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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 25 novembre 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1884-11-25, Collections de BAnQ.

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*58eme Année Ann pif», Mardi Novembre 1884 aitffier auak i JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.LE.CROIS.J’ ET J’AIME.THOMAS CH A HAIS, Rédacteur eu Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.lU' FKANCK Paris, G novembre.A la stupefaction générale, le Sénat hVst révolte hier contre le gouvernement.A la dernière heure, au moment où on s’y attendait le moins, il a voté l'amendement de M.Lenoël qui ressuscite les inamovibles.Cependant il faut s’entendre.Le Sénat ne se révolte jamais qu’à moitié et M.le sénateur Lenoël est par excellence l'homme des transactions et des compromis, aussi les inamovibles ne seront-ils plus désormais inamovibles qu’à demi.M.Lenoël demande qu’ils soient élus par les sénateurs, sans aucune intervention des députés ; mais ils seront élus pour neuf ans seulement.De la sorte, M.Lenoël estime que tout le inonde doit être content.Il s’en faut cependant que tout le inonde admire l'ingénieux projet du sénateur conciliant.Des membres de la Chambre haute nommés à vie étaient parfaitement indépendants de toutes les combinaisons parlementaires ; et ils étaient trop peu (7ô dans une assemblée de trois cents membres) pour mettre sérieusement en échec une majorité de gouvernement.Des inamovibles élus pour neuf ans n'attendront pas la neuvième année pour se mettre à la remorque de la majorité et préparer leur reélection.Quoi qu’il en soit de cet amendement de conciliation, l’esprit du projet gouvernemental se trouve tout à fait bouleversé.11 est probable j qu’en seconde lecture les ministériels se livreront aux plus savantes manœuvres pour faire abandonner la transaction imaginée par le collègue Lenoël.Je vous ai dit dans le temps, je crois, que la commission du Budget avait eu le bon goût de nommer M.Dou v ille-Mail lefeu rapport eu r d u budget des cultes.M.Douville-Mail-lefeu est un des énergumènes qui s'affichent le plus à la Chambre par le budget des cultes et inscrirait à sa place un crédit pour la chapelle gallicane du P.Hyacinthe Loyson, car M.Douville-Mailleleu, quoique libre-penseur acharné, est* un des fervents de M.Loyson.A propos du P.Loyson, je ne sais si je vous ai dit un mot de la dernière mésaventure qui lui est arrivée.Un .journal annonçait récemment que le mari défroqué de Mme Merriman avait J’ait un magnifique héritage et que probablement les pompes de la chapelle “ ménagère ” de la rue d’Arras s’en ressentiraient.Le P.Hyacinthe fut immédiatement féli-, cité et sans doute importuné par quelques membres de son troupeau, i £ "doyen deïa presse^catholique” par 11 dut alors prendre la plume pour Je journal qui a le plus puissamment Prier le journal mal informe dereeti- oontnbu6> eons k>s ordres dü Pie IX lier ses dires, Renseignements pris, pUrgCr ja pr.iuce chrétienne do ce M.Hyncinthe-Loyson a bien perdu : vjeux levain de gallicanisme, perpé-un oncle lort riche ; mais 1 oncle a tut, stms le nom de jans6nisrne oude entièrement déshérité son neveu .et | cath6licieme iibéraj de cet esprit c est une tante de M.Loyson, une particulariste au sein de l’unité delà sœur du défunt, qui recueille tout f0i, trop longtemps mélangé à Pad- 1 héritage., mirable fidelité de la fille ainée de Il y.;1 111 Ki’andes chasses hier a pp]giise II nous est rendu par le Chantilly en 1 honneur du grand duc fr£r6j parle plus intime ami du \ ladimir de Russie et de la grande- pxxLJioiste je génie, clier à l’Eglise duchesse sa lemme.M.le comte de unjverselle, dont le Journal /e Home 1 ans d la princesse Amélie, le duc rt prjs l'initiative de perpétuer la de Chartres et sa famille ont pris paît mëmnirp en p.pth* Fnmr» nor sion composée de prélats éminents ont facilité la fondation.Sans donc nous occuper ici de Y Agence télégraphique universelle dont il est parlé dans l’appel de la Société de publications, c’est l’œuvre du Journal de Rome, œuvre de doctrine et de combat utile à notre cause,que nous signalons à l’attention de nos lecteurs.L’espace nous a manqué jusqu’ici pour exprimer au directeur de Y Univers toute la gratitude qui lui est due par la rédaction actuelle du Journal de Rome.Un tel témoignage nous est précieux.I! est rendu à nos efforts par à la fête organisée par le duc d’Aumale dans ton splendide domaine.N.i.e “ Journal de Home mémoire en cette Rome meme par un monument qui sera prochainement inauguré.Il nous est rendu enfin par le plus puissant et le plus répandu des organes catholiques.Après les témoignages répétés que nous avons reçus de la bienveillance pontificale, après les encouragements publics et privés que Léon XIII n’a cessé d'accorder à ses humbles dé- Sous ce litre, on lit dans Y Univers du 1er novembre : Nos lecteurs trouveront, encarté fenseurs, récompense suprême de nos j dans le numéro de ce jour, un appel luttes, après tant d’adhésions près- j delà Société de publications.Cette que quotidiennes qui nous viennent j Société, qui possède YOsservatore des princes et des docteurs de l’Eglise ; Romano et le Journal de Rome, a il n’était pas d’éloge qui nous fut ! besoin de ressources financières nou- plus précieux que celui de Y Univers.| velles.L'Uni vers nous rend cette justice j Si Y Univers, qui jamais, en dehors que, depuis le jour où une nouvelle ! de ses annonces et réclames, n’a rédaction fut installée au Journal de ! signalé d’appels semblables, sort au- Rome, le 1er octobre 188*1, nous avons ____________ _________ _________ jourd’hui de sa réserve, c’est qu’il “ suivi la voie droite tracée par le j la grossièreté et la violence de leurs ! voit dans le Journal de Rome autre Syllabus.attaques contre la religion.En outre, : chose qu’une affaire.11 donne son C’est lo strict devoir d’un journal il a cent fois réclamé, sans la moindre j concours, non pas à une entreprise rédigé e Rome, auprès du Vatican, éloquence d’ailleurs—car il est inca- où il n’est et n’a jamais été pour rien presque sous les yeux de Celui qui pable de prononcer un discours d’un mais à une œuvre de propagande, à vient de recommander aux catholique d’heure—la suppression du j un instrument de combat, au ferme ques de I< rance l’union des cœurs et budget des cultes.Des journaux représentant des principes que de- des intelligences dans la doctrine du le Journal des ! vrai t propager toute la presse.catho- Syllabus.A ce devoir nous ne man- constituée, pour arracher à la franc-maçonnerie ofiicielle l’usage exclusif de ce puissant instrument politique.Les premières ressources trouvées par la Société ont été suffisantes à la fondation du Journal de Rome et à son entretien pendant trois ans.Elles l’eussent été aussi à Y Agence télégraphique, sans les désastres financiers do 1881.Ce que le Journal de Rome a pu faire, pendant ces deux dernières années, le développement qu’il a pris nous n’avons pas à le dire.Nos meilleurs amis de Rome et du dehors ont estimé qu'il était devenu une nécessité.Le Pape a daigné nous dire que nous l’avions bien servi.11 s’agit de rendre l’œuvre définitive, de rendre fructueux les sacrifices déjà faits.Il s’agit aussi de donner la vie à cette Agence télégraphique qui sera d’une utilité non moindre, et qui semble se présenter mieux sous le caractère d’affaire, en meme temps qu’elle est une œuvre.Pour nous, rédacteurs du Journal de Rome, nous ne pouvons qu’une chose : essayer de rendre notre journal tout à fait digne de sa mission, par une extension du champ de ses renseignements et de ses luttes ; essayer de le faire chaque jour plus attrayant aux lecteurs, sans restreindre la part faite à la politique pontificale et à la doctrine catholique.C’est à quoi nous tâchons en ce moment.Léon XIII a jugé notre œuvre utile à sa cause.A maintes reprises il nous a encouragés à la continuer, 41 nonobstant toute épreuve contraire ”.C’est aux catholiques de nous fournir les meilleurs moyens de répondre à la bonté, à la générosité de l’Auguste Pontife et à la grandeur O O de notre cause.IIk.vry des Houx.JLa littérature contemporaine inaugurons ” P.rvmme terie assez déplacée.leurs, pour remplir cette mission L'Univers a constaté que notre cou-Aujourd’hui lo rapport de M.Dou- qu’il a été fondé.Les obstacles vre avait besoin de ressources finan-ville-Maillefeu est prêt; il a été divers qu’il a rencontrés, sans comp- ci cres nouvelles.ter l’amende dont son directeur a été meme distribué à la Chambre et il est écrit de façon à justifier amplement—je parle au point de vue républicain—les critiques du Temps et du Journal des Débats.M.Douville-Mail-lefeu y étale pour ainsi dire à chaque ligne son parfait mépris pour le “ cléricalisme ” et les curés.A tout instant il pfouve que, bien malgré lui, il remplit une corvée à laquelle il se trouve condamné.Et de lait, pour ceux qui connaissent le citoyen comte de Douville-Mailleleu, il est sûr que cet étrange rapporteur, s’il pouvait agir à sa guise, supprimerait Notre œuvre est de celles dont les frappé, et le mois de prison qu’il a origines sont connues, dont les subi, loin d’avoir diminué, son zèle, moyens de vivre n'ont rien de clan-l’ont affermi.On peut même dire destin, ni de mystérieux.Elle fut qu’il est plus net dans l’affirmation fondée par des catholiques empres-des principes qu’il ne le fut à ses sés à réaliser un double désir expri-débuts.mé par le Pape Léon XIII, glorieuse- TJn léger souille libéral parut alors ! ment régnant.L’un de ces dési ir sur'lui ; mais depuis longtemps était qu'un journal, rédigé en lang agir il suit en plein la droite voie tracée par le Syllabus, et se montre ainsi tout à fait digne des appuis qui n’ont cessé de l'honorer.Il est bien dans la ligne où doit être un journal dont un rescrit pontifical et une commis- désirs mgue _ _ KmJ W française, lut établi à Rome pour instruire chaque jour la catholicité entière des difficultés opposées par la Révolution à la mission du Souverain-Pontificat.L’autre était qu’une grande agence de télégraphie fût Au moment où nous cette revue hebdomadaire de la littérature contemporaine, une préface nous parait utile, afin de marquer l’état présent des lettres dans les divers pays, de classer les genres principaux qui sollicitent le talent des auteurs et la curiosité du public, ‘ d'établir les principes qui régiront notre critique.Nul siècle n’a été plus fécond en œuvres que le nôtre.A mesure qu'il s’avance vers le déclin, la fièvre de production s'active avec une serte de frénésie.Sur tous les points de l’univers civilisé, l'encre déborde, la presse à haute pression gémit, les rames de papier s’entassent.Les bibliothèques publiques regorgent ; il n'est pas de capitale qui ne doive agrandir outre mesure ces vastes greniers de la fertilité intellectuelle, où s’accumule plus d’ivraie que de bon grain.La littérature s'est démocratisée, s’est industrialisée.La confection d’un livre, comme celle d’uue pièce de théâtre, est devenue de nos jours, pour les auteurs à la mode,une affaire d’argent.La pensée humaine est une marchandise qui a ses cours, ses marchés,ses fabriques.On n’écrit plus pour la postérité, mais pour la recette immédiate.On escompte sa réputation, son talent ; on écrit sur commande, et on prend la mesure du goût public, pour y accommoder son ingéniosité.Il s’ensuit que si quelque incendie comme celui de la bibliothèque d’Alexandrie, venait à dévorer d’un coup toute la récolte littéraire de ces dix dernières années, la postérité ne perdrait pas grand’chose.Il en est de la plupart de ces œuvres hâtives, comme de cette Ode à la postérité dont Voltaire disait qu’elle n’irait pas à son adresse.Pierre Corneille, aujourd’hui ne raccommoderait plus ses hauts de chausse ; l’Association des auteurs dramatiques lui compterait chaque trimestre des quartiers de traitant.Il aurait peut-être, comme M.Victor Hugo, ruiné quelques libraires, mais il aurait hôtel aux Champs-Elysées, château, équipages et banquiers.Prendrait-il la peine d’écrire Cinna ou Polyeucte T II aimerait mieux accommoder son génie aux exigences de Mme Sarah Bernhardt,couper des rôles à la taille de M.Coquelin, et obéir aux conseils expérimentés de M.le caissier de la Comédie-Française.La France, ou plutôt Paris, est demeurée le grand centre de cette production littéraire.L’Allemagne l’Autriche et l'Italie peuvent rivaliser avec les modes françaises ; mais si Paris n’habille plus toutes les princesses, il a gardé le privilège de distraire et d’amuser tous les peuples.C’est de Paris que partent les romans, les drames, les comédies, les opérettes à sensation.L’étransrer recon-liait, sans trop l’envier, cette supériorité de l'aiticlo littéraire de Paris.Une grande part de la littérature anglaise, espagnole, italienne, allemande même, est faite de traductions ou d’adaptations d’œuvres parisiennes, qui ne gagnent pas trop à cette exportation désordonnée.Il nous est souvent arrivé à l’étranger d’entendre des hommes très sérieux vanter le génie de M.Zola.La distance augmentant le respect, suivant i’adage latin, Paris compte à l'étranger plus de grands hommes modernes qu’il ne le croit lui-même.C’est ainsi que M.Zola a succédé au dehors à nue partie de la gloire longtemps dévolue à Paul de Kock, placé par nombre d’Italiens au rang des grands classiques français.Les théâtres de Rome, et même les plus grands, retentissent des fredons et des calembours des pires opérettes parisiennes.Ce qui est resté à Paris quelque chose de semblable à l'ancien théâtre de la foire, alterne, dans le superbe théâtre Costanzi, par exemple, avec les plus sublimes opéras.M.Lecocq est exécuté par les orchestres qui interprétaient la veille Meyerbeer ou Gounod.A Vienne, même phénomène ; et on nous dit que Berlin, dans la nébuleuse Allemagne, c’est tout pareil, Encore l'étranger, en traduisant tant de calembredaines, renchérit-il le plus souvent sur leur audace, quitte à s’en scandaliser bien fort, et à accuser la corruption française.Une opérette parisienne, sur une scène italienne, est une monstruosité d’ordures, soulignées encore par le jeu brutal des acteurs et des actrices.Il en résulte une déparation intellectuelle et morale, qui partout se généralise, dont le foyer est sans doute à Paris, mais dont les émanations vont sans cesse en se putréfiant, à mesure qu’on s’éloigne du point d’origine.Nous avons jeté les yeux sur uno traduction italienne d’une des pires immondices dues à la fécondité de M.Zola en ce genre.Cette traduction faisait fureur.L’original était sain, la copie ignoble.Les auteurs, qui contribuent à accroître cette brutalité du goût public, veulent sans cesse se tenir à un niveau s’affaissant toujours, la littérature dégringole ; c’est une lutte entre les écrivains et le public à qui aura le goût plus vil.Cependant l’Angleterre possède une école de romanciers, pour la plupart féminins, dont Charles Dickens et Wilkie Collins sont les maîtres d’où émane parfois sur la littérature’ européenne un air un peu plus sain.L’Angleterre a aussi un théâtre national moderne qui ne dérive p;*s de Shakespeare, mais qui se recommande par l’ingénieuse étude des caractères, la fine observation du dialogue, le naturel de l’action, qui mériterait d’être mieux connu, et de balancer, au moins à Londres, le succès des adaptations de Y Assommoir, de Nana ou de Pot-Bouille.L’Italie également se revale au dessous d’elle-môme, en préférant à ses œuvres originales les vilaines ou futiles productions de la France contemporaine.Mais ses romanciers, comme ses dramaturges, s’ils ne copient la France, s’ingénient à la singer.Manzoni n’a pas d’héritiers, et le théâtre contemporain de l’Italie n’est le plus souvent qu’une médiocre imitation de Sardou ou de ses inférieurs.L’Allemagne et l’Autriche font do même.Comment pourrait-il être autrement, en un temps où la littérature qui respecte le bon sens et les convenances.semble terne et fade, dans un siècle blasé de piment et d’épices ! Four sortir de cette atmosphère française, autrefois si noble et si pure, aujourd’hui si malsaine, il faut aller bien loin.Encore, en Amérique, comme en Russie, le goût français, exagéré comme sont les modes, prime-t-il le goût national.Cependant les Etats-Unis, cette nation pratique et positive, possède une littérature qui ne doit rien à la France, littérature de terroir, vraiement originale et bizarre, dont Edgard Foc et Longfellow ont ouvert les voies.De même en Rassie, Y van Tourguenell, ce conteur si délicat, n'a pas emporté en mourant tout le génie de la race.Il nous plaira d’étudier ces manifestations des génies exotiques, lorsqu’elles se produiront.L’Espagne aussi méritera dos études spéciales.L’esprit littéraire de la race espagnole est resté vivace.Une littérature, trop inconnue au delà des Pyrénées, y fleurit, saine et vigoureuse, où se mélangent la fierté et la sono- lVuilileton «la COURRIER DU CANADA *25 Novembre 1881.—No 5 1 u ntm m (Suite) —Je n’ai jamais rien oublié de ce que me disait ma mère.—Eli bien ! reprit l’ouvrier devenu moissonneur, Raimbaud a roulé d’uu ruisseau dans un autre.On le voit rarement à Reuil maintenant ; la plupart du temps il extrait de la pierre, et trouve cela moins malsain.—11 a donc quitté sa femme.Quasiment apres lo {départ do l’enlant.C’est la seule change qui soit arrivée à la ltaimbaud.Son ills rencontré par le propriétaire du châteaux de Tonqueux.—Le comte do Nantilly.— Décidément vous connaissez tout le monde.Oui, le comte do Nantilly.Lo petit dessinait d’idée avec tant de goût que le comte le demanda à sa mère, le prit chez lui, l’éleva comme un monsieur de la haute société, et l’a couché sur son testament.Alors la Germaine est riche aussi.—Elle! jamais elle ne fut si pauvre ! On dirait que la mauvaise conduite de son mari elle départ de l’enfant, lui ont un peu fêlé la tête.Elle ne travaille plus dans le pays, et s’est mise à suivre la Joubarbe quelquefois pendant des mois entiers.Encore un type, la Joubarbe.Etes-vous malade ?Elle connaît tousles simples.Avez-vous la curiosité de connaître l’avenir?elle le lit dans ; votre main.Je suis sûre qu’elle saurait trouver un voleur en faisant tourner un tamis, et qu'à la Chandeleur elle montrerait aux filles leurs amoureux dans un rêve.Quoiqu’elle rende plus de services qu’elle ne fait de tort, la Joubarbe me cause une secrète épouvante.Quand je passe près d'elle, il me semble toujours sentir une odeur de souffre.Le repas venait de finir, la ménagère et les servantes lavaient la vaisselle à grand bruit, tandis qu’une petite bossue l’essuyait à l’aide d’un torchon.Les hommes fumaient une pipe avant de s’aller se coucher.Le vagabond les regardait avec une expression d’envie.—Tenez, vieux, dit Matliée, en prenant une pipe en racine de bois à une petite crémaillère, faut pas vous refuser votre dessert.Far exemple quand elle sera vide vous irez sous la garde de Dieu.Si vous n’étiez point trop las, je vous conseillerais do vous rendre jusqu’à la Ferté.M.Thomas, un tuilier qui ne craint point le feu pour sa marchandise, vous logera gratis.C'est un brave homme, serviable au pauvre monde.Allez le trouver, et quand vous aurez dormi chez lui, s’il a de l’ouvrage, il vous en donnera.—Merci, dit le voyageur en se levant, et en nouant autour de son poignet la courroie de cuir de son bâton.J’achevrai ma pipe en route, elle me tiendra compagnie.Suis-je oublieux ! fit-il, vous me l’avez prêtée et non donnée.—Gardez-la tout do môme, répliqua Matliée, durant les veillées d’hiver, les hommes en creuseront d’autres.Bon voyage, en regrettant de ne pouvoir vous loger.—La nuit est toute claire d’étoiles ! dit lo vagabond.Il salua et quitta la salle.Quand il eut disparu un des faucheurs dit à la fermière : —Vous êtes trop bonne, la bourgeoise ; ce compagnon ne me revient guère ; vous auriez dû le chasser comme un chien enragé ! # —Il n’a dit aucune mauvaise parole.—C’est possible, mais il y a des srens qui sentent lo mystère, le vagabondage et que cela.On m’apprendrait demain qu’un homme a été attaqué et volé sur la route de lieuil que je le désignerait tout de suite à la justice.—Four uno impression que r en no justifie.—11 marque mal ! Je ne sors pas de là.Est'ce sa faute s’il est laid.—.le ne lui reproche point d’être laid, mais d’avoir sur le visage une expression sinistre.—J’ai fait, la charité, dit Matliée, et il ne m’en arrivera point de mal.Elle ouvrit la porte et regarda sur la route.Comme l’avait dit le vagabond, la nuit était sereine et douce.Toutes les constellations jetaient sur le sol les rayonnements clairs et purs.—Tenez, dit-elle, le voyez vous là-bas, marchant lentement appuyé sur un bâton ?Il se traîne vraiment sur la route, et lie semble guère méditer quelque mauvais coup.Demandez pardon à Dieu de cette pensée mauvaise qui vous aurait porté à repousser un pauvre, et dormez tranquillement, vous qui avez de la paille fraîche et le toit des granges pour vous abriter.! Ainsi que l’avait dit Mathée, le voyageur suivait la route do Reuil.Au-dessus de sa tête les peupliers de la Caroline étendaient Jeur ombre en reflet changeant.Le bruissement des feuilles était alors lo seul bruit qu’on entendit dans la campagne.Les derniers attelages étaient rentrés, et le voyageur n’apercevait personne sur le chemin désert.Il paraissait avoir à peine la lorce d’a-vancor.Cependant il comprenait la valeur du conseil donné par Ma- tliée, car il allait sur le chemin en poussant des soupirs profonds et douloureux.La vue des lumières brillant encore dans le village deCourtharon le fit songer à réclamer l’hospitalité qui venait de lui être refusé à Luzancy ; mais il songea que la même réponse lui serait faite et après avoir un moment regarde d’un œil attristé les petites clartés luisant à travers les volets il continua son chemin.Un grondement sourd augmentant d'intensité l’inquiéta un moment.Il se demanda ce que pouvait être ce tumulte lointain, puis il se frappa le front : —C’est le Barrage ! lit-il.Je donnerais quelque chose pour voir écu-mer sa belle nappe d’eau moutonneuse.En effet, il ne tarda pas à voir la Marne élargie en cet endroit former une cascade argentée de floGons d’écume.Les astres clairs doublaient la blancheur de l’eau, et ce spectacle retint un moment le vagabond.—Marche donc ! fit-il, marche donc! Mais les jambes roidies lui refusaient le service, il ne marchait plus, il se traînait.A la droite il vit se dresser toute sombre une masse confuse de feuillages et il murmura : —Je n’irai pas plus loin, non, je n’irai pas plus loin ! Autant la colline placée du côté gauche de la route est riche on arbres et en buissons, autant la droite for- mant la double plaine de Luzancy e( de Reuil est plaue et dépouillée.Son unique ornement est le ruban de la Marne.Ça et là un bouquet d’arbres qu’on s’étonne presque de trouver, tant les paysans redoutent de perdre du terrain de labour avec des arbres inutiles.Ce bouquet formé d’acacias, de noyers et de quelque bouleaux, commençait à la route, où ses premiers arbres confondaient leur feuillage avec les peupliers de la Caroline, et dont les derniers par une dégradation allant de l’arbre demi-séculaire, à l'arbrisseau, se mêlaient aux oserais plantées sur les bords de la rivière.A la saison des noix on battait les branches dans ce fourré ; hors ce temps, les oiseaux y faisaient tranquillement leurs nids; les églantiers y poussaient à l’aventure, les ronces graimpaient au faite des jeunes arbres et ce bouquet se donnait à l’intérieur des aspects de forêt viergo.On y devait être admirablement, aussi bien pour se cacher que pour dormir.Le vagabond gagna cet abri, rampa sous les branches et trouvant une couche do mousses et d’herbes molles, il s’y étendit.Sa fatigue était si grande que le soleil inondait la plaine, à l’heure où il s’éveilla.Un besoin impérieux lit immédiatement sentir : la faim».(il suivre) IV o *«l LE COURRIER DU CANADA 10 1S SOMMAIRE?l‘rance.I.e Journal de Home.La littérature contemporain* f bviLUCTON.— La voie iln sir.\ En l>e.git7uc.Petite gazette.Banquet à i’honorable Dr lïo>-E.orrespon»lance d'Ontario.Nouvelles des Btats-Unif Résumé des dépêches La catastrophe de Pictou Petites nouvelles.Au concile de Baltimore le nombre des membres assistants est bien supérieur à celui des membres du ; second Concile de 1SCG catholique en Amérique.Le nombre des catholiques a aussi de beaucoup augmente : en 1866, ils notaient que deux mil-| lions, aujourd'hui ils sont huit millions.{ De 1866 à 1884, l’Eglise catholi-; que voyait le nombre de ses enfants j quadrupler et durant cette époque, cependant, la population américaine* elle, lie faisait que doubler.ANNONCES NOUVELLES Bureau de l’Inspecteur Postes.—William G.Sheppard.Ecole des arts et de dessin.—J.N.Du j ;et Secrétariat d’Etat.—J.A.Chapleati.Dr.Elzéar Pelletier.IVaeds Tweeds 1—Befcan Bros.Soumissions.—T.J.Duchesnay, Lt-Col.Kn -nie :e calendrier du diocèse de Himov.s.Une vérité bonne à savoir.—C.Peverl^ U il grand nombre d’amis polit iques de 1 honorable docteur Ross, à Québec, seront présents au banquet qui aura lieu en son honueur, jeudi prochain.à Trois-Rivières.Nous avons lieu d'espérer que Québec sera aussi largement représenté que Montréal à cette démonstration.Que tous nos amis se donnent rendez-vous à Trois-Rivières pour jeudi.C A N A D A QUEBEC.25 NOVEMBRE 1884 La bénédiction solennelle de la nouvelle église du Sacré-Cœur de Jésus, comté de Beauce, aura lieu le 4 décembre prochain.Il n'y a pas de doute qu'il y aura foule à cette belle fête religieuse.Les citoyens de Québec et de Lévis peuvent facilement assister à cette cérémonie.La com-La Belgique traverse en ce me- pagnie du Québec Central a décidé ment une terrible crise.Quel en serai que tous les trains, aller et retour, le dénouement ?Il est impossible de arrêteront à East-Brouçhton, les 3, 4 lant, avaient juré d’effacer pour toujours votre nationalité de la terre.Bientôt une voix demanda : ;Kt notre chant national ?Il tant saluer notre drapeau ! — Le chant national'*ri:i-t-on de toutes parts ?Plusieurs essais d’un chant national avaient été faits.Aucun ne fut croûte.Quelqu'un hasarda la Marseillaise.—Pas de Marseillaise cria-t-on.La France et notre drapeau, oui ; mais pas de Marseillaise.Parlant pour la Syrie n’eut pas plus de succès, Napoléon 111 n’ayant jamais été en laveur parmi les Acadiens.Le God Save the Queen fut renvoyé à son lieu ordinaire pour la lin de la séance.—Un chant qui soit à tous, où il n’v ait point de politique demandèrent phi-sieurs délégués.Alors, d’une voix vibrante d'émotion, et élevant le drapeau au-dessus de sa tête, l'abbé Richard entonna YAve Maris Stella.Une commotion électrique frappa toute l'assemblée.l'i.silence profond se lit pendant un instant ; chacun retenait sa respiration, puis, tombant à genoux, tous reprirent en chœur au troisième vers : Atque semper virgo Felix cœli porta ! L'air national de l'Acadie était trouvé et choisi.Il ne restait plus qu’à y adapter des mots français.F.U Belgique le prédire.La faiblesse du roi a encouragé les fauteurs d'anarchie, et si le trône de Belgique est un jour exposé aux coups des sectes franc-maçonniques et des hordes radicales, Léopold II devra se frapper la por trine et dire : meâ culpd.C'est un spectacle incroyable que celui de ce monarque demandant à de fidèles ministres, élevés au pouvoir, il y a trois mois à peine, par une écrasante majorité populaire, de se retirer devant les clameurs des clubistes radicaux, et les émeutes organisées par les vaincus du scrutin.Notre honorable correspondant de o.et 5 décembre, afin de permettre aux 4 voyageurs de descendre à cette sta-tion,qui ne se trouve qu'à 30 arpents ; environ de l'église du Sacré-Cœur, j Le train rapide quitte Lévis à] onze heures A.M., et arrive à deux heures et demie à East-Brougliton.Les citoyens de cette ville pourront revenir le lendemain en prenant le train d'une heure à East Broughton et arriver à Québec vers 4 heures.Le curé du Sacré-Cœur, le révérend M.B.C.Guv, recevra à bras ouverts tous les membres du clergé qui voudront bien rehausser de leur présence l’éclat de cette fête ; et Y on accordera la plus cordiale hospitalité Banquet a l'honorable; Dr Ko** Voici la liste officielle des santés qui seront proposées à ce banquet : 1.La reine.GW San the Queen.2.Le prince et la princesse de Galles.God bless the Prince of 1 Cales.3.Le Gouverneur-Général.British Grenadier's 31 arch.Le lieutenant-gouverneur de la delà province de Québec.L Ilvmne National.Lavallée.Notre hôte, l'honorable J.J.Ross, premier ministre de la province de Québec.O Canada, mon ]>at/s.mes amours.6.Les ministres de la province de Québec.Les brigadiers.Le Conseil Législatif et l'Assemblée Législative de la province de Québec.A la Claire Fontaine.8, Les ministres et le Parlement de la Puissance du Canada.Gand, dont nous avons déjà cité les à toutes les personnes qui assisteront appréciations, nous écrit ce qui suit J à cette démonstration religieuse, sur la situation actuelle : '• Hélas ! notre pauvre petit pays, si comblé des dons de la Providence, qui a tout ce qu'il faut pour être heureux.subit en ce moment une crise terrible.Cédant aux détestables suggestions de la peur et peut-être à ses propres sentiments de libéralisme, notre roi Léopold vient de démissionner deux de nos meilleurs ministres, MM."Woeste et Jacob : M.Molou, chef du cabinet, les suit clans leur glorieuse retraite.Oui.glorieuse, car ils tombent sous les coups de la haine, uniquement parce que leur énergie, leur intelligence, leur ta- —( )n va placer au no.6 du quai du Marché Neuf, à Paris, une plaque ponant la mention suivante : ?s’élevait la maison du Grand-Co { ouvrant rue de la Calandre et soriant au Marché-Neuf où Théophraste Benaudot : :: la.1G3L le premier journal parisien la Gazette de Prance La façon dont fut fondé ce premier journal français est des plus curieuses.Lorsque d’IIosier.l’auteur du grand armorial de France, fut chargé par Richelieu de vérifier les titres de Rule Britan ni.9.Les Dames.Vive la Canutlienne.10.La Presse.For thr u are folly good fe/loies.lent faisaient peur aux libéraux.J Is noblesse et de rédiger les généalogies sont heureusement remplacés par des hommes aussi catholiques,aussi pleins de talents que leurs devanciers.Mais la faiblesse du roi envers nos adversaires les enhardit, et aujourd'hui ils réclament plus impérieusement que jamais, la démission de tout le ministère et la dissolution des deux chambres.Espérons que Léopold 11 résistera ; mais notre confiance en lui est fortement, ébranlée.Et cependant, c'est sur le parti catholique seul qu'il peut s’appuyer pour consolider son trône et résister aux assauts furieux du parti radical (*t républicain.Les catholiques seuls défendent la Royauté par principe et par loyauté : les libéraux n'ont d'autre affection pour le Roi que celle que leur inspire l'intérêt du moment.Pendant deux mois, ils ont hurlé : a bas le Roi, vive la République.Aujourd’hui, que Léopold semble faire pencher la balance de leur côté, c’est à qui le flattera le mieux et le plus.des familles nobles, il se livra forcément à une correspondance étendue, qui lui procura des nouvelles de tous les coins du royaume, il se faisait souvent aider, dans le dépouillement de ses lettres, par Renaudot, médecin du roi, qui s'amusait à raconter à ses malades les nouvelles qu'il y avait puisées.Ces causeries ayant eu un succès prodigieux, Renaudot prit le parti de les faire imprimer et vendre sous le nom de : Nouvelles ordinaires de divers endroits.Bientôt après, Richelieu s'intéressa à la chose et la Gazette de France fut fondée.Dans un récent article de journal, M.Pascal Foirier raconte éloquemment un incident de la convention ( # _ acadienne qui s'est tenue à Miscou- j r^lle.La situation t fort gra\e et notre|che, le 15 août dernier.Il s’agissait CO H K ESPO X DA X C K «F O XT A RIO AGRICULTURE.— Du bétail tie la ferme Sandwich, le 24 oct.1884.On peut juger d'un fermier par le nombre et les apparences des animaux qu'il entretient.Pas de bonne culture possible sans un bétail nombreux et prospère.C’est là une vérité admise et sur laquelle nous croyons inutile d’insister.Expliquons d’abord que les animaux attachés à toute exploitation, à quelque espèce qu'ils appartiennent, se divisent en deux catégories.* Les uns composent le bétail de travail, lps autres le bétail de vente.C'est là une distinction très importante dans le choix des bestiaux.Les premiers sont destinés à effectuer les travaux des champs et autres accessoires ; c'est par là seulement qu'ils indemnisent le cultivateur de la nourriture et des soins qu'ils reçoivent.Dans ces conditions on comprend sans peine que, tout en s’attachant à conserver du bétail de travail dans une proportion suffisante pour exécuter promptement et facilement lo3 travaux de labours et autres, le cultivateur a cependant un grand intérêt à le restreindre au strict nécessaire, puisque au-delà, la valeur du travail répartie sur un plus grand nombre de bêtes, n’étant plus l’équivalent de la dépense, il y a perte ment.Les bœufs ou les chevaux, si on les considère à un point de vue absolu, sont, sans contredit les uns et les autres, d'excellents instruments de travail.Nous en avons pour preuve les cultures également riches et prospères pratiquées dans diverses provinces exclusivement, soit avec des bœufs, soit avec des chevaux, mais il existe des raisons particulières, tirées de la nature du sol, de la qualité des fourrages, et d’autres encore qui doivent avoir une grande influence sur le choix à faire du bétail de travail.Le cultivateur intelligent et désireux de réussir aura bientôt discerné de quel côté sont les avantages.On peut dire,* toutefois d’une manière générale, qu’il y a utilité à entretenir des animaux de l’une et de l’autre espèce, afin de les appliquer, ; -ion leur aptitude spéciale aux travaux si variés d’une exploitation.Ces animaux doivent encore, autant que possible être pris parmi les plus forts de la race.Eli effet, deux bons chevaux peuvent souvent rendre autant de services que trois ou quatre plus faibles, sans entraîner à beaucoup plus de frais et de dépenses.( A suivre .Nouvelle* des E * (De la presse américaine.) La lettre de félicitations que M.\ underbill, vient d’adresser à notre nouveau président mérite d’etre reproduite ici.C’est le plus bel lioin-mage qui pût être rendu à l'intégrité | de M.Cleveland et la meilleure explication de son succès.lion.G rover Cleveland.Mon cher 31 o nsi car, .Je vous félicite et avec vous le pays tout entier, de votre élection à la présidence des Etats-Unis.Suivant moi, nous devons votre élection au fait que le peuple a cru voir en vous un honnête homme et non à un etFort particulier de faction démocratique ou républicaine.Ces hommes indépendants, qui préfèrent un bon gouvernement aux partis et aux individus, vous ont choisi parce qu’ils étaient convaincus que votre administration ne se ferait l'instrument d’aucune organisation politique ni d’aucune classe d’hommes privilégiés, mais s'appliquerait uniquement à favoriser les intérêts du peuple entier.Voilà précisément ce qu’on désire le plus.Nous sommes arrivés à une époque où un parti ne vaut pas grand’chose.Le pays domine tout, et il a besoin d’être gouverné honnêtement par des hommes honnêtes.C'est la confiance que vous répondriez à ce besoin qui a amené votre élection.Bien sincèrement à vous, ^ "W.II.Vanderbilt.New-York, 7 nov.1SS4.1851) I860 1870 1880 1883 ».allons 1,000 94,000,000 202,000,000 301.000.000 500.000.000 055.000.000 ! Université et les étudiants devient u i plus en plus aigu.Des centaines d**.restations ont eu lieu.d e ALLEMAGNE .Berlin 24.La conférence du Congo a décidé unanimement qin* le ronunere sera libre dans la partie occidentale (lu Congo.Les journaux américains estiment la récolte de pommes à $50,000,000 ; celle des pêches à $56,000,000 ; celle des poires à $20.000.000 ; en y Ajoutant environ $34.000,000 pour des fruits divers, ils arrivent à un chiffre de $100,000,000 qui représente près de la moitié de la récolte en blé.Il y a peut-être un peu d’exagération, mais ces chiffres, même réduits, peuvent donner une idée de la prodigieuse production des fruits auxJEtats-Unis.A une assemblée du club Lafayette — association dramatique — tenue* le 11 novembre, à Concord, N.IL, il a été résolu de réorganiser ce club d une manière permanente et les messieurs suivants ont été élus officiers pour l’année courante : Prés., N.*S.Phaneuf; Vice-Prés., A.Brunet ; Sec.-Arch , Jos.Phaneuf; Sec.-Corr., S.Runklo ; Très., Joseph Gervais.On choisit aussi un comité exécutif composé de sept membres, dont un pour chaque quartier.Le club résolut ensuite de célébrer le premier anniversaire de son existence par un grand banquet qui sera donné vers le 1er janvier 1885.Le Club Lafayette compte 40 membres.Nous faisons les meilleurs vœux pour son succès.ÉCIVPTK Dongolu 2i.La marche des anglais est rapide, bien qu un grand nombre de leurs biteiux aient éprouvé des dommages.Les troupes de Wolseley arrivent eu grand nombre.Le colonel Stewart est aile choisir un site de campement vingt milles an sud dK 5 010 sur le montant «lu capital versé pour les m\ mois expirant le 30 NOVEMBRE j rochsin.Par ordre, F.R.A.VE/.IN \, Sec.-Tr» s.Québec, 31 octobre 1884.7S TWEEDS ! TWEEDS ! présente dans toutes les maladies affectant les poumons.Un dérangement d’estomac est souvemle premier indice d’une irrégularité des reins.Les remèdes Holloway employés à temps arrêteront de sérieuses et souvent fatales attaques.Les pilules agissent avec une merveilleuse ellicàcité sur chaque organe de la sécrétion, mais, spécialement, elles régularisent l’estomac, le l’oie et les reins, én restaurant leurs fonctions sanitaires et en faisant disparaître toute obstruction ou impureté.Il cstnécessai- Québoc, 14 janvier 1384—1 an.Q TWEEDS ANGLAIS ET ECOSSAIS.SERGE EN LAINE FINE, [double foulée].DRAP DE MOSCOU, [de Pilot, de Castor et Motionné]- DRAP MELTON ET DRAP A COUVERTE.Assortis ni noir et dans toutes les e ou leurs fa s h io nab le s.AUSSI Frieze d’ Trlande KT Tvt'a iommati.it* .u r ferai exécuter avec la plus scrupuleuse i.unuu/ lité.Je dois faire remarquer que, vu l’aiu m.-mtt.tion du volume, il a fallu faire sub r un PAROISSIEN NOTÉ à cause de* nouv-Jlfb fêtes, l’amélioration apportée dans Je ch i\ du papier ot surtout la belle impression d»- Ton vrage, j’ai ét^* obligé d’en élever le prix a >| ««o l’exemplaire et à $10.80 la douzaine .\l«ur> cette augmentation apparente (car de ftf.i n en est jkis une puisijue le livre est de beaucoup plus considerable et ni leux interim-qu auparavant) ce livre est le meilleur nurc'• qui ait paru jusqu’à présent.Etant à la veille de faire des améliorut-.qi- considérables à mon établissement, je buvs d»- P05é.ù vendre tout le fonds do mes marcher,d-ses a une grande réduction j>our ARGENT COMPTANT a.-.sofü ou On trouvera à mon établissement î ment le plus complet et le plus varié.Je me chargerai Je toutes commandes qu*-Ion voudra bien me confier injur l’importât lot.de Livres, «I Ornements d’Kgfise, «le Cloches 1 a»très articles.Une visite est respectueusement sollicitée.•I.A, SiÀACiHLAïS LIBRAIRE, No 177, Rue St-Joseph, Sl-Roch, Quebt Québec, 27 mars 1883 CLOCHES A VENDRE.C 11 d ^ CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL.Ayant fait U acquisition des spacieuses 6
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