bourgeois, et c’est la deuxième mission fondée au pays.Ce matin,la messe a été célébrée au convent par Mgr de Montréal, après laquelle eut lieu le départ pour Québec.Islet.Marcotte.A.Dupuis.lvamouraska.E.Gagnon Témiscouala.Dechône.^.Pouliol.Rimouski.Asselin .{ Bonaventure .Riopol.—— Gaspé.-E.J.Flynn.— -—.Saguenay.O.Gauthier.Charlevoix.6.Cimon .Dorchester.N.Audet.Beauce .J.Blanchet.Poirier.Arthabaska.Préfontaine.Watts.St Maurice.Desaulniers.Remington Trois-Rivières .Dumoulin.Turcotte.•••••••• Nous engageons nos amis qui n’out pas encore choisi leurs candidats de se hâter afin que l’organisation se fasse sans retard.Echos des Cercles agricoles • • .- :r Les cultivateurs dé la Pointé aux Treiasbles, vinnent de fonder un Cercle Agricole avec le conconrs dé leur digne curé, M.l’abbé Rousseau.Nons les félicitons bien cordialement et nous faisons des vœux pourvue leçr cercle prospéré.’ Le Cercle agricole de l’Ancienne Lorette recrute ses membres non-6eu-lement dans cette dernière paroisse mais encore dans Ste-Foye et la Jeune Lorette.Hier, dans St-Augustin,M.le Dr P.Larne réunissait chez lui les cultivateurs de la paroisse afin de décider la formation d’un cercle qui s'annexerait immédiatement à celui de l’Ancienne lurette.L’idée est bonne, car il est bon de ne pas trop multiplier maintenant les cercles agricoles.Qu’on appuie ceux qui existent déjà dans le comté de Portneuf, et nons croyons qu’ils sont on assez grand nombre pour faire du bien.Pourquoi les cultivateurs de St-Àügustin ne soutiendraient-ils pas plutôt celui de la Pointe aux Trem blés ?A la mémoire de Mgr C.*\ Car.eau Dans quelques mois sera célébré l’anniversaire de la mort de Mgr C.F.Cazeau.A cette occasion, les nombreux amis du très regretté prélat seraient heureux de constater qu’il s’est fait quelque chose pour perpétuer sa mémoire.Sur sa tombe, dans le cimetière des Révérendes Sœurs du Bon-Pasteur, on désirerait voir élever une belle croix en marbre.Dans la chapelle du Bon-Pasteur, il pourrait être installé un marbre avec incription.Quelques centaines de piastres permettraient de réaliser ce double projet- MM.les membres du clergé, MM.les laïques de toutes les classes sont respectueusement invités à contribuer, d’ici à quinze jours, à cette œuvre de reconnaissance et do religieux patriotisme.M.le grand-vicaire Legaré et M.Têtu, à l’archevêché, M.J."Walsh, de la Corporation, et M.le notaire O.Tessier, sont prêts à recevoir les souscriptions qu’on voudra bien leur faire parvenir.Mgr Langevin est parti ce matin pour Rimouski.Le Révérend M.Marquis, ancien curé de St-Célestin, diocèse do Trois-Rivières, s chanté la grand’mess-, hier, à la Basilique.M.l’abbé F.H.Bélanger a fait le sermon sur la fête du jour.Une dépêche d’Ottawa annonce que M.le Chevalier Gustave Smith employé depuis onze ans an département des chemins de fer et et canaux, vient d’étre destitué.On présume, ajoute cette dépêche que cette décision a été prise en conséquence d’un article paru dans un journal de Québec, et prétendant que les difficultés dans lesquelles s’est trouvé M.Smith il y a quelque temps, étaient l’œuvre de la franc-maçonnerie, cet article ayant été inspiré par M.Smith lui-même.Les travaux préparatoire aux grandes solennités qui doivent avoir lieu à Rome le 8 décembre prochain pour la canonisation dn bienheureux Labre, du bienheureux Jean-Baptiste de Rossi, et de la bienheureuse Glaire de Montefalco,sont poussés arec activité On croit qu’a cette époque un très grand nombre d’évêques seront pré- Bcurre et fromage Nous voyons, par un article publié le 15 septembre dernier dans 1’America « Dairyman, que l’exportation des beurres américains en Angleterre a diminué de 4,255,750 lbs, durant la période comprise entre le T3r mai et le 15 septembre.“ Au lieu d’avoir à “ constater cette diminution, dit le “ journal, on croit qu’il y aurait eu “ augmentation sur les exportations “ de l’an dernier durant la même “ période, si les producteurs avaient “ fait preuve de plus de jugement, “ en ne demandant pas des prix plus “ élevés que ceux du marché, ce qui “ eût permis aux exportateurs d’ache-“ ter le surplus de production et de “ l’expédier, au lieu de la laisser accu* “ muler, comme la chose est arrivée.“ Plus de 150,000 tinetteB de beurre '¦ sont en vente dans la ville de New-“ York, sans compter les quantités “ considérables qui sont dispersées “ dans toutes les parties du pays.Un “ grand nombre de personnes perdront “ de l’argent avec leur beurre cette il année, au lieu de réaliser des profits, “ pour avoir essayer “ d’aflamer ” le “ marché (to bull the market).” Nous ne sachons pas qu’au Canada nos cultivateurs perdent de l’argent sur les produits de leurs laiteries.Le beurre s’est vendu 20 centins presque partout, le beurre des crémeries trouvent un écoulement facile pour 23 et 25 centins.Les profits réalisés par l’industrie laitière seront de beaucoup plus considérables cette année, si on considère que le marché du beurre et du fromage a été ferme depuis la belle saison.Mais une chose bien certaine c’est que le sul beurre fabriqué dans les crémeries est propre à l’importation ; et les marchands, pour la réputation du marché, n’en devraient pas exporter d’autre.Le récent échec subi récemment sur le marché anglais devrait nous servir de leçon, et nous engager à établir des crémeries en plus grand nombre où a fait le bourre avec plus de soin.La taxe sur le tstltnc Il paraît, au dire de Y Electeur, que plusieurs producteurs de tabac, dans le comté de Portneuf, ont reçu der nièrement une visite des officiers du percepteur du revenu et que leur tabac a été saisi.L'Electeur annonce cette nouvelle avec beaucoup de bruit et il s'en sert pour soulever les habitants des cam pagnes contre la taxe sur le tabac.Mais les arrangements de notre confrère no sont réellement pas malins.On voulut, un jour, convertir des mottes de neige en combustible pour chauffer un four.C’est une tentative analogue que l’organe de l'opposition répète aujour d’hui pour surchauffer les préventions populaires contre tout ce qui s'appelle taxe.Notre confrère parle de grande indignation dans le comté de Portneuf, à l’occasion de cette saisie do tabac.Il est bien naturel, en effet, que les victimes de l’officier du revenu soient très contrariées, mais nous ne croyons pas que leur colèTe soit aussi grande qu’on le dit.S’ils réfléchissent bien, ils s'apercevront qu’ils ont eu tort de ne pas se conformer à la loi du revenu, parce que cette loi, quoi qu’en dise le dé magogue qui rédige l’organe de l’op position, est très juste.~ Par cette loi, l’habitant n’a à payer aucune taxe sur le tabac qu’il produit pour son propre besoin.11 n’est taxé que sur le tabac qu’il vend Mais dit Y Electeur : “ Un cultivateur doit avoir autant de droit de produire du tabac que des patates, des carottes ou des betteraves.Mettons des droits sur les betteraves à sucre, ou sur le sucre qu’elles servent à fabriquer Non ; on a môme promis de ne pas les taxer pendant dix ans.Pourquoi donc alors taxer et soumettre à la ré"lémentation la plus tyrannique et la plus vexatoire le producteur du tabac canadien ?Ne devrait-on pas au contraire, le protéger contre le tabac étranger, en mettant sur celui-ci des droits élevés ?” Cette argumentation mérite guère d’être relevée, tant elle est absurde.Assimiler, quant à son utilité, le tabac aux articles élémentaires, c’est d’un grotesque achevé.Ainsi, d’après l’organe de l’opposi tion, une pipe de tabac est aussi utile que la pomme de terre, que tous les autres légumes, qui forment plus de la moitié de la nourriture de l’homme.“ Et ajoute-t-il : “ Tout cela est irréfutable.Mais le brave cultivateur oubliait une chose qui fait comprendre ce qui lui semble inexplicable ; c’est que la protection introduite par les conservateurs en 1879, ne l’a pas été dans l'intérêt des grands manufacturies qui sous-vent largement dans les élections.” Un journal, qui entend éclairer le peuple avec de telles raisons, possède un courage plus qu’ordinaire.La protection, dont parle si légèrement l’organe de l’opposition, favorise le producteur du tabac comme le manufacturier d’autres produits.Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à ouvrir Ws tableaux du commerce, qui font voir le montant de droits perçus sur le tabac manufacturé.Le cultivateur qui produit du tabac pour le commerce, peut d’autant mieux payer la taxe, à laquelle il est assujetti, qu’il se trouve par cette protection, sur notre marché, dans une position supérieure à celle du producteur étranger.Il n’a donc pas à se plaindre.Mais nous revenons à cette incroyable comparaison entre l’utilité du tabac et celles des articles alimentaires.Le tabac est un article purement u ii U li il il il (i il li (i il il il de fantasie, et s'il en est, un qui mérite d’être taxé, c’est>lài.' ; v \ La taùtiqib; pour être sage, doit viser particulièrement les objets de luxe et de fantaisie, qui ne sont pas strictement nécessaires à moins que l’on mette de côté les plus saines maximes économiques en matière de tarif et d’impositions.;-L'Electeur] évidemment, veut changer tout cela, et adopter un système nouveau.! Si jamais son parti ressaisit ie pouvoir, l’article du tabac recevra sans doute de sa part uue attention spéciale.Ce sera l’àge d'or des fnmenrs et nons aurons un gouvernement dont les promesses auront toute la consistance de la fumée dont il sera enveloppé.—(Le Journal de Québee).Il H II li »: h il u Petite revue sclenUllqiie LA T R A N SF U S IÛ N DU SA X U L’opération de la transfusion du sang, c’est-à-dire de l’injection dans les veines d'un malade d’une certaine quantité de sane vivant emprunté soit à un auimiu vivant soit, (ce qui est plus sûr et plus efficace) à une personne saine, a été imaginée et décrite au commencement du XVIIe siècle, par Lower et Libavius, et pratiquée pour la première fois en 1667 par le médecin français Denis, sur un maniaque et avec une remarquable inocuité quoiqu'il se fut placé dans des conditions opératoires re-prochables en se servant non pas de sang humain, mais de sang de veau.Enhardis par cet exemple, un certain nombre d’expérimentateurs renouvelèrent ces essais ; ceux-ci furent assez peu encourageants pour justifier des prohibitions juridiques et religieuses.Deux années, en effet, s'étaient à peine écoulées depuis la tentative de Denis, qu’un arrêt du Châtelet défendit, sous des peines sévères, de pratiquer la transfusion chez l'hom me.Cette opération rentra dès lors dans le domaine de la vivisection et y resta jusqu’au moment où les beaux travaux de Prévost et Dumas de Gaspard, de Burdach sur cette ques tion de physiologie la réhabili tèrent.Ils eurent en effet pour ré snltat de mieux déterminer les con ditions dans lesquelles la transfusion doit être pratiquée pour être inoffen sive et ils préparèrent ainsi la restau ration de ce moyen dramatique auquel un bon nombre de moribonds ont déjà dû leur retour à la vie, et dont l’attention s’était détournée parce qu’il paraissait dangereux et parce que l’usage intompestif-qu’on en avait fait souvent était bien de nature à le discréditer.De nos jours une réaction formelle s’est opérée en faveur de cette pratique ; des cas heureux ont éloigné la répngnancc qu’elle soulevait ; on a perfectionné, en les simplifiant, les procédés de la transfusion ; on a déterminé soigneusement les cas daus lesquels cette tentative est licite, et elle nons appa-rait aujourd’hui comme une ressource singulièrement moins chanceuse que beaucoup d’opérations qui sont d’une pratique courante en chirurgie.On so rappelle avec quelle émotion et quelle curiosité fut accueillie en 1857 la transfusion partiqués par Nélaton sur une femme qui se mo cirait d’hémorragie.Le résultat immédiat fut très beau et si la malade succomba le septième jour, sa mort put en toute certitude, être rapportée à des circonstances auxquelles la transfusion était absolument étrangère.Le branle était donné et bientôt, en France et à l’étranger, on vit se multiplier ces essais dont un bon nombre furent couronnés de succès.En 1875, on comptait sur 169 cas de transfusion, 105 succès et 64 insuccès.Cette série se rapportait uniquement à des transfusions pour hémorragies, c’est-à-dire à des patients chez lesquels la vie s’éteignait faute de son aliment nécessaire, mais qui n’était pas malades au sens précis de ce mot, revenaient à la vie aussitôt qu’on leur rendait le sang que des hémorragies compromettantes leur avaient enlevé.Ici tout était simple : on mettait de l’huile daus la lampe et celle-ci se rallumait.Autres ont été, comme on le conçoit, les résultats de transfusion pratiqués 6iir les malades, qui restaient malades après comme avant la transfusion, et qui ne pouvaient attendre de cette opération qu’un élément de résistance.Aussi sur 69 transfusions pratiquées dans ces conditions défavorables, on n’a enregistré que 18 succès assombris par 51 revers.Ces transfusions sur des malades ont eu pour motifs des maladies oa des accidents divers.Elles ont été pratiquées 22 fois dans le cas d’empoisonnements par les gaz du charbon, le phosphore, la nitro-benzine, et on a constaté huit guérisons et quatorze décès ; sur 28 transfusions dans des cas de maladies virulentes et infectieuses, 5 malades ont guéri et 23 ont succombé ; sur 9 transfusions pratiquées pour des maladies nerveuses (et certes leur opportunité dans ce cas est absolument contestable), on a compté 5 guérisons et 4 morts.Deux observations sont à faire à ce propos et, dans le cas d’insuccès, elles exonèrent la transfusion d’une bonne partie de la responsabilité qu’on pourrait faire peser sur elle : d’abord, elle n’a guère été pratiquée qu’à une époque où l’organisme avait épuisé ses ressources, presque in extremis ; en second lien, on n’y a en recoure généralement qne pour des ^maladies qui ont, par leur.nature même,- un haut degré de gravité et qui auraient tué la plupart de ces malades alors même qu’ils n’auraient pas subi la transfusion.En somme, et en réunissant les deux groupes embrassés par cette statistique, sur 358 cas de transfusion, on compte 140 succès, soit 10 guérisons sur 26.Quelle est l’opération sérieuse qui donne des chances plus favorables ?Mais en médecine, comme ailleurs, on abuse de tout, de l’action comme de l’inaction, et si la transfusion est trop timidement pratiquée chez nous elle est appliquée dans certains pays, en Allemagne et aux Etats-Unis en particulier, avec une facilité que la prudence condamne.Des maladies très diverses, depuis les plus graves jusqu’à l’anémie, ont paru l’appliquer au môme titre que les hémorragies les plus menaçantes.C’est une exagération réelle ; et jusqu’à présent, opposant à la témérité des médecins étrangers une prudence sans doute exagérée les médecins français ont à peu près limité l’application de la transfusion sanguine aux seuls cas d’hémorragies.Un très remarquable succès que vient d’obtenir M.Gibert du Havre et qu’il a communiqué à l’Académie de médecine est de nature à donner plus de hardiesse.Il s’agissait d’un malade atteint d’une fièvre tyhoide dont la marche, régulière dans le principe, fut bientôt traversée par un appareil de symptômes graves auquel succéda une forte hémorragie intestinale.Bientôt l’état devint voisin do l’agonie.M.Gibert, en présence d’une mort imminente, pratiqua une première transfusion, mais ne put injecter dans la veine qu’une petite quantité de sang, une à deux cueillerées environ ; les forces et le pouls se relevèrent sensiblement, mais l’état du malade étant toujours très grave, une seconde transfusion de 3 onces fut pratiquée le lendemain et eut les résultats les plus frappants :.les signes d'agonie rétrocédèrent ; toutes les grandes fonctions se régularisèrent peu à peu, et la convalescence se dessina bientôt : la guérison est aujourd’hui complète.Il est bon de remarquer qu’il ne s’agissait pas ici d’une fièvre typhoïde très grave en elle-même (l’on 6ait que les hémorragies intestinales se montrent souvent dans les formes bénignes de cette maladie),et que le ma lade se rapprochait un peu des patients auxquels on fait la transfusion pour hémorragies ; mais la perte de sang, simple complication, avait aggravé son état au point de rendre la mort imminente et la translasion l’a manifestement sauvé.Ce fait ainsi interprêté n’autorise donc pas à regarder la transfusion comme un mode de traitement courant de la fièvre typhoïde mais il prouve que, dans des formes et dans des phases déterminées de cette maladie elle peut être uu instrument de 6alut.Si nous signalons ce fait ici, c'est dans la pensée qu’il peut éclairer utilement les familles et les incliner à accepter cette ressource quand,après mûre réflexion, elle leur est conseillée comme ouvrant au malade des chances de guérison.Pas plus qu’un autre moyen, même entre les meilleurs, elle ne peut ni ne doit promettre plus que cela.Dr*** - — -— —- ¦ ¦ Mgr Laflèche, écrit la Minerve, venant de Québec.est attendu à Montréal ce soir.Nous croyons savoir que Sa Grandeur partira incessamment, dès le commencement de la semaine pro-chaine, pour Rome.M.le curé Moreau, de Saint-Bar* thélemi, fera probablement le voyage en môme temps que Sa Grandeur.Lesjonra de la Lime La succession des lunaisons se fait, astronomiquement, au moment des néoménies ou nouvelles Lunes.A ce moinent-là, les centres du Soleil, de la Lune et de La Terre sont en ligne droite, ou plutôt, ces trois points sont dans un meme plan perpendiculaire au plan de récliptique.C'est ce qui avait lieu le samedi 22 octobre, lorsqu’il était 9 heures trois quarts du soir à Québec.On peut demander pourquoi c'est le dimanche 29 octobre qui est compté comme premier jour de la Lune.Le jour de la nouvelle Lune n’est compté comme premier jour de la Lunaison que si la lune y dure au moins la moitié de la journée du samedi, c’est le lendemain dimanche qui est compté comme premier jour de la Lune." A Bombay, (Inde), il était midi 10 minutes au moment de la néoménie ; on a donc compté, comme, ici le dimanche comme premier jour de la Lunaison ; mais à Calcutta, il était onze heures 8 minutes du matin, et l’on a compté samedi 22 octobre comme premier jour de la Lunaison.- EUROPE FRANCE.Paris, 22 octobre 18 ~Le mariage de mademoiselle Gré’ iille du Président de la Répnbliq avec monsieur Daniel Witson so secrétaire d'Etat aux Finances, a célébré aujourd'hui à la chapelle de l'Elysée, en présence des présiden ts des deux Chambres et des Ministres.Il y a eu une nouvelle entrevue de & Gambetta et du président de la République En Afriaue» oh a commencé la marche sur Kairouan ; deux notables de cette ville ont eu à Tunis une entrevue avec le général Etienne.Les insurgés ont attaqué Mehdia ; le combat se continue tout autour de Sousse.ANGLETERRE- Londres, 22 octobre.—Une collision de deux trains arrivée aujourd’hui près de Leicester, a lait 3 victimes, et a blessé grièvement un certain nombre de personnes.Le steamer 44 Clan-Mac-Durf ", allant de Liverpool à Bombay, a sombré près de la côte Welsh ; il avait on tout Cl personnes, dont 19 ont été sauvées.Le “ Wisconsin ” part pour New-York avec 400 mormons.Cent mille exemplaires du journal 44 United Ireland ont été distribués sous les bandes de f “Express ” et du 44 Freeman’s Journal ’.M.Egan, trésorier de la Ligue, dit Îue la Ligue se trouve forcée d’agir ésormais en dehors des lois.Il signale corame erronnés deux passages de la lettre de l'archevêque Croke.Le clergé du comté de Kildare a publié une adhésion à la lettre de Mgr Croke.On signale à Dabi in 17 nouvelles arrestations, plus IG autres en divers endroits.50 000 personnes out pris part à la réunion de Hyde-Park.11 y a eu des discours violents, et une longue et procession.Il ne s'est produit aucun désordre.l’réccpteM île |»- à j - .* H DU fermier, sobre, actif* Intelligent, ayant des connaissances assez étendues en agriculture.Pour de plus amples renseignements, l’adresser au r tt .• Dii ll.K;OIONNK, -ÏV ; .V îj ! üî rédacteur en chef du [¦ - « • .: J v l Courrier (lu Canada.370 ¦ Québec, *24 octobre 1881.— » , * fr »-i rt i -rrVrrttHm- 14Z—i-.1La Banque Nationale.LE DEUX NOVEMBRE 'prochain et après, Lu Banque Nationale paiera u ses actionnaires un dividende semi annuel au taux de CINQ PAR CENT par an sur le montant du capital versé.Le livre de transfert seru fermé depuis le 17 jusqu’au 31 Octobre prochain inclusivement.Par ordre, K.VEZ1NA, Caissier.Québec, 30 septembre 1881—Gflfps 355 ÈN VENTE GUIDE INDICATEUR des sanc¦ IMaires et lieux historiques de ta TERRE SAINTE, hr le FRERE J.1EVIX i>i: IIA.M.ME Ira/iciscat n résidant ù Jerusalem, Seconde édition, revue, augmentée H accompagnée de caries et «le plans EN TROIS VOLUMES.En vente aux bureaux «lu Courrier du Canada pour la somme de $2.00 pour les trois volumes.Québec, 7 octobre 188!.302 Ornementations domiciliaires.Vf Ol ’S avons déjà eu occasion de par\-r à nos Il lecteurs de M.MA HT EL, de FA NC! ENNE-LU DETTE, qui s’occupe de l'entretien de jeunes arbres destinés à orner les devantures des maisons.M.MARTEL, désire surtout attirer i'attontion d ) ceux qui aimeraient à planter des arbres devant leurs résidences, qu'il peut fournir des ormes magnifiques, h THES BON MARCHÉ.Québec, 5 octobre 1881.360 Non vol les Etoffes l»ECE§ A S.-Rocli, samedi, le 22 courant, à l’âge de 33 ans, Dame Julie, Pétronille Sylvestre, épouse de T.Jacob Lepage, Kcr., architecte.Son service el sépulture auront lieu mardi, fa 25 courant.Lo convoi funèbre partira de lu demeure du son époux, No 89, rue des Fossés, u 8$ heures, pour sc rendre à l’église de St-Roch, et do là uu cimetière st-Charles.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.* Requiescat in pare.Bulletin t'oinmereial tir n rhume, une toux, un mal le gorge doivent être arrêtés de suite iLa négligence résulte bien souvent «clans une maladie de poumons incurable ou la consomption.Les pastilles de Brown pour les bronches ne causent pas des désordres dans l’Estomac comme ces sirops et ccs baumes pour les rhumes, mais agissent directement sur l’irritation, et dounant un grand soulagement dans l'asthme la bronchite.les rhumes, et les enrouements auxquels les orateurs et chantres publics sont sujets.Depuis trente ans lea pastilles de Brown sont recommandées par les médecins et ont toujours donné satisfaction.Elles tiennent le premier rang entre les autres médecines.E11 vente a 25 cents la boite partout.Québec, 24 février 1881—t an.K MARC HEU DE QUEBEC Pm i ne et Graine.Québec, 2* octobre 1881.I nriift**.—Sup.extra, baril, 196- $6 90 a 8 30 Extra .6.95 a 7.00 Furie pour bou lunger.7.50 a 8 00 Extra du printemps^.6.90 à 7.00 Superfine No.2.6.40 a 6.60 Fine.5 80 a 5.90 Parinef» en poulies, do 100 livres.3.35 a 3 90 •• de seigle en quart.0.00 a 0 00 •• Maïs ou blé d'Inde blanc, par 2')0 livres.3.90 a 4 00 •• Mais ou blé d’Inde jaune, par 200 livres.3.80 a 3 90 Ai rut nu—Blé ne semence (rouge) par 60 livres.1.(6 u 2 00 •)rge par minot.0.90 a 1.00 Pois 44 44 .0.95 a 1.00 Fèves le uiiuol .1.00 a 1.10 Avoine S2 livres .0.48 a 0.50 Son par 100 livres.1.00 rt t.05 Gruau par 200 livres.5.50 a 5.50 Foin par 100 boites.9.50 a 10.00 • Paille par 100 bottes.3.50 a 4.00 Provisions, Etc., Etc.Québec.24 octobre 1831.Beurre liais par .livre.$0.20 a 0.2*2 11 salé 4 4 4 4 .0 17 a 0.18 Patates par minot.0.55 a 0.60 ®ufs par doux.0.20 rt 0 25 Sucre d’érable par livre.0.08 a 0,09 fromage, par livre.0.15 n 0 17 Repo* et comfort pour lot malade* LA PANACÉE DBS PaMILLRS DE DROWN lî’a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les dou leurs dans lo c6té, le dos ou les instes-tins, lo mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dent9, le mal de reins etc., etc.Elle purifiera le sang promptement car son action est puissante La panacée •domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou Uniment •dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c’est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.En vente chez tous les pharmaciens & 25 ct9 la bouteille.Mêrm Mères S Mères : Etes-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d’nn enfant qui lait ses dents T S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteille du Sirop calmant de Mme Winslow.Il soulagera immédiate- Lards, Jambons, Etc., Etc.; Québec, 24 octobre 1881.Lard frais par 100 livres.$7.60 a 8.50 44 (Vais par livre.«.0.07 a 0.10 “ salé 44 44 .0.10 rt 0.12 Jambons frais par livre.0.10 u 0.10 44 lûmes41 44 .0.I2A 0 0.13 Lard.Mot*, 200 livres- 24 50*a 25 00 Mince, 44 44 .23 00 a 23.50 Primo Mess, 44 44 .18.50 a 18.50 Kngl.P.Mess, “ 44 .18.00 rt 18.50 Extra Prime, 44 44 .16.00 a 17.00 41 « • M Saindoux en sceau.3.15 a 3.20 Volailles.Québec, 24 octobre 1188.Dindes par couple.Volailles .Oies « Perdrix < Gtiurd* « • •t •••%•• ••• •••••• Ml ••••••••«•••••••••• (•••MM •••••••••••• ••••*•••••••••« ••»••• • ••••• •••••• ••••••••• $2.25 a 2.50 0.50 a 0.60 1.20 a 1.50 0.00 rt U.00 0.50 rt 0.75 Poissons.Québec, 24 octobre 1881.PsIiWSlIS—Séché le quintal $1.00 a $ 4 50 ‘ Morue verte le baril.4.60 rt 4.75 Saumon No.1, baril de 200 iivres.19.00 a 19.50 Saumon N.1,la livre.0.12 a 00.13 Hareng du Labrador.J5.90 a 6.00 Maquereau par baril.4.50 a 5 00 Truite 444 44 .-.00.00 a 00.00 Anguille le cent •«••••••»M«H • 0.00 rt 0.00 A ROBES ! 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Cfillll Q8 FU II M 0 & D CHANGEMENT D'HEURES.M Calices, Ciboires, Buret tes, Ostensoirs, Chan-Len Plâtre et Carton-delicrs, Lampes, Éncen- Pierre, Décoration d’é-soirs, Bénitiers, Fon- glise, Vitraux, Chemin e la Croix, Transparents pour intérieur d’église, Peintures religieuses, Broderio, Cha-sublerie.—SPÉCIALITÉ l— Drapeaux, Bannières, Insignes, Etc.Une Visite à mes Ateliers est respectueusement sollicitée.Québec, 31 décembre 1880—1 an.Aube , Purificatoires Lavabo KT Lingerie pour église 97 * - I : A PARTIR p* LUNDI, 95 JUILLET 1891, Les trains partiront comme suit : ¦ nu: : UT 6x11 111 f N £ Départ de Houh& laga pour Ottawa Arrivée ù Ottawa .Départ de Ottawa pour Hocholaga.Arrivée à Hoche-laga.Départ do IToche-laga pour Québec.Arrivée à Québec .Départ de Québec pour Hocholaga.Arrivée ù Hochc- laga.Départ de Iloclie-laga pour St-Jé- rOme.Arrivée à St-Jérô-roo •••••••* ••••••••« Départ de St-Jé-rôme pour Ho- cliologa.j Arrivée à Hoclie-•’ lnga • •••••••• •••••••• .Départ de Iloebe-i laga pour Juliette J Arrivée à Joliet le Départ de Jolictte j>our Hocholaga.Arrivée à II >cho-laga.Mixti.• • •• • ••• l\ M.5.30 7.15 A.M.G.45 9.00 P.M 5.00 7.15 A.M.G.20 8.50 Malle A.M 8.30 P.M.t.00 A* M.8.10 : P.M.17.40 P.M.3.00 9.25 A.M.10.10 P.M.4.40 Expbks iiû'i uev\ P.M.5.15 9.45 4.55 9.26 P.M.10.00 A.M.6.30 P.M.10.00 A.M.6.30 ••••••• ••••••••a • ••••• • • • ••••••••« •• ••••••• •• • •••••a • • •• •»••••••• » • • ••••••• Qaébec, JfaI 1881.0 OU8 prenons là liberté de vous donner connaissance des importantes améliorations u’a subies, ce printemps, notre magasin de tail.» .y.f.t Les demandes pressantes de notre commcrcq do gros, qui s’est étendu chaaue annéo, nous ont engagés à transporter ce departement dans les bâtisses spacieuses de la Compagnio du Richelieu, HUE DAXHOÜ8IE.L’ancienne maison à l’heure qu’il est, comprend donc une superficie de 18 000 pieds carrés, le tout formant tbLfetag'el.j Dèiü portes d’entrée, l’une sur,la Côto de laW UBzlOL-Fort et l’autre sur la aux- divers départements disposas,comme suif :— ^ • A • ^ • -* m » ¦ PREMIER ÉTAGE ( Entrée * rue Sous-le-Fàrt :) Etoffes à Robes, Soiries, Moires Antique?, etc., Plumes d'Autruche, blanches,noires et do couleurs, Fleurs, Rubans, Dentolles, etc., Lingeries pour Dûmes et Enfants, Parasols, Entoutcas, etc.etc.De Qncbec : MORAVIAN.Samedi, 8 octobre.SARMATIAN.« « 15 « CIRCASSIAN ________ « 22 * POLYNESIAN.29 « SARDINIAN.t 5 novembre.PARISIAN .i 12 « MORAVIAN.« 19 « I Pioches à fourchons ponr arracher les patates.CHS.T.COTE & Cie FABRICANTS BT AGENTS D’INSTRUMENTS AGRICOLES Prix du Passage de Québec : Cabine.i Û ot $80 ij i r | : J ¦ , • ?.: • * j Suivant les accommodements.' ‘J Intermédiaire.r.$40.00 Entrepont.25.00 Les vapeurs de service de la malle do Liverpool, Queenstown, Saint-Jean, Halifax et Baltimore, doivent effectuer leur départ comme suit : De Halifax : CASPIAN.Lundi, 10 octobre.NOVA SCOTIAN-.« 24 « HIBERNIAN .v.« 7 novembre CASPIAN .- » 21 * Prix du passage entre Halifax el Sainl^Jtan : Cabine .$20 Intermédiaire.15 Entrepont •a.— .6 ‘000’ Les vapeurs du service de GLASGOW ET QUEBEC, doivent partir de QUEBEC pour GLASGOW COREAN, MANITOBAN, BUENOS AYREAN, le ou vers le G octobre.!.I 14 I , « 21 « SACHANT que depuis longtemps le besoin se faisait sentir à Québec, d’une maison où les agriculteurs pourraient trouver tous les instruments perfectionnés nécessaires à l’agriculture, nous sommes heureux d’annoncer aux cultivateurs .de la Puissance que nous sommes maintenant en position de leur fournir les machines pour travailler la terre, faites d’après les modèlos les plus récents et perfectionnés, tels que : ! ' C’linrrnes iY perche forgée et oreille d’acier pour deux chevaux.4* 4* en fonte pour deux chevaux, u a forgée et oreille d’acier pour un cheval.4t 44 réversible pour céteaux, pour un ou deux chevaux.44 4* dite 44 l’Amie du cultivateur ou charrues ù trois sillons.Train# auxquels on attache; toutes sortes de charrues, cultivateurs ou arrache-patates.Armchc-patatcs de la fabrique « Almonle Works.> Herses circulaires faisant double ouvrage et d’une manière supérieure.Herses en fer en trois et quatre parties.Itonleanx pour un ou deux chevaux avec herses et semoirs.Cultivateurs pour un et deux chevaux, aussi les sarcleursdo jardin avec les accessoires.Semoir avec Herse, Rouleau, et appareil pour semer la graine de mil, l’instrument le plus complet qui ait jamais été inventé, patente do Vessot.Faucheuses.La célèbre 44 Toronto ou Wfaileleys,” aussi la 44 Frost A Wood, ’ nouveau modèle “ Buckeve,” et la 44 Now Warrior ” do Beaucheinin.w moissonneuses,do 44 Toronto ou Whiteleys ” aussi de 44 Frost A Wood, ” moissonneuses de « Smith Fails.” Faneuses pour un cheval.% .» .moulins tà battre.Les célèbres moulins a battre, a un, deux et trois chevaux, de Gray A Fils, Vermont, avec van, garantis pour battre de 200 à 500 minots par jour sans aucune perte.Aussi machine à scie ronde et do travers mue par un cheval, par les mêmes.Pelles a cheval et grattoirs pour chemins.Aussi les moulins à battre patentés de Whitlcraore, mus u la main, capables de battre sept à dix minots par heure., .Barattes de 44 Blanchard ” améliorées—Machines pour finir le beurre, un article indispensable surtout pour les commerçants de beurre.# machines A laver d’après les modèles améliorés, chaises-hamac.Ceux qui ont besoin d’instruments agricoles feront bien do venir visiter notre assortiment uvant d’aller voir ailleurs ; 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Ha ! arrêtant a la Baie St-Paul, lie au Coudre, les Ebouloments, Malbaie, Rivière du Loup, Tadousac et l’Anse St-Jean.On peut se procurer des billets et retenir des cabines au Bureau Général dc3 Billets, vis-à-vis l’Hôtel St-Louis, et au bureau de la Compagnie, quai Saint-André.Pour de plus.amplos information s’adresser au bureau de la Cogipagaio, de Navigation à Vapeur du Saint-Laurent, qua! baint-Andé.A.GABOURY, secrétaire.Québec, 6 octobre 1881.F ŒTnTTD M A ï P«rt-8tr* trouvé sur tlUUxili Ali -la file au bureau d’annonce de journaux de GBO, P.ROWELL A C1B„ (10, rue Spruce) où l’on peut passe des contrats d’annonces pour ce journal à New-York.Québec, 25 mart 1880.097 j FITOFFE noire pour Robes, telles que Coclie-Jj chemire.Para mata, Cobourg, Merino, Alpacas brillantine, Crêpe et Crêpé noir, JS.toffes en couleur de 2?jc ; dito de 21c pour 15c , ainsi que de plusieurs autres prix ; Tweeds Anglais, Ecossais et Canadiens, Valises de toutes sortes, Portemanteaux, Chapeaux en Feutre des dernières modes.Tapis en Fil, Tapis Tapisserie.Toile à Nappe cl Serviette, Toile à Drap, Indiennes de tous les prix et de toute couleur, Soie noire de couleur depuis 45c la verge en J i ff REID FABRIQUANTS DE PAPIER A LA PAPETERIE M: L0RETTE FABRIQUENT le feutre pour toiture, Iambrisago et pour mettre sous les tapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à envelopper et à imprimer.A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique tes cartons en bois, pour boites, carton de paille, et pulpe de bois.MM.REID font l’importation et 1e coraraerco do toutes sortes do papiers, effets pour relieurs, tapisseries.Ils gaulent toujours en magasin un assorti- ou.c nun « Luuicur uepu s iol m ci p t d papier de métaux, et de fournitures pour montant.Aussi un grand lot de Flanelle depuis fn " rim, hr nr 44c pour 25c, | la manno' uc” clc’ Québec, 1C juillet 1881—Cm.169 , - , I On pave le plus haut prix pour toute sorte de ’ toile, cordages, chiffons, rognures fie papier et toutes sortes do vieux métaux.Québec, Il septembre 1880.A partant d Halifax et de St.Jean demeurent a détail a exigé une augmentation remarquable Cambelltown.Le char Pullman quittant la du personnel, et nous avons la présomption de Pomto-Levis les mardis jeudis et samedis va I croire qu’en tout temps, tes commandes seront jusqu à Halifax et celui qui part les lundis mer- exécutées sous le plus court délai et avec CrC/ ^ * j*’ ,Jcûn‘.(la plus stricto attention.LUNDI, le 6 juin, le nom de la station St-I Les maisons de gros et de détail fout qu’un Octavo sera change en celui de Petit Métis, et seul et même établissement, et sont sous 1e celui de la station du Pavillon de Métis à St-1 môme contrôle.Notre établissement étant à proximité de l’Elévaieur qui conduit à la Terrasso Fro n tenac, so Irouvo à une distance comparât! vement courte des divors points do la Haute Ville ; une communication par téléphone es établie avec tous les points de la ville.Jos.Hamel d; Freres 58, Rue Sous-le-Fort, No 62, COTE DE LA MONTAGNE.Québec, 3 mal 1881.• I Octave.Bureau du C de F.Moncton.N.B, 31 mai 1881.D.POTTING ER, Surintendant en chef.Québec, 4 juin 1881.1105 Traverse du Grand Tronc.|^E_ et après te 17 courant, le steamer de la Traverse quittera QUEBEC.A.M.G.45 Express pout Halifax et train mixto pour Richmond.10.15, Malle pour la Rivière du Loup.P.M.7.00 Train du marché Eour la Rivière du oup.7.40 Malles pour l’Ouest.de AVIS PA T UE A GE.M.A.TOUSSAINT, propriétaire de la Balturc aux Loup Marins prendra des animaux en herbage d’ici à la fin de la saison, a des prix très modérés.S’adresser ù A.TOUSSAINT, 78, rue Sl-Jcan.Québec, 19 juillet 1881.283 (M A A GJ1 AAA DEPOSEES dans les «MU A «pleUUU STOCKS WALL STREET, conduisent à la fortune tous les mois Livres envoyés gratuitement expliquant tous, chose.Adresser BAXTER A CIE., Banquierle 17, Rue Wall, Now-York.Québec, 5 mars 1879.—dan 710 vière du Loup.8.45 E x p r e s s Halifax.Les Samedis seulement.—12.45 P.M.Malle anglaise par voie de Rimouski.Il y aura fies voyages intermédiaires pour le fret.C0RYZINE.CONTRE LE RHUME DE CERVEAU (Coryia.) 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