Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 17 mai 1882, mercredi 17 mai 1882
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La science, l’école primaire, la France, lui-même, tout le monde s’on trouvera bien, car,malgré lui, sans doute, le petit livre qu’il vient de composer avec la meilleure intention, et qu’il voudrait mettre dans les mains de tous nos enfants, respire le fanatisme et sue la haine.M.Bréal disait excellemment dans l’ouvrage que nous citions tout à l'heure :44 Parmi toutes les nations du monde, la France présente le spectacle unique d’un peuple qui a j pris son propre passé en aversion.Que beaucoup de ses griefs fussent légitimes, qui voudrait le nier ?Mais d’autres que nous ont souffert des mêmes abus sans garder les mêmes ressentiments.On ne peut haïr à un tel point que ce qu’on ignore, et la principale raison d’un état d’esprit si peu naturel, c’est que l'imagination du peuple a gardé le souvenir amplifié des crimes et des misères du temps passé, sans qu’on ait pris soin de lui en rappeler les bienfaits et les grandeurs.L’adversaire le plus décidé de l’ancien régime, pour peu qu’il l’ait étudié, ne peut tout envelopper dans la môme réprobation ; l’ignorance seule est capable de ces haines absolues.“Qu’à dû penser M.Bréal d’un manuel destiné à prouver à notre jeunesse que la France n’existait pas avant 178tJ, que tout était haïssable dans l’ancien régime, qu’il n’y avait alors que chao3, barbarie, injustice, abus criants, l’abomination de la désolation ?Les vignettes servent de commentaire au texte ; il en est deux placées à lopposite Tune de l’autre, qui nous montrent un village d’autrefois.et en face un village d’aujourd’hui.Par un artifice digne du père Patouillet.l’un nous est représenté en hiver et enseveli sous la neige ; l’autre s’épanouit en plein printemps, tout est vert, tout est fleuri, et sûrement le rossignol chante.Faut-il en conclure que l’hiver est un de ces abus que la Révolution a supprimés ?Mieux vaudrait nous ramener à Y Alphabet des sans-culottes.C”était du vin bleu, mais du vin plus franc.On lisait dans cet alphabet par demandes et par réponses : 44 Qu’est-ce qu’un brave sans-culottes ?— C’est un brave dont l’àmc ne peut être corrompue par l’or des despotes.—Quelles sont les vertus des sans-culottes ?—Toutes.” M.Bert a aussi du goût pour les demandes et les réponses ; il demande à l’enfant, dans un article de son questionnaire : 44 De quelle époque date l’idée de patrie ?“ A quoi l’enfant doit répondre que la patrie a été inventée pendant la Révolution, que Jeanne d’Arc comme l’Hôpital, que Catinat comme Vauban, n’en avaient point ; qu’au surplus, de leur temps, la bravoure était presque aussi inconnue que le patriotisme, qu’il n’y avait alors que des sujets occupés à faire des révérences, Une autre vignette en fait foi.Et voilà ce que M.Bert appelle former le cœur et le jugement de la jeunesse.Mais que répondra-t-elle, cette jeunesse aux collectivistes qui se feront un jeu de lui démontrer que la Révolution n’a supprimé que les moins criants des abus, qu’elle a laissé subsister la tyrannie du capital, l’odieuse inégalité du prolétaire et du rentier, que la so-siété qu’elle a fondée ne vaut guère mieux que l’ancien régime et n’offre, du haut en bas, que chaos, barbarie, injustice, l’abomination de la désolation ?I-« Pape ci ritulîe III * Après avoir démontré, comme on l’a vu dans nos précédentes analyses, qu’un esprit de patriotisme bien entendu devrait conseiller aux Italiens de résoudre la question romaine, et que la situation présente est réellement pleine de périls pour l’Italie, l’auteur de la brochure que nous examinons recherche la solution pratique, par suite do laquelle ces périls pourraient être conjurés, au grand avantage de la religion et de la patrie.Il dit nu paragraphe VI : 44 Après sa constitution unitaire et les conséquences qui en ont résulté, le gouvernement italien ne peut être considéré par les catholiques que comme le spoliateur du Pape, comme celui qui lui a enlevé l'indépendance en même temps que la souveraineté, comme celui eniin qui n’a pas le pouvoir d’empêcher l’insulte contre le Pape et qui s’en est fait le geôlier en l’obligeant à rester enfermé au Vatican.44 Par contre, s’il rendait spontanément au Pape sa souveraineté, et s’il démontrait par là que la constitution de l’Italie en grand Etat européen, loin de constituer un péril, serait la sauvegarde de l’indépendance de la Papauté, alors l’Ttalie pourrait être considérée par les catholiques du monde entier comme le plus utile et le plus nécessaire élément pour la sécurité de leurs intérêts religieux.Alors un roi d’Italie pourrait répéter, sans qu’elles fussent l’expression d’une insultante ironie, ces paroles d’une lettre célèbre : Comme roi catholique, je sens le besoin de me rendre responsable devant VEurope el devant le monde catholique de la sécurité du Saint-Siège.li.Si l’Italie avail l’énergie d’entrer franchement dans cette voie, il en résulterait que toute menace contre son indépendance, la moindre atteinte à ses légitimes intérêts, même dans les questions étrangères à celle de la Papauté et des intérêts religieux, serait considérée par tous les catholiques comme un péril pour la sécurité et l’indépendance du Pape lui-même.Toutes les forces, toutes les influences, tout le prestige qui émanent de la Papauté seraient considérés comme appartenant aussi,en bonne partie, au patrimoine de force, do prestige et d’influence de la nation italienne.Désirer un pareil résultat, n’est-ce pas faire acte de patriotisme, et du patriotisme le plus pur et le plus intelligent ?.Les incrédules eux-mêmes, s’ils aiment leur patrie, doivent vouloir ce qui peut la rendre forte et respectée.’’ Continuant de montrer, au paragraphe VII, la gravité des périls qui menacent l’Italie, qui lui enlèvent toute liberté d’action dans la tutelle de ses intérêts et jusque dans le choix de ses alliances, l’auteur de la brochure insiste sur la nécessité d’une réconciliation entre le Pape et l’Italie, et, par réconciliation, il entend, d’après ce qui a été dit déjà dans la brochure Il Papa et rItalia, savoir : 44 la combinaison qui, établie d’un commun accord entre le Souverain Pontife et l’Etat italien, doit être nécessairement telle qu’elle donne satisfaction aux besoins respectifs el réels et aux aspirations raisonnables et légitimes.” Puis il ajoute : ^44 Relativement aux désirs de Léon XIII, il ne saurait y avoir de doute pour ceux qui le jugent d’après ses œuvres.Partout où l’Eglise s’est trouvée en conflit, il a manifesté le désir de la pacification et, puur l’obtenir, il s’est toujours montré disposé à faire les concessions possibles, jusqu’à la dernière limite où l’arrête l’inflexible non possumus.“ Nul donc ne peut croire raisonnablement qu'il n’agirait pas de la même manière envers l’Italie, le jour ou elle se raontierait animée des mêmes sentiments et dos mêmes désirs de pacification.” Los deux obstacles que les hommes politiques italiens, ceux-là, bien entendu, qui ne sont pas animés de la haine sectaire, voient dans ce grand acte do réconciliation, consistent, comme le fait observer l’auteur de la brochure, dans 44 l’opposition révolutionnaire qui en résulterait delà part des sectes, et dans l’opinion aussi répandue qu’erronée que l’établissement et le maintien à Rome de la capitale de l’Italie est une question de patriotisme.Pour ce qui est du péril d’une intervention étrangère,les hommes politiques italiens ne sauraient se faire illusion ; mais, se croyant incapables, par suite des deux obstacles précités, d’y apporter un remède efficace, il se sont habitués à le considérer comme un péril fatal vis-à-vis duquel ils ne sauraient exercer d’action préventive, et que.peut-être, le sort des armes pourra seul conjurer temporairement sur quelque champ de bataille.” L’auteur de la brochure, qui a déjà prouvé, aux premiers paragraphes, comme on l’a vu par nos analyses précédentes, que l’esprit de patriotisme bien entendu devrait être le premier à conseiller une solution équitable de la question romaine, se borne ici à examiner le premier des obstacles allégués : 44 Assurément, dit-il, si l’Italie se réconciliait avec la Papauté, la fureur des sectes serait terrible, en voyant échapper la proie qu’ils tiennent dans leurs serres.Mais la prévision du déchaînement de cette fureur est-elle, pour l’Italie monarchique, un motif raisonnable de s’abstenir de la provoquer ?La haine des sectaires visé également l’Eglise et la monarchie.Ils veulent indistinctement la destruction de tout, ordre religieux, politique et social.Leurs armes se retourneront inévitablement contre la monarchie, soit qu’elle cesse de ce montror hostile au Pape, soit qu’elle l’oblige à quitter l’Italie pour un exil forcé ou volontaire.Par conséquent, entre la monarchie et la révolution menée par les sectes, la lutte est inévitable.Que d’autres disent pour moi s’il est sage de la part de la monarchie de sacrifier aujourd’hui, pour faire plaisir à son adversaire de demain et en présence d’une bataille qui sera pour elle de vie ou de mort, de sacrifier le plus puissant des éléments conservateurs, celui qui seul, peut-être, lui procurerait la victoire.” Au reste, l’auteur ne se fait pas illusion 6ur le côté international de la question, et il déclare, au dernier paragraphe, qu’alors môme que tout contribuerait à favoriser en Italie la réconciliation désirée, 44 le résultat final ne pourrait en être obtenu sans une participation active des puissances européennes ; car, tant que la confiance réciproque entr l’Italie et la Papauté n'existe pas d’une manière évidente, il est extrêmement difficile d’en venir directement et sans l’aide d’intermédiaires autorisés à un accord sur une situation nouvelle, qui exigeait de 6oi tout un travail de préparation.” L’auteur démontre longuement longuement daus ce dernier paragraphe l'intérêt qu’auraient les puissances à assurer par leur participation des résultats satisfaisants de la réconciliation susdite, et il démontre aussi que cette participation, loin d’être humiliante pour l’Italie, lui assure-rerait la tranquillité et la paix et la délivrerait des plus redoutables périls.rumeur* d'opium On lit dans le Courrier des Etats-Unis : Sait-on qu’il y a, aux Etats-Unis, des milliers de personnes des deux sexes qui sont d’invétérés et d’obstinés fumeurs d'opium ?Depuis longtemps il était question des progrès que cette pernicieuse coutume a faits dans les grandes villes de l’Est et de 1 Ouest, mais il a fallu une brochure récemment publiée par le Dr Kane, opium smoking in America and China, pour mettre les faits complètement en lumière.Il paraît qu’aujourd’hui, le nombre des localités qui no possèdent pas quelque établissement affecté au culte d’opium est très res-restreint.Dans plusieurs Etats de l’Union, on a jugé nécessaire de faire de3 lois pour punir les vendeurs d’opium, ainsi que les fumeurs.On raconte que le premier Américain qui ait fumé à la manière des Chinois était un aventurier de San-Francisco ; en 1868, cet homme fréquentait journellement les opium dens du quartier chinois.Son exemple fut d’abord suivi par d’autres avanturiers et par des filles perdues, puis par des gens d’une classe plus relevée.En 1875, une enquête établissait que beaucoup de jeunes gens, des femmes et des jeunes filles appartenant à des familles respectables, visitaient les fumoirs de ChinaTown pour y consommer de l’opium.Une ordonnance municipale prescrivit la fermeture des fumoirs, et on opéra nombre d’arrestations parmi les Chinois ; mais les dens devenus clandestins ne furent pas moins fréquentés, et les rangs des fumeurs d'opium continuèrent à se grossir de nombreuses recrues.De San Francisco, cette coutume gagna Virginia City’ dans le Nevada.Une loi y fut promptement dirigée contre les vendeurs et les fumeurs d’opium ; elle allait même jusqu’à punir le fait de porter sur soi de l’opium à fumer.Vaines rigueurs ! La répression échoua à Virginia City comme à San-Francisco.On s’aperçut bientôt que l’usago de l’opium se propageait de la Californie et du Névada dans la direction de l’Est.Des localités comme Truc-kee, Carson, Reno et autres, le long du chemin de fer du Pacifique, avaient,elles aussi, leurs dens régulièrement fréquentés par un certain nombre de fumeurs américains.Vers la fin de 1876, le mal avait gagné Chicago, Saint-Louis, la Nouvelle-Orléans, et il s'y propageait avec une grande rapidité.Quelques mois plus tard, trois Américains habitués à consommer journellement de l’opium en implantaient le culte à New-York.Aujourd’hui, il existe dans la ville un grand nombre de fumoirs, que l’o n appelle des joints, et qui sont fréquentés chaque jour par trois ou quatre cents Américains des deux sexes.Les principaux joints sont situés dans Mott.Pell et Park streets, au centre du quartier Chinois.Ces rues sont hideusement malpropres et la plupart des maisons sont de vieux cottages en bois, plus ou moins délabrés.Des enseignes ou des bannières de caractères chinois s’oflrent à la vue.Les fumeurs sont d’ordinaire installés dans le 60us-sol.Dans l’un de ces établissements, le Dr Kane a trouvé douze Américains, des hommes et des femmes en train de fumer de l’opium.11 y a aussi des blanchisseurs chinois qui accueillent les fumeurs dans leur arrière-boutique.Outre les joints du quartier chinois, il s’en est établi récemment d’autres dans la Seconde et dans la Quatrième avenues, et on en Feuilleton du COURRIER DU CANADA 17 Mai 1882—No 17 » Par Mme Auoustus Craven.(Suite) En revanche, il prie et courbe le front sans affectation, comme sans respect humain, pendant la messe qui suit la bénédiction nuptiale.Quant à Planche, elle est prosternée, et son charmant visage est inondé de larmes.Elle ne relève la tête que lorsque la messe est finie et que son époux l’attend.Elle essuie alors ses yeux, et son sourire reparaît Yves lui donne le bras, et tout le monde se dirige vers la-sacristie, où l’on doit féliciter les mariés, selon un usage dont on pourrait dire, comme Hamlet de celui des détonations qui accompagnaient les rasades du roi son oncle,‘“ qu’il y auiait plu» de convenance àjl’enfreindre qu’à l’observer, ” son effet habituel étant d’amener une confusion indescriptible et un oubli momentané, mois complet, de la sainteté du lien où l’on se trouve.Cet effet sc produisait cette ibis plus que jamais, et les assistants plus nombreux qu’à l’ordinaire se poussaient, se pressaient et se culbutaient sur les pas de ceux qui suivaient immédiatement le nouveau couple.Eliane, qui ne savait pas ce qui allait se passer et qui ne s’attendait pas à ce mouvement précipité de la foule, no s’était point pressée de quitter la place qu’elle était venue tardivement occuper, et où sa robe gris de lin et son chapeau rose, et plus encore sa taille gracieuse et ses nobles traits avaient à son insu, donné plus d’uuo distraction à ses voisins., «-% * .1 Demeurant ainsi immobile,elle vit passer devant elle : Blanche d’abord, appuyée sur le bras de son époux, puis la marquise, donnant le sien au vieux duc de Longvjlliers, proche parent de son gendre, puis Iiaynald, conduisant une vieille dame, qui était la duchesse de Longvilliers.Ils étaient suivis d’une jeune fille, remarquable par l’élégance de sa toilette, la vivacité de ses yeux noirs, la longueur des boucles qui s’échappaient d’un petit chapeau blauc placé au sommet de sa tête, et tombaient sur une robe rosé, qui dessinait très exactement le contour d’une fort belle taille.Après eux venait la baronne de Créoy, vêtue d’un costume dont la couleur rouge semblait un peu ar- dente pour la saison, mais qui la désignait cependant, selon son intention, comme l’une des personnes les plus importantes de la noce.Couvertes d’illeuis de toutes les dentelles et de tous les diamants qu’il est permis de porter le matin sans franchir tout à fait les limites du bon goût, elle rayonnait d’une joie sans mélange, car elle se sentait définitivement admise dans cette élite de la société parisienne, dont malgré le nom qu’elle portait, elle n’avait jamais réussi jusqu’alors à faire partie.Le cortège nuptial défila ainsi tout entier sous les yeux d’Eliane, et elle ne songeait pas encore à bouger, lorsqu’un personnago qui lui était totalement inconnu, mais qui, bien que pheé assez loin d’elle, avait plus d’une fois dirigé ses regards de son côté, se rapprocha tout d’un coup, en renversant avec fracas les chaises qui occupaient l’espace qui les séparait,et lui offrit son bras.Eliane l’accepta d’abord avec, quelque surprise, puis avec reconnaissance, car elle s’apercevait que pour suivre maintenant sa tante et rejoindre les mariés, il fallait traverser une foule compacte.“Vous auriez dù suivre immédiatement Mme de Liminges, mademoiselle.Je m’applaudis, du reate, que vous n’en ayez rien fait, puisque cela me procure l'occasion de vous être utile.” Eliane répondit par un simple signe de tête à cotte entrée en matière, pendant laquelle son protecteur inconnu écartait vigoureument quelques curieux qui les empê-; chaiont de rejoindre la longue file des invités.| “ Pardon, monsieur.; Permettcz-moi de passer.: Pardon.permettez, madame.Ma- ncmoiselle, n’ayez pas peur, i Voilà, voilà.Enfin, nous y sommes.Surtout ne laissez plus plus maintenant personne se placer devant vous.Ces gens-là n’ont pas le droit d’être là.Quelle cohue en vérité, c’est scandaleux !.et on parle comme sur la place publique !.” A toutes ces exclamations et injonctions, Eliane ne répondait pas.Elle avançait avec peine, aidée par le bras sur lequel elle s’appuyait, mais sans comprendre encore où on la conduisait.Enfin, elle se hasarda à le demander.“ Où allons nous ?Mais là, mademoiselle, là en face de vous, dans la sacristie dont vous voyez d’ici la porte.Nous y pénétrerons à notre tour, lorsque les cent cinquante personnes, qui sont encore devant nous, auront cent cinquante ibis de plus félicité le comte et la comtesse de Monléon de leur heureuse union.” Eliane se tut ; mais, après avoir encore poursuivi péniblement, pendant quelques instants, cette marche difficile, elle s’arrêta tout à coup.“ Mais, axibout du compte, dit-elle, pourquoi me donnerais-je tant de peine pour rejoindre Blanche en ce moment, puisqu'ils vont tous rentrer ?Je la verrai bien mieux à la maison, au retour, que dans cette foule.-—Préférez-vous attendre ici, mademoiselle ?.dans un coin de l’église, où je viendrais vous chercher lorsqu’il serait temps de partir ?.—Oh ! oui, je l’aime beaucoup mieux ; je vous remercie, monsieur, ” dit Eliane.Et quittant le bras de celui qui l’avait aidée avec tant d’efl'orts à conserver sa place, elle sortit vivement de la foule, et avisant une chaise placée près d’un pilier dans un coin où l’église était déserte, elle alla s’y agenouiller.Son compagnon inconnu la suivit, et ne la quitta que lorsqu'il se fut bien assuré de la place qu’elle avait choisie."Je vais maintenant me replonger dans le torrent et ^tâcher de parvenir jusqu’à Mme de Liminges.veuillez en attendant ne pas bouger d’ici.—Non, monsieur.Si ma tante me cherche, vous vou drez bien, n’est-ce pa9, lui dire où j me trouve.—Soyez sans inquiétude.—En vérité, monsieur, je ne sai comment vous remercier.—Vous n’avez pas de remercie ments à me faire ; je suis heureu: qu’il m’ait été permis de vous escor ter, et je le serai également de reve nir vous chercher.” Eliane, pour être sûre de le recon naître, jeta sur lui un regard un pei plus attentif : il n’était ni bien n mal ; il avait une barbe blonde e l’air de bonne compagnie.Elle le suivit des yeux un instant puis elle le perdit de vue et ne penst plus à lui.Laissée ainsi seule dans ce coin solitaire, Eliane appuya son fronl sur ses deux mains jointes et éprouva une sensation de grand soulagement.Elle avait une facilité naturelle et singulière à quitter le monde extérieur, et à ramener ses pensées vers celui où elle vivait seule avec elle-même et avec Dieu.En un instant, elle se trouva hors de tout le bruit et de tout le mouvement dont elle venait d’être entourée, et elle respira.(A suivre.) LE COURRIER DU CANADA cite un dans la 23e rue, tenu par une femme américaine et ses deux filles.Il est aussi question de clubs américains formés spécialement dans le but de faciliter à leurs membres l’usage de l’opium.En résumé, une coutume qui n’était d’abord pratiquée que par des sens peu respectables et dans des 1#» * i i l | " s v l'ilium ui > jumui.uu %u&vm* localités peu attrayantes, tend, main- u lerrcs va nécessairement augmenter 14 n’en doute pas, » assurer sa construc-u tion.J’en suis d’autant plus content 44 que vous vous êtes occupé davantage u de cette question.Vous devez être4 44 joyeux et lier do voir que vos efforts “ en faveur de cette voie si importante 44 de communication sont enfin couron-“ nés de succès.Ce chemin va assurer 44 rétablissement et l’avenir du Sague-4* * nay.Nos compatriotes vont pouvoir sy établir et y rester.La valeur des tenant à 6e propager presque au grand jour dans des quartiers^ exclusivement habités par des Américains de la classe aisée.Il y a là un indice dont la signification est suffisamment apparente.A l’appui des observations du Dr Kane, les statistiques douanières du gouvernement des Etats-Unis établissent que, depuis 1876, bien que la population d’origine chinoise n’ait pas augmenté,l’importation annuelle de l’opium à fumer s’est élevée de 53 000 livres à 77 000 livres.La consommation moyenne d’un fumeur d’opium étant d’environ quatre livres par an, le chiffre de l’importation correspond à un total de 20 000 fumeurs, sur lequel il y a un tiers au moins d’Américains des deux sexes.N’est-il pas curieux de constater qu’au moment où le congrès de Washington ferme la porte aux immigrants chinois, l’Amérique ne dédaigne pas d’emprunter à la Chine son vice national ?SOMMAIRE France.Le Pape et P Italie.Les fnmeurs d'opium.Pkcilleton :—Eliane : {A suivre).La bonne nouvelle du chemin de Ter de Québec au Lac St-Joan.Chemin île fer do Québec eu Lac Sl-Jenn.Assemblée Législative.Exposé budgétaire.Europe.Petites nouvelles.Ventes par le shérif (voir 4e juge).ANNONCES NOUVELLES Pour le Saguenay—A Gaboury Vins, liqueurs, etc.—Forli-r et Weippert.L.Jobin, statuaire.Changement de domicile.—Gingras et Langlois.Le Dr Garneau.Marchandises nouvelles—Dé land, Garneau A C.ie.CANADA QUEBEC,' 17 MAI 1SS2 La bonne nouvelle du client in fie fer de Québec nu Lue Kt-Jcan Nous publions plus bas deux lettres que Sir John A.Macdonald.Premier ministre, et Sir Ileclor L.Langevin ont adressées à M.Ernest Ci mon, M.P.pour Chicoutimi, pour le féliciter du subside qu’il a obtenu du gouvernement fédéral en faveur du chemin de fer du Lac St-Jean.Les électeurs du Lac St-Jean devront être reconnaissants de ce que M.Ernest Cimon ; imprimé avec les autres documents 14 en vue de la certitude de la conslruc-4* tion de ce chemin.Je suis convaincu 44 que vos électeurs vous en sauront 4i gré, et que si vous désirez de nouveau 4; les représenter en Parlement, il no 41 vous feront pas défaut.Tout à vous, u Hector L.Langevin.” i h un in de 1er de Qntfbee un liiio Mt-Jcan Les résolutions accordant un subside au chemin de fer"du Lac St-Jean ont été adoptées lundi soir dans la Chambre des Communes, à Ottawa.Voici le résumé des remarques [que M.Ernest Cimon, M.T.pour Chicoutimi, a faites lors de la discussion de ces résolutions : À M.l’orateur.44 Comme je dois partir demain, cette chambre me permettra de dire alors quelques mots pour remercier le gouvernement du subside qu’il vient d’accorder au chemin de fer de Québec au Lac St-Jean.Je vous avouerai queje suis tout à fait étonné de voir l’honorable chef de l’opposition, M.Blake, s’opposer à cela, sous le futile prétexte que c’est un chemin de fer local.Mais, en s’opposant à ce subside, le chef de l’opposition, M.Blake, ne fait qu’agir comme son parti a lait quand il était au pouvoir.Vous vous rappelez que pendant les cinq années que le parti libéral réformiste a été au pouvoir, tous les ans j’ai demandé un aide pour le chemin de fer de Québec au Lac St-Jean ; mais tous les ans, le gouvernement libéral a répondu par un retus énergique.4* Mais ça ne m’a pas découragé : j’ai parlé sans cesse en faveur du chemin de fer du Lac St-Jean.La première fois que j’en ai parlé on a ri du Lac St-Jean, comme d’un pays de glace et inhospitalier ; mais j’ai persisté, et à force de parler.la question est j devenue populaire dans la chambre, et c’est une satisfaction pour moi.aujourd’hui, de voir les députés d’Ontario et des provinces maritimes et de Montréal prendre intérêt au développement du lac St-Jean,et parler en sa laveur.Ma voix n’est plus seule à se faire entendre ici en faveur du Lac St Jean ; et c’est un beau triomphe pour moi ! Mais l’honorable chef de l’opposition, M.Blake, me surprend encore à un autre point de vue ; il s’oppose au subside en faveur du Lac St-Jean, parce que, dit-il, il n’y a aucune information devant la chambre pour faire connaître ce que sera ce chemin.Comment donc ?le chef de l’opposition, M.Blake, ignore-t-il qu’il y a deux ans, à ma demande, le ministre des chemins de fer a donné instruction à un de ses ingénieurs de visiter la ligne du chemin, et de faire un rapport complet, et ce rapport,à ma demande, a été mis devant la chambre à la dernière session, et Sir Hector Langevin, le chef du Bas Canada, m’a répondu par des paroles pleines d’espérances ; il m’a dit de continuer de travailler en faveur de ce chemin, do venir de nouveau à la charge cette année, que j’aurais une chance.—Le député de Québec, M.Laurier, tout en parlant en faveur du chemin, n’avait pas confiance dans ce que disait Sir Hector L.Langevin,et prétendait que j’aurais à renouveler ma demande encore bien des années avant de réussir.Mais moi, j’avais confiance.Nous ne sommes pas comme les libéraux, nous avons confiance dans nos chefs, nous les savons animés de l’amour du pays.Ma confiance n’a pas été déçue ; je savais ce que Sir Hector L.Langevin m'avait dit, il ne manque pas à sa parole.Je suis revenu à charge cette session-ci ; ça a pris du temps, mais enfin nous avons eu ce subside tant désiré.J’en remercie Sir Hector L.Langevin en partie, j’en remercie l’honorable ministre des chemins de fer Sir Charles Tupper, j’en remercie le gouvernement, et je me réjouis de l’avoir appuyé comme je l’ai fait.a fait pour eux.L’année dernière, quand M.Ernest Cimon a parlé de ce chemin de fer, en chambre.Sir Hector L.Langevin a dit : 44 M.l’orateur, la question du 44 Lac St-Jean n'est pas une question 44 nouvelle ; il y a déjà longtemps 44 qu’elle s’agite, et je ne suis pas étonné que l’actif député de Cliicou-44 timi (M.Cimon) ait pris cette ques-44 tion spécialement sous sa protection 44 Je sui6 convaincu qu’une question 44 de ce genre ne pouvait être mise 44 entre des mains plus habiles que de la session.44 Et le chef do l’opposition, M.Blake, un homme si savant, un homme qui se renferme du matin au soir dans sa chambre, entouré de documents publiés pour étudier et pouvoir discuter les affaires publiques.comment se fait-il qu’il n’a pu mettre les yeux sur ce rapport si important concernant le chemin de fer de Québec au Lac St-Jean, comment se fait-il qu’il ne l’a pas lu, lui qui se targue de tout savoir ! Ah ! cela nous montre le cas que le chef de l’opposition, M.Blake, fait de la Province de Québec, ce qu’elle .deviendrait s’il arrivait au pouvoir, “celles de l’honorable député (M.I Qui, silo chef de l’opposition, M.44 Cimon).Si jamais cette question a 44 chance de réussir—et j’espère qu’elle 44 l’aura, si ce chemin doit un jour se 44 continuer jusqu’au Lac St-Jean, je 14 suis convaincu que le député de Chicoutimi (M.Cimon) aura contri- u u u Blake, s’était donné la peine de lire ce rapport si important, il aurait vu que la construction du chemin defer de Québec au Lac St-Jean est d’un intérêt non pas local, mais général, que le chemin de fer, une fois construit, ouvrira à la colonisation un bue beaucoup au succès de l’entre-! territoire immense, fertile, capable de contenir et de nourrir des centaines de milliers dames.Oui, M.l’orateur, prise.44 Voici maintenant ces deux lettres: Ottawa, 15 mai 1882.4 A Ernest Cimon, Ecr, M.P.ct Mon cher Cimon, 44 Vous voyez que nous allons réussir 44 à faire voter un subside en faveur du 44 chemin de fer du Lac St-Jean.Vous 41 avez par là la récompense du travail, u de l’activité et des longs et persévé- •4 rants efforts que vous avez déployés 44 pour le succès de la cause de ce che-44 min de fer, qui va rendre tant de 44 services à votre comté.44 Votre dévoué 41 John A.Macdonald.” Ottawa, 15 rnai 1882.4% A Ernest Cimon, Ecr, M.P.44 Mon cher M.Cimon, 44 J’espère que vous êtes satisfait, de 44 la manière dont le gouvernement 44 fédéral vient de résoudre la question pendant les cinq ans que les libéraux ont été au pouvoir, ils ont refusé d’aider au chemin de fer de j Québec au Lac St-Jean.Mais quand ! le présent gouvernement, le gouvernement conservateur, est arrivé au pouvoir, j’ai de nouveau agité la question, de suite mes amis au pouvoir ont compris l’importance du Lac St-Jean,ils ont demandé à un de leurs imrénieurs de leur faire un rapport sur ce projet do chemin do fer.Le rapport a été fait et produit, le gouvernement l’a étudié avec soin.L’année dernière, j’ai porté laparo-; le longuement dans cette chambre, en faveur du chemin de fer, faisant connaître l’étendue du territoire du Lac St-Jean, la fertilité du sol, ses ressources, son développement rapide, son grand avenir, l’intérét du gouvernement fédéral d’aider ù la construction de ce chemin de fer.L’hono- AMNciuhlée législative 10 mai 18S2.L’honorable M.Paquet met de vaut la Chambre : Réponse à une adresse de l’Assemblée Législative, à Son Honneur le lieutenant-gouverneur en date du 22 juin 1881 demandant : Copie des documents concernant les arrange- o ments faits par le gouvernement avec M.Maurois, au sujet d’un pouvoir d’eau connu sous le nom de 44 chute minée, ” par le lot No 27 du 1er rang du township de Suffolk, comté d’Ottawa, à la suite desquels M.Maurois a fait tous les préparatifs et dépenses nécessaires pour construire un moulin sur le dit pouvoir d’eau et les raisons pour lesquelles ces arrangements ont été mis de côté, et en faveur de qui ?Aussi réponse à une adresse de l’Assemblée Législative, à Son Honneur le lieutenant-gouverneur, en date du 9 mai 1SS2, demandant : copie de tous ordres en conseil, correspondances et documents concernant la destitution de M.Rivard, comme inspecteur du revenu, pour le district de Joliette.Le bill concernant le subside accordé à la compagnie de sucre du betteraves de la province de Québec et le bonus à être payé sur ce subside pour la production de la betterave est considéré en comité, amendé rapporté,—rapport, à recevoir demain Sur motion de l’honorable M Lynch.L'ordre du jour pour la seconde lecture du Bill pour détacher les paroisses de St -Faustin et de St-Jovite.situées dans le comté d’Argenteuil, et les annexer au comté de Terrebone, pour les lins électorales, judiciaires d’enrégistrement et autres fins quelconques.est déchargé.Ordonné, Que.comme ce bill tombe sous l’opération de la section 80 de l’acte de l'Amérique Britannique du Nord, il soit renvoyé à un comité spécial, composé des honorables Messieurs Lynch, Robertson, Irvine et Chapleau, et de Messieurs Owens, Duhamel, Thornton, Spencer, Fré-geau, Cameron, Picard.Poupore et Sawyer.Et que la 45e ct la 51o règle de cette Chambre soient suspendues en qu'elles concernent le dit bill.L’honorable M."NVürtele, propose que la chambre se l’orme de nouveau en comité des subsides.A six heures M.l’Orateur laisse le fauteuil.Sur motion de l'honorable M.Mercier, Rcsotu, Qu’une conférence avec le Conseil Législatif est désirable afin de lui communiquer les raisons qui ont induit cette chambre à ne pas concourir dans les amendements faits par leurs Honneurs au bill intitulé : 44 Acte pour amender les actes relatifs à la cité de Montréal.” et que les honorables MM.Mercier, Lynch, Garneau, Robertson, Marchand et Beaubien,et Messieurs Martel,Poulin, LeCavalier, se rendent au Conseil Législatif et demandent la conférence.L’honorable M.Mercier, propose que la chambre suspende ses délibérations, pour permettre au comité de demander une conférence au sujet des amendements faits par leurs Honneurs au bill intitulé : 44 Acte pour amender les actes relatifs à la cité de Montréal,ct de plus que le dit comité se ronde au Conseil Législatif pendant cette suspension des délibérations de cette chambre.Et des débats s’élevant, l’honorable M.Mercier propose que les débats soient ajournés à demain, ce qui est adopté sur division.relatifs à la corporation de la ville de Sorcl, avec certains amendements auxquels il demande le concours de cette chambre.(Sur motion do M.Leduc les amendements sont lus deux lois ct adoptés.) Et les bills suivants, sans amendements : Bill intitulé :44 Acte pour autoriser Jean Baptiste Roy et autres, do la paroisso de St François, district de Montmagny, à ériger un pont 6iir la rivière dn sud, en la dite paroisse et pour d’autre fins.” Bill intitule : 44 Acte pour incorporer,44 La compagnie du pont de Drum-monville.” .Bill intitulé : 44 Acte pour définir la position et l’étendue de certains rangs du canton de Tring.” Bill intitulé :
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