Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 6 mai 1882, samedi 6 mai 1882
£Ocme Année No ^*74-Edition quotidieime-ffemc Annee Samedi 6 Mai IS 83 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS TE CROIS.J’ESPÈRE ET JAIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER BROUSSEA 17, Editeur Propriétaire.riu\(i; DA K ESI STANCE Voici quelques extraits d'uue circulaire de l'Archevêque de lionnes à son cierge.(V n’est pas en décorant les écoles légales du nom d’écoles laïques ou neutres que l’on changera leur caractère oppressif et exclusif.Car c’est dénaturer le sens des mots que de parler d’44 école neutre ”, quand on applique cette dénomination a des écoles sans religion, et que l’on veut rendre obligatoires pour tous.Ce n’est pas l’école qui devrait être neutre dans ce système, c’est l’Etat.Devant lui, tous les citoyens ont des droits égaux au respect de leur toi religieuse, et par conséquent il leur doit a tous la même protection: voilà la neutralité de l’Etat, ou si l’on veut, son incompétence.Quant à l’école que l’on appelle neutre parce qu’on n’y enseigne aucune religion, elle pourra mériter ce titre à l’égard des libres penseurs, dont elle réalise l’idéal : mais si vous prétendez, l’imposer aux pères de famille catholiques,protestants,israé-lites,ce ne sera plus une école neutre, mais une école injurieuse pour leur foi, oppressive pour leur conscience, à laqnellle, vous les contraindrez, au péril de tout ce qu’ils on de plus cher.Et cette contrainte, jusqu’où ira-t-elle ?Lt nouvelle loi va vous l’apprendre.Si le père est convaincu que la première science qui doit être inculquée au jeune âge est celle de la religion ; soucieux avant tout de l'Ame de son fils, dont il n’ignore pas qu’il répondra devant Dieu, il veut le soustraire aux périls d’un enseignement qui alarme sa tendresse et révolte sa conscience, il sera passible d’une réprimande publique, d un affichage auquel on attache un sons de flétrissure, d’une amende ! Et dans le cas où ces rigueurs ne viendraient pas à bout de sa conscience, on traînera de force le père en prison et l’enfant à l’école ! .On croit rêver quand on considère de telles extrémités, et jusqu’où elles blessent l’inviolabilité dont avait été entourée jusqu’ici l’autorité paternelle.# Comment échapper à ces rigueurs/ 11 n’y a qu’une seule ressource pour les classes laborieuses ; ce sont nos écoles libres, car si la loi permet aux parents d’élever, leurs entants a domicile, sous la condition d un examen qui n'est pas la disposition la moins surprenante de cette loi, eette exception n’est pas à l’usage des ouvriers et des pauvres.Si cos écoles n’avaient pas d’autre raison d’être, la situation que crée aux catholiques la nouvelle loi suffirait à en faire une institution de première nécessité.Elles sont le dernier rempart de la liberté de conscience et la sauvegarde des droits des pères de famille.A l’œuvre donc, monsieur le curé ; jamais plus belle mission n’a été proposée à la piété, au zèle, au dévouement et au patriotisme des catholiques.Te reconnais qu’elle demande des sacrifices considérables et de longu durée, mais ce qu’ils ont lait dans le passé est la garantie de l’avenir; aussi ma confiance dans leur générosité est telle,que je n’ai pas hésité à vous faire connaître la détresse où nous ont réduits les exigences imprévues que je vous ai rappelées.Ces besoins, monsieur le curé, vous continuerez d’en être l’apôtre et l’avocat.Vous les exposerez à vos paroissiens, dont le zèle sera enflammé par le vôtre.Vous répéterez ce qui est l’évidence memes que l’œuvre des écoles chrétiennes est plus que jamais aujourd’hui l’œuve essentielle, vitale, catholique au premier chef et patriotique entre toutes.Ce n’est pas seulement l’avenir de la religion en France, c’est l’avenir de notre pays lui-même qui est en cause.Donner aux écoles chrétiennes, c’est donner aux enfants, avec la foi, tous les biens dont elle est la condition et le principe.Donner aux écoles chrétiennes c’est donner aux familles pauvres Tunique moyen qui leur reste de remplir à l’égard de leurs enfants le premier et le plus saint de tous les devoirs.Donner aux écoles chrétiennes, c’est donner à la France, à qui l’enseignement sans religion préparerait des ébranlements et des décadences que la pensée n’envisage qu’avec épouvante et douleur.Donner aux écoles chrétiennes, c’est donner à l’Eglise, dont l’enfance est à la fois la plus tendre sollicitude et la plus chère espérance.Donner aux écoles chrétiennes, c’est donner à Jésus-Christ, qui a tant aimé les enfants et qui nous assure dans son Evangile que ce que nous aurons fait au moindre d’entre eux.il le tiendra pour fait à lui-même.Les (coUs non coufcft.sioiinelles La Revue des Deux-Mondes, dans son numéro du 15 mars, publie une intéressante relation.dueà M.d’TIaus-sonville, sur les fêtes du centenaire de la grande république américaine.Entre autres détails instructifs, M.d’Haussonville cite le discours prononcé par M.Winthrop, ancien président de la Chambre des représentants aux Etats-Unis, et qui est encore un des hommes les plus importants dans ce pays, bien que retiré des affaires politiques.Ce discours, pièce de résistance de la cérémonie qui a suivi la pose de la première pierre du monument commémoratif d’Yorktown, était la Centennial oration.Citons un passage de ce discours, qui a frappé M.d’Haussonville ; c’est un témoignage qui ne paraîtra pas suspect de cléricalisme, dans la Revue dts Deux-Mondes : “ Nous ne pourrions, dit-il, même si nous le voulions,cacher aux autres et à nous-mêmes que toutes choses, dans ces derniers temps, n’ont pas été en notre pays comme elles auraient dû aller, et que beaucoup d’esprits se demandent ce que nous réserve l’a- venir, avec uii sentiment d’anxiété et même de crainte.“ Le vice, le crime, la corruption, la débauche se promènent dans nos rues, levant leur tête audacieuse et indomptée, en face des statues et des monuments élevés en l’honneur du patriotisme et de la vertu.44 N’y a-t-il même pas, dans quelques-unes de nos fonctions publiques les plus hautes, certains symptômes de malaria cent fois plus pestilentiels que ceux qui ont jamais pu s’exhaler du Potomac ou des Marais-Pontins, infectant tous nos services civils, et faisant couler du poison dans les veines même de la nation ?” Mais ces dangers ne découragent pas les espérances patriotiques de M Winthrop, et pour les conjurer il compte 44 sur la crainte de Dieu, qui doit toujours et plus que jamais être le commencement de la sagesse, et sur un large système d’éducation nationale, non point un système prenant pour base des théories philosophiques abstraites ou des phrases retentissantes sur la liberté, encore moins un système adoptant la conception d’une création sans Dieu, et s’efforçant de détrôner le Rédempteur de la place qu’il doit occuper dans les cœurs, mais un système s’appuyant sur les vieux enseignements familiers, les dix commandements, le sermon sur la montagne.44 C’est sur ces enseignements que M.Winthrop, compte pour conserver à l’avenir, dans sa patrie bien-aimée, l’unité, la paix et la concorde.” Après les Encycliques si fortement pensées et si lumineusement écrites de S S.Léon XIII, après les paroles solennelles de l’empereur Guillaume et de l’empereur de Russie, au lendemain des attentats que Ton sait, ces paroles énergiques et significatives de l’un des premiers hommes d’Etat américains, au lendemain de l’assassinat du président Garfield, méritent d’être mises en lumière.Elles impliquent une condamnation méritée du système de la neutralité officielle en matière religieuse, et du système des “[theories philosophiques abstraites ” qui sont le fond de la 44 morale moyenne ” ou indépendante, comme dirait M.Vanhum-béeck.C’est une condamnation du libéralisme scolaire, aux Etats-Unis comme en France et en Belgique.Or, M.Winthrop peut d’autant mieux juger le système neutre ou sans Dieu, sans Christ, sans christianisme.sans Décaloque et sans TEvan-vangile, que ce système masqué du nom retentissant de la liberté, a produit sous ses yeux des conséquences terribles qu’il signale en parlant des progrès effrayants du vice, du crime, de la corruption, de la débauche aux Etats-Unis.Tels sont les fruits de l’arbre de la science sans Dieu, de Tenseignomeut officiel neutre qui s’efforce de détrôner le Rédempteur—comme Ta dit si bien M.Winthrop.Et qu’on ne s’y trompe pas, ces fruits sont et seront identiques en Belgique, en France et aux Etats-Unis.L’homme, l’enfant, est partout le même ; le poison de l’éducation antichrétienne et athée produit partout les mêmes ravages.La vieille expérience de l’homme d’Etat américain ne s’y est pas trompée.Nous signalons ces aveux, ccs avertissements aux hommes d’Etat, à ceux qui régnent, à ceux qui gouvernent.HOME UNE DÉPUTATION’ D’OUVRIEILS DE PARIS.' La 10 avril, après la messe du Saint-Père, à laquelle avait assisté une députation d’ouvriers du Cercle catholique de Montparnasse, conduits par un prêtre du clergé de Paris, Sa Sainteté a eu la bonté de les recevoir en audience particulière.Prosternés aux pieds de Léon XIII, ils ont lu, au nom des ouvriers des Cercles de Taris, une adresse dans laquelle ils exprimaient leurs sentiments de filiale obéissance et d’invincible fidélité au Chef auguste do T Eglise.Ils lui ont dit, en termes simples et émus, qu’ils 44 saluaient dans le Siège Apostolique, le plus ferme rempart des droits populaires, ” et qu’ils espéraient le remède aux maux actuels 44 non des promesses trompeuses qu’on leur fait depuis près d’un siècle, ” mais de l’action de l’Eglise et de la protection du Saint-Siège, qui pouvait seul 44 opérer le relèvement matériel et moral du peuple ouvrier.” Ensuite, ils ont offert à Sa Sainteté un calice acheté à l’aide des petites épargnes des ouvriers catholiques de Paris.# Le Saint-Père, visiblement touché de leur foi et de leur cœur, s’est entretenu familièrement avec eux 11 a dit qu’il priait beaucoup pour la France, qui a\ai« rendu tant de services à l’Eglise dans le passé et qui était toujours sa fille aînée ; qu’il faisait des vœux ardents pour le développement du Cercles de Montparnasse, pour tous les Cercle de France et pour la propagation de cette belle œuvre, qu’il regarde comme une des grandes forces catholiques.En terminant, il les a bénis avec effusion de cœur, eux, leurs familles et les j Cercles catholiques de France, puis il a remis à chacun un souvenir de leur voyage.La veille, dans la soirée de la fête de Pâques, ils avaient été invités au Cercle des artistes et des ouvriers de Rome, fondé sous l'inspiration de Pie IX, puissamment favorisé et soutenu par la munificence de Léon XIII, et présidé par Mgr l’archevêque Dominique Jacobini, secrétaire de la Propagande ; une séance musicale et religieuse a été donnée cil leur honneur dans la salle du Cercle, et un choix des meilleurs artistes des gran des basiliques de Rome a exécuté des morceaux vivement applaudis par l’assistance nombreuse d’artistes et d’ouvriers qui s’y étaient donné rendez-vous.Mgr Jacobini avait invité Mgr Mermillod à assister à cette fête, et lui a demandé d’adresser quelques paroles à cet intéressant auditoire.Monseigneur a développé, dans une courte allocution, ces deux pensées : que TEglisc de Jésus-Christ avait toujours été la protrectrice de la dignité et des droits de l’ouvrier, et qu’à Rome tout révélait cette maternelle sollicitude ; de plus, que la Fa-pauté est depuis dix-neuf siècles le grand ouvrier du monde, non seulement dans Tordre intellectuel, moral et soçial, mais qu’elle a semé de tous cotés les merveilles et les chefs-d’œuvre de l’art.Le monde entier, et surtout la ville de Rome, portent tracée sur le marbre la fécondité du travail des Pontifes ; entré l’Eglise, le Pape et l’ouvrier, c’est une alliance que ni l’incrédulité ni les révolutions ne1 pourront briser.L’assemblée s'est associée avec élan à cc3 paroles, dont elle saisissait toute la portée.*j Cette fraternité des ouvriers de différentes nations était un gracieux prélude à la bénédiction qu’ils devaient recevoir le lendemain du Vicaire de Jésus-Christ, le Fère des peuples.JLe cardinal Mac-Cabe S.Em.Mgr Edouard Mac-Cabe, archevêque de Dublin, est né le 14 février 1810, à Dublin, paroisse de Sainte - Catherine.Après de fortes études théologiques au séminaire de Maynooth, séminaire national pour tous les diocèses de l’Irlande, il fut successivement vicaire à Clontarf, près de Dublin, administrateur à la cathédrale, puis cure de St-Nicolas, d'où on le transféra à la paroisse suburbaine de Kingstown, avec le titre de vicaire-général.Quelques années avant sa mort, le cardinal Cullen demandait au Saint Siège qu’on voulut bien lui donner le curé de .Kingstown pour coadjuteur, et de fait, le 25 juillet 1877, celui-ci recevait des mains du cardinal la consécration comme évêque de Godora in partit) us in fidéfi um.Au mois d’octobre 1878 le cardinal Cullen étant mort, le chapitre de la cathédrale nommait à l’unanimité Mgr Mac-Cabe vicaire capitulaire.Un mois plus tard le vote formel du clergé avait lieu, et les voix se portaient aussi à peu près unanime?sur Mgr Mac-Cabe dont le nom était envoyé à Rome en tête de la liste présentée au Souverain Pontife, lequel ratifiait ce choix, si bien qu’en 1870 l’élu prenait possession du siège archiépiscopal de Dublin Les lettres pastorales de Mgr Mac-Cabe produisent toujours un grand retentissement en Irlande et même à l'étranger.On espère que la haute dignité à laquelle Léon XIII vient de l’appeler, jointe à la pondération d’idées et à la prudence de conduite qui distinguent le nouveau membre du Sacré-Collège, pourra contribuer à ramener dans la malheureuse Irlande un > apaisement des esprits si désirable à tous les points de vue.Dix nus après le crime ! VOpinion disait, il y a quelques jours, que Léon Peltzer habite aux petit-Carmes, la cellule occupée jadis par un homme dont le nom a eu un grand retentissement dans le pays, et qui est mort, il y a peu do temps, au pénitencier de Gand.Nous croyons intéressant de rappeler à nos lecteurs l’histoire de cet assassin, qui n’a été condamné que dix ans après avoir accompli son crime.Il s’appelait A., et faisait le commerce de grains et de farine à Bruxelles.Il avait auprès de lui un jeune garçon de 17 ans.appartenant à Tune des plus honorables familles de la province d’Anvers, que ses parents lui avaient confié pour le mettre au courant du commerce et des écritures.Cependant A.:, ne tarda pas à faire de mauvaises affaires, si bien qu’à un moment donné il se vit sous le coup d’une faillite.C’est alors qu’il conçut le plus abominable des crimes, et l’accomplit dans des circonstances réellement infernales.Un soir, il vint secrètement à Anvers avec son compagnon, sous prétexte d'une partie de plaisir.Apiès l’avoir mené dans plusieurs cabarets et mauvais lieux, où il le lit boire outre mesure, il l’attira dans les fortifications et le précipita ivre mort dans un fossé.Rentré immédiatement après à Bruxelles, il écrivit le surlendemain à la famille du jeune homme en question, demandant pour quel motif il n’avait plus reparu dans ses bureaux depuis deux jours.Alarmé, le père répondit qu’il n’avait pas vu son fils.On fit des recherches, et Ton découvrit bientôt le cadavre (le la victime.Interrogé sur la conduite de son employé, A.conlessa douloureusement qu’il avait à diverses reprises observé chez lui une tendance à la dissipation et à la débauche, mais que, par amitié pour les siens, il avait jugé à propos de n’en point parier.Bn f, la famille, qui était liée avec À.depuis de longues années, et qui le considérait comme le plus honnête des hommes, conclut à un suicide, et chargea un de ses membres d’intercéder auprès des journaux pour qu’ils gardassent le silence sur le lugubre évènement.Peu de temps après l’enterrement, le père de la victime,pris d’un doute, demanda à A.s’il n’avait pas constaté quelque soustraction faite dans sa caisse.A.—qui en voulait précisément venir à ce point —fit quelques difficultés, il eut des hésitations hypocrites.Enfin, pressé de questions, il avoua un détournement important— une trentaine de mille francs—qui ne pouvait malheureusement avoir été commis que par le jeune garçon.Tout en sentant s'accroître sa douleur en entendant ce pénible aveu, le père fut vivement touché de la délicatesse du commerçant, et il lui voua une amitié plus vive que jamais.Ces relations continuèrent pendant dix ans encore.Pendant dix ans, A., qui avait naturellement touché le prix de son forfail, accueillit à sa table la famille de sa victime, et reçut l’hospitalité chez elle, sans que jamais une ombre paru! sur son visage, sans que jamais un tresaillenient secouât ses membres, tandis qu il serrait les mains de ceux dont il avait lâchement assassiné l’enfant.Survint l’assassinat de ces deux Feuilleton iin COURRIER DU CANADA (> Mai 1882—No 10 j/23§ Pur Mmk Augustus Craven.(Su He) Ils firent tjuolques pas do plus, et Vrpnt alors distinctement, les traits de la jeune fille, &ans qu’elle-même pût se douter do leur présence.“ .Te ne sais si elle réfléchit ou si elle prie, dit à voix basse Malseigne, mais elle est bien belle ainsi.No la dérangeons pas, ce serait dommage.” jiaynald ne répliqua pas.ils retournèrent sur leurs pas et prirent une autro allée pour rentrer.Chemin faisant, Malseigne dit : “ Peux-tu deviner pourquoi çc que j’ai dit do Monléon, à dimr,a semblé la trpublev si forf ?—Nojv — Elle le connaît donc ?—Noip —Tu en es sûr ?—Oui, elle ne connaît personne ù Paris que ceux qui viennent chez ma mère.—Mais n’aurait-il pas été on Angleterre, lui ?.—Non, assurément non, répondit Rnynald avec véhémence.Cela ne so peut pas, c’est là une chose impossible.—Impossible que M.de Monléon, que nous ne connaissons pas ait fait un voyage en Angleterre ?dit tranquillement M.de Malseine, pourquoi cela ?—Pourquoi ?Armand, vous m’impatientez.Evidemment je ne puis vous le dire, mais j’en suis sûr.—En ce cas, cette émotion est bizarre.—.T’en conviens, elle est inexplicable.Mais demain j’en saurai la cause.—Par quel moyen ?—En la lui demandant.” Cela dit, les deux amis se donnèrent la main et se séparèrent, tan ; qu’E ’ello v moins dos conjontnres dont sa physionomie trop mobile était la cause, rentrait dans sa chambre et fermait sa feuétre.4près avoir allumé sa lampe, elle s’assit près de la table, prit un livre et so disposa à passer son temps le mieux possible jusqu’au retour de sa CQUBjne.Mais elle avait beau faire,ello était ù la fois distraite et inquiète, et cha-quo fois qu’elle se demandait ce qui dis qu’Eliano sans se douter du l’effet qu’ello vouait de produire et encore se passait on ce moment pour Blanche.les paroles de M.de Malseigne lui revenaient désagréablement à la mémoire.Un gros garçon à la barbe noire et au teint fleuri.Il lui semblait que ce type lui était odieux.“ Pauvre petite Blanche ! j’espère que, quoi quelle en dise, elle n’hésitera pas à dire non, s’il lui déplaît trop.A sa place, ce qu’on nous en a dit là aurait sufli pour m’empèchcr d’aller à ootte entrevue.Quo tout cela est étrange !.Mais, pour ne pas recommencer ses réflexions précédentes, elle ferma son livre et alla se mettre au piano.Elle était bonne musicienne, sa voix était belle, douce et pure, et les choses simples, telles que les romances, les ballades ou les cantiques, pour lesquels le goût est plus nécessaire que l’art, elle les chantait avec une rare perfection.Elle commença par fredonner, puis elle passa d’une mélodio à l’autre, jusqu’à ce qu’elle eût épuisé le répertoire des chants religieux et populaires qu’elle savait par cœur, et ne s’apperçut enfin que près do deux hQVir«s étaient écoulées, qu’on entendant la vieille horloge placée au-dessus de sa tête sonnur onze heures.Elle so leva vivement, et dans ce mémo moment Blanche qu’ello n’a- vait pas entendue rentrer parut à la porte de la salle d’étude.Ëliane courut à elle, et lui enleva le léger manteau blanc dont elle était couverte : “ Eh bien, ma Blanche, ma chère petite Blanche, qu’y a-t-il ?Parlez, ‘ dites-moi tout.—Eli bien, dit Blanche sérieusement, mais avec un grand calme, il me semble certain qu’avant peu je serai Mme de Monléon.Voilà tout.—Comment ?voilà tout ! Mais que pourriez-vous me dire do plus ?et comment cela a-t-il pu être décidé ainsi sur le champ ?—Oh ! ce n’est pas décidé comme quand une chose est fai'o, mais c’est 1 out comme.—Et.vous êtes contente ?i —Oui, certainement, je suis coa-1 lente.l’aurais été très fâchée que cela manquât.” Eliano se sentit encore une fois déroulée, comme elle l’avait été le matin, et ne sut plus quelle question adresser à sa cousine.Enfin, après un moment do silence, elle reprit • j “ Vous savez, Blanche, si je vous aime et si je serais heureuse do ce que vous me dites.Mais je voudrais, du moins, être tout à fait sûre quo vous l’êtes.—Eh bien, je le suis, Ëliane.Té vous le jure.—Vous avez cependant l’air 1res grave.j y Un éclat de rire rendit à Blanche sa physionomie ordinaire, mais elle redevint bientôt sérieuse.“ Grave, dit-elle, me semble un mot singulier, lorsqu'il s’adresse à moi, mais de fait il y a de quoi l’être un peu, n’est-ce pas ?lorsqu’on sent que sa vie tout entière va changer ; que soi-même on va subir une grande transformation ; vivre d’une autre vie, avoir une foule de devoirs nouveaux et sérieux à remplir.Quand on est jeune et un peu enfant comme je le suis, on hésiterait au dernier moment.et on aurait peur si ou n’avait pas beaucoup de confiance en Dieu.Mais il m’aidera, dit-elle,en levant ses yeux bleus vers le grand crucifix d’ivoire suspendu un mur.11 m’aidera, car ce que je désire c’est d’être toujours une femme bonne et vertueuse, et une vraie chrétienne.” Les yeux d’Eliane se remplirent do larmes.“Oh! oui, ma bien-aimée, vous serez heureuse, cela est certain.Je vous aime, je vous trouve bonne comme un ange.” Blanche, en ce moment, lui apparaissait, en efTet, sous un jour imprévu et nouveau.Elle savait bien qu’elle était pieuse, elle l’avait souvent vue prier avec feTvenr à l’église ; mais hors de là elle était si gaie, parfois si enfanl, Jn manière dont ce jonr-là même elle lui avait parlé d’avance de celte soi rée, de cette entrevue soi-disant accidentelle et cependant si longuement {préparée d’avance, l’avait si fort étonnée, et, pour trancher le mot, si fou “ révoltée, ” qu’une ombre avait passé sur son aflection pour Blanche.Maintenant cette ombre était dissipée.Elle ne la comprenait pas mieux, mais elle l’aimait autant et elle l’estimait davantage.j EHo reprit avec plus de confiance un interrogatoire qui lui réservait bien encore plus d’une surprise.| “ Etait-il déjà là, lorsque vous êtes arrivées ?^ —Oui, il avait dîné chez Mme de ; Crécy avec plusieurs autres person-]nes, mais maman m’avait dit que je le reconnaîtrais sans peine, parce qu’il serait le seul de tous ceux qui seraient là que je n’avais jamais vu.’’ ; A cette explication, Eliano fit encore malgré ello un léger mouvement de surprise, mais Blanche ne s’en aperçut pas, et poursuivit : j “En efTet, tous ceux qui se trou! vaient dans le salon étaient des gens ; de notre connaissance, hormis un seul, et celui-là,lorsque nous sommes entrées, causait près delà fenêtre 1 avec le vieux M.de Kerdroy.(A suivre.) LE COURRIER fil C A.\ A li 1 demoiselles de la rue de Brabant, à d’une cause qui est cello des intérêts dernier ait sa solennelle consecration bac, Montréal, Ottawa et Occidental^ et s’étendant depuis la jonction St Martin, jusqu’à la cité de Québec, ce qui est adopté sur division.vers qui remontait déjà à dix ans à d’harmonie.Plus que jamais, il a électorale, l’honorable premier minis- Il est reçu \m message du Conseil cette époque se mêla-t-il à cette af- besoin du dévouement et du patrio- tre peut fort bien exprimer l’espoir Législatif, informant l’Assemblée faire ?C’est ce que lions avons ou- tisme de ses membres.Il a accompli qu’il n’y en aura pas clans l'arène par- Législative qu’il a agréé ses amen-blié.Mais ce que nous savons, c'est ! grandes choses dans le passé.I lenient aire.Qu’il ait mis toutes ses] monts au Bill intitulé : “ Acte pour que A.déclarê meurtre de la condamné à mort sinat.En entendant __ ___ , ,, , tion.A.s’est levé.et.s'adressant aur une nouvelle ardeur, en s inspirant mon, de 1 estime qu il leur porte, de jurés,Vest écrié Maintenant vous cles exemples des hommes d'État la confiance qu’il repose en eux.Il \ .* ::¦! aj —: -• - qui ont inauguré et développé cette sait, pour me servir de l’idée d'un haute politique conservatrice, si fé- illustre orateur, que la grandeur de ; ments les bills suivants : coude en heureux résultats pour notre sa politique se mesure à la dignité de i Bill intitulé : 4‘ Acte pou le tenez ! Oui, c'est vrai coupable.moi qui sms le ( Précurseur.) SOMMAIRE cire poursuivie, dans son propre nom et pour d’autres fins.” sans amendements et qu’il a passé sans amende- 1 learn, Vallée, Brousseau, Johnston.Charleson, Miller et Boy, Comité de s marchés.—MM Bourget, Gingras, MoWilliam, Guay, Bussell, McLaughlin, Plamondou et Vincent.Comité de la Traverse.—MM.Ileorn, Bourget, Johnston, Bhéaume, Vallée, Russell, Charleson et Vincent.Comité des Réglements.—MM.Khé-aume, Peachy, Chouinard, Vallée.Vallière, Miller, Kaine et Molony.Comité de Santé.- -MM.Guay, Gin-gras McLaughlin, Vallière, Boy, Russell, Vincent et G un.Kinori; 88*, France.—Li résistance.Les écoles non conrésQonnelIrs.Home.Le cardinal MacCahe.Dix ans après le crime.Psgilleto.n :—Kliane : {A suivi t A>scmbl6e législative.Conseil do ville.(f'uvre du patronage.NVcro 'Ogie.Distribution «lu jardin.Petites nouvelles.tnles par le shérif ,voir ie juge ANNONCES NOUVEÜ.ES Ligne Allan, [voir la îèmn page].Changement Je domicile.—Gingras et Langlois.Le chupeau nouveau genre.—James C.Paterson Avis public.—F.R.A.W*zina.Avis.- O.Potvin.Pire, et Auguste Blan diet.Loterie.Librairie !—1.P.Dêry.Ecole normale Laval.—P.Lagace.Nouvelles importations.—J os IUm*d et Frère-.Feutre à tapis —J.NV.Iîeid.Le Dr G a menu.Marchandises rouvellf s—Behnid.Gai neau A Cio.C A N A D A QUEBEC\ G MAI 1SS2 Le projet de loi concernant la vente de la Section-Est du chemin de 1er du Nord a été adopté hier soir en troisième lecture, a i.’u.\a.ni.mit/:.Le parlement fédéral sera prorogé samedi prochain.Le discours de M.L.-CL Desjardins député de Montmorency, vient d’être mis en brochure et livré à la publicité à quelques milliers d’exemplaires.L’auteur de ce discours a fait un résumé complet de toutes les questions qui se rattachent à la vente de la partie ouest dn chemin de fer du Nord.Il démolit une à une toutes les objections portées par les adversaires de la transaction.Voici les propositions qu’il a réfutées : 1° Le Gouvernement a manqué de parole à la Chambre en vendant le chemin sans sou autorisation préalable.2° Le peuple n’a pas été consulté.3° 11 n’y a pas eu de demandes publiques de soumissions.4° La proposition de Sir Ifugh Allan était préférable aux autres.5° Le prix de la vente dn chemin n’est pas satisfaisant.G5 On ne devait pas so hâter de vendre le chemin de fer provincial.7° Pourquoi l’avoir vendu en deux tronçons ?M.Desjardins défend avec beaucoup d’éloquence la position qu’il a prise sur cette question devant le peuple et dans la Chambre.Son discours est parsemé d’un grand nombre de renseignements sur les chemins de for français, américains et canadiens qu’il accompagne de statistiques intéressantes puisées aux sources officielles.Un des derniers chapitres est consacré à prouver la nécessité de l’union dans les rangs du parti conservateur.Nous le reproduisons en entier, car nous le croyons t~ès à proposa l’heure actuelle.NÉCESSITÉ DE L’UNION DANS LF.PARTI CONSERVATEUR L’honorable chef de l'opposition a exprimé sa surprise des chaleureux et éloquents appels que l’honorable premier ministre a faits à ses partisans.il constatera, j’en suis convaincu, que les paroles de l’honorable chef du ministère auront un écho retentissant dans cette Chambre et dans la province.Le cri de rallie- pays.Tl a toute l’intelligence et toute la force nécessaires pour l'accomplir Je suis homme de parti.Je suis entré librement dans les rangs du parti conservateur, après m’être convaincu, par les études que j’avais faites de son histoire,de ses principes, de ses idées, des grant&es lignes de sa politique, qu’il était le plus capable de faire le bien du Canada.L'honorable chef de l’opposition nous a parlé de la liberté des députés, de l'affranchissement des liens de parti.Il parait exister d’étranges notions sur ce point.Les partis politiques sont une nécessité de notre système de gouvernement représentatif.11 est extrêmement facile de le concevoir.La liberté d’opinion est l’un des principaux principes de nos institutions.Chaque citoyen ayant le droit de juger les questions politiques et la conduite des gouvernants,il s’en suit que les opinions sont variées.Il faut l’organisation des partis pour grouper les opinions de même ordre, leur donner de la cohésion, de la force par l’union.C’est le seul moyen de leur faire exercer une influence légitime sur la direction des affaires publiques, sur le mouvement politique du pays.Le parti n'a le droit d’exister, comme association, que pour le triomphe des idées qu'il proclame, des principes que ses membres veulent mettre en pratique.C’est sa raison d’etre.Le progrès du pays, sous toutes les formes, est le but ; l’organisation du parti est l'un des moyens de l'atteindre.Autant que personne, je tiens fermement à l'indépendance de mon opinion.Mais c’est précisément parce que je désire que l’opinion que je me iorme par l'étude des questions, par l’observation des événements, soit le plus possible utile à la province, dont nous devons favoriser les intérêts, que je veux être uni à ceux qui la partagent, afin que tous ensemble nous puissions avoir raison de l’opinion contraire.C’est par l’organisation, c'est par la discipline du parti que les hommes politiques restent unis pour travailler au succès de la même cause qui leur est également chère.Un parti politique, comme une armée, a un drapeau, a un chef.La liberté et l'indépendance d’opinion des partisans n’excluent pas le dévouement au drapeau, la loyauté et la fidélité au chef.Bien au contraire, elles les honorent, elles en rehaussent oULO IV.O 11 vllul V.i l l» vi J’ o vil i vauv v*- ^ ^ w 1 O T\ • • « .• l’éclat, elles en ennoblisent le carac- ^ni * Depuis que je m occupe activ e- ceux qui l'appuient.Je serai heureux d’être au nombre de la grande majorité des membres de cette Chambre qui répondront à l'appel de l'honorable premier ministre.J'ai le courage de prendre la responsabilité de mes paroles et de mon vote devant mes électeurs, devant les citoyens de cette ville et de ce district,où l'on a vainement tenté de faire une agitation sérieuse.Le mouvement s’est d’abord accentué dans cette ville.Les esprits se laissaient entraîner par les prédictions de personnes ne comprenant pas, ou ne voulant pas comprendre,que l'excitation à une rivalité jalouse et tracas-sière entre Québec il Montréal est une faute grave, très nuisible aux véritables intérêts de la province, et à ceux des deux villes que bien à tort on veut mettre en antagonisme.Quand j'ai constaté que des personnes bien intentionnées cédaient à l'entrainement d’une erreur passagère, je me suis dit que mon devoir, dans la position politique qnej'occupe comme membre de cette honorable Chambre par la volonté populaire, était de m'affermir contre le courant d’opinion que les intrigues des adversaires du gouvernement et les alarmes inexplicables de quelques-uns de ses amis commençaient à créer.J’ai bravé avec courage les clameurs des préjugés, des craintes puériles, des fausses accusations.Lundi, le 27 mars dernier, je donnais ma démission de rédacteur du Canadien.Tour remplir fidèlement mon devoir, j’ai brisé ma carrière de journaliste, et j’ai sacrifié le pain de mes enfants et de celle qui est la compagne de mes jours.Lorsque je me dirigeais vers les bureaux du journal où, pendant près "de sept longues années, j’ai défendu, clans l’humble mesure de mes forces, mais avec sincérité et avec fidélité, la cause du parti conservateur, qui, pour tous ses membres dévoués comme pour moi, est celle du pays, j’étais raffermi dans ma détermination de rompre avec mes confrères, dont je ne pouvais point consciencieusement partager l’opinion sur l'importante question du jour, par la pensée des sublimes paroles d'un grand penseur, d’un illustre moraliste et d’un profond philosophe qui a écrit un jour ces mots : 41 le devoir n'en est pas moins sacré parce qu’il devient douloureux.” Ce devoir je l’accomplirai jusqu’à tère.La fidélité aux principes, au chef qui commande pour leur défense, au drapeau qui en est l’emblème, ne se conçoit pas sans la liberté de ceux qui combattent pour leur triomphe.Pour moi, le parti, ce n'est pas une association d'hommes, marchant aveuglément sous les ordres de ceux qui les dirigent, mais c'est l’union des intelligences, des courages, des grands dévouements, des efforts patriotiques, des opinions éclairées, des convictions profondes, dans une même pensée d’intérêt public, pour un même but national d’avancement du pays.Qu’on ne dise plus que le chef du cabinet et ses collègues ont eu tort de ne pas consulter préalablement cette Chambre au sujet de la vente du chemin de 1er du Nord.Une semblable prétention si elle était admise en principe de droit constitutionnel, serait la destruction complète de la responsabilité ministérielle, cette pierre angulaire de notre régime parlementaire.Ne sait-on pas que la responsabilité suppose la liberté d’action.C’est vrai en philosophie.C’est également vrai en politique, en droit constitutionnel, et je dis que la responsabilité ministérielle suppose, pour les ministres,la liberté d’action, c’est-à-dire le droit à l’initiative législative, à l’initiative administrative exclusive,droit qu’ils ont,comme c'était leur devoir, exercé dans l’intérêt de la province, en faisant les contrats qu'ils nous demandent de ratifier.ment de politique, je me suis era pressé de contribuer, autant que j’ai pu le faire, à promouvoir les intérêts du pays dans la presse et dans les discussions publiques.Ma responsabilité est beaucoup plus grande maintenant que je siège dans cette enceinte.J'en sens tout le poids et je saurai le porter.Je commence ina carrière parlementaire dans des circonstances bien solennelles.J'ai eu à prononcer mes premières paroles dans cette Chambre, je suis appelé à donner l'un de mes premiers votes, sur l’une des plus graves questions qui aient jamais été soumises aux délibérations des représentants du peuple J’ai donné toutes les raisons d’intérêt public pour lesquelles je dois approuver la politique ministérielle sur la vente du chemin de fer du Nord.Je voterai en faveurjdes propositions du gouvernement, parce que je suis sin- _____ cèrenient d’opinion qu’elles sont très au fauteuil et Messieurs : Johnston, avantageuses à la provovnne.Je MAVilliam/Vallière, Miller, Dourget, tiens à ce que le souvenir de cet Vincent, Peachy, Gingras, Molony, accomplissement demon devoir soit Charleson,Plamôiulon.Uoy.Khéaume, consigné dans les procès-verbaux de Guav, 1 learn, Gunn, McLaughlin et cette honorable Chambre, et je désire Kaine.pour pouvoir à l’inspection des compagnies d'assurance dans la province.” Bill intitulé Acte pour incorporer 44 The Sherbrooke Iron Manufacturing Company.” Bill intitulé : “ Acte pour incorporer “ La Compagnie de Flottaison et de mise en radeaux des bois du Saint-Maurice.’’ Bill intitulé : “ Acte pour amender, certaines dispositions du code municipal.” Bill intitulé : 44 Acte pour amender l'acte 41 Viet., chap.5, amendant l'acte 32 Yict., chap.15, concernant l’agriculture et les travaux publics.” Bill intitulé : 44 Acte pour autoriser la compagnie du chemin de fer de Jonction de Saint-André, à se fusionner et à émettre des obligations hypothécaires." Bill intitulé : 44 Acte pour amender et refondre les lois de la chasse en cette province.” Et Bill intitulé : Acte concernant le percentage payable par les officiers publics sur leurs honoraires." Sur motion de l’honorable’ M.Chapleau, la Chambre se forme de nouveau en comité sur le bill pour décréter et confirmer la vente de la section Est.Le dit bill est considéré de nouveau en comité, amendé et rapporté.Et la question, “ que le rapport du comité soil maintenant reçu, ’’ étant proposée, M.Gagnon propose en amendement que le rapport ne soit pas maintenant reçu mais que le bill soit renvoyé de nouveau à un comité de toute la Chambre avec instruction d’ajouter le paragraphe suivant à la section 19 de l’annexe du contrat : 44 La dite compagnie devra en outre accorder à la compagnie du che;; .de for du Lac St Jean,tous les avantages quelle aura accordés à la compagnie la plus favorisée, pourvu que la dite compagnie du chemin de fer du Lac St Jean lui accorde réciprocité d'avantage.” Cette motion étant mise aux voix, est rejetée sur division.La question principale étant mise aux voix elle est adoptéesur division.Et le bill est lu la troisième fois sur division et passé.Sur motion de l’honorable M.Chapleau, résidu, Que quand cette Chambre s'ajournera aujourd’hui, elle reste ajournée jusqu’à mardi prochain.L’honorable M.AVurtele met devant la Chambre : réponse à un or dre de la Chambre en date du 24 mars 1882, pour un état détaille de toutes les souscriptions municipales en faveur des divers chemins de for formant maintenant le Québec, Montréal, Ottawa et Occidental ; donnant en regard, le montant des debentures et autres valeurs reçues en à compte, de chaque municipalité, le montant de ces débentures entre les mains du trésorier de la province et la balance due par chaque municipalité.Le dit état expliquant la différence qu’il y a, entre le montant des débentures reçues et de celles en mains, en faisant connaître sous quelles conditions et en faveur de quelles personnes ou sociétés il en a été disposé.Conseil «le ville Séance d’hier soir.Présents : Son Honneur le Maire qu’il reste dans la mémoire des électeurs qui m'ont honoré de leur confiance.Ce souvenir, je veux le transmettre a mes enfants avec la profonde et consolante convition qu’ils auront, droit d’en être fiers.AsMcnttiK-e législative* 5 mai 1882.peut pas contraindre ses paitisans dans cette Chambre à approuver la politique de son gouvernement; il n’y pense pas, ne l’essaie pas ; le put-il, je suis certain qu’il ne le voudrait point.Mais s'il ne peut pas les contraindre, il a parfaitement le droit de faire app°l à leur confiance, à leur fidélité, à leur loyauté, à leur esprit de disipline, sans lesquels les plus nombreuses associations politiques se dissoudraient rapidement et deviendraient impuissantes à faire le moindre bien.Il a le droit de leur demander ment sera entendu, parce qu’il appelle de s’unir pour que la glorieuse victoi-sous le drapeau tous les défenseurs re électoral du mois de décembre Deux pétitions sont présentées et L’honorable premier ministre ne | déposées sur la table dont une du Ré- Un rapport est présenté des montants d’argent suivant collectés sur les marchés, durant le mois d’avril.Finlay.$1,015 10 Jacques-Cartier.1,871 00 Montcalm.2,157 25 Berthclot.50G 00 Présenté un compte de $400 dû par la corporation pour l’entretien de la prison du district.Un compte de la Compagnie du gaz pour le quartier finissant le 30 avril se montant à $1.540 L’échevin IIcarn,du comité spécial, nommé pour former les comités permanents du conseil, soumet le rapport suivant : ^ Comité des finances.—MM.Hearn,' bill intitulé : 44 Acte* pour établir la J McWilliam, Guay, Boy, Chouinard, position de certaines lignes, dans le Gunn, Charleson et Vincent: canton de Chester Ouest—Seconde lecture demain.L’honorable M.Chapleau propose vérend A.Jodoin et autres, de la paroisse de St Sauveur, et du canton Howard, comté de Terrebonne, demandant de l'aide pour le parachèvement du chemin de fer du Lac St Joseph.L’honorable M.Flynn, présente un ŒilVI Hamel & Freres ME DE C1N- CIIIR URGIEN.5, RUE HEBERT, REMPARTS, QUEBEC.Québec, 18 mars 1882—1 an.485 58, Rue Sous-le-Fort, No 62, COTE DE LA MONTAGNE.Québec, 19 avril 188*2.1 5 LÉ COURRIER Ventes par le Shérif Chemins de Fei .c-~ — rrajff; 1 II MAI —La Corporation de Québec ; contre un proprétairo inconnu.Deux lois de terre situés on le quartier Montcalm de la cité do Québec, rue j Sainte-Julio.' Pour être vendu au bureau du shérif, j en la cité de Québec, lo 12e jour de mai ! à dix heures du matin.• , —La Corporation de Québec ; contre demoiselle Rachel Woods.Un emplacement situé en le quartier t K et après LUNDI, 21 NOVEMBRE, les Montcalm de la cité de lUlébêc, rue IJ trains marcheront comme suitles dimanches Sainte-Julie, de 21 peids et 3 pouces de , wcePttl ; useront la Pointe Lévis front sur /4 pieds de profondeur.Pour être vendu au bureau du shérif.Heu.rô illlu en la cité de Québec, le 12e jour ilo mai! «.»™ d.F,, a dix heures du matin.Halifax et St.Jean.- 8.Vapeurs Océaniques : -v / t CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.1SS2-Ariîangf.ments d’Hiver-1882 LIG1SE ALLAN.Sous contrat avec le gouvernement du Canada pour le transport des Malles CANADIENNES ET DES ETATS-UNIS.SPAVIN CAN AU A UN JEUNE HOMME, bien recommandé et ayant fait un cours complet d'études, désire donner dos leçons dans quelques lamines do la ville.Conditions faciles.S’adresser ù ce bureau.Québec, 9 janvier 1882.—Amable Côté ; contre James Mulln-vev.H Deux lots de terre situés en la paroisse de Saint Patrice de Beaurivage—avec les bâtiments dessus construits.Pour être vendus à la porte de l’église de la paroisse de Saint Patrice de Beau- Train de Fret.- 5.25 A.M.rivage, le 12e jour de mai, à dix heures 10 A.M.7.55 A.M.Train d'Accommodation et «le la Malle.9.30 A.M.9.15 A.M.Train de Fret .7.00 P.M.6 45 P.M.Arriveront à la Pointe Lévis.Train d'Express d’Halifax et de St.Jean.8.20 P.M.8.05 P.M.Train W Accommodation et do la Malle.3.40 P.M.3.25 P.M.5.10 A.M.du matin.Les trains pour Halifax et St.Jean se rendent à leur destination le dimanche tandis quo ceux -Damo Allèle Demise Delina Béian- i:art«nl d’Halifax et do Si.Jean demeurent à ger, veu\ e de feu Charles Clo\i> ln\« Poinie-Lévis les mardis jeudis et samedis va rin ; contre Cypnen-Jean.jusqu'à Halifax et ctdui qui part les lundis mercredis et vendredis, va jusqu’à St.Jean.Bureau du C de K.Moncton.N.B, 15 nov.1881 D.POTTING ER, Surintendant en chof.Ouebec, 18 novembre 1881.1105 Une terre située en la paroisse de Saint Jean, Port Joly, de 2 arpents de front sur 42 arpents de profondeur— avec une maison, une grange et autres bâtiments dessus construits.Pour être vendue à la porte de Péplise de la paroisse de Saint Jean Port Joly, le 12e jour de mai, à dix heures du matin.—Josuab Thompson : contre le Révd 'Thomas Aubert de Gaspé, prêtre, en sa qualité d’exécuteur testamentaire de feue dame Alice Coote, veuve de feu Ignace Gf orge Gagnon.Trois lots de terre situés en le quartier Notre Dame (le la ville de Lévis— avec une maison en briques à trois étages dessus érigée.Pour être vendus à la porte de i’é&lise de la paroisse (le Notre Dame de la Victoire, le 13e jour de mai, àdix heures V’ntPront la Station du Palais, de Lavant midi.cuéboc.Arriveront à M-Ruvmond .CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean \ PARTIR du 3 novembre, les trains pour le fret et les passagers circuleront comme suit (bs dimanches exceptés).Allant au Nord.ARRANGEMENT D'ÉTÉ i —Joseph-Liboire Marcotte : contre Basile Grégoire.Les trois cinquièmes sud-Ouest de la moitié nord-est du lot n.12 dans le S«* rang du canton de Thetford.Allant a a Sud.Quitteront St-Raymond.Arriveront ù Quebec.3.30 P.M.0.15 P.M.G.30 A.M.9 15 A.M.IES lignes de cette compagnie se composent J des vapeurs en fer à double engins suivants, construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l'épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équippès avec toutes les améliora'ions modernes que l’expérience pratique a pu suggérer, ot tous ont effectué les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux Ton- Commandants.N IC K.NUMIDIAN.6IOn en construction.PARISIAN-.5400 Capt.J.Wylie.SARDINIAN.4200 Li.DuttontR N R CIRCASSIAN.3400 Lt.Smith, RNR POLYNESIAN.4200 Capt.R.Brown.CO REAN.4000 - GRECIAN.3600 Capt, Legal'ai s.571 R MA Tl A N.3600 Capt A.A ird.BUENOS AYREAN.3800 Cop’.N.McLean.SCANDINAVIAN.3000 Capt II Wylie.PRUSSIAN.3000 Capt J.Ritchie.MORAVIAN.2650 Capt.J.Graham PERU VIA N.-.5400 Capt.Barclay.CASPIAN.3200 Capt.Trocks.HIBERNIAN.3400 U.Afther, RNR NOVA SCOTIAN.3300 Capt.Richardson AUSTRIAN.2700 Capt.J.Wvlu.NESTOR IA N-.2700 Capt J G Stephens MA Ni TO n A N.3150 Capt.Hom e.CANADIAN.7500 Capt.J.Miller.CORINTHiAN.2000 Capt.Je.:.Scott.PHOENICIAN.25(0 Capt.Men zi es WA LD ENS IA N.2300 Capt.Steohens.LUCERNE.-2800 Capt.Kerr.ACADIAN.1350 Capt.Cabel.NEWFOUNDLAND.1500 Capt.Mylius.I.n voie la plus courte sur mer entre l'Amûri pie et l’Europe, la traversée s'effectuant en cinq jours soi b inent d’un continent à l’autre.Les vapeurs du se/ vice DE LA MALLE DE LIVERPOOL, Partant de LIVERPOOL chaque JEUDI, et Québec chaque SAMEDI, arrêtant à Loueu Eoyle pour prendre à boid et débarquer les passagers et les malles qui vont en Irlande ou en Ecosge, ou qui en viennent.KendalTs Spavin Cure.LE REMEDE LE PLUS EFFICACE qui ait jamais etc découvert, puisque ses effets soit certains cl qu'il ne cause pas d'ampoules.LISEZ LES PREUVES CI-JOINTES : Hamilton, Mo., 14 Juin 1881.B.J.KENDALL à CIE Messieurs, La piésente note est pour certifier quo j’ai fuit usage du Kendall's Spavin Cure et que jo l'ai trouvé tel qu’il était recommandé et même meilleur.En l’employant, .j'ai réussi à faire disparaître des collosit»*s, clos esquilles, des excroissances ou d’autres difformités des os; c’est un veritable plaisir pour moi que de le recommander en attestant qu’il est, pour les differentes maladies des os, le meilleur remède dont je me sois jamais servi, après en avoir employé un très grand nombre, ayant fait (b* ces maladies une étude spéciale pendant des années.Votre très respectueux P.V.CRIST.mam m an n Riches nouveautés j r or “ press’’ d’onkonta, new-yobk Uuéonta, New-York, G Janvier 1881 De bonne heure l’été dernier, Messieurs B.J.Kendall A Cic., d’Enosburgli Tails, Vt., ont passé un contrat avec les éditeurs du Press pour la publication, pendant une année, d'une annonce d'une demi-colonne, établissant les mérites du Kendall’s Spavin Cure.En même temps, nous avons fait l’acquisition, ue cette société, d’une certaine quantité de livres intitulés : Traité du Dr Kendall sur le Cheval et scs Maladies, que nous donnons aujourd’hui en prime à ceux des abonnés du Press qui paient d'avance.A peu près au temps que l’annonce parut pour la pr mière fois dans ce journal, M.P.C.SCHKRMERHORN, qui ré*ide pi es de Colliers, avait un cheval attaque d'épurvin.11 lui l’annonce, et se décida à essayer l’eflicacité du remède, bien que ses amis se moquassent de sa crédulité.11 uciieta une bouteille du Kendall’s Spavin Cure, et commença à en faire usage sur le cheval suivant l'ordonnance.Il nous a informés cette semaine que ce remède a opéré une guérison si complète, qu’un xélêrinaire habile qui a examiné l’animal dernièrement, n’a pu trouver tracé de l'éparvin ni de l’endroit où il était situé.M.Scheimerhorn s‘est(«lepuis procure un exemplaire du I raité du Dr Kendall sur le Horloges ri Bijouteries de grande valeur -—CHEZ — Joseph Donnti, 158, ruo St-Jean, et 241, rue St-Paul, [VIS A VIS LA GAÏIK DU CHEMIN DK KKIt DU NOHD.J GRANDE REDUCTION Vente suns reserve ! ! RA BAIS EXTRA O RDI N A IRE ! ! ! Le soussigné, ayant déci lé de faire de grandes améliorations dans son magasin durant l'h ver, profite du temps des affaires d’automne pour oirrirson immense fonds de commerce à une réduction considérable, pour ne nas dire suns exemple et qui défie toute compérilion.C’est une occasion favorable poui les messieurs du cierge et les communautés religieuses qui désirent fonder des bibliothèques paroissiales, ou pour faire leur approvisionnement d’hiver.Je viens leur offrir tous les articles nécessaires à une fabrique ; Vins de Messe, Cierges, Encens,Registres, Ostensoirs, Calices, Ciboires, Encensoirs, Burettes, etc., e/r Ainsi que toutes sorti s de ; Bouquets pour autels, Papiers pour /leurs artificielles, Fleurs de.toutes sortes, Apprêts pour fleurs MM.les marchands et MM.les commissuiies d’Ecoles sont aussi invités ù profiloi de ce rabais exceptionnel et à venir faire chez n oi leursacliais d’automne.Ils Imuveron» duns nu librairie tout ce qu’ils pourraient trouver dans n’nnporto qu’elle maison d** commerce du même gt-nre.uvec l’assiiiance de payer bien meilleur ’ mu i ché, spécialement pour * les articles suivants Classiques français et anglais Papeterie de ion tes sortes.Livres blancs pour la comptabilité Fournitures de Bureau, Knve!opi es.etc.M.Cheval et ses maladies, qu’il prise beaucoup et niusi«,uo e dont il ne se dêpai lirait pour aucun prix, s’il ne J ilU,MUl0n t0 pouvait s’en procurer un autre exemplaire.Voilà î ‘ Arrêtant à la Petite Rivière, Ancienne Lorette._ St-Ambroise.Scieries de Connolly, 3i-Gabriel, Pour être vendus au bureau d'en ré- lac St-Joseph, lac Sergent, Bourg-Louis, et gistrement du comté de Mégantic, à In- ^Catherine.c1ff, .- - - - - 1 fgy-Le service des trains se fera sur 1 heure de Montréal.Le fret est reçu et les billets sont vendus à la station du chemin de fer Q.M.O.A O., au Palais.J.G.SCOTT, Secrétaire.versess le 12e jour de mai, à dix heures du matin.—Jean-Baptiste Métayer clias Johnny fils : contre Octave Lizotte.MM.I.eve ot Alden, agents pour les billets, 366 Un lot de terre situé dans le rang A* j du canton de Begon, en le district de Kamouraska, de 3 arpents et 3 perches j eu face de rhôtel St-Louis, de front sur 19 arpents de profondeur— üuébec, 3 novembre 18S1.avec les bâtiments dessus construits.- Pour être vendu au bureau d’en régi s, trement du comté de Temiscouata, en - .la paroisse de Saint Jean Baptiste de Tile Verte, le 19e jour de mai.à dix heures avant midi.,.r USM.üt* ».—La Corporation des cantons unis de 1 Stoneham et Tewesbury ; contre William Berryman.Trois lots de terre situés dans la paroisse de Saint Edmond de Stoneham J «avec les bâtiments dessus construits., Pour être vendus â la porte de l'Eglise i de la paroisse de Saint Edmond de Stoneham, le 19e jour de mai.à dix heures du matin.i —Germain M.Cossitt et Newton Cossitt, contre Claude Lemieux.* 9 Un lot de terre situé en le quartier Saint Laurent, de la ville de Lévis, de * 215 pieds de front sur 785 pieds de profondeur.Pour être vendu â la porte de l'église de la paroisse de Saint David de l'Aube 1 Rivière, le 19e jour de mai, â dix Retires • du matin.h ira a a s & i CHANGEMENT D'HEURES.8>e (piébrc : POLYNESIAN.Samedi 13 mai 1^ E R L ^ t A N.c *0 c CIRCASSIAN.* 77 « NOVA SCOTIAN.( 3 juin.I AHISIA5 .î 10 c S A R NI A TIA N .i 17 c POLYNESIAN.i 24 i Prix du passage de Québec : Cabine.V .$70.00 ot $S0 0; Suivant les accommodements.Cabine secondaire.$40 00 Entrepont.2^.00 Les vapeurs du service de la malle de Liverpool, Queenstown, Saiut-Jean, Halifax et Baltimore, doivent effectuer leur depart comme suit : 19e Halifax : i î 1 i I ( j î A ••••••••••••• ••!••• ••••• ••••••••• ê m iii.li IB BI i 1A N ••—•••••• ••••••••• •••••••• *•••••• % ^ c I H lj ^ ^ 1A N •••••••••••••••••••*•••••••• •••••••• j ju i n i PROFNIfM A N 1() # Prix du passage entre Ilal/Ju.r et.Saint-Jean : Cabine • ••••• ••• ••• • ••••# •••••• • • • •*•••(• ••••••!••••••• ,7' % ^ ^ Cabine secondaire.$15 Entrepont.$ G pouvait s en p ce que vaut l’annonce de bon ui tides.DONATI vient de recevoir à s* s deux ___ magasins, à l’occasion des fêtes de Noël et du .lour de l’An le plus riche assortiment d'horloges et de bijoux qu'il y ait dans Quebec.M.DON ATI a dos horloges françaises d’un goût tout nouveau et des plus riches.Le pendule de ces horloges est formé par une bulan-çoiro où est assis un amour doré.* Le choix de montres, bagues, bracelets et autres bijoux est des plus riches et des plus variés.Les amateurs qui désirent se procurer dt beaux présents pour Noël et le Jour do l'An, feront bien d'aller faire une visite à M.DONATI.M.DONATI a des montres depuis la somme de $5.00 jusqu'à $«!00 *t des horloges depuis $1.00 jusqu’à $80.Tous ces articles sont marquas a une rrand* réduction à l’occasion dos fêtes de Noël et du lour de i’An, et la vente à réduction durer, tout lo mois aux deux magasins.Les montres, horloges, bijoux, boites de et de chimie sont réparés avec une toute particulière à des PRIX TRÈS MODÉRÉS.lin Escompte de 10 pour 100 sera accordé en sus delà réduction généra le su tout achat fait au comptant.J A.L ANGLAIS libraire, ’ 177, Rue «Saint-Joseph, Québec.Québec, 75 octobre 1881.j LA Fl.US GRANDE MERVEILLE /MA TEMPS MODERNE ___ T"’ D’UN EM I MEN T MEDECIN.Washingtonville, Ohio, 17 Juin 1880.Dr.J.B.Kkndall A Cie, Messieurs :—Après avoir lu l annonce que vous avez publiée dans lo I Turf, Field and Farm du Kendull’s Spavin Cure, 1 ayant un cheval de course do valeur, qui a été .boiteux pendant dix-huit mois, par suite d’un épamn, je vous en ai demandé par l’express une bouteille, qui a fait disparaître toute boiterie et toute tumeur, ainsi qu'un gros suros qu'avait uu autre cheval, et les deux chevaux sont aujour d'hui aussi sains que des poulains.La bouteille m’a valu c»_*nt dollars.Res|>cctueuseinent, H- A.BERTOLKTT, M.I).Quebec, 7 décembre 1 SS 1.399 EN FAVEUR DK L Asile du Bon Pasteur, SOL’S LE PATHOMAOE de Sa Grandeur Mgr K.A.Tasclureau, Archevêque de Québec.IL sera tenu un bazurpour le soutien de colle Institution de Charité, le 12 JUIN prochain.Les personnes qui seraient disposées à faire quelque don en faveur de la bonne œuvre, sont „ , ", .i.~:„.i.'.V~ "" priés do vouloir bien le faire parvenir lux crois (iu 1 est de mon devoir do vous offrir mes L «• „ „ 1A11W .t.- w., \ Dûmes directrices du bazar, dont les noms remerciements pour le benefice et le r»ro!it crue n_, .•• KENDALL’S SPAVIN CURE.” Frémont, Ohio, 25 janvier 1881.Dr.B.J.Kendall a üo.Messieurs .— Je A.PARTIR DB LUNDI, 2 JANVIER 1882, Les trains circuleront comme suit : Mixte.Mallk ' Exmiks —Catherine Landers : contre Cohcoran.• « «âmes Départ de Hoche-laga pour Ottawa 1 Arrivée h Otta-m a.1 t .55 ; Départ de Ottawa P.M.' pour Hochelaga.j 10.00 i Arrivée à Hoche-jA.M.* !aga.1 J -i») « I Départ de Hoche-j laga pour Qué-fP.M.bec.j G.-iO P.M.A.M.8.70 ‘ 8.30 A.M.|P.M.Un lot de terre situé en la paroisse de ., .Sainte Catlieriue de Eossambault, de3 ! Arrivée à Qué-jA.M.arpents de front sur 50 arpents de profondeur—avec la maison et autres bâtiments dessus construits.Pour être vendu à la porte de l’église , laêa.! 7.30 delà paroisse de Sainte-Catherine, le I pêpurt de Hoche-j 20e jour de mai, â 11 heures de l'avaut-midi.1.20 A.M 8.10 1 00 P.M.3.Oü 9.50 liée • •••••••• •••••••• 1 8.00 Départ de Québec, P.M.ÎA.M pour Hochelaga.j 5.30 10.00 Arrivée à Hoche-lA.M.IP.M.4.50 6.00 45 Jambons f JAMBONS, ÊPA ULES, B A S DE CO TÉ, Au pins bas prix DU MARCHÉ.J.R.Renaud et Cie., 72 a 82, Rue Saint-Paul.Québec, 5 avril 1882.1 11 .l jobin’ ' » 7 .Statuaire, INFORME les MM.du clergé et les communautés religigieuses, qu’il est réinstalle au mémo endroit, rue Claire fontaine, Faubourg S.-Jean, et qu’il est prêt n prendre des corn mandes comme par le passé.Statues en bois peintes, décorées ou plombés pour extérieur.ET AUSSI lies statues en plâtre de toutes grandeurs avec décoration.Toutes ces statues sont d’après les meilleurs modèles européens.PRIX MODÉRÉ.Q.*ébec, 18 novembro 1881.3S8 laga pour St-Jé-.P.M rémo.' ~ ^ Arrivée à.St-Jérô- me .j Départ de St-Jô-rômo pour Ho- JnillhniK t T ! chelaga.•IdlIlUDIlb • • j Arrivée à Hoche- I laga.| Départ de Hoche-i laga pour Joliette Arrivée à Joliettej 7.40 Départ de Joliette A.M.pour Hochelaga.6.20 A.M.6.45 9.00 P.M.5.15 »••••••• P.M.5.00 9.50 4.55 9.45 P.M.10.00 A.M.6.30 P.M.10.00 A.M.6.30 •• ••••••« ! ••••*•« • •••••• « ••••••••• ••••••••• ¦•••••••a Arrivée à Hoche-i laga.• ••••• •• • • • 8.50 i.1.Service local entre Aylmer, Hall et Ottawa.f@r»Tous les trains de passagers sont pourvus i de Chars-Palais le jour et de Chars-Dortoirs la • nuit.Les Trains voyageant entre Montréal et Ottawa 1 correspondent avec les Trains voyageant entre Montreal et Québec.Les Trains du Dimanche partent de Montreal et de Québec à 4 P.M.Les Trains circulent d’après l’Iieuro de Montréal, et quittent la station du Mile-End dix minutes plus tard qu’à Hochelaga.BUREAU GENERAL, 13, PLACE D'ARMES BUREAUX DES BILLETS : Les vapeurs du service de GLASGOW ET QUEBEC, doivent partir de.Québec pour Glasgow : BUENOS A Y RE A N.le ou vers b* 12 mai.LUCERNE 19 « G R E 1A 5.c t ~G ï HANOVERIAN.11 juin.* Manitoban.< is • Il va dans chaque vaisseau un chirurgien expérimenté.¦Q^On ne peut retenir des chambres si on ne paie d’avance.Des billets de connaissement pour la travers e sont donnés à Liverpool et aux ports du Continent pour taus les peints du Canada et des Etats d*' l’Ouest.Un vapeur avec les malles et les passag rs pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera le quai Napoléon, chaque SAMEDI malin, à NEUFS heures précises.[‘onr de plus amples informations s'adresser à Allans, Rak & Cie, Agents,.Québec, G mai 18S2.H MONTREAL.13, Place d’Armes, (« 202, Rue St.Jacques, \ ‘ Vis à vis l’Hôtel St.Louis, Québec.L.A.SENEGAL, Surintendant Général.Québec, 4 janvier 1882.J DEPOSEES dans lea WALL les mois Livrée envoyés gratuitement expliquant tons, chose.Adresser BAXTER A CIH., Banquiers 17, Rue Wall, New-York.$10 A $1,000 ° STOCKS STREET, conduisent à la fortune tous Ligne de Steamers DE La Méditerrannée et New- York ! ! EK «STEAMERS DE CETTE LIGNE SONT : EG ADI, S0LUN70, PELORO, VINCENZO FLORIO, WASHINGTON, do 2500 à 4000 tonneaux, construits en fer, «avec compartiments, et toutes les améliorations mo denies pour le confort et la sûreté.Plusieur autres steamers d’un tonnago plus fort sont en construction.Les arrangements et confort pour les passagers sont tout ce que l’on peut désirer et sur quelques vaisseaux SUPERBE .La table no peut pas être surpassée.La route est do NEW-YORK ù : GihraUnr, ftfArnelllCN, Ciôncn, staple** HfeMMiius l’alerme et au retour DE PALERME DIRECTEMENT à Ne w York ,tou cliant sim p Ionien t h QIB R A LT A R.La route suivie se trouvant à près do 500 milles au Sud do celle suivie par les sleumorc qui touchent au Havre, cette ligne italienne est généralement favorisée par du beau temps.Les passagers pour 1* italic par cette ligne de steamers, évitent les transports onnuyettx par chemin do fer qu'ils étaient auparavant obligés de faire.su ie mois de juin 1882.Il y a un médecin et une garde-malade spr chaquo steamer.Pour plus amples informations s’adresser à L.W.MORRIS, Brood way, New-York.A fcuébw à M.BROWN, Agent pour le Canada.No U3, Ruo Sf-Pierro.Québec, 7 septembre 1881—Un.O protit qui j'ai retire de l'usage de votre inestimable et cé]èt)ip“ Kendall'sbpavin Cure.” Mon cousin e t moi avions un mgnilique étalon, valant ! $4.000, qui avait un très mauvais éparvin, »*t , (pie quatre chirurgiens-vétérinaires éminents avaient déclaré inguérissable, et lini pour toujours.Eu dernier ressort, je conseillai à mon 1 cousin d’essayer une bouteille de “ Kendall’ j Spavin Cure." 11 eut un effet merveilleux ; la troisième bouteille l’a guéri, et ie cheval maintenant aussi bien que jamais.L»* Dr.Dit»., l’ém inen t c h i rurg ien-ve térl nai re ( I ’ Ed i n bu rg 11, était mon oncle, et je prends un grand intérêt dans le succès de si profession.Sincèrement, JAMES A WILSON, Ingénieur Civil suivent Madame A.CANNON « A.J DLCIIKSNA Y.« JOS.VaNDRY., LS BILODEAU.ACHILLE CaRON, « ( HS PETERS, .JOS TOURANGEAU, , LÉON ARKL, « A B DO N COTÉ, « THEODORE TREMBLAY.Mademoiselle M UNN.Mesdames A.B.ROITHIKR, P.DkBLOIS NAP BALZARETri.J SHEHYN et K BEAU DKT présideront à lu table des rafraîchissements Québec, 27 janvier 1882.437 Les Pilules et Onguent Holloway ! " ¦ ¦ M 0M.• 1KS PILULES purifient le sang, et guérissent J tous les dérangements du foie, de l’e-iomac, des reins et des intestins.Elles donnent lu force et la santé aux constituions d* biles, “t sont d un secours inappréciable dans les indispositions des personnes du sexe de tout ûge.Pour les enfants et les vieillards, *!!.> sont d’un prix inestimable.L’ONGU E XT est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies «*t ulcères.Il es t excellent pour la goutte .-t le rhumatisme.Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, i! est sens rival, Manufacturé seulement à l’étab' "sement du professeur HOLLOWAY.533, RUE OXFORD.KENDALL’S SPAVIN CURE.SUR LA CHAIR HUMAINE Il a été employé dans des milliers de uis sur la chair humaine, avec un succès toujours si merveilleux, que nous sommes certain qu’il est le meilleur liniment découvert jusqu’à ce jour.Il a la force pour pénétrer où n’ont pu atteindre , d’autres remèdes, et guérir les maux les plus septembre, a la salle Jacqués-Carticr, Si-Roch, difiieiles, sans causer jamais aucune éruption ou sous lç patronage distingué de Sa Grandeur .iigr llsixar suiniM'l EN FAVEUR RE lj Hôpital du S'tcr6-Cu ur de Jcsm Qui s’ouvrira dans le courant nu mois de .- Vr l'Archevêque de Quebec et de Messieurs les membres du clergé Les dames dont les noms suivent présideront les tables au bazar : Les Enfants de Marie.St Roch : Madame K.Guuvin, Mlle C.Gagnon Table St Roch : Mesdames F.Blouin, C.Gué-raid, Bruno dé Lamarre, J.B.Drouen, A.Dug il, A.Lome, Cunningham Table St Joseph : Mesdames J.Picard, E.Renaud.Table St Vincent de Paul : Mesdames J.La clmnce, J.Lafrance, F.X.Biron, I\ Cunning ham.Table Si Benoit Joseph : Mesdames E.Carrier, A.Lafrance, M.Myler.r.Kfr .7hè/c Ste Clairc-Montcfalco] : Mesdames T.[ ; N fermier, sobre, actif, intelligent, ayant de?Lemieux, A.Kerouack.U connaissances assez étendues en agricul- Table du Sacré Co ur : Madame A.Laberge.Table St Juan Baptiste : Mesdames Dr l’isot, Daine Vvc L.Fontaine.Table Xts Anges : (Rafraîchissements) Mesdames F.Gourdeau, S.Fortin.J.P.SEXTON, directeur.Québec, 24 mars 1882.490 autre alteration de la peau, ni produire aucune douleur.Prix .$1.00 la bouteille, ou six bouteilles pour $5.00.Tous les Pharmaciens l'ont en mains, ou pourront vous lo procurer ; ou bien il sera encore envoyé à n’importe quelle adresse sur réception du prix par les propriétaires Dr B.J.KENDALL à CIE, Enusburgh, Falls, N t.En vente chez tous les Pharmaciens.LYHIAN, FILS * Cl IL Montréal, P.Q., Agents généraux.Québec, 25 février 1882—1 an.* 468 LONDRES, et vendu à raison de 1s.Ud , 7*.9d., I ls.22s., et 33s.chaque boite et po , et au Canada 4 30 cents, 90 cents et $1.50, .-t les plu-grandes dimensions en proportion.A YEICYINSEÜÏENîTS.—Jo n’ai pas d'agents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pus vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à i’étiquelto sur les pots **t les boites.Si l’adresse n’est pas 533, OXFORD STREET, LONDRES, il y a falsification.Les marques de commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottawa et ù Washington, Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.Londor Québec, 2 novembre 1881 — 1 an.C CONDITIONS —u u'- On demande ture.Pour de plus amples renseignements, s’adresser au Dr N.E.DIONNE, rédacteur eu chef du Courrier du Canada.Québec, 24 octobre 1831.370 T I CLAIRETS I Clairets en Barrique et en demi Banque imjjortés directement de Bordeaux expédiés ù Québec par le navire Doilico Caria, 20 Caisses Blayo Vin Rouge, Bouteille eL demie Bouteille 15 10 10 25 10 16 do Camhlaimes do Bourg do Latresne do Fronsac do St-Estephe do Macon do do do do du do do do do do do do do do do do do do SAUTERNES : 51 Barriques Sautcrnos I 25Caisses Sauternes )0 Caisses Sauternes Chateau Iquem.BRANDY : Courrier du Ganad (i Pr l’Abonn«>iiit‘.iif EDITION QUOTIDIENNE.canada HT ETATS-UNIS.ANGLETERRE {Un an.$0.00 àix mois.a.OO Trois mois.1,50 î Un an.**5* Six mois.12.0 Trois moi h.o.JÈ stg •i {Un an.Six mois.Trois moi* Un an.OüFruiics.;io •• mois.iæ • 5 Donil Barriques Jarnac Brands.10 C«iisses Dutlilloy Dolloy flashs.25 Caisses Jarnac Brandy Boutoiilo?.5 Caisses Duthiloy Delloy } flashs 5 Caisses Duthiloy Delloy lins Champagne.VIN DE MESSE : 25 Barils Ingham Colli direct de Sicile.?5 Demi Barils Octaves do do ,.Æ„'îS SSWCMSBSr 1“' **•« “f,mm' r» * ««* Gringras & Langlois, TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont insérées aux condition suivantes, savoir : Six lignes ot au-ilossous.contins 1 our chaquo insertion subséquente.12} •• Pour les annonces d’une plus grande étendue, elles seront insérées h raison do 10 contins par ligne pour la première insertion, 0t de 5 c ntie-pour les insertions subséquentes." I/OS annonces, les réclames, les abonnement* doivent être adressés à Léger Bro nssea 11, ÉDITEUR-PROPRIÉTAIRE, Un N.Jî.DIONNK, rùilncleur un chof, KI.AVIKN MOKKIST, assist réducteur.AlKîVJBTB VICI1KI-, pour lu partin i-i>ru|>i'u:i:).- RUE BUADE, HAUTE-VILLE qiIEBEC.Québec, 10 août 188! r>4, RUE DIT PALAIS soi IMPRIMÉ JCT PUBLIÉ PAO LEGER BROUSSES i IdUtur-Propriétair», No 9, Ruo Btiade, H.V., Québec
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