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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 1 août 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1882-08-01, Collections de BAnQ.

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^ciue Aimée JSo 45-Edition quotidiens ie-6eme Année Mardi 1er Août JOURNAL DES INTERETS CANADIENS j)r E.PIONNEj Rédacteur en Chef JB OROIS.JHESP^RE BT J'AIME LÉGER BROUSSEA U, Editeur Propriétaire.fiiawck LA HÉ8IJERECTION DE JULIEN l’apostat L’ouvrnge dont 1« titre figure en tête de cet article, renferme dans un tableau vivant du passé une image fidèle du présent.L’auteur établit que les mêmes dangers menacent aujourd’hui l’Eglise qu’il y a quinze siècles.En ce moment, comme au temps de Julien l’Apostat, une fausse philosophie envahit le domaine des idées,tandis que l’hypocrisie gouvernementale prévaut dans la région des laits.Nulle lecture peut-être n’est plus propre à nous éclairer sur le véritable caractère de la situation.La plus redoutable des persécutions qui ont été dirigées contre lo christianisme est celle à laquelle Julien l’Apostat a attaché son nom.Ses prédécesseurs,les Néron, les Dèce, les Dioclétien, s’attaquaient aux corps ; ils espéraient faire fléchir parla force des tourments la constance des âmes ; mais, s’ils réussirent parfois a provoquer des défections, ils échouèrent plus souvent devant la fermeté des résolutions soutenues par la gré ce.Julien s’en prend à l’intelligence et au cœur directement.11 égare l’esprit par des sophismes, le trouble par l’ignorance, exerce la plus perfide des séductions par une feinte moderation et l’étalage de sentiments généreux.Le moyen qu’il employa de préférence et qui attira contre sa mémoire toute l’indignation des Fèrcs.c’est la suppression de renseignement chrétien.Ne sommes-nous pas aujourd’hui témoins d’une semblable persécution ?On sait que Julien, sous prétexte de mettre l’enseignement des maitres chrétiens en harmonie avec leur foi, leur défendit d’expliquer les auteurs païens dont ils désavouaient les superstitions.“ S’ils trouvent quelque sagesse dans les auteurs qu’ils enseignent et dont ils se font en quelque sorte les interprètes, disait-il, qu’ils commencent par imiter leur piété envers les dieux.” A ses yeux, faire ressortir les beautés littéraires d’IIo-mère et de Demosthenes tout en signalant l’erreur de leurs croyances religieuses, c’était violer le précepte de l’honnêteté.Ne croit-on pas entendre certains conseils académiques accuser d’immoralité des chefs d’institution d’ailleurs irréprochables, parce qu’ils ont conservé comme professeurs quelques religieux injustement et illégalement proscrits V Le tyran doucereux versa plus d’une fois le sang des chrétiens, mais il prit toujours soin de frapper ses victimes, non comme chrétiens, mais comme rebelles.Il ne voulait pas de martyrs, mais sa maxime favorite était que les chrétiens ne sauraient être en dehors des lois, et il l’appliquait de façon à empêcher la profession du christianisme.La loi veut par exemple, que les soldats à certains jours, brident de l’encens devant les étendards.Julien en fait disparaitre les croix qu’y avait fait peindre Constantin, il y substitue l’image de ses dieux, et il présente, suivant l’usage, les aigles à l’adora-lion de l’armée.Les soldats chré- tiens qui se refusent à ce qu’ils regardent comme un acte d’idolâtrie, sont saisis et punis, non comme chrétiens, mais comme contempteurs des lois.La même chose ne se passe-t-elle pas aujourd’hui ?Ne prétqjid-on pas que la loi civile, quelle qu’elle soit, édictée par les pouvoirs publics,s’impose à tous, même quand elle viole les droits de la conscience publique, et que l’autorité divine doit s’incliner devant elle ?Plus on réfléchit, plus on trouve d’analogies entre la situation de l’Eglise sous le règne de Julien l’Apostat et les épreuves que traversent les croyants de nos jours.L’esprit de ce persécuteur hautain anime vraiment les sectaires contre lesquels nous avons à lutter.M.de Broglie, dans ses belles études sur 11 l’Eglise et l’Empire romain ”, a justement remarqué que “ de tous les sentiments qui animaient Julien, lo plus profond peut-être, celui dont l’expression jaillit le plus naturellement de son cœur, c’est sa dévotion au polythéisme ”.L’éminent historien ajoute cette réflexion : 4* Les incrédules, les sceptiques de tous les siècles,qui ont admis Julien dans leurs rangs, ont soigneusement laissé dans l’ombre ce trait si marqué de son caractère.Il ne leur plaisait pas de reconnaître que le modèle qu’ils donnaient aux rois avait consulté d’autres oracles que ceux de la philosophie.” Nos modernes francs-maçons ne se prosternent pas devant les images de Jupiter ou de Vénus ; mais ils se font les adorateurs et les instruments, parfois inconscients, de celui qui recevait les hommages au nom de ces fausses divinités, et que l’on appelle Satan.On ne peut s’expliquer autrement la (haine furieuse qu’ils ressentent pour le Christ et ses disciples.Léonce de la Rallaye.La spoliation on Iftelifiqiio 1!Étoile publie le commuqué ofli-cieux que voici : On se rappelle qu’au cours de la dernière discussion du budget de la justice, l’honorable chef du département a pris vis-à-vis de la gauche, ou plutôt renouvelé l’engagement de présenter à la Chambre un rapport sur la situation du clergé catholique au point de vue des services quit rend à l'Etat pour l’argent qu’il lui coûte.Ce rapport n’était pas terminé à l’époque où le budget de 1883 fut soumis à la Chambre, c’est-à-dire dans les derniers jours du mois de février dernier, de sorte qu’il ne put être annexé à ce budget.Dès maintenant l’on prédit que le rapport de M.le ministre do la justice sera présenté à l’ouverture de la future session législative,et qu’il sera accompagné d’amendemen ts qui tiendront compte, dans une mesure équitable, de la réduction des services du clergé en proportionnant les allocations du budget à la réduction des services du culte.Cette note présente le clergé catholique comme une catégorie de fonctionnaires officiels payés à raison des services que l’Etat aurait le droit d’en réclamer.Ce point de départ est absolument faux et inconstitutionnel.Le clergé n’est pas payé à raison des services 44 qu’il rend à l’Etat.” Il est payé en vertu d’une dette nationale solennellement reconnue par la Révolution française et par les constituants de 1830.Cetle reconnaissance fait du clergé catholique le créancier légal de l’Etat, et non son débiteur de services.Les services quo rend le clergé à la religion, au culte de l’immense majorité du peuple belge, ne tombent pas sous l’appréciation du pouvoir civil en ce sens que celui-ci serait maître de les rétribuer ou de ne pas les rétribuer à son gré ; l’Etat est débiteur du culte : il lui doit lo budget en vertu de l’article 117 de la constitution belge.La même Constitution garantit la liberté du culte contre toute intervention de l’Etat, qui est absolument incompétent en matière d’administration des sacrements, de cérémonies religieuses, de fondations pieuses, etc., de fonctions ecclésiastiques en un mot.Le rapport de M.Bara annoncé dans Y Etoile ne peut donc être qu’un audacieux empiétement de plus du ministre-sacristain sur le domaine religieux, ecclésiastique, spirituel de l’Eglise.La réduction du budget du culte catholique, c’est-à-dire du culte de cinq milions de Belges au moins, sous le prétexte que le pouvoir civil a le droit d’apprécier les services du clergé, constituerait une véritable escroquerie politique.Que dirait-on d’un débiteur qui, obligé en vertu d’un titre authentique, de payer une rente, refuserait d’en solder une partie, en alléguant que le créancier de cette rente est passé par le fait même au service du débiteur ?Que dirait-on d’un débiteur qui refuserait d’exécuter son obligation intégrale sous prétexte qu'il a le droit d'apprécier la conduite ou les actes de la vie privée de son créancier ?Le cas de l'Etat libéral refusant de payer à autrui ce qui lui est dû est identique au cas de ce créancier.Et M.Bara, en se préparant à affamer le clergé, afin de réparer ainsi, sans doute, les brèches faites aux finances publiques par les dilapidations du ministère de l’instruction dite publique, ne serait pas plus honnête.sa prison, et il y aurait réussi si les carabiniers ne l’avaient retenu.Il fut enfermé dans le bagne de Santo-Stefano.“ Il y a quelques mois, un colon de la famille Brighella mourut.Sa femme ne tarda pas à le suivre ; mais avant de mourir, elle déclara devant un magistrat, que Antonio Brighella avait été tué par son mari et le nommé Malatesta, par mandat de Bernardino, frère de la victime.44 La justice refit le procès, et condamna Malatesta et Bernardino Brighella à vingt ans de travaux forcés.44 Après neuf an6 de souffrances indicibles, Zuccarini vient d’être rendu à sa famille.“ Nous devons rapprocher cet événement d’un semblable, survenu il y a peu de temps aux assises de la Seine.44 Dans les deux cas, alors que l’on s’était montré très rigoureux pour les criminels présumés, le jury a fait fléchir sa sévérité, lorsqu’il lui a fallu punir les criminels véritables.“ C’est là un des plus curieux mystères de la justice humaine.La Justice humaine Le journal Y Italie rapporte ce qui suit : ~ “ Un crime fut commis, il y a neuf ans, dans une unit du mois de juin.“ Un propriétaire de Mozzagrogna, près de Lanciona, Antonio Brighella, en retournant chez lui, fut tué.La justice arrêta un autre propriétaire de l’endroit, Angelo Maria Zuccarini.“ Déclaré par le jury coupable d’assassinat par vengeance, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité.44 Zuccarini, qui avait toujours protesté de son innoence, tenta de se briser la tête contre les barreaux de Un exemple L’Amérique, dit le Courrier de Bruxelles, est un pays de liberté “ à outrance.” Mais on sait y allier l'esprit de liberté avec le respect pour la religion.Ces Américains sont si pratiques ! Depuis le 1er juin, une ordonnance de la municipalité de New-York interdit 44 de proférer publiquement des jurons ou des blasphèmes, sous peine d’une amende qui doit être versée à la caisse municipale.” Voilà une décision qui va assurément provoquer des protestations aussi 44 libérales ” qu’indignées en Belgique.Défendre de blasphémer et de sacrer, y songez-vous ?C'est enlever à un certain, nombre d’officiers et à beaucoup de sous-officiers bons pour la Loge l’élément le plus clair de leur autorité.C’est priver une foule de piliers de cabaret du moyen très simple de manifester leur libéralisme.On ne peut pourtant pas avoir toujours un bluet à la boutonnière ! C’est troubler dans l’exercice de leur liberté constitutionnelle une foule de charretiers mal embouchés et de grands personnages libres-penseurs.Mais que les charretiers et les grands personnages se rassurent.La liberté comme en Amérique n'est point l'idéal de nos législateurs.La licence de jurer et de blasphémer n’est pas au nombre des 44 pierres vermoulues ” ; elle servira, au contraire, de clef de voûte à l’édifice que M.Frère est appelé à transformer, avec l'aide (le son Fr/.Goblet et de son autre Fr/.Arnould-Tridon.Lo repos du dimanche Le célèbre historien Macaulay disait un jour à la Chambre des communes, au sujet du repos du dimanche : Bien que, depuis des siècles, nous nous reposions un jour sur sept, il est certain que nous nen sommes pas plus pauvres ; nous sommes, au contraire, plus riches.Ce jour de repos n’est pas un jour perdu.Quand le travail est suspendu, quand la charrue repose immobile dans le sillon, quand la Bourse est silencieuse, quand la fumée des cheminées cesse (le monter dans les airs, il s’accomplit une œuvre aussi importante pour la richesse du pays que toutes les autres qui ont eu lieu dans les jours les plus chargés d’occupation.L’homme, cette machine des machines, répare et renouvelle ses forces en se reposant, de telle sorte qu’ il ïetourne au travail le lundi avec l’esprit plus lucide, le cœur plus satisfait et une vigueur physique toute nouvelle.” Ces paroles pourraient servir d’épigraphe à une très intéressante petite brochure qui vient de paraître, et dont le titre indique très nettement l’objet : 44 le Repos du dimanche, envisagé au point de vue du bien-être de tous les travailleurs et de la prospérité de l’industrie.” A l’occasion d’un projet de congrès sur le dimanche au point de vue industriel, l'auteur, M.Edmond Gan-neron, ingénieur civil, avait été chargé, en 1878, de recueillir d es documents sur cette question.Il s’agissait surtout d'éclairer l’opinion publique sur la valeur du repos dominical, et de prouver, par des exemples, non-seulement que ce repos est facile à généraliser, mais qu'il tourne à l’avantage de tous les travailleurs et de toutes les industries, même de celles qui sembleraient ne pouvoir se concilier avec sa mise en pratique.On était alors en pleine exposition universelle, et, ne pouvant s’adresser à la multitude des exposants, M.Ganneron songea tout naturellement à interroger d’abord ceux que les jurys avaient signalés à l’attention publique, en leur décernant les médailles d’or et les grands prix ; parmi ceux-là, il choisit de préférence ceux que le gouvernement avait honorés de la décoration de la Légion d'honneur.A ces industriels, évidemment hors ligne, M.Ganneron demandait de lui faire connaître si le repos du dimanche était entièrement ou partiellement observé dans leur établissement, et depuis quelle époque ; il les priait, en outre, de lui donner tous les renseignements de nature à faire apprécier les résultats de cette bienfaisante coutume.L’empressement qu’on mit en général à répondre à ces questions à permis d’enregistrer des exemples pour tous les groupes, et pour presque toutes les classes qui composaient l’ensemble industriel (le l’exposition de 1878.44 C’est, dit M.Ganneron, un résultat plein d’encouragement, dont on apprécie mieux encore l’importance en lisant, sur la liste de nos honorables correspondants, les noms des Odiot, des Dombasle, des Firrnin Didot, des Albaret, Savalle, lîédier, Leglas, Sautter, Cavaillé-Col, Cor-moul8-IIoules, Cartier-Bresson, D u-pont, Martin, Rebours, Lemut, Ober-thur, Bertrand, Milcent, Etienne, Mellerio, Vincent Fonnier, Jandin et Duval, Dolfus, Kœchlin, Beaudoire, Renaud, AValbaume, et autres autorités si compétentes à tous les points de vue.’ ’ M.Ganneron a donné lecture de nombreux extraits de ces réponses à l’assemblée générale des catoliques de France, le 19 mai 1881.Le loup La chambre des députés a voté cent mille francs pour la destruction des loups.M.Charles Monselet, dans Y Evènement, prend chaleureusement la défense de ce paria des forêts : Le loup est un animal calomnié.Il est sombre, il est fier, il est discret, il est prudent.Il vit retiré ; il sail qu’on ne l’aime pas, qu’un préjugé pèse sur lui, qu’il n’a rien de séduisant.Ce n’est pas un flatteur comme le chien, ce n’est pas un discipliné comme l'âne.Le loup comprend avec beaucoup de bon sens, que sa place n’est point dans le monde ; qu'il ne ne saurait point faire le beau dans un cirque comme l'ours ; le majestueux, comme l’éléphant.Le loup est un misanthrope ; qui oserait l'en blâmer ?11 y a quelque chose du Caïn biblique dans la destinée farouche du loup, et les agneaux ne sont que (les Abois continués.• On reproche au loup de se nourrir de la chair des agneaux.D’abord, il n’aime que cela.En vain lui conseillerez-vous — vous, les professeurs d'histoire naturelle, et vous, les philosophes—de se nourrir de végétaux et d’insectes ; il vous répondrait en vous montrant ses dents renommées, si aiguisées et si blanches.Nous sommes bien plus ignobles que le loup : autant que lui nous aimons l’agneau, et comme lui nous nous repaissons de sa chair ; nous le faisons tuer par des meurtriers autorisés et patentés ; ses morceaux pendent à l’étal avec un chiffre, un prix.—Le loup ne peut pas acheter, lui ; il est donc force de happer, et cela à son corps défendant, après mille hésitations, au dernier moment, lorsque la faim le fait sortir du bois ! Ce dicton, arraché à la conscience de l'homme, est tout à l’honneur du loup.Il constate une lutte intérieure, une répugnance première.Devant l’impossibilité de se présenter chez le boucher, le loup est obligé de.s’adresser directement à l’agneau.Il le fait avec une rapidité commandée par la présence manifeste ou soupçonnée du berger.Il craint l’esclandre ; on sent quelqu’un de bien élevé avant tout.Four l’agneau, cela doit lui être à peu près indifférent ; voué à la mort depuis son bas âge, le genre d’extermination lui importe sans doute très peu.Même, si on le consultait, il avouerait qu’il préfère le coup de dent du loup aux formalités de l'abattoir.Feuilleton du COURRIER DU CANADA 1er Août 1882—No 75 m m 1 èMm Par Mme Auuustus Craven.(Suite) Tout s’élait donc arrangé sans résistance Ue sa part, selon la volonté de ceux dont elle récompensait la tendresse par cet acqniescement muet.Blanche s’en étonnait, et parfois s’inquiétait de ce changement si complet de caractère.Mais Yves 11e cessait de s’en applaudir, et en parlait comme d’une sorte de miracle.“ Si on m’eût dit d’avance que j’aurais à me faire obéir par ma belle-mère, disait-il, je m’en serais déclaré plus incapable que de commander en chef une armée.Je m’attendais à avoir à lutter contre une volonté de 1er, et une volonté de fer, chez une femme, c’est ce qu’il y a de plus difficile à manier sur la terre.Au lieu do cela, je la trouve d’une promptitude à céder qui m’embarrasse parfois.Cette soumission, il est vrai, était toujours silencieuse et quelque* fois triste.Mais, en somme, elle était bien commode ; et si la mar- quise, cédant ainsi à son gendre, luisait un effort plus grand qu’on ne le soupçonnait, elle y gagnait, en re-1 vanche, d’augmenter la tendresse et le dévouement de celui-ci.Yves devenait capable pour elle des soins les plus délicats ; et la bonté native dont il était doué, ainsi que son génie inventif et pratique, lui suggérait une foule de moyens pour soulager et distraire celle qui acceptait ses soins avec tant de bonne grâce.Il avait voulu lui faire quitter l’appartement arrangé précédemment pour elle à Crécy, et où tout lui rappelait, disait-il, le jour où elle avait appris “ l’infernale folie ” de son Ills ; il se fût fait scrupule de ne pas ajouter un adjectif de ce genre à toute mention du mariage de son beau-frère.Blanche, plus empressée que jamais de trouver qu’il avait raison en tout, avait secondé tout un arrangement au moyen duquel une chambre, au rez-de-chaussée, où régnait le plus profond silence, et un charmant salon qui s’ouvrait sur le jardin, furent appropriés à la mar- âuise.Yves l’avait orné detableaux o choix et de tous les objets qu’il jugeait les plus propres à l’embellir.Blanche l’avait rempli de Hours et y avait rangé les livres favoris do sa mère.lies brillantes plates-bandes du jardin envoyaient lettre parfums dès qu’on ouvrait les fenêtres, et au délit on apercevait l’une dos plus belles vues du chùteau.Tout en faisant ces préparatifs, Blanche disait en soupirant : “ Pauvre mère !.à quoi tout cela lui sert-il maintenant ?Ce n’est pas une jolie chambre qui la consolera ou la guérira.—Bah ! bah, répondit Monléon,du haut d’une échelle où il .était monté en ce moment pour placer sur le haut d’uu beau meuble ancien un vase qu’il no voulait confier à personne, cela ne peut pas lui faire de mal, et qui sait si cela no lui fera pas de bien ?” De fait, il sembla avoir deviné juste, car la marquise, mise en possession de co charmant appartement, sembla s’y plaire plus que partout,* et ne perdait aucune occasion de récompenser sa fille et son gendre de leurs soins, en leur montrant souvent que rien ne lui échappait, et qu’elle tenait compte de tout.Elle aimait toutefois à demeurer soûle avec Eliane.Celle-ci lui faisait la lecture, écrivait sous sa dictée, ouvrait ou fermait les fenêtres selon les désirs de sa tante, qu’elle semblait deviner sans lui donner la peine de les exprimer.Qui n’en eût fait autant ?Assurément Blanche n’eùt pas été moins douce, ou la bonne Sylvestre moins dévouée ; mais que diro ?.toutes deux étaient d’accord pour reconnaître qu’Eliane était douéo d’une sorte do magie qu’elles ne possédaient ni l’une ni l’autre, et qui s'exercait surtout uuprès des malades.Eliane était donc toujours là.Attentive non moins que les autres, on le le pense bien,air changement graduel qui s’opérait chez sa tante, et espérant toujours voir venir l’heure ou-s’éteindrait enfin le ressentiment qui fermait, dans ce cœur maternel, tout j accès au pardon, ainsi qu’au retour de la tendresse qui l’avait si longtemps rempli.Cette pensée constante ajoutait à l’air rêveur qui avait toujours caractérisé le regard de la jeune fille, ce qui ne l’empêchait point d’être attentive des qu’on lui parlait, toujours prête à agir sans délai, sans hate, sans brusquerie, et lorsqu’il le fallait, avec une présence d’esprit ferme et prompte.On était au premier jour de mai.Eliane, assise sur une chaise basse près du fauteuil de la marquise, achevait une lecture qu’elle lui faisait tous les matins de l’un des chapitres de l’Imitation.Sa tante écoutait, les yeux à demi fermés, sans sommeiller toutefois, ou perdre une seule des paroles, que prononçait près d’elle une voix dont l’accent ajoutait encore à leuir'puissance.Ce jour-là, le chapitre était l’un des plus beaux du livre, et lorsque Eliane l’eut fini, elle demeura quelque temps pensive et immobile, repassant, malgré elle, dans sa mémoire quelques-unes des pensées suggérées par cetto lecture.“ La nature se glorifie d’un rang “ élevé, d’une naissance illustre.la “ grâce ne compte pour rien la no-“ blesse, mais seulement la vertu des “ ancêtres.“La nature est prompte à se plaindre.“ La grâce supporte tout avec douceur.“ Cette grâce est une lumière sur-“ naturelle, un don spécial de Dieu.“ C’est proprement le sceau des “ élu s.en passant sa main, d’une façon ea ressante, sur ses cheveux ondoyant lui dit : “ Tu crois ?.Eh bien, je le rein ma mignonne.” Eliane leva vivement les yeux.oll< vit une oxpresion attendrie dans ceu: de la marquise.“ Oui, je le veux, et déjà, poursui vit-elle d’une voix plus troublée.Oui.je veux te le dire, ma pauvn enfant : Je me rejiens.C’est un pro grès.“ Plus la nature est affaiblie et vain" eue, plus la grâce so répand airee “ abondance.elle rétablit au dedan° “ do l’homme l'image de Dieu ’’.• ••••••«a ••••••••• «•••••••• ••• #•••••••* •••••* ••••• Toutes les deux suivaient apparemment les mômes pensées, car après un long silence la marquise murmura à demi-voix, en semblant se parler à elle-même plutôt qu'à sa jeune lectrice : “ La nature peut être affaiblie sans être vaincue.” La jeune fille répondit doucement : “ Mais vouloir se vaincre, n’est-ce pas déjà une victoire ?.” Puis elle s’arrêta tout court, effrayée de sa har-bardiesse, car, vis-à-via de sa tante, Eliane était très timide.Elle savait avec quel soin il fallait éviter ce qui même de loin pouvait ressembler à une allusion ou à un conseil.Elle fut donc surprise lorsque sa tante, tout Eliane la regarda d’un air presqu effaré.Cette parole était si étrang dans la bouche de celle qui la protï rait, que d’abord elle ne fut que sur prise, puis elle rougit prodigieuse ment.De quoi se repentait-elle ?.était-ce do son refus d’autrefois ?.était-ce de sa rigueur d’aujourd’hui Elle ne demeura pas longtemps ei suspens, car la marquise acheva près que sur-le-champ : “Mais.je ne puis pas pardon ner !.” Le généreux cœur d'Eliane, qu déjà sc dilatait, se serra de nouveau Elle aurait dû cependant s’empare: pour son propre compte avec ein pressemeut des premières paroles d< sa tante,car elle pouvait y saisir pou: elle-même une réparation tardive (A suivre) I LIS COURRIER DU CANADA SOMMAIRE Franco.La spoliation en Belgique.La justice humaine.Un exemple.Le repos du dimanche.Le loup.PRU11.LBTON Eliane [A suivre).L’honorable M.Starnes.L'honorable M.Blanchet.Hestons français.Europe.Afrique.Nouvelles des Trois-Hivières.Petites nouvelles.ANNONCES N0UVKL1.ES Retraite aux Ursulinet.Avis aux entrepreneurs.—K.Gagnon.Exposition provinciale.—Geo.Leclère.L’artiste du jour.—M.Rémi Hard CANADA QUEBEC; 1er AOUT 1882 il n’est pas un homme qui puisse aujourd’hui lui faire le reproche d’avoir manqué d’habileté comme administrateur d’un bureau aussi important.Ce départ inattendu sera regretté par nos amis politiques, car M.Flynn a toujours eu pour devise de rendre justice à tous également,amis comme adversaires, et le fonds de sa politique, quoiqu’on disent certains journaux, était profondément conservateur.Voilà pourquoi nous lui rendons un hommage d’admiration bien méritée, et qu’il nous soit permis d’espérer que dans un avenir prochain, il reprendra son rôle qui lui convenait si bien.En justice, il aurait dû rester à son poste ; la politique a de ces fureurs cruelles qui défient les calculs de la sagesse même.Oh ! les victimes ! ¦“¦B l/lioitornble Shinies Une vieille figure de notre monde politique.Il fut tour à tour négociant, directeur de banque, vice-président du bureau de commerce de Montréal, etc.Elu à Chateauguay en 1857, il représenta ce comté pendant six années.En 1867 il refusa le portefeuille de trésorier de la province de Québoc et la présidence du Conseil Législatif dans lequel il accepta un siège II fut président du Conseil Législatif sous l’administration-Joly, depuis mars 1878 jusqu’à la fin du mois d’octobre 1879.L’honorable M.Starnes est conservateur-libéral.Son entrée dans le cabinet actuel est dû à un concours de circonstances dont nous ne pouvons pas aujourd’hui nous rendre compte.Il remplace l’honorable M.Flynn au ministère des terres de la Couronne.Comme nous l’annoncions hier, le nouveau cabinet est formé et assermenté, moins l’honorable M.Starnes qui était à Montréal hier.M.Starnes ne sera pas commissaire des terre8 comme nous le disions,mais commissaire des chemins de fer.Le nouveau cabinet sera composé comme suit : Honorable J.A.Mousseau, Premier et procureur-général.Honorable J.S.C.AVurtele, Trésorier-provincial.Honorable AV.AV.Lvnch, Commissaire des terres.Honorable Elz.Dionne, Commissaire des Travaux publics.Honorable Henri Starnes,Commissaire des Chemins de fer.Honorable Jean Blanchet, Secrétaire provincial.f.’lftouorable M.Blanchet M.Blanchet, le nouvel élu du comté de Beauce, succède à l’honorable M.Pàquet, comme ministre et comme secrétaire provincial.Cette nomination ne laissera pas que de surprendre un grand nombre de nos amis qui ne sont pas au fait des affaires politiques.M.Blanchet est un avocat très distingué du barreau de Québec.Plusieurs de scs confrères admettent qu’à part M.Bossé, député de Québec-Centre, il n’en est aucun parmi eux qui fasse meilleure ligure devant les juges.Nous admettons volontiers cette opinion qui reflète sans doute l’idée générale des disciples de Cujas et de Pothier.M.Blanchet s’occupe de politique depuis de longues années.Ses débuts n’ont pas été des plus heureux, car ses défaites ont été assez nombreuses, n’empêche toutefois que la victoire qu'il a remportée le 2 décembre dernier l’a vengé amplement des avanies qu’il avait dû subir jusqu’alors- Le nouveau secrétaire provincial est président du Club Cartier, et les membres de ce corps important sont prêts aujourd’hui comme il y a six mois à lui donner leur plus cordial appui.Le prestige dont il jouit parmi eux est immense, et en cette qualité nous croyons que le Premier ministre a eu le choix heureux.Nous ne saurions donc trop l’en féliciter, de même qu’il y aurait ingratitude de notre part en n’offrant pas à notre digne secrétaire provincial l’hommage de nos souhaits les plus sin-ceres de prospérité.Le département confié à ses soins n’est pas des plus importants, puisqu’on lui enlève le contrôle de l’instruction publique ; mais avec le temps notre ami saura bien utiliser sa part d’influence.Il ne nous reste plus qu’à faire un autre souhait : c’est que l’honorable M.Blanchet soit élu par acclamation dans le comté de Beauce qui, de temps immémorial n’a pas eu de ministre pour le représenter dans un cabinet quelconque.C’est un honneur qu’il est bon de savoir apprécier, et à l’heure actuelle il n’y a pas de doute que nos amis de Beauce acclameront leur député devenu ministre dans des circonstances extrêmement difficiles.Le choix du premier ministre sera sans doute ratifié par eux.Nous publions aujourd’hui le très beau discours prononcé par M.G-agnon rédacteur du Travailleur, de AVorces-ter, le journal le mieux fait et le plus en vogue parmi nos compatriotes canadiens français des Etats-Unis.M.Gagnon a bien mérité de la patrie canadienne française, et voilà pourquoi nous nous empressons do reproduire son discours, qui est véritablement patriotique et rempli de pensées bonnes à méditer.La retraite pastorale, pour MM.les curés du diocèse de Montréal, est commencée dimanche an Grand Séminaire.Elle se terminera samedi.Quelques journaux de Québec ont annoncé Hier que M.Frank Smith avait été assermenté, samedi, comme président du conseil dans le ministère fédéral.Mais la chose n’a pas eu lieu, M.Smith ayant été empêché de se rendre à Québec.M.Smith prêtera serment dans quelques jours.Le candidat libéral dans le comté do Bagot pour la prochaine élection fédérale sera le docteur Mignault, d’Acton Vale.A l’enquête dans la contestation de Kamouraska, faite la semaine dernière devant le juge Alleyn, il a été établi qu’un des électeurs de M.Gagnon avait moins de vingt ans, qu’un au tre individu avait voté pour un absent, etc., enfin ce qu’il fallait pour transformer sa précaire et fausse majorité d’une voix en une minorité de quatre ou cinq, ce qui ne laisse pas de doute sur Tissue du procès.De Heston» français Discours prononcé par J/, herd.Gagnon, rédacteur du Travailleur de Worcester, Mass., à Cohoes, AT.-K, le 22 juin 1882.’ Mgr des Trois-Rivières, M.le Consul de France, Mess, les Présidents des Sociétés St-Jean-Baptistc de Montréal, St-Jean et Farnham, compatriotes des Etats-Unis : Pourquoi ce rassemblement de nationaux sous les drapeaux glorieux de France et d’Amérique ?Pourquoi le vaste et magnifique sanctuaire des Canadiens de cette ville était-il rempli, il y a quelques instants, d’une foule émue ?Pourquoi le vénérable évêque des Trois-Rivières, ce dévoué ami des Cana-diéns émigrés, a-t-il déployé toutes les richesses de la langue française et de l’éloquence en apparaissant à la tribune sainte ?Pourquoi enfin ce concours de tant de représentants d’une même origine venus de tous les horizons du Canada et des Etats-Unis ?Ah î messieurs, il n’y a que deux sentiments capables d’une manifestation de cette importance ; ce sont la religion et le patriotisme.Permettez-moi donc, frères des Etats-Unis, qui êtes venus vous unir à nos compatriotes de cette ville pour célébrer le grand jour de la patrie Canadienne, permettez-moi de remercier, en votre nom, les Canadiens de Cohoes et leurs comités d’organisation pour Ja belle et touchante manifestation qu’ils ont pré parée avec tant de soin et qui leur fait tant d’honneur.Leur succès est notre succès, puisqu’il honore, dans cette partie du pays, le nom du Canada français.Aussi je ne doute pas que l’honorable et distingué consul de France, qui a bien voulu rehausser de sa présence, au nom de la vieille mère patrie, l’éclat de cette fête, je ne doute pas que les Présidents des sociétés Canadiennes de Montréal, St Jean et Farnham, que l'iion.M.Mercier, représentant du peuple, que tous nos hôtes distingués vous témoignent leur satisfaction en constatant que, loin du sol natal, vous avez conservé pieusement le culte des traditions nationales et des ardeurs patriotiques.Et si le Gouverneur fie l’Empire State, ce fils distingué d’un illustre père, était au milieu de nous, il vous manifesterait, je n’en doute point, la joie qu'il éprouve, à l’instar de son collègue le généreux et populaire Gouverneur Long du Massachusetts, en voyant les Français-Canadiens si loyaux citoyens américains, tout en restant attachés à leurs traditions nationales.La France a pris une trop large part dans l’établissement de la République Américaine pour que sa langue et ses enfants n'aient pas droit de cité en ce pays.Le peuple Américain, heureusement, a conservé intacte la mémoire du passé.Les célébrations pacifiques et commémoratives de YorlUown prouvent jusqu’à quel point le souvenir des services de la France est encore vivace en Amérique.Eli ! bien, messieurs, c’est en cette double qualité de descendants Français et de citoyens des Etats-Unis que nous avons le droit de parader dans les villes de cette République à la suite du drapeau de l’ancienne et toujours vénérée mère-patrie.Et c’est parce que nous comprenons et pratiquons la loyale fidélité à notre passé glorieux que nous sommes de loyaux citoyens Américains.Noblesse *et passé obligent, or toute l’histoire de la nation Canadienne est une page immaculée de loyauté envers la France et l’Angleterre.Envers la France qui, malgré son abandon et sou oubli, pendant plus d’un siècle, n’a pas d’enfants plus dévoués, plus aimants et plus désintéressés que les Canadiens Français ; envers l’Angleterre qui, si elle n’a pas notre cœur, a notre foi civique qui ne s'est pas démentie depuis la conquête.L’épisode de 1837 n’est qu’une ombre légère qui fait refléter davantage la loyale conduite do la grande masse de la population, pendant qu’elle met en lumière le dévouement et l’esprit de fière indépendance des patriotes de l’époque.« Malgré tout son pouvoir, la main de I’Angl*.[terre « A pu nous opprimer ; nous asservir, jamais ! * Nos nationaux de ce pays ne sont pas moins loyaux envers le drapeau étoilé.Quand Ja rébellion chercha à déchirer telle sorte que M.Gagnon, rentré drapeau et constitution, les Canadiens dans l’arène politique par une fausse émigrés, comme tous leurs concitoyens _ .i i .Américains, Irlandais et Allemands, se porte apres le 2 décembre, va tout jelèrenl au ’ devanl des balles el |,e8 probablement en sortir de nouveau bay on nettes de l’ennemi, et contri- par la porte judiciaire.huèrent, de leur bravoure et de loin 1 sang, au maintien de l’intégrité de l'Uni on Américaine.Les bureaux généraux du chemin! Or, messieurs,ces Canadiens, tout en ,\n fini» rin \taj l -1' combattant pour défendre le drapeau e fei lu Nord ont ete transportés étoilé, restaient Français et leurs en- hier de Montréal à Québec, où ils fants pourront raconter, eu langue seront établis à la gare du Palais.U française, le glorieux trépas ou le rene restera, a la place cl ill, rue Saint-Je»», Haut de la Rue nu Palais.Québec, 14 juillet 1882—lin.585 Librairie ! Librairie ! Voilà deux excellents livres de messo, approuvés cl hautement recommandés par Sa Okandeur Mon l’Archevêque Et tous les Evêques de ta Province.N’oubliez j as les litres: Le Guide du Jeune Homme ; Le, Guide de la Jeune Fille, 1\ MASSON, Libraire, No 185, RUE ST-JOSEP1I, No 185, Vis-à-vis de l’Eglise de St-Roch, QHiébee.—AUSSI— A LA MEME LIBRAIRIE : U VUES BLANCS! U VH ES BLANCS ! U VUES BLANCS ! 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